Rencontre sans la glace
12 Septembre 2050
Son cœur battait la chamade, ses cheveux flottaient dans le vent et ses yeux pétillaient d'impatience. Elle avait invité Rhea à une petite sortie dehors. Cela n'avait l'effet qu'elle s'attendait à avoir...
"Je pensais pas être aussi nerveuse..."
Elle avait aménagé un petit coin douillet avec un tapis qu'elle avait ramené de chez elle et deux oreillers, le tout accompagné d'une petite boîte de chocolats accompagnés d'un... bâton biscuité-chocolaté. Ce même genre de bâton que dans les films ou les séries. La Poufsouffle n'avait aucunement l'intention d'en faire le même usage, elle n'avait juste pas fait attention à ce qu'elle contenait en la recevant...
Assise sur le tapis, les genoux repliés contre elle et son coude appuyé sur sa jambe, Shaïa posa sa tête sur son poing. Tout dans son attitude respirait l'impatience.
"Est-ce qu'elle va aimer ?"
La question était... quoi ? Elle-même se le demandait. Que va-t-elle aimer, surtout...
La deuxième année contempla la boîte posée à côté d'elle. Ça faisait pas un peu... date ? Des chocolats, comme le quatorze Février...
"Mais qu'est-ce que je raconte moi ??"
La Poufsouffle attendit jusqu'à somnoler, la tête flageolant un peu plus à chaque fois qu'elle piquait du nez.
Soudain, elle remua la tête.
"N-non ! Je lui ai dit que je ne m'endormirai pas !"
Shaïa commença à douter de la voir avant le couvre-feu. Mais elle continua d'attendre. Rien que pour avoir la chance de goûter ces chocolats en sa compagnie !
244 mots.
@Eleanora Sywell.
Voili voilou !
Rencontre sans la glace
Elle passa une main dans ses cheveux, un air contrarié sur le visage. Elle n'avait pas prévu d'être aussi en retard — mais les cours avaient traîné, et sa soudaine envie de changement n'avait rien arrangé.
À peine Miss Cavell avait-elle clos la leçon qu'elle s'était précipitée vers les dortoirs pour troquer son uniforme trop rigide contre quelque chose de plus confortable. Et, surtout, plus à son goût.
Si elle s'était arrêtée là, elle aurait peut-être réussi à n'arriver qu'avec quelques minutes de retard. Mais non. Son cerveau, visiblement décidé à saboter sa ponctualité, avait choisi cet instant précis pour bloquer devant un foutu miroir.
Ses doigts, comme mus par une volonté étrangère, s'étaient mis à réajuster ses boucles — ces mêmes mèches qu'elle avait toujours laissées vivre leur vie, en signe de défi silencieux envers son père. Toute son enfance, il s'était acharné à lisser, coiffer, dompter ce qu'elle s'entêtait à laisser libre.
Et pourtant, la voilà, penchée sur son reflet, les cheveux relevés dans un chignon faussement négligé, savamment étudié pour que les boucles retombent juste là où il fallait.
Elle attrapa sa vieille veste en cuir, usée par les années et les voyages, et la posa sur ses épaules, par-dessus un pull au col montant qui effleurait le haut de sa jupe noire. Elle enfila ses bottes au-dessus de ses collants — on restait en Écosse, après tout.
Un dernier coup d'œil au miroir, et elle quitta le perchoir des Aigles.
Les marches défilèrent sous ses pas pressés — presque une course — jusqu'à ce qu'elle atteigne la cour de l'Horloge. Cette fois, pas de glace. Juste le vent froid et la silhouette familière qui l'attendait.
Un petit sourire lui échappa. Mais il s'effaça aussitôt.
Shaïa n'était pas seulement assise : elle avait tout préparé. Une nappe, des chocolats, des oreillers... Rhéa n'avait peut-être pas la culture romantique d'une Gryffondor en fleur, mais elle savait reconnaître une mise en scène quand elle en voyait une. Son cœur se serra, battant un peu trop fort pour un simple rendez-vous d'amies.
Elle tenta de se remémorer leur conversation, quand elles s'étaient donné rendez-vous. Rhéa l'avait vu comme une sortie entre amies, une simple rencontre, comme celle qu'elles avaient eue dans le hall la veille. Shaïa, elle, le voyait comme... un rencard ?
Son cœur s'accéléra encore. Non. Ça ne pouvait pas être ça.
Oui, la Poufsouffle avait tendance à s'emballer pour un rien — elle l'avait déjà vue faire. C'était sûrement sa façon à elle d'imaginer une "rencontre entre amies". Tout à fait. Ça ne pouvait pas être autre chose.
Pourtant, son crâne battait à mille à l'heure. Elle se remémorait chacune de leurs phrases, chacune de leurs taquineries.
Tu as craqué sur quelqu'un ? Allez, avoue... C'est qui ?
Et elle, qu'est-ce qu'elle lui avait répondu, déjà ?
Sa teinte rosée vira au rouge écrevisse.
L'heureuse élue... c'est toi.
Mais qu'est-ce qui lui avait pris…? Sa phrase lui revenait comme un coup de poing. Shaïa avait forcément dû le prendre comme une déclaration d'amour, ou quelque chose du genre.
Elle avança d'un pas, puis un autre, jusqu'à la Poufsouffle. Elle lui adressa un sourire — faible, un peu nerveux.
— Re, Shaïa.
Elle devait lui dire. Tout lui dire. Mais comment ?
— Désolée du retard, j'ai eu... hum... un empêchement.
Son regard glissa vers la nappe et les oreillers.
— Tu as fait ça... pour moi ?
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
À peine Miss Cavell avait-elle clos la leçon qu'elle s'était précipitée vers les dortoirs pour troquer son uniforme trop rigide contre quelque chose de plus confortable. Et, surtout, plus à son goût.
Si elle s'était arrêtée là, elle aurait peut-être réussi à n'arriver qu'avec quelques minutes de retard. Mais non. Son cerveau, visiblement décidé à saboter sa ponctualité, avait choisi cet instant précis pour bloquer devant un foutu miroir.
Ses doigts, comme mus par une volonté étrangère, s'étaient mis à réajuster ses boucles — ces mêmes mèches qu'elle avait toujours laissées vivre leur vie, en signe de défi silencieux envers son père. Toute son enfance, il s'était acharné à lisser, coiffer, dompter ce qu'elle s'entêtait à laisser libre.
Et pourtant, la voilà, penchée sur son reflet, les cheveux relevés dans un chignon faussement négligé, savamment étudié pour que les boucles retombent juste là où il fallait.
Elle attrapa sa vieille veste en cuir, usée par les années et les voyages, et la posa sur ses épaules, par-dessus un pull au col montant qui effleurait le haut de sa jupe noire. Elle enfila ses bottes au-dessus de ses collants — on restait en Écosse, après tout.
Un dernier coup d'œil au miroir, et elle quitta le perchoir des Aigles.
Les marches défilèrent sous ses pas pressés — presque une course — jusqu'à ce qu'elle atteigne la cour de l'Horloge. Cette fois, pas de glace. Juste le vent froid et la silhouette familière qui l'attendait.
