Et on y retourne!
Ce dimanche c’était match pour le tournois régional et leur équipe était bien partie. Sur le banc Aliénor faisait rouler sa batte dans ces mains en observant son équipe se battre sur le terrain. Ils avaient deux buts d’avance, mais ce n’était pas gagné, il fallait à tout prix éviter un but et s’assurer avec le vif d’or. Le vent était particulièrement fort mais par chance, ils passaient entre les gouttes, la pluie ayant sévit tout le week-end.
-Allez !
Leur poursuiveur s’approchait des anneaux mais le batteur adverse l’arrêta avec un coup de cognard qui le frappa et ricocha sur le batteur de l’équipe. Aliénor serra les dents et se leva. Son instinct avait raison, ce coup de cognard semblait avoir fait des dégâts. Aliénor avait fait le début du match et n’était pas sensée rentrer à nouveau mais leur entraineur leur demanda de le faire pour faire sortir les deux qui venaient de se prendre le cognard.
Il n’en fallait pas plus à la jeune fille qui s’élança rapidement accompagné de la poursuiveuse qui remplaçait l’autre blessé. Les deux filles filèrent de concert vers l’action et Aliénor laissa trainer sa main derrière elle pour qu’elle frappe dedans avant d’arriver au rond central où le souafle passait de main en main. La jeune batteuse repéra rapidement le cognard qui n’était pas loin de l’attroupement. Mais visiblement l’autre batteur aussi. Hors de question de lui laisser la priorité. La jeune Delphillia accéléra de plus belle forçant le passage vers le cognard, elle passa juste devant le batteur adverse ce qui le força à ralentir pour éviter la collusion. Son passage dans son dos manqua de la déséquilibrer mais enne gaina tout son corps et profita de cette faible avance sur la balle folle pour frapper de toutes ces forces dedans. Le cognard fila vers la poursuiveuse adverse qui se le prit dans l’épaule alors qu’elle armait une passe. Le souafle tomba vers le sol et leur poursuiveuse à eux le récupéra.
-Allez Alice !
Cria Aliénor avant de filer à nouveau à la suite du cognard qui lui n’arrêtait jamais sa course. Le batteur adverse n’avait visiblement pas envie de la laisser tranquille et arriva d’un coup sec par la gauche, lui donnant un coup d’épaule ce qui la fit dévier de sa trajectoire. Aliénor lui lança un regard mauvais avant de s’incliner un peu plus sur son balai, cherchant à prendre plus de vitesse. La vitesse n’était pas vraiment son point fort et elle le savait, c’était son vol agressif et imprévisible. Surprendre ces adversaires pour prendre l’avantage.
Alors qu’elle se rapprochait de lui il tenta à nouveau de lui donner un coup d’épaule mais l’étudiante freina d’un coup sec ce qui le fit partit totalement sur la droite, se retrouvant sans obstacle à sa manœuvre. Aliénor sourit et accéléra à nouveau pour rattraper le cognard. Elle ne réfléchit pas et frappa d’un beau coup droit dedans, déviant la trajectoire de la balle vers la gauche. Elle sifflait maintenant vers l’attrapeur adverse et Aliénor regardait sa trajectoire priant pour qu’elle soit assez précise.
Le cognard frappa avec violence la main de l’attrapeur adverse, elle entendit presque le poignet craqué depuis sa position. Cruel, mais c’était le jeu, un attrapeur privé de poignet était un attrapeur inutile. Il allait rapidement être remplacé, mais il fallait que ce temps soit suffisant pour leur attrapeur. Aliénor fila donc dans sa direction pour se poster en protection. Volant à côté de lui pour prévenir d’un cognard, ces yeux oscillants entre le vif d’or et le batteur adverse qui s’approchait du cognard.
Mais elle n’eut pas besoin de faire quoi que ce soit, les doigts de leur attrapeur se refermant autour du vif d’or. Aliénor célébra, levant sa batte vers le ciel et criant à s’en arracher les cordes vocales. Ils avaient gagné et avec une belle avance. Voilà ce qui les remettait dans la course pour la finale ! Ce soir ils célébreraient leur victoire.
-Allez !
Leur poursuiveur s’approchait des anneaux mais le batteur adverse l’arrêta avec un coup de cognard qui le frappa et ricocha sur le batteur de l’équipe. Aliénor serra les dents et se leva. Son instinct avait raison, ce coup de cognard semblait avoir fait des dégâts. Aliénor avait fait le début du match et n’était pas sensée rentrer à nouveau mais leur entraineur leur demanda de le faire pour faire sortir les deux qui venaient de se prendre le cognard.
Il n’en fallait pas plus à la jeune fille qui s’élança rapidement accompagné de la poursuiveuse qui remplaçait l’autre blessé. Les deux filles filèrent de concert vers l’action et Aliénor laissa trainer sa main derrière elle pour qu’elle frappe dedans avant d’arriver au rond central où le souafle passait de main en main. La jeune batteuse repéra rapidement le cognard qui n’était pas loin de l’attroupement. Mais visiblement l’autre batteur aussi. Hors de question de lui laisser la priorité. La jeune Delphillia accéléra de plus belle forçant le passage vers le cognard, elle passa juste devant le batteur adverse ce qui le força à ralentir pour éviter la collusion. Son passage dans son dos manqua de la déséquilibrer mais enne gaina tout son corps et profita de cette faible avance sur la balle folle pour frapper de toutes ces forces dedans. Le cognard fila vers la poursuiveuse adverse qui se le prit dans l’épaule alors qu’elle armait une passe. Le souafle tomba vers le sol et leur poursuiveuse à eux le récupéra.
-Allez Alice !
Cria Aliénor avant de filer à nouveau à la suite du cognard qui lui n’arrêtait jamais sa course. Le batteur adverse n’avait visiblement pas envie de la laisser tranquille et arriva d’un coup sec par la gauche, lui donnant un coup d’épaule ce qui la fit dévier de sa trajectoire. Aliénor lui lança un regard mauvais avant de s’incliner un peu plus sur son balai, cherchant à prendre plus de vitesse. La vitesse n’était pas vraiment son point fort et elle le savait, c’était son vol agressif et imprévisible. Surprendre ces adversaires pour prendre l’avantage.
Alors qu’elle se rapprochait de lui il tenta à nouveau de lui donner un coup d’épaule mais l’étudiante freina d’un coup sec ce qui le fit partit totalement sur la droite, se retrouvant sans obstacle à sa manœuvre. Aliénor sourit et accéléra à nouveau pour rattraper le cognard. Elle ne réfléchit pas et frappa d’un beau coup droit dedans, déviant la trajectoire de la balle vers la gauche. Elle sifflait maintenant vers l’attrapeur adverse et Aliénor regardait sa trajectoire priant pour qu’elle soit assez précise.
Le cognard frappa avec violence la main de l’attrapeur adverse, elle entendit presque le poignet craqué depuis sa position. Cruel, mais c’était le jeu, un attrapeur privé de poignet était un attrapeur inutile. Il allait rapidement être remplacé, mais il fallait que ce temps soit suffisant pour leur attrapeur. Aliénor fila donc dans sa direction pour se poster en protection. Volant à côté de lui pour prévenir d’un cognard, ces yeux oscillants entre le vif d’or et le batteur adverse qui s’approchait du cognard.
Mais elle n’eut pas besoin de faire quoi que ce soit, les doigts de leur attrapeur se refermant autour du vif d’or. Aliénor célébra, levant sa batte vers le ciel et criant à s’en arracher les cordes vocales. Ils avaient gagné et avec une belle avance. Voilà ce qui les remettait dans la course pour la finale ! Ce soir ils célébreraient leur victoire.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Et on y retourne!
La batte rentra en contact avec le fer du cognard et celui-ci fila à toute vitesse à travers l’anneau des 19m. Aliénor passa son poignet sur son front perlé de sueur. L’entrainement prenait une grande partie de son temps, aujourd’hui c’était quidditch, d’autres fois c’était yoga, renforcement musculaire, karaté et parfois boxe. Elle se forgeait une rigueur, un physique, une endurance à toute épreuve durant cette année. Et pourtant elle doutait, trébuchait, avait l’impression de stagner. Ces derniers temps, elle avait de plus en plus de mal à suivre sa diète et ce n’étaient pas les soirées étudiantes proposées à tout va qui lui permettraient de rester sur sa ligne conductrice. Elle avait craqué hier. Elle n’était pas allée à son entrainement et s’était jetée sur un stock de chocolat. Elle s’en voulait terriblement, elle se sentait sale, nulle, incapable et avait l’impression de ne pas mériter tout ce qui lui arrivait. Ces notes qui montaient, son équipe qui gagnait les matchs durant le tournois régional, tout cela ne suffisait pas à lui ouvrir les yeux et elle s’auto-flagellait. Ça faisait bien deux heures qu’elle était perchée sur son balai, après un échauffement, elle avait sorti le cognard et depuis elle n’arrêtait plus, frappant sans cesse et ignorant les premières douleurs de fatigue dans son épaule.
La nuit était tombé autour d’elle. Le stade restait illuminé magiquement tant qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur donc elle n’avait pas vraiment conscience du temps qui passait. La seule chose qui lui importait c’était de frapper plus fort, d’être plus rapide et surtout de supprimer cet écart fait la veille, comme si ce pauvre écart réduisait à néant tout ce qu’elle avait construit depuis des mois.
