Passage de Draíocht Lettre à France

Trempant sa plume dans l'encrier, Aliosus essayait d'organiser ses pensées. Jamais il n'avait particulièrement imaginer d'entamer une correspondance avec cette personne, mais nécessité faisant loi, elle était la seule qui puise lui apporter une aide réelle. Contacter son frère joignable n'aurait fait qu'empirer la situation, ses parents n'étaient pas une option valide non plus, Orphéa ne l'avait plus côtoyée depuis des années, alors il oubliait certainement des personnes, mais Alice était devenue si discrète sur la nature de certaines de ses relations qu'il n'était pas envisageable d'aborder un sujet aussi personnel sur la base d'une amitié plus ou moins supposées.
A Léonie de Beauvais,

Je vous
Ach. Aliosus voyait d'ici la française pouffer en découvrant ce vouvoiement formel, comment s'adressait il à elle lors de son séjour à Beauxbâtons ? Autant ne pas risquer que la lettre ne fut lue avec un a priori désinvolte. Il effaça le mot et repris.
Je te contacte pour une affaire délicate au sujet de laquelle j'espère que tu sauras me venir en aide, et par cet intermédiaire, venir en aide à Alice.

Depuis quelques semaines je la vois s'enfermer dans une mécanique froide à laquelle elle semble se forcer pour une raison qui m'est inconnue. La distance entre nous progresse et je ne sais pas interpréter son comportement.

Toi qui es sont amie, qui a partagé ces années avec elle, as tu pu déjà rencontrer ce phénomène ? Cela fait presque cinq ans que je ne l'ai pas vu dans son quotidien, et je me doute que le bref aperçu lors de ma visite ne pouvait être représentatif de sa manière d'être pendant ses études, aussi peut être sauras tu me dire que c'est ainsi qu'elle fonctionne lorsqu'elle se fixe un but particulier ou qu'elle rencontre une quelconque difficulté.

Je te sais gré de ta prompte réponse, et te prie de me pardonner de ne pas m'être épancher en politesses, j'espère que cela pourra faire l'objet d'une autre lettre.

Bien à toi,

Aliosus Nerrah
Il rejoindrait le bureau de poste du Passage dès la première heure du matin, la traversée de la Manche empêchait Fulgrim de se charger de cette mission pourtant bien essentielle, et n'ayant pas l'adresse précise, cela lui couterait probablement ce qu'il avait prévu pour acheter sa viande du lendemain. Qu'à cela ne tienne, la Mettorte devrait attendre.

@Alice Sangblanc

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Passage de Draíocht Lettre à France
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- Votre PJ est présent ? oui / non
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ) : De Beauvais Léonie. Amie et camarade de Beauxbâtons
- Lien vers ma fiche de PNJ
- Intérêt de ce RP pour votre PJ : Alice va mal, et Aliosus décide d'aider sa cousine par le biais de celle qui la connait le mieux (selon lui), Léonie, qui saura lui donner des informations ou plus, lors d'un échange épistolaire

Un hibou était arrivé un matin, porteur d’une lettre adressée à monsieur Aliosus Nerrah, porteur du sceau français que le jeune homme aura eu plusieurs fois l’occasion de voir au cours de ses années d’élèves à Poudlard.
L’enveloppe était d’une couleur écrue charmante, son papier doux comme la caresse d’une nymphe. Quant à ce qu’elle contenait, Aliosus n’aurait nul peine à reconnaître le parfum discret mais entêtant de Léonie de Beauvais, rappelant les effluves d’un jardin d’été. L’écriture était belle, soignée, à l’image de la haute société sorcière française à laquelle appartenait la jeune femme. Chaque boucle, chaque courbe, jusqu’au point sur les “I”, évoquaient la légéreté de celle qu’Alice avait un jour nommé la soeur que je n’ai jamais eue.
Très cher Aliosus,

Je déplore l’occasion qui t’est donné pour m’écrire. Néanmoins, je ne saurais taire ma reconnaissance d’avoir été jugé digne de ta confiance. Il est des inquiétudes qu’un cousin ne confie qu’à ceux dont il connaît la loyauté. Je me flatte d’être de ceux-ci.

Je ne puis te cacher plus longtemps la sincère préoccupation que m’évoque tes mots. Ce que tu décris ressemble bien à la Alice que je connais, pourtant je n’ai jamais pu voir cela de mes yeux. Tu sais aussi bien que moi à quel point notre Alice peut se montrer cabocharde lorsqu’elle a quelque chose en tête, qu’il s’agisse de sa scolarité ou bien ses devoirs en tant qu’héritière. Un trait de caractère qu’elle n’a jamais perdu, n’est-il pas ?
Je sais que son retour en Grande-Bretagne la travaille depuis des années à présent. Je sais que sa recherche d’époux lui tient beaucoup à coeur, quand bien même elle n’a nullement envie de se marier. Damiano et moi même avons passé de nombreuses heures avec elle pour trouver l’élu, mais aucun n’était assez bien. Peut-être est-ce qui la travaille ? Sa tante Elise n’est-elle pas sur ses talons, à la pousser à rapidement trouver un promis ? As-tu cherché de ce côté ?

As-tu parlé à Thomas ? Il serait le plus à même de t’éclairer. Il aime sincèrement sa soeur, et la connaît sans nul doute bien mieux que toi et moi. J’espère ne pas te vexer avec ces propos ci. Je vois d’ici ta mâchoire se contracter, Aliosus. Mais c’est la vérité. Thomas est un Sangblanc.

Si je ne puis t’aider avec des réponses empiriques, je peux en revanche te faire part de ce que je sais pour avoir cohabité avec Alice durant plusieurs années.
Alice fait des cauchemars depuis la première nuit que nous avons passé ensemble. Plus d’une fois, elle s’est réveillé en sursaut, couverte de sueur. Je sais que cette habitude s’est quelque peu apaisé grâce aux potions de Sommeil Sans-Rêve. Je peux te dire également qu’elle a toujours eu tendance à parler durant la nuit. Tu me connais, n’est-ce pas, très cher ? Mon oreille est fureteuse, et j’espère que tu l’en remercieras. Des mots revenaient souvent, je vais te faire une liste de ceux que je n’ai point oublié tant ils ont pu me tirer de mon sommeil.

- je suis désolée (récurent, parfois murmuré, parfois exhorté, parfois larmoyé)
- Aliosus (flatté ?)
- Non (récurent, parfois murmuré, parfois exhorté, parfois larmoyé)
- Jacob (son frère, le benjamin de la famille ? Je sais qu’il est en voyage, sans doute lui manque t-il ?)
- Penwouine (je n’ai aucune explication à te fournir)
- Merlin (celui ci est sans doute le plus récurent. J’ignore quelle fascination Alice peut avoir pour ce sorcier auquel elle ne fait jamais référence lorsqu’elle est éveillée)

J’aimerai t’aider plus, crois moi sur parole. Je t’en prie, garde moi informée. Je n’aime point te savoir inquiet au sujet de notre Alice. De mon côté, je vais tâcher de faire quelque chose. Sois patient, mais assuré que je ne te laisse pas tomber.

Bien à toi,

Léonie Augustine Céleste Eugénie de Beauvais

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050