Luttons contre les discriminations
dimanche 27 février 2050, petit déjeuner
@Mariah Twinkle
@Mariah Twinkle
Un livre posé devant elle, Ellana n'avait pas pu arrêter sa lecture commencée la veille, même pour manger ses habituels haricots à la sauce tomate, haricots qu'elle appréciait tout particulièrement pour bien commencer sa journée, en bonne Anglaise qu'elle était. Sa fourchette faisait de temps à autre des allers et retours entre son assiette et sa bouche, mais elle demeurait la plupart du temps immobile, la cinquième année trop plongée dans sa lecture pour manger rapidement. Elle l'avait emprunté la veille à la bibliothèque, ayant terminé ses devoirs pour la semaine et ayant envie de se détendre un peu, en lisant un polar. Ce n'était pas forcément le genre de livres qu'elle appréciait tout particulièrement, mais c'était agréable une fois de temps en temps.
Elle était donc plongée dans sa lecture lorsque soudainement, un vacarme pas possible envahit la Grande Salle, comme si elle était traversée par un troupeau d'hippogriffes en colère. En l'occurrence, ce n'étaient pas des hippogriffes, mais les hiboux matinaux qui apportaient le courrier ; Ellana aurait dû y être habituée, après quatre années et demie au sein de ce château, mais elle sursautait toujours un peu lorsqu'elle les entendait arriver. Elle releva la tête, pour la première fois depuis qu'elle était là, afin de voir si une chouette lui apportait du courrier : cela faisait en effet plus d'une semaine qu'elle n'avait rien reçu de la part de ses parents, ce qui ne leur ressemblait pas... A moins que sa réponse tardive à leur dernier courrier ne soit pas encore arrivée jusqu'à Flitwick ?
Elle n'eut pas le loisir de réfléchir plus longuement qu'un hibou lui fit tomber une lettre étrangement lourde dessus... qu'elle récupéra juste avant qu'elle ne tombe dans son assiette et n'éclabousse le pauvre livre n'ayant rien demandé. Curieuse, ne reconnaissant pas les enveloppes de sa famille - il était amusant de comparer les enveloppes moldus, d'un blanc éclatant, à celles des sorciers faites en parchemin beigeâtre - elle l'ouvrit sans plus attendre et découvrit à l'intérieur un petit badge vert clignotant, sur lequel elle voyait deux mains entrecroisées et un message disant tantôt "La refondation manque d'inclusion", tantôt "Soyez inclusifs". Oh. C'était vrai qu'aujourd'hui, on fêtait les trois ans de la Refondation et de l'inauguration de Godric's Hollow en tant que nouvelle capitale sorcière du Royaume-Uni. Elle avait presque oublié... Mais ce n'était pas comme si elle idolâtrait le Conseil et ses membres ; ils avaient beau chacun dire qu'ils essaieraient d'être un peu plus inclusifs, à l'égard des nés-moldus notamment, ils ne s'étaient pas vraiment bougés pour faire quelque chose. En même temps, c'étaient tous des Sangs-Purs... Pourquoi se soucieraient-ils de ces pauvres nés-moldus, tous incompétents et incapables d'égaler les "vrais" sorciers ? Ellana soupira avant de sortir le petit mot qui accompagnait le badge. "En ce jour qui commémore la Refondation, continuons de lutter contre les discriminations et portons fièrement ce badge." Elle ne savait pas d'où il sortait - probablement d'une organisation d'élèves plus ou moins légale - mais l'idée de le porter était tentante. Après tout, elle partageait l'idée que la Refondation manquait d'inclusion et si elle pouvait faire bouger un peu les choses pour parvenir à une société plus égalitaire, eh bien... pourquoi pas. La cinquième année accrocha le petit pin's à son pull.
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Luttons contre les discriminations
Mariah venait à peine de poser un pied dans la Grande Salle, encore toute somnolente, qu'une tornade de hiboux fondit sur les quatre rangées de tables.
Les oiseaux semblait si pressés de délivrer leur courrier ce jour là qu'ils en perdait des plumes. Ils étaient visiblement plus nombreux que d'habitude. Larguant lettres et paquets sur la tête des élèves encore endormis, ils repartirent aussi sec avec force bruissements et glougloussements.
Est-ce que les moldus avaient encore un événement important à célébrer en février ? Encore une fête commerciale ?
Mariah était restée sur le seuil de la salle pendant la distribution de courrier, attendant patiemment que les hiboux quittent les lieux. Si ses parents voyaient ça, ils s'en arracheraient les cheveux, ayant bercé leur fille toute son enfance avec leur maxime "Pas de hiboux à table !". Ils trouvaient sa particulièrement inconvenant, les repas étant pour eux des moments où l'on ne devait avoir d'autre distraction que la nourriture et les discussions politique et/ou potins de la famille. Tiens, d'ailleurs, Mariah ne leur avait pas encore parlé de cette habitude à Poudlard, le débarquement des oiseaux et de courrier au petit-déjeuner. Ils étaient toujours persuadés que chaque élèves allait sagement chercher son courrier à la Volière, raison pour laquelle Arlequin, le hiboux de la famille, se trouvait condamné à attendre Mariah tous les soirs pour lui délivrer son courrier ou emporter le sien.
En imaginant le vieil oiseau en train de ronfler dans la tour Ouest, la jeune fille sourit et se promit de raconter à ses parents le phénomène des oiseaux, quand ils seraient tous les deux bien assis.
Elle s'avança vers les tables, à la cherche d'une place pour retrouver ses œufs brouillés habituels.
Alors qu'elle parcourait d'œil absent, les élèves attablés, une Serdaigle attira son attention.
Plantée devant des haricots rouges, elle observait d'un air songeur un badge qu'elle venait d'accrocher à son pull.
Mariah plissa les yeux, plantée au milieu de l'allée, tâchant de voir ce qu'il y avait écrit dessus. Le badge semblait provenir un paquet largué récemment par les hiboux furieux.
