Le début d'une grande épopée
Lundi 12 septembre,
18h
18h
Ce n'est pas la première fois que je rentre dans la salle de spectacle.
Mais à chaque fois, je suis impressionnée par son plafond haut, sa grandeur...
Les gradins qui s'étendent en profondeur vers la scène.
Sans attendre, je m'engouffre dans la Coursive des Instruments. Je me poste à côté d'un piano. Je laisse ma main glisser sur la surface vernie. Un froid arctique s'en dégage, mais disparaît quand je garde ma main dessus.
Quelques jours auparavant, j'avais épinglé un mot dans le Petit Salon de Poufsouffle. Je voulais apprendre le piano. Parce que la guitare ne suffisait pas, j'étais attirée par cet instrument. Il résonnait d'une manière tellement claire, tellement mélodieuse...
Et ce matin, j'ai eu la bonne surprise de voir une écriture me répondre sur le bout de papier.
Et me voilà, à attendre que mon futur mentor arrive.
Deux minutes passent. Dix.
Je décide par m'installer en face de l'instrument, et je regarde le clavier noir et blanc, ose poser un doigt sur une touche. Un son en sort. J'essaye la touche d'à côté, voir si les deux notes se suivent. J'ai l'impression que oui. Je continue donc, et appuie sur une touche noire.
Une note un peu différente éclate dans l'air. Je me mordille la lèvre quelques secondes, avant de comprendre que c'est juste un demi-ton au-dessus.
Mais ça reste étrange... Faudrait déjà que je sache quelle note c'est.
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Mot souligné pour l'Inktober
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Le début d'une grande épopée
Lonely serrait les partitions contre elle quand la porte s'ouvrit doucement dans un petit grincement, Lonely leva brusquement la tête, surprise d’être tirée de ses pensées, son cœur battant la chamade, on aurait dit qu'il voulait sortir de sa poitrine. C'était la première fois qu'elle "enseignait" quelque chose à quelqu'un. Elle entendit une fin de note résonner et regarda d'où elle provenait, elle reconnut aussitôt la silhouette d’Elena, une camarade qu’elle croisait parfois dans les couloirs, toujours accompagnée d’un sourire timide.
Lonely eu un léger raclement de gorge, tentant de masquer son trac.
- Bien le bonjour hé hé... C'est moi, Lonely ton "professeur".
À peine avait-elle prononcé ces mots qu’elle sentit ses joues s’empourprer jusqu’aux oreilles. La chaleur qui entourait son visage à présent était désagréable.
- Alors pour commencer quand j'étais chez les moldus mon père, lui même moldu, m'a inscrite à des cours de violon et de piano. Ne me demande pas pourquoi, mais j'ai adoré ! Il me faisait aussi cours à la maison et c'était de super moments. Ces instruments me portent, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, je ne suis pas très forte en communication...
Enfin bref dis moi pourquoi veux-tu apprendre à jouer du piano et quels sont tes objectifs avec cet instrument ?
Malgré son stresse qui lui nouait la gorge et sa timidité, Lonely releva sa tête et offrit à Elena son plus beau sourire.
Lonely eu un léger raclement de gorge, tentant de masquer son trac.
- Bien le bonjour hé hé... C'est moi, Lonely ton "professeur".
À peine avait-elle prononcé ces mots qu’elle sentit ses joues s’empourprer jusqu’aux oreilles. La chaleur qui entourait son visage à présent était désagréable.
- Alors pour commencer quand j'étais chez les moldus mon père, lui même moldu, m'a inscrite à des cours de violon et de piano. Ne me demande pas pourquoi, mais j'ai adoré ! Il me faisait aussi cours à la maison et c'était de super moments. Ces instruments me portent, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, je ne suis pas très forte en communication...
Enfin bref dis moi pourquoi veux-tu apprendre à jouer du piano et quels sont tes objectifs avec cet instrument ?
Malgré son stresse qui lui nouait la gorge et sa timidité, Lonely releva sa tête et offrit à Elena son plus beau sourire.
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Dernière modification par Lonely Smile le 15 nov. 2025, 11:22, modifié 2 fois.
Le début d'une grande épopée
Je m'efforce de ne rien laisser paraître quand elle dit : Moldu.
Je vois toujours les Moldus et les Sang-Pur ou les né-Sorciers comme deux clans rivaux. Et j'étais décidée à ne pas changer d'avis.
Je soupire intérieurement.
