19 oct. 2025, 09:54
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Le doux et agréable bruit de sa toux berce encore Christopher qui l'attend, collé contre la porte. Il sent la chaleur de la pièce d'un côté et de l'autre la fraîcheur de la nuit. Alice est aussi figée que lui ; se demande-t-elle comment se dépatouiller de ce maigre espace qu'il lui a laissé pour passer ? N'importe qui d'autre l'aurait poussé à l'épaule pour exiger davantage de place. Elle ? Oh, ce n'est pas ce que Christopher attend d'elle. À l'instant même où elle a croisé son regard après qu'elle ait compris qu'il ne lui laisserait pas davantage de place, il a su ce qu'il espérait, tout en étant conscient que les chances pour que ça arrive réellement étaient très maigres. Et pourtant, quand elle s'approche de lui sans se dérober à son regard, son verre plaqué contre son épaule dans un geste très semblable au sien, il y a quelque chose dans ses yeux qui prévient Christopher qu'il ne sera pas déçu.

Il y a d'abord ce mouvement de hanche qui rapproche son corps du sien. Ma faute, songe Christopher avec une secrète aigreur, aussi surpris qu'amusé qu'elle rentre dans le jeu comme il le désirait. Les gonds s'enfoncent dans son dos lorsqu'il recule discrètement contre le battant. Les doigts crispés sur la poignée, le regard fixe, il s'éloigne au maximum du passage pour se préserver du contact, sans pour autant laisser la porte s'ouvrir d'avantage. Ses yeux ne se baissent que peu pour suivre le passage de la sorcière devant lui. Sa peau pâle envahit bientôt la quasi intégralité de son regard, ses cheveux blancs, ses yeux gris et ses lèvres rosées figées dans une expression polie. Puis le menton d'Alice se lève ; son souffle caresse les lèvres de Christopher qui doit serrer les mâchoires pour retenir ce sourire qui le démange. Son propre menton se dresse en miroir pour fuir la caresse chocolatée de la respiration de la Sangblanc et l'arrière de sa tête repose contre le bois de la porte. Son immobilité forcée l'aide à ne rien faire qu'on pourrait essayer de lui faire regretter ensuite, mais ce n'est pas l'envie qui lui manque. Regardez combien de bâtons elle lui tend pour qu'il s'en saisisse ! Enfin... Elle ne doit pas même imaginer qu'il pourrait le faire. Le croit-elle subjugué par ces frôlements dont elle lui fait grâce ? La moitié du corps totalement plaqué contre la porte de la tête à l'arrière-train, seuls ses yeux bougent et il les baisse un maximum sans décoller son crâne du battant pour regarder disparaître les quelques centimètres qui les séparaient encore au niveau de son buste. Remontant son regard, Christopher croise le sourire tranchant d'Alice qui s'ouvre sur de détestables paroles.

Simple défi. Christopher sait qu'elle ne croit pas réellement qu'il essaie de provoquer une quelconque proximité entre eux. Cette simple idée lui déplaît d'ailleurs fortement, il n'aimerait pas qu'elle croit qu'il puisse être ne serait-ce que perturbé par quoi que ce soit d'elle. Il a mis bien trop d'ardeur, lorsqu'ils étaient à Tinworth, à lui montrer qu'il n'apprécier rien d'elle, ce n'est pas pour qu'elle commence à se leurrer aujourd'hui. Si cela devait arriver, Christopher saurait la remettre à sa place. En attendant... Il a tout aussi hâte qu'elle de voir comment elle se débrouillera sur la piste de danse, si tant qu'il choisisse de la défier avec une proximité qui n’abîmera la fierté que de l'une d'entre eux.

Un pas suffit à l'éloigner de lui. Il la suit du regard, sa tête roulant sur la porte. Déjà éclot sur ses lèvres un sourire satisfait. C'est ce qu'elle verra quand elle se retournera vers lui. A-t-elle seulement conscience de ce qu'elle vient de faire ? Oh oui, elle en a conscience. Elle a maîtrisé chaque mouvement, chaque geste, absolument persuadée de lui arracher quelques réactions masculines dont elle a déjà très certainement dû se servir par le passé. Christopher est profondément rassuré qu'elle et ses mauvaises armes soient désormais loin de lui. Et très satisfait de l'avoir poussée à ce qu'elle vient de faire. Tellement satisfait, qu'il ne peut s'empêcher d'agrandir son sourire quand son regard croise le sien avant qu'elle ne se détourne.

« Ne prenez pas vos désirs pour la réalité, lui lance-t-il d'une voix forte, vous risquerez d'être déçue quand vous verrez que... »

Un choc soudain contre son épaule le ramène si brutalement au monde qui l'entoure que Christopher sursaute. Quelques gouttes de Whisky tombent sur sa chemise. Il jure entre ses dents. Sur sa gauche, une jeune étudiante gênée demande l'autorisation d'entrer dans le Pitiponk dans un marmonnement. Penaud, Christopher se décale d'un pas pour lui laisser la laisser passer et abandonne la porte à des mains inconnues avant de s'en éloigner lui-même pour rattraper Alice.

Elle file comme un serpent ! s'agace Christopher qui aperçoit un peu plus loin sa longue chevelure blanche qui se pare d'obscurs reflets dus à la pénombre de la pièce.

« Ne soyez pas si pressée d'aller vous ridiculiser, glisse-t-il à son oreille en se glissant derrière elle après avoir slalomé entre les clients. Et vous allez au mauvais endroit. »

Il lève le bras pour lui barrer la route en prenant soin de ne pas la frôler. Il lui lance un regard goguenard en se plaçant devant elle. D'un geste lent, il boit une gorgée de son verre. La musique résonne autour d'eux et le bruit des conversations force Christopher à se pencher pour ne pas avoir à crier au milieu du pub.

« Vous avez donc une si grande confiance en vos talents combinés aux miens pour foncer comme ça sans la moindre stratégie ? Vous n'aurez qu'une seule tentative. Il vous arrive de réfléchir, parfois ? »


______________
@Alice Sangblanc, je suis même très fier, tu ne vois pas que je rayonne de fierté ? Voyons comment Alice peut aggraver son cas !