Le cognard revenait, elle armait son bras et à nouveau, la batte frappa le fer de la balle folle. Cette fois, le cognard rata de peu l’anneau des 15m. La jeune fille grogna de plus belle, en plus elle ratait, c’était certainement parce qu’elle avait mangé ce putain de chocolat, qu’elle pouvait être cruche ! Aucune volonté. Elle fila à la rencontre du cognard et frappa à nouveau dedans, plus fort, avec plus de brutalité. Une douleur se réveilla dans son épaule, mais elle ne la prit pas en compte. Elle devait s’entrainer, toujours plus pour être la meilleure, espérer avoir un avenir. Le cognard revenait vers elle, elle s’écarta pour l’accueillir, mais celui-ci s’arrêta juste avant sa batte. Aliénor fronça les sourcils et son regard descendit immédiatement vers le sol alors que le cognard était lui aussi entrainé vers l’herbe du stade. Ses yeux trouvèrent le responsable et son cerveau ne fit qu’un tour. Elle descendit de quelques mètres.
-C’est une blague ? Qu’est ce que tu fou Nelson ?
-Je range ce cognard.
-Et t’as pas vu que je m’entrainais ?
-Si.
Il fit lentement descendre le cognard juste dans sa malle et la referma d’un coup de pied. Le pied toujours posé sur la malle qui gigotait, il leva les yeux vers la batteuse qui redescendait à sa hauteur. Son regard était noir, elle ne dissimulait absolument pas son agacement.
-Et alors ? Tu te permets souvent d’interrompre les entrainements des autres.
-Quand il est presque 21h30 et que j’ai pas vu la personne qui s’entraine au diner oui.
Aliénor tiqua. 21h30 ? Elle leva les yeux vers l’horloge accrochée sur l’un des murs de tribunes. Il était si tard ? Ca ne faisait donc pas deux heures qu’elle était là, mais 3h30… Le syeux de la jeune fille tombèrent dans le vide. Elle était trempée de sueur, son souffle était court, mais comment n’avait-elle pas pu s’en rendre compte ? Mais ça n’était pas le problème numéro un. Bryan Nelson venait de l’interrompre et ça, c’était encore plus grave !
-Tu me surveilles maintenant ? Tu te prends pour mon père ? J’ai le droit de m’entrainer à l’heure que je veux quand même.
-Aliénor… L’entrainement c’est bien, mais ça… C’est pas de l’entrainement, c’est une punition.
-Mais pour qui tu te prends ?
Elle sauta enfin de son balai, ces pieds retrouvant la terre ferme. Mais ce simple contact, d’une violence minime fit tourner la tête de la jeune fille. Un vertige, qui passa aussi vite qu’il était venu. Aliénor secoua la tête pour se remettre les esprits en place.
-Tu vois ?
-Il n’y a rien à voir. Je vois pas pourquoi tu te permets de me materner. Qui te l’as demandé ? Certainement pas moi, donc s’il te plait, laisse se cognard repartir dans les airs.
-Hors de question.
-Mais putain !
Aliénor s’approcha du gardien dans la ferme intention d’en découdre, il voulait visiblement l’énerver et bien il allait la trouver. Batte toujours en main, ces doigts se serrèrent autour du bois. Mais elle n’eut même pas le temps de finir de s’avancer vers l’étudiant qu’il termina le trajet et se planta face à elle avant de lui attraper les épaules.
-Lâches-moi !
-Arrête de faire ta tête de nœud, tu vas faire quoi hein ? Me foutre un coup de batte ?
-Tu le mériterais !
-Peut-être. Mais putain regardes-toi. Tu trembles, t’es fatigués et je suis certain que si j’appuie là…
-Aïe !
Aliénor se recula d’un coup, comme piquée par la pointe d’une flèche et porta sa main à son épaule. Elle avait mal ? Oui elle avait mal et l’adrénaline redescendant lui prouvait son état. Elle souffla un grand coup et délia un peu son épaule en grimaçant.
-Le surentrainement ce n’est pas un mythe Ali.
-Je sais. Je ne m’entraine pas trop.
-Mais c’que tu peux être bornée ! Ouvre les yeux enfin ! T’as loupé le repas pour t’entrainer, ton épaule te fais mal, tu tiens à peine debout. C’est ridicule.
Il n’avait pas vraiment tord et ça énervait d’autant plus la jeune fille. Pourquoi c’était lui ? Pourquoi il était venu ? La fatigue monta bien trop vite et les yeux de la jeune fille s’embuèrent. Sérieux ? Elle allait pleurer ? Devant Bryan ? Hors de question !
-Merde.
Elle baissa la tête.
-Dégage de là. Laisse-moi tranquille.
-Ali…
-Vas t-en !
Elle avait levé la tête d’un coup et venait de crier sur le garçon qui fit un pas en arrière. Une larme coula le long de sa joue, elle ne voulait pas être vue comme ça, surtout par Bryan. Visiblement l’étudiant le comprit et fit demi-tour, laissant la jeune fille à sa peine et à ces doutes. Il lui fallut quelques minutes avant de se mettre à ranger son matériel. Elle n’avait qu’une envie, prendre une douche et dormir.
La nuit était tombé autour d’elle. Le stade restait illuminé magiquement tant qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur donc elle n’avait pas vraiment conscience du temps qui passait. La seule chose qui lui importait c’était de frapper plus fort, d’être plus rapide et surtout de supprimer cet écart fait la veille, comme si ce pauvre écart réduisait à néant tout ce qu’elle avait construit depuis des mois.
Le cognard revenait, elle armait son bras et à nouveau, la batte frappa le fer de la balle folle. Cette fois, le cognard rata de peu l’anneau des 15m. La jeune fille grogna de plus belle, en plus elle ratait, c’était certainement parce qu’elle avait mangé ce putain de chocolat, qu’elle pouvait être cruche ! Aucune volonté. Elle fila à la rencontre du cognard et frappa à nouveau dedans, plus fort, avec plus de brutalité. Une douleur se réveilla dans son épaule, mais elle ne la prit pas en compte. Elle devait s’entrainer, toujours plus pour être la meilleure, espérer avoir un avenir. Le cognard revenait vers elle, elle s’écarta pour l’accueillir, mais celui-ci s’arrêta juste avant sa batte. Aliénor fronça les sourcils et son regard descendit immédiatement vers le sol alors que le cognard était lui aussi entrainé vers l’herbe du stade. Ses yeux trouvèrent le responsable et son cerveau ne fit qu’un tour. Elle descendit de quelques mètres.
-C’est une blague ? Qu’est ce que tu fou Nelson ?
-Je range ce cognard.
-Et t’as pas vu que je m’entrainais ?
-Si.
Il fit lentement descendre le cognard juste dans sa malle et la referma d’un coup de pied. Le pied toujours posé sur la malle qui gigotait, il leva les yeux vers la batteuse qui redescendait à sa hauteur. Son regard était noir, elle ne dissimulait absolument pas son agacement.
-Et alors ? Tu te permets souvent d’interrompre les entrainements des autres.
-Quand il est presque 21h30 et que j’ai pas vu la personne qui s’entraine au diner oui.
Aliénor tiqua. 21h30 ? Elle leva les yeux vers l’horloge accrochée sur l’un des murs de tribunes. Il était si tard ? Ca ne faisait donc pas deux heures qu’elle était là, mais 3h30… Le syeux de la jeune fille tombèrent dans le vide. Elle était trempée de sueur, son souffle était court, mais comment n’avait-elle pas pu s’en rendre compte ? Mais ça n’était pas le problème numéro un. Bryan Nelson venait de l’interrompre et ça, c’était encore plus grave !
-Tu me surveilles maintenant ? Tu te prends pour mon père ? J’ai le droit de m’entrainer à l’heure que je veux quand même.
-Aliénor… L’entrainement c’est bien, mais ça… C’est pas de l’entrainement, c’est une punition.
-Mais pour qui tu te prends ?
Elle sauta enfin de son balai, ces pieds retrouvant la terre ferme. Mais ce simple contact, d’une violence minime fit tourner la tête de la jeune fille. Un vertige, qui passa aussi vite qu’il était venu. Aliénor secoua la tête pour se remettre les esprits en place.
-Tu vois ?
-Il n’y a rien à voir. Je vois pas pourquoi tu te permets de me materner. Qui te l’as demandé ? Certainement pas moi, donc s’il te plait, laisse se cognard repartir dans les airs.
-Hors de question.
-Mais putain !
Aliénor s’approcha du gardien dans la ferme intention d’en découdre, il voulait visiblement l’énerver et bien il allait la trouver. Batte toujours en main, ces doigts se serrèrent autour du bois. Mais elle n’eut même pas le temps de finir de s’avancer vers l’étudiant qu’il termina le trajet et se planta face à elle avant de lui attraper les épaules.
-Lâches-moi !
-Arrête de faire ta tête de nœud, tu vas faire quoi hein ? Me foutre un coup de batte ?
-Tu le mériterais !
-Peut-être. Mais putain regardes-toi. Tu trembles, t’es fatigués et je suis certain que si j’appuie là…
-Aïe !
Aliénor se recula d’un coup, comme piquée par la pointe d’une flèche et porta sa main à son épaule. Elle avait mal ? Oui elle avait mal et l’adrénaline redescendant lui prouvait son état. Elle souffla un grand coup et délia un peu son épaule en grimaçant.
-Le surentrainement ce n’est pas un mythe Ali.
-Je sais. Je ne m’entraine pas trop.
-Mais c’que tu peux être bornée ! Ouvre les yeux enfin ! T’as loupé le repas pour t’entrainer, ton épaule te fais mal, tu tiens à peine debout. C’est ridicule.
Il n’avait pas vraiment tord et ça énervait d’autant plus la jeune fille. Pourquoi c’était lui ? Pourquoi il était venu ? La fatigue monta bien trop vite et les yeux de la jeune fille s’embuèrent. Sérieux ? Elle allait pleurer ? Devant Bryan ? Hors de question !
-Merde.
Elle baissa la tête.
-Dégage de là. Laisse-moi tranquille.
-Ali…
-Vas t-en !