Mais les lettres vertes clignotantes demeuraient indéchiffrables. Frustrée Mariah élabora une dizaine de théories sur l'objet. Un quelconque rapport avec les trolls peut-être, ou les elfes de maison, ou alors c'était un talisman ...
Alors qu'un groupe d'élèves la dépassait, elle décida de s'approcher de la jeune fille.
Elle devait être en quatrième ou en cinquième année au moins, mais elle avait l'air gentille, très absorbée à présent dans son livre.
Mariah hésita un instant mais le badge l'intriguait trop. Elle se glissa à ses côtés, décidant de la vouvoyer.
"Bonjour ... Je voulais savoir - ma curiosité me perdra - mais j'ai vu votre badge, c'est pour un évènement en particulier ?"
Les oiseaux semblait si pressés de délivrer leur courrier ce jour là qu'ils en perdait des plumes. Ils étaient visiblement plus nombreux que d'habitude. Larguant lettres et paquets sur la tête des élèves encore endormis, ils repartirent aussi sec avec force bruissements et glougloussements.
Est-ce que les moldus avaient encore un événement important à célébrer en février ? Encore une fête commerciale ?
Mariah était restée sur le seuil de la salle pendant la distribution de courrier, attendant patiemment que les hiboux quittent les lieux. Si ses parents voyaient ça, ils s'en arracheraient les cheveux, ayant bercé leur fille toute son enfance avec leur maxime "Pas de hiboux à table !". Ils trouvaient sa particulièrement inconvenant, les repas étant pour eux des moments où l'on ne devait avoir d'autre distraction que la nourriture et les discussions politique et/ou potins de la famille. Tiens, d'ailleurs, Mariah ne leur avait pas encore parlé de cette habitude à Poudlard, le débarquement des oiseaux et de courrier au petit-déjeuner. Ils étaient toujours persuadés que chaque élèves allait sagement chercher son courrier à la Volière, raison pour laquelle Arlequin, le hiboux de la famille, se trouvait condamné à attendre Mariah tous les soirs pour lui délivrer son courrier ou emporter le sien.
En imaginant le vieil oiseau en train de ronfler dans la tour Ouest, la jeune fille sourit et se promit de raconter à ses parents le phénomène des oiseaux, quand ils seraient tous les deux bien assis.
Elle s'avança vers les tables, à la cherche d'une place pour retrouver ses œufs brouillés habituels.
Alors qu'elle parcourait d'œil absent, les élèves attablés, une Serdaigle attira son attention.
Plantée devant des haricots rouges, elle observait d'un air songeur un badge qu'elle venait d'accrocher à son pull.
Mariah plissa les yeux, plantée au milieu de l'allée, tâchant de voir ce qu'il y avait écrit dessus. Le badge semblait provenir un paquet largué récemment par les hiboux furieux.
Mais les lettres vertes clignotantes demeuraient indéchiffrables. Frustrée Mariah élabora une dizaine de théories sur l'objet. Un quelconque rapport avec les trolls peut-être, ou les elfes de maison, ou alors c'était un talisman ...
Alors qu'un groupe d'élèves la dépassait, elle décida de s'approcher de la jeune fille.
Elle devait être en quatrième ou en cinquième année au moins, mais elle avait l'air gentille, très absorbée à présent dans son livre.
Mariah hésita un instant mais le badge l'intriguait trop. Elle se glissa à ses côtés, décidant de la vouvoyer.
"Bonjour ... Je voulais savoir - ma curiosité me perdra - mais j'ai vu votre badge, c'est pour un évènement en particulier ?"
2ème année (Gryffondor, Promo 2049-2050) #84774d
"Et je ne serais pas toute seule. Il y aura Chase aussi. Il y aura mes amis. Il y aura Poudlard."
Luttons contre les discriminations
Après avoir accroché le petit pin's vert à son pull, Ellana s'était replongée dans sa lecture, sa fourchette à moitié dans sa bouche - son assiette de haricots rouges était encore loin d'être vide. Elle ne pensait pas qu'un polar pouvait être si passionnant - elle préférait la fantasy de manière générale - mais force était de constater qu'elle ne pouvait plus décrocher de l'ouvrage qu'elle avait entamé. Elle ne vit pas la petite fille qui s'installa à côté d'elle sur le banc, et c'est uniquement lorsque celle-ci prit la parole qu'elle la remarqua, tout en ne pouvant réprimer un petit sursaut. Cependant, elle fut tout de suite prise d'un doute : était-ce bien à elle que la blondinette s'adressait ? N'y avait-il pas un adulte derrière elle, que la fillette aurait pu vouvoyer ? Ellana tourna la tête, mais non. C'était bien à elle qu'elle s'adressait.
- Tu peux me tutoyer, tu sais, commença-t-elle, un peu mal à l'aise. Qu'un professeur la vouvoie, elle comprenait... que ce soit un autre élève, non. Certes, elle commençait à être dans les "vieux" du château - ça faisait toujours un peu mal de se dire ça -, mais elle n'en était pas pour autant adulte. Et même quand elle aurait dix-sept ans, dans un peu plus d'un an, elle n'attendrait pas de ses plus jeunes camarades de la vouvoyer... "C'est pour protester contre la Refondation. Tu sais, la réouverture de Godric's Hollow, le 27 février 2047..." Ou peut-être ne savait-elle pas ; après tout, si elle était née-moldue ou qu'elle avait été élevée parmi les moldus, il y avait peu de chances qu'elle connaisse l'histoire de la capitale sorcière. "En gros, c'est pour lutter contre les discriminations, notamment sur les statuts de sang, parce que le Conseil des Sorciers n'est pas très inclusif." Elle ne cachait pas particulièrement le fait d'être née de deux parents moldus, mais ne tenait pas non plus à le crier sur tous les toits : ce serait se créer des problèmes inutilement. Cependant, plus le temps passait et plus elle avait envie que les choses changent - or, les choses ne changeaient rarement toutes seules. Alors si porter un badge pouvait être le début de la prise de conscience de ces réalités chez d'autres élèves de l'école, ce serait déjà agir à son échelle.