Un petit sourire lui échappa. Mais il s'effaça aussitôt.
Shaïa n'était pas seulement assise : elle avait tout préparé. Une nappe, des chocolats, des oreillers... Rhéa n'avait peut-être pas la culture romantique d'une Gryffondor en fleur, mais elle savait reconnaître une mise en scène quand elle en voyait une. Son cœur se serra, battant un peu trop fort pour un simple rendez-vous d'amies.
Elle tenta de se remémorer leur conversation, quand elles s'étaient donné rendez-vous. Rhéa l'avait vu comme une sortie entre amies, une simple rencontre, comme celle qu'elles avaient eue dans le hall la veille. Shaïa, elle, le voyait comme... un rencard ?
Son cœur s'accéléra encore. Non. Ça ne pouvait pas être ça.
Oui, la Poufsouffle avait tendance à s'emballer pour un rien — elle l'avait déjà vue faire. C'était sûrement sa façon à elle d'imaginer une "rencontre entre amies". Tout à fait. Ça ne pouvait pas être autre chose.
Pourtant, son crâne battait à mille à l'heure. Elle se remémorait chacune de leurs phrases, chacune de leurs taquineries.
Tu as craqué sur quelqu'un ? Allez, avoue... C'est qui ?
Et elle, qu'est-ce qu'elle lui avait répondu, déjà ?
Sa teinte rosée vira au rouge écrevisse.
L'heureuse élue... c'est toi.
Mais qu'est-ce qui lui avait pris…? Sa phrase lui revenait comme un coup de poing. Shaïa avait forcément dû le prendre comme une déclaration d'amour, ou quelque chose du genre.
Elle avança d'un pas, puis un autre, jusqu'à la Poufsouffle. Elle lui adressa un sourire — faible, un peu nerveux.
— Re, Shaïa.
Elle devait lui dire. Tout lui dire. Mais comment ?
— Désolée du retard, j'ai eu... hum... un empêchement.
Son regard glissa vers la nappe et les oreillers.
— Tu as fait ça... pour moi ?
570 mots
@Shaïa Lee
Et voici !
@Shaïa Lee
Et voici !
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Rencontre sans la glace
Son visage s'illumina lorsqu'elle vit Rhea. Enfin elle était là ! Shaïa aurait attendu toute la nuit s'il le fallait - malgré le couvre-feu. Ou alors elle se serait dégonflée... Mais bon ! Elle était toujours là, après tout... et ce malgré le retard de la tant attendue personne.
- Salut.
Shaïa lui adressa un sourire radieux - un peu trop à son goût.
- Non, c'est pas grave... Mais je vois que tu t'es fait belle pour l'occasion.
Elle disait ça, mais la Poufsouffle s'était aussi un peu perdu dans les préparatifs. La jeune fille avait décidé de s'équiper de sa plus belle tenue - du moins, celle qu'elle avait ramené. Son joli pull bleu canard, son écharpe rose pâle et son habituelle jupe bleue marine.
- Oh... Euh... Si on veut...
Ses joues lui jouèrent des tours pour virer au rose, aussi les dissimula-t-elle sous son écharpe.
- Bon ! fit-elle pour changer de sujet. Il fait frai, hein ?
"Mais qu'est-ce que je raconte ?? C'est pathétique ! Qui utilise la météo pour changer de sujet ??"
Son père. Son père le faisait. En particulier lorsqu'ils abordaient le sujet des canards. Pourquoi ? Elle n'aurait su l'expliquer. Stupide était le mot.
Shaïa poussa un rire gêné avant de reprendre.
- Bon, plus sérieusement... J'ai ramené une boîte de chocolats. Je l'ai reçu par hibou de ma famille - enfin je crois... Tu veux goûter ?
Elle souleva le couvercle pour dévoiler un assortiments de chocolats tous nappés de différentes manières, avec des motifs sur le dessus chacun divergeant et un mélange choco-blanc-choco-lait pour le nappage.
Prenant une des gourmandises, Shaïa s'allongea pour contempler le ciel fraîchement nocturne. Elle se plaisait à regarder les étoiles, aussi était-ce un vrai plaisir de pouvoir en apercevoir quelques unes dans les zones non-recouvertes de nuages.
- Oh ! Une étoile filante ! remarqua-t-elle en la pointant du doigt. Tu l'as vu ?
La deuxième année replongea dans ses souvenirs d'avant. C'était un soir, par la fenêtre de sa chambre. Elle fixait le ciel de nuit, implorant les cieux d'arrêter la petite garce qui la harcelait à longueur de temps. Enfin, il lui semblait que c'était ça. Parce qu'elle se souvenait très clairement avoir vu une étoile filante et avoir fait le vœu, non pas qu'Emma arrête de l'enquiquiner, mais qu'un jour, elle trouve son âme sœur. Enfantin, oui. Mais ce soir-là, elle s'était senti particulièrement seule... Et une âme esseulée ne se sent jamais très bien.
C'était pour cela qu'à Poudlard, elle tentait de percer la bulle de solitude qu'elle s'était créé à son insu. Depuis l'incident qu'elle avait eu avec la moldue, Shaïa s'était repliée sur elle-même, et avait fini par laisser le monde de côté pour ne plus souffrir...
"Mais je m'égare, là !"
- Tu lis beaucoup ? Et est-ce que tu connais Gardiens des Cités Perdues ? Je l'avais vu dans une librairie et j'ai eu envie de tenter... Je suis pas trop déçue, d'ailleurs.
Même si elle avait du mal à suivre, depuis qu'elle était arrivée à Poudlard. Le livre était resté dans sa bibliothèque, sur une étagère, à prendre la poussière.
- Dis-moi... Tu crois au destin ?
533 mots.
@Eleanora Sywell.
J'écrirais bien "Rhea" pour la mention mais ça marcherait pas.
Dommage.
- Salut.
Shaïa lui adressa un sourire radieux - un peu trop à son goût.
- Non, c'est pas grave... Mais je vois que tu t'es fait belle pour l'occasion.
Elle disait ça, mais la Poufsouffle s'était aussi un peu perdu dans les préparatifs. La jeune fille avait décidé de s'équiper de sa plus belle tenue - du moins, celle qu'elle avait ramené. Son joli pull bleu canard, son écharpe rose pâle et son habituelle jupe bleue marine.
- Oh... Euh... Si on veut...
Ses joues lui jouèrent des tours pour virer au rose, aussi les dissimula-t-elle sous son écharpe.
- Bon ! fit-elle pour changer de sujet. Il fait frai, hein ?
"Mais qu'est-ce que je raconte ?? C'est pathétique ! Qui utilise la météo pour changer de sujet ??"
Son père. Son père le faisait. En particulier lorsqu'ils abordaient le sujet des canards. Pourquoi ? Elle n'aurait su l'expliquer. Stupide était le mot.
Shaïa poussa un rire gêné avant de reprendre.
- Bon, plus sérieusement... J'ai ramené une boîte de chocolats. Je l'ai reçu par hibou de ma famille - enfin je crois... Tu veux goûter ?
