Trente et une mues
Ce sujet est une tentative de faire le maximum de jour de l'inktober, tant en dessins qu'en textes. J'utiliserai la liste de mots spécialement créée pour Serpentard, et nous verrons bien où ça nous mènera.
1er Octobre
Serpent
Yesenia manquait à Aliosus d'une façon qu'il n'aurait pas pu prévoir. Comment imaginer la vie en l'absence de celle qui, pendant deux ans et demi, fut l'alliée quotidienne de ses journées, celle dont le rire était devenu l'accompagnement de son quotidien, celle dont le goût des lèvres était la parfaite ponctuation, la virgule exquise entre les heures de cours et les soirées de travail, celle dont la chaleur de la peau l'emmenait dans un autre monde en quelques moments dérobés.
C'était en théorie très proche de la soudaine séparation d'avec Alice, mais Aliosus n'avait plus treize ans et sa petite amie n'était pas sa cousine. Le départ brutal d'Alice n'avait rien des aux revoirs prémédités à Yesenia, la découverte de nouveaux environnements, d'un nouveau monde même, n'avait rien à voir au retour à Poudlard où le fantôme d'Alice avait tout hanté. Ici, impossible de s'attendre à voir sa petite amie à l'orée d'une salle de cours ou à la table de son petit déjeuner. La situation s'était inversée, Alice était partie pour Beauxbâtons et il avait du rester à Poudlard, voilà qu'il s'en était allé pour son école supérieure et que Yesenia devait, elle, affronter seule le quotidien de la salle commune sans y trouver les bras, le cou, la bouche, de son aimé.
Il tenta de métamorphoser sa mélancolie en un dessin inspiré de l'une des photos qu'elle lui avait envoyé depuis son installation à Galway. Contempler l'air mutin qui s'animait par magie était une source de réconfort dont elle ne soupçonnait probablement pas l'importance.
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1er Octobre
Serpent
Yesenia manquait à Aliosus d'une façon qu'il n'aurait pas pu prévoir. Comment imaginer la vie en l'absence de celle qui, pendant deux ans et demi, fut l'alliée quotidienne de ses journées, celle dont le rire était devenu l'accompagnement de son quotidien, celle dont le goût des lèvres était la parfaite ponctuation, la virgule exquise entre les heures de cours et les soirées de travail, celle dont la chaleur de la peau l'emmenait dans un autre monde en quelques moments dérobés.
C'était en théorie très proche de la soudaine séparation d'avec Alice, mais Aliosus n'avait plus treize ans et sa petite amie n'était pas sa cousine. Le départ brutal d'Alice n'avait rien des aux revoirs prémédités à Yesenia, la découverte de nouveaux environnements, d'un nouveau monde même, n'avait rien à voir au retour à Poudlard où le fantôme d'Alice avait tout hanté. Ici, impossible de s'attendre à voir sa petite amie à l'orée d'une salle de cours ou à la table de son petit déjeuner. La situation s'était inversée, Alice était partie pour Beauxbâtons et il avait du rester à Poudlard, voilà qu'il s'en était allé pour son école supérieure et que Yesenia devait, elle, affronter seule le quotidien de la salle commune sans y trouver les bras, le cou, la bouche, de son aimé.
Il tenta de métamorphoser sa mélancolie en un dessin inspiré de l'une des photos qu'elle lui avait envoyé depuis son installation à Galway. Contempler l'air mutin qui s'animait par magie était une source de réconfort dont elle ne soupçonnait probablement pas l'importance.

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Trente et une mues
2 Octobre
Ambition
Comment fais tu pour tout réussir ? Dire qu'on lui avait posé la question, juste avant son départ de Poudlard, comme une tentative de recueillir à la source, un secret, une astuce, un sort qui sait, permettant d'assurer la réussite à chacun de ses projets, avant qu'il ne soit trop tard, qu'il ne quitte l'école en emportant avec lui cette manière de faire qui lui était propre.
Rien de tout ça en réalité.
Aurait il seulement accompli le quart de ce qui lui était attribué s'il avait eu la moindre ambition de le faire ? Pas qu'il en soit totalement dénué, évidemment, il brûlait au cœur du jeune homme, un désir d'atteindre ses objectifs qui s'était allumé un jour de 2044 et qui n'avait cessé de croitre, mais il n'avait rien à voir avec la réussite, qu'elle soit scolaire, sociale, financière, prosaïque. S'il se trouvait qu'un honneur fut accordé au passage, soit, si cela permettait d'obtenir un diplôme avec brio, très bien, mais il n'avait pas besoin de ces carottes, ce n'était pas ça son objectif, il ne s'agissait que de la reconnaissance de personnes extérieure à son ambition qui félicitaient les effets et non les causes.
