Entre poker et bluff
26 janvier 2046
@Lloyd River
Entre poker et bluff
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@Lloyd River
Entre poker et bluff
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Les bars d'Edimbourg. Y avais-je quelque chose à faire ? Sûrement pas. Y allais-je quand même, sachant parfaitement que ma mère aurait réprouvé cela ? Parfaitement. Ma génitrice aurait sûrement trouvé que je prenais trop de risques, que dans un endroit aussi mal fréquenté, les chances de survie d'une borgne s'élevaient à... très peu. Voir très très peu. Mais c'etait une prise de risque que j'etais prête à prendre, aussi idiote soit elle.
Alors, j'avançais, et je laissais mes pas m'emporter à travers le casino, jusqu'à un endroit libre. Pourvu qu'on me laisse seule. Evidemment, je savais que dans un endroit pareil, la solitude n'était qu'une illusion. Alors, je me contentais de regarder d'un œil scrutateur les gens qui s'affairaient, pensant, et à tort, qu'ils pourraient gagner ne serais ce que la sensation d'être victorieux.
Mais je l'avais appris a mes dépends, tout était toujours truqué. Tout était un jeu, ne demandant qu'à être remporté. Et si certaines personnes étaient des objets, permettant de parvenir à nos fins, après une subtile manipulation, moi, j'étais une joueuse. Une joueuse redoutable, qui ne demandait qu'à être sous-estimée, pour mieux vaincre ensuite.
C'etait d'ailleurs peut être une des raisons pour laquelle j'aimais tant me trouver dans un casino, à observer ceux qui se prenaient pour des joueurs. Parce que je me retrouvais bien plus dans ces surfaces de mauvaises réputation que dans une librairie.
DDM de Gryffondor - Octobre 2050 à Juillet 2051
Professeur de DCFM - Janvier 2051 à Juin 2051
Membre de l'UDS (Miel) - Mai 2051 à jamais
Professeur de DCFM - Janvier 2051 à Juin 2051
Membre de l'UDS (Miel) - Mai 2051 à jamais
Entre poker et bluff
Le regard rivé sur l’autre, un sourire de loup attardé étirant mes lèvres, je tiens autant que possible sa poigne dans ce bras de fer alcoolisé. Le concept, il est très simple : tu fais ton bras de fer, et en même temps, tu bois tes shooters, et tu dois les termines avant l’autre sinon t’as perdu. Et si ton bras se couche, t’as perdu aussi. Je suis hyper bon à ça, parce que je bois vite, et parce que j’ai de la force dans les bras ! Paraît que ça sert à rien d’avoir de la force quand t’es sorcier ? Mon œil, ouais.
Je profite qu’il cherche à avancer dans sa ligne de shooter pour tenter de crocheter sa main et la tirer vers moi. Une faille se crée, il a plus la force dans le biceps et …
Poc.
Les quelques allumés qui sont venus nous regarder se mettent à siffler, applaudir… Moi, je me lève d’un bond, mon siège manque de se ramasser dans mon dos. Les bras grand ouverts, la tête basculée en arrière, je m’abreuve des acclamations, même si elles viennent de trois pauvres types. On choisit pas son public.
Je tourne sur moi même, et j’entends mon adversaire grogner des insultes que j’écoute pas. Une fois revenu droit, je me penche au dessus de la table pour lui offrir le plus beau des sourires.
« Hop hop hop, mon fric. T’as parié, t’as perdu. Tu payes. » Il grogne, fouille dans sa poche et me balance son pognon. Je compte pas, pas besoin. Je fais pas ça pour l’argent, moi ! Je fais ça pour le plaisir, toujours. L’argent, c’est le bonus.
Je fourre les billets dans ma poche et recule, les bras s’ouvrant encore. « Allez, on se refait ça la semaine prochaine ! D’accord ? Allez, on dit d’accord ! Des bisouuuuus ! »
Je pivote à nouveau dans un rire, prêt à me casser de cet endroit. Bon, c’est pas tout ça, mais avec la thune que j’ai amassé ce soir, je vais peut-être me payer un hôtel ! Oh la vache… dormir dans un lit, un vrai ! Pas un canapé miteux dans un squat, ou un coin de table dans un bar… un lit. Ça fait combien de temps que j’ai pas fait ça ? Je sais pas. Trop longtemps, ça c’est sûr.
