Nouvelle vie impromptue
Les émotions des uns et des autres étaient devenues si prenantes que la pièce lui semblait être noyée sous un mélange de couleurs sans plus aucune cohérence. Elle devait faire de son mieux pour en faire abstraction. Heureusement pour elle, cela faisait maintenant plusieurs années qu'elle avait réussit à se débarrasser de ses migraines magiques. Ou du moins à les contrôler au mieux. Sans quoi ce déluge de couleur lui aurait été fatal.
La directrice fut surprise par la réaction de Redose, ou plutôt par la maîtrise dont il fit preuve en s'inclinant et en s'excusant devant le père d'Elisabeth. Il faut dire qu'il ne l'avait pas habituée à être le plus calme et réfléchit des élèves de l'école. Fallait-il y voir une preuve d'un réel attachement pour la jeune Poufsouffle ? Faisait-il cet effort pour l'épargner ? Bien sûr, elle n'ignore pas les réels sentiments qui l'animent et qui sont bien loin du repentir, mais elle ne peut que saluer sa maîtrise en cet instant. Heureusement pour eux, le tuteur de Redose semblait également vouloir que les choses puissent se régler à l'amiable. La discussion aurait été plus compliquée encore si les deux partis avaient passé leur temps à se hurler dessus. Un monsieur Willis était amplement suffisant.
Elle laissa à Diarmuid le soin et autant de temps qu'elle le pu pour tenter d'apaiser au moins un peu la panique d'Elisabeth. Au moins, les parents d'Elisabeth n'intervinrent pas. Car la directrice ne pouvait imaginer un monde où elle verrait ces deux-là faire preuve d'instinct maternel et paternel envers la jeune fille. Le peu qu'elle avait pu voir d'eux, ne le lui permettait pas. Lorsque la jeune Poufsouffle fit part de son souhait de garder l'enfant, la jeune directrice ne fit aucun commentaire. C'était un choix pour le moins courageux étant donné son jeune âge. Si c'était le choix de la jeune fille, elle n'était pas là pour s'y opposer. Son rôle était plutôt de veiller à canaliser la réaction de ses parents à cette réponse qui allait certainement fortement leur déplaire.
« Si telle est vôtre décision, je m'engage à ce que nous trouvions un moyen pour que vous puissiez poursuivre votre apprentissage. Même si celui-ci devra être aménagé. »
Il n'était pas souhaitable pour la jeune fille et serait difficilement réalisable de poursuivre une scolarité normale à Poudlard. Néanmoins, il n'était pas impossible de suivre un cursus à domicile. Il resterait de nombreux détails à régler pour que cela puisse se faire, mais c'était aussi la raison de cette réunion.
La directrice fut surprise par la réaction de Redose, ou plutôt par la maîtrise dont il fit preuve en s'inclinant et en s'excusant devant le père d'Elisabeth. Il faut dire qu'il ne l'avait pas habituée à être le plus calme et réfléchit des élèves de l'école. Fallait-il y voir une preuve d'un réel attachement pour la jeune Poufsouffle ? Faisait-il cet effort pour l'épargner ? Bien sûr, elle n'ignore pas les réels sentiments qui l'animent et qui sont bien loin du repentir, mais elle ne peut que saluer sa maîtrise en cet instant. Heureusement pour eux, le tuteur de Redose semblait également vouloir que les choses puissent se régler à l'amiable. La discussion aurait été plus compliquée encore si les deux partis avaient passé leur temps à se hurler dessus. Un monsieur Willis était amplement suffisant.
Elle laissa à Diarmuid le soin et autant de temps qu'elle le pu pour tenter d'apaiser au moins un peu la panique d'Elisabeth. Au moins, les parents d'Elisabeth n'intervinrent pas. Car la directrice ne pouvait imaginer un monde où elle verrait ces deux-là faire preuve d'instinct maternel et paternel envers la jeune fille. Le peu qu'elle avait pu voir d'eux, ne le lui permettait pas. Lorsque la jeune Poufsouffle fit part de son souhait de garder l'enfant, la jeune directrice ne fit aucun commentaire. C'était un choix pour le moins courageux étant donné son jeune âge. Si c'était le choix de la jeune fille, elle n'était pas là pour s'y opposer. Son rôle était plutôt de veiller à canaliser la réaction de ses parents à cette réponse qui allait certainement fortement leur déplaire.
« Si telle est vôtre décision, je m'engage à ce que nous trouvions un moyen pour que vous puissiez poursuivre votre apprentissage. Même si celui-ci devra être aménagé. »
Il n'était pas souhaitable pour la jeune fille et serait difficilement réalisable de poursuivre une scolarité normale à Poudlard. Néanmoins, il n'était pas impossible de suivre un cursus à domicile. Il resterait de nombreux détails à régler pour que cela puisse se faire, mais c'était aussi la raison de cette réunion.
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Nouvelle vie impromptue
QUOI ? LE GARDER ? POURQUOI ?
Non, du calme, je dois me calmer. MAIS POURQUOI ? C'est la pire des choses à faire !
Pourquoi elle ferait ça. Et puis, elle peut pas élever un gosse depuis Poudlard, elle va sans doute devoir quitter Poudlard car je doute que cet établissement accepte d'y installer une crèche, et puis c'est trop dangereux. Non... NON ÉLI QUOI !
Stop. Feur. J'arrête. C'est pas le moment de faire de l'humour, et c'est pas non plus le moment de perdre son calme. Miss Montmort veut chercher des moyens pour qu'Éli puisse poursuivre son apprentissage, ça sous-entends que la poursuite de son apprentissage est en danger ?
Remarque, elle devrait avoir des contacts donc c'est sans doute pas le cas, mais tout de même... Si elle garde l'enfant et s'en occupe, elle va peut-être perdre l'envie ou l'opportunité de poursuivre son rêve, ce serait franchement terrible ! Elle qui y tient tant.
Je la regarde l'air un peu confus, un peu perdu, puis je regarde mon frère.
Elizabeth, qui se tenait si droit, si noble sur sa chaise, observant le dialogue d'un peu loin, n'avait pas rompu son silence pour interrompre le péteux. Ni la première fois qu'il péta, ni la seconde. Il semblait vraiment résolu à ne rien dire, lui qui pourtant est si bavard.
Lorsque miss Montmort eu finit son discours, il se pencha en avant en direction d'Éli, et posa ses mains sur la table, comme si il parlait à un enfant. C'est dans ses habitudes après tout, pour l'avoir vu parlé à des animaux et pour avoir été moi-même son interlocuteur, je peux le dire. Il a cette tendance à essayer de se mettre à la hauteur des gens. Personnellement je trouve pas ça très agréable, si je suis supérieur je me permet de le montrer en général.
Enfin, je crois que c'est plus le cas.
Ouai c'est plus le cas.
Le temps que j'ai passé dehors ou chez Kevin m'a apprit à quel point j'étais petit. Je crois que je me permets plus autant qu'avant de montrer ma supériorité ? Punaise. J'ai vraiment changé...
- Élisabeth. Pour notre part nous respectons ta décision. Et nous ferons tout notre possible pour t'aider au mieux et te soutenir à l'avenir. Lui dit-il.
Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix... Éli est mon amie, et je devrais la soutenir et l'aider surtout dans un moment si critique. Dans une situation si délicate. Je peux pas m'empêcher d'être en colère qu'elle m'ait laissé seul comme ça, et que j'ai dû apprendre la nouvelle ainsi. J'aurais aimé pouvoir me préparer. Mais même si je lui en veux, je sais que je dois la soutenir... Surtout qu'il ne me reste plus beaucoup de temps.
Je sais que je compte pour elle, mon soutien est important... En particulier quand elle n'a pas le soutien de ses propres parents. Je sais moi-même ce que c'est. Je suis obligé, car je sais ce que ça fait d'être seul. Je dois le faire, même si je me mets pas souvent à la place des autres,.
Enfin, je crois que je le fais de plus en plus quand même.
Ouai je le fais de plus en plus.
Kevin avait vraiment un gros cœur, et ceux avec qui j'ai parlé qui n'ont pas non plus d'abris avaient pour la plupart une histoire vraiment terrible. C'est terrifiant. à quel point j'ai vraiment changé...
- Tu es chez nous, chez toi. Quel que soit ta décision finale. Rajoute t-il, après s'être redressé sur sa chaise.
Lui adressant par la même un signe de tête amical et un sourire, et moi je le scrute. Sans doute voulait-il mettre Élisabeth en confiance, à quel prix ? L'autre schlag risque pas de péter un câble parce que les autre sont pas d'accord avec lui ?
Peu importe j'imagine. C'est pas comme si son avis importait.
Je déteste le concept même de paternité, les pères moi je les hais. Le père de Kevin est absent.
Mon père est la pire des ordures que je connaisse. Son père est un fou furieux. Le père de son père, aussi sympa puisse t-il être avec moi, a été négligeant. Je ne connais pas un seul père qui n'a pas lamentablement échoué dans les tâches les plus simples.
Moi-même j'échouerais, puisque je serais absent. L'idée d'être père m'a toujours révulsé au plus haut point, et je vais me voir imposer ce titre. Au moins, si il était placé dans un orphelinat ou une famille d'accueil, je me sentirais moins seul. Je ne serais pas le seul à avoir failli. Mais dans tout les cas ça va me ronger. Je me sens d'avance tellement mal et ce d'autant plus que les membres de ma famille qui s'en sortent bien se comptent sur le doigt d'une main.
Elizabeth, monsieur parfait, hein ?
- Oui, on fera de notre mieux. Affirmais-je à Élisabeth, j'espère juste que son père va pas encore s'en prendre à moi.
Non, du calme, je dois me calmer. MAIS POURQUOI ? C'est la pire des choses à faire !
Pourquoi elle ferait ça. Et puis, elle peut pas élever un gosse depuis Poudlard, elle va sans doute devoir quitter Poudlard car je doute que cet établissement accepte d'y installer une crèche, et puis c'est trop dangereux. Non... NON ÉLI QUOI !
Stop. Feur. J'arrête. C'est pas le moment de faire de l'humour, et c'est pas non plus le moment de perdre son calme. Miss Montmort veut chercher des moyens pour qu'Éli puisse poursuivre son apprentissage, ça sous-entends que la poursuite de son apprentissage est en danger ?
Remarque, elle devrait avoir des contacts donc c'est sans doute pas le cas, mais tout de même... Si elle garde l'enfant et s'en occupe, elle va peut-être perdre l'envie ou l'opportunité de poursuivre son rêve, ce serait franchement terrible ! Elle qui y tient tant.
Je la regarde l'air un peu confus, un peu perdu, puis je regarde mon frère.
Elizabeth, qui se tenait si droit, si noble sur sa chaise, observant le dialogue d'un peu loin, n'avait pas rompu son silence pour interrompre le péteux. Ni la première fois qu'il péta, ni la seconde. Il semblait vraiment résolu à ne rien dire, lui qui pourtant est si bavard.