Il ouvrit le tiroir de son bureau où était rangé, dans son écrin, la médaille de Fierté de la Nation attribué par sa propre tante. Elle scintillait encore, comme au premier jour, signe évident d'un charme de protection afin que rien ne puisse ternir la récompensé décernée par le Conseil. C'était une fierté, bien entendu, mais qui ne devait pas le détourner de son but. Qui met la main à la charrue et regarde en arrière...
Il ne devait pas se laisser distraire, il devait se souvenir qu'il mourrait un jour.
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Ambition
Comment fais tu pour tout réussir ? Dire qu'on lui avait posé la question, juste avant son départ de Poudlard, comme une tentative de recueillir à la source, un secret, une astuce, un sort qui sait, permettant d'assurer la réussite à chacun de ses projets, avant qu'il ne soit trop tard, qu'il ne quitte l'école en emportant avec lui cette manière de faire qui lui était propre.
Rien de tout ça en réalité.
Aurait il seulement accompli le quart de ce qui lui était attribué s'il avait eu la moindre ambition de le faire ? Pas qu'il en soit totalement dénué, évidemment, il brûlait au cœur du jeune homme, un désir d'atteindre ses objectifs qui s'était allumé un jour de 2044 et qui n'avait cessé de croitre, mais il n'avait rien à voir avec la réussite, qu'elle soit scolaire, sociale, financière, prosaïque. S'il se trouvait qu'un honneur fut accordé au passage, soit, si cela permettait d'obtenir un diplôme avec brio, très bien, mais il n'avait pas besoin de ces carottes, ce n'était pas ça son objectif, il ne s'agissait que de la reconnaissance de personnes extérieure à son ambition qui félicitaient les effets et non les causes.
Il ouvrit le tiroir de son bureau où était rangé, dans son écrin, la médaille de Fierté de la Nation attribué par sa propre tante. Elle scintillait encore, comme au premier jour, signe évident d'un charme de protection afin que rien ne puisse ternir la récompensé décernée par le Conseil. C'était une fierté, bien entendu, mais qui ne devait pas le détourner de son but. Qui met la main à la charrue et regarde en arrière...
Il ne devait pas se laisser distraire, il devait se souvenir qu'il mourrait un jour.
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Trente et une mues
3 octobre.
Crochet
Aliosus n'avait pour ainsi dire jamais eu recours à la violence physique. Certes bien sûr, lors des entraînements au duel avec Elicia, aucun n'avait ménagé l'autre et ce fut plus d une fois qu'ils en étaient sortis endoloris, pleins de bleus et des bosses, mais c'était un cadre consenti.
Consenti aussi, de la plus perverse des façons certes, avait été sa paume se refermant sur la gorge offerte de Harisson lorsqu'elle avait tenté de le séduire dans un mélange odieux de repentance et de soumission, mais ce n'était pas un combat, pas physique du moins.
Physique, en revanche, avait été sa tentative d'évasion du Poudlard express lors de son attaque, privé de baguette il avait tenté de briser une vitre en s'y acharnant à s'en déboîter l'épaule, mais la cible était inerte.
Non vraiment, il n'avait jamais vraiment été violent, et les dieux savaient que c'était pour le mieux. S'il se connaissait, il n'avait jamais encore rencontré de situation dont il n'avait pas pu s'extraire par son talent ou par son verbe. Mais un jour cela arriverai, ne serait-ce qu'à l'issue de ses études et par le métier qu'il voulait embrasser.
A ce moment là il faudrait faire preuve de violence. A ce moment là il decouvrirai un nouvel Aliosus, capable de blesser. Et si possible, pas avant.
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Crochet
Aliosus n'avait pour ainsi dire jamais eu recours à la violence physique. Certes bien sûr, lors des entraînements au duel avec Elicia, aucun n'avait ménagé l'autre et ce fut plus d une fois qu'ils en étaient sortis endoloris, pleins de bleus et des bosses, mais c'était un cadre consenti.
Consenti aussi, de la plus perverse des façons certes, avait été sa paume se refermant sur la gorge offerte de Harisson lorsqu'elle avait tenté de le séduire dans un mélange odieux de repentance et de soumission, mais ce n'était pas un combat, pas physique du moins.
Physique, en revanche, avait été sa tentative d'évasion du Poudlard express lors de son attaque, privé de baguette il avait tenté de briser une vitre en s'y acharnant à s'en déboîter l'épaule, mais la cible était inerte.
Non vraiment, il n'avait jamais vraiment été violent, et les dieux savaient que c'était pour le mieux. S'il se connaissait, il n'avait jamais encore rencontré de situation dont il n'avait pas pu s'extraire par son talent ou par son verbe. Mais un jour cela arriverai, ne serait-ce qu'à l'issue de ses études et par le métier qu'il voulait embrasser.