Je m’arrête d’un coup, apercevant une nana toute seule dans son coin. Ma tête part sur le côté, tout mon poids part dans le côté droit, le pied gauche en l’air. J’ai un sourire qui apparaît, je le retiens même pas. Quand j’ai trop picolé, ou quand j’ai trop d’adrénaline dans le sang -ou les deux- j’arrive plus bien à retenir mes mimiques.
« T’attends quelqu’un ? »
463 mots
Je profite qu’il cherche à avancer dans sa ligne de shooter pour tenter de crocheter sa main et la tirer vers moi. Une faille se crée, il a plus la force dans le biceps et …
Poc.
Les quelques allumés qui sont venus nous regarder se mettent à siffler, applaudir… Moi, je me lève d’un bond, mon siège manque de se ramasser dans mon dos. Les bras grand ouverts, la tête basculée en arrière, je m’abreuve des acclamations, même si elles viennent de trois pauvres types. On choisit pas son public.
Je tourne sur moi même, et j’entends mon adversaire grogner des insultes que j’écoute pas. Une fois revenu droit, je me penche au dessus de la table pour lui offrir le plus beau des sourires.
« Hop hop hop, mon fric. T’as parié, t’as perdu. Tu payes. » Il grogne, fouille dans sa poche et me balance son pognon. Je compte pas, pas besoin. Je fais pas ça pour l’argent, moi ! Je fais ça pour le plaisir, toujours. L’argent, c’est le bonus.
Je fourre les billets dans ma poche et recule, les bras s’ouvrant encore. « Allez, on se refait ça la semaine prochaine ! D’accord ? Allez, on dit d’accord ! Des bisouuuuus ! »
Je pivote à nouveau dans un rire, prêt à me casser de cet endroit. Bon, c’est pas tout ça, mais avec la thune que j’ai amassé ce soir, je vais peut-être me payer un hôtel ! Oh la vache… dormir dans un lit, un vrai ! Pas un canapé miteux dans un squat, ou un coin de table dans un bar… un lit. Ça fait combien de temps que j’ai pas fait ça ? Je sais pas. Trop longtemps, ça c’est sûr.
Je m’arrête d’un coup, apercevant une nana toute seule dans son coin. Ma tête part sur le côté, tout mon poids part dans le côté droit, le pied gauche en l’air. J’ai un sourire qui apparaît, je le retiens même pas. Quand j’ai trop picolé, ou quand j’ai trop d’adrénaline dans le sang -ou les deux- j’arrive plus bien à retenir mes mimiques.
« T’attends quelqu’un ? »
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Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet
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Entre poker et bluff
Mon regard se laissa attirer vers de minces applaudissements qui s'élevait d'une table à proximité. Encore un faux vainqueur. La personne en questions semblait fière d'elle, et je retenait un sourire lorsqu'elle demanda à son adversaire de l'argent. Sérieusement ? À quoi bon jouer la provoc lorsque notre seul but est de gagner ? Mais en même temps, je comprends parfaitement.
Je vois l'homme se tourner vers ma table, vers moi. Et en quelques secondes, je comprends ce qu'il va se passer. Un sourire apparaît sur son visage. Un de ces sourires qui ne signifient rien d'autre que "tu es à moi". Cet homme me voit sûrement comme une nouvelle bataille, qui doit être remportée. Mais moi, je sais que la seule véritable joueuse, pour le moment, c'est moi. Parce que je joue comme si ma vie en dépendait. Pas pour m'amuser.
Alors, je le laisse me regarder, ravie intérieurement qu'il soit sur mon côté gauche, de manière à ce que mon œil droit ne m'empêche pas de le détailler à mon tour.
Enfin, il prends la parole, pour me demander si je suis seule. À mon tour, je souris, sans faire grand chose pour m'en empêcher. Il semblerait qu'un nouveau jeu vienne de s'ouvrir, et même s'il n'existe rien de plus déloyal que d'affronter un homme alcoolisé, je ne reculerai devant rien pour un nouveau jeu, une nouvelle partie, une simple montée d'adrénaline. Qu'il ne soit pas en état de gagner ne me dérange absolument pas.
Tournant ma tête pour planter mon œil valide dans les siens, je le fixe avant de sourire :
- Tout dépends de la personne qui me le demande.