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« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

19 oct. 2025, 10:36
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Son plan était clair, simple et limpide. Hélas, Alice savait qu’elle n’avait que peu de temps pour le réaliser, fautes aux imprévus, à Christopher, encore une fois à Christoper et à l’alcool qu’elle avait bu peut-être un peu trop vite. Ses effets arrivaient, Alice le sentait. Cela avait commencé par des bouffées de chaleur agréables et bienvenue dans la ruelle. Puis, par sa facilité à entrer en contact physique avec Malone et, plus tard… avec Christopher. Ce n’était pas bien, Alice avait encore la lucidité pour s’en rendre compte. Elle allait devoir être prudente et mesurée, restée concentrée sur ses objectifs de la soirée qu’elle devait réaliser dans le bon ordre. Il n’y avait plus aucune place pour l’improvisation, désormais. Ce plan était le dernier qui lui restait. Circée, que faire si Alice sentait que l’alcool, cet allié versatile choisi en toute conscience, se muait en traître ? Inconsciemment -ou bien tout à fait consciemment- Alice songea à Thomas. Mais de ce qu’elle avait pu voir jusqu’à présent… lui même ne s’illustrait pas en parangon de droiture, ce soir. Alors vers qui se tourner ? Aelle ? Non. Non. Certainement pas Aelle, sa précieuse Aelle. Elle était entre les mains délicates et bienveillantes de la douce Hermine, il était parfaitement hors de question de l’en arracher. Malone ? Pourquoi pas Malone ? Malone était un homme de conscience, n’est-ce pas ? Un gentleman au sourire charmeur et aux manières séduisantes.
Et voilà précisément ce que Alice avait souhaité éviter ce soir…

Un désagréable frisson dégoulina le long de ses bras à la seconde où la voix de Christopher s’immisça dans son oreille. Alice fit rouler son épaule pour se débarrasser de la sensation de chaleur que l’haleine de l’autre avait laissé contre sa peau. Elle lui jeta un regard mauvais, encore agacé par ce qu’il l’avait forcé à faire tantôt. Et voilà qu’il lui barrait la route, la forçant à s’arrêter tout net pour ne pas entrer en contact avec son bras. Elle fit un pas en arrière, reculant son buste dans une grimace écoeurée. Oh, ce qu’elle mourrait d’envie de lui envoyer ce bras tendu au visage d’un très peu élégant geste excédé. Alice le laissa se pencher, ses sourcils se fronçant à chaque centimètre qui la rapprochait d’elle. Les mots qu’il osa prononcer finirent de compléter la panoplie de la jeune louve vexée : elle expulsa toute sa frustration dans un soupir s’apparentant plutôt à un grognement. Réfléchir ? Il osait lui demander si Alice réfléchissait ? Oh, mais il allait bientôt voir à quel point Alice réfléchissait ! Il allait se prendre ses réflexions en plein visage et puissent-elles lui arracher quelques dents ! Il arrêterait peut-être de sourire, après cela.
Une vague de colère sans forme s’abattit sur les épaules d’Alice. Elle n’aimait pas ce qu’il sous entendait, pas plus qu’elle n’aimait la proximité qu’il s’évertuait à créer entre eux depuis le début de la soirée. Elle n’aimait pas ses manières. Elle n’aimait pas ses moqueries. Elle n’aimait pas le voir penser qu’il était le chat et elle la sourie. Alice était la dragonne, la louve, la lionne. Lui ? Un cafard. Un cafard distrayant, mais tout de même.

« Je vous en prie, continuez à me sous-estimer », articula t-elle pour que ses mots le percutent autant que son regard. « Cela rendra ma victoire plus étincelante. » Elle dressa le menton, se hissa sur la pointe de ses bottines de cuir pour inspecter la salle, à la recherche de Peyton Savage. Thomas était encore occupé, fort bien. « Conduisez nous à… Peyton. Ensuite, nous irons nous humilier sur la piste de danse. Sur la musique de mon choix, puisque vous avez de toutes évidences de bien mauvais choix à proposer à mes oreilles délicates. Oh, et à l’avenir, sachez que je ne veux plus vous entendre y murmurer vos idioties. Vous n’avez nullement envie de perdre vos si jolies dents, n’est-ce pas, Christopher ? »

Elle tendit le doigt devant elle pour repousser ce bras tendu avec dédain, ses yeux toujours braqués sur lui.

@Christopher Hangoover Gneugneugneu fais le malin. C'est pas Alice qui réparera les pots cassés, crois moi !

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19 oct. 2025, 12:50
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C'est aussi bon que de regarder le visage de Donovan pâlir sous une colère qui le force à exprimer des émotions, lui qui est toujours si maître de lui-même. Aussi bon que de voir sa mère pincer les lèvres alors qu'elle est si peu prompte à la colère. Aussi bon que de voir la petite Eva taper des pieds parce que son oncle l'a poussée à bout. Non, songe Christopher en ne manquant rien des expressions qui coulent sur le visage d'Alice Sangblanc, c'est encore meilleur. Parce qu'avec elle, il découvre chaque froncement de sourcils, chaque expulsion de souffle colérique, chaque regard noir, car il n'est pas habitué à les créer depuis trente-deux ans. Alors c'est encore meilleur que de froisser sa famille qu'il connaît par cœur. Christopher ne se lasse pas du spectacle colérique qu'elle lui donne, parce que cela le fait se sentir victorieux : il lui montre à quel point ses piques ont réussi à atteindre leur cible.

Il ne fait absolument rien pour cacher que cela lui plait. Tandis qu'elle fronce les sourcils, lui dévoile ses dents en un sourire narquois ; quand elle grogne comme un animal blessé, ses propres sourcils dansent sur son front halé en une danse moqueuse. Et que dire quand elle se met à parler ? Christopher se redresse dans un rire silencieux qui soulève ses épaules. Sous-estimer ? Mais n'est-ce pas ce qu'ils font depuis le tout début ? Ils ne font que cela, pourquoi s'arrêterait-il ? Et elle, elle ne le fait pas non plus, cela en dit long sur ce qu'elle veut réellement. C'est à des lieux de ce qu'elle affirme de sa petite voix de chatte blessée.

