Sous le signe noir
14 septembre 2049
Aux environs de 3h20
Dans une impasse de Londres
Fatigué de marcher, le garçon s'était installé dans une petite ruelle, contre une porte condamnée. Il n'avait pas fait de pause très longue depuis qu'il avait commencé à marcher. Et pour cause, il avait mal. Mal aux pieds, et au cœur surtout. Il était tout seul, et n'avait vraiment nul part où aller. On aurait pu considérer qu'il rencontrerait sa fin à ce moment, mais malgré tout, il finit toujours par se relever et marcher. La douleur lui donnait l'impression d'être toujours vivant, de toujours exister.
Seul et sans rien à faire, l'ennui s'était emparé de lui depuis déjà bien longtemps. Il avait perdu la perception du temps. Le jour, la nuit, ça ne servait plus à déterminer s'il fallait dormir ou marcher. Qu'importe qu'on soit lundi ou samedi, rien ne change.
D'un autre coté, l'ennui n'est pas la pire chose qui se soit emparé du garçon.
Sous ses paupières, dans son ombre, dans le reflet de ses yeux, sous chacun de ses pas, elle était là, agrippant son coeur, étalant une partie de son étendue sur les épaules du garçon, elle est là. La peur.
Devant le gryffondor, devant son comportement, ses actes et ses mots, que disent-ils ?
Qu'il n'a peur de rien, pense de nombreuses personnes. Redose lui-même parfois essaie de s'en convaincre. Et si seulement c'était le cas, mais ça ne l'est pas.
L'avis des autres ne vaut rien.
Son propre avis ne vaut rien.
La peur demeure présente.
Elle est présente partout et en toute chose. Il serait d'ailleurs presque plus facile d'énoncer où la peur n'est pas, que là où elle est. À travers les yeux du garçon, la peur est bien présente, et elle le domine. À travers les yeux d'autrui, il semble résister, il semble faire face, tenir bon face à la peur, au point de ne pas être impacté par elle. Mais c'est faux. Redose n'a jamais réussi à affronter ses peurs, il les ignore parfois pour diverses raisons, comme aider quelqu'un, ou sous l'émotion, ou pour échapper à une peur plus grande encore.
Dans les rues de Londres, le plus terrifiant ce n'est pas la faim, ni le froid, ce n'est pas non plus de manquer d'eau. Non. Même si ce sont des peurs légitimes, la faim restant présente aux côtés du garçon constamment. Le froid guettant le meilleur moment pour le prendre. Et manquer d'eau... Ça va, il y'a des fontaines et des endroits où boire un peu partout. Les gens sont terrifiants certes, imprévisibles. Capables de gâcher la vie des gens qu'ils aiment, ils n'auraient aucun état d'âme à gâcher celle d'un inconnu qui ne vaut rien. Ils demeurent assez inoffensifs la plupart du temps quand on bouge souvent, quand on sait comment les éviter. Ce n'est pas le plus terrifiant.
C'est soi.
Dans le noir, sous les yeux du garçon, figure une silhouette familière. Ressemblant à son père. L'enfant plisse les yeux, recroquevillé contre une porte condamnée, fixant la silhouette paternelle. Coulant un regard empreint de haine face à quelqu'un qui n'est même pas là, à une personne qu'il n'a toujours vu qu'à travers ses yeux, et ses yeux seuls. Un filtre de dégoût placé à même les pupilles, lui attribuant toutes les fautes du monde.
Ce filtre, c'est le garçon qui l'a placé. Cette situation, c'est lui qui l'a provoqué. Cette silouhette, et l'idée de la personne qu'elle représente, c'est lui seul qui l'a créé. Redose est son pire ennemi, il est celui qui le fait souffrir, le responsable de la douleur. Plus que ça, il est venu arrosé sa douleur tout les jours depuis qu'il a apprit à tenir un arrosoir.
À bien y réfléchir, ou plutot, à arrêter de s'empêcher d'y réfléchir, il voit les choses comme elles sont. Il voit ce qu'il a fait, et quand il le voit, il ferme les yeux. Une larme coule. Cette silhouette n'existe pas, il est sûr. Pourtant quand il ouvre les yeux, elle est là.
Ce n'est plus son père qui se tient là.
C'est une figure féminine, à peu près son âge.
Ça n'est ni l'une de ses sœur, ni sa mère.
Mais c'est réconfortant, de savoir qu'il n'est pas seul.
Il ferme les yeux à nouveau, et caresse Crenguţa un instant. En ouvrant les yeux, la silhouette disparaît, et Redose est êt à reprendre sa route. Il ira vers la gare cette fois.
Pris d'une soudaine envie de survivre, c'est là qu'il sera quand le poudlard express reviendra pour le chercher.