Elle avait levé la tête d’un coup et venait de crier sur le garçon qui fit un pas en arrière. Une larme coula le long de sa joue, elle ne voulait pas être vue comme ça, surtout par Bryan. Visiblement l’étudiant le comprit et fit demi-tour, laissant la jeune fille à sa peine et à ces doutes. Il lui fallut quelques minutes avant de se mettre à ranger son matériel. Elle n’avait qu’une envie, prendre une douche et dormir.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Et on y retourne!
Une pomme se posa sur le coin de sa table alors qu’elle étudiait dans la bibliothèque. Instinctivement elle l’attrapa rapidement avant de lever les yeux vers la personne qui venait de lui offrir ce fruit. Immédiatement son regard devint blasé et elle soupira avant de redescendre les yeux vers ces fiches. Bryan Nelson s’installa à ces côtés et elle ne releva pas, elle n’avait pas envie de lui parler, elle voulait avoir le minimum de contact avec ce crétin en puissance.
-Ca va ?
-Je révise.
-Tu t’es bien reposée après ta séance d’entrainement ?
-Les gens qui révisent ont besoin de calme.
-Pourquoi tu t’es infligé ça ?
Aliénor posa sa plume sur la table et se redressa pour observer Bryan. Il était visiblement déterminé à ne pas la laisser réviser en paix et à la harceler sur quelque chose qui n’avait pas d’importance.
-Tu veux pas me laisser tranquille ?
-Non.
-Depuis quand ma vie t’intéresse-t-elle à ce point ?
-Ta vie m’a toujours intéressé. Tu fais partie des meilleurs de la promo, t’es une batteuse effrayante, déterminée, sûre d’elle, tu te donne les moyens pour y arriver, n’importe qui de sensé s’intéresserait à ta vie dans notre milieu.
-Allez fermes-là.
Elle leva les yeux au ciel avant de faire mine de se replonger dans ces révisions. Elle n’avait que faire de ces flatteries peu importe ce qu’il pourrait en retirer elle ne lui donnerait pas satisfaction en y réagissant.
-Aliénor vraiment, on est des sportifs, s’il y a quelqu’un qui peut te comprendre c’est bien moi. Je partage tes objectifs, ta façon de vivre, la plupart de tes entrainements aussi.
Elle leva un nouvel œil vers son camarade de promotion. Il n’avait pas tord quelque part. Si une personne pouvait la comprendre c’était bien lui. Mais pouvait-elle vraiment lui parler de ça ? Avait-elle confiance en lui ? Non pas vraiment… Mais quelque chose au fond d’elle lui donnait envie d’en parler, de se confier, de le dire à quelqu’un.
-J’ai tabassé deux tablettes de chocolat.
Le visage du garçon ne réagit pas. Il semble juste prendre l’information comme elle est, une information.
-Et t’as voulu compenser.
-Pas vraiment, je m’en voulais, je voulais me défouler.
-T’as voulu compenser.
-Peut-être ouais…
Elle soupira, elle n’aimait pas qu’il ait raison, surtout quand on parlait d’elle. Il ne la connaissait pas, elle ne voulait pas qu’il soit capable de lire en elle.
-Tu sais que c’est pas la solution ?
-J’ai bossé avec un entraineur l’année dernière, oui je sais que c’est pas la solution, je sais que c’est contre-productif, que se punir avec le sport ne mène à rien.
-Ouais, mais ça s’est ce qu’on nous dit, je me sens tellement con quand je craque, comme si j’étais incapable sur l’instant de me dire ben non, prend un bol de céréales c’est plus sain et t’aime ça. Mais non, je bouffe de la merde, un bon gros burger bien gras, et j’ai même pas plus faim que ça.
-Attends quoi ? Bryan Nelson craque durant sa diète ?
-Breaking news, je suis humain.
-Oh merde, je l’avais pas vu venir celle-là.
Bryan sourit à Aliénor qui lui retourna. Elle se sentait comprise et surtout, elle ne se sentait pas jugée.
-Ce n’est pas grave de craquer. Tu craques, ok, ben tu reprends ta diète le lendemain et tu repars comme si de rien était. Mais faut pas se flageller comme tu l’as fait hier.
-Oui papa…
-Je suis sérieux Ali, te blesser ça t’apportera quoi ? Hein ? Un arrêt du sport, une baisse dans tes notes ? Sérieux, tu risque plus gros que ce que t’as à gagner.
-Ouais, c’est stupide.
-La prochaine fois que tu craques, appelle ton pote là.
-Eliott, putain ça fait plus d’un an que tu le connais.
-Ouais, ouais. Ben appelle-le, mais va pas te flageller à coup de sport. Et mange.
Il pointa du menton la pomme. Aliénor l’attrapa avant de la fourrer dans son sac. Son regard remonta vers Bryan, elle restant quelques secondes sans rien dire avant de baisser la tête.
-Merci Bryan.
-Ouais… Mais fait gaffe, rappelles toi que je suis un connard.
Il s’appuya sur la table pour se relever et Aliénor lui mit une baffe dans le ventre en riant. Non elle ne l’appréciait pas plus que ça. Mais oui il passait par les mêmes épreuves qu’elle. Non il ne serait jamais son confident, mais cette discussion lui avait fait du bien. En parler ça faisait mal, c’était chiant, parce que c’était assumer ces actes. Mais se décharger de ce poids, ça, ça faisait le plus grand des biens.
-Ca va ?
-Je révise.
-Tu t’es bien reposée après ta séance d’entrainement ?
-Les gens qui révisent ont besoin de calme.
-Pourquoi tu t’es infligé ça ?
Aliénor posa sa plume sur la table et se redressa pour observer Bryan. Il était visiblement déterminé à ne pas la laisser réviser en paix et à la harceler sur quelque chose qui n’avait pas d’importance.
-Tu veux pas me laisser tranquille ?
-Non.
-Depuis quand ma vie t’intéresse-t-elle à ce point ?
-Ta vie m’a toujours intéressé. Tu fais partie des meilleurs de la promo, t’es une batteuse effrayante, déterminée, sûre d’elle, tu te donne les moyens pour y arriver, n’importe qui de sensé s’intéresserait à ta vie dans notre milieu.
-Allez fermes-là.
Elle leva les yeux au ciel avant de faire mine de se replonger dans ces révisions. Elle n’avait que faire de ces flatteries peu importe ce qu’il pourrait en retirer elle ne lui donnerait pas satisfaction en y réagissant.
-Aliénor vraiment, on est des sportifs, s’il y a quelqu’un qui peut te comprendre c’est bien moi. Je partage tes objectifs, ta façon de vivre, la plupart de tes entrainements aussi.
Elle leva un nouvel œil vers son camarade de promotion. Il n’avait pas tord quelque part. Si une personne pouvait la comprendre c’était bien lui. Mais pouvait-elle vraiment lui parler de ça ? Avait-elle confiance en lui ? Non pas vraiment… Mais quelque chose au fond d’elle lui donnait envie d’en parler, de se confier, de le dire à quelqu’un.
-J’ai tabassé deux tablettes de chocolat.
Le visage du garçon ne réagit pas. Il semble juste prendre l’information comme elle est, une information.
-Et t’as voulu compenser.
-Pas vraiment, je m’en voulais, je voulais me défouler.
-T’as voulu compenser.
-Peut-être ouais…
Elle soupira, elle n’aimait pas qu’il ait raison, surtout quand on parlait d’elle. Il ne la connaissait pas, elle ne voulait pas qu’il soit capable de lire en elle.
-Tu sais que c’est pas la solution ?
-J’ai bossé avec un entraineur l’année dernière, oui je sais que c’est pas la solution, je sais que c’est contre-productif, que se punir avec le sport ne mène à rien.
-Ouais, mais ça s’est ce qu’on nous dit, je me sens tellement con quand je craque, comme si j’étais incapable sur l’instant de me dire ben non, prend un bol de céréales c’est plus sain et t’aime ça. Mais non, je bouffe de la merde, un bon gros burger bien gras, et j’ai même pas plus faim que ça.
-Attends quoi ? Bryan Nelson craque durant sa diète ?
-Breaking news, je suis humain.
-Oh merde, je l’avais pas vu venir celle-là.
Bryan sourit à Aliénor qui lui retourna. Elle se sentait comprise et surtout, elle ne se sentait pas jugée.
-Ce n’est pas grave de craquer. Tu craques, ok, ben tu reprends ta diète le lendemain et tu repars comme si de rien était. Mais faut pas se flageller comme tu l’as fait hier.
-Oui papa…
-Je suis sérieux Ali, te blesser ça t’apportera quoi ? Hein ? Un arrêt du sport, une baisse dans tes notes ? Sérieux, tu risque plus gros que ce que t’as à gagner.
-Ouais, c’est stupide.
-La prochaine fois que tu craques, appelle ton pote là.
-Eliott, putain ça fait plus d’un an que tu le connais.
-Ouais, ouais. Ben appelle-le, mais va pas te flageller à coup de sport. Et mange.
Il pointa du menton la pomme. Aliénor l’attrapa avant de la fourrer dans son sac. Son regard remonta vers Bryan, elle restant quelques secondes sans rien dire avant de baisser la tête.
-Merci Bryan.
-Ouais… Mais fait gaffe, rappelles toi que je suis un connard.
Il s’appuya sur la table pour se relever et Aliénor lui mit une baffe dans le ventre en riant. Non elle ne l’appréciait pas plus que ça. Mais oui il passait par les mêmes épreuves qu’elle. Non il ne serait jamais son confident, mais cette discussion lui avait fait du bien. En parler ça faisait mal, c’était chiant, parce que c’était assumer ces actes. Mais se décharger de ce poids, ça, ça faisait le plus grand des biens.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Et on y retourne!