A ce moment là il faudrait faire preuve de violence. A ce moment là il decouvrirai un nouvel Aliosus, capable de blesser. Et si possible, pas avant.
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Trente et une mues
4 Octobre
Calmar
Qu'il était étrange, pour Aliosus, de se passer du Calmar. Sept années durant, cette majestueuse créature, aussi terrifiante que rare, avait de temps en temps ponctué les nuits sans sommeil du jeune homme. Qu'elle était loin cette première traversée en bateau sur le Lac, menée par le brave Hagrid à l'époque, où il s'était efforcé de ne pas songer aux horreurs visqueuses, aux molusquosités sapienses tapises dans les profondeurs, ourdissant au jour de leur avènements.
Il avait fini par se faire à l'idée de passer le plus clair de son temps libre, et pratiquement toutes ses nuits dans les conditions subaquatiques de la salle commune et des dortoirs de Serpentard.
Plus de vue sur le fond du Lac noir, plus de forêts d'algues ondulantes au gré des courants profonds, plus de silhouettes sombres et floues de ces choses trop étranges pour être des poissons, adieu truites, lamproies, perches, ombles ou curégones, et adieu calmar donc. A présent, ce qu'il voyait de la fenêtre de sa chambre, étaient les façades noircies du Passage, les étroites ouvertures aux volets défraichis, les intérieurs des appartements comme le sien lorsque leurs occupants vaquaient à leurs occupations sans tirer les rideaux fin aux couleurs passées.
Non seulement la vue, mais l'ouïe, jamais il ne retrouverai ce fond sonore imperceptible et pourtant omniprésent, une sourde vibration à la frontière du perceptible qui faisait que beaucoup de Serpentard, dont Aliosus, étaient persuadés d'entendre les mouvements de l'eau, jusqu'à deviner le passage de telle ou telle créature. A présent, c'étaient les bruits de la rue, les éclats de voix inintelligibles, les talons sur les pavés. Et le soir, alors qu'il avait fallut passer sept années en compagnie des respirations de ses camarades, comportant son lot de mauvaises surprise, à présent, et pourvu que les conditions soient bonnes, un silence parfait, absolu et total, alors s'il se trouvait à son bureau et qu'il tendait l'oreille, un léger bruissement d'une respiration douce et apaisée passant la frontière du mur fin de sa chambre lui indiquait que sa cousine dormait. Et ce détail le remplissait de joie.
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Calmar
Qu'il était étrange, pour Aliosus, de se passer du Calmar. Sept années durant, cette majestueuse créature, aussi terrifiante que rare, avait de temps en temps ponctué les nuits sans sommeil du jeune homme. Qu'elle était loin cette première traversée en bateau sur le Lac, menée par le brave Hagrid à l'époque, où il s'était efforcé de ne pas songer aux horreurs visqueuses, aux molusquosités sapienses tapises dans les profondeurs, ourdissant au jour de leur avènements.
Il avait fini par se faire à l'idée de passer le plus clair de son temps libre, et pratiquement toutes ses nuits dans les conditions subaquatiques de la salle commune et des dortoirs de Serpentard.
Plus de vue sur le fond du Lac noir, plus de forêts d'algues ondulantes au gré des courants profonds, plus de silhouettes sombres et floues de ces choses trop étranges pour être des poissons, adieu truites, lamproies, perches, ombles ou curégones, et adieu calmar donc. A présent, ce qu'il voyait de la fenêtre de sa chambre, étaient les façades noircies du Passage, les étroites ouvertures aux volets défraichis, les intérieurs des appartements comme le sien lorsque leurs occupants vaquaient à leurs occupations sans tirer les rideaux fin aux couleurs passées.
Non seulement la vue, mais l'ouïe, jamais il ne retrouverai ce fond sonore imperceptible et pourtant omniprésent, une sourde vibration à la frontière du perceptible qui faisait que beaucoup de Serpentard, dont Aliosus, étaient persuadés d'entendre les mouvements de l'eau, jusqu'à deviner le passage de telle ou telle créature. A présent, c'étaient les bruits de la rue, les éclats de voix inintelligibles, les talons sur les pavés. Et le soir, alors qu'il avait fallut passer sept années en compagnie des respirations de ses camarades, comportant son lot de mauvaises surprise, à présent, et pourvu que les conditions soient bonnes, un silence parfait, absolu et total, alors s'il se trouvait à son bureau et qu'il tendait l'oreille, un léger bruissement d'une respiration douce et apaisée passant la frontière du mur fin de sa chambre lui indiquait que sa cousine dormait. Et ce détail le remplissait de joie.