- Tu peux me tutoyer, tu sais, commença-t-elle, un peu mal à l'aise. Qu'un professeur la vouvoie, elle comprenait... que ce soit un autre élève, non. Certes, elle commençait à être dans les "vieux" du château - ça faisait toujours un peu mal de se dire ça -, mais elle n'en était pas pour autant adulte. Et même quand elle aurait dix-sept ans, dans un peu plus d'un an, elle n'attendrait pas de ses plus jeunes camarades de la vouvoyer... "C'est pour protester contre la Refondation. Tu sais, la réouverture de Godric's Hollow, le 27 février 2047..." Ou peut-être ne savait-elle pas ; après tout, si elle était née-moldue ou qu'elle avait été élevée parmi les moldus, il y avait peu de chances qu'elle connaisse l'histoire de la capitale sorcière. "En gros, c'est pour lutter contre les discriminations, notamment sur les statuts de sang, parce que le Conseil des Sorciers n'est pas très inclusif." Elle ne cachait pas particulièrement le fait d'être née de deux parents moldus, mais ne tenait pas non plus à le crier sur tous les toits : ce serait se créer des problèmes inutilement. Cependant, plus le temps passait et plus elle avait envie que les choses changent - or, les choses ne changeaient rarement toutes seules. Alors si porter un badge pouvait être le début de la prise de conscience de ces réalités chez d'autres élèves de l'école, ce serait déjà agir à son échelle.
387 mots
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Luttons contre les discriminations
La jeune fille leva le nez de son livre, l'air particulièrement étonnée.
"Tu peux me tutoyer, tu sais ..." dit-elle.
Mariah se sentit immédiatement affligée, et surtout très bête.
Bien sûr qu'elle aurait dû la tutoyer.
On ne vouvoyait pas des élèves.
Même s'ils étaient plus grands qu'elle.
Enfin, Mariah, elle, avait toujours vouvoyer tout le monde, tout les gens qu'elle rencontrait, et ses grands-parents, surtout ses grands-parents. Elle ne vouvoyait pas ses parents, ni son oncle, sa tante et ses cousins, mais tout le monde dans sa famille vouvoyait ses grands-parents.
Mais évidemment, ici, on était pas à Godric's Hollow.
Mariah s'était habituée à tutoyer les élèves de son âge, mais elle avait encore du mal à faire de même avec les plus grands, surtout les préfets.
Elle savait que cela mettait mal-à-l'aise les gens le plus souvent, mais elle avait été tellement habituée à faire ça dans son enfance, qu'il lui fallait réfléchir à chaque fois avant de s'adresser à quelqu'un.
Elle en avait développer une petit peur panique dès qu'il s'agissait de parler à plus vieux qu'elle à Poudlard, même si elle savait que tous ceux qu'elle avait rencontré jusqu'ici, c'étaient révélés terriblement gentils, étonnement bienveillants.
"C'est pour protester contre la Refondation. Tu sais, la réouverture de Godric's Hollow, le 27 février 2047..." reprit d'ailleurs d'une voix douce l'ainée en question.
La Refondation, le concept disait quelque chose à Mariah. Elle avait déjà entendu ses parents en parler, pourtant Mariah n'aurait pas su dire de quoi il s'agissait. La construction d'un nouveau bâtiment ? Il y avait peut-être un rapport avec le Conseil des Sorciers ? Sa mère y travaillait, et ses journées semblaient assez mouvementées.
Mariah détestait se sentir ignorante. Elle serra les poings dans les poches de sa cape. En 2047, elle avait ... attendez ... 2048, 2049, 2050 : trois ans, la Refondation avait eu lieu il a trois ans. Mariah avait donc ... une minute ... 11, 10, 9, 8 : huit ans !
Comment avait-elle pu passer à côté d'un évènement qui semblait si important ? La refondaison décidemment ça lui disait un truc mais en même temps rien du tout.
La jeune serdaigle, face à elle remarquant visiblement toute l'étendue de l'absence de connaissances de Mariah sur le sujet, ajouta :
"En gros, c'est pour lutter contre les discriminations, notamment sur les statuts de sang, parce que le Conseil des Sorciers n'est pas très inclusif."
Ah ! Les statuts de sang, oui, ça, par contre, Mariah connaissait. Elle était né-sorcière, mais comme son père était Sang-mêlé, même si ça mère était Sang-pur, Mariah était considérée comme Sang-mêlé par le Conseil des Sorciers, au grand damne de sa mère et de toute la famille. Mariah n'avait jamais vraiment compris pourquoi, mais elle avait vite réalisé que cet état des choses les inquiétait même si elle n'y voyait pas le problème. Son père était déjà plus Sang-mêlé qu'elle quoi qu'il en soit, et s'il allait bien, elle ne voyait pas ce qui pourrait lui arriver.
La serdaigle parlait de discrimination. Mariah savait que les né-moldu n'était pas très appréciés par certains sorciers, ses parents le lui avaient dit. Pourtant, à Poudlard, il y avait énormément de né-moldu. Mariah avait des amis né-moldu, et il était impossible de savoir qu'ils n'avaient de parents sorciers. Ils étaient tout aussi doués que les Sang-pur. Et puis, une fois leur études terminées, ils allaient bien travailler quelque part. Il y en avait probablement qui travaillaient au Conseil, alors décidemment, Mariah ne comprenait pas le problème.
Est-ce que ce qui ne comptait pas le plus était le potentiel ? Le pouvoir ? C'était bien la seule chose que les sorciers avaient de différents des moldus. Alors, quitte à discriminer, autant discriminer sur quelque chose de palpable, de brut, d'important, de puissant : la magie.
Mariah dévisageât la badgée mystérieuse. Elle devait être né-moldu. Elle n'en avait pas l'air, mais puisqu'elle portait un badge pour empêcher la discrimination des né-moldu, elle devait se sentir concernée par le problème. Peut-être même qu'elle savait qu'elle était le problème du Conseil avec les né-moldu d'ailleurs.
"Alors tu portes ce badge parce que tu es né-moldu ?" demanda brusquement Mariah. "Qu'est-ce qu'on leur reproche aux né-moldu ? Les né-moldu du Conseil, ils ne s'aiment pas ?"
@Ellana Duchêne
Ouh là là, c'est trèèès long, je sais, j'espère que ça va, mais en même temps j'ai été trop inspirée, c'est vraiment un sujet intéressant
"Tu peux me tutoyer, tu sais ..." dit-elle.
Mariah se sentit immédiatement affligée, et surtout très bête.
Bien sûr qu'elle aurait dû la tutoyer.
On ne vouvoyait pas des élèves.
Même s'ils étaient plus grands qu'elle.
Enfin, Mariah, elle, avait toujours vouvoyer tout le monde, tout les gens qu'elle rencontrait, et ses grands-parents, surtout ses grands-parents. Elle ne vouvoyait pas ses parents, ni son oncle, sa tante et ses cousins, mais tout le monde dans sa famille vouvoyait ses grands-parents.
Mais évidemment, ici, on était pas à Godric's Hollow.
Mariah s'était habituée à tutoyer les élèves de son âge, mais elle avait encore du mal à faire de même avec les plus grands, surtout les préfets.
Elle savait que cela mettait mal-à-l'aise les gens le plus souvent, mais elle avait été tellement habituée à faire ça dans son enfance, qu'il lui fallait réfléchir à chaque fois avant de s'adresser à quelqu'un.
Elle en avait développer une petit peur panique dès qu'il s'agissait de parler à plus vieux qu'elle à Poudlard, même si elle savait que tous ceux qu'elle avait rencontré jusqu'ici, c'étaient révélés terriblement gentils, étonnement bienveillants.
"C'est pour protester contre la Refondation. Tu sais, la réouverture de Godric's Hollow, le 27 février 2047..." reprit d'ailleurs d'une voix douce l'ainée en question.
La Refondation, le concept disait quelque chose à Mariah. Elle avait déjà entendu ses parents en parler, pourtant Mariah n'aurait pas su dire de quoi il s'agissait. La construction d'un nouveau bâtiment ? Il y avait peut-être un rapport avec le Conseil des Sorciers ? Sa mère y travaillait, et ses journées semblaient assez mouvementées.
Mariah détestait se sentir ignorante. Elle serra les poings dans les poches de sa cape. En 2047, elle avait ... attendez ... 2048, 2049, 2050 : trois ans, la Refondation avait eu lieu il a trois ans. Mariah avait donc ... une minute ... 11, 10, 9, 8 : huit ans !
Comment avait-elle pu passer à côté d'un évènement qui semblait si important ? La refondaison décidemment ça lui disait un truc mais en même temps rien du tout.
La jeune serdaigle, face à elle remarquant visiblement toute l'étendue de l'absence de connaissances de Mariah sur le sujet, ajouta :
"En gros, c'est pour lutter contre les discriminations, notamment sur les statuts de sang, parce que le Conseil des Sorciers n'est pas très inclusif."
Ah ! Les statuts de sang, oui, ça, par contre, Mariah connaissait. Elle était né-sorcière, mais comme son père était Sang-mêlé, même si ça mère était Sang-pur, Mariah était considérée comme Sang-mêlé par le Conseil des Sorciers, au grand damne de sa mère et de toute la famille. Mariah n'avait jamais vraiment compris pourquoi, mais elle avait vite réalisé que cet état des choses les inquiétait même si elle n'y voyait pas le problème. Son père était déjà plus Sang-mêlé qu'elle quoi qu'il en soit, et s'il allait bien, elle ne voyait pas ce qui pourrait lui arriver.
La serdaigle parlait de discrimination. Mariah savait que les né-moldu n'était pas très appréciés par certains sorciers, ses parents le lui avaient dit. Pourtant, à Poudlard, il y avait énormément de né-moldu. Mariah avait des amis né-moldu, et il était impossible de savoir qu'ils n'avaient de parents sorciers. Ils étaient tout aussi doués que les Sang-pur. Et puis, une fois leur études terminées, ils allaient bien travailler quelque part. Il y en avait probablement qui travaillaient au Conseil, alors décidemment, Mariah ne comprenait pas le problème.
Est-ce que ce qui ne comptait pas le plus était le potentiel ? Le pouvoir ? C'était bien la seule chose que les sorciers avaient de différents des moldus. Alors, quitte à discriminer, autant discriminer sur quelque chose de palpable, de brut, d'important, de puissant : la magie.
Mariah dévisageât la badgée mystérieuse. Elle devait être né-moldu. Elle n'en avait pas l'air, mais puisqu'elle portait un badge pour empêcher la discrimination des né-moldu, elle devait se sentir concernée par le problème. Peut-être même qu'elle savait qu'elle était le problème du Conseil avec les né-moldu d'ailleurs.
"Alors tu portes ce badge parce que tu es né-moldu ?" demanda brusquement Mariah. "Qu'est-ce qu'on leur reproche aux né-moldu ? Les né-moldu du Conseil, ils ne s'aiment pas ?"
@Ellana Duchêne
Ouh là là, c'est trèèès long, je sais, j'espère que ça va, mais en même temps j'ai été trop inspirée, c'est vraiment un sujet intéressant
2ème année (Gryffondor, Promo 2049-2050) #84774d
"Et je ne serais pas toute seule. Il y aura Chase aussi. Il y aura mes amis. Il y aura Poudlard."
Luttons contre les discriminations
- Je ne porte pas ce badge parce que je suis née de parents moldus, commença calmement Ellana, avant d'ajouter : "Mais bien parce que je pense que, peu importe son statut de sang, il faut dénoncer les discriminations à l'égard des nés-moldus. Sinon, les choses n'avanceront jamais." Elle ne niait pas être née-moldu car elle n'était pas honteuse de ne pas être née dans la bonne famille et d'avoir eu des parents aimants, moldus ou pas ça ne changeait rien. Cependant, elle ne voulait pas se battre uniquement pour elle, mais également pour toutes les générations de nés-moldus qui viendraient. Pour les sorciers, de manière générale, aussi ; car certains enfants se contentaient simplement de suivre les avis politiques de leurs parents sans les remettre en question, et c'étaient ces enfants-là qui, devenus adultes et éduqués dans la haine de son prochain, étaient les plus dangereux.
