Jean Michel et la quête du mauvais saucisson
Mercredi 14 Septembre 2050 - Aux alentours de 15h
Avec @Reece Ingham
Avec @Reece Ingham
Impensable ! Folie ! Miséricorde ! Cette rentrée censée être excellente avait rapidement viré au cauchemar. Alizée, qui se réjouissait de retrouver les murs du château, la chaleur des cheminées, les longs couloirs et les centaines d'heures de cours, se retrouvait désormais dans un état de colère qui lui faisait presque monter les larmes aux yeux. Deux ans de bons et loyaux services. Deux ans de révision et de travail acharné. Deux ans de bons comportements et d'évolution. Deux ans qui en l'espace d'une fraction de seconde s'étaient retrouvés balayés comme si tous ces efforts n'étaient qu'une vaste blague. Échec et humiliation, voilà les mots qui définissaient finalement cette rentrée.
Alizée bouillonnait de rage, mais aussi de honte. Comment le ciel avait-il pu lui faire un coup comme celui-ci ? C'est comme si Merlin lui-même l'avait maudite. Ce mélange d'émotion, de pensée, de réflexion venait lui faire tourner la tête. Il fallait qu'elle fasse remarquer cette erreur, enfin erreur, c'était peu dire. Il s’agissait là d’une réelle injustice ! Il fallait qu'elle en parle, qu'elle montre l'absurdité de cette décision. Le non-sens. Il fallait qu'elle pointe à quel point cette situation était dramatique, impossible, voire même dangereuse. Il fallait qu’elle agisse, et vite.
Alors, c’était maintenant une Alizée pressée que l’on pouvait voir arpenter les couloirs à toute allure. Montant les marches pour aller dans la tour d’astronomie. Les redescendant pour aller voir à la porte de la salle des profs. Traversant les couloirs pour filer faire le tour du parc avant de re-rentrer dans le château pour atteindre cette fois-ci la bibliothèque. Elle poussa la porte de la salle, scrutant scrupuleusement chaque siège pour trouver la personne qu’elle cherchait. C’est à ce moment que ses petits yeux se posèrent enfin sur l’objet de sa quête : monsieur Ingham !
Doucement, sans un bruit, elle s’approcha et dans son élan, elle tira doucement sur la manche de ce dernier, comme un petit enfant, pour l’alerter de sa présence.
- Monsieur ? Elle se rendit bien vite compte de sa familiarité et s’excusa. Oh, veuillez m’excuser. Auriez-vous quelques minutes à m’accorder ? Demanda-t-elle à voix basse pour ne pas déranger les gens autour ou se faire réprimander.
Ça y est, elle allait enfin savoir comment l’univers avait pu faire de Lance Blacksword le nouveau préfet de Gryffondor.
Jean Michel et la quête du mauvais saucisson
Après avoir exploré quelques dizaines de minutes les rayonnages de la bibliothèque, insistant principalement du côté des ouvrages traitant de sa discipline de prédilection, Reece s'était laissé porter entre les étagères de la bibliothèque au gré de ses centres d'intérêts. Il avait rapidement feuilleté un livre traitant de la combinaison de sorts offensifs pour l'art du duel, et désormais, il se retrouvait les yeux rivés sur un ouvrage portant sur l'altération du sommeil chez les sorciers. Et chez le professeur d'Astronomie, le sommeil était définitivement quelque chose qui était source d'expérimentation, de conflit intérieur, de déni, mais aussi de regrets. Une certaine accoutumance à la potion d’œil vif commençant à se faire ressentir lorsqu'il luttait contre l'endormissement, si bien que la page qui se trouvait désormais sous ses yeux retenait son attention.
La corne de Hodag, qui une fois réduite en poudre, pouvait permettre un éveil d'une durée augmentée... Intéressant. Sortant un parchemin froissé de la poche intérieure de sa robe de sorcier ainsi qu'un vieux crayon de bois rongé, il entreprit de noter les informations qui suscitaient son intérêt, le livre posé sur une étagère de la bibliothèque. Pas question d'emprunter ce livre, au risque de soulever des questions auxquelles il n'avait pas envie de répondre. Reece ne ressentait pas véritablement de honte, mais il n'avait pas envie que qui que ce soit décide de se mêler de ses affaires personnelles. Consulter le livre sur place était donc préférable. Après tout, un professeur feuilletant un livre à la bibliothèque n'avait définitivement rien d'étrange.