Christopher s'amuse de la voir donner des ordres. Comme s'il était à sa disposition ! Aller danser, aller chercher Peyton (comment connaît-elle son fichu nom, elle qui ne savait même pas que Christopher travaillait au Pitiponk ?), elle donne l'impression qu'il fera tout cela pour elle. Si la laisser décider peut lui donner l'impression qu'elle avance à grands pas vers la victoire, Christopher s'en donnera à cœur joie. Il la suivra jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'elle ne peut rien faire pour gagner, car plus elle avance, plus elle se ridiculisera et lui donnera des armes à utiliser contre elle.

Il quitte son regard pour suivre le mouvement de son doigt qui espère repousser son bras. Évidemment, Christopher ne bouge pas d'un millimètre, même s'il se sent un peu con avec ce bras levé. Il l'avance même pour qu'il touche son doigt, avec un grand sourire qui donne en général envie à celui qui en est la victime de lui mettre une bonne claque dans le visage.

« Ne me forcez pas à tout faire pour que vous m'abîmiez les dents de votre joli petit poing. Je pourrais apprécier le spectacle d'une toute jeune fiancée qui se jette sur son promis juste après avoir accepté sa bague. Que vous portez particulièrement bien, d'ailleurs, » souffle Christopher, ses yeux glissant vers ledit doigt ceint de ladite bague.

Il lance à Alice un sourire mutin qui ne relève qu'un côté de sa bouche.

« Et bien sûr, après, nous irons nous humilier sur une ennuyante danse de salon de votre choix que vous maîtrisez si bien. Je vous marcherai sur les pieds et m'humilierai devant vous, s'amuse Christopher qui est aussi rodé qu'elle sur les danses de salon et qui n'a plus marché sur les pieds de qui que ce soit depuis cette fameuse soirée donnée l'année de ses douze ans. Je ne vous ferai pas l'affront de passer du System of a Down, ce serait humiliant pour vous d'avouer que vous n'avez pas la moindre idée de comment bouger ceci... » D'un index moqueur, il désigne l'intégralité de son corps. « ...sur du Rock. »

Ses mots résonnent encore de leur éclat moqueur que Christopher tourne déjà dans un tournoiement de cape si maîtrisé qu'un pan en cachemire vient frapper les hanches d'Alice.

_________
@Alice Sangblanc, bien sûr que non ce ne sera pas elle, elle sera en train de bavasser dans un mal de tête fulgurant.

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« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

19 oct. 2025, 14:47
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Un tic nerveux souleva la commissure des lèvres d’Alice comme les prémices d’une gueule lupine a deux doigts de se dévoiler pour menacer de ses crocs aiguisés. Plus rien ne parvenait à entacher l’armure d’insolence de Christopher. Pire encore : il semblait véritablement s’amuser d’Alice. C’était inacceptable. Et il riait ! Il riait effrontément, sans un son, mais Alice l’avait vu ! Elle avait vu qu’il se moquait d’elle ! Misérable petit lutin ! Ne pouvait-il tout simplement pas faire ce qu’elle exigeait, pour qu’il se jette lui même dans l’opprobre dans laquelle elle désirait ardemment le voir tomber ? Fichtre. Alice perdait du terrain.

Le doigt souillé se recula d’un bond lorsqu’il entra en contact avec le bras, guidé par un Christopher goguenard. Oh ce sourire… Il donnait envie à Alice de lui décocher un violent coup de tête. Ce qu’elle ne ferait pas, naturellement. Elle avait encore un peu de retenue sous le pied qu’il lui fallait conserver jusqu’au moment fatidique.
Si tant est qu’il arrive un jour.

Le menton dressé un peu plus haut pour affronter la réplique de Christopher, Alice ne laissa rien paraître. Rien. Absolument rien. Pas même lorsqu’il utilisa à nouveau le terme fiancée pour parler d’elle, tout en se désignant comme promis, le tout enrobé d’une allusion qui résonnait désagréablement aux oreilles d’Alice. Elle replia son doigt d’argent vêtu, métamorphosant la main délicate en poing vengeur qu’elle laissa tomber le long de sa cuisse. Elle inspira, observa le sourire de Christopher, le même que celui de Thomas, le même qu’elle arborait encore tantôt. Elle écouta, concentrée sur le jeu des lèvres de Christopher et les imbécillités qui en sortaient. Oh, ce qu’elle crevait d’envie de lui jeter au visage que cette scène qu’il peignait si mal ne verrait point le jour, qu’il souffrirait de brutaliser ses bottes avec ses grands pieds maladroits et qu’il n’avait pas, mais envie du tout d’avoir Alice comme partenaire pour cette ennuyante danse de salon, comme il le disait. Même si planter ses ongles dans les côtes de Christopher était une idée séduisante, Alice ne lui donnerait pas ce plaisir d’aller sur un terrain attendu. Pas plus qu’il ne lui donna le plaisir d’accepter de passer System of a Down pour débarrasser l’assemblée du choix musical de l’autre malséante de Delphilia.
Qu’importe. Alice ne s’était pas attendu à ce qu’il accepte d’obéir. Soit. Il ne pourrait pas dire qu’elle ne lui avait pas tendu une main vers un jeu plus agréable que celui dans laquelle Alice allait l’emmener.

Alice profita de ce ridicule tournoiement de sa cape pour contourner le maudit Hangoover. Elle débarrassa sa hanche souillée par le contact du cachemire malmené et s’engouffra dans la foule. Elle oscillait, se mettait de biais, se penchait pour éviter tout contact. Sa cible était claire : Peyton. Elle ne connaissait pas son visage, mais savait qu’elle était forcément plus âgée que l’intégralité de la populace. Son regard était droit, ses lèvres parfois abreuvées par son cocktail. Elle avançait, sans s’arrêter pour s’assurer que Hangoover la suivait. Elle allait trouver la Savage, et mettre en place tout ce qu’elle avait fomenté jusqu’à présent.