Elle eut un léger haussement d'épaules lorsque la fillette lui demanda ce qu'on reprochait aux nés-moldus ; la réponse était simple, trop simple pour être vraie et pourtant... "Bah simplement de ne pas être né dans la "bonne" famille et d'avoir des parents moldus. Comme si ça avait une quelconque différence sur le potentiel magique ensuite..." ne put-elle s'empêcher d'ajouter, cette dernière phrase marmonnée. C'était peut-être pour contredire tous ces idiots de Sang-Pur qui se croyaient au-dessus de tout le monde - elle ne faisait pas une généralité de tous les Sang-Pur, en connaissant certains qui n'étaient pas comme cela... mais ils restaient rares, surtout quand on s'approchait des patriarches et matriarches des grandes familles - qu'elle s'appliquait autant à l'école et qu'elle voulait leur montrer que c'était tout à fait possible d'exceller même en ayant du sang de moldus. "Les nés-moldus du Conseil, ils ne peuvent pas avoir un poste plus haut que secrétaire. Comme si on ne savait pas utiliser du tout la magie et que faire de l'administratif était notre seule destinée." A chaque fois qu'elle y pensait, elle fulminait et se promettait que jamais, jamais elle ne travaillerait pour eux. Elle avait d'autres choses de mieux à faire de sa vie que d'être enfermée dans un bureau à remplir des parchemins et des parchemins toute la journée, à être considérée comme une moins que rien simplement parce que ses parents n'étaient pas des sorciers. Ellana ne connaissait pas les opinions politiques de la petite qui l'avait apostrophée - en avait-elle seulement ? - mais si elle pouvait l'influencer et lui ouvrir les yeux sur les injustices qui existaient... Elle serait ravie de le faire.
Elle eut un léger haussement d'épaules lorsque la fillette lui demanda ce qu'on reprochait aux nés-moldus ; la réponse était simple, trop simple pour être vraie et pourtant... "Bah simplement de ne pas être né dans la "bonne" famille et d'avoir des parents moldus. Comme si ça avait une quelconque différence sur le potentiel magique ensuite..." ne put-elle s'empêcher d'ajouter, cette dernière phrase marmonnée. C'était peut-être pour contredire tous ces idiots de Sang-Pur qui se croyaient au-dessus de tout le monde - elle ne faisait pas une généralité de tous les Sang-Pur, en connaissant certains qui n'étaient pas comme cela... mais ils restaient rares, surtout quand on s'approchait des patriarches et matriarches des grandes familles - qu'elle s'appliquait autant à l'école et qu'elle voulait leur montrer que c'était tout à fait possible d'exceller même en ayant du sang de moldus. "Les nés-moldus du Conseil, ils ne peuvent pas avoir un poste plus haut que secrétaire. Comme si on ne savait pas utiliser du tout la magie et que faire de l'administratif était notre seule destinée." A chaque fois qu'elle y pensait, elle fulminait et se promettait que jamais, jamais elle ne travaillerait pour eux. Elle avait d'autres choses de mieux à faire de sa vie que d'être enfermée dans un bureau à remplir des parchemins et des parchemins toute la journée, à être considérée comme une moins que rien simplement parce que ses parents n'étaient pas des sorciers. Ellana ne connaissait pas les opinions politiques de la petite qui l'avait apostrophée - en avait-elle seulement ? - mais si elle pouvait l'influencer et lui ouvrir les yeux sur les injustices qui existaient... Elle serait ravie de le faire.
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Luttons contre les discriminations
"Je ne porte pas ce badge parce que je suis née de parents moldus."
Mariah se sentit comme giflée par la déclaration de la serdaigle.
Elle avait dit ça froidement, avec une sorte de rage contrôlée qui laissait penser que sa colère ne datait pas d'hier.
Elle avait jeté ça, comme on lance une preuve, à la tête de l'accusé : tient ! voilà la vérité, rien que la vérité. Prends-là comme tu veux, hais-là, refuses-là, mais c'est la vérité.
Mariah eut soudain envie de prendre ses jambes à son coup.
La vérité c'était qu'elle avait l'impression d'être l'accusée, ou en tout cas la coupable. Parce qu'elle vivait parmi ces sorciers, que sa mère travaillait pour eux, que sa famille entière habitait à Godric's Hollow depuis des années, cette ville où tout est fait, ou du moins justement tout n'est pas fait pour les né-moldus, cette ville de sorciers, cette capitale de la Refondation.
Mariah avait envie d'en pleurer. Parce que sans le vouloir, en étant là, en se taisant, elle ne faisait qu'approuver. Elle n'était qu'une enfant bien sûr, mais elle avait l'impression d'être déjà marquée à vie. Par sa naissance, par sa famille.
Elle avais l'impression qu'un héraut invisible, derrière elle, criait, à chaque fois qu'elle parlait à quelqu'un : "Née-sorcière ! Née-sorcière !"
Un mot ou deux que personne ne pouvait ignorer, comme si ils étaient écrits en lettres de feu sur son front.
Comme un mot qui voulait dire : je suis parmi eux, je pense comme eux.
Et elle n'était pas Sang-pur mais elle était presque la seule née-sorcière parmi ses amis.
Sa famille était une famille de né-sorciers jusqu'au bout des ongles et ils seraient une famille de Sang-pur sans elle.
Parce qu'elle était la fille de son père.
Mariah le savait bien sûr, elle n'était pas aveugle, elle savait que derrière les aimables sourires et les cadeaux, ses grands-parents n'avaient jamais apprécié son père, pas plus que toute la ribambelle d'oncles, tantes, neveux et nièces éloignés qu'on voyait une fois par an.
