16 oct. 2025, 23:25
Viens couper, ça soigne l'esprit !
La suggestion d'Aaron, à peine formulée, trouva un écho immédiat chez Hyacinthe, qui la jugea excellente. Ce retour positif fit naître un sourire sur le visage d'Aaron, sourire qui s'élargit encore lorsqu'il entendit la méthode de mise en œuvre proposée. Un sortilège pour transformer les chaises, plutôt qu'une création matérielle, s'avérait en effet bien plus judicieux : l'effet n'étant pas permanent, la forme initiale pouvait être rétablie aisément en cas de problème. Cette solution avait l'avantage d'éviter les réparations fréquentes qu'exigerait une structure en carton, fragile et sujette aux incidents ; dispensait de devoir utiliser à répétition le sortilège Reparo pour corriger tout cela. Aaron s'étonna de ne pas y avoir pensé plus tôt.
— C'est une excellente idée, je n'y avais pas pensé. On peut tout à fait le faire par un sortilège, c'est certainement mieux que de devoir tester la solidité de la composition en carton ; personne ne nous criera dessus si la peinture est trop agressive ou si nous avions commis une erreur dans la création…
Un rire sincère échappa à Aaron. Hyacinthe partit aussitôt chercher les lanternes, leur proximité rendant la tâche aisée. Pendant ce temps, Aaron s'approcha de deux chaises et lança à chacune le sortilège de métamorphose approprié. La première chaise se transforma en citrouille, arborant une teinte orangée tirant sur le marron, et sa matière gondolée rappelait le bristol, comme si elle avait été façonnée par un adolescent. La seconde adopta également la forme attendue, mais cette fois dans des nuances de vert, et la texture cartonnée était plus lisse. Aaron choisit de ne pas modifier les autres chaises dans l'immédiat, préférant recueillir l'avis du psychomage sur ces deux premiers essais.
En se retournant, Aaron sentit une nouvelle fois l'intérêt que suscitaient en lui les propos de Hyacinthe au sujet du mensonge. L'approche philosophique présentée sur la tromperie — la possibilité de mentir avec bonté ou de dire la vérité avec cruauté — résonnait particulièrement avec son expérience d'inventeur d’excuses. Pendant des années, ils avaient pratiqué cet art sans remords, convaincus que ces mensonges contribuaient à la paix, tant que personne ne venait les confronter. Ce rôle avait permis à Aaron de se sentir vivant, d'exister pleinement. Il réalisa alors que les objectifs de Hyacinthe, tout en réfléchissant à ses propres motivations et à sa relation avec sa sœur, ouvraient la voie à de nouvelles pistes de solution.
— C'est envisageable… Merci ! Je me demande pourquoi je n'ai pas vu cette possibilité avant que tout cela n'en arrive à ce point. C'est comme si je m'étais effacé avant de parler avec vous…
Aaron se confiait d'une façon si naturelle, le sourire toujours aux lèvres, avant de rejoindre Hyacinthe et les lanternes. Il s'attarda sur ces dernières, admirant leur beauté, puis porta son attention sur les rubans que son collègue souhaitait y ajouter. Les teintes orangées lui plurent, mais son regard fut également attiré par une couleur plus sombre : le zinzolin.
— Deux à trois pourrait être intéressant, je trouve. Les couleurs de l'automne vert et orange, et peut-être ajouter un mauve au centre pour rappeler les couleurs de la Samain ?
— C'est une excellente idée, je n'y avais pas pensé. On peut tout à fait le faire par un sortilège, c'est certainement mieux que de devoir tester la solidité de la composition en carton ; personne ne nous criera dessus si la peinture est trop agressive ou si nous avions commis une erreur dans la création…
Un rire sincère échappa à Aaron. Hyacinthe partit aussitôt chercher les lanternes, leur proximité rendant la tâche aisée. Pendant ce temps, Aaron s'approcha de deux chaises et lança à chacune le sortilège de métamorphose approprié. La première chaise se transforma en citrouille, arborant une teinte orangée tirant sur le marron, et sa matière gondolée rappelait le bristol, comme si elle avait été façonnée par un adolescent. La seconde adopta également la forme attendue, mais cette fois dans des nuances de vert, et la texture cartonnée était plus lisse. Aaron choisit de ne pas modifier les autres chaises dans l'immédiat, préférant recueillir l'avis du psychomage sur ces deux premiers essais.
En se retournant, Aaron sentit une nouvelle fois l'intérêt que suscitaient en lui les propos de Hyacinthe au sujet du mensonge. L'approche philosophique présentée sur la tromperie — la possibilité de mentir avec bonté ou de dire la vérité avec cruauté — résonnait particulièrement avec son expérience d'inventeur d’excuses. Pendant des années, ils avaient pratiqué cet art sans remords, convaincus que ces mensonges contribuaient à la paix, tant que personne ne venait les confronter. Ce rôle avait permis à Aaron de se sentir vivant, d'exister pleinement. Il réalisa alors que les objectifs de Hyacinthe, tout en réfléchissant à ses propres motivations et à sa relation avec sa sœur, ouvraient la voie à de nouvelles pistes de solution.
— C'est envisageable… Merci ! Je me demande pourquoi je n'ai pas vu cette possibilité avant que tout cela n'en arrive à ce point. C'est comme si je m'étais effacé avant de parler avec vous…
Aaron se confiait d'une façon si naturelle, le sourire toujours aux lèvres, avant de rejoindre Hyacinthe et les lanternes. Il s'attarda sur ces dernières, admirant leur beauté, puis porta son attention sur les rubans que son collègue souhaitait y ajouter. Les teintes orangées lui plurent, mais son regard fut également attiré par une couleur plus sombre : le zinzolin.
— Deux à trois pourrait être intéressant, je trouve. Les couleurs de l'automne vert et orange, et peut-être ajouter un mauve au centre pour rappeler les couleurs de la Samain ?
@Hyacinthe Kyros
Mots en gras pour l'Inktober professeur 2025
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17 oct. 2025, 14:55
Viens couper, ça soigne l'esprit !
Le rire d’Aaron eut quelque chose de contagieux, sincère et clair, et Hyacinthe le rejoignit sans grande difficulté. Le roux, en plein mouvement, s’interrompit un instant, surpris par la spontanéité de ce son. Ce rire dissipa un peu du poids qu’il percevait chez son collègue depuis le début de leur entretien.
Il leva les yeux vers les deux chaises transformées et, l’espace d’un instant, se laissa absorber par leur contraste. Il s'approcha lentement, observant les irrégularités avec beaucoup de satisfaction. Les métamorphoses d'Aaron étaient précises et jolies, s'harmonisant sans difficulté avec le reste du bureau.
- Elles sont très bien comme ça, murmura-t-il simplement. Je crois même que j’aime l’idée qu’elles soient différentes. Ce sont de jolies teintes, je vous remercie.
Hyacinthe sourit légèrement avant de contourner la table, s'abaissant pour récupérer un ruban échappé du carton. Il nota la remarque d'Aaron avec attention - c'est comme si je m'étais effacé avant de parler avec vous - et suspendit brièvement son geste.
- Vous savez, il n'y a rien d'anormal à cela. On apprend souvent à s'effacer bien avant de s'en rendre compte. C'est une forme de protection, d'adaptation à ceux qui nous entourent. Il est tout aussi possible de considérer ça comme une nécessité que comme une erreur. Mais... dans le cas où vous vous retrouveriez dans cette deuxième catégorie, ne soyez pas écrasé par un tel fardeau. Les erreurs font partie de nous. L’important, c’est de ne pas laisser les autres en définir le poids.
Un silence suivi, dense mais apaisant. Hyacinthe n'insista pas pour le combler, bien au contraire. Il se remit en mouvement, fouillant dans le fond du carton afin de trouver plusieurs rubans qu'il avait mis dans un sac en plastique. Tout en restant attentif à sa tâche, il poursuivit :
- Du Zinzolin ? Voilà une couleur que l'on n'entend pas souvent. Vous avez raison, néanmoins, ce serait splendide. Je dois avoir une couleur similaire quelque part là-dedans... oh, là voici. Est-ce que c'est ce que vous aviez en tête ?
Il sortit le tissu de soie violacé et le tendit vers son collègue. Après lui avoir laissé le temps de vérifier la couleur, Hyacinthe attacha le ruban au bout de la lanterne, son geste précis et lent. Le tissu glissa entre ses doigts, se mélangeant au vert et à l’orange du reste de la décoration. Le contraste était subtil, néanmoins remarquable.
Il prit un pas de recul pour contempler le résultat. C'était définitivement une bonne idée. Puis, le roux lança avec un sourire :
- Vous semblez avoir un bon sens de l'esthétisme, non ?
Ses mots n’étaient pas vraiment une remarque sur la décoration, mais plutôt une conclusion personnelle à laquelle le trentenaire était arrivé. Décorer une pièce avec quelqu'un faisait ça, souvent. Cela n'était pas vraiment surprenant de découvrir de tels traits dans ce genre d'activité. Après une courte pause, il décida de poursuivre le sujet principal de leur conversation.
- Si vous aviez envie, un jour, de parler d'elle -votre soeur, je veux dire- dans un cadre plus... professionnel, dirons-nous, ma porte vous est ouverte.
Hyacinthe s’assit à nouveau, la main posée sur le bois poli de la table basse, cette fois les yeux tournés vers les lanternes. Les guirlandes, les rubans, les citrouilles, tout participait désormais à cette atmosphère étrange, suspendue entre confidence et apaisement. Il semblait que Samain avait pris le pas sur l'automne, mais cela n'était en rien dérangeant. Hyacinthe prit une inspiration lente, laissa son regard glisser vers la fenêtre où le soleil commençait à décliner.
Il leva les yeux vers les deux chaises transformées et, l’espace d’un instant, se laissa absorber par leur contraste. Il s'approcha lentement, observant les irrégularités avec beaucoup de satisfaction. Les métamorphoses d'Aaron étaient précises et jolies, s'harmonisant sans difficulté avec le reste du bureau.
- Elles sont très bien comme ça, murmura-t-il simplement. Je crois même que j’aime l’idée qu’elles soient différentes. Ce sont de jolies teintes, je vous remercie.
Hyacinthe sourit légèrement avant de contourner la table, s'abaissant pour récupérer un ruban échappé du carton. Il nota la remarque d'Aaron avec attention - c'est comme si je m'étais effacé avant de parler avec vous - et suspendit brièvement son geste.
- Vous savez, il n'y a rien d'anormal à cela. On apprend souvent à s'effacer bien avant de s'en rendre compte. C'est une forme de protection, d'adaptation à ceux qui nous entourent. Il est tout aussi possible de considérer ça comme une nécessité que comme une erreur. Mais... dans le cas où vous vous retrouveriez dans cette deuxième catégorie, ne soyez pas écrasé par un tel fardeau. Les erreurs font partie de nous. L’important, c’est de ne pas laisser les autres en définir le poids.
Un silence suivi, dense mais apaisant. Hyacinthe n'insista pas pour le combler, bien au contraire. Il se remit en mouvement, fouillant dans le fond du carton afin de trouver plusieurs rubans qu'il avait mis dans un sac en plastique. Tout en restant attentif à sa tâche, il poursuivit :
- Du Zinzolin ? Voilà une couleur que l'on n'entend pas souvent. Vous avez raison, néanmoins, ce serait splendide. Je dois avoir une couleur similaire quelque part là-dedans... oh, là voici. Est-ce que c'est ce que vous aviez en tête ?
Il sortit le tissu de soie violacé et le tendit vers son collègue. Après lui avoir laissé le temps de vérifier la couleur, Hyacinthe attacha le ruban au bout de la lanterne, son geste précis et lent. Le tissu glissa entre ses doigts, se mélangeant au vert et à l’orange du reste de la décoration. Le contraste était subtil, néanmoins remarquable.
Il prit un pas de recul pour contempler le résultat. C'était définitivement une bonne idée. Puis, le roux lança avec un sourire :
- Vous semblez avoir un bon sens de l'esthétisme, non ?
Ses mots n’étaient pas vraiment une remarque sur la décoration, mais plutôt une conclusion personnelle à laquelle le trentenaire était arrivé. Décorer une pièce avec quelqu'un faisait ça, souvent. Cela n'était pas vraiment surprenant de découvrir de tels traits dans ce genre d'activité. Après une courte pause, il décida de poursuivre le sujet principal de leur conversation.
- Si vous aviez envie, un jour, de parler d'elle -votre soeur, je veux dire- dans un cadre plus... professionnel, dirons-nous, ma porte vous est ouverte.
Hyacinthe s’assit à nouveau, la main posée sur le bois poli de la table basse, cette fois les yeux tournés vers les lanternes. Les guirlandes, les rubans, les citrouilles, tout participait désormais à cette atmosphère étrange, suspendue entre confidence et apaisement. Il semblait que Samain avait pris le pas sur l'automne, mais cela n'était en rien dérangeant. Hyacinthe prit une inspiration lente, laissa son regard glisser vers la fenêtre où le soleil commençait à décliner.
593 - @Aaron Bagans
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
17 oct. 2025, 23:23
Viens couper, ça soigne l'esprit !
Aaron affichait une grande satisfaction face à la situation présente. Sa tête acquiesçait fréquemment, d'abord parce que les deux essais de métamorphose qu'il avait réalisés avaient reçu l'approbation du propriétaire des lieux, ensuite parce que ces validations consécutives lui procuraient un profond bien-être. Tout semblait aller de soi : il était tout à fait naturel qu'il ait agi de cette manière et qu'il ait réagi ainsi émotionnellement parlant. Cette attitude relevait d'une véritable adaptation psychologique. Contrairement à ce que sa sœur voulait lui faire croire, il n'était ni faible ni inutile ; il était simplement ordinaire.
— Je ferai donc attention à ne pas adopter — systématiquement — pour argent comptant tout ce qui vient de personnes dont je sais qu'elles ne portent aucune considération à ce que je fais. Ce sera difficile, mais je prendrai le temps de venir vous voir pour travailler cela. Le faire seul ne serait sans doute pas une bonne idée, alors je viendrai volontiers vers vous, Hyacinthe. Et encore une fois, merci !
La sincérité semblait être une seconde nature chez le professeur d'étude des Moldus. Encouragé dans cette voie, Aaron se montrait authentique et agissait avec une décontraction surprenante. Il prenait déjà plaisir à voir toutes ces lanternes décorer la pièce, qui se transformait peu à peu en un espace automnal, orné de touches évoquant la célébration à venir à la fin du mois.
— Je ne sais pas si c'est du bon sens, mais j'ai toujours aimé la fête de la Samain, que ce soit dans le monde sorcier ou dans sa variante Halloween du monde moldu. Ma mère, passionnée de culture moldue, transplanait avec nous dans quelques rues écossaises non magiques. Nous faisions la tournée des bonbons dans des costumes que nous devions confectionner nous-mêmes. J'ai longtemps été fasciné par la façon dont on suspendait des décorations dans le vide, avant de comprendre qu'il s'agissait simplement de fil de pêche ; une astuce que j'ai adoptée pour expliquer aux Moldus pourquoi un enfant sorcier faisait léviter un objet devant eux. C'était assez efficace.
Aaron se replongeait avec nostalgie dans ces souvenirs heureux : les costumes fabriqués sans magie ; l'apprentissage de la fameuse formule un bonbon ou un sort qui l'amusait tant, car bien qu'il soit sorcier, il ne s'en était jamais servi par frustration ; et le plaisir de remplir son panier en osier de friandises variées, bien différentes des confiseries ensorcelées qu’il connaissait. Parmi ses préférés figuraient les dents de vampire et les bonbons cola, sans oublier les dragibus bleus et noirs.
— Je vous remercie, je prendrai volontiers la poignée de porte pour venir vous trouver ! Attendez, que diriez-vous de placer une petite corbeille de bonbons sorciers et moldus pour faire patienter les jeunes ? Ainsi, ils pourraient découvrir ensemble les plaisirs sucrés, sorciers et moldus, qu'ils ne connaissent pas encore à cette merveilleuse période qu'est l'automne.
— Je ferai donc attention à ne pas adopter — systématiquement — pour argent comptant tout ce qui vient de personnes dont je sais qu'elles ne portent aucune considération à ce que je fais. Ce sera difficile, mais je prendrai le temps de venir vous voir pour travailler cela. Le faire seul ne serait sans doute pas une bonne idée, alors je viendrai volontiers vers vous, Hyacinthe. Et encore une fois, merci !
La sincérité semblait être une seconde nature chez le professeur d'étude des Moldus. Encouragé dans cette voie, Aaron se montrait authentique et agissait avec une décontraction surprenante. Il prenait déjà plaisir à voir toutes ces lanternes décorer la pièce, qui se transformait peu à peu en un espace automnal, orné de touches évoquant la célébration à venir à la fin du mois.
— Je ne sais pas si c'est du bon sens, mais j'ai toujours aimé la fête de la Samain, que ce soit dans le monde sorcier ou dans sa variante Halloween du monde moldu. Ma mère, passionnée de culture moldue, transplanait avec nous dans quelques rues écossaises non magiques. Nous faisions la tournée des bonbons dans des costumes que nous devions confectionner nous-mêmes. J'ai longtemps été fasciné par la façon dont on suspendait des décorations dans le vide, avant de comprendre qu'il s'agissait simplement de fil de pêche ; une astuce que j'ai adoptée pour expliquer aux Moldus pourquoi un enfant sorcier faisait léviter un objet devant eux. C'était assez efficace.
Aaron se replongeait avec nostalgie dans ces souvenirs heureux : les costumes fabriqués sans magie ; l'apprentissage de la fameuse formule un bonbon ou un sort qui l'amusait tant, car bien qu'il soit sorcier, il ne s'en était jamais servi par frustration ; et le plaisir de remplir son panier en osier de friandises variées, bien différentes des confiseries ensorcelées qu’il connaissait. Parmi ses préférés figuraient les dents de vampire et les bonbons cola, sans oublier les dragibus bleus et noirs.
— Je vous remercie, je prendrai volontiers la poignée de porte pour venir vous trouver ! Attendez, que diriez-vous de placer une petite corbeille de bonbons sorciers et moldus pour faire patienter les jeunes ? Ainsi, ils pourraient découvrir ensemble les plaisirs sucrés, sorciers et moldus, qu'ils ne connaissent pas encore à cette merveilleuse période qu'est l'automne.
@Hyacinthe Kyros
Mots en gras pour l'Inktober professeur 2025
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20 oct. 2025, 23:57
Viens couper, ça soigne l'esprit !
Le ton d’Aaron, plus léger, s’accordait parfaitement à l’atmosphère que le bureau prenait peu à peu. Les teintes chaudes, la musique et le parfum du papier neuf se mêlaient à cette ambiance automnale que Hyacinthe voulait instaurer. L’homme s’était détendu, ses gestes plus assurés, son regard plus franc : comme si la conversation et le travail manuel avaient dissipé les brumes de son esprit.
Hyacinthe, penché sur la dernière lanterne, termina de fixer un ruban avant de redresser la tête. Le rire silencieux qui lui échappa fut à peine perceptible, mais il n’en restait pas moins sincère. La perspective d’une corbeille de bonbons lui sembla aussi charmante qu’un brin audacieuse.
- Une corbeille, hm ? C'est une idée sympathique. D'un autre côté, peut-être est-ce le moyen le plus simple que les élèves passent par la salle d'attente pour grignoter un peu, répondit-il, son ton empreint d’amusement. Si les bonbons peuvent leur donner l'occasion venir dans la salle, même sans me voir, ça ne peut qu'habituer les récalcitrants à penser que cet endroit n'est pas source d'angoisse.
Son regard glissa vers Aaron, puis vers la fenêtre où la lumière d’automne s’adoucissait encore. Un sourire effleura les lèvres du psychomage, fugace mais chargé de sens. Hyacinthe s’écarta pour mieux contempler la pièce. L’endroit, bien qu'il était l'exacte opposé d'un lieu austère et neutre de par les couleurs, les ajouts et toutes les singularités que sa prédécesseure avait installé, semblait cette fois-ci pleinement s'ancrer dans la saison et les pensées du moment.
Il s’assit finalement, laissant retomber ses épaules dans un soupir satisfait. Les mots d’Aaron résonnaient encore ; sur la difficulté à se détacher du regard de l’autre, sur cette promesse de revenir. C'était soulageant de savoir que l'homme avait pu trouver lui aussi refuge ici. Hyacinthe n’était pas dupe : il savait que la grande majorité des patients avec qui il allait travailler étaient les élèves. Sa présence et son expertise étaient disponible pour l'ensemble de ses collègues, même s'il était peut-être plus difficile pour eux d'envisager se confier à quelqu'un avec qui ils travaillaient. Le fait qu'Aaron ait débloqué ce chemin était un grand pas, qui mit Hyacinthe dans un profond état de satisfaction.
- Il faudra que je passe chez Honeydukes au cours de la semaine prochaine, dans ce cas, pour prendre un assortiment de friandises. Peut-être passer dans une confiserie moldue, à quelques pâtés de maison de chez moi, histoire de faire varier les goûts.
Le roux songea aux autres décorations qui étaient dans le carton. Peut-être que la main au teint blaffare serait un peu de trop, mais un crâne sali avec les années trônerait divinement bien sur son bureau. Arrivant à cours d'idées, le roux pensa que cela serait peut-être sa dernière action dans le cadre de cette décoration. Du moins, dans le cas où le professeure d'Étude des Moldus n'aurait aucune autre proposition. Pris d'un coup de fatigue face à ces pensées, il décida de placer le crâne sans prendre la peine de se déplacer. Un rapide coup de baguette fit léviter la décoration hors du carton, jusqu'à se poser délicatement sur un coin non encombré de son bureau. Voilà, c'était parfait.
Hyacinthe, penché sur la dernière lanterne, termina de fixer un ruban avant de redresser la tête. Le rire silencieux qui lui échappa fut à peine perceptible, mais il n’en restait pas moins sincère. La perspective d’une corbeille de bonbons lui sembla aussi charmante qu’un brin audacieuse.
- Une corbeille, hm ? C'est une idée sympathique. D'un autre côté, peut-être est-ce le moyen le plus simple que les élèves passent par la salle d'attente pour grignoter un peu, répondit-il, son ton empreint d’amusement. Si les bonbons peuvent leur donner l'occasion venir dans la salle, même sans me voir, ça ne peut qu'habituer les récalcitrants à penser que cet endroit n'est pas source d'angoisse.
Son regard glissa vers Aaron, puis vers la fenêtre où la lumière d’automne s’adoucissait encore. Un sourire effleura les lèvres du psychomage, fugace mais chargé de sens. Hyacinthe s’écarta pour mieux contempler la pièce. L’endroit, bien qu'il était l'exacte opposé d'un lieu austère et neutre de par les couleurs, les ajouts et toutes les singularités que sa prédécesseure avait installé, semblait cette fois-ci pleinement s'ancrer dans la saison et les pensées du moment.
Il s’assit finalement, laissant retomber ses épaules dans un soupir satisfait. Les mots d’Aaron résonnaient encore ; sur la difficulté à se détacher du regard de l’autre, sur cette promesse de revenir. C'était soulageant de savoir que l'homme avait pu trouver lui aussi refuge ici. Hyacinthe n’était pas dupe : il savait que la grande majorité des patients avec qui il allait travailler étaient les élèves. Sa présence et son expertise étaient disponible pour l'ensemble de ses collègues, même s'il était peut-être plus difficile pour eux d'envisager se confier à quelqu'un avec qui ils travaillaient. Le fait qu'Aaron ait débloqué ce chemin était un grand pas, qui mit Hyacinthe dans un profond état de satisfaction.
- Il faudra que je passe chez Honeydukes au cours de la semaine prochaine, dans ce cas, pour prendre un assortiment de friandises. Peut-être passer dans une confiserie moldue, à quelques pâtés de maison de chez moi, histoire de faire varier les goûts.
Le roux songea aux autres décorations qui étaient dans le carton. Peut-être que la main au teint blaffare serait un peu de trop, mais un crâne sali avec les années trônerait divinement bien sur son bureau. Arrivant à cours d'idées, le roux pensa que cela serait peut-être sa dernière action dans le cadre de cette décoration. Du moins, dans le cas où le professeure d'Étude des Moldus n'aurait aucune autre proposition. Pris d'un coup de fatigue face à ces pensées, il décida de placer le crâne sans prendre la peine de se déplacer. Un rapide coup de baguette fit léviter la décoration hors du carton, jusqu'à se poser délicatement sur un coin non encombré de son bureau. Voilà, c'était parfait.
529 - @Aaron Bagans
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
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22 oct. 2025, 22:06
Viens couper, ça soigne l'esprit !
Aaron n'était plus vraiment surpris par les propositions de Hyacinthe, comme si la discussion, les confidences et l'élan créatif partagé avaient dissipé toute la tension — ou l'effet de surprise — chez lui. Après avoir laissé parler son cœur et son imagination, il accueillit avec une sérénité naturelle la validation d'installer des bonbons dans la salle d'attente. Pour lui, le sucre avait toujours été synonyme de réconfort, une douceur qui apaise les moments d'espérance et facilite la convivialité. Même s'il n'en revendiquait pas l'origine, il était heureux que cette idée se concrétise et n'hésita pas à en louer la pertinence, prêt à en laisser le mérite à Hyacinthe.
— Je suis content de savoir que la délicatesse du sucre aidera à tranquilliser l'attente… Et, mais c'est une excellente idée !
Au moment où un sortilège de lévitation déplaça un crâne ancien vers le bureau du psychomage, Aaron ne put s'empêcher d'admirer la justesse de cette référence à Halloween. Ce symbole, à la fois évocation de la fête et clin d'œil à la complexité de l'esprit humain, lui sembla particulièrement bien choisi. Il retrouva alors un esprit de camaraderie espiègle, se surprenant à envier un peu la jeunesse actuelle de vivre ce genre de moments à Poudlard ; des moments qu'il n'avait pas connus dans sa propre scolarité.
Porté par cet enthousiasme, Aaron fit apparaître une fine toile d'araignée sur les rampes d'escalier — mêlée à quelques feuilles automnales — ajoutant de cette façon une touche supplémentaire à l'ambiance qu'ils avaient commencé à créer.
— Est-ce que vous avez des scarabées en plastique ? On pourrait les installer à la place des araignées sur les toiles, ainsi on ne fait subir de crise d'arachnophobie à personne. Et pour les premières années, ils pourront peut-être les transformer en boutons ; certes certains auraient des pattes, mais ça gardera la magie de Poudlard, et comme cela serait une matière non vivante, on pourra réellement dire qu'aucun animal n'aura été blessé pendant le sortilège.
Aaron avait toujours eu à cœur de mêler l'utile à l'agréable, d'enrichir les ornementations de la maison familiale ou de s'amuser avec celles des autres. Ce trait de caractère — forgé dès l'enfance — ne l'avait jamais quitté. Il peinait d'ailleurs à imaginer que les jeunes élèves résisteraient à la tentation de participer — eux aussi — à l’évolution de la décoration ; persuadé que la magie de l'automne résidait justement dans ces modestes gestes spontanés et collectifs qui font vivre les traditions.
Les coutumes étaient faites pour être expérimentées, mais aussi pour être transformées. Et si elles pouvaient offrir des instants de plaisir au cœur des incertitudes scolaires, Aaron les accueillerait volontiers.
— Enfin, si cela ne vous dérange pas qu'ils viennent à apporter aussi leur petite touche personnelle à la décoration…
— Je suis content de savoir que la délicatesse du sucre aidera à tranquilliser l'attente… Et, mais c'est une excellente idée !
Au moment où un sortilège de lévitation déplaça un crâne ancien vers le bureau du psychomage, Aaron ne put s'empêcher d'admirer la justesse de cette référence à Halloween. Ce symbole, à la fois évocation de la fête et clin d'œil à la complexité de l'esprit humain, lui sembla particulièrement bien choisi. Il retrouva alors un esprit de camaraderie espiègle, se surprenant à envier un peu la jeunesse actuelle de vivre ce genre de moments à Poudlard ; des moments qu'il n'avait pas connus dans sa propre scolarité.
Porté par cet enthousiasme, Aaron fit apparaître une fine toile d'araignée sur les rampes d'escalier — mêlée à quelques feuilles automnales — ajoutant de cette façon une touche supplémentaire à l'ambiance qu'ils avaient commencé à créer.
— Est-ce que vous avez des scarabées en plastique ? On pourrait les installer à la place des araignées sur les toiles, ainsi on ne fait subir de crise d'arachnophobie à personne. Et pour les premières années, ils pourront peut-être les transformer en boutons ; certes certains auraient des pattes, mais ça gardera la magie de Poudlard, et comme cela serait une matière non vivante, on pourra réellement dire qu'aucun animal n'aura été blessé pendant le sortilège.
Aaron avait toujours eu à cœur de mêler l'utile à l'agréable, d'enrichir les ornementations de la maison familiale ou de s'amuser avec celles des autres. Ce trait de caractère — forgé dès l'enfance — ne l'avait jamais quitté. Il peinait d'ailleurs à imaginer que les jeunes élèves résisteraient à la tentation de participer — eux aussi — à l’évolution de la décoration ; persuadé que la magie de l'automne résidait justement dans ces modestes gestes spontanés et collectifs qui font vivre les traditions.
Les coutumes étaient faites pour être expérimentées, mais aussi pour être transformées. Et si elles pouvaient offrir des instants de plaisir au cœur des incertitudes scolaires, Aaron les accueillerait volontiers.
— Enfin, si cela ne vous dérange pas qu'ils viennent à apporter aussi leur petite touche personnelle à la décoration…
@Hyacinthe Kyros
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30 oct. 2025, 15:54
Viens couper, ça soigne l'esprit !
Hyacinthe observa un instant le ballet tranquille des objets en mouvement. Entre le léger tremblement du crâne flottant jusqu’à son bureau, la toile d’araignée délicatement suspendue au-dessus des rampes, et l'apparition de jolies feuilles automnales qui suivait, il ne pu que sentir un élan de bonheur face à ces belles idées. Un sourire, imperceptible d’abord, se dessina au coin de ses lèvres en songeant au fait qu'il se sentait habiter son bureau pour la première fois depuis septembre.
Aaron, penché sur son œuvre, semblait ne plus peser le poids de ses mots comme auparavant. Ses gestes, précis sans être rigides, traduisaient un apaisement que Hyacinthe ne pouvait ignorer. Il espérait sincèrement que cette session d'arts plastiques lui avait permis de prendre soin de ses pensées, malgré l'absence d'une thérapie cognitivo- comportementale pure et dure. C'était plus agréable pour tout le monde, et cela lui avait permis de tisser de premiers liens avec son collègue.
Le psychomage s’approcha, les mains jointes derrière le dos, et contempla la toile d’araignée qui vibrait légèrement sous la lumière.
- Des scarabées à la place des araignées, voilà une idée pleine de tact, dit-il d’une voix intéressée, où perçait pourtant un léger amusement. Je n'en ai pas sous la main, mais je sais où en trouver. Je devrai pouvoir en prendre avant la fin de la semaine prochaine. Le roux s’arrêta un instant, le regard toujours tourné vers la décoration, avant d’ajouter avec un frisson de dégout perceptible. Je vous avoue que je préfère qu'ils transforment des scarabées en plastique dans mon bureau plutôt que de vrais scarabées.
Une lanterne orangée vacilla, projetant un halo tremblant sur les murs. Hyacinthe s’adossa légèrement au dos du fauteuil, suivant le jeu des ombres qui s’étiraient sur le plancher. Il laissa à Aaron le temps d’observer, d’éprouver cette satisfaction simple de voir un projet commun prendre corps, tout en faisant de même de son côté. Il y avait là une façon de s'inspirer mutuellement qui faisait plaisir à Hyacinthe. Il pensa alors que s'il avait l'occasion de réaliser une activité avec le sorcier, il en serait le premier ravi.
- Quant aux élèves, reprit-il après un silence réfléchi, je ne vois aucune raison de les en priver. Au contraire, ce genre d’initiative est bon pour qu'ils s'exercent. Et puis, s’ils apprennent à décorer sans détruire mais en privilégiant la métamorphose, c’est déjà une belle preuve de vivre-ensemble.
Dans le silence apaisé du bureau, seule la musique poursuivait son murmure feutré. La décoration n’était plus seulement un prétexte à meubler le temps ; elle était devenue, presque naturellement, une conversation agréable prenant place sur la requête même d'Aaron.
Aaron, penché sur son œuvre, semblait ne plus peser le poids de ses mots comme auparavant. Ses gestes, précis sans être rigides, traduisaient un apaisement que Hyacinthe ne pouvait ignorer. Il espérait sincèrement que cette session d'arts plastiques lui avait permis de prendre soin de ses pensées, malgré l'absence d'une thérapie cognitivo- comportementale pure et dure. C'était plus agréable pour tout le monde, et cela lui avait permis de tisser de premiers liens avec son collègue.
Le psychomage s’approcha, les mains jointes derrière le dos, et contempla la toile d’araignée qui vibrait légèrement sous la lumière.
- Des scarabées à la place des araignées, voilà une idée pleine de tact, dit-il d’une voix intéressée, où perçait pourtant un léger amusement. Je n'en ai pas sous la main, mais je sais où en trouver. Je devrai pouvoir en prendre avant la fin de la semaine prochaine. Le roux s’arrêta un instant, le regard toujours tourné vers la décoration, avant d’ajouter avec un frisson de dégout perceptible. Je vous avoue que je préfère qu'ils transforment des scarabées en plastique dans mon bureau plutôt que de vrais scarabées.
Une lanterne orangée vacilla, projetant un halo tremblant sur les murs. Hyacinthe s’adossa légèrement au dos du fauteuil, suivant le jeu des ombres qui s’étiraient sur le plancher. Il laissa à Aaron le temps d’observer, d’éprouver cette satisfaction simple de voir un projet commun prendre corps, tout en faisant de même de son côté. Il y avait là une façon de s'inspirer mutuellement qui faisait plaisir à Hyacinthe. Il pensa alors que s'il avait l'occasion de réaliser une activité avec le sorcier, il en serait le premier ravi.
- Quant aux élèves, reprit-il après un silence réfléchi, je ne vois aucune raison de les en priver. Au contraire, ce genre d’initiative est bon pour qu'ils s'exercent. Et puis, s’ils apprennent à décorer sans détruire mais en privilégiant la métamorphose, c’est déjà une belle preuve de vivre-ensemble.
Dans le silence apaisé du bureau, seule la musique poursuivait son murmure feutré. La décoration n’était plus seulement un prétexte à meubler le temps ; elle était devenue, presque naturellement, une conversation agréable prenant place sur la requête même d'Aaron.
438 - @Aaron Bagans
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
30 oct. 2025, 23:24
Viens couper, ça soigne l'esprit !
La contemplation d'Aaron devant le bureau de psychomagie était profonde ; les couleurs et les ornements, parfois plus vrais que nature, illuminaient ses rétines. Un sourire naquit sur son visage, récompense silencieuse des minutes passées auprès de Hyacinthe à vider son esprit créatif et à panser un cœur ébranlé par les paroles d'Evalia. Ce dernier point restait à travailler, mais il ressentait déjà un soulagement léger, comme un elfe enfin libre de tout.
Il suivit le regard de Hyacinthe vers la lanterne vacillante, puis posa ses yeux sur l'homme qui lui avait rendu cette sérénité. La reconnaissance qu'il éprouvait n'était pas éphémère ; elle s'étendrait au-delà des activités décoratives, en dehors de la création qui ne serait plus possible. Aaron se sentait prêt à avancer. Hyacinthe parlait du vivre‑ensemble et de l'initiative des élèves — les invitant à apporter leur propre touche à la décoration — ; cette idée résonnait en Aaron, qui avait voulu savoir comment Hyacinthe percevait ce partage qu'il lui avait transmis.
— Merci, Hyacinthe, pour cette double opportunité : l'opération créative que vous m'avez offerte et celle que vous proposez aux élèves qui auront besoin de vous. La vie à Poudlard peut être difficile pour certains, et vous avez ce don d'ouvrir les cœurs. Je suis convaincu qu'ils seront davantage eux‑mêmes après vous avoir rencontré. Merci pour tout ce que vous nous apportez.
Chaque mot d'Aaron portait la sincérité d'un esprit plus léger. Il ne craignait plus la vérité ; il ne cherchait plus à masquer une part intrinsèque de lui‑même. Il était simplement lui, et tout cela, il le devait à un homme dont le regard admiratif reposait sur lui en cet instant.
— Que ferez‑vous après votre journée ? Je vous proposerais bien de boire un verre à Pré‑Au‑Lard après nos heures de surveillance ; pour apprendre à nous connaître en dehors du travail, loin des soucis que l'on confie.
L'invitation était offerte avec une candeur si naturelle, bienveillante. Aaron voulait surtout remercier Hyacinthe pour le temps accordé pendant sa propre journée de travail et pour la chaleur de ce moment libérateur. Il se sentait redevable et tenait à le montrer par un geste concret ; c'était ainsi sa façon de le dire, et cela dans une honnêteté tranquille plutôt qu'exubérante. Une fidélité à la simplicité d'Aaron, mais aussi à celui du lien amical naissant entre eux ; un lien qu'Aaron basait sur la reconnaissance.
Pour cette sortie, Aaron savait qu'il n'aurait pas l'intention de se saouler si son collègue acceptait : il n'était pas un amateur d'alcool et croyait à l'amusement sans anesthésie. Et le divertissement pouvait sobrement se tenir présent dans la discussion et la bonne entente même dans une taverne ; il n'avait besoin que de ça.
Il suivit le regard de Hyacinthe vers la lanterne vacillante, puis posa ses yeux sur l'homme qui lui avait rendu cette sérénité. La reconnaissance qu'il éprouvait n'était pas éphémère ; elle s'étendrait au-delà des activités décoratives, en dehors de la création qui ne serait plus possible. Aaron se sentait prêt à avancer. Hyacinthe parlait du vivre‑ensemble et de l'initiative des élèves — les invitant à apporter leur propre touche à la décoration — ; cette idée résonnait en Aaron, qui avait voulu savoir comment Hyacinthe percevait ce partage qu'il lui avait transmis.
— Merci, Hyacinthe, pour cette double opportunité : l'opération créative que vous m'avez offerte et celle que vous proposez aux élèves qui auront besoin de vous. La vie à Poudlard peut être difficile pour certains, et vous avez ce don d'ouvrir les cœurs. Je suis convaincu qu'ils seront davantage eux‑mêmes après vous avoir rencontré. Merci pour tout ce que vous nous apportez.
Chaque mot d'Aaron portait la sincérité d'un esprit plus léger. Il ne craignait plus la vérité ; il ne cherchait plus à masquer une part intrinsèque de lui‑même. Il était simplement lui, et tout cela, il le devait à un homme dont le regard admiratif reposait sur lui en cet instant.
— Que ferez‑vous après votre journée ? Je vous proposerais bien de boire un verre à Pré‑Au‑Lard après nos heures de surveillance ; pour apprendre à nous connaître en dehors du travail, loin des soucis que l'on confie.
L'invitation était offerte avec une candeur si naturelle, bienveillante. Aaron voulait surtout remercier Hyacinthe pour le temps accordé pendant sa propre journée de travail et pour la chaleur de ce moment libérateur. Il se sentait redevable et tenait à le montrer par un geste concret ; c'était ainsi sa façon de le dire, et cela dans une honnêteté tranquille plutôt qu'exubérante. Une fidélité à la simplicité d'Aaron, mais aussi à celui du lien amical naissant entre eux ; un lien qu'Aaron basait sur la reconnaissance.
Pour cette sortie, Aaron savait qu'il n'aurait pas l'intention de se saouler si son collègue acceptait : il n'était pas un amateur d'alcool et croyait à l'amusement sans anesthésie. Et le divertissement pouvait sobrement se tenir présent dans la discussion et la bonne entente même dans une taverne ; il n'avait besoin que de ça.
@Hyacinthe Kyros
Mots en gras pour l'Inktober professeur 2025
Mots en gras pour l'Inktober professeur 2025
Vav-mi-ia.
Code couleur dialogue :
Lieu froid #5f084e | Lieu chaud #500442 | Lieu neutre #53124d
31 oct. 2025, 21:21
Viens couper, ça soigne l'esprit !
Hyacinthe demeura un moment silencieux, comme suspendu à la douceur des mots d’Aaron. Son regard se porta sur les décorations désormais figées dans la lumière de fin d’après-midi, entre les lanternes qui oscillait à peine, les guirlandes aux teintes chaudes, et, plus loin, le reflet orangé des citrouilles sur le bois du plancher. Tout respirait la quiétude, un calme simple et plein, qui contrastait avec les heures précédentes. Bien sûr, les couleurs ressortaient dans l'atmosphère verdoyante du bureau. L'été laissait sa place temporairement aux couleurs chaudes de l'automne et à celles plutôt sombres de Samain.
Il sentit cette gratitude éclore en lui à l’écoute des remerciements d’Aaron. Ce genre de reconnaissance n’était jamais attendu, mais il l’accueillait avec une humilité presque pudique. Hyacinthe ne faisait pas cela pour être loué, et pourtant, savoir que ses gestes, même modestes, avaient pu allumer un peu de lumière dans une journée troublée suffisait à le toucher plus qu’il ne l’aurait admis.
- Vous m’en voyez ravi, Aaron. Si cet instant vous a offert un peu de paix, alors il a pleinement eu son sens. Ce que nous faisons ici... Il fit un mouvement de bras vers l'extérieur, montrant l'ensemble des ajouts réalisés. Ce n’est jamais très spectaculaire, enfin, mis à part ces merveilleuses décorations que nous avons mis en place, mais... il suffit de peu pour que l’esprit trouve un appui.
Le rouquin eut un léger sourire, presque gêné, qu’il tenta d’adoucir en se redressant. Ses yeux s’attardèrent un instant sur le crâne, désormais immobile sur son bureau, et il pensa au fait que Lernie risquait de s'enrouler autour et de le faire tomber plusieurs fois. Faisant les cents pas, Hyacinthe gravitait autour d'Aaron tout en se dirigeant inconsciemment vers l'entrée de son bureau.
- Quant à l’idée d’un verre... pourquoi pas, c'est une bonne idée. Je ne bois pas d'alcool, cependant. J'espère que cela ne vous dérangera en rien.
Il marqua une courte pause, réalisant enfin où il se trouvait, puis regarda son interlocuteur avec un air entendu.
- J'apprécierai continuer notre discussion. Faire connaissance avec un collègue ne peut qu'être bénéfique pour notre entente au quotidien ! Que diriez-vous de 21 heure ? Après le repas ? Est-ce que cela vous conviendrait ?
Hyacinthe laissa planer un silence apaisé, satisfait de sa fin d'après-midi. Le bureau, baigné dans la lumière tamisée du soir, semblait s’endormir doucement, comme satisfait du travail accompli.
Il sentit cette gratitude éclore en lui à l’écoute des remerciements d’Aaron. Ce genre de reconnaissance n’était jamais attendu, mais il l’accueillait avec une humilité presque pudique. Hyacinthe ne faisait pas cela pour être loué, et pourtant, savoir que ses gestes, même modestes, avaient pu allumer un peu de lumière dans une journée troublée suffisait à le toucher plus qu’il ne l’aurait admis.
- Vous m’en voyez ravi, Aaron. Si cet instant vous a offert un peu de paix, alors il a pleinement eu son sens. Ce que nous faisons ici... Il fit un mouvement de bras vers l'extérieur, montrant l'ensemble des ajouts réalisés. Ce n’est jamais très spectaculaire, enfin, mis à part ces merveilleuses décorations que nous avons mis en place, mais... il suffit de peu pour que l’esprit trouve un appui.
Le rouquin eut un léger sourire, presque gêné, qu’il tenta d’adoucir en se redressant. Ses yeux s’attardèrent un instant sur le crâne, désormais immobile sur son bureau, et il pensa au fait que Lernie risquait de s'enrouler autour et de le faire tomber plusieurs fois. Faisant les cents pas, Hyacinthe gravitait autour d'Aaron tout en se dirigeant inconsciemment vers l'entrée de son bureau.
- Quant à l’idée d’un verre... pourquoi pas, c'est une bonne idée. Je ne bois pas d'alcool, cependant. J'espère que cela ne vous dérangera en rien.
Il marqua une courte pause, réalisant enfin où il se trouvait, puis regarda son interlocuteur avec un air entendu.
- J'apprécierai continuer notre discussion. Faire connaissance avec un collègue ne peut qu'être bénéfique pour notre entente au quotidien ! Que diriez-vous de 21 heure ? Après le repas ? Est-ce que cela vous conviendrait ?
Hyacinthe laissa planer un silence apaisé, satisfait de sa fin d'après-midi. Le bureau, baigné dans la lumière tamisée du soir, semblait s’endormir doucement, comme satisfait du travail accompli.
400 - @Aaron Bagans
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
31 oct. 2025, 23:09
Viens couper, ça soigne l'esprit !
La douceur de l'instant s'installait dans la soirée qui commençait à tomber, enveloppant les lieux d'une lumière orangée et paisible. Aaron observait la démarche calme que possédait Hyacinthe ; cette allure posée, presque chorégraphiée, semblait en harmonie avec le silence ambiant. Il se sentait touché, ému sans vraiment pouvoir l'expliquer. Du moins, c'était ce qu'il concevait — dans son esprit — en continuant à le regarder, comme si cet instant suspendu avait enfin trouvé sa place dans le fil du destin.
Ce moment avait certes pris du temps pour se construire, mais il avait peut-être ouvert plus d'une porte : une brèche dans le quotidien, une décision que seul l'avenir pouvait empoigner. Ressentir cette forme d'acceptation dans les paroles qui suivirent chassait — une nouvelle fois — le souvenir douloureux des mots tranchants de sa sœur, ces phrases qui l'avaient jadis frappé en plein cœur. Il se sentait soulagé, comme si une tension invisible s'était enfin relâchée.
Et puis, savoir que Hyacinthe n'appréciait pas l'alcool lui allait parfaitement. Cela signifiait que leur soirée serait sincère, lucide, et maîtrisée jusqu'au bout. Il n'y aurait ni faux-semblants ni débordements. Juste deux hommes, une conversation, et peut-être le début d'une relation amicale de confiance.
— Je n'ai aucun problème avec cela. Je ne suis pas un fervent amateur d'alcool, au contraire, je suis souvent le premier à l'éviter au cours d'une soirée. S'amuser et se détendre peut largement se faire sans prendre de houblon.
Il rit légèrement, et ce rire apporta une fraîcheur aussi tendre que l'obscurité orangée du ciel. Aaron frotta, ensuite, la poussière fictive de sa manche avec un sourire toujours très Bagans : fermé, mais qui accentuait la sincérité du regard de son propriétaire.
— Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, Hyacinthe. Mais je serai là à vingt-et-une heures pétantes. Je vous laisserai choisir la taverne que vous préférez, et je payerai la première tournée. C'était un vrai plaisir, et je repasserai dans les prochains jours pour la discussion de mon problème parasitaire.
Aaron s'approcha enfin de la porte — avec une petite hésitation — avant de l'ouvrir. Il s'avança d'un pas, se retourna une dernière fois et contempla la beauté de ce qu'ils avaient construit. Il grava définitivement le résultat de cette journée dans les méandres de sa mémoire. Les lanternes, les toiles, les citrouilles, les rubans : tout était superbe, et entourait parfaitement Hyacinthe. Aaron inclina la tête d'un mouvement rapide ; l'agréabilité du lieu et celle de l’homme face à lui s'accordaient à la perfection. Les mots et les maux seraient déliés ; Aaron n'en doutait nullement.
— Hyacinthe, passez une bonne pause. Je vous dis à ce soir.
Cette fois, la phrase clôturait véritablement l'instant. Il sourit, avança, et referma la porte derrière lui. Il était enfin tranquille.
Ce moment avait certes pris du temps pour se construire, mais il avait peut-être ouvert plus d'une porte : une brèche dans le quotidien, une décision que seul l'avenir pouvait empoigner. Ressentir cette forme d'acceptation dans les paroles qui suivirent chassait — une nouvelle fois — le souvenir douloureux des mots tranchants de sa sœur, ces phrases qui l'avaient jadis frappé en plein cœur. Il se sentait soulagé, comme si une tension invisible s'était enfin relâchée.
Et puis, savoir que Hyacinthe n'appréciait pas l'alcool lui allait parfaitement. Cela signifiait que leur soirée serait sincère, lucide, et maîtrisée jusqu'au bout. Il n'y aurait ni faux-semblants ni débordements. Juste deux hommes, une conversation, et peut-être le début d'une relation amicale de confiance.
— Je n'ai aucun problème avec cela. Je ne suis pas un fervent amateur d'alcool, au contraire, je suis souvent le premier à l'éviter au cours d'une soirée. S'amuser et se détendre peut largement se faire sans prendre de houblon.
Il rit légèrement, et ce rire apporta une fraîcheur aussi tendre que l'obscurité orangée du ciel. Aaron frotta, ensuite, la poussière fictive de sa manche avec un sourire toujours très Bagans : fermé, mais qui accentuait la sincérité du regard de son propriétaire.
— Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, Hyacinthe. Mais je serai là à vingt-et-une heures pétantes. Je vous laisserai choisir la taverne que vous préférez, et je payerai la première tournée. C'était un vrai plaisir, et je repasserai dans les prochains jours pour la discussion de mon problème parasitaire.
Aaron s'approcha enfin de la porte — avec une petite hésitation — avant de l'ouvrir. Il s'avança d'un pas, se retourna une dernière fois et contempla la beauté de ce qu'ils avaient construit. Il grava définitivement le résultat de cette journée dans les méandres de sa mémoire. Les lanternes, les toiles, les citrouilles, les rubans : tout était superbe, et entourait parfaitement Hyacinthe. Aaron inclina la tête d'un mouvement rapide ; l'agréabilité du lieu et celle de l’homme face à lui s'accordaient à la perfection. Les mots et les maux seraient déliés ; Aaron n'en doutait nullement.
— Hyacinthe, passez une bonne pause. Je vous dis à ce soir.
Cette fois, la phrase clôturait véritablement l'instant. Il sourit, avança, et referma la porte derrière lui. Il était enfin tranquille.
@Hyacinthe Kyros
C'est la fin pour moi, et je te remercie d'avoir été ce partenaire merveilleux. Merci de tout cœur.
C'est la fin pour moi, et je te remercie d'avoir été ce partenaire merveilleux. Merci de tout cœur.
Vav-mi-ia.
Code couleur dialogue :
Lieu froid #5f084e | Lieu chaud #500442 | Lieu neutre #53124d
1 nov. 2025, 15:30
Viens couper, ça soigne l'esprit !
Un souffle discret échappa au psychomage. Content que son collègue n'ait aucun problème avec ses restrictions de consommation, il ne pu que se montrer favorable à ses paroles. De la même façon, la proposition d'Aaron était raisonnable. Hyacinthe n'était pas contre le fait de profiter un peu de sa pause avant de retrouver le monde, que ce soit pour le dîner ou pour la rencontre qu'ils avaient organisé dans la soirée. Avec un hochement de tête, il alla consciemment vers la porte, accompagnant Aaron jusqu'au bout, tout en répondant :
- Bien sûr, n'hésitez pas à revenir si besoin s'en fait. Ma porte vous est ouverte. Puis, souriant doucement, il reprit avec bienveillance : À ce soir, Aaron.
Le bruit de la porte se refermant signa la fin de leur conversation. Il resta immobile un moment, le regard fixé sur l’endroit où le professeur d'étude des moldus se tenait encore quelques secondes plus tôt. Le silence retomba, dense mais apaisant, et la pièce sembla respirer à nouveau d'un air que Hyacinthe connaissait. Les lanternes diffusaient leur lumière douce, et le roux eut l’impression qu’elles s’étaient accordées à la tranquillité du moment.
Il retourna en direction de l'espace de vie, puis se laissa glisser contre le dossier de son fauteuil, les mains jointes, l’esprit encore enveloppé de cette conversation. Ce n’était pas la première fois qu’il accueillait un collègue pour ce genre de discussion, mais cet échange semi-professionnel semi-amical était différent de ce qu'il faisait habituellement.
Après de longues secondes, quelques minutes, peut-être, Hyacinthe se leva lentement, passa une main sur la surface de la table basse pour remettre en place quelques feuilles éparses, puis nettoya d’un geste de baguette les bouts de papier de trop. Dehors, le soleil finissait de se noyer derrière la lisière de la forêt, au loin. Il pensa à la proposition du soir, à ce verre promis, à la simplicité de cette invitation. Hyacinthe ne comptait pas faire durer la soirée trop longtemps, avide d'une bonne nuit de sommeil, mais l'idée de faire connaissance dans un nouveau cadre ne lui déplaisait pas. Il se surprit à l’attendre avec une certaine curiosité.
- Bien sûr, n'hésitez pas à revenir si besoin s'en fait. Ma porte vous est ouverte. Puis, souriant doucement, il reprit avec bienveillance : À ce soir, Aaron.
Le bruit de la porte se refermant signa la fin de leur conversation. Il resta immobile un moment, le regard fixé sur l’endroit où le professeur d'étude des moldus se tenait encore quelques secondes plus tôt. Le silence retomba, dense mais apaisant, et la pièce sembla respirer à nouveau d'un air que Hyacinthe connaissait. Les lanternes diffusaient leur lumière douce, et le roux eut l’impression qu’elles s’étaient accordées à la tranquillité du moment.
Il retourna en direction de l'espace de vie, puis se laissa glisser contre le dossier de son fauteuil, les mains jointes, l’esprit encore enveloppé de cette conversation. Ce n’était pas la première fois qu’il accueillait un collègue pour ce genre de discussion, mais cet échange semi-professionnel semi-amical était différent de ce qu'il faisait habituellement.
Après de longues secondes, quelques minutes, peut-être, Hyacinthe se leva lentement, passa une main sur la surface de la table basse pour remettre en place quelques feuilles éparses, puis nettoya d’un geste de baguette les bouts de papier de trop. Dehors, le soleil finissait de se noyer derrière la lisière de la forêt, au loin. Il pensa à la proposition du soir, à ce verre promis, à la simplicité de cette invitation. Hyacinthe ne comptait pas faire durer la soirée trop longtemps, avide d'une bonne nuit de sommeil, mais l'idée de faire connaissance dans un nouveau cadre ne lui déplaisait pas. Il se surprit à l’attendre avec une certaine curiosité.
355 - @Aaron Bagans
Merci pour cet écrit ! J'ai également beaucoup apprécié, c'était très agréable
Merci pour cet écrit ! J'ai également beaucoup apprécié, c'était très agréable
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c