Enfin, Alice aperçu un visage plus marqué que les autres, occupée avec un groupe d’étudiant. Un sourire releva les pommettes rougies d’Alice.
La jeune sorcière dressa un peu le menton pour se donner un joli profil. Elle tira sa natte pour la mettre sur son épaule. Elle ourla ses lèvres d’un joli sourire, l’un de ceux qu’elle distribuait lors des grandes assemblées où les grands sorciers se mélangeaient pour échanger sur de grands sujets.
Alice fendit la foule une dernière fois pour s’approcher à pas de loup, s’assurant à chaque pas que le profil qu’elle présentait était le plus beau, le plus doux, le plus élégant et, surtout, le plus sincère. Hors de question de donner l’impression qu’elle était là pour flatter Peyton Savage dans l’unique but de se voir valider un défi. Ce n’était pas ce qu’elle désirait.

« Miss Savage ? Peyton Savage ? » lança timidement Alice, sa tête oscillant sur la droite pour contempler le visage de la femme. Elle sourit, exposant ses jolies dents blanches. « Quel bonheur de pouvoir mettre un visage sur un nom. Miss Sangblanc, Alice Sangblanc », ajouta t-elle en tendant sa main à la femme. « Je n’ai entendu que du bien du Pitiponk, et avait grande hâte de découvrir cet endroit au sommet de sa créativité. » Alice laissa son regard vagabonder autour d’elle, faisant mine d’apprécier la décoration, l’ambiance, la moindre toile d’araignée. La jeune sorcière avait apprit qu’il est toujours bon de flatter les murs avant de s’occuper de leurs propriétaires. Tante Elise, oui, ce conseil venait d’elle, sans doute. « J’aurai eu grand plaisir à remercier également monsieur Savage pour cette soirée mais il ne me semble pas avoir vu quelqu’un ressemblant à sa description jusqu’à présent. » Alice sourit, tirant ses lèvres pour former quelque chose ressemblant à une moue de complicité teintée de grand respect. Du respect pour une tenancière de gourbi estudiantin… décidément, Alice était tombé très bas, ce soir. « Soit, vous serez donc la seule à m’entendre flatter vos choix de décoration, d’activité… d’employés. »

@Christopher Hangoover Bavasser.... eh, déjà que Christopher la respecte pas trop, essaye de pas t'y mettre !

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19 oct. 2025, 15:06
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Heureusement, Lumah ne semble pas me tenir rigueur de ces quelques instants où j'ai été perturbée ; mieux, elle semble partager ma sorte de surprise contente de la voir. « Ça va, » hoché-je la tête à sa question avant que mon sourire ne s'agrandisse lorsqu'elle confirme avoir aussi ce sentiment étrange à la vue de ces visages connus dans ce lieu bien moins connu. Tiens, est-ce que ça pourrait en être une raison ? Après des années à se côtoyer dans les mêmes environnements, peut-être est-ce là la raison, ou en tout cas une raison de ce qui me perturbe : toutes ces têtes sont les mêmes, mais ce qui nous entoure ne correspond pas à ce dont j'ai l'habitude.

Reprenant une gorgée de mon verre pour ne pas m'attarder plus sur cette réflexion — tiens, je peux sentir le goût de l'alcool, et n'en ayant clairement pas l'habitude, une arrière-pensée me dit d'y aller doucement pour cette fois — je tourne de nouveau ma tête vers le tableau. Je suis tout à fait d'accord avec la conclusion de ma binôme : le troisième défi semble le plus simple à réaliser. Acquiesçant ainsi aux propos de Lumah — « Je pense aussi ! » — je baisse les yeux sur ma tenue pour trouver quelque chose à lui échanger. Ma robe n'a pas d'équivalent à la broche coccinelle, qui est adorable soit dit en passant, qu'elle me tend, mais j'ai dans mes cheveux quelques épingles qui feraient tout à fait l'affaire. Celle en bois avec un chat dessus, par exemple ?

J'enlève donc celle-ci du haut de mon crâne, espérant que la queue de cheval qu'elle venait décorer n'en souffrira pas trop, puis la tend à Lumah. « Voilà pour toi ! » dis-je, tout en ne pouvant m'empêcher de repenser à ce cadeau quelque peu lunaire de Mr Charleston. Le fait est que je m'en sers bien, en tout cas. « Et d'un ? »

Et pour ce qui est de la suite... Mes yeux reviennent au tableau des défis, non sans accrocher au passage deux silhouettes qui se déhanchent avec une bonne dose d'énergie, et en particulier une des deux que je reconnais comme étant une amie anciennement à Poufsouffle. « Whoah, Alienor est à fond ! » commenté-je avec amusement, admirant quelques instants mon aînée avant de me recentrer sur les défis. « Mmh, les quatre et cinq, ils peuvent être faisables aussi ? »

@Lumah Greenleaf
Défi n°3 fait !

Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily

19 oct. 2025, 20:32
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Sa cape a tout juste terminé sa jolie envolée qu'une silhouette habillée d'une chemise de dentelle rouge, sa longue tresse blanche coulant dans son dos, dépasse Christopher en un coup de vent, avant même qu'il n'ait pu planter sa compagne du soir comme une idiote au milieu de la pièce. De fait, c'est elle qui le plante comme un idiot. Christopher pousse un petit glapissement qui est fort heureusement avalé par la musique en la voyant s'éloigner sans le moindre un mot. Il sait très bien qu'elle a entendu tout ce qu'il lui a dit, mais il comprend également qu'elle a choisi de ne pas répondre, tout simplement. Et il mourrait certainement de l'avouer, mais cela le frustre au plus haut point. Il pousse un râle agacé en levant la tête vers le plafond dans un geste de profond désespoir.