Mariah déglutit.
Et pourtant ses grands-parents l'aimaient, non ? Ils l'aiment de tout leur cœur, même elle avait détruit leur belle lignée de Sang-purs. Ils l'aimaient parce qu'elle était leur petite fille, et il en voulait à son père parce qu'elle était Sang-mêlé, ils lui en voulait parce qu'il avait fait d'elle la tâche dans leur parfait petite famille.
Mais le monde ne s'arrête pas pour laisser Mariah penser.
"Mais bien parce que je pense que, peu importe son statut de sang, il faut dénoncer les discriminations à l'égard des nés-moldus. Sinon, les choses n'avanceront jamais." continue la serdaigle.
Mais pourquoi les sorciers ont-ils si peur des moldus ?
Parce que c'est bien ça le problème, hein.
Ils n'ont pas peur des nés-moldus, ils ont peur de leur ascendances.
"Bah simplement de ne pas être né dans la "bonne" famille et d'avoir des parents moldus. Comme si ça avait une quelconque différence sur le potentiel magique ensuite... Les nés-moldus du Conseil, ils ne peuvent pas avoir un poste plus haut que secrétaire. Comme si on ne savait pas utiliser du tout la magie et que faire de l'administratif était notre seule destinée."
Cette rage, encore, qui domine dans la voix de la jeune fille. Parce qu'une bande de froussard paranos menace de réduire son avenir en miette.
Mariah le sait aussi, ils pourraient en faire de même avec elle, parce qu'elle n'est pas des leurs, malgré sa famille.
"Du gâchis" disent les grands-parents.
Alors on lui a toujours appris à se battre, à s'acharner, à ne pas lâcher l'affaire tant qu'elle ne tourne pas à son avantage.
Sa grand-mère a passé plus de temps sur son éducation que sur celle de ses cousins, parce qu'eux les portes s'ouvrent toutes seules devant eux, alors que Mariah doit pousser la poignée.
"Ils ont peur que les nés-moldus soient plus puissants qu'eux." murmure la griffone. "Parce que c'est possible. Il suffit juste de s'entrainer. Les nés-moldus prouvent que la magie ne vient pas du sang, mais que c'est quelque chose d'incontrôlable, et je crois que les Sang-pur n'aiment pas ne pas avoir le contrôle.
Elle a envie de dire qu'elle est désolée.
Les nés-moldus, eux, doivent enfoncer les portes à coup d'épaules pour passer.
"Est-ce que tu as un deuxième badge ?" demande soudainement Mariah.
Elle veut ce badge, à tout prix. Elle veut que les gens sache qu'elle est Sang-mêlé, et que parmi les choses que son père lui a transmise c'est ce qu'elle aime le plus, c'est le plus précieux, c'est la seule chose qui la distingue de cette masse immonde, qui l'arrache au poids de l'héritage, au poids de sa famille, c'est la seule chose qui lui permet de tracer sa propre voix.
"Tu connais les gens qui ont fait ces badges ?"
@Ellana Duchêne
Mariah se sentit comme giflée par la déclaration de la serdaigle.
Elle avait dit ça froidement, avec une sorte de rage contrôlée qui laissait penser que sa colère ne datait pas d'hier.
Elle avait jeté ça, comme on lance une preuve, à la tête de l'accusé : tient ! voilà la vérité, rien que la vérité. Prends-là comme tu veux, hais-là, refuses-là, mais c'est la vérité.
Mariah eut soudain envie de prendre ses jambes à son coup.
La vérité c'était qu'elle avait l'impression d'être l'accusée, ou en tout cas la coupable. Parce qu'elle vivait parmi ces sorciers, que sa mère travaillait pour eux, que sa famille entière habitait à Godric's Hollow depuis des années, cette ville où tout est fait, ou du moins justement tout n'est pas fait pour les né-moldus, cette ville de sorciers, cette capitale de la Refondation.
Mariah avait envie d'en pleurer. Parce que sans le vouloir, en étant là, en se taisant, elle ne faisait qu'approuver. Elle n'était qu'une enfant bien sûr, mais elle avait l'impression d'être déjà marquée à vie. Par sa naissance, par sa famille.
Elle avais l'impression qu'un héraut invisible, derrière elle, criait, à chaque fois qu'elle parlait à quelqu'un : "Née-sorcière ! Née-sorcière !"
Un mot ou deux que personne ne pouvait ignorer, comme si ils étaient écrits en lettres de feu sur son front.
Comme un mot qui voulait dire : je suis parmi eux, je pense comme eux.
Et elle n'était pas Sang-pur mais elle était presque la seule née-sorcière parmi ses amis.
Sa famille était une famille de né-sorciers jusqu'au bout des ongles et ils seraient une famille de Sang-pur sans elle.
Parce qu'elle était la fille de son père.
Mariah le savait bien sûr, elle n'était pas aveugle, elle savait que derrière les aimables sourires et les cadeaux, ses grands-parents n'avaient jamais apprécié son père, pas plus que toute la ribambelle d'oncles, tantes, neveux et nièces éloignés qu'on voyait une fois par an.
Mariah déglutit.
Et pourtant ses grands-parents l'aimaient, non ? Ils l'aiment de tout leur cœur, même elle avait détruit leur belle lignée de Sang-purs. Ils l'aimaient parce qu'elle était leur petite fille, et il en voulait à son père parce qu'elle était Sang-mêlé, ils lui en voulait parce qu'il avait fait d'elle la tâche dans leur parfait petite famille.
Mais le monde ne s'arrête pas pour laisser Mariah penser.
"Mais bien parce que je pense que, peu importe son statut de sang, il faut dénoncer les discriminations à l'égard des nés-moldus. Sinon, les choses n'avanceront jamais." continue la serdaigle.
Mais pourquoi les sorciers ont-ils si peur des moldus ?
Parce que c'est bien ça le problème, hein.
Ils n'ont pas peur des nés-moldus, ils ont peur de leur ascendances.