Noël approchait vite et avant les vacances, il y avait la première fournée de ceintures qui seraient distribués. Une petite cérémonie ou les parents pouvaient venir et où les élèves montraient ce qu’ils avaient appris durant ce premier trimestre. Bien entendu Aliénor avait invité ces parents. Elle devait présenter ces katas et recevoir sa ceinture verte ce soir et elle stressait au plus haut point. Elle avait aussi deux combats de prévus et elle s’entrainait avec Martin depuis 9h ce matin.
-Pause ! Tu vas me tuer Ali.
-Mais attends, il n’était pas assez haut mon coup de pied, et l’enchainement n’est pas fluide.
Le garçon s’approcha d’elle alors qu’elle se remettait en place. Il plaça ces deux mains sur les épaules de la jeune fille, la forçant à le regarder. Aliénor s’arrêta net, happée par les yeux de Martin qui la regardait plus sérieusement que jamais.
-Tu arrêtes.
-Mais….
-Non ! chut.
Aliénor fronça les sourcils avant que le garçon ne pose deux doigts sur ces lèvres. Elle fit la moue avant de soupirer et de relâcher la tension dans ces muscles. Soudain une fatigue la frappa, comme venue de nulle part.
-Ouais… Tu stress trop, tu vas l’avoir ta ceinture, tu l’as déjà même sinon Sensei ne t’aurais pas demandé de préparer tout ça pour ce soir. C’est honorifique, pour toi, pour te mettre à l’honneur, c’est pas un examen, tu l’as déjà passé l’examen. Donc arrête de t’entrainer sinon tu seras K.O et ce soir tu te tapera la honte.
-T’es sûr ? Ça ressemble quand même vachement à un examen…
Il s’éloigna d’Aliénor qui le suivait pour s’assoir sur un banc sur le côté du dojo. Elle attrapa sa gourde d’eau et en but plusieurs gorgées. Elle mourait de soif en fait !
-Ben juste fait tes katas, donne-toi lors de tes combats mais perdre ça ne veut pas dire que t’aura pas ta ceinture. En plus tu vas gagner, on s’entraine comme des malades depuis le début de l’année. Il n’y a pas de raison.
-Mh.
Aliénor hocha doucement de la tête. Il devait avoir raison, lui il l’avait déjà passé sa ceinture verte et il avait un an de moins qu’elle.
-Tu passes ta marron cette année toi ?
-En fin d’année normalement oui. Mais je m’en fait pas trop. Avec une partenaire d’entrainement comme toi et un sensei comme lui, j’ai pas peur.
-C’est l’étape d’après qui fait peur, passer devant la fédé pour valider ta ceinture noire, c’est un autre niveau.
-Ouais… Mais j’ai trop hâte. C’est tellement stylé d’être ceinture noire, regarde Mika, il a 16 piges et il est ceinture noire, si ça, c’est pas stylé !
-Il a commencé le karaté avant de savoir marcher Mika, c’est de la triche.
-Jalouse.
Il accompagna ces mots d’un coup de coude dans le bras de la jeune fille ce qui la fit taguer avant de revenir à sa place, buvant à nouveau de grandes gorgées d’eau.
-Bon j’ai la dalle, on va manger ?
Aliénor arqua un sourcil avant d’afficher un grand sourire. De toute façon Martin était déjà debout et attrapa le poignet de la jeune fille pour la lever. L’entrainement était terminé, elle devrait tout donner ce soir.
-Pause ! Tu vas me tuer Ali.
-Mais attends, il n’était pas assez haut mon coup de pied, et l’enchainement n’est pas fluide.
Le garçon s’approcha d’elle alors qu’elle se remettait en place. Il plaça ces deux mains sur les épaules de la jeune fille, la forçant à le regarder. Aliénor s’arrêta net, happée par les yeux de Martin qui la regardait plus sérieusement que jamais.
-Tu arrêtes.
-Mais….
-Non ! chut.
Aliénor fronça les sourcils avant que le garçon ne pose deux doigts sur ces lèvres. Elle fit la moue avant de soupirer et de relâcher la tension dans ces muscles. Soudain une fatigue la frappa, comme venue de nulle part.
-Ouais… Tu stress trop, tu vas l’avoir ta ceinture, tu l’as déjà même sinon Sensei ne t’aurais pas demandé de préparer tout ça pour ce soir. C’est honorifique, pour toi, pour te mettre à l’honneur, c’est pas un examen, tu l’as déjà passé l’examen. Donc arrête de t’entrainer sinon tu seras K.O et ce soir tu te tapera la honte.
-T’es sûr ? Ça ressemble quand même vachement à un examen…
Il s’éloigna d’Aliénor qui le suivait pour s’assoir sur un banc sur le côté du dojo. Elle attrapa sa gourde d’eau et en but plusieurs gorgées. Elle mourait de soif en fait !
-Ben juste fait tes katas, donne-toi lors de tes combats mais perdre ça ne veut pas dire que t’aura pas ta ceinture. En plus tu vas gagner, on s’entraine comme des malades depuis le début de l’année. Il n’y a pas de raison.
-Mh.
Aliénor hocha doucement de la tête. Il devait avoir raison, lui il l’avait déjà passé sa ceinture verte et il avait un an de moins qu’elle.
-Tu passes ta marron cette année toi ?
-En fin d’année normalement oui. Mais je m’en fait pas trop. Avec une partenaire d’entrainement comme toi et un sensei comme lui, j’ai pas peur.
-C’est l’étape d’après qui fait peur, passer devant la fédé pour valider ta ceinture noire, c’est un autre niveau.
-Ouais… Mais j’ai trop hâte. C’est tellement stylé d’être ceinture noire, regarde Mika, il a 16 piges et il est ceinture noire, si ça, c’est pas stylé !
-Il a commencé le karaté avant de savoir marcher Mika, c’est de la triche.
-Jalouse.
Il accompagna ces mots d’un coup de coude dans le bras de la jeune fille ce qui la fit taguer avant de revenir à sa place, buvant à nouveau de grandes gorgées d’eau.
-Bon j’ai la dalle, on va manger ?
Aliénor arqua un sourcil avant d’afficher un grand sourire. De toute façon Martin était déjà debout et attrapa le poignet de la jeune fille pour la lever. L’entrainement était terminé, elle devrait tout donner ce soir.
Dernière modification par Alienor Delphillia le 9 déc. 2025, 22:03, modifié 1 fois.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Et on y retourne!
Les bruits de pas dans la neige fraiche s’accélérèrent et les bras d’Aliénor se refermèrent presque violement autour des épaules de Fiona. Un éclat de rire perça les épais nuages au-dessus de Londres, ce qu’elle lui avait manqué. Elle qui maintenant tentait de vivre de sa musique, jouant dans des bars ou dans la rue. Elles n’avaient presque plus de temps pour se voir donc ces quelques instants étaient précieux. Alors oui, Fiona hébergeait toujours Aliénor avec plaisir quand elle venait à Londres, mais elles ne sortaient pas ensemble à chaque fois. Mais aujourd’hui elles seraient ensemble pour la journée entière et ce pour le plus grand bonheur de la jeune Delphillia.
-Ca va ma belle ? Alors racontes-moi tout, comment se porte l’ISMI en cette nouvelle année ?
-Oh tu sais, l’ISMI se porte toujours et se portera toujours bien.
Elles se mirent à marcher en direction du chemin de traverse. L’idée de base étant de faire des emplettes pour Noël, et puis Fiona adore l’ambiance des fêtes donc autant en profiter.
-Il y a toujours ce crétin de Bryan qui réussit tout ce qu’il fait. Il m’énerve je galère à lui passer devant et juste avant les vacances là, on a eu une note en histoire du quidditch approfondie et ce batard m’a mis deux points dans la vue alors que j’ai eu 15 !
-T’as eu 15 en histoire du quidditch ? Mais qui êtes-vous ?
Aliénor lui met une petite tape dans l’épaule, que ça faisait plaisir de retrouver son amie. Parler avec elle de l’ISMI lui permettait de prendre un peu de recul sur certaines choses. Elle la félicitait de rester à distance de Bryan. En même temps ce n’était pas si compliqué, ce garçon avait tout fait pour la dégouter l’année passée et elle apprenait de ces erreurs. Alors oui ils se croisaient toujours, mais restaient cordial l’un avec l’autre. De toute façon c’était inévitable en seconde année il y avait moins d’étudiants donc l’éviter serait mission impossible.
Fiona prenait bien entendu des nouvelles d’Eliott, leur petit géni maintenant en spécialité échecs. Aliénor espérait vraiment le revoir en tant qu’arbitre lors des matchs officiels quand elle jouera pour la ligue. Ce serait quand même une belle réussite et pourquoi rêver et le voir en arbitre officiel lors de coupes d’Europe ou du monde !
Dans une boutique du chemin de traverse elles essayent des robes, pailletés pour la plupart, parfois de bien trop belle facture pour elles. Aliénor en ressort avec une nouvelle cape sorcière pour son père bleu nuit, celui-ci ayant tendance à garder toujours la même cape durant des années jusqu’à ce que la fin de celle-ci soit dans un état lamentable.
Fiona parle également de sa famille qui lui demande d’avoir un job stable plutôt que de tenter de faire des concerts dans les bars payée en bière et en tips. Ce n’est pas facile de vouloir vivre de sa passion et surtout de convaincre les autres que c’est la voie qui est faite pour nous. Fiona doit continuer à se battre, mais trouver un emploi à mi-temps l’aiderait certainement dans ces finances et rassurerait ces parents. Après il faut trouver un emploi à mi-temps. Aliénor lui indique qu’elle pourrait tenter de faire passer son nom à la radio des sports, c’est une perspective qui n’enchante pas tellement son ancienne camarade, mais c’est tout ce qu’elle peut faire. Il y a aussi la possibilité de faire jouer son diplôme d’art et d’enseigner la musique dans une école. Au moins, elle y réfléchit c’est une bonne chose.