Lorsque miss Montmort eu finit son discours, il se pencha en avant en direction d'Éli, et posa ses mains sur la table, comme si il parlait à un enfant. C'est dans ses habitudes après tout, pour l'avoir vu parlé à des animaux et pour avoir été moi-même son interlocuteur, je peux le dire. Il a cette tendance à essayer de se mettre à la hauteur des gens. Personnellement je trouve pas ça très agréable, si je suis supérieur je me permet de le montrer en général.
Enfin, je crois que c'est plus le cas.
Ouai c'est plus le cas.
Le temps que j'ai passé dehors ou chez Kevin m'a apprit à quel point j'étais petit. Je crois que je me permets plus autant qu'avant de montrer ma supériorité ? Punaise. J'ai vraiment changé...
- Élisabeth. Pour notre part nous respectons ta décision. Et nous ferons tout notre possible pour t'aider au mieux et te soutenir à l'avenir. Lui dit-il.
Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix... Éli est mon amie, et je devrais la soutenir et l'aider surtout dans un moment si critique. Dans une situation si délicate. Je peux pas m'empêcher d'être en colère qu'elle m'ait laissé seul comme ça, et que j'ai dû apprendre la nouvelle ainsi. J'aurais aimé pouvoir me préparer. Mais même si je lui en veux, je sais que je dois la soutenir... Surtout qu'il ne me reste plus beaucoup de temps.
Je sais que je compte pour elle, mon soutien est important... En particulier quand elle n'a pas le soutien de ses propres parents. Je sais moi-même ce que c'est. Je suis obligé, car je sais ce que ça fait d'être seul. Je dois le faire, même si je me mets pas souvent à la place des autres,.
Enfin, je crois que je le fais de plus en plus quand même.
Ouai je le fais de plus en plus.
Kevin avait vraiment un gros cœur, et ceux avec qui j'ai parlé qui n'ont pas non plus d'abris avaient pour la plupart une histoire vraiment terrible. C'est terrifiant. à quel point j'ai vraiment changé...
- Tu es chez nous, chez toi. Quel que soit ta décision finale. Rajoute t-il, après s'être redressé sur sa chaise.
Lui adressant par la même un signe de tête amical et un sourire, et moi je le scrute. Sans doute voulait-il mettre Élisabeth en confiance, à quel prix ? L'autre schlag risque pas de péter un câble parce que les autre sont pas d'accord avec lui ?
Peu importe j'imagine. C'est pas comme si son avis importait.
Je déteste le concept même de paternité, les pères moi je les hais. Le père de Kevin est absent.
Mon père est la pire des ordures que je connaisse. Son père est un fou furieux. Le père de son père, aussi sympa puisse t-il être avec moi, a été négligeant. Je ne connais pas un seul père qui n'a pas lamentablement échoué dans les tâches les plus simples.
Moi-même j'échouerais, puisque je serais absent. L'idée d'être père m'a toujours révulsé au plus haut point, et je vais me voir imposer ce titre. Au moins, si il était placé dans un orphelinat ou une famille d'accueil, je me sentirais moins seul. Je ne serais pas le seul à avoir failli. Mais dans tout les cas ça va me ronger. Je me sens d'avance tellement mal et ce d'autant plus que les membres de ma famille qui s'en sortent bien se comptent sur le doigt d'une main.
Elizabeth, monsieur parfait, hein ?
- Oui, on fera de notre mieux. Affirmais-je à Élisabeth, j'espère juste que son père va pas encore s'en prendre à moi.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Nouvelle vie impromptue
En entendant le garçon s'excuser, Monsieur et Madame Willis avaient pendant quelques secondes espéré. Si l'une des parties du problème passait de leur côté, alors peut-être était-il encore possible de faire plier l'autre moitié. Même s'il se délectait de cette soudaine soumission, James ne put s'empêcher de jeter malgré tout un regard de dégoût sur Redose. En quelques minutes d'insouciance avec sa fille, ce garçon lui avait considérablement compliqué la vie, ses excuses c'était le strict minimum ! Le regard suffisant, il ne lâcha pas des yeux le griffon jusqu'à ce que sa fille pose à son tour ce qui semblait être un début de repentir. Le père de famille, persuadé de voir enfin la raison revenir chez Élisabeth, faillit jubiler avant d'entendre la suite.
La décision de la Poufsouffle tomba, et la colère remonta immédiatement chez les Willis pour se transformer rapidement en un subtil mélange de désespoir, et de lassitude. Les iris des parents se croisèrent quelques secondes, tout juste le temps d'un regard entendu. Ils connaissaient bien trop le comportement de leur fille pour savoir qu'elle ne changerait plus d'avis maintenant. Denise soupira fortement, et blasée, haussa les épaules en regardant son mari. La décision d'Éli mettait un terme à toutes les batailles qu'ils avaient engagées par le passé pour qu'elle rentre dans leur idéal, pour Madame Willis c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase cette fois. En voyant sa femme comme cela, Mister Willis contre toute attente se sentit investi d'une mission de la dernière chance. Têtue, oui, Élisabeth l'était, et encore plus si ça pouvait les atteindre. La faire entendre raison ne serait pas facile, la jeune fille prenait beaucoup trop plaisir à les contrarier, c'est en tout cas ce que ses parents pensaient fermement.
Miss Montmort ne fit aucun commentaire en prenant connaissance du choix de la Poufsouffle. Les paroles d'Éli n'avaient plus aucune valeur pour sa mère, mais elles semblaient encore en avoir pour la directrice, assez pour que la jeune femme s'y conforme sans discours moralisateur, ni tentative de dissuasion. Sans jugement, Miss Montmort dans sa réponse lui offrit même un réel engagement, celui de l'aider à poursuivre ses études, et dans ce tourbillon de reproches paternels, cette considération fit énormément de bien à la jeune fille.
Sans avoir le temps de profiter de ce répit, Éli sentit le regard du grand frère Omniak se poser sur elle. Tout, de son attitude à ses mots se voulait soutenant, pourtant ce "nous" qu'il s'était permis de mettre dans sa phrase, ce "nous" incluant Redose sans son consentement, la dérangea. Est ce qu'il était sûr de lui en disant tout ça ? La jeune fille ne le connaissait pas, pourtant elle sentait qu'elle pouvait lui faire confiance. Mais est ce que Redose respecter autant le choix qu'elle avait fait ? Est-ce que le griffon était d'accord avec les propositions que son frère venait d'offrir pour lui ? Rien n'était moins sûr. Toutes ces paroles n'étaient-elles que de la politesse ? Éli n'en savait rien, mais dans l'était ou elle se trouver, savoir les Omniak en apparence de son côté lui fit du bien, le sourire que lui offrit l'ainé lui fit du bien, son calme apaisant et bienveillant lui fit du bien. Même si elle n'avait que peu d'espoir sur la place du griffon dans ce discours trop édulcoré, Redose mit pourtant un terme à ses doutes en validant à son tour les mots de son frère. Ils feraient de leur mieux.... L'avait-elle jugé trop sévèrement ? S'était-elle trompée en le pensant du côté de ses parents ? Finalement, il ne semblait pas vouloir tant rejoindre le camp adverse, et si Éli en était plutôt rassurée, les réactions si différentes et en sourdine du garçon n'étaient pas bon signe. S'il n'avait pas encore explosé, tout portait à penser qu'il était en train d'imploser, et c'était bien pire.
Les petits discours trop parfaits et bienveillants n'étaient pas passés sans faire de vagues chez les Willis. Miss Montmort et Mister Omniak encourageait Élisabeth, il la soutiendrait à l'avenir, ça voulait dire quoi ça ? Et puis ce garçon qu'ils pensaient près à se ranger vers la décence et la logique, finalement n'avait plus l'air de le vouloir tant que ça. Étaient-ils tous si inconscients dans cette communauté ? Laisser leur fille agir ainsi sans essayer de lui faire entendre raison, sans la forcer à se plier au seul choix valable dans ces circonstances, sans lui faire passer l'envie de continuer dans ses erreurs qui ne menaient à rien d'autre qu'à un avenir de honte... c'était....
Se reprenant quelques secondes, conscients que son énervement ferait sûrement de nouveau réagir sa femme, et le reste de l'assistance, Mister Willis respira et contrairement à ce qu'il avait été auparavant, s'adressa à Elizabeth Omniak sur un ton faussement posé mais bien plus calme.
- De très belles paroles j'en conviens. Mais lui envoyer quelques courriers par an pour lui souhaiter "bon courage", et l'inviter de temps en temps pour boire le thé histoire de vous donner bonne conscience, je ne vois pas en quoi cela va nous aider. Qui va subir les conséquences de son choix complètement déraisonnable ? Vous ? Je ne crois pas. Qui va subir les regards ? Qui va payer pour s'occuper de cet enfant ? Parce qu'à la première occasion soyez en sur, Élisabeth retournera dans ses travers, et elle regrettera ce choix qu'elle pense pourtant vouloir aujourd'hui. À ce moment, est ce que vous serait là ? Il ne me semble pas, alors merci beaucoup pour votre sollicitude, vraiment, mais arrêtez de lui donner l'espoir d'autre choses qu'une vie triste et sans ambitions. Son honneur est souillé maintenant, et ce sera ça sa réalité si elle choisit de garder cet enfant, vous le savez aussi bien que moi. Votre engagement envers Élisabeth est louable, mais il s'évaporera une fois la porte de cette pièce refermée derrière vous, alors respectez nous un minimum et arrêtez de faire semblant d'être concerné.
Avec un air bien plus suffisant, le père de la Poufsouffle déplaça son attention vers Miss Montmort.
- Malheureusement, ma femme et moi ne sommes pas encore assez stupides pour nous liguer contre votre...clan, donc je suppose que nous n'avons pas d'autres choix que de subir la situation. Allez y, quelles sont les mesures à prendre ? Qu'on en finisse.
Le regard d'Éli balaya les visages en entendant les réactions, sans savoir quoi en penser. Est-ce que son père avait raison ? Est-ce qu'il la connaissait mieux qu'elle ne pensait se connaître ? Est-ce qu'il avait raison sur les Omniak, avaient-ils jeté tout ça sans réfléchir, juste pour ne pas paraître trop égoïstes ? Est ce qu'elle devrait se soumettre aux exigences de ses parents ? Sauver les apparences, cacher la vérité, c'est ce qu'ils voudraient faire assurément, elle le savait. Laisser bien trop souvent à une gouvernante le soin d'élever son enfant, lui laisser plus d'espace dans la vie de son bébé qu'elle n'en aurait elle, elle refusait de vivre ça ! Elle refusait de vivre ce qu'elle-même avait vécu ! Pourtant, si personne ne trouvait rien à redire là, maintenant, Éli ne pourrait plus faire grand-chose d'autre que de suivre leur bon vouloir.
Tournant un regard désespéré vers Mister O'Belt, la jeune fille se décida enfin à lui chuchoter l'aide ont elle avait besoin, même si cette fois, elle n'était pas du tout sur qu'il puisse faire quoi que se soit.
- mes parents...il faut qu'ils laissent Mister Omniak et Redose m'aider, j'veux pas d'venir comme eux. Il faut les faire changer d'avis, s'il vous plait.