DDM de Gryffondor - Octobre 2050 à Juillet 2051
Professeur de DCFM - Janvier 2051 à Juin 2051
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Entre poker et bluff
Je reviens sur mes deux pieds en l’écoutant. Eh ben on dirait que Lloyd a peut-être trouvé une hôtesse pour l’accueillir cette nuit ! C’est bien, ça. Je pourrai garder la thune que j’ai gagné ce soir pour payer mes… trucs. J’ai un retard de combien de jours, déjà…? Bah, est-ce que c’est vraiment important ? Ouais, Lloyd : c’est même hyper important. T’as pas envie que ta famille apprenne qu’ils vont devoir se rendre chaque matin au bord de la Tamise pour poser un bouquet de fleur. Rah, Lloyd… va vraiment falloir se calmer.
Je m’approche un peu… non, je m’avance carrément. En deux pas je suis au bord de sa table mais, poli, je la regarde pas de haut, non monsieur. Je m’accroupis, faisant craquer le cuir deja malmené de mes Docs. Mes genoux ? Tranquille, je suis monté sur ressorts. Et en plus, c’est pas eux que je fais bosser quand je m’accroupis comme ça, eh non. Ce sont mes cuisses ! Et mes mollets ! De quoi bien muscler tout ça.
Oui, donc, la nana.
Je la regarde, et je souris. Elle est pas vilaine. Elle a une tête de poupée… putain, pourquoi faut que je pense à celles de Jude à qui j’arrachais les bras ? Psssssh !
Les bras ballants sur mes genoux, mon kelpie tatoué bien exposé par mon absence de vêtement couvrant - je porte un t-shirt, quoi - je réponds : « Lloyd. Juste Lloyd. Du coup… t’attends quelqu’un…? », j’ajoute, laissant traîner la fin de ma phrase. Je connais pas beaucoup de catégories de nana qui s’assoient dans des bars, comme ça, tout seule. Il y a celles qui vendent leur charme, mais le bar est franchement minable pour ça et elle trop habillée, donc je m’aventure dans ses pensées là.
Ça se trouve, elle s’ennuie juste. C’est possible, ça. Je comprends pas comment ça l’est. Comment tu peux laisser s’installer l’ennui ? J’ai jamais su faire, j’ai toujours un truc pour m’occuper. Maman m’a déjà dit que ça me ferait du bien de m’ennuyer… mais j’y arrive pas. Même étalé sur un canapé, les yeux dans le vide, j’arrive pas à, je fais pas de pause dans ma tête, ça tourne en boucle, ça dérive, ça s’agite. Je me plains pas ! Comment je pourrais ? J’ai connu que ça toute ma vie ! Avoir le silence dans sa tête, ça doit être ultra relou. Moi, je parle aux idées qui flottent dans mon cerveau, et elles me répondent, elles se mélangent et j’adore ! J’adore ça ! Alors s’ennuyer ? Jamais je pourrai.
Alors, si elle s’ennuie… ben on va tacher de changer ça, hein ?
448 mots
Je m’approche un peu… non, je m’avance carrément. En deux pas je suis au bord de sa table mais, poli, je la regarde pas de haut, non monsieur. Je m’accroupis, faisant craquer le cuir deja malmené de mes Docs. Mes genoux ? Tranquille, je suis monté sur ressorts. Et en plus, c’est pas eux que je fais bosser quand je m’accroupis comme ça, eh non. Ce sont mes cuisses ! Et mes mollets ! De quoi bien muscler tout ça.
Oui, donc, la nana.
Je la regarde, et je souris. Elle est pas vilaine. Elle a une tête de poupée… putain, pourquoi faut que je pense à celles de Jude à qui j’arrachais les bras ? Psssssh !
Les bras ballants sur mes genoux, mon kelpie tatoué bien exposé par mon absence de vêtement couvrant - je porte un t-shirt, quoi - je réponds : « Lloyd. Juste Lloyd. Du coup… t’attends quelqu’un…? », j’ajoute, laissant traîner la fin de ma phrase. Je connais pas beaucoup de catégories de nana qui s’assoient dans des bars, comme ça, tout seule. Il y a celles qui vendent leur charme, mais le bar est franchement minable pour ça et elle trop habillée, donc je m’aventure dans ses pensées là.