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Trente et une mues
5 Octobre
Cuir
Contempler Yesenia s'affairant dans une serre de Poudlard était une vision qui se révélait tout simplement fascinante pour Aliosus. Il se souvenait par exemple de cet après midi où elle l'avait invité à passer un moment en amoureux pendant leur absence de cours, ce qu'il avait interprété l'occasion de se promener dans le parc, ou explorer les hauteurs du château pour profiter de la vue. Il s'était retrouvé dans le fin fond d'une serre à la température hostile dont les plantes ne l'étaient pas moins, servant d'aide-jardinier comme on assiste un magicochirurgien lors d'une opération cruciale. Pas qu'il ne rechigne à l'idée de se salir les mains bien au contraire, mais il préférait le savoir à l'avance afin de ne pas ruiner son pantalon de flanelle ou sa chemise blanche. Sa petite amie, persuadée d'ailleurs de lui avoir fait part de ses projets horticoles en amont, s'était, elle, équipée d'un tablier de cuir et de gants de protections à l'avenant, matériel indispensable dans le cas d'un rempotage de Tentacula vénéneuse.
Il fallait la voir, se débattant avec le végétal hostile, subissant griffures et morsures sans broncher, ses cheveux attachés par la cravate d'Aliosus réquisitionnée pour l'occasion, jusqu'à la victoire, une victoire terreuse, sale, dont sa robe paya très probablement le prix, mais une victoire tout de même s'il devait en juger par le sourire fier qu'elle arborait. Dieux qu'elle aimait cette plante ingrate, au point de s'en faire un déguisement pour Halloween, quatre ans auparavant déjà. Aliosus, la tête pleine de souvenir, regarda la petite plante qu'elle lui avait offerte pour son appartement. Dieux merci, ce n'était pas une Tentacula vénéneuse...
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Cuir
Contempler Yesenia s'affairant dans une serre de Poudlard était une vision qui se révélait tout simplement fascinante pour Aliosus. Il se souvenait par exemple de cet après midi où elle l'avait invité à passer un moment en amoureux pendant leur absence de cours, ce qu'il avait interprété l'occasion de se promener dans le parc, ou explorer les hauteurs du château pour profiter de la vue. Il s'était retrouvé dans le fin fond d'une serre à la température hostile dont les plantes ne l'étaient pas moins, servant d'aide-jardinier comme on assiste un magicochirurgien lors d'une opération cruciale. Pas qu'il ne rechigne à l'idée de se salir les mains bien au contraire, mais il préférait le savoir à l'avance afin de ne pas ruiner son pantalon de flanelle ou sa chemise blanche. Sa petite amie, persuadée d'ailleurs de lui avoir fait part de ses projets horticoles en amont, s'était, elle, équipée d'un tablier de cuir et de gants de protections à l'avenant, matériel indispensable dans le cas d'un rempotage de Tentacula vénéneuse.
Il fallait la voir, se débattant avec le végétal hostile, subissant griffures et morsures sans broncher, ses cheveux attachés par la cravate d'Aliosus réquisitionnée pour l'occasion, jusqu'à la victoire, une victoire terreuse, sale, dont sa robe paya très probablement le prix, mais une victoire tout de même s'il devait en juger par le sourire fier qu'elle arborait. Dieux qu'elle aimait cette plante ingrate, au point de s'en faire un déguisement pour Halloween, quatre ans auparavant déjà. Aliosus, la tête pleine de souvenir, regarda la petite plante qu'elle lui avait offerte pour son appartement. Dieux merci, ce n'était pas une Tentacula vénéneuse...
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Trente et une mues
6 Octobre
Fierté
Dans le box des accusés, la figure de son oncle droite et altière, le visage marqué même après tout ce temps passé hors des sordides cachots d'Azkaban, avait profondément marqué Aliosus. Ainsi était-ce lui, Dorian Sangblanc, en chair et en os, lui qui avait partagé la vie de sa tante, Renesmée pendant toutes ces années, avant que l'avènement d'Ursula Parkinson ne vienne briser leur famille. Lui qui avait tenu ses cousins et sa cousine dans ses bras à leurs naissance, lui qui avait été là pour les faire rire, les encourager à mettre un pied devant l'autre, à les rattraper lors des leurs chutes, lui qui les avait bercé, endormi, vu grandir jour après jour, regardant leurs mines d'enfants rondes apaisée dans leurs lit en se demandant bien qui ils deviendront une fois grands, une fois qu'ils n'auraient plus besoin de lui.
Il avait été séparé d'eux avant que ce ne soit l'heure, dans des circonstances terribles, d'autant plus terrible que la mère de Thomas, Jacob et Alice avait pris fait et cause pour la source de leur malheur, tout comme Magnus. Aliosus savait et comprenaient les raisons qui avaient fait rentrer son père au gouvernement, tout comme il ne pouvait imaginer qu'il n'ait pas travaillé pendant tout ce temps à la cause de son beau-frère. Le cas de Renesmée était infiniment plus complexe, plus trouble, plus dérangeant.