La journée passe à une vitesse folle et les deux filles doivent rapidement se séparer. Mais la promesse de le faire à nouveau est scellée sous la neige d’Angleterre.
-Ca va ma belle ? Alors racontes-moi tout, comment se porte l’ISMI en cette nouvelle année ?
-Oh tu sais, l’ISMI se porte toujours et se portera toujours bien.
Elles se mirent à marcher en direction du chemin de traverse. L’idée de base étant de faire des emplettes pour Noël, et puis Fiona adore l’ambiance des fêtes donc autant en profiter.
-Il y a toujours ce crétin de Bryan qui réussit tout ce qu’il fait. Il m’énerve je galère à lui passer devant et juste avant les vacances là, on a eu une note en histoire du quidditch approfondie et ce batard m’a mis deux points dans la vue alors que j’ai eu 15 !
-T’as eu 15 en histoire du quidditch ? Mais qui êtes-vous ?
Aliénor lui met une petite tape dans l’épaule, que ça faisait plaisir de retrouver son amie. Parler avec elle de l’ISMI lui permettait de prendre un peu de recul sur certaines choses. Elle la félicitait de rester à distance de Bryan. En même temps ce n’était pas si compliqué, ce garçon avait tout fait pour la dégouter l’année passée et elle apprenait de ces erreurs. Alors oui ils se croisaient toujours, mais restaient cordial l’un avec l’autre. De toute façon c’était inévitable en seconde année il y avait moins d’étudiants donc l’éviter serait mission impossible.
Fiona prenait bien entendu des nouvelles d’Eliott, leur petit géni maintenant en spécialité échecs. Aliénor espérait vraiment le revoir en tant qu’arbitre lors des matchs officiels quand elle jouera pour la ligue. Ce serait quand même une belle réussite et pourquoi rêver et le voir en arbitre officiel lors de coupes d’Europe ou du monde !
Dans une boutique du chemin de traverse elles essayent des robes, pailletés pour la plupart, parfois de bien trop belle facture pour elles. Aliénor en ressort avec une nouvelle cape sorcière pour son père bleu nuit, celui-ci ayant tendance à garder toujours la même cape durant des années jusqu’à ce que la fin de celle-ci soit dans un état lamentable.
Fiona parle également de sa famille qui lui demande d’avoir un job stable plutôt que de tenter de faire des concerts dans les bars payée en bière et en tips. Ce n’est pas facile de vouloir vivre de sa passion et surtout de convaincre les autres que c’est la voie qui est faite pour nous. Fiona doit continuer à se battre, mais trouver un emploi à mi-temps l’aiderait certainement dans ces finances et rassurerait ces parents. Après il faut trouver un emploi à mi-temps. Aliénor lui indique qu’elle pourrait tenter de faire passer son nom à la radio des sports, c’est une perspective qui n’enchante pas tellement son ancienne camarade, mais c’est tout ce qu’elle peut faire. Il y a aussi la possibilité de faire jouer son diplôme d’art et d’enseigner la musique dans une école. Au moins, elle y réfléchit c’est une bonne chose.
La journée passe à une vitesse folle et les deux filles doivent rapidement se séparer. Mais la promesse de le faire à nouveau est scellée sous la neige d’Angleterre.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Et on y retourne!
La petite finale de la coupe de région. Aliénor n’en revenait pas, ils s’étaient battus avec son équipe pour en arriver là et aujourd’hui ils jouaient la finale dans ce stade de Kenmare. S’ils parvenaient à gagner ce match, ils arriveraient 3ème de la compétition, ce qualifiant ainsi pour les nationaux amateurs. Si ça arrivait, ils seraient certainement vus par de vrais joueurs de la ligue durant la compétition amateure nationale et ça, ça n’aurait pas de prix. Aliénor était remontée à bloc et comptait tout donner.
Elle commença le match sur le banc, son entraineur préférant garder son énergie et son jeu offensif pour les fins de matchs. Sa batte dans les mains, elle observait ces coéquipiers jouer par ce froid. La neige elle, était arrêtée par le toit du stade. C’était bientôt Noël, ce serait un merveilleux cadeau que de remporter ce match. C’était plutôt bien parti, les poursuiveurs étaient à la bataille, mais Alice leur attrapeuse mettait clairement à l’amande l’attrapeur adverse. Tellement qu’elle commença à attirer toute l’attention du batteur adverse.
-Aliénor tu rentres, fais-le taire il m’énerve.
Si leur autre batteur était meilleur en protection et en analyse rapide de trajectoire, Aliénor elle était plus rapide et incisive sur le cognard. Le but, cogner le batteur pour laisser un peu de répit à Alice et prendre la main sur la balle folle.
Le score était à leur avantage, donc Aliénor se sentait assez libre de prendre des choix risqués. Elle entra donc sur le terrain après avoir frappé dans la main de son coéquipier qu’elle remplaçait. Elle fila comme une balle vers le cognard et grilla la priorité au batteur adverse en lui envoyant à cognard à bout portant dessus. Ça c’était fait. Les poursuiveurs adverses s’approchaient de leurs buts. Elle savait ce qu’elle avait à faire, faire le ménage.
Elle enchainait les coups, sauvant parfois la mise à son équipe, tentant de l’aider à progresser et parfois en ratant ces coups ou en se faisant dévier. Mais ils gardaient leur avance et Alice était encore en forme pour sa chasse au vif d’or qui commença. Aliénor visa immédiatement le batteur adverse, plus dangereux pour elle que l’attrapeur adverse. Mais ils avaient changé d’attrapeur, Aliénor ne l’avait pas vu, c’était une erreur de jugement de sa part. Elle tourna la tête vers son attrapeuse et la vit en difficultés, coude à coude avec l’attrapeur adverse.
-Merde.
Elle devait trouver une solution. Son regard chercha le cognard et trouva l’action en cours, puis le score. Son cerveau ne fit qu’un tour. Elle fila vers le cognard et frappa de toutes ces forces dedans. Le cognard fila droit vers la gardienne de l’autre équipe qui ne put rien faire pour l’esquiver.
-Allez….
Il devait accélérer, marquer ce but. Leur poursuiveur accéléra, arriva rapidement aux anneaux et tira. Un coup de sifflet retentit dans le stade. Fin du match, l’attrapeur adverse venait de se saisir du vif d’or. Aliénor chercha le score des yeux comme un enfant affolé et quand elle le vit elle exulta immédiatement. 20 points d’avance ! Ce but, mis au dernier moment venait de leur sauver le match ! Ils étaient troisièmes de la compétition régionale de quidditch amateur d’Irlande et qualifiés pour les nationales ! Elle fila vers ces coéquipiers, les félicitant et retourna au sol pour un gros câlin général avant d’aller remercier leurs adversaires.
-Bien joué pour la libération des anneaux, il est pour toi ce but.
-Merci.
Elle était contente. Ce n’était pas toujours évident en tant que batteur de se rendre compte de ce qu’on apportait à son équipe. Mais pour ce coup-là, elle n’était en effet pas peu fière et elle profiterais de cette victoire comme il le fallait.
Elle commença le match sur le banc, son entraineur préférant garder son énergie et son jeu offensif pour les fins de matchs. Sa batte dans les mains, elle observait ces coéquipiers jouer par ce froid. La neige elle, était arrêtée par le toit du stade. C’était bientôt Noël, ce serait un merveilleux cadeau que de remporter ce match. C’était plutôt bien parti, les poursuiveurs étaient à la bataille, mais Alice leur attrapeuse mettait clairement à l’amande l’attrapeur adverse. Tellement qu’elle commença à attirer toute l’attention du batteur adverse.
-Aliénor tu rentres, fais-le taire il m’énerve.
Si leur autre batteur était meilleur en protection et en analyse rapide de trajectoire, Aliénor elle était plus rapide et incisive sur le cognard. Le but, cogner le batteur pour laisser un peu de répit à Alice et prendre la main sur la balle folle.
Le score était à leur avantage, donc Aliénor se sentait assez libre de prendre des choix risqués. Elle entra donc sur le terrain après avoir frappé dans la main de son coéquipier qu’elle remplaçait. Elle fila comme une balle vers le cognard et grilla la priorité au batteur adverse en lui envoyant à cognard à bout portant dessus. Ça c’était fait. Les poursuiveurs adverses s’approchaient de leurs buts. Elle savait ce qu’elle avait à faire, faire le ménage.
Elle enchainait les coups, sauvant parfois la mise à son équipe, tentant de l’aider à progresser et parfois en ratant ces coups ou en se faisant dévier. Mais ils gardaient leur avance et Alice était encore en forme pour sa chasse au vif d’or qui commença. Aliénor visa immédiatement le batteur adverse, plus dangereux pour elle que l’attrapeur adverse. Mais ils avaient changé d’attrapeur, Aliénor ne l’avait pas vu, c’était une erreur de jugement de sa part. Elle tourna la tête vers son attrapeuse et la vit en difficultés, coude à coude avec l’attrapeur adverse.
-Merde.
Elle devait trouver une solution. Son regard chercha le cognard et trouva l’action en cours, puis le score. Son cerveau ne fit qu’un tour. Elle fila vers le cognard et frappa de toutes ces forces dedans. Le cognard fila droit vers la gardienne de l’autre équipe qui ne put rien faire pour l’esquiver.
-Allez….
Il devait accélérer, marquer ce but. Leur poursuiveur accéléra, arriva rapidement aux anneaux et tira. Un coup de sifflet retentit dans le stade. Fin du match, l’attrapeur adverse venait de se saisir du vif d’or. Aliénor chercha le score des yeux comme un enfant affolé et quand elle le vit elle exulta immédiatement. 20 points d’avance ! Ce but, mis au dernier moment venait de leur sauver le match ! Ils étaient troisièmes de la compétition régionale de quidditch amateur d’Irlande et qualifiés pour les nationales ! Elle fila vers ces coéquipiers, les félicitant et retourna au sol pour un gros câlin général avant d’aller remercier leurs adversaires.