Ça se trouve, elle s’ennuie juste. C’est possible, ça. Je comprends pas comment ça l’est. Comment tu peux laisser s’installer l’ennui ? J’ai jamais su faire, j’ai toujours un truc pour m’occuper. Maman m’a déjà dit que ça me ferait du bien de m’ennuyer… mais j’y arrive pas. Même étalé sur un canapé, les yeux dans le vide, j’arrive pas à, je fais pas de pause dans ma tête, ça tourne en boucle, ça dérive, ça s’agite. Je me plains pas ! Comment je pourrais ? J’ai connu que ça toute ma vie ! Avoir le silence dans sa tête, ça doit être ultra relou. Moi, je parle aux idées qui flottent dans mon cerveau, et elles me répondent, elles se mélangent et j’adore ! J’adore ça ! Alors s’ennuyer ? Jamais je pourrai.
Alors, si elle s’ennuie… ben on va tacher de changer ça, hein ?
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet
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Entre poker et bluff
Je réprime à grand peine un sourire face à la réponse de mon interlocuteur. Lloyd, donc. Ce nom me plaît. Il sonne faux, donne envie de grincer des dents, de comprendre ce qu'il se passe derrière tant d'originalité, derrière ces faux semblants. Alors, j'invite d'une main le jeune homme à s'asseoir, et lui réponds.
- Lloyd. Et bien, considères que je suis seule.
Ai-je vraiment envie d'avoir de la compagnie, ou est-ce l'envie du danger, d'une nouvelle aventure qui fait palpiter mes veines ? Sincèrement, je l'ignore, mais je n'ai pas envie de le savoir. J'ai envie de surprendre ce Lloyd. J'ai envie de le pousser dans ses retranchements, de jouer.
Alors je sors un paquet de cartes de ma poche, et les place devant nous. Puis, d'une voix posée, je propose :
- Une partie de poker, ça te dit ? Si tu gagnes, je me présente. Sinon... j'imagine que tu sais où se trouve la sortie du bar.
Je m'attends presque à ce que Lloyd refuse. Après tout, il peut se contenter de ricaner, et de rester. Ce n'est pas comme si je venais juste lui donner l'autorisation de rester avec moi, pour quelques minutes du moins.
Mais j'ai envie, j'ai le pressentiment qu'il va accepter. Qu'il va prendre le risque, juste pour tenter. Parce que l'illusion d'une victoire est souvent bien plus savoureuse qu'une victoire réelle. Alors j'attends, et je regarde si j'ai bien jugé cet homme, si après coup, il peut devenir un joueur à part entière.
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Entre poker et bluff
Je souris. Elle me fait marrer. Si je m’étais appelé… James, elle aurait refusé que je m’assois à sa table, ou alors elle a été complètement charmée par ma voix ? C’est qu’elle est jolie. Ma voix, hein. Elle aussi, mais c’est à ma voix que je pense. J’ai une super jolie voix. Rauque à force de cloper, mais pas trop. Juste ce qu’il faut pour te foutre les poils si je le décide. Ou si t’es sensible. Ou… enfin, je peux.
Les mains sur les genoux, je me redresse d’un bond. J’ai le droit de m’asseoir ? Ben je vais le faire. Enfin, j’allais le faire, mais je la voix sortir un truc de sa poche, ça m’arrête, ça vole toute mon attention. Et… mes épaules se figent, alors que je sais qu’elles se dandinaient. Des cartes. Sérieux ? Oh non… non, non, non ma grande, me fais pas le coup du… je râle.
Le coup du poker. Elle me fait le coup du poker. J’aurai préféré qu’elle se la joue diseuse de bonne aventure que ça ! Parce qu’au moins, je peux pas claquer toute la thune.
Je m’avance quand même vers la chaise qu’elle m’a désigné, je la tire, je la fait pivoter sur un pied et m’assoit à califourchon dessus. Mes grands bras se croisent sur le dossier et je pose mon menton dessus, les yeux braqués dans les siens.
« T’es super orgueilleuse, tu sais, ça ? » je lui dis en enfonçant le bas de mon visage dans mes bras. « Et si j’ai envie juste envie de t’appeler chérie, on fait comment ? Tu remballes ton jeu de cartes, et t’acceptes que je te paye un verre ? » Je donne un bref coup de coude vers son jeu. « Tu joues à quelle variante ? »
Jude va me tuer si elle apprend ça…
315 mots
Les mains sur les genoux, je me redresse d’un bond. J’ai le droit de m’asseoir ? Ben je vais le faire. Enfin, j’allais le faire, mais je la voix sortir un truc de sa poche, ça m’arrête, ça vole toute mon attention. Et… mes épaules se figent, alors que je sais qu’elles se dandinaient. Des cartes. Sérieux ? Oh non… non, non, non ma grande, me fais pas le coup du… je râle.