La décision de la Poufsouffle tomba, et la colère remonta immédiatement chez les Willis pour se transformer rapidement en un subtil mélange de désespoir, et de lassitude. Les iris des parents se croisèrent quelques secondes, tout juste le temps d'un regard entendu. Ils connaissaient bien trop le comportement de leur fille pour savoir qu'elle ne changerait plus d'avis maintenant. Denise soupira fortement, et blasée, haussa les épaules en regardant son mari. La décision d'Éli mettait un terme à toutes les batailles qu'ils avaient engagées par le passé pour qu'elle rentre dans leur idéal, pour Madame Willis c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase cette fois. En voyant sa femme comme cela, Mister Willis contre toute attente se sentit investi d'une mission de la dernière chance. Têtue, oui, Élisabeth l'était, et encore plus si ça pouvait les atteindre. La faire entendre raison ne serait pas facile, la jeune fille prenait beaucoup trop plaisir à les contrarier, c'est en tout cas ce que ses parents pensaient fermement.
Miss Montmort ne fit aucun commentaire en prenant connaissance du choix de la Poufsouffle. Les paroles d'Éli n'avaient plus aucune valeur pour sa mère, mais elles semblaient encore en avoir pour la directrice, assez pour que la jeune femme s'y conforme sans discours moralisateur, ni tentative de dissuasion. Sans jugement, Miss Montmort dans sa réponse lui offrit même un réel engagement, celui de l'aider à poursuivre ses études, et dans ce tourbillon de reproches paternels, cette considération fit énormément de bien à la jeune fille.
Sans avoir le temps de profiter de ce répit, Éli sentit le regard du grand frère Omniak se poser sur elle. Tout, de son attitude à ses mots se voulait soutenant, pourtant ce "nous" qu'il s'était permis de mettre dans sa phrase, ce "nous" incluant Redose sans son consentement, la dérangea. Est ce qu'il était sûr de lui en disant tout ça ? La jeune fille ne le connaissait pas, pourtant elle sentait qu'elle pouvait lui faire confiance. Mais est ce que Redose respecter autant le choix qu'elle avait fait ? Est-ce que le griffon était d'accord avec les propositions que son frère venait d'offrir pour lui ? Rien n'était moins sûr. Toutes ces paroles n'étaient-elles que de la politesse ? Éli n'en savait rien, mais dans l'était ou elle se trouver, savoir les Omniak en apparence de son côté lui fit du bien, le sourire que lui offrit l'ainé lui fit du bien, son calme apaisant et bienveillant lui fit du bien. Même si elle n'avait que peu d'espoir sur la place du griffon dans ce discours trop édulcoré, Redose mit pourtant un terme à ses doutes en validant à son tour les mots de son frère. Ils feraient de leur mieux.... L'avait-elle jugé trop sévèrement ? S'était-elle trompée en le pensant du côté de ses parents ? Finalement, il ne semblait pas vouloir tant rejoindre le camp adverse, et si Éli en était plutôt rassurée, les réactions si différentes et en sourdine du garçon n'étaient pas bon signe. S'il n'avait pas encore explosé, tout portait à penser qu'il était en train d'imploser, et c'était bien pire.
Les petits discours trop parfaits et bienveillants n'étaient pas passés sans faire de vagues chez les Willis. Miss Montmort et Mister Omniak encourageait Élisabeth, il la soutiendrait à l'avenir, ça voulait dire quoi ça ? Et puis ce garçon qu'ils pensaient près à se ranger vers la décence et la logique, finalement n'avait plus l'air de le vouloir tant que ça. Étaient-ils tous si inconscients dans cette communauté ? Laisser leur fille agir ainsi sans essayer de lui faire entendre raison, sans la forcer à se plier au seul choix valable dans ces circonstances, sans lui faire passer l'envie de continuer dans ses erreurs qui ne menaient à rien d'autre qu'à un avenir de honte... c'était....
Se reprenant quelques secondes, conscients que son énervement ferait sûrement de nouveau réagir sa femme, et le reste de l'assistance, Mister Willis respira et contrairement à ce qu'il avait été auparavant, s'adressa à Elizabeth Omniak sur un ton faussement posé mais bien plus calme.
- De très belles paroles j'en conviens. Mais lui envoyer quelques courriers par an pour lui souhaiter "bon courage", et l'inviter de temps en temps pour boire le thé histoire de vous donner bonne conscience, je ne vois pas en quoi cela va nous aider. Qui va subir les conséquences de son choix complètement déraisonnable ? Vous ? Je ne crois pas. Qui va subir les regards ? Qui va payer pour s'occuper de cet enfant ? Parce qu'à la première occasion soyez en sur, Élisabeth retournera dans ses travers, et elle regrettera ce choix qu'elle pense pourtant vouloir aujourd'hui. À ce moment, est ce que vous serait là ? Il ne me semble pas, alors merci beaucoup pour votre sollicitude, vraiment, mais arrêtez de lui donner l'espoir d'autre choses qu'une vie triste et sans ambitions. Son honneur est souillé maintenant, et ce sera ça sa réalité si elle choisit de garder cet enfant, vous le savez aussi bien que moi. Votre engagement envers Élisabeth est louable, mais il s'évaporera une fois la porte de cette pièce refermée derrière vous, alors respectez nous un minimum et arrêtez de faire semblant d'être concerné.
Avec un air bien plus suffisant, le père de la Poufsouffle déplaça son attention vers Miss Montmort.
- Malheureusement, ma femme et moi ne sommes pas encore assez stupides pour nous liguer contre votre...clan, donc je suppose que nous n'avons pas d'autres choix que de subir la situation. Allez y, quelles sont les mesures à prendre ? Qu'on en finisse.
Le regard d'Éli balaya les visages en entendant les réactions, sans savoir quoi en penser. Est-ce que son père avait raison ? Est-ce qu'il la connaissait mieux qu'elle ne pensait se connaître ? Est-ce qu'il avait raison sur les Omniak, avaient-ils jeté tout ça sans réfléchir, juste pour ne pas paraître trop égoïstes ? Est ce qu'elle devrait se soumettre aux exigences de ses parents ? Sauver les apparences, cacher la vérité, c'est ce qu'ils voudraient faire assurément, elle le savait. Laisser bien trop souvent à une gouvernante le soin d'élever son enfant, lui laisser plus d'espace dans la vie de son bébé qu'elle n'en aurait elle, elle refusait de vivre ça ! Elle refusait de vivre ce qu'elle-même avait vécu ! Pourtant, si personne ne trouvait rien à redire là, maintenant, Éli ne pourrait plus faire grand-chose d'autre que de suivre leur bon vouloir.
Tournant un regard désespéré vers Mister O'Belt, la jeune fille se décida enfin à lui chuchoter l'aide ont elle avait besoin, même si cette fois, elle n'était pas du tout sur qu'il puisse faire quoi que se soit.
- mes parents...il faut qu'ils laissent Mister Omniak et Redose m'aider, j'veux pas d'venir comme eux. Il faut les faire changer d'avis, s'il vous plait.
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Nouvelle vie impromptue
Alors qu'Élisabeth aurait pu se laisser aller à une émotion qui lui aurait coupé toute possibilité de gérer l'instant présent, il semblait que le pédiatromage avait réussi à l'aider à s'apaiser. Au moins juste assez pour que l'essentiel du message qu'il lui délivra ensuite puisse cheminer et l'aider à se décider, même si rien n'était définitif comme il le lui avait dit. Elle avait d'abord signifié d'un signe de la tête qu'elle avait parfaitement compris ce qu'il venait de lui expliquer. Il espérait que ce n'était pas une affirmation mécanique, elle semblait 'avec lui' à ce moment là, juste avant de fermer les yeux, probablement pour continuer de faire le tri et réussir à faire part à l'assemblée de son choix. Elle fut cependant coupée dans son élan par le Gryffondor. Diarmuid n'y avait prêté qu'une attention partielle, trop concentrée sur la Poufsouffle dont l'état l'inquiétait un peu plus. Il la vit passer son regard sur ses parents puis sur le garçon, froncer les sourcils puis crisper ses mains à hauteur de son ventre. Le Legilimens en lui se réveilla à ce moment là, ce geste était assez révélateur et il aurait pu parier - s'il était de cet acabit - de la réponse qui sortirait bientôt de la bouche de la brune.
Cette dernière reporta son attention sur lui, il eut un signe du menton vers le bas, il n'avait pas bougé, toujours accroupi devant elle. Il restait là, comme promis. Encore quelques secondes et elle confirmait ce qu'il avait pressenti. Cela lui provoqua une myriade d'émotions contradictoires qui n'incombaient à personne d'autre que lui et son histoire, particulièrement au fait que face à la même situation il savait qu'il aurait très probablement céder à la volonté de ses parents, ou de la jeune fille, s'offrant ce qui pouvait s'apparenter au luxe de ne pas avoir à choisir tout en assumant des conséquences quelle qu'en soit la finalité. Refoulant tout ce qu'il ressentait au plus loin, il tâcha de faire ce pourquoi il était présent, soutenir Elisabeth. "D'accord." Lui avait-il simplement dit, précédent de très peu Elina qui lui assurait aussi un soutien. L'infirmier se releva à ce moment là, quoique restant aux côtés de la jeune fille pour le moment, adressant un signe de tête à la directrice, pour la remercier - même s'il savait que l'ancienne jaune et noir n'aurait pas laissé tomber son élève.
Le suivant à réagir fut l'autre Elizabeth et lui aussi affirmait sa volonté d'être présent pour aider l'adolescente. Il apportait aussi le soutien du Gryffondor mais... à le regarder, il semblait ne pas savoir s'il était d'accord ou pas. Son frère et tuteur parviendrait certainement à faire le point avec lui et, au moins, Redose eut la présence d'esprit de prendre son temps pour analyser la situation avant de parler assez posément pour quelqu'un qui découvrait tout de ce qui allait arriver. Diarmuid lui adressa un sourire léger quand il l'entendit. Une mimique à laquelle n'eut pas le droit le dernier homme de la pièce, le seul qui semblait mépriser tous les autres occupants de la salle de réunion en dehors de sa femme. L'irlandais serra les dents, eut l'impulsion de parler puis se ravisa. On ne s'adressait pas à lui et ça le frustrait hautement de ne pas savoir s'octroyer le droit de le moucher. D'autant plus qu'il se savait mauvais à l'exercice. Il laissa donc l'anglais parler et son interlocuteur lui répondre et eut l'intention de laisser Elina faire de même.