Soudainement, l'anglais fut tiré de sa concentration par une pression sur sa manche droite. Surpris, il ferma brutalement le livre qui se trouvait sur l'étagère et se retourna en s'arrachant à cette étreinte légère. Ses yeux s'écarquillèrent en constatant qu'il s'agissait simplement de la petite Melrose. Quelques secondes, durant lesquelles il resta silencieux, lui furent nécessaires avant de comprendre ce que lui demandait la jeune Serpentard. Finalement, il se détendit, réajustant mentalement sa casquette de professeur responsable.
— Bonjour Miss. Que puis-je faire pour vous ?
La corne de Hodag, qui une fois réduite en poudre, pouvait permettre un éveil d'une durée augmentée... Intéressant. Sortant un parchemin froissé de la poche intérieure de sa robe de sorcier ainsi qu'un vieux crayon de bois rongé, il entreprit de noter les informations qui suscitaient son intérêt, le livre posé sur une étagère de la bibliothèque. Pas question d'emprunter ce livre, au risque de soulever des questions auxquelles il n'avait pas envie de répondre. Reece ne ressentait pas véritablement de honte, mais il n'avait pas envie que qui que ce soit décide de se mêler de ses affaires personnelles. Consulter le livre sur place était donc préférable. Après tout, un professeur feuilletant un livre à la bibliothèque n'avait définitivement rien d'étrange.
Soudainement, l'anglais fut tiré de sa concentration par une pression sur sa manche droite. Surpris, il ferma brutalement le livre qui se trouvait sur l'étagère et se retourna en s'arrachant à cette étreinte légère. Ses yeux s'écarquillèrent en constatant qu'il s'agissait simplement de la petite Melrose. Quelques secondes, durant lesquelles il resta silencieux, lui furent nécessaires avant de comprendre ce que lui demandait la jeune Serpentard. Finalement, il se détendit, réajustant mentalement sa casquette de professeur responsable.
— Bonjour Miss. Que puis-je faire pour vous ?
Reece Ingham, 35 ans - Professeur d'Astronomie depuis le 15.11.2049 - DDM de Gryffondor entre le 20.04.2050 et le 20.10.2050 - Reelijah 4ever
Jean Michel et la quête du mauvais saucisson
Alizée fut surprise par la réaction de son enseignant. Intriguée, elle jeta un rapide coup d’œil à l’ouvrage fermé à la hâte, se demandant ce qu’il pouvait bien contenir. Mais elle fut rapidement ramenée à la conversation par son professeur. Oui voilà, il fallait qu’elle se reprenne, elle était venue avec un objectif en tête, il fallait qu’elle s’y tienne.
- J’aurais une question à vous poser. C’est un peu délicat… Dit-elle doucement. Je ne remets absolument pas en cause vos compétences, votre jugement, ni vos connaissances… Mais, je me demandais…
Alizée était nerveuse, elle cherchait ses mots pour ne pas offusquer l’homme qui se tenait devant elle. Ça aurait été la pire chose à faire, elle avait cours avec lui chaque semaine, elle ne pouvait juste pas se permettre d’être mal vue. Mais ses bafouillements risquaient d’agacer son interlocuteur. Alors elle souffla un grand coup et se lança.
- Je voulais savoir comment il était possible que quelqu’un comme Lance Blacksword ait pu accéder au poste de préfet. Voilà ! C’était dit, elle l’avait dit. Plus aucun retour en arrière n’était possible. Je veux dire… Il n’a pas de bons résultats, il ne réfléchit pas avant d’agir et c’est à peine s’il sait lancer un sortilège. Conclut-elle pour expliciter son point de vu sur la chose.
Elle voulait montrer qu’il n’y avait rien de personnel, qu’elle avait des arguments et qu’elle se basait sur des faits. Même si au fond, même si Alizée refusait de se l’avouer, c’était totalement personnel. Elle avait en elle la honte de pas avoir été choisie et la colère de voir son meilleur ami se pavaner devant elle avec l’insigne de ses rêves. Alors évidemment qu’en réalité cette situation n’était pas réellement objective.