Le coup du poker. Elle me fait le coup du poker. J’aurai préféré qu’elle se la joue diseuse de bonne aventure que ça ! Parce qu’au moins, je peux pas claquer toute la thune.
Je m’avance quand même vers la chaise qu’elle m’a désigné, je la tire, je la fait pivoter sur un pied et m’assoit à califourchon dessus. Mes grands bras se croisent sur le dossier et je pose mon menton dessus, les yeux braqués dans les siens.
« T’es super orgueilleuse, tu sais, ça ? » je lui dis en enfonçant le bas de mon visage dans mes bras. « Et si j’ai envie juste envie de t’appeler chérie, on fait comment ? Tu remballes ton jeu de cartes, et t’acceptes que je te paye un verre ? » Je donne un bref coup de coude vers son jeu. « Tu joues à quelle variante ? »
Jude va me tuer si elle apprend ça…
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet
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Entre poker et bluff
Je vois le corps de Lloyd se raidir une fois les cartes de poker posées sur la table. Le changement est à peine perceptible, mais je le vois tout de même. Il a peur pour son fric. C'est ma conclusion. La plus simple, la plus basique, mais aussi la bonne. J'en suis certaine, parce que la majorité des personnes jouant dans un bar le font pour ça. Pour l'argent. Heureusement pour lui, je ne l'implique pas dans les termes de mon paris.
- J'aime juste prendre des risques. Si tu veux m'appeler chérie, fais toi plaisir. Mais je te promets que tu seras déçu de ne pas connaître mon prénom, souris-je. Et si tu veux me payer un verre, tu as mon autorisation aussi.
Je reporte mon attention sur sa dernière phrase. Il semblerait qu'il ne soit pas si insensible au jeu, finalement. Alors, je laisse mes lèvres se recourber, et s'approche ma tête de la sienne, assez près pour pouvoir détailler son visage point par point. Puis, je murmure :
- Ma variante ? Aucune. Je préfère dicter les règles à mesure que la partie se déroule. C'est la manière la plus simple de gagner.
Enfin, je recule mon visage, pour lever un sourcil accusateur et lancer, en écho à ma dernière phrase :
- Mais ne me dit pas que tu l'ignores. Je ne te croirais pas.
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Entre poker et bluff
Je souris dans mes bras. Elle a du répondant. J’aime bien. Et un sacré melon. J’aime bien aussi. J’aime pas les nanas qui gloussent, pas plus que j’aime celle qui sont trop faciles. C’est pas drôle, t’as aucun mérite ! Bon, je prends le tout, hein, je suis pas difficile. Mais j’aime bien quand ça me tombe pas tout cru dans la bouche.
Par contre… me donner son autorisation ? J’ai les sourcils qui bondissent, mon nez qui souffle un rire qui, dans cette position, donne plus un grognement qu’autre chose. Alors là, si elle croit que Lloyd reçoit des autorisations, des droits, des validations… elle est très, très mal tombée. J’aime pas ça. J’aime pas qu’on me dise ce que je dois faire, ou ce que je peux faire. J’sais pas, c’est comme ça depuis que je suis tout petit. Les seules que j’écoute -et encore, pas tout le temps- c’est Jude et maman. Pas une foutue inconnue dans un bar qui se prend pour je sais pas qui. Ça me donne presque envie de me barrer, de lui dire d’aller se faire foutre avec ses grands airs de princesse…
C’est la suite qui me retient de me casser. Son histoire de poker où elle dicte les règles bla-bla-bla… Je la lâche plus des yeux alors qu’elle à collé son visage pas loin du mien. Oh, t’approche pas comme ça, avec ta petite tête de poupée, tu sais pas, je pourrai mordre… Je vais pas le faire, hein, je suis pas encore tout à fait à la ramasse. Quoi que, j’ai peuuuut-être ma concentration qui part à la dérive et je m’imagine taper un bout de crocs dans son nez. Je le fais pas ! Je le fais pas, mais j’y pense. Faut pas s’approcher comme ça, aussi, elle est dingue.