Aux environs de 3h20
Dans une impasse de Londres
Fatigué de marcher, le garçon s'était installé dans une petite ruelle, contre une porte condamnée. Il n'avait pas fait de pause très longue depuis qu'il avait commencé à marcher. Et pour cause, il avait mal. Mal aux pieds, et au cœur surtout. Il était tout seul, et n'avait vraiment nul part où aller. On aurait pu considérer qu'il rencontrerait sa fin à ce moment, mais malgré tout, il finit toujours par se relever et marcher. La douleur lui donnait l'impression d'être toujours vivant, de toujours exister.
Seul et sans rien à faire, l'ennui s'était emparé de lui depuis déjà bien longtemps. Il avait perdu la perception du temps. Le jour, la nuit, ça ne servait plus à déterminer s'il fallait dormir ou marcher. Qu'importe qu'on soit lundi ou samedi, rien ne change.
D'un autre coté, l'ennui n'est pas la pire chose qui se soit emparé du garçon.
Sous ses paupières, dans son ombre, dans le reflet de ses yeux, sous chacun de ses pas, elle était là, agrippant son coeur, étalant une partie de son étendue sur les épaules du garçon, elle est là. La peur.
Devant le gryffondor, devant son comportement, ses actes et ses mots, que disent-ils ?
Qu'il n'a peur de rien, pense de nombreuses personnes. Redose lui-même parfois essaie de s'en convaincre. Et si seulement c'était le cas, mais ça ne l'est pas.
L'avis des autres ne vaut rien.
Son propre avis ne vaut rien.
La peur demeure présente.
Elle est présente partout et en toute chose. Il serait d'ailleurs presque plus facile d'énoncer où la peur n'est pas, que là où elle est. À travers les yeux du garçon, la peur est bien présente, et elle le domine. À travers les yeux d'autrui, il semble résister, il semble faire face, tenir bon face à la peur, au point de ne pas être impacté par elle. Mais c'est faux. Redose n'a jamais réussi à affronter ses peurs, il les ignore parfois pour diverses raisons, comme aider quelqu'un, ou sous l'émotion, ou pour échapper à une peur plus grande encore.
Dans les rues de Londres, le plus terrifiant ce n'est pas la faim, ni le froid, ce n'est pas non plus de manquer d'eau. Non. Même si ce sont des peurs légitimes, la faim restant présente aux côtés du garçon constamment. Le froid guettant le meilleur moment pour le prendre. Et manquer d'eau... Ça va, il y'a des fontaines et des endroits où boire un peu partout. Les gens sont terrifiants certes, imprévisibles. Capables de gâcher la vie des gens qu'ils aiment, ils n'auraient aucun état d'âme à gâcher celle d'un inconnu qui ne vaut rien. Ils demeurent assez inoffensifs la plupart du temps quand on bouge souvent, quand on sait comment les éviter. Ce n'est pas le plus terrifiant.
C'est soi.
Dans le noir, sous les yeux du garçon, figure une silhouette familière. Ressemblant à son père. L'enfant plisse les yeux, recroquevillé contre une porte condamnée, fixant la silhouette paternelle. Coulant un regard empreint de haine face à quelqu'un qui n'est même pas là, à une personne qu'il n'a toujours vu qu'à travers ses yeux, et ses yeux seuls. Un filtre de dégoût placé à même les pupilles, lui attribuant toutes les fautes du monde.
Ce filtre, c'est le garçon qui l'a placé. Cette situation, c'est lui qui l'a provoqué. Cette silouhette, et l'idée de la personne qu'elle représente, c'est lui seul qui l'a créé. Redose est son pire ennemi, il est celui qui le fait souffrir, le responsable de la douleur. Plus que ça, il est venu arrosé sa douleur tout les jours depuis qu'il a apprit à tenir un arrosoir.
À bien y réfléchir, ou plutot, à arrêter de s'empêcher d'y réfléchir, il voit les choses comme elles sont. Il voit ce qu'il a fait, et quand il le voit, il ferme les yeux. Une larme coule. Cette silhouette n'existe pas, il est sûr. Pourtant quand il ouvre les yeux, elle est là.
Ce n'est plus son père qui se tient là.
C'est une figure féminine, à peu près son âge.
Ça n'est ni l'une de ses sœur, ni sa mère.
Mais c'est réconfortant, de savoir qu'il n'est pas seul.
Il ferme les yeux à nouveau, et caresse Crenguţa un instant. En ouvrant les yeux, la silhouette disparaît, et Redose est êt à reprendre sa route. Il ira vers la gare cette fois.
Pris d'une soudaine envie de survivre, c'est là qu'il sera quand le poudlard express reviendra pour le chercher.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha