Libre OS Creuser la distance

Mardi 20 septembre - Petit déjeuner

L'irlandaise le savait, l'information lui avait été donnée lors de sa sanction : ses parents seraient prévenus de son agissement. Et une chose était certaine, ils ne laisseraient pas cet élément passer, sans demander d'explications, sans remontrance, sans rien. Surtout après le silence dans lequel elle les avait laissé depuis la rentrée. Lucia leur en voulait, de l'avoir ré-expédiée ici, de ne pas l'avoir écouté, ou prise en compte. Et puis, elle n'avait rien à leur dire, déjà l'année précédente, ses lettres s'étaient éloignées, progressivement. Même avec Liam, à qui elle n'avait rien dit lors de ses doutes à la fin du mois de mai. Sa famille avait eu le droit à une lettre, par l'intermédiaire de Liam, quelques jours après la rentrée. Une lettre factuelle, pour confirmer sa présence au château, et confirmer que celle de son frère s'était bien passée. Depuis, silence radio. Elle avait reçu une lettre de Liam en retour, n'y avait pas répondu, et il n'avait rien envoyé de plus.

Aujourd'hui, elle savait que ce silence ne durerait pas, et qu'un retour serait imminent, elle espérait avoir le plus de temps possible, pour avancer de son côté, comme si, en repoussant le problème, il allait disparaître. Evidemment que non. Le problème ne disparaîtrait pas, et il n'y avait aucun monde où ses parents ne réagiraient pas à la situation, où ils passeraient à autre chose. Surtout sans lettre d'excuses, ce qu'elle ne comptait évidemment pas faire. Même si elle y était obligée. Pour l'irlandaise, elle n'avait pas à s'excuser puisqu'elle ne regrettait pas son geste. Elle regrettait simplement de s'être fait prendre si vite.

La double angoisse, c'était son statut de sang. Même si elle avait été élevée dans la culture moldue de manière dominante, de part son père. Sa mère restait une sorcière, et avec la connaissance des capacités magiques de sa fille, la magie avait pris davantage de place à la maison. L'utilisation réservée aux tâches ménagères et répétitives, s'était à présent étendue à de nombreux domaines. Permettant à l'irlandaise de voler un peu dans le fond du jardin lorsqu'elle venait en vacances, où encore de transplanter et voyager plus facilement. Mais permettant également à sa mère de choisir une lettre plus sorcière puis lui transmettre sa colère.

Les hiboux arrivèrent et l'un d'eux se dirigea vers la poufsouffle, et confirma sa direction en lâchant une lettre devant elle. Le premier soulagement fut d'apercevoir que sa mère était restée sur un format écrit. La beuglante avait été évitée. Pour autant, les mots ne seraient certainement pas tendres, l'écriture pouvait très bien transmettre les émotions aussi, lorsqu'elle était bien écrite, et Lucia n'avait aucun doute sur le sujet. L'irlandaise était prête à cette situation depuis le dimanche matin, enfin, s'y attendait. Aussi, elle n'attendit pas très longtemps avant d'ouvrir le courrier. Sortir, se cacher, elle s'en fichait. Elle avait tout de même hésité à ne simplement pas l'ouvrir, et la détruire aussitôt, ou la ranger dans un coin. Mais elle voulait savoir, connaître la réaction de ses parents, est-ce qu'il y aurait une autre sanction ?

Reducio
Lucia Varalta,

De la déception et de l'incompréhension se mélangent en nous. Nous ne comprenons pas pourquoi tu as fais ce choix, pourquoi tu n'as pas dit que quelque chose n'allait pas, pourquoi n'es-tu pas rentrée à la maison, pourquoi tu as fait ce choix si extrême, pourquoi tu ne nous a rien dit, sur le moment, ni le jour qui a suivi. Ton frère aussi semble ne pas être dans la confidence, et ça lui a fait du mal de ne plus être une personne de confiance à tes yeux.

Mais nous sommes surtout déçus, que tu en sois arrivée là, avant d'envisager les nombreuses autres solutions existantes. Déçus, que tu ait violé à ce point le règlement, de Poudlard, mais aussi les règles de vie, celles qui ne sont écrites nulle part mais que tu te dois de respecter, comme tout le monde. Tu as profité d'un droit que ton école, ainsi que nous, ne l'oublie pas, t'offrons. Et tu en as profité pour balayer le règlement et la confiance de ceux qui t'entourent. Et bien tu l'as perdue. Je pense que tu as perdu celle de tes enseignants, mais tu as surtout perdu la nôtre.