Mais quelque chose changea la donne. Le regard que sa patiente lui lança lui serra la cage thoracique, au moins autant que les mots qu'il parvint à percevoir de son chuchotement. Il n'avait pas tout entendu, elle avait parlé trop bas. Mais l'intention ne pouvait pas tromper. Alors, il se tourna vers la jeune directrice de Poudlard afin de s'excuser de lui couper l'herbe sous le pied. Puis il orienta son regard sur le couple Willis. Il était toujours debout et il se redressa presque imperceptiblement, se tenant à peine plus droit que ce qu'il le faisait déjà habituellement, ressemblant encore un peu plus à son père - pour ceux qui le connaissait. La question qui suivit surprendrait peut-être mais elle le démangeait, alors il la posa calmement, tout comme ce qui suivrait. "Est-ce qu'un jour vous avez déjà envisagé de faire confiance à votre fille?" Il avait appuyé le mot confiance. "Vraiment confiance. En arrêtant de chercher à projeter vos peurs," l'intonation de sa voix sur ces deux mots, renforçant légèrement son accent, montrait l'importance qu'il y accordait, "sur sa vie?" Il fit une pause. "Votre rôle c'est de faire au mieux pour l'accompagner dans son choix, quoique vous en pensiez. Pas de la traiter comme une moins que rien." Au risque qu'elle ne vous donne une vieille chaussette pour vous libérer de vos obligations. Pensa-t-il en songeant à cette manière de congédier les elfes. Mais il se garda bien de le dire, son regard suffirait peut-être à faire passer l'idée que le plus gros qu'ils puissent risquer, c'était de voir leur fille quitter leur vie pour vivre la sienne.
Cette dernière reporta son attention sur lui, il eut un signe du menton vers le bas, il n'avait pas bougé, toujours accroupi devant elle. Il restait là, comme promis. Encore quelques secondes et elle confirmait ce qu'il avait pressenti. Cela lui provoqua une myriade d'émotions contradictoires qui n'incombaient à personne d'autre que lui et son histoire, particulièrement au fait que face à la même situation il savait qu'il aurait très probablement céder à la volonté de ses parents, ou de la jeune fille, s'offrant ce qui pouvait s'apparenter au luxe de ne pas avoir à choisir tout en assumant des conséquences quelle qu'en soit la finalité. Refoulant tout ce qu'il ressentait au plus loin, il tâcha de faire ce pourquoi il était présent, soutenir Elisabeth. "D'accord." Lui avait-il simplement dit, précédent de très peu Elina qui lui assurait aussi un soutien. L'infirmier se releva à ce moment là, quoique restant aux côtés de la jeune fille pour le moment, adressant un signe de tête à la directrice, pour la remercier - même s'il savait que l'ancienne jaune et noir n'aurait pas laissé tomber son élève.
Le suivant à réagir fut l'autre Elizabeth et lui aussi affirmait sa volonté d'être présent pour aider l'adolescente. Il apportait aussi le soutien du Gryffondor mais... à le regarder, il semblait ne pas savoir s'il était d'accord ou pas. Son frère et tuteur parviendrait certainement à faire le point avec lui et, au moins, Redose eut la présence d'esprit de prendre son temps pour analyser la situation avant de parler assez posément pour quelqu'un qui découvrait tout de ce qui allait arriver. Diarmuid lui adressa un sourire léger quand il l'entendit. Une mimique à laquelle n'eut pas le droit le dernier homme de la pièce, le seul qui semblait mépriser tous les autres occupants de la salle de réunion en dehors de sa femme. L'irlandais serra les dents, eut l'impulsion de parler puis se ravisa. On ne s'adressait pas à lui et ça le frustrait hautement de ne pas savoir s'octroyer le droit de le moucher. D'autant plus qu'il se savait mauvais à l'exercice. Il laissa donc l'anglais parler et son interlocuteur lui répondre et eut l'intention de laisser Elina faire de même.
Mais quelque chose changea la donne. Le regard que sa patiente lui lança lui serra la cage thoracique, au moins autant que les mots qu'il parvint à percevoir de son chuchotement. Il n'avait pas tout entendu, elle avait parlé trop bas. Mais l'intention ne pouvait pas tromper. Alors, il se tourna vers la jeune directrice de Poudlard afin de s'excuser de lui couper l'herbe sous le pied. Puis il orienta son regard sur le couple Willis. Il était toujours debout et il se redressa presque imperceptiblement, se tenant à peine plus droit que ce qu'il le faisait déjà habituellement, ressemblant encore un peu plus à son père - pour ceux qui le connaissait. La question qui suivit surprendrait peut-être mais elle le démangeait, alors il la posa calmement, tout comme ce qui suivrait. "Est-ce qu'un jour vous avez déjà envisagé de faire confiance à votre fille?" Il avait appuyé le mot confiance. "Vraiment confiance. En arrêtant de chercher à projeter vos peurs," l'intonation de sa voix sur ces deux mots, renforçant légèrement son accent, montrait l'importance qu'il y accordait, "sur sa vie?" Il fit une pause. "Votre rôle c'est de faire au mieux pour l'accompagner dans son choix, quoique vous en pensiez. Pas de la traiter comme une moins que rien." Au risque qu'elle ne vous donne une vieille chaussette pour vous libérer de vos obligations. Pensa-t-il en songeant à cette manière de congédier les elfes. Mais il se garda bien de le dire, son regard suffirait peut-être à faire passer l'idée que le plus gros qu'ils puissent risquer, c'était de voir leur fille quitter leur vie pour vivre la sienne.
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Nouvelle vie impromptue
Redose semblait la proie d'une véritable tempête intérieure. On le serait à moins. Toutefois, il avait le bon ton de ne pas se mettre à crier et à paniquer de façon ostentatoire. Un chose très appréciable, d'autant que le jeune sorcier ne les avait pas vraiment habitué à de la retenue. Elizabeth, parfaite opposition de son jeune frère, semblait prendre les choses avec beaucoup de calme et s'efforçait de transmettre ce calme aux autres personnes présentes. Il laissait à la directrice l'espoir qu'Elisabeth puisse bénéficier d'un réel soutient dans les épreuves qui l'attendaient à défaut de pouvoir en espérer autant de ses géniteurs. En tout cas, le calme de son aîné sembla apaiser un peu le tumulte intérieur de Redose. Juste un peu, mais suffisamment pour qu'il approuve les paroles d'Elizabeth.
Le regard de la directrice se reporta sur les parents de la jeune Poufsouffle dont elle redoutait la réaction. Ils constituaient de toute évidence le plus gros défi de cette rencontre. Et son père ne manqua pas de confirmer cela une nouvelle fois. La directrice ne s'octroya pas le droit de répondre pour Elizabeth, le laissant fournir sa propre réponse au père bafoué. Elle ne se concentra que sur la partie la concernant directement. Toutefois, elle fut coupée dans son élan par l'intervention de l'infirmier. Ce qu'Elisabeth lui avait chuchoté, elle n'en avait aucune idée, mais cela l'avait fait réagir. Elina attendit donc qu'il ait fini de parler. L'intervention de Diarmuid n'allait assurément pas plaire aux Willis, mais il aurait été, de toute manière, bien illusoire de penser que quoi que ce soit puisse leur plaire dans la situation actuelle. Dès que la parole fut libérée par l'infirmier, la directrice s'en empara, ne laissant pas au père Willis le temps de rétorquer. Il aurait tout le loisir de répondre aux questions de Diarmuid, mais le cour interlude de la réponse de la directrice lui donnerait peut-être le temps d'en digérer le sens avant d'y réagir.
« Comme l'a indiqué mister O'Belt, Elisabeth ne pourra pas poursuivre une scolarité normale à Poudlard dans les circonstances actuelles. Cependant, elle pourra continuer à recevoir les cours et les supports pédagogiques nécessaires à son apprentissage à domicile et bénéficier des corrections des professeurs de Poudlard. En dehors de cela, il nous faudra trouver un lieu sûr où elle puisse également pratiquer sa magie afin de ne pas rester cantonnée à la théorie et une personne en mesure d'encadrer sa pratique. Il lui sera possible de passer les examens en candidat libre afin de valider son niveau. L'objectif est qu'elle puisse obtenir son diplôme dans de bonnes conditions. »
Si le souci premier des Willis étaient le bien-être d'Elisabeth, et non leur réputation, savoir qu'elle pourrait être diplômée et ne pas voir ses chances professionnelles compromises pour de bon devrait les rassurer. Mais la sorcière avait de sérieux doutes sur l'ordre de leurs priorités.
Le regard de la directrice se reporta sur les parents de la jeune Poufsouffle dont elle redoutait la réaction. Ils constituaient de toute évidence le plus gros défi de cette rencontre. Et son père ne manqua pas de confirmer cela une nouvelle fois. La directrice ne s'octroya pas le droit de répondre pour Elizabeth, le laissant fournir sa propre réponse au père bafoué. Elle ne se concentra que sur la partie la concernant directement. Toutefois, elle fut coupée dans son élan par l'intervention de l'infirmier. Ce qu'Elisabeth lui avait chuchoté, elle n'en avait aucune idée, mais cela l'avait fait réagir. Elina attendit donc qu'il ait fini de parler. L'intervention de Diarmuid n'allait assurément pas plaire aux Willis, mais il aurait été, de toute manière, bien illusoire de penser que quoi que ce soit puisse leur plaire dans la situation actuelle. Dès que la parole fut libérée par l'infirmier, la directrice s'en empara, ne laissant pas au père Willis le temps de rétorquer. Il aurait tout le loisir de répondre aux questions de Diarmuid, mais le cour interlude de la réponse de la directrice lui donnerait peut-être le temps d'en digérer le sens avant d'y réagir.
« Comme l'a indiqué mister O'Belt, Elisabeth ne pourra pas poursuivre une scolarité normale à Poudlard dans les circonstances actuelles. Cependant, elle pourra continuer à recevoir les cours et les supports pédagogiques nécessaires à son apprentissage à domicile et bénéficier des corrections des professeurs de Poudlard. En dehors de cela, il nous faudra trouver un lieu sûr où elle puisse également pratiquer sa magie afin de ne pas rester cantonnée à la théorie et une personne en mesure d'encadrer sa pratique. Il lui sera possible de passer les examens en candidat libre afin de valider son niveau. L'objectif est qu'elle puisse obtenir son diplôme dans de bonnes conditions. »
Si le souci premier des Willis étaient le bien-être d'Elisabeth, et non leur réputation, savoir qu'elle pourrait être diplômée et ne pas voir ses chances professionnelles compromises pour de bon devrait les rassurer. Mais la sorcière avait de sérieux doutes sur l'ordre de leurs priorités.
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Nouvelle vie impromptue
- Monsieur Willis, ce n'est pas exactement ce que j'avais en tête. Le moment était venu pour Elizabeth de prendre la parole, jusque là il avait surtout tenu un rôle passif. Rôle qu'il déteste. Comme pour la plupart des Omniak, être au centre de l'attention est une douce friandise.
Pour le coup, ce n'est pas tant qu'il avait envie d'être au centre de l'attention comme un enfant capricieux, c'est surtout qu'il avait essayé d'aller dans le sens de monsieur Willis malgré tout le mépris qu'il a pour lui. Il paraissait, à tort ou à raison, que plus la réunion durait, plus monsieur Willis était irrité, contrarié, voire insolent. D'un autre côté, plus la réunion durait, plus il était devenu facile de cerner ses priorités. Et la principale priorité de monsieur Willis semble être son image, sa réputation, le regard des autres. Sans doute a-t-il peur d'être humilié, ou couvert de honte. Il parlait également de la dignité de sa fille. Si il avait pu, il effacerait sans doute cette situation sans prêter attention aux émotions de sa fille.
Lorsque l'infirmier parla, Elizabeth, ainsi que Redose, ont ressenti un sentiment de justice.