-Bien joué pour la libération des anneaux, il est pour toi ce but.
-Merci.
Elle était contente. Ce n’était pas toujours évident en tant que batteur de se rendre compte de ce qu’on apportait à son équipe. Mais pour ce coup-là, elle n’était en effet pas peu fière et elle profiterais de cette victoire comme il le fallait.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Et on y retourne!
L’entrainement du jour avait été particulièrement énergivore, autant mentalement que physiquement. Vraiment les profs ne les préparaient pas à devenir des joueurs de seconde zone, ils travaillaient tout, l’endurance en match, la puissance, la stratégie, la tactique, gestion de l’effort et explosivité. Elle aurait des courbatures à l’épaule demain matin.
-Hep hep hep. Vous me rangez mieux le matériel que ça.
Aliénor laissa sa tête tomber en arrière en se mordant la lèvre. Vraiment ? Elle n’avait qu’une envie c’était de prendre une douche bien relaxante, elle était exténuée et on lui demandait de faire du rangement ? Elle jeta un coup d’œil à ces coéquipiers du jour. Visiblement personne, personne n’avait envie de se coltiner le rangement du matériel. Même le grand, fort et parfait Bryan Nelson soupirait. Aliénor se retourna pour lancer un regard suppliant à leur professeur qui les regardait, les bras croisés.
-Venez là.
La batteuse ouvrit de grands yeux. Il cédait ? Ce n’était pas son genre… Tous les deuxièmes années en spécialité quidditch s’avancèrent. Leur professeur paraissait calme, serein mais laisser planner un silence qui n’annonçait rien de bon. Puis il poussa un soupire à en fendre l’âme des anges les plus saints.
-Je ne pensais pas avoir cette discussion avec des deuxièmes années. Vous êtes de futurs grands joueurs de quidditch. Mais même un grand joueur de quidditch n’est rien sans un balai entretenu, sans un cognard qui fonctionne ou un souafle dont les enchantements fonctionnent bien. Ranger le matériel, l’entretenir, c’est également votre rôle. Vous pensez quoi ? Que votre entraineur le fera ? Que vous aurez des gens payés pour s’occuper de vos petites affaires ? Non… Et quand vous serez sur le terrain avec un balai pas assez ciré ou des brindilles mal entretenues, avec une batte abimée ou des protections usées. Vous perdrez le match et ce sera votre faute pour avoir négligé le matériel.
Tous écoutaient avec attention. Leur professeur avait raison, ils n’étaient rien sans leur matériel. Mais c’était tellement dur de le faire directement après l’entrainement alors qu’on est sale et fatigués. Pourtant c’est le meilleur moment pour le faire, parce qu’on est encore dedans, qu’on est encore en mode quidditch, que de toute façon avoir de la cire ou du soin sur les mains ce n’est pas grave vu qu’on va se laver. Aliénor baissa la tête, comme plusieurs d’entre eux. Être joueur de quidditch n’était pas qu’être bon sur le terrain, elle devait l’apprendre et elle l’apprenait aujourd’hui.
-Un jour peut-être, des gens crieront vos noms, certains se presseront pour un autographe, vous recevrez peut-être des lettres de fans et vous serez reconnus dans la rue. Même à ce moment là restez humble, parce que ce jeu est un sport d’équipe, que vous pouvez briller un match et être la risée du quidditch au prochain, parce que sans les supporters vous n’existez pas. Soyez généreux autant avec ceux qui vous regarde qu’avec votre matériel. Allez maintenant, rangez-moi ça correctement.
Tous se retournèrent et emportèrent le matériel vers le local. Jamais les balais n’avaient été aussi bien nourris et les balles aussi bien rangées. Apprendre à être humble, tout en étant excellant. Elle ne voulait pas devenir de ces joueurs insupportables connaissant leur force et en faisant leur égo. Non, elle voulait rester elle-même ne pas être transformée par une popularité éphémère et ce même si aujourd’hui, elle était loin d’être connue.
-Hep hep hep. Vous me rangez mieux le matériel que ça.
Aliénor laissa sa tête tomber en arrière en se mordant la lèvre. Vraiment ? Elle n’avait qu’une envie c’était de prendre une douche bien relaxante, elle était exténuée et on lui demandait de faire du rangement ? Elle jeta un coup d’œil à ces coéquipiers du jour. Visiblement personne, personne n’avait envie de se coltiner le rangement du matériel. Même le grand, fort et parfait Bryan Nelson soupirait. Aliénor se retourna pour lancer un regard suppliant à leur professeur qui les regardait, les bras croisés.
-Venez là.
La batteuse ouvrit de grands yeux. Il cédait ? Ce n’était pas son genre… Tous les deuxièmes années en spécialité quidditch s’avancèrent. Leur professeur paraissait calme, serein mais laisser planner un silence qui n’annonçait rien de bon. Puis il poussa un soupire à en fendre l’âme des anges les plus saints.
-Je ne pensais pas avoir cette discussion avec des deuxièmes années. Vous êtes de futurs grands joueurs de quidditch. Mais même un grand joueur de quidditch n’est rien sans un balai entretenu, sans un cognard qui fonctionne ou un souafle dont les enchantements fonctionnent bien. Ranger le matériel, l’entretenir, c’est également votre rôle. Vous pensez quoi ? Que votre entraineur le fera ? Que vous aurez des gens payés pour s’occuper de vos petites affaires ? Non… Et quand vous serez sur le terrain avec un balai pas assez ciré ou des brindilles mal entretenues, avec une batte abimée ou des protections usées. Vous perdrez le match et ce sera votre faute pour avoir négligé le matériel.
Tous écoutaient avec attention. Leur professeur avait raison, ils n’étaient rien sans leur matériel. Mais c’était tellement dur de le faire directement après l’entrainement alors qu’on est sale et fatigués. Pourtant c’est le meilleur moment pour le faire, parce qu’on est encore dedans, qu’on est encore en mode quidditch, que de toute façon avoir de la cire ou du soin sur les mains ce n’est pas grave vu qu’on va se laver. Aliénor baissa la tête, comme plusieurs d’entre eux. Être joueur de quidditch n’était pas qu’être bon sur le terrain, elle devait l’apprendre et elle l’apprenait aujourd’hui.
-Un jour peut-être, des gens crieront vos noms, certains se presseront pour un autographe, vous recevrez peut-être des lettres de fans et vous serez reconnus dans la rue. Même à ce moment là restez humble, parce que ce jeu est un sport d’équipe, que vous pouvez briller un match et être la risée du quidditch au prochain, parce que sans les supporters vous n’existez pas. Soyez généreux autant avec ceux qui vous regarde qu’avec votre matériel. Allez maintenant, rangez-moi ça correctement.
Tous se retournèrent et emportèrent le matériel vers le local. Jamais les balais n’avaient été aussi bien nourris et les balles aussi bien rangées. Apprendre à être humble, tout en étant excellant. Elle ne voulait pas devenir de ces joueurs insupportables connaissant leur force et en faisant leur égo. Non, elle voulait rester elle-même ne pas être transformée par une popularité éphémère et ce même si aujourd’hui, elle était loin d’être connue.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Et on y retourne!
L’expiration s’étira dans la pièce alors que la nuit tombait doucement sur l’école. La salle de sport n’était pas vide à cette heure-là, la plupart des étudiants préférant le soir au matin pour leur séance de sport. Aliénor elle, venait pour s’étirer, petite séance de yoga/stretching pour apaiser ces muscles tendus par sa journée. Eliott lui était venu pour « s’entretenir ». La jeune femme savait bien qu’il en profitait pour laisser ces yeux se perdre sur le corps de certains de ces camarades. Certains appréciaient être regardés de la sorte, d’autres s’agaçaient ou faisaient comme si de rien était. Mais Aliénor le motivait toujours à venir quand même. Après tout faire un peu de sport ne pouvait pas faire de mal bien au contraire.
Il se laissa tomber sur un banc de musculation juste à côté de la jeune fille et l’observa durant quelques secondes ou Aliénor attendait patiemment qu’il ouvre la bouche vu qu’il avait visiblement quelque chose à dire.
-Du yoga ?
-Oui, en quelques sortes.
-Tu fais du yoga toi ? Le quidditch ok, le karaté, ok, la course à pieds ok, le renforcement musculaire aussi, tout ça je savais mais le yoga ?
Aliénor coula un regard en biais à son ami avant de poursuivre sa petite routine.
-Je suis trop raide. Et puis s’étirer et faire un peu de yoga n’a jamais tué personne.
-Oh non tout comme s’entrainer H24 n’a jamais rendu quelqu’un fou.
Aliénor releva la tête, faisant caquer sa queue de cheval dans son dos. Elle leva les sourcils en observant Eliott qui n’était pas le moins du monde intimité par le regard désapprobateur de la joueuse de quidditch.
-Je ne m’entraine pas H24.
Il pencha la tête sur le côté et à son tour, releva ces sourcils. Réaction qui fit soupirer Aliénor qui ramena sa jambe avec l’autre pour s’assoir en tailleur. Elle donna un petit coup de menton vers l’avant, demandant ainsi à Eliott de parler, de faire sortir ces pensées, vu que non, il n’avait pas dit le fond de sa pensée.
-Tu t’entraine beaucoup, tu fais des sports différents mais t’en demande beaucoup à ton corps. Le surentrainement c’est pas un mythe.
-On a fait les conférences sur le repos ensemble Eliott, je sais ce qu’est le surentrainement.
-T’as un jour de repos dans la semaine ?