Et malgré l'emprisonnement et l'horreur des détraqueurs, malgré la trahison des siens, malgré l'exil, le découvrir pour la première fois, parmi les accusés, se dresser ainsi, flanqué d'un manteau noir, plaider non pas sa cause personnelle mais ses convictions bien plus larges, fussent elle contraire à celle de son neveu, avait été un moment des plus marquant dans sa vie. Pas aussi simple que la joie crépitante d'un premier baiser avec Yesenia, ni l'angoisse abyssale du visage lacéré de sa cousine entre ses mains, un moment complexe aux émotions contradictoires.
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Fierté
Dans le box des accusés, la figure de son oncle droite et altière, le visage marqué même après tout ce temps passé hors des sordides cachots d'Azkaban, avait profondément marqué Aliosus. Ainsi était-ce lui, Dorian Sangblanc, en chair et en os, lui qui avait partagé la vie de sa tante, Renesmée pendant toutes ces années, avant que l'avènement d'Ursula Parkinson ne vienne briser leur famille. Lui qui avait tenu ses cousins et sa cousine dans ses bras à leurs naissance, lui qui avait été là pour les faire rire, les encourager à mettre un pied devant l'autre, à les rattraper lors des leurs chutes, lui qui les avait bercé, endormi, vu grandir jour après jour, regardant leurs mines d'enfants rondes apaisée dans leurs lit en se demandant bien qui ils deviendront une fois grands, une fois qu'ils n'auraient plus besoin de lui.
Il avait été séparé d'eux avant que ce ne soit l'heure, dans des circonstances terribles, d'autant plus terrible que la mère de Thomas, Jacob et Alice avait pris fait et cause pour la source de leur malheur, tout comme Magnus. Aliosus savait et comprenaient les raisons qui avaient fait rentrer son père au gouvernement, tout comme il ne pouvait imaginer qu'il n'ait pas travaillé pendant tout ce temps à la cause de son beau-frère. Le cas de Renesmée était infiniment plus complexe, plus trouble, plus dérangeant.
Et malgré l'emprisonnement et l'horreur des détraqueurs, malgré la trahison des siens, malgré l'exil, le découvrir pour la première fois, parmi les accusés, se dresser ainsi, flanqué d'un manteau noir, plaider non pas sa cause personnelle mais ses convictions bien plus larges, fussent elle contraire à celle de son neveu, avait été un moment des plus marquant dans sa vie. Pas aussi simple que la joie crépitante d'un premier baiser avec Yesenia, ni l'angoisse abyssale du visage lacéré de sa cousine entre ses mains, un moment complexe aux émotions contradictoires.
Chant pour mon Oncle
Debout sur le frêle escabeau
Dans la salle d'audience surchauffée
Au front la pâleur des cachots
Qui jamais ne te quittera désormais
Tu t'en allais vers l'échafaud
O mon oncle à l'impudente fierté
A Azkaban où les eaux suintent
Près de toi les souvenirs légers
Jusqu'à ce que la créature chuinte
Et qu'ils te soient un à un arrachés
Tu refuses le cri la plainte
Et souris au noir danger
Les pâles rayons jetaient aux murs
Leurs ombres comme tes plaisirs oubliés
Des chaînes et verrous impurs
Jusqu'à la brèche inopinée
Toi tu songeais aux jours moins durs
Et chantais cette nouvelle liberté
Le soleil des terres de France
Rayonnait au ciel pluvieux
Perçait les murs étanches
Et les sourires de tes aïeux
T'entouraient dans une danse
Gâchée par l'âpreté d'un adieux
Tu souhaitais dans les nuits noires
Une aube encore pour l'éclairer
Pour pouvoir rétablir l'histoire
Sur tant de prétextes falsifiés
Résigné à te sacrifier aux Moires
Et à tes bourreau te livrer
J'entends dans les noirs corridors
Résonner des pas biens pareils
A ceux que tu entends encore
Jusque dans ton pâle sommeil
Priant pour que ces agents de Mort
Ne te prive pas de ton soleil
Près de nous tous ressuscité
Le cœur plein de justes colères
Dans la salle on t'entends clamer
Tes convictions auprès de te pairs
O toi de ceux qui ont refusé
O sang trop pur des vieilles guerres
Tu ne fut pas mené à l'échafaud
Dans le petit matin glacé
Au front la pâleur du cachot
Qui jamais ne te quittera désormais
Tu leur tends la main sans un mot
Ô mon oncle à l'impudente fierté.