Cependant, Elizabeth ne pouvait pas laisser ce dialogue être orienté vers les "devoirs" d'un parent. Non pas qu'il n'était pas d'accord avec monsieur O'Belt. C'est plutôt que du peu qu'il a pu constaté de monsieur Willis, ce dernier semblait susceptible au possible. Incapable d'encaisser une remarque ou un commentaire constructif et négatif.
Ce qu'Elizabeth espérait, c'était une ouverture, un moyen de contourner la susceptibilité de monsieur Willis pour le faire s'ouvrir au débat.
- Je comprends bien que le problème le plus conséquent à vos yeux. Le regard des autres, et j'étais venu avec une proposition particulière à vous faire, dans un cas particulier qui était justement l'arrêt de la scolarité d'Élisabeth à Poudlard.
La directrice de Poudlard avait confirmer ce qu'Elizabeth avait cru comprendre avec le discours de Diarmuid. C'était un des cas qui avait été envisagé par ce dernier. Les autres cas étant l'interruption volontaire de grossesse, qu'il a apprit être impossible, la mise en adoption de l'enfant, qu'il aurait pu demandé à adopter, ainsi que d'autres cas moins probables, plus mineurs, auxquels il a réfléchi sans pour autant se tracasser autant que pour les trois possibilités majeures. Il en a d'ailleurs longuement discuté avec Rem, sa compagne, pour être sûr qu'il fasse le bon choix, et que ça lui convienne surtout.
- Bien sûr, nous pourrons en discuter plus longtemps et plus en profondeur plus tard, si ma proposition vous intéresse. Dit-il, amusé de maintenir le suspens de manière complétement involontaire, quand d'habitude il aime tant parler. Et d'un autre côté ça semblait distraire James Willis de la pique de l'infirmier. Pique on ne peut plus justifiée d'ailleurs, mais qui aurait provoqué, ou provoquerait chez Willis un caca nerveux. Mais étant l'enfant qu'il est, Elizabeth ne peut qu'espérer qu'il ne retiendra que les longs discours d'Elina et de lui-même. Qu'il sera trop choqué ou qu'il aura de l'espoir, qu'il voudra entendre la proposition de l'ancien Serpentard.
- J'en ai discuté avec ma compagne, et nous pouvons héberger Élisabeth. Plus que ça, nous pouvons nous en occuper, et se charger de son éducation. Nous en avons le temps et les moyens. Je ne m'attarderais pas là-dessus comme ce n'est pas le propos principal de la réunion, mais elle et moi possédons de nombreux diplômes, avions d'excellents résultats et travaillons à domicile. Redose en était bouche bée, intérieurement bien sûr.
Après une très courte réflexion, ça semblait pour lui aussi être la meilleure solution pour son amie. Si sa mémoire est bonne, les intérêts d'Élisabeth coïncident avec ceux de son frère au même âge. L'attirance pour la botanique, les DCFM, les potions ou encore les sortilèges.
Sans oublier que si il existait une personne qui appréciait parler et enseigner plus qu'Elizabeth, il ne voudrait jamais la rencontrer. Il trouvait chez son frère ce grand défaut de toujours s'étaler, parler, parler, encore parler sans qu'on lui ai rien demandé. Le fait est que si on lui demande, ça devient une grande qualité, et Éli ne pourra que bien s'en porter pense t-il.
- Vous n'aurez pas à vous soucier du regard de qui que ce soit. Le village le plus proche est un village de sorciers à deux kilomètres environ. Vous pourrez lui rendre visite quand vous voulez et vice-versa... Lâcha Elizabeth, c'était son plus gros argument.
Pas de pouvoir lui rendre visite ou quoi, non, ça les Willis s'en fichait sans doute royalement et c'est bien triste. C'était le regard des autres. Non seulement les moldus ne verrait pas Éli et son enfant, mais même les sorciers seraient loin d'elle.
- Quoiqu'il en soit, nous pourrions en discuter après cette réunion ?
Elizabeth souriait légèrement en regardant James, espérant de tout cœur qu'il entende raison.
Et surtout qu'il ne commence pas à piquer une énième crise de nerf. Même Redose est plus calme que cet espèce d'éruptif.
Pour le coup, ce n'est pas tant qu'il avait envie d'être au centre de l'attention comme un enfant capricieux, c'est surtout qu'il avait essayé d'aller dans le sens de monsieur Willis malgré tout le mépris qu'il a pour lui. Il paraissait, à tort ou à raison, que plus la réunion durait, plus monsieur Willis était irrité, contrarié, voire insolent. D'un autre côté, plus la réunion durait, plus il était devenu facile de cerner ses priorités. Et la principale priorité de monsieur Willis semble être son image, sa réputation, le regard des autres. Sans doute a-t-il peur d'être humilié, ou couvert de honte. Il parlait également de la dignité de sa fille. Si il avait pu, il effacerait sans doute cette situation sans prêter attention aux émotions de sa fille.
Lorsque l'infirmier parla, Elizabeth, ainsi que Redose, ont ressenti un sentiment de justice.
Cependant, Elizabeth ne pouvait pas laisser ce dialogue être orienté vers les "devoirs" d'un parent. Non pas qu'il n'était pas d'accord avec monsieur O'Belt. C'est plutôt que du peu qu'il a pu constaté de monsieur Willis, ce dernier semblait susceptible au possible. Incapable d'encaisser une remarque ou un commentaire constructif et négatif.
Ce qu'Elizabeth espérait, c'était une ouverture, un moyen de contourner la susceptibilité de monsieur Willis pour le faire s'ouvrir au débat.
- Je comprends bien que le problème le plus conséquent à vos yeux. Le regard des autres, et j'étais venu avec une proposition particulière à vous faire, dans un cas particulier qui était justement l'arrêt de la scolarité d'Élisabeth à Poudlard.
La directrice de Poudlard avait confirmer ce qu'Elizabeth avait cru comprendre avec le discours de Diarmuid. C'était un des cas qui avait été envisagé par ce dernier. Les autres cas étant l'interruption volontaire de grossesse, qu'il a apprit être impossible, la mise en adoption de l'enfant, qu'il aurait pu demandé à adopter, ainsi que d'autres cas moins probables, plus mineurs, auxquels il a réfléchi sans pour autant se tracasser autant que pour les trois possibilités majeures. Il en a d'ailleurs longuement discuté avec Rem, sa compagne, pour être sûr qu'il fasse le bon choix, et que ça lui convienne surtout.
- Bien sûr, nous pourrons en discuter plus longtemps et plus en profondeur plus tard, si ma proposition vous intéresse. Dit-il, amusé de maintenir le suspens de manière complétement involontaire, quand d'habitude il aime tant parler. Et d'un autre côté ça semblait distraire James Willis de la pique de l'infirmier. Pique on ne peut plus justifiée d'ailleurs, mais qui aurait provoqué, ou provoquerait chez Willis un caca nerveux. Mais étant l'enfant qu'il est, Elizabeth ne peut qu'espérer qu'il ne retiendra que les longs discours d'Elina et de lui-même. Qu'il sera trop choqué ou qu'il aura de l'espoir, qu'il voudra entendre la proposition de l'ancien Serpentard.
- J'en ai discuté avec ma compagne, et nous pouvons héberger Élisabeth. Plus que ça, nous pouvons nous en occuper, et se charger de son éducation. Nous en avons le temps et les moyens. Je ne m'attarderais pas là-dessus comme ce n'est pas le propos principal de la réunion, mais elle et moi possédons de nombreux diplômes, avions d'excellents résultats et travaillons à domicile. Redose en était bouche bée, intérieurement bien sûr.
Après une très courte réflexion, ça semblait pour lui aussi être la meilleure solution pour son amie. Si sa mémoire est bonne, les intérêts d'Élisabeth coïncident avec ceux de son frère au même âge. L'attirance pour la botanique, les DCFM, les potions ou encore les sortilèges.
Sans oublier que si il existait une personne qui appréciait parler et enseigner plus qu'Elizabeth, il ne voudrait jamais la rencontrer. Il trouvait chez son frère ce grand défaut de toujours s'étaler, parler, parler, encore parler sans qu'on lui ai rien demandé. Le fait est que si on lui demande, ça devient une grande qualité, et Éli ne pourra que bien s'en porter pense t-il.
- Vous n'aurez pas à vous soucier du regard de qui que ce soit. Le village le plus proche est un village de sorciers à deux kilomètres environ. Vous pourrez lui rendre visite quand vous voulez et vice-versa... Lâcha Elizabeth, c'était son plus gros argument.
Pas de pouvoir lui rendre visite ou quoi, non, ça les Willis s'en fichait sans doute royalement et c'est bien triste. C'était le regard des autres. Non seulement les moldus ne verrait pas Éli et son enfant, mais même les sorciers seraient loin d'elle.
- Quoiqu'il en soit, nous pourrions en discuter après cette réunion ?
Elizabeth souriait légèrement en regardant James, espérant de tout cœur qu'il entende raison.
Et surtout qu'il ne commence pas à piquer une énième crise de nerf. Même Redose est plus calme que cet espèce d'éruptif.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Nouvelle vie impromptue
Dans un murmure, elle avait laissé ses mots parvenir jusqu'au pédiatromage comme une bouteille à la mer, incertaine de l'effet qu'ils auraient, pourtant Mister O'Belt semblait avoir compris l'essentiel et sa réaction renforça le respect et la confiance qu'elle avait posé en lui. Une interrogation, et une leçon d'éducation voilà ce qu'il avait offert à Monsieur Willis, ce genre de phrase remplie de ressentiment et de courage à la fois. La jeune fille avait l'impression qu'en lançant ces mots, Mister O'Belt venait de lever le voile sur bien plus de problématiques que celle pour laquelle ils étaient tous réunit aujourd'hui. Camouflant un léger sourire de savoir son père en difficulté, Éli, sans être sûr qu'il capterait son regard reconnaissant, remercia par la pensée le pédiatromage d'avoir osé faire ça. Peut importe ce que son père répondrait, au moins cette fois, il avait entendu.
Mister Willis, complètement stupéfait d'entendre cet homme lui faire la morale sur ses méthodes d'éducation, resta une fois n'est pas coutume, muet. Sa femme, qui l'observait avec une incrédulité évidente, n'en revenait pas. C'était bien la première fois que quelqu'un arrivait à reprendre son mari de la sorte sans déchaîner les foudres. Le regard crispé et rétréci de James, toujours focalisé sur le pédiatromage mit quelques instants avant de se déplacer vers la directrice qui venait de prendre la suite. Si sa prise de parole rassura clairement Éli sur ses chances d'obtenir son diplôme, le père de famille ne voyait pas bien ou toutes ces nouvelles contraintes les mèneraient. Comment pouvait-il espérer trouver quelqu'un d'assez fou pour encadrer la pratique magique de sa fille dans son état, et avec si peu de chance de réussite ? Non, il faut arrêter les conneries-là !