Elle recule enfin, et… bordel, j’ai quasi rien écouté. Je me suis arrêté à son histoire de poker sans règle, et après, plus rien. Ce qu’elle dit ensuite… merde, Lloyd. Pourquoi t’écoute jamais ce qu’on te dit ? J’ignore quoi ? J’en sais rien, moi ! Bon, faut rebondir, là.
Je me redresse un peu, je fais rouler mes épaules… et m’avachis à nouveau. J’aime trop cette position. Ça étire les lombaires, c’est génial. Je bascule mon poids d’un côté… de l’autre… oh ouais, ma colonne vertébrale adore ça. J’ai pris un sale coup de poing hier, juste dans le bas du dos. Quel con j’ai été. J’ai laissé une ouverture grosse comme un éruptif. C’était débile. J’aurai pas dû. Ça m’a coûté le combat. J’aurai dû…
Lloyd, la gonzesse devant toi !
« Donc tu triches, et tu le dis… » Je souris, basculant ma tête sur mon bras droit, mes yeux noisette plantés sur elle. Je lève un doigt et l’agite un peu de droite à gauche. « La variante. Ta forcément une variante. Texas Hold’em ? Omaha ? Irish ? Ou strip-poker ? » Je joue des sourcils en laissant mon regard dégouliner le long de ce que je peux voir de son corps. Mais je suis poli, alors il remonte vite sur son visage. « Allez... c’est quoi ton petit nom, ma petite tête de poupée ? »
535 mots
Par contre… me donner son autorisation ? J’ai les sourcils qui bondissent, mon nez qui souffle un rire qui, dans cette position, donne plus un grognement qu’autre chose. Alors là, si elle croit que Lloyd reçoit des autorisations, des droits, des validations… elle est très, très mal tombée. J’aime pas ça. J’aime pas qu’on me dise ce que je dois faire, ou ce que je peux faire. J’sais pas, c’est comme ça depuis que je suis tout petit. Les seules que j’écoute -et encore, pas tout le temps- c’est Jude et maman. Pas une foutue inconnue dans un bar qui se prend pour je sais pas qui. Ça me donne presque envie de me barrer, de lui dire d’aller se faire foutre avec ses grands airs de princesse…
C’est la suite qui me retient de me casser. Son histoire de poker où elle dicte les règles bla-bla-bla… Je la lâche plus des yeux alors qu’elle à collé son visage pas loin du mien. Oh, t’approche pas comme ça, avec ta petite tête de poupée, tu sais pas, je pourrai mordre… Je vais pas le faire, hein, je suis pas encore tout à fait à la ramasse. Quoi que, j’ai peuuuut-être ma concentration qui part à la dérive et je m’imagine taper un bout de crocs dans son nez. Je le fais pas ! Je le fais pas, mais j’y pense. Faut pas s’approcher comme ça, aussi, elle est dingue.
Elle recule enfin, et… bordel, j’ai quasi rien écouté. Je me suis arrêté à son histoire de poker sans règle, et après, plus rien. Ce qu’elle dit ensuite… merde, Lloyd. Pourquoi t’écoute jamais ce qu’on te dit ? J’ignore quoi ? J’en sais rien, moi ! Bon, faut rebondir, là.
Je me redresse un peu, je fais rouler mes épaules… et m’avachis à nouveau. J’aime trop cette position. Ça étire les lombaires, c’est génial. Je bascule mon poids d’un côté… de l’autre… oh ouais, ma colonne vertébrale adore ça. J’ai pris un sale coup de poing hier, juste dans le bas du dos. Quel con j’ai été. J’ai laissé une ouverture grosse comme un éruptif. C’était débile. J’aurai pas dû. Ça m’a coûté le combat. J’aurai dû…
Lloyd, la gonzesse devant toi !
« Donc tu triches, et tu le dis… » Je souris, basculant ma tête sur mon bras droit, mes yeux noisette plantés sur elle. Je lève un doigt et l’agite un peu de droite à gauche. « La variante. Ta forcément une variante. Texas Hold’em ? Omaha ? Irish ? Ou strip-poker ? » Je joue des sourcils en laissant mon regard dégouliner le long de ce que je peux voir de son corps. Mais je suis poli, alors il remonte vite sur son visage. « Allez... c’est quoi ton petit nom, ma petite tête de poupée ? »
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Il me semble que le temps s'étire, s'étire, avant que Lloyd ne reprenne la parole. Tout ce temps qui s'écoule pour me dire que... Je triche ? Personnellement, je n'appelle pas ça de la triche. Tant que je gagne. C'est comme les coups traitres ; ils n'en sont pas lorsque la personne qui les donne remporte la victoire. Alors, je me contente de ricaner, et de sourire :
- Ça te pose un problème ? Je te l'ai dit, j'aime gagner.