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Trente et une mues
7 Octobre
Bijoux
Aliosus possédait deux bijoux. Ce n'était pourtant pas le genre de jeune homme à apprécier les breloques, pourtant, si l'on additionnait ces deux bijoux à ses collections de boutons de manchettes et d'épingles de cravates, sans compter sa montre, on arrivait à une quantité respectable de métaux, de nature certes très différentes, mais néanmoins toujours briqués avec attention, car il était de bon sens qu'un sortilège de nettoyage n'en était que plus efficace encore sur une surface propre.
Ces deux bijoux étaient une chevalière et un anneau. La première remontait à des temps immémoriaux, ce qui, dans le cas présent signifiait plutôt un seizième siècle un peu tardif qu'une véritable nuit des temps, d'un vieil or pâle, elle représentait tout simplement l'initiale N stylisée sur fond de symbole solaire païen. Il l'avait d'abord vu enfant, dans le bureau de son père, il l'avait même dessiné de mémoire il y avait de cela des éons lui semblait-il, et puis, lorsqu'il fut revenu de ce si étrange séjour dans la famille de sa mère, après ce rituel actant sa majorité, son père lui avait offert. Un peu plus d'un an après cette dispute si difficile, elle avait revêtu un caractère tout particulier lorsqu'il l'avait passé à son doigt. Elle était épaisse, lourde, un brin grossière, une trace du passé, d'une époque de fer et de sang.
Le second, un anneau d'or jaune, un travail d'orfèvrerie comparable à ses yeux aux splendeurs gobelines, ciselé de manière exquise, était à l'inverse de la chevalière : délicat et fin. Il n'était pas serti ni ne resplendissait de gravures alambiquées, il était parfait dans sa sobriété et dans sa justesse, à l'image de la relation qu'il chérissait avec la personne qui le lui avait offert, également pour sa majorité.
Ainsi, Aliosus adulte était devenu un Aliosus paré de ces nouveaux atours. Il s'y était ma foi bien fait, bien que le poids, pourtant infime à cette échelle, ne déséquilibrât quelque peu ses gestes de la main gauche, il avait donc fallu travailler quelques semaines pour retrouver la précision - la perfection - de sa gestuelle.
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Bijoux
Aliosus possédait deux bijoux. Ce n'était pourtant pas le genre de jeune homme à apprécier les breloques, pourtant, si l'on additionnait ces deux bijoux à ses collections de boutons de manchettes et d'épingles de cravates, sans compter sa montre, on arrivait à une quantité respectable de métaux, de nature certes très différentes, mais néanmoins toujours briqués avec attention, car il était de bon sens qu'un sortilège de nettoyage n'en était que plus efficace encore sur une surface propre.
Ces deux bijoux étaient une chevalière et un anneau. La première remontait à des temps immémoriaux, ce qui, dans le cas présent signifiait plutôt un seizième siècle un peu tardif qu'une véritable nuit des temps, d'un vieil or pâle, elle représentait tout simplement l'initiale N stylisée sur fond de symbole solaire païen. Il l'avait d'abord vu enfant, dans le bureau de son père, il l'avait même dessiné de mémoire il y avait de cela des éons lui semblait-il, et puis, lorsqu'il fut revenu de ce si étrange séjour dans la famille de sa mère, après ce rituel actant sa majorité, son père lui avait offert. Un peu plus d'un an après cette dispute si difficile, elle avait revêtu un caractère tout particulier lorsqu'il l'avait passé à son doigt. Elle était épaisse, lourde, un brin grossière, une trace du passé, d'une époque de fer et de sang.
Le second, un anneau d'or jaune, un travail d'orfèvrerie comparable à ses yeux aux splendeurs gobelines, ciselé de manière exquise, était à l'inverse de la chevalière : délicat et fin. Il n'était pas serti ni ne resplendissait de gravures alambiquées, il était parfait dans sa sobriété et dans sa justesse, à l'image de la relation qu'il chérissait avec la personne qui le lui avait offert, également pour sa majorité.
Ainsi, Aliosus adulte était devenu un Aliosus paré de ces nouveaux atours. Il s'y était ma foi bien fait, bien que le poids, pourtant infime à cette échelle, ne déséquilibrât quelque peu ses gestes de la main gauche, il avait donc fallu travailler quelques semaines pour retrouver la précision - la perfection - de sa gestuelle.
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8 Octobre
Ruse
A quel moment avait il perdu le contrôle de la partie ? Il avait pourtant rendu coup pour coup, avec, lui avait il semblé, une réussite certaine au point qu'au milieu de la partie, il s'était senti en confiance. Les grains du sabliers avaient continué d'égrener les secondes qui coulaient à un rythme effréné, et à peine une minutes et une demie douzaine de coups plus tard, il s'était rendu à l'évidence : il n'était plus qu'en train de gagner du temps avant l'halali final. Il n'avait plus aucun moyen de gagner, et pièce après pièce, il allait se faire démembrer, car c'était ainsi que Aiobhe concevait la victoire : en remportant le maximum des figures ennemies. Elle n'était jamais aussi réjouie que lorsque le roi était l'ultime représentant du camps d'en face.