Nous espérons une lettre en retour, avec des explications de ton geste. Sans quoi, la confiance sera dure à reconstruire. Nous espérons également un changement de comportement de ta part le plus rapidement possible.

Tes parents, même si tu sembles l'avoir oublié.


La réaction de l'irlandaise ne fut qu'interne. Extérieurement, rien n'avait changé. Ses yeux avaient parcourus la lettre, puis elle l'avait repliée proprement, rangée dans son enveloppe puis dans sa cape. Intérieurement, elle ne savait pas encore comment réagir. Les mots sur son frère l'avait blessée, même s'ils s'étaient éloignés, lui faire du mal n'avait jamais été au programme. Il avait simplement perdu son rôle de confident ces derniers mois. C'était comme si elle n'avait plus rien à lui dire. Et cela n'avait pas changé pour le moment. La déception, l'incompréhension. C'était les mots qu'avaient choisi ses parents, certainement soigneusement au vu de la forme de la lettre. Ce n'était pas un courrier écrit par sa mère sous le coup de la colère en recevant le premier hibou. C'était une lettre réfléchie, peut-être pendant une journée, et discutée. Il y avait peut-être de nombreux brouillons qui la précédait. Elle était sobre, claire, factuelle. Il n'y avait pas d'émotions impulsives, de colère. Juste les mots. Ils étaient déçus d'elle, ils ne comprenaient pas, elle avait perdu leur confiance. Et au final, ça ne lui faisait pas grand chose. Au fond d'elle-même, l'irlandaise était toujours persuadée d'avoir fait le bon choix, celui qu'elle devait faire, pour elle. Et elle avait une autre certitude, celle que cette lettre resterait sans réponse de sa part. Dès lors qu'elle sortirait de la salle, la lettre terminera dans un tiroir, ou à la poubelle. La distance s'était creusée.

989
Libre si des personnes sont assises non loin de Lucia et souhaite y réagir, sinon ça sera un OS.

@Constance Nelson, @Kate Hunter, @Brynn Wathen pour les mentions, vos personnages peuvent être autour de Lucia pour le petit déjeuner, et chercher à entrer en interaction avec elle, si vous le souhaitez

#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051

Libre OS Creuser la distance
Je descendais les bras légers vers la Grande Salle pour avaler mon petit déjeuner. Mon premier cours ne débutait pas avant 10h20, il était donc inutile que je ne m’encombre de quoi que ce soit. J’aurais le temps de le déguster puis de remonter relire mes notes de cours de Sortilèges tranquillement pendant les deux heures qui suivraient.

J’entrais donc sans vraiment être pressée, à une heure où la Grande Salle était déjà en effervescence et où la plupart des élèves avaient commencé à se jeter sur leur premier repas de la journée. Je trouvais heureusement une place à côté de Lucia et m’y laisser tomber.

- Encore une fois, je suis sûre que j’arrive quand les autres ont bu tout le jus d’orange…, dis-je à la rousse sans vraiment tenir compte de ce qu’elle faisait.

On était à la table du petit déjeuner après tout, il n’y avait pas une infinité de possibilité.

Je tournais néanmoins la tête dans sa direction pour essayer de capter son regard et c’est là que je me rendis compte qu’elle avait une lettre dans les mains.

J’essayais de déceler une quelconque expression sur son visage pour deviner de qui pourrait provenir cette lettre mais aucun des traits de m'en apprirent la provenance.

Après la fugue de Lucia il y a quelques jours maintenant, je me méfiais de toute chose anormale dans le quotidien de la rousse. Je surveillais son calendrier dans les dortoirs cette fois et si d’avenir elle ratait la moindre seconde d’entrainement, il était sûr que j’enverrai le premier élève que je trouvais la pêcher au château… alors, une lettre, oui c’était typiquement, le genre de chose anormale à surveiller. Je n’avais pas envie qu’elle ne s’attire encore une fois les foudres des adultes de Poudlard. On s’était fait un sang d’encre avec Brynn à la chercher. En plus, il aurait pu lui arriver des broutilles seule dehors sans que personne ne sache réellement où elle se trouve.

- Hum… C’est ta famille qui t’écrit ?, dis-je en essayant d’apercevoir discrètement la signature.

D’ailleurs, ils devaient avoir été informés de la situation. En vérité, je n’en savais rien, Lucia ne nous avait rien dit jusque là de leur réaction… enfin, Lucia, ne disait jamais beaucoup de chose à vrai dire.
379 mots
@Lucia Varalta, désolé d'arriver si tard :ninja:

+2h (jusqu'au 13 août inclus) / 6e année RP 50/51, Color :#804185, Fiche PR
Chasseuse de mini-tornades, d'objets volants et de grenouilles chocolatées

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Depuis son arrivée dans la Grande Salle, le bruit autour d'elle n'était qu'un brouhaha auquel l'irlandaise ne faisait pas attention. Enfin, depuis son arrivée, cela faisait un peu plus longtemps, mais c'était spécialement le cas ce matin. Aussi, n'entendit-elle pas la remarque de Kate alors qu'elle était plongée dans la lecture de la lettre. Lucia ne perçut pas non plus les diverses mouvements de sa camarades, l'observant notamment avec une certaine attention.

Ce ne fut qu'une fois la lettre rangée qu'elle entendit d'une oreille lointaine la question qui venait de lui être posée. Il lui fallu donc plusieurs secondes avant d'y répondre. Est-ce que c'était ses parents ? Cela paraissait tellement évident. Et pourtant, elle n'avait pas envie d'échanger au sujet de ce qu'elle venait de lire. Pour elle, la discussion était close. Mais elle n'avait pas envie d'ignorer Kate, sans raison apparente, d'autant que celle-ci semblait présente et attentive depuis quelques jours, voire même depuis la rentrée, elle ne méritait pas ça. Enfin, ce n'était pas comme si elle s'inquiétait de ce que sa capitaine pouvait mériter ou non depuis la rentrée...

Lucia acquiesça simplement d'un signe de tête avant de terminer les dernières bouchées de son assiette en silence. Elle ne voulait pas échanger autour de cette lettre, ni même échanger tout court à vrai dire. L'irlandaise se leva ensuite sans un réel regard autour d'elle avant de se diriger vers son dortoir. Elle jeta la lettre au fond de son tiroir, qu'elle laissa ouvert, avant de repartir sans vraiment savoir dans quelle direction. Loin de cette lettre, de ses parents, c'était tout ce qui comptait.

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Je ne m’étais pas attendue à la réaction de la rousse.

Celle-ci était partie sans dire le moindre mot. Sans aucune émotion sur son visage.

Est-ce que j’avais été maladroite avec mes mots ? Est-ce que lui questionner à propos de son courrier avait été impoli ?

Je croquais dans une tartine avant de la reposer. J’étais certainement une capitaine et une amie ingrate. C’était pour ça que je n’avais pas vu que Lucia n’allait pas bien au moment de s’enfuir du château, c’était pour ça aussi qu’elle ne voulait pas me parler certainement.

Je n’arrivais plus à manger maintenant. Je laissais donc mon assiette ainsi, quittant la Grande Salle sans prendre le repas que j’estimais pourtant être le plus essentiel d’une journée.

Pourquoi fallait-il que je m’y prenne toujours mal avec les autres ? Étais-je à ce point détachée des émotions pour ne pas les comprendre ?

Je marchais, j’errais plutôt. Je ne savais pas comment aider Lucia à aller mieux et je me sentais coupable de cela.
Mes pas finirent par me conduirent de nouveau aux dortoirs. La porte était ouverte et il n’y avait personne. Il n’y avait surtout pas trace de Lucia. Ce qui me soulagea un petit peu, je n’aurais su que lui dire de plus à cet instant.

Néanmoins la rousse était bien revenue ici depuis. La conclusion était simple à avoir, le tiroir de son bureau était ouvert alors qu’il ne l’était pas à mon départ une vingtaine ou une trentaine de minute plus tôt.

J’hésitais un instant et m’y dirigeais. Une lettre s’y trouvait. Je la pris et la fit tourner entre mes doigts. La lettre venait d’Irlande, c’était donc certainement bien la famille de Lucia qui l’écrivait. L’envie de l’ouvrir fut forte mais je me retins. Ce serait trop intrusif. Fouiller dans les affaires des autres ce n’était pas bien. Même si c’était pour découvrir comment les aider à aller mieux. Alors même si j’étais persuadée que ce serait préférable pour Lucia de partager le contenu de sa lettre avec quelqu’un, je décidais de ne pas y toucher davantage.

Je la reposais dans son tiroir et pris soin de refermer ce dernier pour que personne d’autre ne tombe sur le courrier personnel de la cinquième année. Je quittais les dortoirs en prenant mes affaires direction la bibliothèque, travailler me changerait les idées. Enfin, il faudrait bien que j’arrive à rediscuter avec la cinquième année un jour, mais n’ayant pas de solution miracle pour l’instant, le plus convaincant me sembler de laisser les choses se faire naturellement.

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C'est une fin pour moi; Merci @Lucia Varalta !

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