Elle souleva le couvercle pour dévoiler un assortiments de chocolats tous nappés de différentes manières, avec des motifs sur le dessus chacun divergeant et un mélange choco-blanc-choco-lait pour le nappage.
Prenant une des gourmandises, Shaïa s'allongea pour contempler le ciel fraîchement nocturne. Elle se plaisait à regarder les étoiles, aussi était-ce un vrai plaisir de pouvoir en apercevoir quelques unes dans les zones non-recouvertes de nuages.
- Oh ! Une étoile filante ! remarqua-t-elle en la pointant du doigt. Tu l'as vu ?
La deuxième année replongea dans ses souvenirs d'avant. C'était un soir, par la fenêtre de sa chambre. Elle fixait le ciel de nuit, implorant les cieux d'arrêter la petite garce qui la harcelait à longueur de temps. Enfin, il lui semblait que c'était ça. Parce qu'elle se souvenait très clairement avoir vu une étoile filante et avoir fait le vœu, non pas qu'Emma arrête de l'enquiquiner, mais qu'un jour, elle trouve son âme sœur. Enfantin, oui. Mais ce soir-là, elle s'était senti particulièrement seule... Et une âme esseulée ne se sent jamais très bien.
C'était pour cela qu'à Poudlard, elle tentait de percer la bulle de solitude qu'elle s'était créé à son insu. Depuis l'incident qu'elle avait eu avec la moldue, Shaïa s'était repliée sur elle-même, et avait fini par laisser le monde de côté pour ne plus souffrir...
"Mais je m'égare, là !"
- Tu lis beaucoup ? Et est-ce que tu connais Gardiens des Cités Perdues ? Je l'avais vu dans une librairie et j'ai eu envie de tenter... Je suis pas trop déçue, d'ailleurs.
Même si elle avait du mal à suivre, depuis qu'elle était arrivée à Poudlard. Le livre était resté dans sa bibliothèque, sur une étagère, à prendre la poussière.
- Dis-moi... Tu crois au destin ?
533 mots.
@Eleanora Sywell.
J'écrirais bien "Rhea" pour la mention mais ça marcherait pas.
Rencontre sans la glace
Déjà que son cœur ne l'écoutait plus, ses joues n'allaient pas s'y mettre, tout de même. Mais la remarque de la Poufsouffle ne fit qu'aggraver les choses. Se faire belle, elle ? Pas du tout. Elle s'habillait comme ça tous les jours. Oui, tous les jours.
Même dans sa tête, ça sonnait faux. Elle retint une grimace — et un juron mental. Son crâne vibrait comme sous une insolation soudaine. Fantastique. Il faisait chaud, maintenant. Un soir de septembre. En Écosse.
Sa peau continuait de virer rouge, un rouge qui ferait concurrence à une robe de Gryffondor, alors que ses pensées se heurtaient aux parois de son crâne. Pourquoi ses vaisseaux sanguins avaient décidé de vivre leur meilleure vie ? Rétrécissez, par Merlin, pensa-t-elle, exaspérée. Elle ressemblait à un homard trop cuit.
Elle devait se reprendre. Elle était Eleanora Sywell. Rhéa. Ce n'était pas une petite remarque qui pouvait la mettre dans cet état. Non. Encore moins une nappe et quelques chocolats — même si elle remerciait Shaïa intérieurement pour la préparation.
Étape 1 : nier les faits.
— Moi ? Me faire belle ? Pas du tout.
Étape 2 : renverser la situation.
— Tu insinues que je suis pas belle d'habitude ?
Un sourire en coin vint appuyer la pique, accompagné d'un regard taquin enfin assumé.
C'était déjà mieux. Mais pas suffisant pour calmer le concert de percussion qui se donnait dans sa poitrine. On aurait presque pu croire que sa caisse claire avait décidé de migrer dans son thorax.
Puis Shaïa avoua qu'elle avait fait tout ça pour elle. Ça n'aurait pas dû la surprendre, mais cette fois, ça fit un peu retomber la pression. Le simple retour de la girouette lumineuse suffisait à lui faire respirer l'air correctement.
— Oui, un peu... j'espère juste qu'il va pas pleuvoir. Sinon, soirée pyjama dans la Grande Salle.
Un petit rire lui échappa, ses épaules se détendirent, et son cœur ralentit enfin.
Une sortie entre amies. Rien de plus.
Ses mots du matin étaient forcément oubliés. Ils devaient l'être.
Mais la boîte de chocolats posée entre elles restait dans son champ de vision, comme un rappel. Et quand Shaïa la lui tendit, ses battements repartirent vivement.
Rien du tout. Un goûter entre amies. Voilà.
Elle attrapa une sucrerie et la fourra dans sa bouche, mais le goût lui échappa — Shaïa prenait trop de place dans sa tête.
La Poufsouffle, elle, semblait parfaitement calme. Si ça avait été un rencard, elle serait aussi nerveuse, non ? L'expérience amoureuse de Rhéa se résumait aux vieux romans à l'eau de rose de sa mère et à la lettre de Neytiri l'an dernier. Pas de quoi lui fournir un manuel d'interprétation.
Trop concentrée à fixer Shaïa, elle loupa l'étoile filante qui traversa le ciel. Elle se pinça les lèvres à sa question. Elle ne pouvait définitivement pas dire que c'était parce qu'elle la regardait. Non. Impossible.
— Non, j'regardais pas au bon endroit... mais tu fais un vœu ? Il paraît qu'ils s'exaucent toujours !
Son sourire prit des airs enfantins, tandis que ses yeux pétillaient vers son amie.
Puis la girouette frappa encore, et un sujet moins sensible tomba entre elles. Son sourire s'étira, et un petit rire s'échappa.
— Bien sûr que j'aime lire, t'as vu mon blason ?
Elle ne pensait pas que les Serdaigles aimaient forcément les livres, non, même elle le savait. Elle l'avait vu des centaines de fois. Mais c'était plutôt drôle de jouer avec ces clichés. Et puis, dans son cas, c'était vrai.
— J'adore le policier. Quand chaque révélation te retourne le cerveau jusqu'à la dernière page.
Elle tourna son regard vers son amie, avant de répondre, un sourire aux lèvres.
— Gardien des cités perdues ? Connais pas. C'est un peu comme la légende de l'Atlentide, la cité perdue ?
Puis à nouveau, la conversation changea. Plus philosophique. Pour ne pas changer.
— Honnêtement ? Pas du tout. Je m'y connais pas tellement en philosophie, mais je préfère penser que ce sont mes choix qui font ce que je suis plutôt qu'une force supérieure qui me manipule comme un vieux chiffon.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Même dans sa tête, ça sonnait faux. Elle retint une grimace — et un juron mental. Son crâne vibrait comme sous une insolation soudaine. Fantastique. Il faisait chaud, maintenant. Un soir de septembre. En Écosse.
Sa peau continuait de virer rouge, un rouge qui ferait concurrence à une robe de Gryffondor, alors que ses pensées se heurtaient aux parois de son crâne. Pourquoi ses vaisseaux sanguins avaient décidé de vivre leur meilleure vie ? Rétrécissez, par Merlin, pensa-t-elle, exaspérée. Elle ressemblait à un homard trop cuit.