-Aujourd’hui !
-Tu fais du yoga !
-C’est du repos actif. Les sports doux et tout ça.
Eliott poussa un profond soupir et ferma les yeux quelques secondes. Aliénor elle, offrit un sourire tendre à son camarade.
-Tu t’inquiète pour moi et je t’en remercie. Je sais ce que je fais, j’ai de la chance d’avoir un corps qui me suit dans tous ces activités, la chance de ne m’être jamais blessée, la chance d’être une sorcière qui peut se faire réparer un os en deux minutes.
Le sourire s’agrandit sur les lèvres de la batteuse alors qu’Eliott lui faisait doucement balancer sa tête de droite à gauche en négation.
-Je rigole ! Mais j’ai conscience de tout ça et je fais gaffe.
-Mh… Je ne veux juste pas que t’en fasse trop Ali. T’as des objectifs et tu fais tout pour les atteindre c’est louable. Mais laisse aussi ton corps faire son travail.
-De toute façon tu seras là si je me perds !
-Je serais pas toujours là…
-Quoi ? Non, impossible, t’as pas le droit de partir !
Aliénor se jeta sur le garçon pour lui faire un câlin ce qui le fit partir en arrière et les deux étudiants se retrouvèrent allongés sur le sol dans la salle de sport, riant comme deux enfants. Ça faisait du bien, et elle était heureuse d’avoir quelqu’un qui faisait attention à elle ici.
Il se laissa tomber sur un banc de musculation juste à côté de la jeune fille et l’observa durant quelques secondes ou Aliénor attendait patiemment qu’il ouvre la bouche vu qu’il avait visiblement quelque chose à dire.
-Du yoga ?
-Oui, en quelques sortes.
-Tu fais du yoga toi ? Le quidditch ok, le karaté, ok, la course à pieds ok, le renforcement musculaire aussi, tout ça je savais mais le yoga ?
Aliénor coula un regard en biais à son ami avant de poursuivre sa petite routine.
-Je suis trop raide. Et puis s’étirer et faire un peu de yoga n’a jamais tué personne.
-Oh non tout comme s’entrainer H24 n’a jamais rendu quelqu’un fou.
Aliénor releva la tête, faisant caquer sa queue de cheval dans son dos. Elle leva les sourcils en observant Eliott qui n’était pas le moins du monde intimité par le regard désapprobateur de la joueuse de quidditch.
-Je ne m’entraine pas H24.
Il pencha la tête sur le côté et à son tour, releva ces sourcils. Réaction qui fit soupirer Aliénor qui ramena sa jambe avec l’autre pour s’assoir en tailleur. Elle donna un petit coup de menton vers l’avant, demandant ainsi à Eliott de parler, de faire sortir ces pensées, vu que non, il n’avait pas dit le fond de sa pensée.
-Tu t’entraine beaucoup, tu fais des sports différents mais t’en demande beaucoup à ton corps. Le surentrainement c’est pas un mythe.
-On a fait les conférences sur le repos ensemble Eliott, je sais ce qu’est le surentrainement.
-T’as un jour de repos dans la semaine ?
-Aujourd’hui !
-Tu fais du yoga !
-C’est du repos actif. Les sports doux et tout ça.
Eliott poussa un profond soupir et ferma les yeux quelques secondes. Aliénor elle, offrit un sourire tendre à son camarade.
-Tu t’inquiète pour moi et je t’en remercie. Je sais ce que je fais, j’ai de la chance d’avoir un corps qui me suit dans tous ces activités, la chance de ne m’être jamais blessée, la chance d’être une sorcière qui peut se faire réparer un os en deux minutes.
Le sourire s’agrandit sur les lèvres de la batteuse alors qu’Eliott lui faisait doucement balancer sa tête de droite à gauche en négation.
-Je rigole ! Mais j’ai conscience de tout ça et je fais gaffe.
-Mh… Je ne veux juste pas que t’en fasse trop Ali. T’as des objectifs et tu fais tout pour les atteindre c’est louable. Mais laisse aussi ton corps faire son travail.
-De toute façon tu seras là si je me perds !
-Je serais pas toujours là…
-Quoi ? Non, impossible, t’as pas le droit de partir !
Aliénor se jeta sur le garçon pour lui faire un câlin ce qui le fit partir en arrière et les deux étudiants se retrouvèrent allongés sur le sol dans la salle de sport, riant comme deux enfants. Ça faisait du bien, et elle était heureuse d’avoir quelqu’un qui faisait attention à elle ici.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Et on y retourne!
Aliénor n’avait jamais été très tactile, même si avec le temps elle acceptait de plus en plus les intrusions dans son espace vital. Avec Fiona, elle avait été obligée de revoir ses réactions. Son amie étant très tactile, elle avait besoin de sentir les autres, de les toucher. C’était son premier défi et elle l’avait surmonté avec brio. Depuis elle acceptait bien mieux les contacts ne leur prêtant pas toujours d’interprétation et y trouvant une certaine sérénité. Mais jamais elle n’aurait pensé qu’un garçon puisse être encore plus tactile que Fiona, de plus un garçon qu’elle appréciait.
Aliénor et Martin étaient posés non loin du dojo en ce vendredi soir. Si la jeune fille ne restait pas plus tard la plupart du temps, cette fois qu’elle n’avait pas entrainement le lendemain matin avec son équipe de quidditch. Donc elle avait accepté de diner avec Martin après l’entrainement. Ils étaient donc là, posés sur un muret, les pieds au-dessus d’un parc pour enfant. Sur sa cuisse reposait la tête de Martin qui jouait avec sa main gauche alors qu’elle grignotait quelques morceaux de poulets frits.
-Tu m’en donne un ?
-Tu peux pas te nourrir toi-même ?
Martin fit la moue, comme un enfant perdu avec ces grands yeux noirs qui brillaient presque de quelques larmes face au refus de la jeune fille. Elle leva les yeux au ciel, plongeant sa main dans le seau qui contenait la précieuse nourriture et l’apporta à la bouche du garçon qui l’attrapa entre ces dents avec un grand sourire. Il l’avala en deux temps trois mouvements ce qui fit rire la jeune Delphillia.
-Prends ton temps pour mâcher enfin ! Tu vas t’étouffer.
-T’as qu’à me couper des bouts plus petits.
-Oui… Et tu veux que je te les prémâche aussi tant qu’on y est ?
Le garçon hocha vivement la tête ce qui fit trembler la jambe de la jeune fille qui éclata de rire. Le rire de Martin la rejoint rapidement. C’était étrange, elle avait une certaine retenu avec les moldus. Une retenue venant du fait qu’ils n’étaient pas du même monde, qu’ils ne pourraient pas se comprendre. Quand les sorciers avaient été découverts Aliénor avait entendu de ces amis qu’ils tueraient un sorcier s’ils en rencontreraient un. Devant elle. Depuis, elle se sentait parfois observée, comme si à tout moment, quelqu’un pouvait lui en vouloir juste parce qu’elle était née différente. Mais quand elle était avec Martin, ces peurs s’évanouissaient. C’était un véritable soleil, elle pourrait bien lui dire qu’elle était une tueuse en série qu’il l’accepterait et lui dirait qu’il ferait tout pour l’aider à se sortir de cette phase. Avec lui elle n’avait pas peur, parce qu’il dégageait cette innocence, cette tolérance et cette acceptation unique de l’autre.
Le regard d’Aliénor sur lui se fit plus doux, plus protecteur. Elle voulait le bien de Martin, elle en était certaine. Le protéger et faire en sorte que la lumière qui l’habitait brille pour toute sa vie. Même si là, allongé sur elle, la bouche grande ouverte pour qu’on le nourrisse, elle avait envie de lui mettre une baffe. Ce qu’elle fit, avant de lui tendre un morceau de poulet.
Aliénor et Martin étaient posés non loin du dojo en ce vendredi soir. Si la jeune fille ne restait pas plus tard la plupart du temps, cette fois qu’elle n’avait pas entrainement le lendemain matin avec son équipe de quidditch. Donc elle avait accepté de diner avec Martin après l’entrainement. Ils étaient donc là, posés sur un muret, les pieds au-dessus d’un parc pour enfant. Sur sa cuisse reposait la tête de Martin qui jouait avec sa main gauche alors qu’elle grignotait quelques morceaux de poulets frits.
-Tu m’en donne un ?
-Tu peux pas te nourrir toi-même ?
Martin fit la moue, comme un enfant perdu avec ces grands yeux noirs qui brillaient presque de quelques larmes face au refus de la jeune fille. Elle leva les yeux au ciel, plongeant sa main dans le seau qui contenait la précieuse nourriture et l’apporta à la bouche du garçon qui l’attrapa entre ces dents avec un grand sourire. Il l’avala en deux temps trois mouvements ce qui fit rire la jeune Delphillia.
-Prends ton temps pour mâcher enfin ! Tu vas t’étouffer.
-T’as qu’à me couper des bouts plus petits.
-Oui… Et tu veux que je te les prémâche aussi tant qu’on y est ?
Le garçon hocha vivement la tête ce qui fit trembler la jambe de la jeune fille qui éclata de rire. Le rire de Martin la rejoint rapidement. C’était étrange, elle avait une certaine retenu avec les moldus. Une retenue venant du fait qu’ils n’étaient pas du même monde, qu’ils ne pourraient pas se comprendre. Quand les sorciers avaient été découverts Aliénor avait entendu de ces amis qu’ils tueraient un sorcier s’ils en rencontreraient un. Devant elle. Depuis, elle se sentait parfois observée, comme si à tout moment, quelqu’un pouvait lui en vouloir juste parce qu’elle était née différente. Mais quand elle était avec Martin, ces peurs s’évanouissaient. C’était un véritable soleil, elle pourrait bien lui dire qu’elle était une tueuse en série qu’il l’accepterait et lui dirait qu’il ferait tout pour l’aider à se sortir de cette phase. Avec lui elle n’avait pas peur, parce qu’il dégageait cette innocence, cette tolérance et cette acceptation unique de l’autre.