Pourtant, il va falloir que je fasse un effort, c'est déjà gentil de sa part de m'aider pour le piano !
Je réponds donc :
- En fait je fais déjà de la guitare, depuis cinq ans. Et... J'ai voulu apprendre le piano.
J'hésite quelques instants, et reprend :
- Ça m'évoque quelque chose, la façon dont la note résonne à l'intérieur...
Je lui jette un regard inquisiteur. Je crois que je l'ai déjà croisé une ou deux fois dans les couloirs du dortoir, mais je ne l'ai jamais salué. Je n'arrive pas à me souvenir de son prénom. Quelque chose qui commence par "l"... Lonely. Le prénom ressurgit d'un coup dans mon esprit. Voilà, c'est ça : Lonely. Elle, elle semble me connaître.
Je ne sais pas trop comment me comporter face à son sourire. Je réponds alors à la deuxième partie de sa question.
- Donc... J'aimerai commencer le piano parce que j'ai l'impression que ça me détends, ça m'évoque quelque chose.
Je fais une pause : ça me gêne un peu de me confier comme ça à une fille que je connais à peine. Je reprend :
- Je viendrai tous les soirs pour m'entraîner, j'ai envie d'avancer dans mon apprentissage. Après, tu n'es pas obligée de venir chaque soir aussi... On pourrait partir sur deux soirées par semaine, qu'est-ce que tu en penses ?
Je vois toujours les Moldus et les Sang-Pur ou les né-Sorciers comme deux clans rivaux. Et j'étais décidée à ne pas changer d'avis.
Je soupire intérieurement.
Pourtant, il va falloir que je fasse un effort, c'est déjà gentil de sa part de m'aider pour le piano !
Je réponds donc :
- En fait je fais déjà de la guitare, depuis cinq ans. Et... J'ai voulu apprendre le piano.
J'hésite quelques instants, et reprend :
- Ça m'évoque quelque chose, la façon dont la note résonne à l'intérieur...
Je lui jette un regard inquisiteur. Je crois que je l'ai déjà croisé une ou deux fois dans les couloirs du dortoir, mais je ne l'ai jamais salué. Je n'arrive pas à me souvenir de son prénom. Quelque chose qui commence par "l"... Lonely. Le prénom ressurgit d'un coup dans mon esprit. Voilà, c'est ça : Lonely. Elle, elle semble me connaître.
Je ne sais pas trop comment me comporter face à son sourire. Je réponds alors à la deuxième partie de sa question.
- Donc... J'aimerai commencer le piano parce que j'ai l'impression que ça me détends, ça m'évoque quelque chose.
Je fais une pause : ça me gêne un peu de me confier comme ça à une fille que je connais à peine. Je reprend :
- Je viendrai tous les soirs pour m'entraîner, j'ai envie d'avancer dans mon apprentissage. Après, tu n'es pas obligée de venir chaque soir aussi... On pourrait partir sur deux soirées par semaine, qu'est-ce que tu en penses ?
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Le début d'une grande épopée
Lonely resta silencieuse un moment, attentive aux mots d'Elena. Elle sentit son cœur se détendre peu à peu. Ce n'était pas souvent qu'on lui confiait quelque chose, et encore moins d'aussi sincère.
- Oh je comprends , murmura-t-elle doucement, le piano à ce...truc. Une manière de faire vibrer les émotions tu vois ? Comme si chaque note savait exactement ce que tu ressentais.
Elle eu un petit rire nerveux en jouant machinalement avec une mèche de ses cheveux avant de poursuivre :
- Et puis tu as déjà fait de la guitare ce qui est génial ! Tu as donc déjà le sens du rythme et de la mélodie ! Le piano te paraîtra peut-être un peu rigide au début, mais... On s'y attache vite, tu verras.
Elle se tut un instant réfléchissant à la proposition d'Elena. Deux soirs par semaine, c'était raisonnable, elle-même avait parfois du mal à gérer ses devoirs et ses moments de solitude.
- Deux soirs c'est parfait , répondit-elle finalement avec un sourire timide, comme ça tu pourras t'exercer tranquillement entre-temps et si tu veux je peux te donner quelques petits exercices à faire seule, des trucs simples, juste pour t'habituer au clavier.
Elle s'approcha doucement du piano et posa les partitions sur le pupitre avant de carresser le bois sombre.