Elle devait se reprendre. Elle était Eleanora Sywell. Rhéa. Ce n'était pas une petite remarque qui pouvait la mettre dans cet état. Non. Encore moins une nappe et quelques chocolats — même si elle remerciait Shaïa intérieurement pour la préparation.
Étape 1 : nier les faits.
— Moi ? Me faire belle ? Pas du tout.
Étape 2 : renverser la situation.
— Tu insinues que je suis pas belle d'habitude ?
Un sourire en coin vint appuyer la pique, accompagné d'un regard taquin enfin assumé.
C'était déjà mieux. Mais pas suffisant pour calmer le concert de percussion qui se donnait dans sa poitrine. On aurait presque pu croire que sa caisse claire avait décidé de migrer dans son thorax.
Puis Shaïa avoua qu'elle avait fait tout ça pour elle. Ça n'aurait pas dû la surprendre, mais cette fois, ça fit un peu retomber la pression. Le simple retour de la girouette lumineuse suffisait à lui faire respirer l'air correctement.
— Oui, un peu... j'espère juste qu'il va pas pleuvoir. Sinon, soirée pyjama dans la Grande Salle.
Un petit rire lui échappa, ses épaules se détendirent, et son cœur ralentit enfin.
Une sortie entre amies. Rien de plus.
Ses mots du matin étaient forcément oubliés. Ils devaient l'être.
Mais la boîte de chocolats posée entre elles restait dans son champ de vision, comme un rappel. Et quand Shaïa la lui tendit, ses battements repartirent vivement.
Rien du tout. Un goûter entre amies. Voilà.
Elle attrapa une sucrerie et la fourra dans sa bouche, mais le goût lui échappa — Shaïa prenait trop de place dans sa tête.
La Poufsouffle, elle, semblait parfaitement calme. Si ça avait été un rencard, elle serait aussi nerveuse, non ? L'expérience amoureuse de Rhéa se résumait aux vieux romans à l'eau de rose de sa mère et à la lettre de Neytiri l'an dernier. Pas de quoi lui fournir un manuel d'interprétation.
Trop concentrée à fixer Shaïa, elle loupa l'étoile filante qui traversa le ciel. Elle se pinça les lèvres à sa question. Elle ne pouvait définitivement pas dire que c'était parce qu'elle la regardait. Non. Impossible.
— Non, j'regardais pas au bon endroit... mais tu fais un vœu ? Il paraît qu'ils s'exaucent toujours !
Son sourire prit des airs enfantins, tandis que ses yeux pétillaient vers son amie.
Puis la girouette frappa encore, et un sujet moins sensible tomba entre elles. Son sourire s'étira, et un petit rire s'échappa.
— Bien sûr que j'aime lire, t'as vu mon blason ?
Elle ne pensait pas que les Serdaigles aimaient forcément les livres, non, même elle le savait. Elle l'avait vu des centaines de fois. Mais c'était plutôt drôle de jouer avec ces clichés. Et puis, dans son cas, c'était vrai.
— J'adore le policier. Quand chaque révélation te retourne le cerveau jusqu'à la dernière page.
Elle tourna son regard vers son amie, avant de répondre, un sourire aux lèvres.
— Gardien des cités perdues ? Connais pas. C'est un peu comme la légende de l'Atlentide, la cité perdue ?
Puis à nouveau, la conversation changea. Plus philosophique. Pour ne pas changer.
— Honnêtement ? Pas du tout. Je m'y connais pas tellement en philosophie, mais je préfère penser que ce sont mes choix qui font ce que je suis plutôt qu'une force supérieure qui me manipule comme un vieux chiffon.
688 mots
@Shaïa Lee
C’est sure que ce serait plus simple
Faut peut-être que je songe à me renommer
Vraiment, mais vraiment désolée du retard
@Shaïa Lee
C’est sure que ce serait plus simple
Vraiment, mais vraiment désolée du retard
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Rencontre sans la glace
Shaïa ne put s'empêcher de remarquer la gêne de son amie. Oui, en apparence, sans contexte, la préparation pouvait ressembler à... euh...
"Oh m...! J'y avais pas pensé... J'ai... je... Je voulais juste préparer une sorte de pique-nique avec ce que j'avais !"
Et puis vint un concert de doutes. Déjà, Rhea se mettait à tout nier en bloc. Pourquoi ? Les joies des fausses idées... Et ensuite, elle reprit son habituel sourire en coin.
"Une façade." ne put-elle s'empêcher de penser.
Mais par respect envers la Serdaigle, la deuxième année n'en prit pas compte. D'autant plus qu'elle-même arborait des façades différentes en fonction de qui se trouvait devant elle.
- M-mais non ! Tu es toujours aussi jolie...
Oups. Les mots lui avait échappé.
"Maudits soient les réflexes !!"
La Poufsouffle réajusta ses lunettes, gênée par sa propre remarque. Sans doute était-ce reparti pour une séance "se faire des films sur tout"...
Et la pluie. Oui, la pluie. C'est ce qu'elle haïssait plus que tout ce soir-là, alors que d'habitude, Shaïa se plaisait à fixer les gouttes dévaler le long des carreaux des fenêtres.
- Oui, ça serait dommage... Mais s'il se met à pleuvoir, on aura qu'à se coller sous le préau.
Une idée qui ne lui déplaisait pas. Elle n'aimait pas trop être au centre de quoi que ce soit - de l'attention comme des lieux.
- Oh.
Fixant les étoiles, Shaïa tenta de trouver quoi demander aux cieux.
- Que ne nous quittions jamais...
Malgré tout ce qu'elle avait vécu - que ce soit avant ou pendant sa scolarité à Poudlard, Shaïa ne trouvait pas moment plus heureux, plus lumineux que ceux qu'elle avait passé aux côtés de Rhea - ce qui avait le don de la surprendre. Alors oui, elle était heureuse avec sa famille... Mais il lui avait toujours emblé qu'il manquait quelque chose.
- C'est vrai que c'est sympa, les romans policier... J'en ai pas lu beaucoup, mais je dois dire que l'expérience ne m'a pas déplu.
Un petit rire lui échappa.
- On peut dire ça. Y a l'Atlantide dedans, alors...
La deuxième année se perdit dans les souvenirs de sa lecture. Les personnages étaient particulièrement attachants. Ou alors c'était son côté shamallow qui ressortait.
- Personnellement, je ne sais pas trop quoi en penser. Il m'arrive de me dire qu'il existe peut-être, tout comme je trouve certaines choses tellement improbable que c'est impossible... Alors... Peut-être que j'y crois un peu.
Et oui, ses pensées continuaient de lui jouer des tours, au point que ses joues virèrent rouge écrevisse. Comment ça, le destin ? Ça serait le destin si elle l'avait rencontré ? N'importe quoi... Même si l'idée lui paraissait... plausible. Et même si une partie d'elle continuait de refuser qu'il eusse été possible qu'elle ne se rencontre jamais. Ce jour-là, dans la cour, c'était Shaïa qui avait accepté. C'était Shaïa qui avait apprécié de patiner en sa compagnie... Mais... n'était-ce pas son vœu qui l'avait fait se tourner vers elle ? N'était-ce pas ce stupide vœu, même, qu'elle avait fait lorsqu'elle était encore à Londres ?