"Bah simplement de ne pas être né dans la "bonne" famille et d'avoir des parents moldus. Comme si ça avait une quelconque différence sur le potentiel magique ensuite... Les nés-moldus du Conseil, ils ne peuvent pas avoir un poste plus haut que secrétaire. Comme si on ne savait pas utiliser du tout la magie et que faire de l'administratif était notre seule destinée."
Cette rage, encore, qui domine dans la voix de la jeune fille. Parce qu'une bande de froussard paranos menace de réduire son avenir en miette.
Mariah le sait aussi, ils pourraient en faire de même avec elle, parce qu'elle n'est pas des leurs, malgré sa famille.
"Du gâchis" disent les grands-parents.
Alors on lui a toujours appris à se battre, à s'acharner, à ne pas lâcher l'affaire tant qu'elle ne tourne pas à son avantage.
Sa grand-mère a passé plus de temps sur son éducation que sur celle de ses cousins, parce qu'eux les portes s'ouvrent toutes seules devant eux, alors que Mariah doit pousser la poignée.
"Ils ont peur que les nés-moldus soient plus puissants qu'eux." murmure la griffone. "Parce que c'est possible. Il suffit juste de s'entrainer. Les nés-moldus prouvent que la magie ne vient pas du sang, mais que c'est quelque chose d'incontrôlable, et je crois que les Sang-pur n'aiment pas ne pas avoir le contrôle.
Elle a envie de dire qu'elle est désolée.
Les nés-moldus, eux, doivent enfoncer les portes à coup d'épaules pour passer.
"Est-ce que tu as un deuxième badge ?" demande soudainement Mariah.
Elle veut ce badge, à tout prix. Elle veut que les gens sache qu'elle est Sang-mêlé, et que parmi les choses que son père lui a transmise c'est ce qu'elle aime le plus, c'est le plus précieux, c'est la seule chose qui la distingue de cette masse immonde, qui l'arrache au poids de l'héritage, au poids de sa famille, c'est la seule chose qui lui permet de tracer sa propre voix.
"Tu connais les gens qui ont fait ces badges ?"
@Ellana Duchêne
2ème année (Gryffondor, Promo 2049-2050) #84774d
"Et je ne serais pas toute seule. Il y aura Chase aussi. Il y aura mes amis. Il y aura Poudlard."
Luttons contre les discriminations
"Pourquoi avoir peur ? Nous sommes tous des sorciers !" s'exclama-t-elle, hors d'elle. Le raisonnement de la petite faisait sens, certes, mais la politique du Conseil l'énervait trop pour qu'elle songe même à se mettre à leur place, à se demander pourquoi ils voulaient ainsi les écarter du pouvoir. Pour elle, aucune raison ne tenait ; les nés-moldus étaient des sorciers autant que les Sang-Purs, et à partir de là, il ne devrait pas y avoir de discrimination possible. Elle avait lu des traités de génétique sur les origines de la magie, avec le fait qu'il fallait posséder les deux allèles récessifs associés à la magie ; en quoi une personne dont la famille possédait ces allèles depuis plusieurs générations était-elle plus pure qu'une personne dont les deux parents n'avaient chacun qu'un de ces allèles ? En rien, le résultat restait le même au final. Cette discrimination n'était fondée que sur des pensées anciennes, que sur des choses qu'on pouvait aujourd'hui contredire. Alors pourquoi est-ce que cela persistait-il ?
La petite Gryffondor, alors, lui demanda si elle avait un deuxième badge. Ainsi, cela l'intéressait-il ? Elle remonta un peu dans l'estime d'Ellana ; si elle semblait encore très naïve, concernant tout ce qui touchait à la politique, elle avait au moins été convaincue par son argumentaire. Et cette pensée faisait sourire la cinquième année intérieurement. "Non, il n'y avait qu'un badge dans l'enveloppe. Mais j'suis sûre que tu peux en intercepter une où il y a encore un badge." ajouta-t-elle, son regard parcourant la Grande Salle à la recherche de petits pin's verts qui seraient restés sur les tables. "Tiens, regarde là-bas." Elle pointa du doigt une place un peu plus loin sur la table des Serdaigle, où l'enveloppe avait été ouverte et le pin's déposé en évidence sur la table. "Non, c'était pas écrit." Petit haussement d'épaules. "Mais je pense que ce n'est pas qu'une personne isolée." Elle savait qu'il y avait plusieurs groupes de "terroristes" qui trainaient dans les rues de Godric's Hollow depuis quelques semaines, notamment aux moments des élections du Président du Conseil où des épouvantails avaient été allumés ou encore plus tôt dans l'année scolaire, lorsque la fontaine au centre de la place principale de la ville avait changé d'apparence. Peut-être était-ce l'un d'eux qui était à l'origine de cette action ?
Ces petits badges, s'ils ne semblaient pas être grand-chose, étaient probablement un des engrenages d'une roue bien plus grande, qu'elle ne parvenait pas à visualiser de là où elle était. Mais peu importait ; elle restait fidèle à ses opinions, c'était là le plus important pour elle.
La petite Gryffondor, alors, lui demanda si elle avait un deuxième badge. Ainsi, cela l'intéressait-il ? Elle remonta un peu dans l'estime d'Ellana ; si elle semblait encore très naïve, concernant tout ce qui touchait à la politique, elle avait au moins été convaincue par son argumentaire. Et cette pensée faisait sourire la cinquième année intérieurement. "Non, il n'y avait qu'un badge dans l'enveloppe. Mais j'suis sûre que tu peux en intercepter une où il y a encore un badge." ajouta-t-elle, son regard parcourant la Grande Salle à la recherche de petits pin's verts qui seraient restés sur les tables. "Tiens, regarde là-bas." Elle pointa du doigt une place un peu plus loin sur la table des Serdaigle, où l'enveloppe avait été ouverte et le pin's déposé en évidence sur la table. "Non, c'était pas écrit." Petit haussement d'épaules. "Mais je pense que ce n'est pas qu'une personne isolée." Elle savait qu'il y avait plusieurs groupes de "terroristes" qui trainaient dans les rues de Godric's Hollow depuis quelques semaines, notamment aux moments des élections du Président du Conseil où des épouvantails avaient été allumés ou encore plus tôt dans l'année scolaire, lorsque la fontaine au centre de la place principale de la ville avait changé d'apparence. Peut-être était-ce l'un d'eux qui était à l'origine de cette action ?