- On peut commencer aujourd'hui si ça te dis ! Tu veux que je t'explique comment reconnaître les notes ?
Elle tourna la tête vers Elena, ses yeux noisette brillant d'une curiosité sincère.
- Oh je comprends , murmura-t-elle doucement, le piano à ce...truc. Une manière de faire vibrer les émotions tu vois ? Comme si chaque note savait exactement ce que tu ressentais.
Elle eu un petit rire nerveux en jouant machinalement avec une mèche de ses cheveux avant de poursuivre :
- Et puis tu as déjà fait de la guitare ce qui est génial ! Tu as donc déjà le sens du rythme et de la mélodie ! Le piano te paraîtra peut-être un peu rigide au début, mais... On s'y attache vite, tu verras.
Elle se tut un instant réfléchissant à la proposition d'Elena. Deux soirs par semaine, c'était raisonnable, elle-même avait parfois du mal à gérer ses devoirs et ses moments de solitude.
- Deux soirs c'est parfait , répondit-elle finalement avec un sourire timide, comme ça tu pourras t'exercer tranquillement entre-temps et si tu veux je peux te donner quelques petits exercices à faire seule, des trucs simples, juste pour t'habituer au clavier.
Elle s'approcha doucement du piano et posa les partitions sur le pupitre avant de carresser le bois sombre.
- On peut commencer aujourd'hui si ça te dis ! Tu veux que je t'explique comment reconnaître les notes ?
Elle tourna la tête vers Elena, ses yeux noisette brillant d'une curiosité sincère.
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Le début d'une grande épopée
Lonely est très gentille, mais ça n'exclut pas le reste. Malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de jeter un coup d'œil aux partitions. Il y a deux portées. Une en clé de Sol, comme pour la guitare, et une en clé de Fa... Trop bizarre.
Puis je me rends compte qu'elle est restée debout, alors que je suis assise depuis tout à l'heure. Je me pousse donc sur la banquette, et tapote le vide à côté de moi pour lui faire comprendre qu'elle peut s'asseoir.
Des souvenirs lointains que je pensais disparus remontent à la surface, extraordinairement nets et clairs. Je suis assise sur le lit de mes parents, mon père à côté de moi. Rufus était déjà parti depuis un an. Ma mère nous tourne le dos, et elle joue. Elle joue sur le piano de la chambre de mes parents. Elle joue une mélodie merveilleuse. Une de celles qui servaient à m'endormir quand j'étais petite.
Je repousse tout ça au fond de moi. Pourquoi repenser à tout ça ? C'est inutile, totalement inutile. Lonely me sort soudain de mes pensées.
Elle me propose de me montrer comment le clavier fonctionne. J'acquiesce. Je dis :
- Oui, pourquoi pas ! Pour le moment, j'ai juste cru comprendre que les touches noires, c'était des demi-tons...
Je lui jette un regard interrogateur.
- C'est bien ça ?
Puis je me rends compte qu'elle est restée debout, alors que je suis assise depuis tout à l'heure. Je me pousse donc sur la banquette, et tapote le vide à côté de moi pour lui faire comprendre qu'elle peut s'asseoir.
Des souvenirs lointains que je pensais disparus remontent à la surface, extraordinairement nets et clairs. Je suis assise sur le lit de mes parents, mon père à côté de moi. Rufus était déjà parti depuis un an. Ma mère nous tourne le dos, et elle joue. Elle joue sur le piano de la chambre de mes parents. Elle joue une mélodie merveilleuse. Une de celles qui servaient à m'endormir quand j'étais petite.
Je repousse tout ça au fond de moi. Pourquoi repenser à tout ça ? C'est inutile, totalement inutile. Lonely me sort soudain de mes pensées.
Elle me propose de me montrer comment le clavier fonctionne. J'acquiesce. Je dis :
- Oui, pourquoi pas ! Pour le moment, j'ai juste cru comprendre que les touches noires, c'était des demi-tons...
Je lui jette un regard interrogateur.
- C'est bien ça ?
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Le début d'une grande épopée
Lonely hocha vivement la tête, un sourire discret se dessinant sur son visage. Elle était soulagée qu’Elena s’intéresse déjà au fonctionnement de l’instrument, et surtout qu’elle ne semble pas rebutée par la complexité apparente du piano.
Elle vit le signe d'Elena et la remercia en s'asseyant à côté.