La raison aurait sans doute voulu qu'agacé, Christopher décide de mettre fin à ce jeu idiot qui se poursuit inlassablement. Mais la raison n'a jamais eu sa place dans les jeux, aussi Christopher attrape-t-il la cape en cachemire dans une main pour ne pas qu'elle le gêne et il commence à se frayer un passage dans la foule pour suivre Alice Sangblanc qui n'a cesse de lui échapper. Son seul réconfort est le souvenir de la colère qui a peinturluré ses traits il y a moins d'une minute de cela. Elle était bien réelle, elle, alors Christopher décide que le silence d'Alice et son absence d'expression quand il lui a balancé ses répliques bien senties au visage ne sont rien et ne méritent pas qu'il leur accorde de l'intérêt. Une fois cette décision prise, il se sent beaucoup mieux.

Alice se faufile, contourne, frôle sans ne jamais toucher. Christopher la suit à quelques mètres de distance, sauf que lui sourit à tous les regards qu'il croise, il frappe les épaules des gens qu'il reconnait et il s'arrête même à cette table, là, quand il reconnaît le petit profil sournois de Latif. Alice prend de l'avance tandis qu'il trinque avec le petit homme et lui serre la nuque à lui en décrocher les cervicales. Avec Christopher, on ne sait jamais si c'est un geste d'affection ou de menace. Vue la tête de Latif, on comprend que lui aussi se pose la question.

« Continuez de vous amuser, les gars ! » leur lance le responsable de bar avec un clin d'œil.

Puis il attrape deux verres vides au hasard sur leur table, leur murmure une commande et les envoie au plafond sous le regard ravit de ses clients. Voilà qui les encouragera à consommer davantage.

« Et remplissez-moi vos verres, ils sont vides ! »

Christopher lève son propre verre comme pour leur porter en toast. Il en profite pour faire descendre le niveau de son Whisky d'une bonne dose avant de se remettre en route, suivant sans mal l'éclat blanchâtre de la chevelure d'Alice qui détonne dans la pièce. Sur le chemin, il aperçoit un autre éclat blanchâtre, un peu plus loin. Tommy. S'ourle sur le visage de Christopher un sourire taquin. Il surveille d'un coup d'œil la direction que prend Alice avant de bifurquer pour aller vers son frère bien occupé avec toute une tripoté de gamins. Christopher se faufile derrière lui et en passant lui donne une bonne tape sur les fesses. Il s'éloigne aussitôt, son sourire amusé dévoilant ses lèvres. Il prend soin de capter le regard de Thomas avant de s'exclamer :

« Je venais vérifier que tout était bien à sa place. C'est le cas !»

Un clin d'œil lascif pour son Tommy et Christopher repart aussitôt vers sa cible, fier de lui et beaucoup plus détendu qu'il y a quelques secondes. Mais il grince des dents quand il s'aperçoit qu'Alice a déjà trouvé Peyton et est déjà en train de lui parler. Et merde ! Christopher accélère le rythme, mais il n'ira jamais plus vite qu'une conversation. Il voit le visage ridé de la femme se fendre en un sourire ravit. Elle attrape la main tendue de la petite vipère et la secouer avec beaucoup trop d'ardeur, ce qui fait peut-être légèrement sourire Christopher qui imagine déjà la jeune héritière se retenir d'arracher sa main de cette poigne trop excitée.

Lorsqu'il arrive, l'insupportable Alice en est à parler de flatterie à propos de choix de décoration, d'activité et... D'employé ? Employé ? Christopher se glisse habilement à côté d'Alice pour se placer à côté de Peyton. Cette dernière se fend en un sourire joyeux en l'apercevant.

« Christopher ! Cette charmante personne me racontait plein de jolies choses que j'ai très envie d'entendre !
Tu m'en diras tant, grince Christopher, tu devrais peut-être...
Mon jumeau, Pierce, est occupé en cuisine, poursuit Peyton sans faire attention à lui, son grand corps se penchant vers Alice dans un mouvement complice, vous ne le verrez pas ce soir. Mais j'ai pris les meilleures gènes, alors vous êtes gagnante. »

Un rire aiguë lui échappe et secoue ses épaules étroites. Mais elle s'arrête subitement de rire et se met à observer Alice avec de très grands yeux éberlués. Elle les tourne ensuite en direction de Christopher qui a une idée très précise de ce qu'elle vient de réaliser et qui n'a pas, mais alors pas du tout envie de l'entendre.

« Peyton, cette jeune fille... » Il jette un regard moqueur à ladite jeune fille. « ...voulait te...
Mais je vous reconnais ! s'exclame Peyton en secouant la main d'un air affolé. Je vous ai aperçue plus tôt, juste là-bas ! »

Elle se penche pour désigner un endroit invisible de la pièce dont tout le monde se fiche éperdument. Christopher essaie d'intervenir, mais Peyton agite une main pour le faire taire et quand sa patronne agite une main pour que l'on se taise, même si on la tutoie, qu'on l'apprécie et qu'on la considère comme une amie depuis plus de dix ans, en général on se tait. Christopher se tait donc.

« Vous vous êtes fiancés ! »

Ses yeux exorbités passe de l'un à l'autre comme si elle ne savait pas sur qui se fixer. Cela dure quelques secondes, avant qu'elle ne se décide sur Christopher. Son regard s'habille alors d'une étincelle dangereuse qui fait froncer le nez du sorcier.

« Tu ne m'as même pas prévenue que tu allais faire ça ce soir ! s'exclame Peyton Savage d'une voix mécontente en le frappant à l'épaule. Tu es un idiot, Christopher ! Nous aurions fait quelque chose de particulier pour fêter ça ! Oh, toutes mes excuses, ma chère amie, s'affole-t-elle en attrapant les mains d'Alice entre les siennes. Si j'avais su, je l'aurais prévenu de ne pas faire ça lors d'une soirée étudiante. »

Elle baisse le ton comme si elle était en train de proférer une horreur sans nom. Puis son visage se fend en un sourire doux.

« Une aussi belle jeune femme que vous mérite la plus belle des demandes en mariage, n'est-ce pas ? Surtout lorsqu'elle porte votre nom, » ajoute-t-elle après une seconde d'hésitation avec un regard appuyé, montrant ainsi ce que Christopher ne voulait pas savoir, à savoir où va son soutien politique.

Christopher lève les yeux au ciel en poussant un long soupir, avant de se tourner vers Alice. Après tout, elle n'a qu'à se débrouiller pour répondre. Lui, il pourra se dépatouiller avec les Savage plus tard sans la moindre difficulté. Au pire, ils mettront cela sur le compte de son... Comment ont-ils dit, déjà, cette fois-là ? Son caractère chaotique. Voilà, mettons tout sur le dos du caractère chaotique.

_________
@Alice Sangblanc, respec... Quoi ? Tiens, dépatouille-toi avec ça.

Peyton Savage : fiche PNJ

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19 oct. 2025, 20:53
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Troisième résolution
23 heures
La piste de danse se dégage


Ambiance musicale à partir de 23 heures
Le son monte peu à peu. Si vous pouviez vous entendre facilement au début de soirée, vous vous rendez désormais compte qu'il est nécessaire de tendre l'oreille pour entendre votre voisin et que vous devez élever la voix vous faire entendre.
Puisque Christopher a apparemment autre chose à faire que de surveiller la musique qui passe dans le pub, Peyton a mis le nez dans ses vinyles, enlevé le plus gros des morceaux de gros Rock qui devait passer et a fait sa petite sélection qui ne sera sans doute pas au goût de tout le monde.

Les musiques suivantes ne servent qu'à vous montrer l'ambiance de la soirée, elles ne passent pas réellement dans le pub. Vous trouverez ici des groupes dont les musiques passent dans le pub.
| Okey Dokey, Mino, Zico
| Cha Cha Cha, Käärijä
| Watch The World Burn, Falling In Reverse
| Seesaw, Ummet Ozcan
| Numbers, Prophecy
| Big Bad Wolf, In This Moment

Merci à Kristen Loewy qui est à
l’origine d'une bonne partie de la playlist de la soirée !


Dans l'obscurité du bureau de Christopher, les dernières notes résonnent, magiquement reproduites à un son bien plus élevé dans la salle principale du Pitiponk. Le vinyle tourne de moins en moins vite jusqu'à s'arrêter totalement. Le silence retombe dans le bureau et parmi les clients — les rires, les discussions, le son d'une centaine de talons sur le vieux parquet du pub remplacent la musique. Sur le gramophone, le saphir se retire des rainures. Le bras mécanique se déplace, libérant le vinyle de son socle. Une danse hypnotisante s'opère alors dans le bureau durant l'échange de disque. Le processus ne dure qu'une poignée de secondes. La seconde d'après, une note particulière résonne dans la salle et les tables situées au centre de la pièce se mettent à trembler légèrement pendant qu'une musique bien différente redémarre.

Toute personne familière du Pitiponk reconnait instantanément le signal. Les verres sont ôtés des tables dans des gloussements de rire, on saute des tabourets, on s'éloigne du mobilier. Les tables et tabourets s'élèvent magiquement au-dessus du sol, tournoient sur eux-mêmes et prennent lentement la direction du bord de la pièce sans blesser qui que ce soit, dans un ballet maîtrisé depuis des décennies. Tout client ne se déplaçant pas pour les laisser passer se retrouve avec une table particulièrement insistante collée contre lui qui ne le lâchera pas tant qu'il n'aura pas dégagé du passage.

Rutilante, brillante, attirante, la piste de danse apparaît au centre de la salle principale du Pitiponk. Pendant quelques secondes, l'espace ainsi libéré reste vide de toute présence. Des regards sont échangés, des sourires timides. Puis le son de la musique monte d'un cran. Les basses remplacent les notes de guitare et la batterie qui résonnaient jusqu'alors. Quelques clients courageux, et alcoolisés pour certains, se tirent les uns les autres et envahissent la piste de danse. La foule jusque là reculée contre les murs s'homogénéise de nouveau. Au centre, sur la piste de danse, l'amas de clients sautille et se bouscule comme une mer agitée.

Sur les murs habillés de banquettes et de tables rectangulaires, des sorcières et des sorciers se lèvent pour rejoindre le sol. Une foule plus compacte se forme en bas, laissant de l'espace libre sur les murs pour toute personne désirant trouver un semblant de calme.
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Résolution finale le jeudi 23 octobre.

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

19 oct. 2025, 21:20
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
« Quelque chose ne va pas, très chère sœur ? »

La voix de Morrigan portait un sarcasme qui commençait à irriter Carry. Bien sûr que quelque chose n’allait pas. Cela se voyait dans chacun de ses regards. Elle observait Delphilia danser avec son partenaire. Elle riait, elle s’amusait. Et autour d’elle, le monde entier semblait rire aussi. Des couples tournaient sur la piste, des groupes d’amis levaient leurs verres dans un vacarme joyeux. Tout le monde célébrait elle ne savait quoi. Tout le monde sauf elle.

Dans un autre monde, peut-être aurait-elle pu être comme eux, mais le destin en avait decide autrement.

Carry détourna le regard avec une grimace et, se tournant vers sa sœur, remplaça cette grimace par ce faux sourire que Miss Nerrah lui avait appris à porter. Une façade pour dissimuler l’amertume.

« On s’en va. » dit-elle d’un ton neutre. « Nous n’avons rien à faire ici. Pas les gens comme nous. »

Morrigan haussa les sourcils, amusée, et fit tourner le liquide de son verre d’un mouvement de poignet avant d’en prendre une gorgée.
« Comme nous ? » Elle ricana doucement. « Vraiment, Ry ? Tu veux t’en aller ? La fête commence à peine, et elle devient délicieusement intéressante. »

« Si boire jusqu’à tomber dans un état pitoyable, c’est ce que tu appelles t’amuser, grand bien t’en fasse. Tu peux rester. Moi, je rentre à l’appartement. »

Carry se détourna et fit quelques pas vers la sortie. Mais son poignet fut brusquement retenu. Morrigan. La poigne de sa grande sœur, ferme, ne lâcha pas. Carry la fusilla du regard. Morrigan, imperturbable, lui répondit d’un sourire tranquille et secoua la tête, comme pour lui intimer de rester.

« Lâche-moi. » souffla Carry en tirant sur son bras. Rien n’y fit. Morrigan ne cilla pas.

Puis, sans prévenir, l’aînée attrapa un verre rempli d’un liquide ambré et le tendit sous le nez de sa cadette.
« Bois. »

Carry fronça les sourcils, interloquée.
« Pardon ? » Son regard passa du verre à sa sœur avec une grimace de dégoût.

« Bois, Ry. Tu réfléchis trop. L’alcool va te rendre plus… sociable. Tu verras. »

Carry détourna la tête en signe de refus. Mais Morrigan tira plus fort sur son poignet, l’obligeant à se tourner vers elle.

« Si je bois, tu me laisses tranquille ? » grommela-t-elle.

« Je te promets de ne plus rien dire… du moins, jusqu’à ce que tu arrives à enfin t’amuser. »

Carry la regarda longuement. Son expression se crispa, oscillant entre défi et résignation. Finalement, elle se libéra d’un geste sec, attrapa le verre et le porta à ses lèvres.

Morrigan esquissa un sourire narquois. « All the way down. »

Carry inspira, bascula la tête en arrière et avala d’un trait. La brûlure fut immédiate. Ses yeux s’écarquillèrent, son estomac sembla s’embraser. Elle eut un haut-le-cœur, grimaça et expira avec force, presque suffoquée.

« Mais… c’est immonde ! » lâcha-t-elle, outrée.

Morrigan éclata de rire et applaudit avant de poser un autre verre devant elle.
« Whisky pur feu. Ça nettoie le ventre. Allez, un autre ! »

Elle en prit un pour elle-même et le vida sans effort. Carry, la main tremblante, regarda le nouveau verre. Un soupir exaspéré échappa à ses lèvres. Elle roula des yeux, puis avala à nouveau d’un trait. Même brûlure. Mais cette fois, un goût caramélisé s’invita dans le feu de l’alcool. C’était moins violent. Pas agréable, mais pas totalement déplaisant.

Morrigan leva un troisième verre avec un éclat de défi dans les yeux.
« Encore un, Ry... Allez... Tes joues ne sont pas assez rouge a mon gout... »

Carry secoua la tête, épuisée par la simple idée. Mais le verre s’approcha encore. Elle soupira longuement, résignée, et fit couler une troisième gorgée de feu dans sa gorge. La chaleur monta immédiatement dans sa poitrine. Son esprit, lui, commença à vaciller dangereusement.

Renvoyée de Poudlard
5ème Année RP (2047-2048)

Chasseuse de né-moldus professionnelle
Fiche Eleve

19 oct. 2025, 23:09
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
Précédemment

Cela devait être par là.
Après s'être matérialisé magiquement dans le craquement caractéristique du transplannage dans des ruelles annexes du Chemin qu'il connaissait et qu'il estimait se trouver à proximité du lieu de perdition auquel on l'avait lui même présomptueusement invité, Aliosus s'était efforcé de trouver le "Pitiponk", débit de boisson qui se vantait d'attirer les cibles légales les plus vulnérables qui soient, les étudiants, pour en saper toute velléité de se consacrer à leurs travaux académiques et par la même occasion cupide - le propriétaire du bar était il à demi gobelin ? - leur soutirer leurs maigres économies qu'ils troqueront pour un engourdissement des sens vaguement euphorique qui durerait deux fois moins longtemps que le mal de crâne qui s'en suivrait. Il aurait du éprouver une certaine pitié pour les victimes de ce grossier système, mais la ficelle était tellement visible, le piège à croups si évident, que nul ne méritait la moindre commisération de sa part.

Enfin, le nom du scélérat établissement s'affichait en lettre d'étain sur fond vert. Il allait pouvoir y mener son enquête et s'assurer que sa cousine y avait bien été vue - elle ne laissait jamais un lieu indemne de son passage - peut être obtiendrait il des indices sur l'endroit où, à coup sur, elle était partie pour se remettre du guet apens sordide organisé par son propre frère.

Il poussa la porte, et
«Einäugige Huren ! Was zur Hölle !» Juron grossier ! Quel enfer !
Aliosus débarque donc, n'hésitez pas à lui tomber dessus.

RP garantis 0% IA et 100% humain

19 oct. 2025, 23:45
 Animation  Soirée d'intégration 2050  RP 
En temps normal, Alice n’aurait jamais tendu sa main à qui que ce soit. Ce geste était inélégant et réservée à la gent masculine… ou à tout autre pourceau désireux de se salir avec les exsudations digitales d’autrui. Alice préférait la génuflexion, ce qu’elle aurait fait si elle avait été certaine que miss Savage soit une femme à recevoir ce genre de salutation. Une poignée de main avait le mérite d’être une salutation universelle.
Et désagréable. Alice n’aimait pas voir sa main secouée avec tant d’excitation, pas plus qu’elle n’aimait le contact de sa peau contre la sienne. Mais soit. Si il fallait cela pour s’attirer la sympathie de la Savage, Alice subirait. Et se laverait soigneusement les mains plus tard.

Christopher était là, enfin ! Enfin ! Il allait comprendre, n’est-ce pas ? Si ce n’était pas encore le cas, cela ne tarderait pas. Regretterait-il, lui qui avait dit plus tôt ne jamais le faire ? Il allait le faire. Il allait la supplier sans mot de rester sage, de ne point jouer avec sa carrière. Ecouterait-elle ?
Alice suivit le déplacement de Christopher dans un sourire doux, délicat, fein, avant de reporter toute son attention sur Peyton qui se penchait sur elle pour répondre à sa complicité. Pierce était, de ce qu’Alice comprenait, son frère.
La jeune femme laissa échapper un rire léger, amusé, faussement bien sûr. Oh, bien sûr qu’Alice était gagnante.

Alice battit ses cils avec lenteur pour apprécier le visage de Christopher. Comprenait-il, désormais ? Comprenait-il qu’Alice tenait sa carrière entre ses doigts éprouvés par la poigne de Peyton ? Il avait osé l’humilier tantôt dans une demande en mariage. Il avait osé être insultant, méprisant, moqueur. Cela s’arrêterait aujourd’hui. Il ne savait pas quelle joueuse était Alice. Quelle guerrière enragée se cachait derrière ces boucles blanches. Il ne savait rien d’elle. Rien.
L’ambiance changea soudain. Le regard de Peyton sur elle se fit plus… moins… différent. Lorsqu’il bondit sur Christopher, Alice su ce que Peyton avait vu, ou bien entendu. Voilà qui était inespéré. Inattendu, mais bienvenu. En voilà une merveilleuse alliée ! Oh, Christopher, essayez, essayez encore ! Cherchez à me rabaisser par un terme, juste un terme, faites ! Vous avez perdu.

Alice mima la gêne, son regard tombant sur ses pieds. Elle joua même avec sa natte pour la changer d’épaule ! Rougir sur commande, Alice en était tout à fait incapable. En revanche, l’alcool s’était chargé de cela pour elle. Finalement, le timing était parfait.
Elle leva timidement les yeux vers Christopher lorsque le mot fiancés franchit les lèvres de sa patronne, son pouce faisant rouler la bague d’argent qu’elle s’était elle même passé au doigt. Son coeur frappait rapidement dans sa poitrine, ses lèvres cherchaient à sourire grand, grand, si grand ! Exposer ses dents à Christopher pour lui jeter au visage la victoire qu’elle avait remporté, oui, car c’était une victoire ! Une victoire merveilleuse, totale ! Alice avait gagné ! Pas ses défis pitoyables dont elle se fichait éperdument ! Ce qu’elle voulait, c’était s’immiscer dans sa vie, ses souvenirs, qu’il s’imagine la voir débarquer à chaque instant de la journée en l’appelant mon amour ! Et si il osait dire à Peyton que tout cela n’était qu’un jeu, qu’une bêtise, une humiliation ? Alice le contredirait car d’entre eux, c’était Alice qui mentait le mieux. Et puis… irait-il contre ce beau sourire, cette belle complicité qui, petit à petit, se dessinait entre sa patronne et sa charmante fiancée ?

Les mains de la Savage récupérèrent celle d’Alice, qui glissa aussitôt son regard dans le sien. A cela, Alice ne s’y était pas attendu, et là voilà surprise de cette soudaine proximité. « Oh, je vous en prie, je ne doute pas que vous auriez mis tout en œuvre pour palier à la maladresse de Christopher… » laissa échapper Alice avec adresse, quoi que ponctué d’un brin de bafouillage. Elle n’aimait pas ce contact.
Contrairement à l’affection qu’elle eu aussitôt pour ce sourire doux et ce ton plus bas, pour les compliments qui flattèrent son égo de jeune femme rudoyé par les vilenies de Christopher… et pour ce qui suivit ensuite.
Le coeur d’Alice rata un battement durant lequel le jeu cruel dans lequel ils s’étaient lancés à corps perdu cessa. Avait-elle bien entendu ? Avait-elle…
Alice resta muette, figée, incapable d’effectuer le moindre geste. Elle se perdit dans les yeux de Peyton, comme si elle pouvait comprendre plus que ce qui venait de lui être dit.
Surtout lorsqu’elle porte votre nom. Son nom, à elle, pas celui de Mère, mais celui de Père. Alice ne s’était pas présenté à elle pour rien. Elle avait seulement espéré que ce soit avec Thomas qu’elle fasse le lien… pas avec Père. Car c’était avec lui que le lien avait-été fait, non ? Sinon, pourquoi hésiter ? Pourquoi baisser le ton pour ajouter cela ?

Et enfin, Alice réagit, sans feinte, sans mensonge. Son visage se fendit d’un sourire, un vrai, l’un de ceux qui disent merci. Merci d’avoir dit cela, si joliment, avec autant de douceur, votre main dans la mienne, votre regard braqué dans le mien.
Même le soupir de Christopher ne parvint pas à sortir Alice de cette bulle d’affection qu’elle ressentait pour cette inconnue qui n’était dés lors qu’un pion sur son échiquier. En quelques mots, elle était devenue une alliée dans un tout autre jeu.
Mais l’autre ne s’était pas arrêté pour autant. Bien au contraire.

Sa main toujours laissée au soin de Peyton Savage, Alice leva me nez en l’air, ses oreilles caressées par une variation musicale. Elle jeta un regard par dessus son épaule et constata que dans son dos, la salle se mettait en mouvement. Les chaises, les tables et même la plèbe s’agitaient. L’heure était désormais à la danse.

Son coeur encore chamboulé par miss Peyton, ses mots, son soutien et ses aveux d’allégeance, Alice se tourna néanmoins vers elle pour lui offrir un sourire plus beau encore, toujours sincère, mais moins spontanée. Christopher verrait la différence, lui, bien sûr. Bien sûr qu’il la verrait. Alice commençait à comprendre que cet énergumène avait la capacité de reconnaître les masques.

« Le choix du fiancé m’importe bien plus que la demande en mariage, miss Savage ». Alice coula un regard vers le fiancé en question. « Celui ci me convient. Me demander en mariage dans ce lieu qui lui tient tant à coeur, je trouve cela… si romantique. » Elle se tourna à nouveau vers Peyton, et serra un peu plus ses doigts autour des siens. Elle se pencha un peu, juste un peu, pour qu’elle entende, elle, elle seule, pas lui, oh, surtout pas lui. « Quant à mon nom, ma Dame… sachez qu’il ne saurait vous exprimer toute la gratitude que vos mots méritent pourtant. En ces temps troublés, je puis en revanche vous assurer ma sincère joie de les entendre. » Elle se redressa, non sans lancer un regard entendu à la patronne de Christopher, le tout ponctué d’un sourire aux dents dévoilées. Alice jeta finalement un regard à son fiancé, pour lequel elle battit des cils. « Désirez-vous poursuivre les défis ou… pouvons nous enfin aller danser… ? »

Un léger, très léger picotement dans sa nuque dérangea soudain Alice. Elle fit rouler son épaule pour se débarrasser de cet étrange sentiment de déjà vu.
Ce n'était sans doute rien.

@Christopher Hangoover Je te renvoie ça à grand coup de raquette.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050