Sa cousine était une redoutable adversaire, il l'avait appris à ses dépends lors de leurs premiers affrontements où il se fit pratiquement humilier. Il connaissait les bases, certes, quelques subtilités, quelques coups et ouvertures et faisait son possible pour se projeter sur quelques mouvements, mais Aiobhe semblait tout simplement faire tout ceci plus fluidement, plus naturellement, elle voyait l'échiquier avec l'aisance que son cousin avait devant les diagrammes de Von Menkopf décrivant les angles et les vitesses des gestuelles des sortilèges avancés.
Encore cette fois là, elle avait remporté la partie, la tête nonchalamment posée sur son poignet, dans une pose aussi lascive que fainéante, ce qui ajoutait au piquant de la défaite.
«Tu penses que ton aut' cousine jouera aussi quand vous habiterez ensemble ? J'suis sur qu'à son école de parfumés ils passent leur temps à ça j'ai pas raison ?»
«Je ne sais pas à vrai dire, mais je compte bien t'accueillir pendant les vacances pour vérifier si mon niveau ne baisse pas.»
«Te fait pas trop d'illusion le teuton.»
Il avait fait semblant de ne pas déceler l'inquiétude, la pointe de jalousie, mais aussi la tristesse de sa cousine qui s'apprêtait à le voir partir du château de Poudlard.
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Ruse
A quel moment avait il perdu le contrôle de la partie ? Il avait pourtant rendu coup pour coup, avec, lui avait il semblé, une réussite certaine au point qu'au milieu de la partie, il s'était senti en confiance. Les grains du sabliers avaient continué d'égrener les secondes qui coulaient à un rythme effréné, et à peine une minutes et une demie douzaine de coups plus tard, il s'était rendu à l'évidence : il n'était plus qu'en train de gagner du temps avant l'halali final. Il n'avait plus aucun moyen de gagner, et pièce après pièce, il allait se faire démembrer, car c'était ainsi que Aiobhe concevait la victoire : en remportant le maximum des figures ennemies. Elle n'était jamais aussi réjouie que lorsque le roi était l'ultime représentant du camps d'en face.
Sa cousine était une redoutable adversaire, il l'avait appris à ses dépends lors de leurs premiers affrontements où il se fit pratiquement humilier. Il connaissait les bases, certes, quelques subtilités, quelques coups et ouvertures et faisait son possible pour se projeter sur quelques mouvements, mais Aiobhe semblait tout simplement faire tout ceci plus fluidement, plus naturellement, elle voyait l'échiquier avec l'aisance que son cousin avait devant les diagrammes de Von Menkopf décrivant les angles et les vitesses des gestuelles des sortilèges avancés.
Encore cette fois là, elle avait remporté la partie, la tête nonchalamment posée sur son poignet, dans une pose aussi lascive que fainéante, ce qui ajoutait au piquant de la défaite.
«Tu penses que ton aut' cousine jouera aussi quand vous habiterez ensemble ? J'suis sur qu'à son école de parfumés ils passent leur temps à ça j'ai pas raison ?»
«Je ne sais pas à vrai dire, mais je compte bien t'accueillir pendant les vacances pour vérifier si mon niveau ne baisse pas.»
«Te fait pas trop d'illusion le teuton.»
Il avait fait semblant de ne pas déceler l'inquiétude, la pointe de jalousie, mais aussi la tristesse de sa cousine qui s'apprêtait à le voir partir du château de Poudlard.
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9 Octobre
Maison
Le Passage de Draíocht était sa nouvelle maison, et elle était en tout point originale pour Aliosus. Elle était une sorte de curieux mélange entre tout ce qu'il avait pu connaître de résidence depuis sa naissance. C'était d'abord petit, considérablement petit s'il devait comparer l'appartement aux maisons respectives qu'il avait habité à Tipp, à Pré au Lard et à Godric's Hollow, mais finalement beaucoup plus important en terme d'espace personnel que les lieux communs de Poudlard, où les vastes salles devaient systématiquement être partagées avec qui d'une horde de deuxième années bruyant, qui d'un mâchouilleur compulsif de gnome à macher, qui d'un couple en plein élan de romantisme baveux et... Hum, laissons ce dernier exemple de côté voulez-vous ?