Je ne parle pas uniquement d'une partie de poker. Je parle du respect des joueurs, et l'admiration des jeunes, de la surprise lorsque son adversaire qui te sous estime se rends compte qu'il va perdre... ou simplement d'un dialogue dans un bar avec un bel inconnu. Pas que je trouve Lloyd magnifique. Mais... Il pourrait être pire. Et passer du temps en sa compagnie n'est pas si désagréable.
Je saute volontairement sa question sur ma variante, me contentant d'hausser les épaules et de ranger mon jeu.
- Changement de programme. Je ne jouerai pas ce soir. Notre... conversation me semble bien plus intéressante.
Puis, je scrute intensément Lloyd, me demandant si lui donner mon prénom est une option envisageable, ou si le laisser mariner est plus divertissant. Finalement, je soupire, et lui réponds :
- Saona. Je m'appelle Saona. Sao pour les intimes.
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Entre poker et bluff
Elle est complètement barrée cette nana. Ça me fait sourire, peut-être un peu trop, et je sais que ça me donne un air de loup attardé. C’est à cause de la canine, t’as capté ? Ça et ma mâchoire. Et peut-être aussi parce que je la fixe comme si j’allais la bouffer, ouais… mais en même temps, si je la regarde pas dans les yeux, je regarde en bas, et je veux pas regarder en bas. Lloyd, c’est un mec poli, et pas relou !
Du coup, ouais, elle est barrée. Est-ce que ça me pose un problème qu’elle triche ? Noooon, ben non, j’adore me faire plumer ! J’adore perdre ! Sérieux ? Ben ouais ça me pose un problème. T’aimes gagner ? Ok, et moi j’aime pas perdre, comment on fait ? En vrai, si j’avais pas des… dettes, j’aime pas ce mot. Si j’avais pas des trucs à payer, je jouerai avec elle, je m’en tape, c’est que du fric. Mais je peux pas, j’ai pas envie de… ben, de crever, en fait !
Donc si on joue, on joue normal, t’as capté ? On joue avec des vraies règles. Déjà que je devrai pas jouer… Je te jure, si Jude me chope à faire ça, elle me fait bouffer la table, les cartes, mon paquet de clopes, et encore la table, histoire de me faire avaler sans m’étouffer. C’est pas que j’ai un problème avec les jeux d’argent, hein. Non… non, moi j’ai un problème avec TOUT ce qui suscite un tout petit peu de plaisir. L’alcool, la drogue, les femmes, le sucre, l’adrénaline, et le jeu, évidemment. C’est pas grave, enfin, pas pour moi, parce que… ben… ça fait du bien, tout ça ! Mais Jude ? Elle en a ras la citrouille. Elle a réussi à me calmer avec les jeux, parce qu’elle a associé ça à un sentiment pas hyper cool qui s’appelle “les gros yeux de Jude”. T’as déjà vu Jude faire les gros yeux ? Ben c’est juste avant de te prendre un coup. Et ses coups, je conseille pas, alors que j’ai l’habitude d’en recevoir.
Bref ! Donc. Attends. Elle vient de dire quoi, là ? Je la vois qui range ses cartes. Pourquoi elle range ses cartes ? Oh, l’autre ! Elle veut plus jouer ! Ah ça me pique, j’ai un nerf qui saute dans ma mâchoire. Elle change d’avis. Pourquoi elle change d’avis ! Non mais, j’étais prêt, moi ! Prêt à gagner, et à jouer normalement ! Elle veut pas perdre ! Ben ouais, elle veut pas perdre ! Tu m’étonnes !
Je la regarde faire, j’ai le pieds qui s’agite sous la table. Ca me frustre. J’étais parti du principe qu’on allait jouer. Et on va pas jouer. Je voulais jouer.
Allez… on se détend, Lloyd… C’est positif, elle veut discuter. T’aimes bien discuter, toi. Donc tu écoutes, et tu te calmes.
Elle me donne son nom. Saona. Sao. Eh, ça claque. J’aime bien. Sa-o. Je goûte le mot, je l’articule dans ma tête… mais pas que.
« Sa-o-na… j’aime bien. » J’aime bien, mais ça me saoule quand même, parce que son prénom, c’était la récompense si je gagnais à son foutu poker sans règle. Ca m’énerve, j’ai le pied qui s’agite.
Je laisse tomber mes mains devant moi pour les laisser pendouiller dans le vide, mon menton sur le dossier de la chaise. « T’sais, gagner sans risque, ça vaut rien. C’est cool de gagner, t’as raison, ouais… mais il est où le plaisir si tu gagnes sans lutter, hein ? » Un long sourire me soulève les pommettes et découvre mes canines. « Allez… dis moi que t’es pas une de ces fifilles qui s’attend à ce que tout lui tombe tout cru dans la bouche… ça serait hyper décevant. »
639 mots
Du coup, ouais, elle est barrée. Est-ce que ça me pose un problème qu’elle triche ? Noooon, ben non, j’adore me faire plumer ! J’adore perdre ! Sérieux ? Ben ouais ça me pose un problème. T’aimes gagner ? Ok, et moi j’aime pas perdre, comment on fait ? En vrai, si j’avais pas des… dettes, j’aime pas ce mot. Si j’avais pas des trucs à payer, je jouerai avec elle, je m’en tape, c’est que du fric. Mais je peux pas, j’ai pas envie de… ben, de crever, en fait !
Donc si on joue, on joue normal, t’as capté ? On joue avec des vraies règles. Déjà que je devrai pas jouer… Je te jure, si Jude me chope à faire ça, elle me fait bouffer la table, les cartes, mon paquet de clopes, et encore la table, histoire de me faire avaler sans m’étouffer. C’est pas que j’ai un problème avec les jeux d’argent, hein. Non… non, moi j’ai un problème avec TOUT ce qui suscite un tout petit peu de plaisir. L’alcool, la drogue, les femmes, le sucre, l’adrénaline, et le jeu, évidemment. C’est pas grave, enfin, pas pour moi, parce que… ben… ça fait du bien, tout ça ! Mais Jude ? Elle en a ras la citrouille. Elle a réussi à me calmer avec les jeux, parce qu’elle a associé ça à un sentiment pas hyper cool qui s’appelle “les gros yeux de Jude”. T’as déjà vu Jude faire les gros yeux ? Ben c’est juste avant de te prendre un coup. Et ses coups, je conseille pas, alors que j’ai l’habitude d’en recevoir.
Bref ! Donc. Attends. Elle vient de dire quoi, là ? Je la vois qui range ses cartes. Pourquoi elle range ses cartes ? Oh, l’autre ! Elle veut plus jouer ! Ah ça me pique, j’ai un nerf qui saute dans ma mâchoire. Elle change d’avis. Pourquoi elle change d’avis ! Non mais, j’étais prêt, moi ! Prêt à gagner, et à jouer normalement ! Elle veut pas perdre ! Ben ouais, elle veut pas perdre ! Tu m’étonnes !
Je la regarde faire, j’ai le pieds qui s’agite sous la table. Ca me frustre. J’étais parti du principe qu’on allait jouer. Et on va pas jouer. Je voulais jouer.
Allez… on se détend, Lloyd… C’est positif, elle veut discuter. T’aimes bien discuter, toi. Donc tu écoutes, et tu te calmes.
Elle me donne son nom. Saona. Sao. Eh, ça claque. J’aime bien. Sa-o. Je goûte le mot, je l’articule dans ma tête… mais pas que.
« Sa-o-na… j’aime bien. » J’aime bien, mais ça me saoule quand même, parce que son prénom, c’était la récompense si je gagnais à son foutu poker sans règle. Ca m’énerve, j’ai le pied qui s’agite.
Je laisse tomber mes mains devant moi pour les laisser pendouiller dans le vide, mon menton sur le dossier de la chaise. « T’sais, gagner sans risque, ça vaut rien. C’est cool de gagner, t’as raison, ouais… mais il est où le plaisir si tu gagnes sans lutter, hein ? » Un long sourire me soulève les pommettes et découvre mes canines. « Allez… dis moi que t’es pas une de ces fifilles qui s’attend à ce que tout lui tombe tout cru dans la bouche… ça serait hyper décevant. »
639 mots
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet
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Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet