Un récital hivernal
Ezra resta un instant immobile, les doigts encore posés sur le rebord du piano, comme si elle craignait de briser la magie suspendue entre eux. Le silence qui suivit les dernières notes n’avait rien de vide : il vibrait encore de leur musique, de ce qu’ils avaient réussi à créer ensemble.
« C’est gentil » murmura-t-elle, baissant les yeux un instant vers les touches ivoirées. « Mais tu sais… sans ton jeu, ma voix n’aurait été qu’un murmure. C’est toi qui lui as donné un cœur. A vrai dire, je ne sais pas trop pourquoi j'ai chanté, je ne suis pas censé le faire pendant la représentation...»
Elle releva la tête vers lui, son regard clair accrochant le sien. Il y avait dans les paroles du jeune garçon une sincérité qui la toucha plus qu’elle ne l’aurait cru. Elle n’était pas très habituée à entendre ce genre de confidence, à vrai dire, peu de gens osaient se livrer ainsi dès la première rencontre. Alors elle prit le temps de réfléchir à ses mots avant de répondre, avec douceur :
« C’est normal d’avoir peur de montrer ce qu’on ressent. La musique… c’est un peu comme de la magie, non ? On y met une partie de soi. Mais justement, c’est pour ça que c’est beau. Et tu n’as rien montré de “trop”, Ormen. Juste ce qu’il fallait pour que ce soit vrai. »
Elle lui adressa un sourire rassurant, sincère, presque tendre dans sa simplicité. Son ton n’avait rien de condescendant ; au contraire, on y sentait une admiration tranquille, celle d’une fille qui venait de découvrir chez quelqu’un d’autre un éclat qu’elle reconnaissait un peu en elle.
Puis, en entendant sa plaisanterie, Ezra laissa échapper un léger rire, cristallin, qui fit vibrer la bulle de calme autour d’eux sans la faire éclater.
« Marché conclu » répondit-elle, malicieuse. « La prochaine fois, je choisis la chanson. Mais je te promets de ne pas saboter ta dignité… trop » ajouta-t-elle avec un air amusé.
Elle se leva doucement du tabouret, effleurant du bout des doigts le bois poli de l’instrument avant d’ajouter, dans un souffle plus sérieux :
« Et… j’espère bien qu’il y aura une prochaine fois après le récital... Ce serait dommage de laisser tout ça s’envoler. »
Son regard glissa une dernière fois vers lui, une lueur de reconnaissance y brillait, mêlée à cette curiosité timide qui naît toujours au début d’une amitié.
« C’est gentil » murmura-t-elle, baissant les yeux un instant vers les touches ivoirées. « Mais tu sais… sans ton jeu, ma voix n’aurait été qu’un murmure. C’est toi qui lui as donné un cœur. A vrai dire, je ne sais pas trop pourquoi j'ai chanté, je ne suis pas censé le faire pendant la représentation...»
Elle releva la tête vers lui, son regard clair accrochant le sien. Il y avait dans les paroles du jeune garçon une sincérité qui la toucha plus qu’elle ne l’aurait cru. Elle n’était pas très habituée à entendre ce genre de confidence, à vrai dire, peu de gens osaient se livrer ainsi dès la première rencontre. Alors elle prit le temps de réfléchir à ses mots avant de répondre, avec douceur :
« C’est normal d’avoir peur de montrer ce qu’on ressent. La musique… c’est un peu comme de la magie, non ? On y met une partie de soi. Mais justement, c’est pour ça que c’est beau. Et tu n’as rien montré de “trop”, Ormen. Juste ce qu’il fallait pour que ce soit vrai. »
Elle lui adressa un sourire rassurant, sincère, presque tendre dans sa simplicité. Son ton n’avait rien de condescendant ; au contraire, on y sentait une admiration tranquille, celle d’une fille qui venait de découvrir chez quelqu’un d’autre un éclat qu’elle reconnaissait un peu en elle.
Puis, en entendant sa plaisanterie, Ezra laissa échapper un léger rire, cristallin, qui fit vibrer la bulle de calme autour d’eux sans la faire éclater.
« Marché conclu » répondit-elle, malicieuse. « La prochaine fois, je choisis la chanson. Mais je te promets de ne pas saboter ta dignité… trop » ajouta-t-elle avec un air amusé.
Elle se leva doucement du tabouret, effleurant du bout des doigts le bois poli de l’instrument avant d’ajouter, dans un souffle plus sérieux :
« Et… j’espère bien qu’il y aura une prochaine fois après le récital... Ce serait dommage de laisser tout ça s’envoler. »
Son regard glissa une dernière fois vers lui, une lueur de reconnaissance y brillait, mêlée à cette curiosité timide qui naît toujours au début d’une amitié.
413 mots
@Ormen Raven
@Ormen Raven
Un récital hivernal
Ormen sentit ses lèvres s'étirer et une douce chaleur lui remonter dans la poitrine gràce aux paroles de la jeune fille, il prit le temps de les laisser monter dans son esprit, chacune venant effacer un peu sa timidité et effleurer un peu plus cette complicité qui venait de naître. Puis il inspira cherchant une phrase qui ne serait pas maladroite :
- Si tu veux oui balbutia-t-il, . Il y a cette petite pièce derrière la scène où il fait toujours un peu chaud, on pourrait y répéter quand nous aurons du temps ou même simplement l'envie de discuter.
Sa voix était basse mais elle était une invitation sincère. Ils restèrent quelques instants à contempler le piano et autour d’eux la salle commençait à prendre vie, quelques élèves passèrent en chuchotant quand d’autres rangeaient leur partitions. Ce doux moment touchait à son ultime fin mais Ormen et Ezra venaient de trouver une forme de complicité qui promettait encore de beaux moments.
Ormen rangea ses feuillant en les serrant contre lui comme un petit trésor et d'un petit geste de la main tout simple mais bien sincère.
- À bientôt Ezra !
Il quitta la salle, emportant avec lui la promesse qu'il s'était faite.
C'est terminé pour moi, merci Ezra de cet échange
195 mots
@Ezra Royer
- Si tu veux oui balbutia-t-il, . Il y a cette petite pièce derrière la scène où il fait toujours un peu chaud, on pourrait y répéter quand nous aurons du temps ou même simplement l'envie de discuter.
Sa voix était basse mais elle était une invitation sincère. Ils restèrent quelques instants à contempler le piano et autour d’eux la salle commençait à prendre vie, quelques élèves passèrent en chuchotant quand d’autres rangeaient leur partitions. Ce doux moment touchait à son ultime fin mais Ormen et Ezra venaient de trouver une forme de complicité qui promettait encore de beaux moments.
Ormen rangea ses feuillant en les serrant contre lui comme un petit trésor et d'un petit geste de la main tout simple mais bien sincère.
- À bientôt Ezra !
Il quitta la salle, emportant avec lui la promesse qu'il s'était faite.
C'est terminé pour moi, merci Ezra de cet échange
195 mots
@Ezra Royer
Dernière modification par Ormen Raven le 28 oct. 2025, 11:02, modifié 1 fois.
Un récital hivernal
Ezra resta un instant immobile, le regard encore posé sur le piano, comme si les dernières notes flottaient toujours dans l’air. Son sourire s’était fait plus doux, presque rêveur, et elle sentit une chaleur tranquille lui serrer la poitrine, pas celle des feux d’artifice, mais celle d’un moment sincère, fragile et précieux.
Elle releva les yeux vers Ormen au moment où il lui proposa ce lieu derrière la scène, et un léger rire lui échappa, léger comme une caresse.
« Derrière la scène ? Ça sonne comme une cachette parfaite, répondit-elle, malicieuse. Ce sera avec plaisir ! »
Elle avait dit ça sans y penser, simplement parce que ça lui paraissait naturel. Son ton était doux, sincère, mais ses yeux brillaient d’une lueur de curiosité et d’impatience à l’idée d’y retourner.
Alors que la salle s’emplissait à nouveau de murmures, d’accords timides et de bruissements de papier, Ezra referma doucement le couvercle du piano, presque avec respect. Ce n’était pas tous les jours qu’on partageait un moment comme celui-là.
Elle glissa sa sacoche sur son épaule et lui adressa un petit signe de la main, ses doigts effleurant la sangle, comme un geste discret mais plein de sens.
« À bientôt, Ormen » dit-elle simplement, sa voix empreinte de cette chaleur qui ne se joue pas, celle qu’on garde longtemps sans trop savoir pourquoi.
Et tandis qu’il s’éloignait, Ezra resta encore un peu, observant la salle qui reprenait vie. Ses pensées vagabondaient déjà vers cette pièce derrière la scène, ce lieu où il faisait un peu trop chaud… et où peut-être, leur musique pourrait recommencer à vivre.
Elle releva les yeux vers Ormen au moment où il lui proposa ce lieu derrière la scène, et un léger rire lui échappa, léger comme une caresse.
« Derrière la scène ? Ça sonne comme une cachette parfaite, répondit-elle, malicieuse. Ce sera avec plaisir ! »
Elle avait dit ça sans y penser, simplement parce que ça lui paraissait naturel. Son ton était doux, sincère, mais ses yeux brillaient d’une lueur de curiosité et d’impatience à l’idée d’y retourner.
Alors que la salle s’emplissait à nouveau de murmures, d’accords timides et de bruissements de papier, Ezra referma doucement le couvercle du piano, presque avec respect. Ce n’était pas tous les jours qu’on partageait un moment comme celui-là.
Elle glissa sa sacoche sur son épaule et lui adressa un petit signe de la main, ses doigts effleurant la sangle, comme un geste discret mais plein de sens.
« À bientôt, Ormen » dit-elle simplement, sa voix empreinte de cette chaleur qui ne se joue pas, celle qu’on garde longtemps sans trop savoir pourquoi.
Et tandis qu’il s’éloignait, Ezra resta encore un peu, observant la salle qui reprenait vie. Ses pensées vagabondaient déjà vers cette pièce derrière la scène, ce lieu où il faisait un peu trop chaud… et où peut-être, leur musique pourrait recommencer à vivre.
267 mots
@Ormen Raven merci à toi !
@Ormen Raven merci à toi !