Les Willis connaissaient bien des sorciers potentiels pour le rôle. Le demi-frère de James, Peter Libawa et sa femme, dont les enfants étudiaient également à Poudlard avec Éli, semblaient être une option plutôt envisageable sur le papier. Pourtant, sans même leur demander, Mister Willis savait qu'ils n'auraient ni le temps, ni l'envie de s'occuper de son problème. Il ne faisait aucun doute qu'au vu des idéaux émergeant de ce côté de sa famille, ils n'accepteraient jamais cette situation chez eux, nièce ou pas. À peine les pensées du père étaient elles arrivées au constat simple, que seul l'adoption de l'enfant, et la reprise des cours dans un collège classique de Londres pourraient encore aider sa fille à sortir de cette mauvaise passe, que Mister Omniak apporta un nouveau point de vue. Considérant un instant le jeune homme, stupéfait, James ne pouvait pas lui retirer qu'il savait vendre son idée. Sans imposer quoique se soit, il précédait les possibles questionnements avant même leur formulation, et arrondissait les angles du problème avec brio. Les avantages non-négligeables d'une telle proposition firent naître un très léger sourire de contentement chez Mister Willis, et lorsqu'il se tourna vers sa femme, tentant de récolter d'un regard son avis, le père semblait déjà envisager sérieusement la proposition offerte. Est-ce que ce choix le ferait passer pour un bon père aux yeux des autres ? Après tout, à en croire les différents avis ici présent, c'était pour le bien de sa fille, qu'il y trouve aussi son intérêt ne pouvait pas lui être reproché !
Élisabeth de son côté n'en revenait pas. Pourquoi Mister Omniak faisait il ça ? Après tout, il ne la connaissait même pas ! Pourquoi s'embêterait-il avec une ado sortie du système, et son enfant à venir, alors même que ses propres parents ne voulaient endosser ce rôle-là ? Jouant d'un ping-pong de regards entre son père et le frère de Redose, l'échange paraissait si intense et décisif pour la jeune fille qu'elle aurait voulu lire au travers de leurs pensées pour mieux comprendre.
Sa courte réflexion terminée, Mister Willis, un air suffisant au possible hésita sur le destinataire de ses premières paroles. Se tournant finalement vers le pédiatromage, il le toisa de toute sa hauteur et posa ses mots sur un ton qui ne cachait rien de la rancune qu'il avait pour cet homme.
- Sachez Monsieur que je n'ai aucune peur à projeter. Les choix de ma fille sont mauvais, et je n'encouragerais pas de telles idioties. Vous voulez que je lui fasse confiance ? Très bien, mais ne venez pas m'accuser lorsque la situation sera devenue irrémédiable, et que vous vous rendrez compte de votre erreur. Se tournant ensuite vers Elizabeth Omniak, il poursuivit sur un ton bien plus courtois. Si vous éreintez pour une cause perdue d'avance est votre objectif, grand bien vous fasse Monsieur. Qu'une personne aussi intelligente, et destinée à un avenir prospère s'auto-sabote ainsi me dépasse, mais soit ! Ce n'est pas moi qui m'en plaindrais, et nous serions bien idiots, ma femme et moi, de refuser une telle offre. Discutons-en plus tard... Se tournant enfin vers Miss Montmort, il termina sur un ton cette fois très ironique, presque moquant.
- ...à moins bien sûr que Monsieur et sa compagne ne soient pas un choix assez bien pour vous ? Peut-être y a-t-il encore quelques exigences directoriales à leur soumettre ? Visiblement, rien n'est trop beau pour récompenser l'effronterie des élèves dans votre école. Alors allez-y.... cette famille à étonnamment envie de prendre sa part de responsabilité dans l'histoire, et puis tout le monde y gagne après tout. Vous, en affranchissant votre établissement d'un échec cuisant, encore faut il qu'avec tout ces moyens Élisabeth réussisse à obtenir ses diplômes, ce qui est loin d'être fait, fixant Mister O'Belt, si l'on accepte, je respecte le choix de ma fille, c'est assez convenable pour vous ?, fixant Elizabeth Omniak, je ne sais définitivement pas où va votre intérêt, mais vous êtes majeur, et si c'est votre choix que de vous alourdir de cette tache pendant des années ça ne devrai pas être mon problème, j'en ai bien assez à gérer comme ça. Posant un regard circulaire sur tous. Bien. Est-ce que nous pouvons enfin dire que cette réunion est close ? Il n'y a visiblement plus rien à en dire, et nous avons affaires urgentes ailleurs.
La poufsouffle, se demandant à quel moment son avis serait consulté, avait suivit le monologue, invisible jusqu'à la fin. À aucun moment son père ne l'avait ne serait ce que regarder pour jauger de son ressenti. Il venait presque de donner son accord pour l'envoyer en pension pour une durée indéterminée dans la famille Omniak, sans aucun problème. Même si elle n'avait jamais vraiment été dupe, la jeune fille réalisait enfin la réelle pauvreté des liens qui existait entre ses parents et elle. À la fois soulagée et apeurée de comprendre quel bouleversement majeur cette décision paternelle pouvait changer sa vie, elle ne se sentit pas bien du tout. Depuis plusieurs minutes son corps parlait pour elle, et tout son stress majorait ses symptômes. Nauséeuse, elle avait l'impression d'avoir la tête enserrée dans un nuage de confusion ou rien ne semblait vraiment réel. Elle voyait chacune des personnes présentes, elle comprenait tout, mais de loin, comme si sa présence n'était plus palpable. Personne ne semblait la voir alors que tous parlaient d'elle comme d'une cause à défendre. Plusieurs fois, elle avait eu envie de se lever pour leur prouver qu'elle existait encore derrière le problème qu'elle représentait pour eux. Le silence enfin revenu, c'est le regard bienveillant du pédiatromage qu'elle chercha de nouveau. Ça y est ? C'était enfin terminé ? Retrouver son dortoir, c'est tout ce qu'elle voulait maintenant, tant qu'elle le pouvait encore.
Mister Willis, complètement stupéfait d'entendre cet homme lui faire la morale sur ses méthodes d'éducation, resta une fois n'est pas coutume, muet. Sa femme, qui l'observait avec une incrédulité évidente, n'en revenait pas. C'était bien la première fois que quelqu'un arrivait à reprendre son mari de la sorte sans déchaîner les foudres. Le regard crispé et rétréci de James, toujours focalisé sur le pédiatromage mit quelques instants avant de se déplacer vers la directrice qui venait de prendre la suite. Si sa prise de parole rassura clairement Éli sur ses chances d'obtenir son diplôme, le père de famille ne voyait pas bien ou toutes ces nouvelles contraintes les mèneraient. Comment pouvait-il espérer trouver quelqu'un d'assez fou pour encadrer la pratique magique de sa fille dans son état, et avec si peu de chance de réussite ? Non, il faut arrêter les conneries-là !
Les Willis connaissaient bien des sorciers potentiels pour le rôle. Le demi-frère de James, Peter Libawa et sa femme, dont les enfants étudiaient également à Poudlard avec Éli, semblaient être une option plutôt envisageable sur le papier. Pourtant, sans même leur demander, Mister Willis savait qu'ils n'auraient ni le temps, ni l'envie de s'occuper de son problème. Il ne faisait aucun doute qu'au vu des idéaux émergeant de ce côté de sa famille, ils n'accepteraient jamais cette situation chez eux, nièce ou pas. À peine les pensées du père étaient elles arrivées au constat simple, que seul l'adoption de l'enfant, et la reprise des cours dans un collège classique de Londres pourraient encore aider sa fille à sortir de cette mauvaise passe, que Mister Omniak apporta un nouveau point de vue. Considérant un instant le jeune homme, stupéfait, James ne pouvait pas lui retirer qu'il savait vendre son idée. Sans imposer quoique se soit, il précédait les possibles questionnements avant même leur formulation, et arrondissait les angles du problème avec brio. Les avantages non-négligeables d'une telle proposition firent naître un très léger sourire de contentement chez Mister Willis, et lorsqu'il se tourna vers sa femme, tentant de récolter d'un regard son avis, le père semblait déjà envisager sérieusement la proposition offerte. Est-ce que ce choix le ferait passer pour un bon père aux yeux des autres ? Après tout, à en croire les différents avis ici présent, c'était pour le bien de sa fille, qu'il y trouve aussi son intérêt ne pouvait pas lui être reproché !
Élisabeth de son côté n'en revenait pas. Pourquoi Mister Omniak faisait il ça ? Après tout, il ne la connaissait même pas ! Pourquoi s'embêterait-il avec une ado sortie du système, et son enfant à venir, alors même que ses propres parents ne voulaient endosser ce rôle-là ? Jouant d'un ping-pong de regards entre son père et le frère de Redose, l'échange paraissait si intense et décisif pour la jeune fille qu'elle aurait voulu lire au travers de leurs pensées pour mieux comprendre.
Sa courte réflexion terminée, Mister Willis, un air suffisant au possible hésita sur le destinataire de ses premières paroles. Se tournant finalement vers le pédiatromage, il le toisa de toute sa hauteur et posa ses mots sur un ton qui ne cachait rien de la rancune qu'il avait pour cet homme.
- Sachez Monsieur que je n'ai aucune peur à projeter. Les choix de ma fille sont mauvais, et je n'encouragerais pas de telles idioties. Vous voulez que je lui fasse confiance ? Très bien, mais ne venez pas m'accuser lorsque la situation sera devenue irrémédiable, et que vous vous rendrez compte de votre erreur. Se tournant ensuite vers Elizabeth Omniak, il poursuivit sur un ton bien plus courtois. Si vous éreintez pour une cause perdue d'avance est votre objectif, grand bien vous fasse Monsieur. Qu'une personne aussi intelligente, et destinée à un avenir prospère s'auto-sabote ainsi me dépasse, mais soit ! Ce n'est pas moi qui m'en plaindrais, et nous serions bien idiots, ma femme et moi, de refuser une telle offre. Discutons-en plus tard... Se tournant enfin vers Miss Montmort, il termina sur un ton cette fois très ironique, presque moquant.
- ...à moins bien sûr que Monsieur et sa compagne ne soient pas un choix assez bien pour vous ? Peut-être y a-t-il encore quelques exigences directoriales à leur soumettre ? Visiblement, rien n'est trop beau pour récompenser l'effronterie des élèves dans votre école. Alors allez-y.... cette famille à étonnamment envie de prendre sa part de responsabilité dans l'histoire, et puis tout le monde y gagne après tout. Vous, en affranchissant votre établissement d'un échec cuisant, encore faut il qu'avec tout ces moyens Élisabeth réussisse à obtenir ses diplômes, ce qui est loin d'être fait, fixant Mister O'Belt, si l'on accepte, je respecte le choix de ma fille, c'est assez convenable pour vous ?, fixant Elizabeth Omniak, je ne sais définitivement pas où va votre intérêt, mais vous êtes majeur, et si c'est votre choix que de vous alourdir de cette tache pendant des années ça ne devrai pas être mon problème, j'en ai bien assez à gérer comme ça. Posant un regard circulaire sur tous. Bien. Est-ce que nous pouvons enfin dire que cette réunion est close ? Il n'y a visiblement plus rien à en dire, et nous avons affaires urgentes ailleurs.
La poufsouffle, se demandant à quel moment son avis serait consulté, avait suivit le monologue, invisible jusqu'à la fin. À aucun moment son père ne l'avait ne serait ce que regarder pour jauger de son ressenti. Il venait presque de donner son accord pour l'envoyer en pension pour une durée indéterminée dans la famille Omniak, sans aucun problème. Même si elle n'avait jamais vraiment été dupe, la jeune fille réalisait enfin la réelle pauvreté des liens qui existait entre ses parents et elle. À la fois soulagée et apeurée de comprendre quel bouleversement majeur cette décision paternelle pouvait changer sa vie, elle ne se sentit pas bien du tout. Depuis plusieurs minutes son corps parlait pour elle, et tout son stress majorait ses symptômes. Nauséeuse, elle avait l'impression d'avoir la tête enserrée dans un nuage de confusion ou rien ne semblait vraiment réel. Elle voyait chacune des personnes présentes, elle comprenait tout, mais de loin, comme si sa présence n'était plus palpable. Personne ne semblait la voir alors que tous parlaient d'elle comme d'une cause à défendre. Plusieurs fois, elle avait eu envie de se lever pour leur prouver qu'elle existait encore derrière le problème qu'elle représentait pour eux. Le silence enfin revenu, c'est le regard bienveillant du pédiatromage qu'elle chercha de nouveau. Ça y est ? C'était enfin terminé ? Retrouver son dortoir, c'est tout ce qu'elle voulait maintenant, tant qu'elle le pouvait encore.
❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso ☙ - bouilleur de chaudron
Nouvelle vie impromptue
Elizabeth se leva, regarda les adultes dans les yeux successivement, chacun un court moment, avec un sourire. Diarmuid eu le droit à un regard compatissant, Elina eu le droit à un regard graciant, James eu le droit à un regard puissant, quant à sa femme, elle n'eu le droit à aucun regard. Il lança une main tendue à James Willis, qui la prend.
- Je ne crois pas qu'il y'ait grand chose de plus à dire non plus, je ne sais pas quel est votre sentiment, mais personnellement je pense que le plus gros de l'information à été donnée. On peut se mettre d'accord sur les détails plus tard monsieur Willis. Et vous pouvez toujours nous notifier d'informations supplémentaires au moyen d'une lettre peut-être ? Déclare t-il, hâtif d'enfin pouvoir partir.
Il lança une main tendu à l'infirmier, puis à la directrice, ne se souciant pas vraiment de si quiconque d'entre-eux la prendrait ou l'avait prise, il ne perdrait pas plus de deux à trois secondes à la tendre à chacun d'entre-eux, passant à l'autre une fois une poignée accomplie ou ignorée.
Une fois cette formalité achevée il s'approcha d'Élisabeth encore assise, et son sourire s'éteint. Prenant un air plus sérieux, il n'approcha aucun contact physique, et se contenta de la regarder, accroupi, il lui déclare quelques mots qui ne changeront rien ni à la situation, ni à sa condition, mais peut-être sera t-elle touchée ? Se dit -il.
- Désolé que tu doives subir tout ça, rassures-toi, tout va bien se passer. Dit-il d'un air plein d'empathie, inconnu de la grande majorité des Omniak, si ce n'est de tous.
L'ancien Serpentard se releva et alla chercher ses affaires toujours sur sa chaise, il en profita pour placer une main sur l'épaule de Redose.
- Merci beaucoup de nous avoir réunis, on fera de notre mieux pour le bonheur d'Élisabeth et de son enfant à naître. Adressa t-il aux adultes sorciers, et à moindre mesure, aux adultes moldus.
Avant de s'adresser plus personnellement au garçon. Leur relation était généralement ôt conflictuelle, Redose n'a jamais eu l'habitude de se laisser faire ou dire, mais l'enfant n'avait juste pas la force de déclarer quelconque opposition. Il plongea simplement son regard dans celui d'Elizabeth, toujours si sérieux. Le gryffondor avait l'impression d'être prit dans un piège si peu violent, mais tellement destructeur. Incapable de se libérer, il ne peut qu'écouter et accepter. Même si en réalité il n'en est rien, ce n'est pas cette situation le piège, non. C'est la souffrance.
La souffrance amène à la souffrance, on voit le mal là où il n'est pas, on le crée. Une partie de la souffrance du gryffondor n'est que le produit de son esprit. Elle puise sa source dans son expérience traumatique et sa peur. Elle fonde à elle seule toute la haine que le garçon peut ressentir et propager. La souffrance est un poison lent et violent, détectable et pourtant si sous-estimé.
Le piège dans lequel le garçon pense être embourbé n'est en rien du fait d'Élisabeth, de l'enfant à naître ou du départ d'Élisabeth de Poudlard. Il est du fait de son esprit.
Ni son frère Elizabeth, ni lui-même ne s'en doute.
Son frère pense déceler en Redose la surprise de la nouvelle, doutant encore du fait qu'il ai su plus tot ou non pour la grossesse de sa camarade. Il semblait plus désorienté que souffrant. Et si il est vrai que cette surprise a joué dans la balance de son humeur, son état général est surtout déterminé par sa haine de la paternité, de la famille. Par sa tristesse d'être seul pour ses derniers instants à Poudlard. Par sa frustration d'être séquestré dans le silence par tout les acteurs à cette table. Même Élisabeth, même si elle avait pu dire quelques mots, semblait être séquestré dans le même silence.
Sans doute est-ce le lot des enfants après tout, de se taire et d'écouter, immobile et seul dans le fond.
- J'suis désolé... Ça fait beaucoup à avaler, mais ça va aller tu verras. Dit l'adulte au garçon. D'un air bien moins compatissant.
Ne sachant pas vraiment comment réagir entre attaquer physiquement, magiquement, verbalement ou encore psychologiquement son frère pour avoir oser dire que ça allait aller, quand ni lui ni personne ne peut l'affirmer. Il ne fit rien, et se mura dans le silence. Il adressa un long regard à Élisabeth, elle était plus intéressante et plus digne. Pas de déception dans le regard, ni de remord pour l'instant, peut-être un peu de tristesse, mais surtout de l'indulgence sur le coup.
Elizabeth retira sa main de l'épaule du garçon, il est prêt à partir.
- Je ne crois pas qu'il y'ait grand chose de plus à dire non plus, je ne sais pas quel est votre sentiment, mais personnellement je pense que le plus gros de l'information à été donnée. On peut se mettre d'accord sur les détails plus tard monsieur Willis. Et vous pouvez toujours nous notifier d'informations supplémentaires au moyen d'une lettre peut-être ? Déclare t-il, hâtif d'enfin pouvoir partir.
Il lança une main tendu à l'infirmier, puis à la directrice, ne se souciant pas vraiment de si quiconque d'entre-eux la prendrait ou l'avait prise, il ne perdrait pas plus de deux à trois secondes à la tendre à chacun d'entre-eux, passant à l'autre une fois une poignée accomplie ou ignorée.
Une fois cette formalité achevée il s'approcha d'Élisabeth encore assise, et son sourire s'éteint. Prenant un air plus sérieux, il n'approcha aucun contact physique, et se contenta de la regarder, accroupi, il lui déclare quelques mots qui ne changeront rien ni à la situation, ni à sa condition, mais peut-être sera t-elle touchée ? Se dit -il.
- Désolé que tu doives subir tout ça, rassures-toi, tout va bien se passer. Dit-il d'un air plein d'empathie, inconnu de la grande majorité des Omniak, si ce n'est de tous.
L'ancien Serpentard se releva et alla chercher ses affaires toujours sur sa chaise, il en profita pour placer une main sur l'épaule de Redose.
- Merci beaucoup de nous avoir réunis, on fera de notre mieux pour le bonheur d'Élisabeth et de son enfant à naître. Adressa t-il aux adultes sorciers, et à moindre mesure, aux adultes moldus.
Avant de s'adresser plus personnellement au garçon. Leur relation était généralement ôt conflictuelle, Redose n'a jamais eu l'habitude de se laisser faire ou dire, mais l'enfant n'avait juste pas la force de déclarer quelconque opposition. Il plongea simplement son regard dans celui d'Elizabeth, toujours si sérieux. Le gryffondor avait l'impression d'être prit dans un piège si peu violent, mais tellement destructeur. Incapable de se libérer, il ne peut qu'écouter et accepter. Même si en réalité il n'en est rien, ce n'est pas cette situation le piège, non. C'est la souffrance.
La souffrance amène à la souffrance, on voit le mal là où il n'est pas, on le crée. Une partie de la souffrance du gryffondor n'est que le produit de son esprit. Elle puise sa source dans son expérience traumatique et sa peur. Elle fonde à elle seule toute la haine que le garçon peut ressentir et propager. La souffrance est un poison lent et violent, détectable et pourtant si sous-estimé.
Le piège dans lequel le garçon pense être embourbé n'est en rien du fait d'Élisabeth, de l'enfant à naître ou du départ d'Élisabeth de Poudlard. Il est du fait de son esprit.
Ni son frère Elizabeth, ni lui-même ne s'en doute.
Son frère pense déceler en Redose la surprise de la nouvelle, doutant encore du fait qu'il ai su plus tot ou non pour la grossesse de sa camarade. Il semblait plus désorienté que souffrant. Et si il est vrai que cette surprise a joué dans la balance de son humeur, son état général est surtout déterminé par sa haine de la paternité, de la famille. Par sa tristesse d'être seul pour ses derniers instants à Poudlard. Par sa frustration d'être séquestré dans le silence par tout les acteurs à cette table. Même Élisabeth, même si elle avait pu dire quelques mots, semblait être séquestré dans le même silence.
Sans doute est-ce le lot des enfants après tout, de se taire et d'écouter, immobile et seul dans le fond.
- J'suis désolé... Ça fait beaucoup à avaler, mais ça va aller tu verras. Dit l'adulte au garçon. D'un air bien moins compatissant.
Ne sachant pas vraiment comment réagir entre attaquer physiquement, magiquement, verbalement ou encore psychologiquement son frère pour avoir oser dire que ça allait aller, quand ni lui ni personne ne peut l'affirmer. Il ne fit rien, et se mura dans le silence. Il adressa un long regard à Élisabeth, elle était plus intéressante et plus digne. Pas de déception dans le regard, ni de remord pour l'instant, peut-être un peu de tristesse, mais surtout de l'indulgence sur le coup.
Elizabeth retira sa main de l'épaule du garçon, il est prêt à partir.
5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha
Nouvelle vie impromptue
La proposition que fit Elizabeth Omniak après qu'Elina se fut tue la surpris. Percevoir les réelles émotions des gens ne permettait pas de lire véritablement dans leurs esprits. Quand bien même, entre des mains expertes, cela suffisait à mener à bien des coup de bluffs qui pouvaient en donner l'illusion. Ici, cependant, elle n'avait pas en sa possession d'information qui lui auraient permis de prédire une telle proposition. Sans que ses traits ne trahissent sa surprise, elle réfléchit à l'opportunité qui était proposée aux Willis. Cette solution semblait plutôt avantageuses pour Elisabeth à première vue, mais les Willis accepteraient-ils sans broncher d'assumer leur désir de se décharger de la honte que semblait représenter leur fille pour eux ? Eux qui étaient si attachés à leur image, parviendraient-ils à souffrir le fait d'être des parents démissionnaires de manière officielle ? Les couleurs du père Willis semblèrent ne pas se soucier de se menu détail, s'éclaircissant nettement de quelques tons. Lorsqu'il ouvrit la bouche cependant, ce fut toujours aussi désagréable à ses oreilles.