L'appartement comprenait les deux derniers étroits étages d'un bâtiment qui en comptait quatre, on y accédait par une vieille porte sombre un peu crasseuse dont ils avaient découvert qu'un coup d'épaule était parfois nécessaire pour l'ouvrir par temps humide, ce qui, à proximité du cours d'eau du Passage, était probablement la majeure partie de l'année. Puis un petit escalier qui résonnait, passer devant les deux paliers d'où l'on pouvait entendre les bruits étouffés des vies qui se trouvaient de l'autre côté des portes, et enfin, l'arrivée chez eux.
Ce n'était pas grand chose et à la fois c'était immense, un minuscule royaume sur lequel régner. Pour peu qu'ils puissent se le payer tous les mois.
RP garantis 0% IA et 100% humain
Maison
Le Passage de Draíocht était sa nouvelle maison, et elle était en tout point originale pour Aliosus. Elle était une sorte de curieux mélange entre tout ce qu'il avait pu connaître de résidence depuis sa naissance. C'était d'abord petit, considérablement petit s'il devait comparer l'appartement aux maisons respectives qu'il avait habité à Tipp, à Pré au Lard et à Godric's Hollow, mais finalement beaucoup plus important en terme d'espace personnel que les lieux communs de Poudlard, où les vastes salles devaient systématiquement être partagées avec qui d'une horde de deuxième années bruyant, qui d'un mâchouilleur compulsif de gnome à macher, qui d'un couple en plein élan de romantisme baveux et... Hum, laissons ce dernier exemple de côté voulez-vous ?
L'appartement comprenait les deux derniers étroits étages d'un bâtiment qui en comptait quatre, on y accédait par une vieille porte sombre un peu crasseuse dont ils avaient découvert qu'un coup d'épaule était parfois nécessaire pour l'ouvrir par temps humide, ce qui, à proximité du cours d'eau du Passage, était probablement la majeure partie de l'année. Puis un petit escalier qui résonnait, passer devant les deux paliers d'où l'on pouvait entendre les bruits étouffés des vies qui se trouvaient de l'autre côté des portes, et enfin, l'arrivée chez eux.
Ah, quel bonheur de lire ces deux noms sur la porte. Elle, en revanche, ne grinçait pas, fort heureusement, et ouvrait sur un petit corridor donnant directement sur l'escalier pour l'étage ou, à gauche, le salon, salle à manger, bibliothèque, salon de lecture, jardin d'hiver et le tout en une seule pièce. Derrière se trouvait la cuisine modeste où ils mangeaient l'essentiel du temps. A l'étage, le palier desservait, dans l'ordre de proximité, la chambre d'Aliosus, celle d'Alice, la plus grande, et leur salle de bain.Alice Sangblanc
&
Aliosus Nerrah
Ce n'était pas grand chose et à la fois c'était immense, un minuscule royaume sur lequel régner. Pour peu qu'ils puissent se le payer tous les mois.
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Trente et une mues
10 OctobreOn agite les mouchoirs
Un petit mètre de la terre d'Afrique
Dix mètres, vingt mètres
Le bateau s'éloigne...
C'est fini ?
Tout se bouscule en moi, notre maison, les mandariniers,
Je regarde papa et maman qui ne craquent pas, et je les admire.
Je sais bien toute l'émotion qu'ils éprouvent.
Ma vision s'est brouillée, je baisse les paupières
Et je cache ma tête.
Azima Robiquet, 1962
Supériorité
Chêne-Azur, aux contreforts de l'Atlas. Là, le domaine Robiquet s'étendait paisiblement au bord d'un verger de mandariniers. La demeure construite sur les ruines d'un ancien caravanserail avait vu passer un siècle de sorciers français, jusqu'au jour où il avait fallut partir.
Depuis son séjour à Beauxbâtons, Aliosus n'avait jamais été aussi français. Bien sur, cela n'était pas franchement visible pour qui ne le connaissait pas intimement, l'arbre avait poussé avec un rigide tuteur germanique et un puissant engrais irlandais, ses racines françaises venaient tout juste de reprendre de la vigueur, mais ce qu'elles lui apportaient, c'était une certaine douceur mélancolique. Sa grand mère Constance n'avait jamais connu la terre de ses ancêtres, qui venaient d'un pays qui n'existait plus. Lui, avait vécu en Irlande, et s'était baigné dans les eaux les plus profondes, les plus originelles de ses origines gaeliques l'année dernière. Son héritage allemand, il le connaissait plus que bien, la Geste de Fulkes son ancêtres, le château familial, ses honneurs et ses traditions... Mais la France...
Il était aussi allemand que français, et il avait fallut ce séjour baigné de lumières et nimbé de splendeurs, cet arbre généalogique au mur des Ulula, pour prendre conscience d'un quart de lui même, qu'il s'était désormais mis en tête de se réapproprier.
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