- Oui c'est exactement ça ! Regarde, expliqua-t-elle avec application. Les touches blanches, ce sont les notes principales : do, ré, mi, fa, sol, la, si. Et les noires, elles viennent se glisser entre certaines d’entre elles. Elles servent à passer d’une note à l’autre. C’est un peu comme les cases sur ta guitare, non ?
Elle marqua une courte pause, cherchant comment rendre ses explications moins théoriques.
Lonely appuya sur une touche blanche, puis sur la noire qui la suivait.
- Celle-ci, c’est un do dièse, un peu plus haut. Et si tu la joues en descendant, on l’appelle ré bémol. C’est presque la même note, mais avec une ... émotion différente, ajouta-t-elle, pensive.
Ses doigts tremblaient légèrement. Pas à cause du froid, mais de la présence d’Elena à ses côtés. Elle n’était pas habituée à enseigner quoi que ce soit, encore moins à parler autant et puis, elle avait remarquer le regard nostalgique d'Elena sur le piano.
- Tu veux essayer ? demanda-t-elle en se décalant légèrement pour lui laisser de la place.
Elle vit le signe d'Elena et la remercia en s'asseyant à côté.
- Oui c'est exactement ça ! Regarde, expliqua-t-elle avec application. Les touches blanches, ce sont les notes principales : do, ré, mi, fa, sol, la, si. Et les noires, elles viennent se glisser entre certaines d’entre elles. Elles servent à passer d’une note à l’autre. C’est un peu comme les cases sur ta guitare, non ?
Elle marqua une courte pause, cherchant comment rendre ses explications moins théoriques.
Lonely appuya sur une touche blanche, puis sur la noire qui la suivait.
- Celle-ci, c’est un do dièse, un peu plus haut. Et si tu la joues en descendant, on l’appelle ré bémol. C’est presque la même note, mais avec une ... émotion différente, ajouta-t-elle, pensive.
Ses doigts tremblaient légèrement. Pas à cause du froid, mais de la présence d’Elena à ses côtés. Elle n’était pas habituée à enseigner quoi que ce soit, encore moins à parler autant et puis, elle avait remarquer le regard nostalgique d'Elena sur le piano.
- Tu veux essayer ? demanda-t-elle en se décalant légèrement pour lui laisser de la place.
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Le début d'une grande épopée
J'écoute attentivement tout ce que me dit Lonely. J'observe chacun de ses mouvements, et fixe tout ce qu'elle me dit dans ma mémoire. Le fait qu'elle relie le fonctionnement du piano à celui de la guitare me rassure un peu. En fait elle est très pédagogue !
Peu à peu, je commence à comprendre. Je me dis déjà que je pourrai faire pleins de trucs ! Si j'arrive à mémoriser la place des notes sur le clavier, je pourrais utiliser des mélodies que j'utilise déjà sur ma guitare sur le piano ! Une bouffée d'exaltation monte dans ma gorge.
Quand Lonely me propose d'essayer, je le regarde un peu bizarrement. Je me racle la gorge.
- Bah... Euh... Hum.
Ah ça ! Je ne m'y attendais pas !
Mais faut bien que je commence, non ?
J'avance un doigt, hésitante. Je le pose sur une touche blanche, en demandant :
- C'est bien do ici ?
Il y a trop de touches blanches ! Comment est-ce que je vais m'en sortir ?!
Quand j'appuie dessus, je reconnais le son. Ok, c'est bon. Maintenant faut continuer pour ne pas passer pour une imbécile.
Alors je fais toute la gamme. Do majeur. Je ne passe que sur les touches blanches parce qu'il n'y a pas d'altérations dans cette gamme. Pour me donner du courage, je marmonne intérieurement le nom des notes. Je sens le regard de Lonely sur moi. Je n'ai pas envie de la décevoir, même si son sang n'est pas très propre. Do. Son grave. Ré. Son grave. Mi. Son grave. Fa. Son moyen. Sol. Son moyen. La. Son moyen. Si. Son aigu. Et do aigu. Dernier son.
Je souffle. Mes épaules retombent. Je cherche l'approbation dans les yeux de ma professeure. Puis je regarde le reste du clavier. Pourquoi est-ce qu'il est aussi long ? Je remarque que c'est la même suite d'alternance entre les touches noires et les touches blanches.
Je me tourne vers Lonely.
- C'est quoi toutes les autres notes ?
Je désigne la partie à ma droite, puis la partition en face de moi.
- C'est les notes indiquées en clé de Fa sur la partition ?