Ces petits badges, s'ils ne semblaient pas être grand-chose, étaient probablement un des engrenages d'une roue bien plus grande, qu'elle ne parvenait pas à visualiser de là où elle était. Mais peu importait ; elle restait fidèle à ses opinions, c'était là le plus important pour elle.
434 mots
#002a57 - Fiche - Sixième année
Préfète inRP du 1er mars 2048 à juin 2049 - Les 3 œufs (l'omelette) - Coquelicolivia & Ellanymphéa - Les Κενταυρίων - Hortensia & Bruyère avec Eileen
Luttons contre les discriminations
"Pourquoi avoir peur ? Nous sommes tous des sorciers !"
Mariah se retint de reculer à l'exclamation de la Serdaigle.
Elle, en tout cas, en temps que née sorcière elle avait soudain peur de la rage d'une née moldue.
Elle n'avait jamais discuté politique, encore moins un sujet si sensible, et encore plus moins avec une née moldue.
Est-ce qu'elle avait fait quelque chose de mal pour l'énerver, ou est-ce simplement la situation ses ancêtres qui l'énervaient ?
"Non, il n'y avait qu'un badge dans l'enveloppe. Mais j'suis sûre que tu peux en intercepter une où il y a encore un badge." ajouta brusquement la Serdaigle.
Mariah allait se fendre d'un soupir de de désespoir - si il n'y avait que ça pour manifester son soutien à la cause mais sa camarade pointa soudain une zone indéterminée au milieu de la nouriture et des élèves.
"Tiens, regarde là-bas."
Effectivement, Mariah se redressa de toute sa petite taille pour scanner la surface des tables et aperçut un petit pin's vert échoué non loin de son enveloppe.
"Je vais le chercher." annonça-t-elle à toute fin utile en se précipitant sur l'objet de ses vœux.
Elle rafla pin's et enveloppe.
Peut-être pourrait-elle l'envoyer à ses parents pour illustrer l'évènement
Alors qu'elle revient s'assoir sagement auprès de sa nouvelle gourou en politique sorcière, la jeune fille semble plus sereine.
Elle ne sait pas qui sont ceux qui ont envoyé ses pin's, mais ils ne sont pas seuls.
Ils l'ont elle, ils ont beaucoup de nés-moldus, des sang-mêlé, peut-être même des sangs-purs - ceux qui ont les yeux en face des trous au moins - derrière eux.
Mariah se sent soudain toute petite.
Mais pas comme tout à l'heure, pas comme une frêle et minuscule chose au milieu de vide, mais comme une petite, solide particule.
Particule d'un mouvement.
"Tu veux bien me le mettre ?" demande-t-elle doucement à la Serdaigle.
Elle a envie de faire partie de ce mouvement, parce qu'elle sait, elle est sûre même, que quoi qu'il arrive sur cette planète, défendre l'égalité ne sera jamais une mauvaise décision.
"Qu'est-ce que je peux faire d'autre ?" marmonne-t-elle timidement en levant ses yeux pour les planter dans ceux de son interlocutrice.
@Ellana Duchêne
Mariah se retint de reculer à l'exclamation de la Serdaigle.
Elle, en tout cas, en temps que née sorcière elle avait soudain peur de la rage d'une née moldue.
Elle n'avait jamais discuté politique, encore moins un sujet si sensible, et encore plus moins avec une née moldue.
Est-ce qu'elle avait fait quelque chose de mal pour l'énerver, ou est-ce simplement la situation ses ancêtres qui l'énervaient ?
"Non, il n'y avait qu'un badge dans l'enveloppe. Mais j'suis sûre que tu peux en intercepter une où il y a encore un badge." ajouta brusquement la Serdaigle.
Mariah allait se fendre d'un soupir de de désespoir - si il n'y avait que ça pour manifester son soutien à la cause mais sa camarade pointa soudain une zone indéterminée au milieu de la nouriture et des élèves.
"Tiens, regarde là-bas."
Effectivement, Mariah se redressa de toute sa petite taille pour scanner la surface des tables et aperçut un petit pin's vert échoué non loin de son enveloppe.
"Je vais le chercher." annonça-t-elle à toute fin utile en se précipitant sur l'objet de ses vœux.
Elle rafla pin's et enveloppe.
Peut-être pourrait-elle l'envoyer à ses parents pour illustrer l'évènement
Alors qu'elle revient s'assoir sagement auprès de sa nouvelle gourou en politique sorcière, la jeune fille semble plus sereine.
Elle ne sait pas qui sont ceux qui ont envoyé ses pin's, mais ils ne sont pas seuls.
Ils l'ont elle, ils ont beaucoup de nés-moldus, des sang-mêlé, peut-être même des sangs-purs - ceux qui ont les yeux en face des trous au moins - derrière eux.
Mariah se sent soudain toute petite.
Mais pas comme tout à l'heure, pas comme une frêle et minuscule chose au milieu de vide, mais comme une petite, solide particule.
Particule d'un mouvement.
"Tu veux bien me le mettre ?" demande-t-elle doucement à la Serdaigle.
Elle a envie de faire partie de ce mouvement, parce qu'elle sait, elle est sûre même, que quoi qu'il arrive sur cette planète, défendre l'égalité ne sera jamais une mauvaise décision.
"Qu'est-ce que je peux faire d'autre ?" marmonne-t-elle timidement en levant ses yeux pour les planter dans ceux de son interlocutrice.
@Ellana Duchêne
2ème année (Gryffondor, Promo 2049-2050) #84774d
"Et je ne serais pas toute seule. Il y aura Chase aussi. Il y aura mes amis. Il y aura Poudlard."