7 oct. 2025, 17:36
Un peu de jaune sur les doigts
Le 13 septembre 2050
après la débandade dans les couloirs
Lieu : Infirmerie

rp avec @Gabrielle Taylor
Et @Diarmuid O’belt



Solveig pressait sa main contre sa robe, tentant de contenir la douleur lancinante qui lui rongeait la main. L’incantation de la bibliothécaire avait atténué le saignement, mais pas la honte. Son cœur battait à tout rompre, comme si chaque pas résonnait plus fort que le précédent dans les couloirs à présent vides. L’odeur de peinture se mêlait à celle, métallique, du sang séché sur sa peau.
Elle avait tout gâché. Encore.
La robe de la bibliothécaire… un désastre jaune éclatant, ridicule. Sa propre fiole en miettes, ses affaires ruinées, son carnet détrempé. Et cette entaille dans la paume, souvenir d’une précipitation inutile. La fillette se mordit la lèvre, et les larmes qu’elle retenait depuis la scène commencèrent à couler. D’abord une, puis deux, puis tout un flot silencieux. Elles tombaient sur ses doigts, se mêlant à la peinture, laissant de petites traces pâles sur le sol au fil de sa marche.
Le château semblait plus grand que jamais. Elle aurait voulu disparaître entre les pierres froides, se fondre dans les murs. Au lieu de ça, elle se tenait droite — ou du moins elle essayait — et avançait avec sa main blessée serrée contre elle.
Elle tourna un angle trop vite et heurta quelqu’un de plein fouet. Le choc la fit chanceler. Elle leva des yeux rougis vers la silhouette familière d’une autre Poufsouffle, plus âgée.
Solveig bafouilla des excuses, confuse, sa voix tremblante.
«Je cherche l’infirmerie» dit-elle dans un sanglot.
Solveig suivit la jeune Poufsouffle, un pas derrière. Son esprit tournait en rond : la fiole, la robe tachée, la colère de la bibliothécaire, le sang. Elle avait tout fait de travers.
Ses doigts picotaient encore. Elle serrait son poing blessé, essayant d’oublier la brûlure, mais la douleur pulsait doucement sous sa peau.
Elles franchirent les derniers couloirs sans un mot. Solveig reniflait, essuyant ses joues du revers de sa manche, barbouillant un peu plus de jaune sur son visage.
Et enfin, devant elles, le grand battant de l’infirmerie se dressait, imposant, presque solennel. La jeune fille ralentit. Le cœur battant, elle contempla la porte comme s’il s’agissait d’un tribunal. L’odeur de potions et d’herbes médicinales s’en échappait, familière mais intimidante.
Elle inspira, puis, après un instant, elle tourna doucement la poignée.
Solveig inspira à nouveau. Puis, elle entra.

environ 400 mots

Couleur :b88d00
La peinture est juste une autre manière de tenir un journal intime...

17 oct. 2025, 09:55
Un peu de jaune sur les doigts
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Infirmerie / 13 sep. 2050 / avec Solveig Sinclair et Diarmuid O’Belt



Il faisait encore beau à cette période de l’année. Gabrielle s’était imposée un temps de travail, mais une fois ses dernières lignes de devoirs écrites, elle s’était empêchée de ranger ses affaires pour sortir dans le parc du Château.

Son sac battant contre sa hanche au rythme de ses pas, elle trottinait dans les larges couloirs en saluant quelques tableau sur son passage. Elle dévala des escaliers, une main sur la rampe, et tourna au bout d’un couloir. L’angle lui avait caché une petite silhouette qui arrivait dans l’autre sens. Gabrielle fut surprise de cette apparition et se cogna maladroitement à la première année.

- Excuse-moi ! Je ne t’ai pas fait mal ? demanda-elle une main posée sur l’épaule de la petite Poufsouffle.

Cette dernière bafouilla des excuses et Gabrielle s’alarma en voyant qu’elle était en larmes. À travers ce visage rougissant, elle reconnu Solveig, une première année qu’elle avait déjà croisée à plusieurs reprises.

- Que… La Pouffy était désemparée face aux sanglots de sa benjamine. Qu’est-ce qu’il se passe ? Demanda-elle doucement.

- Je cherche l’infirmerie…

- D’accord ; je… je t’y emmène, ok ?

Gabrielle regarda la main que la petite serrait contre elle. Elle jugea d’un regard les taches de peintures jaunes et décida de ne pas insister en demandant ce qu’il s’était passé.

Elle serra rapidement l’épaule de la première année puis commença à partir. Elle avançait doucement pour ne pas perdre sa camarade et vérifiait à chaque tournants qu’elle suivait bien. Elles n’étaient heureusement pas loin des portes de l’infirmerie.

- C’est là, dit-elle en s’arrêtant devant la porte fermée.

La première année la regarda comme si elle allait la manger. Gabrielle n’était allée à l’infirmerie qu’une ou deux fois pendant sa première année, mais elle se souvenait d’avoir elle aussi ressenti ce sentiment.

- Tu veux que je t’accompagne ? Demanda-elle gentiment en s’approchant de la fillette.

Celle-ci hocha la tête et Gabrielle lui sourit en espérant la détendre un peu. Elle suivit donc la première année dans la pièce et referma la porte derrière elle une fois entrée.


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350 mots environ / @Solveig Sinclair et @Diarmuid O’Belt

“Le sourire est le même dans toutes les langues’’
2A rp • 12 ans et toutes ses dents • color=#a67b01

11 déc. 2025, 20:56
Un peu de jaune sur les doigts
Lorsque les deux Poufsouffle entrèrent dans la salle d'attente, celle-ci était vide à l'exception du tableau de la discrète Meredith accroché a côté de la porte menant à la pièce dédiée aux consultation. Mais si l'infirmière d'un autre temps était connue pour ne pas faire d'éclat, ce n'était pas toujours le cas des deux membres de l'autre tableau qui œuvrait pour l'infirmerie. En effet, elle avait été rejoint par Andrew et Nicholas, le médecin d'un autre âge et son apprenti, et le premier commentait ce qu'il voyait au second. "Oh c'est une coupure intéressante tu vois." Commença-t-il à expliquer tout en retournant dans son tableau, sa voix se perdant donc dans le couloir peu à peu. "Il existe un sort pour aider, mais les plaies..." Heureusement qu'il était parti, semblait dire le visage de Mereditch qui se tourna rapidement vers le mur opposé à l'entrée.

La voix finit complètement par se perdre du fait de la porte close et surtout, Diarmuid venait d'ouvrir la porte menant à l'espace d'hospitalisation, laissant sortir un adolescent qui devait être en sixième ou septième année avec la trace presque invisible d'un sortilège faisant apparaître des furoncles. "
D'ici ce soir il n'y aura plus rien du tout." Mentionna le pédiatromage avec un air entendu avant de le regarder prendre la direction de la sortie. L'instant d'après, il jaugeait les deux fillettes, apercevant la main contenue contre la poitrine de l'une. "Vous avez accompagné votre camarade?" Questionna-t-il la châtain en faisant référence à la rousse qui se tenait non loin.


Il est possible de prendre de "l'avance" dans vos prochains posts. Diarmuid devrait faire entrer Solveig en consultation et lui demander de s'installer sur la table d'auscultation. Il proposera à Gabrielle de patienter dans la salle d'attente si elle le souhaite.

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75