Peu à peu, je commence à comprendre. Je me dis déjà que je pourrai faire pleins de trucs ! Si j'arrive à mémoriser la place des notes sur le clavier, je pourrais utiliser des mélodies que j'utilise déjà sur ma guitare sur le piano ! Une bouffée d'exaltation monte dans ma gorge.
Quand Lonely me propose d'essayer, je le regarde un peu bizarrement. Je me racle la gorge.
- Bah... Euh... Hum.
Ah ça ! Je ne m'y attendais pas !
Mais faut bien que je commence, non ?
J'avance un doigt, hésitante. Je le pose sur une touche blanche, en demandant :
- C'est bien do ici ?
Il y a trop de touches blanches ! Comment est-ce que je vais m'en sortir ?!
Quand j'appuie dessus, je reconnais le son. Ok, c'est bon. Maintenant faut continuer pour ne pas passer pour une imbécile.
Alors je fais toute la gamme. Do majeur. Je ne passe que sur les touches blanches parce qu'il n'y a pas d'altérations dans cette gamme. Pour me donner du courage, je marmonne intérieurement le nom des notes. Je sens le regard de Lonely sur moi. Je n'ai pas envie de la décevoir, même si son sang n'est pas très propre. Do. Son grave. Ré. Son grave. Mi. Son grave. Fa. Son moyen. Sol. Son moyen. La. Son moyen. Si. Son aigu. Et do aigu. Dernier son.
Je souffle. Mes épaules retombent. Je cherche l'approbation dans les yeux de ma professeure. Puis je regarde le reste du clavier. Pourquoi est-ce qu'il est aussi long ? Je remarque que c'est la même suite d'alternance entre les touches noires et les touches blanches.
Je me tourne vers Lonely.
- C'est quoi toutes les autres notes ?
Je désigne la partie à ma droite, puis la partition en face de moi.
- C'est les notes indiquées en clé de Fa sur la partition ?
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Le début d'une grande épopée
Lonely resta un instant silencieuse, observant les doigts d’Elena se lever du clavier. Elle était impressionnée par la concentration dont son "élève" faisait preuve, et un petit éclat d’admiration traversa son regard.
Cela lui rappelait ses cours de violon et de piano avec son père. Son père adorait la musique, il avait à transmettre ce sentiment à Lonely ! Elle avait eu pour ambition de jouer des instruments de tous les types : cordes, vents, percussions... Elle savait jouer quelques mélodies avec une flûte traversière et un cor et jouer de la batterie (oui elle était à fond dessus plus jeune), cela était sûrement dû à sa "solitude" qu'elle n'avait eu aucun mal à accepter.
La jeune fille se mordilla la lèvre pour retenir un sourire trop grand, celui qu’elle faisait toujours quand elle voyait jouer de la musique et la comprendre.
- Oui, exactement ! répondit-elle avec enthousiasme. Tu t’en sors vraiment bien pour une première fois, tu sais ? Pardon, je m'emporte c'est les émotions !
Elle s’assit un peu mieux sur la banquette, redressant le dos, les mains posées sur ses genoux. Elle commençait à bien apprécier Elena, sa vitesse d’adaptation et de compréhension était incroyable.
- Alors, les autres notes, expliqua-t-elle doucement, c’est la même chose, mais plus aigu ou plus grave. Le piano, c’est comme une sorte de long ruban de sons je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire... Chaque groupe de sept notes se répète, tu vois ? Do, ré, mi, fa, sol, la, si… puis ça recommence, encore et encore, jusqu’au bout du clavier. Plus tu vas à gauche plus c'est grave, plus tu vas à droite plus c'est aigu comme tu as déjà sûrement remarqué.
Elle désigna la partie droite du piano :
- Là c'est le haut du ruban, les sons sont plus clairs et léger.
Puis la partie gauche :
- Ici c'est la fin du ruban, c'est plus profond, c'est le son qu'on sent dans la poitrine quand il est fort.
Lonely se pencha un peu, montra la portée inférieure sur la partition.
- Et oui tu as tout compris ! Cette partie en clé de Fa est pour la main gauche, elle joue les basses, les accords qui soutiennent la mélodie. C’est ce qui donne toute la profondeur à la musique.
Elle se sentait étrangement fière, comme si enseigner redonnait vie à sa propre passion.
Comment ai-je pu laisser tomber le piano ?