Le regard d’Aliénor sur lui se fit plus doux, plus protecteur. Elle voulait le bien de Martin, elle en était certaine. Le protéger et faire en sorte que la lumière qui l’habitait brille pour toute sa vie. Même si là, allongé sur elle, la bouche grande ouverte pour qu’on le nourrisse, elle avait envie de lui mettre une baffe. Ce qu’elle fit, avant de lui tendre un morceau de poulet.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel
Et on y retourne!
-Tu seras là pour les portes ouvertes ?
-Non, enfin si le matin mais l’aprem je vais au karaté.
-Décidément le karaté…
Aliénor releva doucement la tête. Dans le studio d’Eliott ils révisaient en vue des prochains examens. Mais sa phrase, elle n’était pas anodine surtout pas avec ce regard suspicieux et se sourire en coin un peu trop visible. La batteuse plissa les yeux sans lâcher le garçon du regard, décalant sa tête pour que celui-ci se transforme en regard en coin jugeant comme elle en faisait beaucoup.
-Le fond de ta pensée ?
Eliott referma son livre d’un coup ce qui la fit presque sursauter. Son regard fila de son visage à la couverture du livre et retourna sur ces yeux noisette l’air interloqué. Visiblement le fond de sa pensée méritait toute l’attention possible.
-Le karaté, t’y va pour le sport ou pour Martin ?
Aliénor leva les yeux au ciel dans un soupire profond. Ces épaules se détendirent avant qu’elle ne fasse rouler sa tête jusqu’à avoir Eliott de nouveau dans son champ de vision. La tête sur le côté, elle lui présenta un air désabusé.
-Eliott…
-Quoi ? La question se pose, tu le vois tous les mardis et vendredis soir ! Il t’arrive même de le voir le week-end dernièrement, je me pose des questions voilà tout.
Aliénor ne put retenir un sourire en remettant sa tête dans l’axe de sa colonne vertébrale. Elle quitta des yeux le visage de son ami pour le reposer sur ses parchemins.
-Il n’y a rien entre Martin et moi.
-Et tu aimerais ?
-Non ! Enfin…
Elle n’y avait jamais réfléchi en fait, elle voyait Martin comme un frère, un ami fidèle un peu trop collant, un compagnon de karaté qu’elle affrontait souvent, un gars qui lui faisait découvrir l’Irlande. Mais elle n’avait jamais envisagé leur relation autrement.
-J’en sais rien, non. La question se pose même pas en fait.
-Comment ça ?
Le regard de la jeune fille retrouva le visage de son ami qui s’était approché d’elle. Pourquoi diable ça l’intéressait autant ? Il était devenu fan de ragots ? Enfin tout le monde aime les potins dans le fond, mais Eliott ? Son regard se fit plus inquisiteur comme pour trouver la raison de ce soudain intérêt.
-Il te plait ?
Eliott se redressa d’un coup ce qui fit crisser les pieds de sa chaise sur le sol. A cette réaction le visage de la jeune Delphillia se para d’un air étonné. Ces sourcils montaient sur son front, ces yeux cherchaient sur le visage d’Eliott les indications qui prouvaient ces dires et ces mains se plaquèrent bruyamment sur le bureau.
-Mais non ! Mais… Vous vous êtes vu qu’une fois. A ma remise de ceinture. Me dis pas que…
-Arrête, tu vas trop vite dans ton esprit ! Où est donc passé ton romantisme ? Non c’est juste que… Il est sympa, souriant, c’est un soleil.
-Un soleil beau gosse en plus. Tu l’aurais vu parfois il se met torse nu au dojo c’est beau à voir.
-C’est vrai ?
Le rouge monta aux joues d’Eliott ce qui fit éclater de rire la jeune fille. Si elle s’attendait à ça ! Eliott en crush sur Martin. En voilà une nouvelle amusante. Aliénor s’imaginait le petit couple et quelque part, elle trouvait qu’ils allaient bien ensemble. Martin était tellement ouvert d’esprit, elle ne savait pas son orientation amoureuse, mais pourquoi pas.
-Tu verrais ta tête !
-Arrête Ali !
Il lança une petite tape sur l’épaule de la jeune fille ce qui ne fait qu’accentuer son rire. Elle ne faisait un peu trop, mais la nouvelle était tellement inattendue ! Entre surprise et joie, là-dedans…
-Te moque pas.
-Je ne me moque pas Eliott. Il n’y a rien entre Martin est moi, vraiment, je le vois comme un petit frère. Donc la voie est libre.
-Enfin il faut qu’on ait des occasions pour se voir… C’est pas gagné.
-C’est une demande ? Tu sais c’est un Irlandais, un Irlandais dit toujours oui quand il s’agit d’une sortie. Je peux t’aider sur ce coup. Ou tu te mets au karaté.
-Non j’ai des limites.
Aliénor éclata à nouveau de rire. Ces séances de révisions étaient efficaces, mais elles pouvaient également être de réels moments de partage avec son ami.
-Non, enfin si le matin mais l’aprem je vais au karaté.
-Décidément le karaté…
Aliénor releva doucement la tête. Dans le studio d’Eliott ils révisaient en vue des prochains examens. Mais sa phrase, elle n’était pas anodine surtout pas avec ce regard suspicieux et se sourire en coin un peu trop visible. La batteuse plissa les yeux sans lâcher le garçon du regard, décalant sa tête pour que celui-ci se transforme en regard en coin jugeant comme elle en faisait beaucoup.
-Le fond de ta pensée ?
Eliott referma son livre d’un coup ce qui la fit presque sursauter. Son regard fila de son visage à la couverture du livre et retourna sur ces yeux noisette l’air interloqué. Visiblement le fond de sa pensée méritait toute l’attention possible.
-Le karaté, t’y va pour le sport ou pour Martin ?
Aliénor leva les yeux au ciel dans un soupire profond. Ces épaules se détendirent avant qu’elle ne fasse rouler sa tête jusqu’à avoir Eliott de nouveau dans son champ de vision. La tête sur le côté, elle lui présenta un air désabusé.
-Eliott…
-Quoi ? La question se pose, tu le vois tous les mardis et vendredis soir ! Il t’arrive même de le voir le week-end dernièrement, je me pose des questions voilà tout.
Aliénor ne put retenir un sourire en remettant sa tête dans l’axe de sa colonne vertébrale. Elle quitta des yeux le visage de son ami pour le reposer sur ses parchemins.
-Il n’y a rien entre Martin et moi.
-Et tu aimerais ?
-Non ! Enfin…
Elle n’y avait jamais réfléchi en fait, elle voyait Martin comme un frère, un ami fidèle un peu trop collant, un compagnon de karaté qu’elle affrontait souvent, un gars qui lui faisait découvrir l’Irlande. Mais elle n’avait jamais envisagé leur relation autrement.
-J’en sais rien, non. La question se pose même pas en fait.
-Comment ça ?
Le regard de la jeune fille retrouva le visage de son ami qui s’était approché d’elle. Pourquoi diable ça l’intéressait autant ? Il était devenu fan de ragots ? Enfin tout le monde aime les potins dans le fond, mais Eliott ? Son regard se fit plus inquisiteur comme pour trouver la raison de ce soudain intérêt.
-Il te plait ?
Eliott se redressa d’un coup ce qui fit crisser les pieds de sa chaise sur le sol. A cette réaction le visage de la jeune Delphillia se para d’un air étonné. Ces sourcils montaient sur son front, ces yeux cherchaient sur le visage d’Eliott les indications qui prouvaient ces dires et ces mains se plaquèrent bruyamment sur le bureau.
-Mais non ! Mais… Vous vous êtes vu qu’une fois. A ma remise de ceinture. Me dis pas que…
-Arrête, tu vas trop vite dans ton esprit ! Où est donc passé ton romantisme ? Non c’est juste que… Il est sympa, souriant, c’est un soleil.
-Un soleil beau gosse en plus. Tu l’aurais vu parfois il se met torse nu au dojo c’est beau à voir.
-C’est vrai ?
Le rouge monta aux joues d’Eliott ce qui fit éclater de rire la jeune fille. Si elle s’attendait à ça ! Eliott en crush sur Martin. En voilà une nouvelle amusante. Aliénor s’imaginait le petit couple et quelque part, elle trouvait qu’ils allaient bien ensemble. Martin était tellement ouvert d’esprit, elle ne savait pas son orientation amoureuse, mais pourquoi pas.
-Tu verrais ta tête !
-Arrête Ali !
Il lança une petite tape sur l’épaule de la jeune fille ce qui ne fait qu’accentuer son rire. Elle ne faisait un peu trop, mais la nouvelle était tellement inattendue ! Entre surprise et joie, là-dedans…
-Te moque pas.
-Je ne me moque pas Eliott. Il n’y a rien entre Martin est moi, vraiment, je le vois comme un petit frère. Donc la voie est libre.
-Enfin il faut qu’on ait des occasions pour se voir… C’est pas gagné.
-C’est une demande ? Tu sais c’est un Irlandais, un Irlandais dit toujours oui quand il s’agit d’une sortie. Je peux t’aider sur ce coup. Ou tu te mets au karaté.
-Non j’ai des limites.
Aliénor éclata à nouveau de rire. Ces séances de révisions étaient efficaces, mais elles pouvaient également être de réels moments de partage avec son ami.
Perséphone: Batteuse, reine des Rumeurs
J'ai plus de virilité dans mon petit doigt que toi dans tout ton corps.
Aliénor Delphillia Batteuse remplaçante des Chauves-souris de Fishucastel