Elle tourna la tête vers Rhea, tiraillée entre cette idée futile qu'était le destin et le fait qu'elles auraient pu ne jamais se retrouvé là ce soir, à fixer les étoiles... ou se fixer dans le blanc des yeux, ça marche aussi.
"Oups."
558 mots.
@Eleanora Sywell.
Pas grave, pas grave.
Je suis dotée d'une patience incroyable lorsqu'il s'agit d'attendre ton prochain post.
D'autant plus que j'ai aussi répondu en retard, j'ai eu un début de week-end assez chargé.
"Oh m...! J'y avais pas pensé... J'ai... je... Je voulais juste préparer une sorte de pique-nique avec ce que j'avais !"
Et puis vint un concert de doutes. Déjà, Rhea se mettait à tout nier en bloc. Pourquoi ? Les joies des fausses idées... Et ensuite, elle reprit son habituel sourire en coin.
"Une façade." ne put-elle s'empêcher de penser.
Mais par respect envers la Serdaigle, la deuxième année n'en prit pas compte. D'autant plus qu'elle-même arborait des façades différentes en fonction de qui se trouvait devant elle.
- M-mais non ! Tu es toujours aussi jolie...
Oups. Les mots lui avait échappé.
"Maudits soient les réflexes !!"
La Poufsouffle réajusta ses lunettes, gênée par sa propre remarque. Sans doute était-ce reparti pour une séance "se faire des films sur tout"...
Et la pluie. Oui, la pluie. C'est ce qu'elle haïssait plus que tout ce soir-là, alors que d'habitude, Shaïa se plaisait à fixer les gouttes dévaler le long des carreaux des fenêtres.
- Oui, ça serait dommage... Mais s'il se met à pleuvoir, on aura qu'à se coller sous le préau.
Une idée qui ne lui déplaisait pas. Elle n'aimait pas trop être au centre de quoi que ce soit - de l'attention comme des lieux.
- Oh.
Fixant les étoiles, Shaïa tenta de trouver quoi demander aux cieux.
- Que ne nous quittions jamais...
Malgré tout ce qu'elle avait vécu - que ce soit avant ou pendant sa scolarité à Poudlard, Shaïa ne trouvait pas moment plus heureux, plus lumineux que ceux qu'elle avait passé aux côtés de Rhea - ce qui avait le don de la surprendre. Alors oui, elle était heureuse avec sa famille... Mais il lui avait toujours emblé qu'il manquait quelque chose.
- C'est vrai que c'est sympa, les romans policier... J'en ai pas lu beaucoup, mais je dois dire que l'expérience ne m'a pas déplu.
Un petit rire lui échappa.
- On peut dire ça. Y a l'Atlantide dedans, alors...
La deuxième année se perdit dans les souvenirs de sa lecture. Les personnages étaient particulièrement attachants. Ou alors c'était son côté shamallow qui ressortait.
- Personnellement, je ne sais pas trop quoi en penser. Il m'arrive de me dire qu'il existe peut-être, tout comme je trouve certaines choses tellement improbable que c'est impossible... Alors... Peut-être que j'y crois un peu.
Et oui, ses pensées continuaient de lui jouer des tours, au point que ses joues virèrent rouge écrevisse. Comment ça, le destin ? Ça serait le destin si elle l'avait rencontré ? N'importe quoi... Même si l'idée lui paraissait... plausible. Et même si une partie d'elle continuait de refuser qu'il eusse été possible qu'elle ne se rencontre jamais. Ce jour-là, dans la cour, c'était Shaïa qui avait accepté. C'était Shaïa qui avait apprécié de patiner en sa compagnie... Mais... n'était-ce pas son vœu qui l'avait fait se tourner vers elle ? N'était-ce pas ce stupide vœu, même, qu'elle avait fait lorsqu'elle était encore à Londres ?
Elle tourna la tête vers Rhea, tiraillée entre cette idée futile qu'était le destin et le fait qu'elles auraient pu ne jamais se retrouvé là ce soir, à fixer les étoiles... ou se fixer dans le blanc des yeux, ça marche aussi.
"Oups."
558 mots.
@Eleanora Sywell.
Pas grave, pas grave.
Rencontre sans la glace
Le visage aussi rouge que si elle avait passé la soirée dans une marmite, le cœur de la Serdaigle n'en menait pas large non plus. Ses tempes semblaient prêtes à rejouer le plus gros concert de rock de tous les temps ; elles n'avaient jamais battu aussi fort — à croire que sa gêne surpassait chacune des colères qu'elle avait éprouvées envers ses parents. Hallucinant.
Et franchement, Shaïa n'aidait pas. Quelle idée de la contredire. De la complimenter. Jolie ? Peut-être, oui. Rhéa n'avait jamais eu de haine particulière envers son propre visage, mais ce n'était vraiment pas le genre de chose à dire dans une situation pareille. Vraiment pas.
Malgré tout le plaisir que ce simple souffle lui procura. Malgré le petit sourire qui remplaça presque instantanément celui, en coin, qui sonnait un peu faux.
— Mhh... merci.
Elle ne pouvait quand même pas ignorer un tel compliment. Même avec cet énorme coup de soleil — supposé — qu'elle arborait depuis plusieurs minutes. Oui. Juste un coup de soleil écossais. Ça arrivait tout le temps. Évidemment.
Et la Poufsouffle en rajouta encore. L'image d'elle, collée à son amie, s'imposa à son esprit. Brève. Nette. Et affreusement agréable.
Ce sentiment-là n'avait rien de normal.
Shaïa leva les yeux vers le ciel un instant — un court instant — et murmura quelque chose que Rhéa ne parvint pas à saisir. Elle l'observa, un peu gênée. Pas la même gêne qu'à son arrivée. Quelque chose de plus classique. De plus familier.
Elle n'avait pas vu l'étoile. Ni entendu sa phrase. Shaïa allait finir par croire que la Serdaigle ne lui prêtait aucune attention, alors que c'était tout l'inverse. Beaucoup trop l'inverse, même. À croire qu'elle venait de se découvrir une obsession sous les traits d'une fillette Poufsouffle.
Le contraste entre elles était flagrant. Presque comique, vu de l'extérieur.
Shaïa, détendue, le regard tourné vers le ciel, un léger sourire aux lèvres. Et à côté d'elle, Rhéa — aussi rigide qu'une bûche de dix mètres de diamètre — incapable de détourner les yeux de son amie. Oui. Une amie. Rien de plus.
Elle devait arrêter de se faire des films et simplement profiter de la soirée. La brunette s'était appliquée, avait tout préparé ; si la Serdaigle n'en profitait pas, ce serait pire encore que son retard monumental.
Elle se donna une claque mentale et se raccrocha aux paroles de Shaïa. Les livres. Voilà un terrain sûr. Gérable.