- J’aurais une question à vous poser. C’est un peu délicat… Dit-elle doucement. Je ne remets absolument pas en cause vos compétences, votre jugement, ni vos connaissances… Mais, je me demandais…
Alizée était nerveuse, elle cherchait ses mots pour ne pas offusquer l’homme qui se tenait devant elle. Ça aurait été la pire chose à faire, elle avait cours avec lui chaque semaine, elle ne pouvait juste pas se permettre d’être mal vue. Mais ses bafouillements risquaient d’agacer son interlocuteur. Alors elle souffla un grand coup et se lança.
- Je voulais savoir comment il était possible que quelqu’un comme Lance Blacksword ait pu accéder au poste de préfet. Voilà ! C’était dit, elle l’avait dit. Plus aucun retour en arrière n’était possible. Je veux dire… Il n’a pas de bons résultats, il ne réfléchit pas avant d’agir et c’est à peine s’il sait lancer un sortilège. Conclut-elle pour expliciter son point de vu sur la chose.
Elle voulait montrer qu’il n’y avait rien de personnel, qu’elle avait des arguments et qu’elle se basait sur des faits. Même si au fond, même si Alizée refusait de se l’avouer, c’était totalement personnel. Elle avait en elle la honte de pas avoir été choisie et la colère de voir son meilleur ami se pavaner devant elle avec l’insigne de ses rêves. Alors évidemment qu’en réalité cette situation n’était pas réellement objective.
Jean Michel et la quête du mauvais saucisson
Si Reece s'attendait à ce que la jeune Melrose vienne le questionner au sujet de sa discipline de prédilection, l'anglais n'était pas véritablement prêt pour ce qui allait suivre. Il écarquilla un peu plus les yeux. S'il s'attendait certainement à ce que quelqu'un s'interroge au sujet de la récente nomination du petit Blacksword en tant que préfet, il ne s'attendait absolument pas à ce que cela vienne d'une élève de troisième année. Qui visiblement entretenait quelques griefs à son égard. Et le début de sa phrase n'annonçait rien de bon. Ne pas remettre en cause ses compétences, son jugement, ses connaissances, mais...? Cela sonnait complètement comme si elle était en train de le faire. Néanmoins, Reece attendit d'en savoir plus avant de s'offusquer. Si la Serpentard avait des choses à dire, il était prêt à l'écouter.
— Et bien...
La vérité était que le petit Blacksword avait été nommé préfet un peu par hasard. Ou complètement par hasard. Faute de dossier qui s'imposait comme une évidence, faute d'un profil qui semblait destiné à porter le badge, c'était une simple pièce qui avait décidé du sort de l'adolescent. Non, pas question de justifier de son processus décisionnel auprès de la jeune Serpentard. Après tout, cela ne regardait que lui, et après quelques semaines à peine de reprise, Lance s'en sortait plutôt bien.
— Vous savez Miss, un préfet n'est pas nécessairement un élève exemplaire du point de vue des résultats scolaires. Certes, cela peut aider, afin que celui-ci ne néglige pas ses apprentissages à cause de sa nouvelle fonction. Mais un préfet est avant tout un référent pour ses camarades de maison, un lien entre l'équipe pédagogique et les autres élèves...
Il planta son regard dans celui de la jeune Melrose, pour s'assurer qu'elle comprenait ce qu'il était en train d'exprimer, avant de poursuivre.
— Oui, Mister Blacksword éprouve quelques difficultés du point de vue scolaire. Mais il fait des efforts et se comporte très bien en salle commune. En quoi de bons résultats garantissent-ils qu'un élève devienne un bon préfet ?
Il ne releva toutefois pas l'argument qui faisait état de son absence de capacité à réfléchir avant d'agir. Après tout, n'était-ce pas un qualificatif qui était employé à l'égard de la grande majorité des élèves de Gryffondor ?
— Et bien...
La vérité était que le petit Blacksword avait été nommé préfet un peu par hasard. Ou complètement par hasard. Faute de dossier qui s'imposait comme une évidence, faute d'un profil qui semblait destiné à porter le badge, c'était une simple pièce qui avait décidé du sort de l'adolescent. Non, pas question de justifier de son processus décisionnel auprès de la jeune Serpentard. Après tout, cela ne regardait que lui, et après quelques semaines à peine de reprise, Lance s'en sortait plutôt bien.
— Vous savez Miss, un préfet n'est pas nécessairement un élève exemplaire du point de vue des résultats scolaires. Certes, cela peut aider, afin que celui-ci ne néglige pas ses apprentissages à cause de sa nouvelle fonction. Mais un préfet est avant tout un référent pour ses camarades de maison, un lien entre l'équipe pédagogique et les autres élèves...