« Monsieur Omniak ici présent et son épouse ne sauraient être un mauvais choix en ces circonstances. »
Inutile de préciser que les circonstance désignaient davantage l'attitude du couple Willis que l'état actuel d'Elisabeth. Elle n'avait aucun doute quant au fait que cet homme borné ne saisirait pas le sous-entendu. Restait à savoir à quel point le couple Omniak constituait un bon choix. Après tout, elle ne les connaissait pas et être un meilleur choix que les Willis ne lui semblait pas un critère suffisant.
« En effet, je considère que rien n'est trop beau pour assurer l'instruction des jeunes sorciers quelles que soient les circonstances. Sur ce, je ne vous retiens plus... »
Qui avait dit qu'il fallait instruire même les ânes, mais sans illusion déjà ? Ce nom lui échappait. Visiblement, celui qui avait instruit monsieur Willis s'était fait trop d'illusions... "Une affaire urgente ailleurs". Voilà qui résumait bien l'étique parentale de cet homme. Quelle affaire pouvait être plus urgente que sa fille pour tout parent un minimum décent ? Quoiqu'il en soit, elle n'avait plus besoin de la présence de cet homme et était même plutôt satisfaite de le voir sur le départ. Elle comptait toutefois avoir un entretien avec Elizabeth Omniak et sa femme par la suite. Prendre en charge Elisabeth comme il l'avait proposé n'était pas une simple formalité et elle se sentait le devoir de s'assurer que ce qui attendait la jeune fille chez eux était mieux que ce qu'elle quittait chez ses propres parents. Néanmoins, elle ne comptait pas aborder ces sujets en présence des Willis. Elle sera brièvement la main d'Elizabeth lorsqu'il lui tendis la sienne avant de reporter son regard sur la Poufsouffle, cherchant à évaluer l'évolution de son état émotionnel. Peut-être vaudrait-il mieux qu'ils fassent une petite pause boisson chaude et scones ou viennoiserie avant de rentrer à Poudlard, le temps de se remettre de cette discussion qui tenait plus de l'affrontement.
« Monsieur Omniak ici présent et son épouse ne sauraient être un mauvais choix en ces circonstances. »
Inutile de préciser que les circonstance désignaient davantage l'attitude du couple Willis que l'état actuel d'Elisabeth. Elle n'avait aucun doute quant au fait que cet homme borné ne saisirait pas le sous-entendu. Restait à savoir à quel point le couple Omniak constituait un bon choix. Après tout, elle ne les connaissait pas et être un meilleur choix que les Willis ne lui semblait pas un critère suffisant.
« En effet, je considère que rien n'est trop beau pour assurer l'instruction des jeunes sorciers quelles que soient les circonstances. Sur ce, je ne vous retiens plus... »
Qui avait dit qu'il fallait instruire même les ânes, mais sans illusion déjà ? Ce nom lui échappait. Visiblement, celui qui avait instruit monsieur Willis s'était fait trop d'illusions... "Une affaire urgente ailleurs". Voilà qui résumait bien l'étique parentale de cet homme. Quelle affaire pouvait être plus urgente que sa fille pour tout parent un minimum décent ? Quoiqu'il en soit, elle n'avait plus besoin de la présence de cet homme et était même plutôt satisfaite de le voir sur le départ. Elle comptait toutefois avoir un entretien avec Elizabeth Omniak et sa femme par la suite. Prendre en charge Elisabeth comme il l'avait proposé n'était pas une simple formalité et elle se sentait le devoir de s'assurer que ce qui attendait la jeune fille chez eux était mieux que ce qu'elle quittait chez ses propres parents. Néanmoins, elle ne comptait pas aborder ces sujets en présence des Willis. Elle sera brièvement la main d'Elizabeth lorsqu'il lui tendis la sienne avant de reporter son regard sur la Poufsouffle, cherchant à évaluer l'évolution de son état émotionnel. Peut-être vaudrait-il mieux qu'ils fassent une petite pause boisson chaude et scones ou viennoiserie avant de rentrer à Poudlard, le temps de se remettre de cette discussion qui tenait plus de l'affrontement.
26 ans inRP ~ Benjamine de la Pédagogie, Championne du Tournoi des Trois Sorciers, Rôtisseuse de Sang-Pur (BBQEAF), coeur du KEN et Briseuse de Rêves. La fille du FEU! Elinasorus-Rex
Nouvelle vie impromptue
Diarmuid n'avait pas beaucoup parlé. Quelques phrases seulement. Et pourtant il avait l'impression d'en avoir dit énormément. Sa bouche était sèche, il pinça des lèvres - sentant une goutte de sueur perler sur la zone de la moustache - mais ne quitta pas l'homme des yeux, ni même sa femme qui se tenait à ses côtés, l'empêchant de voir la réaction de leur fille à son encontre. Ce qu'il voyait lui suffisait pour se satisfaire. Ils étaient muet, pas un grand changement pour elle, mais un sacré pour lui. Il était vrai qu'ils n'avaient pas eut une grande fenêtre pour le faire puisque la directrice de Poudlard prenait la parole. Mais il ne bougea pas pour autant, restant debout, écoutant néanmoins les échanges. Elina rappelait qu'il ne s'agissait pas de laisser Élisabeth livrée à elle même, mais bien de l'accompagner autrement. Pour que cet évènement, pour que devenir mère, ne soit pas un frein, bien au contraire. Peut-être qu'il lui faudrait plus de temps, mais elle y parviendrait. Encore fallait-il que ses proches croient en elle... Ce qui n'était pas gagné.
L'autre Elizabeth de la pièce, l'homme, le frère du jeune Redose - lui aussi impliqué dans la situation complexe - vint enfoncer le clou concernant les parents Willis. Expliquant qu'il avait - et que tout le monde - avait bien cerné le seul problème des plus immatures de la pièce. Et leur offrait la porte de sortie idéale. Diarmuid ne put s'empêcher d'avoir un sourire qui indiquait clairement qu'il comprenait comment la situation tournait. Et à ce stade, il se fichait bien que quelqu'un le remarque. Dans le pire des cas, sa cadette mais néanmoins supérieure lui ferait une remarque ou du moins chercherait à discuter avec lui.
Et puis James Willis eut enfin l'occasion de parler. "Bien entendu." Lui répondit Diarmuid, toujours debout, avec une forme d'ironie. Cette réponse s'adressait à tout. Son absence de peur comme sa persuasion concernant l'échec de ce qui pouvait se mettre en place. Que lui importait d'avoir été toisé. Il en avait l'habitude. Ce n'était pas comme si des connaissances parentales ne l'avaient pas déjà fait. S'il avait un travail considéré comme tout à fait respectable, il avait toujours été évident aux yeux du monde que ses capacités en politique n'attirait pas beaucoup de respect de leur part. Alors un de plus ou un de moins à le faire...
Quant à la suite... le pédiatromage n'en fut pas étonné. Il aurait presque put le dire à la place de l'homme. Ou du moins en prononcer l'essence. Aussi, à la fin du discours, il posa ses yeux sur la jeune Poufsouffle. Il chercha à la rassurer du regard mais se douta que cela ne suffirait pas. Aussi il attira sa chaise à lui avec douceur et prit place à ses côtés, posant une main sur son épaule. La discussion se poursuivit, logique vu ce qu'il venait de se passer.
Et voilà que tous les 'invités' étaient sur le départ. L'irlandais se leva et serra la main de l'aîné Omniak avec un regard plein de gratitude pour ce qu'il venait de faire. L'homme adressa ensuite quelques mots à l'adolescente puis se tourna vers son petit frère - qui devrait rentrer à Poudlard - avant de partir. Quant à Elina, elle annonçait la fin de la réunion, libérant les couple qui avait semblé vouloir partir avant même le début de cette dernière. Puis, il sentit le regard de la directrice sur la brune et le châtain leva les yeux vers Elina. Il lui demanderait bien un temps pour discuter avec elle avant de rentrer. Ou au moins qu'elle ait un moment, un sas, pour relâcher les tensions. Le comprendrait-elle via un simple échange de regard? Il ne pouvait l'affirmer. Mais il l'espérait.
L'autre Elizabeth de la pièce, l'homme, le frère du jeune Redose - lui aussi impliqué dans la situation complexe - vint enfoncer le clou concernant les parents Willis. Expliquant qu'il avait - et que tout le monde - avait bien cerné le seul problème des plus immatures de la pièce. Et leur offrait la porte de sortie idéale. Diarmuid ne put s'empêcher d'avoir un sourire qui indiquait clairement qu'il comprenait comment la situation tournait. Et à ce stade, il se fichait bien que quelqu'un le remarque. Dans le pire des cas, sa cadette mais néanmoins supérieure lui ferait une remarque ou du moins chercherait à discuter avec lui.
Et puis James Willis eut enfin l'occasion de parler. "Bien entendu." Lui répondit Diarmuid, toujours debout, avec une forme d'ironie. Cette réponse s'adressait à tout. Son absence de peur comme sa persuasion concernant l'échec de ce qui pouvait se mettre en place. Que lui importait d'avoir été toisé. Il en avait l'habitude. Ce n'était pas comme si des connaissances parentales ne l'avaient pas déjà fait. S'il avait un travail considéré comme tout à fait respectable, il avait toujours été évident aux yeux du monde que ses capacités en politique n'attirait pas beaucoup de respect de leur part. Alors un de plus ou un de moins à le faire...
Quant à la suite... le pédiatromage n'en fut pas étonné. Il aurait presque put le dire à la place de l'homme. Ou du moins en prononcer l'essence. Aussi, à la fin du discours, il posa ses yeux sur la jeune Poufsouffle. Il chercha à la rassurer du regard mais se douta que cela ne suffirait pas. Aussi il attira sa chaise à lui avec douceur et prit place à ses côtés, posant une main sur son épaule. La discussion se poursuivit, logique vu ce qu'il venait de se passer.
Et voilà que tous les 'invités' étaient sur le départ. L'irlandais se leva et serra la main de l'aîné Omniak avec un regard plein de gratitude pour ce qu'il venait de faire. L'homme adressa ensuite quelques mots à l'adolescente puis se tourna vers son petit frère - qui devrait rentrer à Poudlard - avant de partir. Quant à Elina, elle annonçait la fin de la réunion, libérant les couple qui avait semblé vouloir partir avant même le début de cette dernière. Puis, il sentit le regard de la directrice sur la brune et le châtain leva les yeux vers Elina. Il lui demanderait bien un temps pour discuter avec elle avant de rentrer. Ou au moins qu'elle ait un moment, un sas, pour relâcher les tensions. Le comprendrait-elle via un simple échange de regard? Il ne pouvait l'affirmer. Mais il l'espérait.
INKTOBER 2025 - JOUR 1 - MUSTACHE
Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75