— J'adore essayer de résoudre l'enquête avant le personnage principal, avec tous les indices que les pages laissent traîner. Parfois, je sors même mon carnet pour tout noter.
Elle accompagna sa tirade d'un large sourire. Ses épaules se détendirent enfin, son visage se décrispa. Les rougeurs s'estompaient — sans disparaître complètement, inutile d'exagérer.
— Je pourrais t'en conseiller, si tu veux. Ou même t'en prêter. Je suis pas sûre que tu trouves grand-chose à la bibliothèque avec la nouvelle bibliothécaire...
Son sourire était plus chaleureux qu'à son arrivée. Et ça la rassura. Sa gêne n'était donc que passagère. Elle ne signifiait rien. Rien du tout.
Elle observa Shaïa quelques secondes, un peu surprise qu'elle croie réellement à ce genre de choses. Puis elle sourit. Ça pouvait être intéressant à débattre.
Rhéa, elle, était convaincue que ça ne pouvait pas exister. Que ça n'avait pas le droit d'exister. L'idée même d'être manipulée, observée par une entité supérieure, la révulsait. Elle imaginait ce regard posé sur elle, ricanant de ses malheurs, souriant à chaque chose qu'il pourrait détruire.
Ce n'était pas une simple croyance. C'était un refus catégorique.
Tout n'était qu'une question de hasard.
Tout.
Sa rencontre avec Shaïa relevait de la chance. Celle de la veille aussi. Rien d'autre.
Mais en discuter pouvait être intéressant. Qui sait — peut-être que Shaïa pourrait la faire douter.
S'il y avait bien une personne capable de ça... c'était elle.
— Tu crois vraiment à tout ça ? demanda-t-elle, sans moquerie, juste une curiosité franche dans la voix. Le destin. Les signes. Les étoiles qui décident à notre place.
Elle marqua une pause, le temps de jouer avec le papier de l'emballage abandonné entre elles.
— Moi, j'ai toujours trouvé ça un peu... pratique. Comme si ça excusait tout. Les erreurs, les choix qu'on assume pas.
Un léger sourire étira ses lèvres, plus calme, plus posé.
— J'aime bien l'idée que ce soit nous qui décidions. Même quand on se plante. Au moins, ça nous appartient.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Et franchement, Shaïa n'aidait pas. Quelle idée de la contredire. De la complimenter. Jolie ? Peut-être, oui. Rhéa n'avait jamais eu de haine particulière envers son propre visage, mais ce n'était vraiment pas le genre de chose à dire dans une situation pareille. Vraiment pas.
Malgré tout le plaisir que ce simple souffle lui procura. Malgré le petit sourire qui remplaça presque instantanément celui, en coin, qui sonnait un peu faux.
— Mhh... merci.
Elle ne pouvait quand même pas ignorer un tel compliment. Même avec cet énorme coup de soleil — supposé — qu'elle arborait depuis plusieurs minutes. Oui. Juste un coup de soleil écossais. Ça arrivait tout le temps. Évidemment.
Et la Poufsouffle en rajouta encore. L'image d'elle, collée à son amie, s'imposa à son esprit. Brève. Nette. Et affreusement agréable.
Ce sentiment-là n'avait rien de normal.
Shaïa leva les yeux vers le ciel un instant — un court instant — et murmura quelque chose que Rhéa ne parvint pas à saisir. Elle l'observa, un peu gênée. Pas la même gêne qu'à son arrivée. Quelque chose de plus classique. De plus familier.
Elle n'avait pas vu l'étoile. Ni entendu sa phrase. Shaïa allait finir par croire que la Serdaigle ne lui prêtait aucune attention, alors que c'était tout l'inverse. Beaucoup trop l'inverse, même. À croire qu'elle venait de se découvrir une obsession sous les traits d'une fillette Poufsouffle.
Le contraste entre elles était flagrant. Presque comique, vu de l'extérieur.
Shaïa, détendue, le regard tourné vers le ciel, un léger sourire aux lèvres. Et à côté d'elle, Rhéa — aussi rigide qu'une bûche de dix mètres de diamètre — incapable de détourner les yeux de son amie. Oui. Une amie. Rien de plus.
Elle devait arrêter de se faire des films et simplement profiter de la soirée. La brunette s'était appliquée, avait tout préparé ; si la Serdaigle n'en profitait pas, ce serait pire encore que son retard monumental.
Elle se donna une claque mentale et se raccrocha aux paroles de Shaïa. Les livres. Voilà un terrain sûr. Gérable.
— J'adore essayer de résoudre l'enquête avant le personnage principal, avec tous les indices que les pages laissent traîner. Parfois, je sors même mon carnet pour tout noter.
Elle accompagna sa tirade d'un large sourire. Ses épaules se détendirent enfin, son visage se décrispa. Les rougeurs s'estompaient — sans disparaître complètement, inutile d'exagérer.
— Je pourrais t'en conseiller, si tu veux. Ou même t'en prêter. Je suis pas sûre que tu trouves grand-chose à la bibliothèque avec la nouvelle bibliothécaire...
Son sourire était plus chaleureux qu'à son arrivée. Et ça la rassura. Sa gêne n'était donc que passagère. Elle ne signifiait rien. Rien du tout.
Elle observa Shaïa quelques secondes, un peu surprise qu'elle croie réellement à ce genre de choses. Puis elle sourit. Ça pouvait être intéressant à débattre.
Rhéa, elle, était convaincue que ça ne pouvait pas exister. Que ça n'avait pas le droit d'exister. L'idée même d'être manipulée, observée par une entité supérieure, la révulsait. Elle imaginait ce regard posé sur elle, ricanant de ses malheurs, souriant à chaque chose qu'il pourrait détruire.
Ce n'était pas une simple croyance. C'était un refus catégorique.
Tout n'était qu'une question de hasard.
Tout.
Sa rencontre avec Shaïa relevait de la chance. Celle de la veille aussi. Rien d'autre.
Mais en discuter pouvait être intéressant. Qui sait — peut-être que Shaïa pourrait la faire douter.
S'il y avait bien une personne capable de ça... c'était elle.
— Tu crois vraiment à tout ça ? demanda-t-elle, sans moquerie, juste une curiosité franche dans la voix. Le destin. Les signes. Les étoiles qui décident à notre place.
Elle marqua une pause, le temps de jouer avec le papier de l'emballage abandonné entre elles.
— Moi, j'ai toujours trouvé ça un peu... pratique. Comme si ça excusait tout. Les erreurs, les choix qu'on assume pas.
Un léger sourire étira ses lèvres, plus calme, plus posé.
— J'aime bien l'idée que ce soit nous qui décidions. Même quand on se plante. Au moins, ça nous appartient.
736 mots
@Shaïa Lee
Je devrait répondre plus vite normalement maintenant
@Shaïa Lee
Je devrait répondre plus vite normalement maintenant
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Rencontre sans la glace
Shaïa faisait de son mieux pour ne pas se concentrer la teinte rouge écrevisse que prenait son amie. Même si elle devait bien avouer qu'elle aussi était un peu gênée...
Les romans policiers... Toutes ces enquêtes avaient le dons de lui retourner le cerveau, surtout le soir quand elle commençait à fatiguer. Avec Poudlard, la Poufsouffle n'avait pas vraiment l'occasion dans relire.
- Je n'ai pas vraiment de talent de déduction... Tu as de la chance si tu réussi à trouver tout le temps. répondit-elle avec un sourire.
La deuxième année n'appréciait pas tant l'idée de prendre des notes d'une histoire. Elle préférait s'imaginer une sorte de bibliothèque mentale dans laquelle elle rangeait le plus important de ses lectures... Cela comptait les cours, d'ailleurs.
- On verras.
Le petit sourire mélancolique qu'elle arborait commençait à la replonger dans ses souvenirs...
"Concentre-toi, Shaïa ! Tu es en pleine conversation, ne dérive pas !"
Alors... le destin. Y croyait-elle vraiment ? Elle n'aurait su le dire. Une partie d'elle se plaisait à se dire que la vie pouvait mettre certaines choses sur son chemin pour lui venir en aide... Même s'il arrivait que ce ne soit pas qu'amical. Les plus grandes leçons n'étaient pas toujours les plus agréables.
Quant à l'autre partie... Non. Elle n'y croyait pas vraiment. Pour faire simple, Shaïa voyait le destin comme quelque chose de changeant, dépendant des choix et des actions du "protagoniste"... Un peu comme aux échecs, en fait. En fonction des mouvements, la parties s'achèvera plus ou moins vite.
- Mh... Je sais pas vraiment. D'une part, je me dis que ça peut expliquer bien des choses... D'une autre... ça m'a l'air un peu idiot. expliqua-t-elle avec un petit rire.
Le destin... était quelque chose de très complexe.
Tu n'as pas tort. Mais personnellement, je ne vois pas le destin comme... le "Décideur Suprême". fit-elle en ponctuant ses mots par des guillemets avec les doigts.
"Les choix qu'on assume pas, hein ?"
Les erreurs avait beau faire partie de la vie, il y en avait certaines que Shaïa n'aurait jamais le temps d'oublier, aussi futiles soient-elles.
- Pour changer de sujet... C'est quoi ton style de musique ?
La musique... Voilà un sujet qu'elle connaissait bien.
371 mots.
@Eleanora Sywell.
Cool !
Bon retour !
Les romans policiers... Toutes ces enquêtes avaient le dons de lui retourner le cerveau, surtout le soir quand elle commençait à fatiguer. Avec Poudlard, la Poufsouffle n'avait pas vraiment l'occasion dans relire.
- Je n'ai pas vraiment de talent de déduction... Tu as de la chance si tu réussi à trouver tout le temps. répondit-elle avec un sourire.
La deuxième année n'appréciait pas tant l'idée de prendre des notes d'une histoire. Elle préférait s'imaginer une sorte de bibliothèque mentale dans laquelle elle rangeait le plus important de ses lectures... Cela comptait les cours, d'ailleurs.
- On verras.
Le petit sourire mélancolique qu'elle arborait commençait à la replonger dans ses souvenirs...
"Concentre-toi, Shaïa ! Tu es en pleine conversation, ne dérive pas !"
Alors... le destin. Y croyait-elle vraiment ? Elle n'aurait su le dire. Une partie d'elle se plaisait à se dire que la vie pouvait mettre certaines choses sur son chemin pour lui venir en aide... Même s'il arrivait que ce ne soit pas qu'amical. Les plus grandes leçons n'étaient pas toujours les plus agréables.
Quant à l'autre partie... Non. Elle n'y croyait pas vraiment. Pour faire simple, Shaïa voyait le destin comme quelque chose de changeant, dépendant des choix et des actions du "protagoniste"... Un peu comme aux échecs, en fait. En fonction des mouvements, la parties s'achèvera plus ou moins vite.
- Mh... Je sais pas vraiment. D'une part, je me dis que ça peut expliquer bien des choses... D'une autre... ça m'a l'air un peu idiot. expliqua-t-elle avec un petit rire.
Le destin... était quelque chose de très complexe.
Tu n'as pas tort. Mais personnellement, je ne vois pas le destin comme... le "Décideur Suprême". fit-elle en ponctuant ses mots par des guillemets avec les doigts.
"Les choix qu'on assume pas, hein ?"
Les erreurs avait beau faire partie de la vie, il y en avait certaines que Shaïa n'aurait jamais le temps d'oublier, aussi futiles soient-elles.
- Pour changer de sujet... C'est quoi ton style de musique ?
La musique... Voilà un sujet qu'elle connaissait bien.
371 mots.
@Eleanora Sywell.
Cool !
Rencontre sans la glace
Rhéa laissa échapper un petit rire, à la fois sincère et teinté de cette ironie qui lui servait toujours de bouclier. Elle sentit ses joues encore légèrement rouges, vestige de leur échange précédent, mais détourner les yeux n’était plus nécessaire : le simple fait de la regarder, là, assise parmi les oreillers et les chocolats, suffisait à lui faire oublier presque tout le reste.
Le vent léger de la cour de l’Horloge jouait avec les mèches de ses cheveux, soulevant quelques boucles rebelles autour de son visage. Les rayons dorés du soleil couchant donnaient à la pierre des escaliers et aux vitraux des teintes chaleureuses, comme si le monde autour d’elles acceptait de se faire plus doux pour un instant.
Rhéa observa Shaïa, le visage légèrement incliné, concentrée sur l’idée de musique et de romans policiers. La deuxième année avait ce petit air mélancolique qui contrastait avec sa propre agitation intérieure. Et pourtant, cette sérénité avait un effet presque immédiat sur Rhéa, qui se surprit à vouloir rester là un peu plus longtemps, à écouter chaque mot, chaque hésitation, chaque sourire.
— Mon style de musique… murmura Rhéa en inclinant légèrement la tête, comme pour réfléchir à voix haute, mais surtout pour masquer sa gêne. Tout dépend de l’humeur… Mais je t’avoue que j’ai un faible pour ce qui frappe fort, pour les sons qui te font vibrer jusqu’aux os. J’aime tout ce qui est rythmé.
Elle sentit la maladresse de sa propre voix, ce mélange étrange entre provocation et vérité, mais elle n’y prêta pas trop attention. Son regard parcourait la cour, les arbres derrière Shaïa, les petites fleurs encore accrochées aux fissures de la pierre. Tout semblait suspendu, comme si chaque détail de l’instant était conçu pour les garder là un peu plus longtemps.
— Ne va pas croire que parce que je joue du violon je préfère le classique. Au contraire, je le trouve bien plus beau mélangé à un peu de rock ou de hip-hop, ça surprend bien plus.
Elle ne mentait pas : chaque fois que le violon surgissait dans une musique un minimum rythmée, toute son attention se faisait absorber et elle s’en souvenait des jours durant.
— Mais ne crois pas que ça veut dire que j’écoute pas les trucs calmes, ajouta-t-elle presque en chuchotant. Je m’en lasse vite, voilà tout. Et toi ?
Elle croisa les bras, se laissa légèrement glisser contre le mur de pierre, observant Shaïa comme on observe un phénomène curieux mais fascinant. Et malgré sa posture, malgré ses airs de défi tranquille, ses yeux trahissaient un intérêt réel, une curiosité sincère qu’elle n’osait avouer autrement.
Un petit souffle passa entre elles, le vent jouant dans les plis des vêtements, emportant une feuille supplémentaire dans son sillage. Le monde extérieur continuait son rythme, mais pour un instant, dans cette cour de l’Horloge baignée de lumière et de souvenirs naissants, Rhéa avait l’impression que tout le reste pouvait attendre.
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Le vent léger de la cour de l’Horloge jouait avec les mèches de ses cheveux, soulevant quelques boucles rebelles autour de son visage. Les rayons dorés du soleil couchant donnaient à la pierre des escaliers et aux vitraux des teintes chaleureuses, comme si le monde autour d’elles acceptait de se faire plus doux pour un instant.
Rhéa observa Shaïa, le visage légèrement incliné, concentrée sur l’idée de musique et de romans policiers. La deuxième année avait ce petit air mélancolique qui contrastait avec sa propre agitation intérieure. Et pourtant, cette sérénité avait un effet presque immédiat sur Rhéa, qui se surprit à vouloir rester là un peu plus longtemps, à écouter chaque mot, chaque hésitation, chaque sourire.
— Mon style de musique… murmura Rhéa en inclinant légèrement la tête, comme pour réfléchir à voix haute, mais surtout pour masquer sa gêne. Tout dépend de l’humeur… Mais je t’avoue que j’ai un faible pour ce qui frappe fort, pour les sons qui te font vibrer jusqu’aux os. J’aime tout ce qui est rythmé.
Elle sentit la maladresse de sa propre voix, ce mélange étrange entre provocation et vérité, mais elle n’y prêta pas trop attention. Son regard parcourait la cour, les arbres derrière Shaïa, les petites fleurs encore accrochées aux fissures de la pierre. Tout semblait suspendu, comme si chaque détail de l’instant était conçu pour les garder là un peu plus longtemps.
— Ne va pas croire que parce que je joue du violon je préfère le classique. Au contraire, je le trouve bien plus beau mélangé à un peu de rock ou de hip-hop, ça surprend bien plus.
Elle ne mentait pas : chaque fois que le violon surgissait dans une musique un minimum rythmée, toute son attention se faisait absorber et elle s’en souvenait des jours durant.
— Mais ne crois pas que ça veut dire que j’écoute pas les trucs calmes, ajouta-t-elle presque en chuchotant. Je m’en lasse vite, voilà tout. Et toi ?
Elle croisa les bras, se laissa légèrement glisser contre le mur de pierre, observant Shaïa comme on observe un phénomène curieux mais fascinant. Et malgré sa posture, malgré ses airs de défi tranquille, ses yeux trahissaient un intérêt réel, une curiosité sincère qu’elle n’osait avouer autrement.
Un petit souffle passa entre elles, le vent jouant dans les plis des vêtements, emportant une feuille supplémentaire dans son sillage. Le monde extérieur continuait son rythme, mais pour un instant, dans cette cour de l’Horloge baignée de lumière et de souvenirs naissants, Rhéa avait l’impression que tout le reste pouvait attendre.
490 mots
@Shaïa Lee
@Shaïa Lee
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Rencontre sans la glace
Le simple fait de la voir se détendre un peu aida Shaïa à arrêter de divaguer et se concentrer sur la conversation. Il était agréable de pouvoir parler de tout et de rien, sans la pression des cours... Le petit vent qui soufflait était comme ses émotions. Timides, mais existantes...
- Personnellement, j'aime bien écouter des morceaux de piano... Mais je dois bien t'avouer qu'au bout d'un moment, ça devient lassant... dit-elle avec un sourire. Sinon, quand c'est pas du piano, j'écoute de la pop.
Même si l'atmosphère risquait de prendre un peu de temps avant de redevenir plus légère, Shaïa voulait vraiment profiter un maximum de cette soirée aux côtés de son amie. Elle aurait bien aimé que le ciel s'éclaircisse un peu, aussi... Mais elle ne maîtrisait pas la météo.
- Ce n'est pas ce que j'ai dis... Je t'ai toujours trouvé assez... énergique ? Si c'est le bon terme... Les musiques rythmées sont un peu comme toi...
Elle priait pour que cela ne sonne pas comme une insulte. En tout cas, ce n'était pas son objectif...
- Hum...! Mais sinon... Oui, quand c'est trop calme, ça devient vite ennuyeux. admit-elle.
Elle fixa Rhea, un peu malgré elle.
"Je n'avais pas vu que ses yeux étaient... si bleus...?"
Un bleu assez agréable à regarder, comme le ciel...
"Ouah, mais je m'égare !"
Elle détourna le regard, gênée par ce qu'elle venait de penser. Elle poussa un petit rire gêné.
- Tu veux un chocolat ? demanda-t-elle en lui en tendant un.
Shaïa hésitait sur de nombreuses choses. Mais là, ce sur quoi elle hésitait, ou plutôt, doutait, c'était... que symbolisait réellement Rhea pour elle ?
277 mots...
@Eleanora Sywell.
Je compatis pour le temps de réponse.
J'ai eu du mal à revenir sur le site avec les fêtes !
Et dire que c'est pas fini...
Il reste le Nouvel An...!
- Personnellement, j'aime bien écouter des morceaux de piano... Mais je dois bien t'avouer qu'au bout d'un moment, ça devient lassant... dit-elle avec un sourire. Sinon, quand c'est pas du piano, j'écoute de la pop.
Même si l'atmosphère risquait de prendre un peu de temps avant de redevenir plus légère, Shaïa voulait vraiment profiter un maximum de cette soirée aux côtés de son amie. Elle aurait bien aimé que le ciel s'éclaircisse un peu, aussi... Mais elle ne maîtrisait pas la météo.
- Ce n'est pas ce que j'ai dis... Je t'ai toujours trouvé assez... énergique ? Si c'est le bon terme... Les musiques rythmées sont un peu comme toi...
Elle priait pour que cela ne sonne pas comme une insulte. En tout cas, ce n'était pas son objectif...
- Hum...! Mais sinon... Oui, quand c'est trop calme, ça devient vite ennuyeux. admit-elle.
Elle fixa Rhea, un peu malgré elle.
"Je n'avais pas vu que ses yeux étaient... si bleus...?"
Un bleu assez agréable à regarder, comme le ciel...
"Ouah, mais je m'égare !"
Elle détourna le regard, gênée par ce qu'elle venait de penser. Elle poussa un petit rire gêné.
- Tu veux un chocolat ? demanda-t-elle en lui en tendant un.
Shaïa hésitait sur de nombreuses choses. Mais là, ce sur quoi elle hésitait, ou plutôt, doutait, c'était... que symbolisait réellement Rhea pour elle ?
277 mots...
@Eleanora Sywell.
Je compatis pour le temps de réponse.