Elle posa ses mains sur le clavier.
- La main droite, c’est la mélodie, murmura-t-elle en jouant quelques notes claires. Et la gauche… c’est l’accompagnement. Elle soutient, elle donne du coup cette fameuse profondeur.
Les sons s’entremêlèrent, simples mais harmonieux. Lonely ferma un instant les yeux, bercée par le rythme familier. Puis elle se tourna vers Elena, un sourire discret aux lèvres.
- À toi d’essayer. Doucement, sens la musique avant de la jouer.
Cela lui rappelait ses cours de violon et de piano avec son père. Son père adorait la musique, il avait à transmettre ce sentiment à Lonely ! Elle avait eu pour ambition de jouer des instruments de tous les types : cordes, vents, percussions... Elle savait jouer quelques mélodies avec une flûte traversière et un cor et jouer de la batterie (oui elle était à fond dessus plus jeune), cela était sûrement dû à sa "solitude" qu'elle n'avait eu aucun mal à accepter.
La jeune fille se mordilla la lèvre pour retenir un sourire trop grand, celui qu’elle faisait toujours quand elle voyait jouer de la musique et la comprendre.
- Oui, exactement ! répondit-elle avec enthousiasme. Tu t’en sors vraiment bien pour une première fois, tu sais ? Pardon, je m'emporte c'est les émotions !
Elle s’assit un peu mieux sur la banquette, redressant le dos, les mains posées sur ses genoux. Elle commençait à bien apprécier Elena, sa vitesse d’adaptation et de compréhension était incroyable.
- Alors, les autres notes, expliqua-t-elle doucement, c’est la même chose, mais plus aigu ou plus grave. Le piano, c’est comme une sorte de long ruban de sons je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire... Chaque groupe de sept notes se répète, tu vois ? Do, ré, mi, fa, sol, la, si… puis ça recommence, encore et encore, jusqu’au bout du clavier. Plus tu vas à gauche plus c'est grave, plus tu vas à droite plus c'est aigu comme tu as déjà sûrement remarqué.
Elle désigna la partie droite du piano :
- Là c'est le haut du ruban, les sons sont plus clairs et léger.
Puis la partie gauche :
- Ici c'est la fin du ruban, c'est plus profond, c'est le son qu'on sent dans la poitrine quand il est fort.
Lonely se pencha un peu, montra la portée inférieure sur la partition.
- Et oui tu as tout compris ! Cette partie en clé de Fa est pour la main gauche, elle joue les basses, les accords qui soutiennent la mélodie. C’est ce qui donne toute la profondeur à la musique.
Elle se sentait étrangement fière, comme si enseigner redonnait vie à sa propre passion.
Comment ai-je pu laisser tomber le piano ?
Elle posa ses mains sur le clavier.
- La main droite, c’est la mélodie, murmura-t-elle en jouant quelques notes claires. Et la gauche… c’est l’accompagnement. Elle soutient, elle donne du coup cette fameuse profondeur.
Les sons s’entremêlèrent, simples mais harmonieux. Lonely ferma un instant les yeux, bercée par le rythme familier. Puis elle se tourna vers Elena, un sourire discret aux lèvres.
- À toi d’essayer. Doucement, sens la musique avant de la jouer.
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Le début d'une grande épopée
Je me renfrogne un peu quand Lonely s'écrit avec ferveur que je m'en sors vraiment bien. L'émotion, l'émotion... J'ai juste déduis, c'est tout ! Malgré tout, je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire quand elle se replace, l'air plus digne.
Je le cache, mais ça m'a fait chaud au cœur quand ma camarade m'a félicitée. Elle semblait exprimer sa joie de pouvoir enseigner à quelqu'un ce qu'elle savait, sa fierté de voir que ses conseils soient aussi clairs, elle était vraiment heureuse, en fait. Quand je réalise tout cela, mon cœur se serre un peu. Mais son sang est impur... Je ne pourrai jamais l'apprécier... Rien que traîner avec quelqu'un ayant ce statut me révulsait, avant. Je me garde bien de dire à Lonely que notre relation s'arrêtera simplement à ça : deux cours par semaine, quelques conversations, un ou deux mots dans les couloirs... Mais rien que ça c'est trop !
Lonely recommence à m'expliquer, et je ne peux m'empêcher de l'écouter avec application. Mon hypothèse se précise. D'accord... Je réfléchis longuement, puis j'avance, hésitante :
- Oui, je comprends ! En fait, la main gauche joue les notes "piliers" de la musique, et la main droite, celles qui meublent le reste, qui créent une identité à la musique...
Après d'autres explications, Lonely commence à jouer un peu, pour illustrer ses porpos. Les notes s'envolent comme des petits oiseaux au-dessus de nous deux. Je me laisse emporter par la musique. Quand elle s'arrête, je me relâche tout entière. C'était... Vraiment beau. Je discerne une ombre un peu nostalgique dans les yeux de ma camarade, mais je n'ai pas le temps de me pencher d'avantage dessus, car Lonely me propose à nouveau de poser mes doigts sur le clavier. Quand j'obéis, un frisson léger me parcourt. Le conseil de Lonely me revient : sens la musique avant de la jouer. Sentir la musique... Sens-la...
Mon cœur bat soudain très fort, puis un calme apaisant m'envahit. Une mélodie, la première que j'ai apprise à la guitare, surgit lentement dans mon esprit. Fugitive, elle résonne ici et là, comme un renard sautillant entre les troncs d'arbres d'une forêt, avant de s'immobiliser en plein centre. Elle semble illuminer toute entière ce qu'il y a autour. Elle commence, et moi avec.
Mon doigt appuie doucement sur une touche. Première note. Elle est hésitante, mais claire. Je cherche celle que je veux, à tâtons, en progressant vers les graves ou les aigus. Puis j'essaye de trouver d'autres notes, les principales. Avec ma main gauche, j'essaye quelques notes graves qui vont bien avec les premières.
Quand j'ai tout ce qu'il me faut, comme si elle suivait un ordre invisible, la mélodie démarre de nouveau à l'intérieur. En même temps qu'elle, j'amorce la première note. La deuxième suit naturellement. Puis la troisième, à laquelle j'ajoute une note grave.
Grisée par ma réussite, je continue. La mélodie s'étend. Je fais une faute ou deux, mais je n'en tiens pas compte. Tout ce qui m'importe pour le moment, c'est de saisir comment se comporte le piano.
Je laisse la note finale planer doucement dans l'air, et ose enfin me tourner vers Lonely, un grand sourire sur les lèvres.
- C'est... J'adore le piano.
Je le cache, mais ça m'a fait chaud au cœur quand ma camarade m'a félicitée. Elle semblait exprimer sa joie de pouvoir enseigner à quelqu'un ce qu'elle savait, sa fierté de voir que ses conseils soient aussi clairs, elle était vraiment heureuse, en fait. Quand je réalise tout cela, mon cœur se serre un peu. Mais son sang est impur... Je ne pourrai jamais l'apprécier... Rien que traîner avec quelqu'un ayant ce statut me révulsait, avant. Je me garde bien de dire à Lonely que notre relation s'arrêtera simplement à ça : deux cours par semaine, quelques conversations, un ou deux mots dans les couloirs... Mais rien que ça c'est trop !
Lonely recommence à m'expliquer, et je ne peux m'empêcher de l'écouter avec application. Mon hypothèse se précise. D'accord... Je réfléchis longuement, puis j'avance, hésitante :
- Oui, je comprends ! En fait, la main gauche joue les notes "piliers" de la musique, et la main droite, celles qui meublent le reste, qui créent une identité à la musique...
Après d'autres explications, Lonely commence à jouer un peu, pour illustrer ses porpos. Les notes s'envolent comme des petits oiseaux au-dessus de nous deux. Je me laisse emporter par la musique. Quand elle s'arrête, je me relâche tout entière. C'était... Vraiment beau. Je discerne une ombre un peu nostalgique dans les yeux de ma camarade, mais je n'ai pas le temps de me pencher d'avantage dessus, car Lonely me propose à nouveau de poser mes doigts sur le clavier. Quand j'obéis, un frisson léger me parcourt. Le conseil de Lonely me revient : sens la musique avant de la jouer. Sentir la musique... Sens-la...
Mon cœur bat soudain très fort, puis un calme apaisant m'envahit. Une mélodie, la première que j'ai apprise à la guitare, surgit lentement dans mon esprit. Fugitive, elle résonne ici et là, comme un renard sautillant entre les troncs d'arbres d'une forêt, avant de s'immobiliser en plein centre. Elle semble illuminer toute entière ce qu'il y a autour. Elle commence, et moi avec.
Mon doigt appuie doucement sur une touche. Première note. Elle est hésitante, mais claire. Je cherche celle que je veux, à tâtons, en progressant vers les graves ou les aigus. Puis j'essaye de trouver d'autres notes, les principales. Avec ma main gauche, j'essaye quelques notes graves qui vont bien avec les premières.
Quand j'ai tout ce qu'il me faut, comme si elle suivait un ordre invisible, la mélodie démarre de nouveau à l'intérieur. En même temps qu'elle, j'amorce la première note. La deuxième suit naturellement. Puis la troisième, à laquelle j'ajoute une note grave.
Grisée par ma réussite, je continue. La mélodie s'étend. Je fais une faute ou deux, mais je n'en tiens pas compte. Tout ce qui m'importe pour le moment, c'est de saisir comment se comporte le piano.
Je laisse la note finale planer doucement dans l'air, et ose enfin me tourner vers Lonely, un grand sourire sur les lèvres.
- C'est... J'adore le piano.
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Mot souligné pour le Chelem des Hel's
Mot souligné pour le Chelem des Hel's
Dernière modification par Elena McFly le 9 nov. 2025, 10:48, modifié 1 fois.
Le début d'une grande épopée
Lonely resta immobile quelques secondes, les yeux encore écarquillés par ce qu’elle venait d’entendre. Elle n’aurait jamais imaginé qu’Elena puisse assimiler si vite, ni qu’elle puisse jouer avec autant d’instinct. Les notes qu'elle venait de jouer vibraient d'une émotion sincère.
Un sourire naquit lentement sur ses lèvres, timide mais sincère.
- C’était magnifique, murmura-t-elle presque pour elle-même.
Puis, un peu plus fort :
- Tu as vraiment un don, Elena. On dirait que le piano t’écoute.
C'est donc ça que ressentait mon père quand je jouais ?
Elle se pencha légèrement vers le clavier, frôlant les touches du bout des doigts, comme pour prolonger la trace invisible de la mélodie.
- Tu vois, c’est exactement ça que j’aime dans la musique. Ce moment où tu ne réfléchis plus, où tu ressens juste la mélodie pénétrer en toi et tu te laisses flotter.
Lonely se redressa, un peu gênée d’avoir parlé aussi spontanément. Elle tira nerveusement sur la manche de son pull trop grand.
- Tu progresses vite, reprit-elle avec un ton plus léger. Si tu continues comme ça, dans quelques semaines tu pourras déjà jouer une vraie chanson.
Elle marqua une pause avant d'ajouter presque timidement.
- Enfin… si tu veux, on peut essayer d’en apprendre une ensemble la prochaine fois ? Quelque chose de doux, peut-être. Ou un morceau que tu aimes déjà à la guitare ? On pourrait l’adapter au piano, tu verras, c'est une des meilleurs sensations de pouvoir jouer une musique qu'on aime sur plusieurs instruments !
Dans les yeux de Lonely, brillaient une lueur de joie et de fierté pure et simple.
Un sourire naquit lentement sur ses lèvres, timide mais sincère.
- C’était magnifique, murmura-t-elle presque pour elle-même.
Puis, un peu plus fort :
- Tu as vraiment un don, Elena. On dirait que le piano t’écoute.
C'est donc ça que ressentait mon père quand je jouais ?
Elle se pencha légèrement vers le clavier, frôlant les touches du bout des doigts, comme pour prolonger la trace invisible de la mélodie.
- Tu vois, c’est exactement ça que j’aime dans la musique. Ce moment où tu ne réfléchis plus, où tu ressens juste la mélodie pénétrer en toi et tu te laisses flotter.
Lonely se redressa, un peu gênée d’avoir parlé aussi spontanément. Elle tira nerveusement sur la manche de son pull trop grand.
- Tu progresses vite, reprit-elle avec un ton plus léger. Si tu continues comme ça, dans quelques semaines tu pourras déjà jouer une vraie chanson.
Elle marqua une pause avant d'ajouter presque timidement.
- Enfin… si tu veux, on peut essayer d’en apprendre une ensemble la prochaine fois ? Quelque chose de doux, peut-être. Ou un morceau que tu aimes déjà à la guitare ? On pourrait l’adapter au piano, tu verras, c'est une des meilleurs sensations de pouvoir jouer une musique qu'on aime sur plusieurs instruments !
Dans les yeux de Lonely, brillaient une lueur de joie et de fierté pure et simple.
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