Il planta son regard dans celui de la jeune Melrose, pour s'assurer qu'elle comprenait ce qu'il était en train d'exprimer, avant de poursuivre.
— Oui, Mister Blacksword éprouve quelques difficultés du point de vue scolaire. Mais il fait des efforts et se comporte très bien en salle commune. En quoi de bons résultats garantissent-ils qu'un élève devienne un bon préfet ?
Il ne releva toutefois pas l'argument qui faisait état de son absence de capacité à réfléchir avant d'agir. Après tout, n'était-ce pas un qualificatif qui était employé à l'égard de la grande majorité des élèves de Gryffondor ?
Reece Ingham, 35 ans - Professeur d'Astronomie depuis le 15.11.2049 - DDM de Gryffondor entre le 20.04.2050 et le 20.10.2050 - Reelijah 4ever
Jean Michel et la quête du mauvais saucisson
Comment ça, un préfet ne devait pas forcément avoir de bons résultats ? C'était quand même la base, le minimum syndical. Un préfet se devait d’être un exemple, un modèle à suivre. Et cela passait forcément par les notes. Il fallait qu’il ait un comportement irréprochable, qu’il connaisse le règlement de l’école et puisse l’appliquer et le faire appliquer. Il fallait qu’il ait de bonnes notes, qu’il soit attentif en cours, mais aussi qu’il fasse preuve d’une certaine assiduité dans la réalisation de ses devoirs. En bref que ce soit le parfait élève dont n’importe quel professeur aurait rêvé. Franchement Lance ne cochait AUCUN de ces critères.
Et Alizée avait beau écouter avec attention tout ce que lui disait son enseignant, elle ne pouvait pas croire qu’il tienne un tel discours.
- Un élève qui a de bonnes notes, ne garantit pas forcément un bon préfet. Mais il augmente les chances d’avoir quelqu’un de performant. Commença-t-elle à répondre. Un élève qui a déjà du mal à suivre en ayant simplement les cours que absolument toute l’école suit, risque d’avoir de grosses difficultés à coupler cela avec les responsabilités qu’implique le fait d’obtenir le badge. Prendre un élève qui a des difficultés, c’est prendre le risque qu’il rate encore plus ses études et n’assume pas la charge de travail de son nouveau rôle…
Alizée regardait fixement son enseignant. Elle était sûre d’elle. Sûre de son analyse de la situation. Bien qu’elle commençait à se demander si elle n’y était pas allée un peu fort.
- Il n’y avait personne d'autre ? Personne de plus méritant ? Personne qui ne mange pas sa baguette en examen ?
C’était peut-être un petit peu petit de parler de l’incident des derniers examens. Mais il était quand même bon de rappeler l’entièreté des faits. Lance avait tenté de manger sa baguette sous les yeux de leur professeur de métamorphoses. À quel moment pouvait-on le considérer comme un bon lien entre l’équipe pédagogique et le reste des élèves ?
Rien que d’y penser, ça la faisait bouillonner de l’intérieur. Et même si son visage ne le laissait pas transparaître, c’est une petite Serpentard très remontée qui était présente aujourd’hui dans la bibliothèque.
Et Alizée avait beau écouter avec attention tout ce que lui disait son enseignant, elle ne pouvait pas croire qu’il tienne un tel discours.
- Un élève qui a de bonnes notes, ne garantit pas forcément un bon préfet. Mais il augmente les chances d’avoir quelqu’un de performant. Commença-t-elle à répondre. Un élève qui a déjà du mal à suivre en ayant simplement les cours que absolument toute l’école suit, risque d’avoir de grosses difficultés à coupler cela avec les responsabilités qu’implique le fait d’obtenir le badge. Prendre un élève qui a des difficultés, c’est prendre le risque qu’il rate encore plus ses études et n’assume pas la charge de travail de son nouveau rôle…
Alizée regardait fixement son enseignant. Elle était sûre d’elle. Sûre de son analyse de la situation. Bien qu’elle commençait à se demander si elle n’y était pas allée un peu fort.
- Il n’y avait personne d'autre ? Personne de plus méritant ? Personne qui ne mange pas sa baguette en examen ?
C’était peut-être un petit peu petit de parler de l’incident des derniers examens. Mais il était quand même bon de rappeler l’entièreté des faits. Lance avait tenté de manger sa baguette sous les yeux de leur professeur de métamorphoses. À quel moment pouvait-on le considérer comme un bon lien entre l’équipe pédagogique et le reste des élèves ?
Rien que d’y penser, ça la faisait bouillonner de l’intérieur. Et même si son visage ne le laissait pas transparaître, c’est une petite Serpentard très remontée qui était présente aujourd’hui dans la bibliothèque.
Jean Michel et la quête du mauvais saucisson
Il était évident que la réponse du professeur d'Astronomie n'avait pas suffi à convaincre la jeune Melrose, d'abord à en juger par son regard fixé dans le sien, puis par le discours qu'elle tenait. Reece soupira. Remettre en question une décision prise par le directeur de maison n'était pas nécessairement un problème, puisque l'anglais préférait se montrer ouvert avec les élèves, tant qu'ils étaient respectueux et cherchaient à comprendre et discuter plutôt qu'imposer un point de vue. De son côté, il tentait d'en faire de même, bien que cela ne garantissait pas un changement d'avis. De toute façon, rare étaient les élèves qui avaient suffisamment d'aplomb et de courage pour venir contester ouvertement une nomination de préfet. Encore moins de façon aussi frontale. Que des bruits de couloir se fassent entendre n'aurait pas été si étrange, mais ce face à face était relativement étonnant. D'autant que les élèves de Serpentard n'étaient généralement pas connus pour aller défendre leurs convictions sans passer par des moyens détournés. Un préjugé qui avait toutes ses raisons d'exister, mais qui pour une fois, ne se confirmait pas.
Ce qui dérangeait Reece, en revanche, était cet élitisme déplacé dont faisait preuve la Serpentard. Réduire la valeur d'un élève à ses simples notes, à un comportement exemplaire et à une personnalité lisse et bien sous tout rapports. Si le professeur n'avait absolument rien à reprocher à ce genre d'élèves, les présenter comme un modèle à suivre et un idéal à atteindre l'exaspérait. Le ton un peu plus froid que d'ordinaire, il tenta d'apporter de nouveaux éléments de réponse à la Serpentard.
— C'est là que vous vous trompez. De nombreux élèves, au contraire, ont vu le badge comme un signe de confiance, une motivation à mieux faire et à se montrer à la hauteur des tâches qui leur ont été confiées.
Détachant son regard de la jeune Melrose, il récupéra le livre qu'il avait feuilleté et le rangea sur l'étagère la plus haute du rayonnage.
— Des élèves qui partent de résultats moyens... voire très moyens, mais qui ont la confiance de leurs camarades de maison peuvent faire d'excellents préfets. Et ça ne sera ni la première, ni la dernière fois qu'un élève avec ce profil améliore significativement ses résultats scolaires tout en assurant les tâches préfectorales. Et il est certain que si Mister Blacksword ne progresse pas, il ne pourra pas conserver son badge de préfet, ses études restant une priorité absolue. Nous y veillons.
L'anglais ne releva pas cette histoire d'examen de métamorphose. Il avait été mis au courant de cet incident, et avait mis ça sur le compte du stress, tout en recommandant une consultation psychologique pour le jeune adolescent, ne savait-on jamais. Reece ne savait pas ce qu'il en avait été, mais il estimait avoir fait son travail à ce niveau là.
Ce qui dérangeait Reece, en revanche, était cet élitisme déplacé dont faisait preuve la Serpentard. Réduire la valeur d'un élève à ses simples notes, à un comportement exemplaire et à une personnalité lisse et bien sous tout rapports. Si le professeur n'avait absolument rien à reprocher à ce genre d'élèves, les présenter comme un modèle à suivre et un idéal à atteindre l'exaspérait. Le ton un peu plus froid que d'ordinaire, il tenta d'apporter de nouveaux éléments de réponse à la Serpentard.
— C'est là que vous vous trompez. De nombreux élèves, au contraire, ont vu le badge comme un signe de confiance, une motivation à mieux faire et à se montrer à la hauteur des tâches qui leur ont été confiées.
Détachant son regard de la jeune Melrose, il récupéra le livre qu'il avait feuilleté et le rangea sur l'étagère la plus haute du rayonnage.
— Des élèves qui partent de résultats moyens... voire très moyens, mais qui ont la confiance de leurs camarades de maison peuvent faire d'excellents préfets. Et ça ne sera ni la première, ni la dernière fois qu'un élève avec ce profil améliore significativement ses résultats scolaires tout en assurant les tâches préfectorales. Et il est certain que si Mister Blacksword ne progresse pas, il ne pourra pas conserver son badge de préfet, ses études restant une priorité absolue. Nous y veillons.
L'anglais ne releva pas cette histoire d'examen de métamorphose. Il avait été mis au courant de cet incident, et avait mis ça sur le compte du stress, tout en recommandant une consultation psychologique pour le jeune adolescent, ne savait-on jamais. Reece ne savait pas ce qu'il en avait été, mais il estimait avoir fait son travail à ce niveau là.
Reece Ingham, 35 ans - Professeur d'Astronomie depuis le 15.11.2049 - DDM de Gryffondor entre le 20.04.2050 et le 20.10.2050 - Reelijah 4ever
Jean Michel et la quête du mauvais saucisson
Alizée avait vraiment du mal à saisir. Elle qui n’avait toujours juré que par les notes, à qui on avait toujours demandé d'exceller scolairement sans se soucier du reste, elle qui avait toujours fait passer ses études au-dessus de tout ce qui pouvait se passer dans cette école, avait du mal à comprendre que cela n’était pas l’unique façon d’exister en tant qu’élève.
Elle ouvrit la bouche pour s’exprimer avant de se raviser pour réfléchir un peu plus à tout ce que venait de lui dire son professeur. Son monde et ses aspirations s’étaient quelque peu brisés, ou au moins bousculés, dans sa tête et il fallait qu’elle y remette de l’ordre avant de parler.
- S’améliorer… Murmura-t-elle. Mais, ça signifie qu’un élève peut avoir les meilleurs résultats de sa promotion et ne jamais se voir confier cette mission… ? Sa voix tremblait légèrement, même si elle tentait de la maintenir stable.
Bien que son visage ne traduisait de manière générale que peu d’émotion, on pouvait y lire une légère expression déconfite. Après tout, ces mots signifiaient que si ça se trouve elle n’atteindrait jamais l’objectif qu’elle s’était fixé. Que jamais, elle n’arriverait à faire quelque chose que son frère n’avait pas déjà faite. Que jamais, ses efforts ne paieraient. Comment ne pas être déçu ? Alors bien sûr que ça n’était là qu’une possibilité. Mais rien que d’entrevoir son possible échec la mettait à mal. Elle ne savait plus où elle en était, elle ne savait plus quoi faire. Alizée était totalement perdue et désarmée face à la réalité que lui présentait le directeur de Serpentard.
Et savoir que Lance était la preuve vivante que ce en quoi elle croyait était faux, l’agaçait encore plus. Jusque-là il avait toujours tout fait moins bien qu’elle, non ? Alors pourquoi devait-il être récompensé et pas elle ? Pourquoi recevait-il les mérites et pas elle ?
Elle ouvrit la bouche pour s’exprimer avant de se raviser pour réfléchir un peu plus à tout ce que venait de lui dire son professeur. Son monde et ses aspirations s’étaient quelque peu brisés, ou au moins bousculés, dans sa tête et il fallait qu’elle y remette de l’ordre avant de parler.
- S’améliorer… Murmura-t-elle. Mais, ça signifie qu’un élève peut avoir les meilleurs résultats de sa promotion et ne jamais se voir confier cette mission… ? Sa voix tremblait légèrement, même si elle tentait de la maintenir stable.
Bien que son visage ne traduisait de manière générale que peu d’émotion, on pouvait y lire une légère expression déconfite. Après tout, ces mots signifiaient que si ça se trouve elle n’atteindrait jamais l’objectif qu’elle s’était fixé. Que jamais, elle n’arriverait à faire quelque chose que son frère n’avait pas déjà faite. Que jamais, ses efforts ne paieraient. Comment ne pas être déçu ? Alors bien sûr que ça n’était là qu’une possibilité. Mais rien que d’entrevoir son possible échec la mettait à mal. Elle ne savait plus où elle en était, elle ne savait plus quoi faire. Alizée était totalement perdue et désarmée face à la réalité que lui présentait le directeur de Serpentard.
Et savoir que Lance était la preuve vivante que ce en quoi elle croyait était faux, l’agaçait encore plus. Jusque-là il avait toujours tout fait moins bien qu’elle, non ? Alors pourquoi devait-il être récompensé et pas elle ? Pourquoi recevait-il les mérites et pas elle ?