Nostalgie d'une odeur familière
Lundi 31 octobre 2050
Aux alentours de 22h30, après le couvre-feu
Avec : @Gareth Knott
Aux alentours de 22h30, après le couvre-feu
Avec : @Gareth Knott
Zenaïda ne s'était pas rendue à la fête d'Halloween à Pré-Au-Lard ce soir-là. Elle ne trouvait pas de goût dans cette fête depuis un paquet d'année déjà. Les farces et les bonbons ; elle en avait eu sa dose avec ses frères. Elle s'était couchée tôt après avoir lu un livre et s'était endormie vers 20h. Mais il lui avait fallu qu'elle se réveille deux heures plus tard, transpirant à grosses gouttes. Son rythme cardiaque commençait à accélérer et les larmes étaient sur le point de couler sur ses joues. La Poufsouffle se redressa sur son lit, une main tremblante sur son cœur essayant de ne pas paniquer. Elle ne pouvait pas avoir une terreur nocturne ! Pas maintenant !
La deuxième année essaya de penser à ce que ferait Raymond, son grand frère, pour la réconforter. Généralement, il lui frottait le dos, l'aidait à respirer plus lentement, et lui donner du sucre. Du sucre ! Voilà ce dont elle avait besoin : d'un bon petit encas sucré. La jeune fille essaya de contrôler un minimum sa respiration puis se leva et sortit du dortoir. Elle se dirigea dans la salle commune jusqu'à se retrouver dans le dortoir. Sans sa baguette avec elle, la jeune fille devait se diriger dans le noir. Elle marcha en chaussette et avec son pyjama au couleurs de sa maison bien chaud dans les couloirs sombres de Poudlard.
Elle traversa le château jusqu'à enfin arriver à destination. Elle traversa le tableau et se retrouva dans les cuisines de Poudlard. Elle s'adossa contre le mur, toujours une main sur son cœur, et ferma les yeux, des larmes coulant encore.
Et c'est là qu'elle la sentit. Cette odeur si familière. L'odeur de la cuisine qui lui rappela les nombreux moments passés avec son grand frère, Charles. Cette odeur qui lui avait manqué. Depuis combien de temps n'avait-elle plus remis les pieds dans une cuisine ? Depuis combien de temps n'avait-elle plus ressentit cette sensation de bien être ? Cette sensation qui la faisait se sentir chez elle, dans son élément.
La respiration de Zenaïda se ralentissait peu à peu sans pour autant revenir à la normale. Mais l'ambiance sereine de la pièce permettait à la jeune Poufsouffle de se calmer.
Doucement, elle se laissa glisser le long du mur jusqu'à se retrouver au sol. Elle appuya sa tête contre le mur, les yeux clos. Elle était bien.
Me voilà ! J'espère que ce post te convient !
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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Nostalgie d'une odeur familière
Il commence à se faire tard. L’heure est bien avancée quand je peux enfin me poser après cette longue mais riche journée. Je pourrais aller directement dans mes appartements et m’étaler sur mon lit, mais la chaleur de la grande cheminée m’appelle. Alors je décide d’en profiter encore un peu et viens m’asseoir près du feu. D’une main distraite, je tente de venir dénouer un peu ma nuque. Je réalise alors à quel point j’étais tendu sans le savoir, aujourd’hui.
Il faut dire que la journée a été plutôt agitée. Entre tous les préparatifs pour les repas du jour, ceux pour le banquet d’Halloween au soir et les ateliers organisés pour l’occasion par les élèves, j’ai l’impression de sortir la tête de l’eau après une journée en apnée.
L’expérience m’a prouvé à plusieurs reprises que je n’étais pas spécialement fin pédagogue ou particulièrement doué avec les gamins. Aussi, quand on m’a demandé de superviser les activités des élèves dans les cuisines pendant l’après-midi, j’ai un peu appréhendé au début. Finalement, ce n’était pas si catastrophique que ça. Au contraire. Passé la surprise de voir débarquer une énorme citrouille qui n’était même pas un desdits élèves, je crois que ça s’est même plutôt bien passé. Assez pour me donner envie de, peut-être, recommencer l’expérience plus régulièrement… En tout cas, je sens que l’art culinaire a de quoi intéresser les plus jeunes et ça me rassure.
C’était une première fois, dans les coulisses d’une journée aussi chargées en préparatifs dans les cuisines pour moi. En avoir fait partie a fini de me convaincre que c’était ici que je voulais être, et nulle part ailleurs. Mes nouveaux collègues continuent de m’impressionner, jour après jour. Voir de mes propres yeux l’énergie dépensée par les elfes de maison pour que tout soit parfait est tout simplement prodigieux.
Un petit sourire nait sur mes lèvres alors que le craquement des buches dans l’âtre m’apporte un réconfort supplémentaire. Je réalise à quel point je suis chanceux d’être là. C’est un sentiment étrange, que je ne connais pas vraiment, et la sensation que cela me procure est pour le moins… déstabilisante.
Tandis que le film de la journée défile lentement dans ma tête, un bruit en provenance de l’entrée des Cuisines me sort doucement de ma torpeur. Quelqu’un vient d’ouvrir le tableau, mais de là où je suis, je ne vois personne s’avancer. Sûrement un petit plaisantin qui veut prolonger un peu l’ambiance d’Halloween en venant grapiller quelques restes dans les placards.
Lentement, je me relève et m’étire brièvement avant de me diriger vers l'entrée des Cuisines. En m’approchant, je commence à entendre le souffle d’une respiration un peu précipitée qui semble doucement se calmer. Quand enfin j’arrive au niveau de l’entrée, je dois baisser le regard pour trouver qui en est à l'origine.
- Si tu es là pour les ateliers d’Halloween, c’est un peu tard…
Je regrette immédiatement mes paroles en voyant la jeune fille adossée au mur, des larmes perlant encore aux coins de ses yeux. Pendant un instant, je me trouve un peu bête et ne sais pas comment agir. Puis, l'instinct protecteur reprend le dessus. L'important est de ne pas lui faire peur, alors je reste à une distance raisonnable mais tente de me pencher un peu pour mieux la voir.
- Hé… tout va bien ? je demande d’une voix plus douce.
Il faut dire que la journée a été plutôt agitée. Entre tous les préparatifs pour les repas du jour, ceux pour le banquet d’Halloween au soir et les ateliers organisés pour l’occasion par les élèves, j’ai l’impression de sortir la tête de l’eau après une journée en apnée.
L’expérience m’a prouvé à plusieurs reprises que je n’étais pas spécialement fin pédagogue ou particulièrement doué avec les gamins. Aussi, quand on m’a demandé de superviser les activités des élèves dans les cuisines pendant l’après-midi, j’ai un peu appréhendé au début. Finalement, ce n’était pas si catastrophique que ça. Au contraire. Passé la surprise de voir débarquer une énorme citrouille qui n’était même pas un desdits élèves, je crois que ça s’est même plutôt bien passé. Assez pour me donner envie de, peut-être, recommencer l’expérience plus régulièrement… En tout cas, je sens que l’art culinaire a de quoi intéresser les plus jeunes et ça me rassure.
C’était une première fois, dans les coulisses d’une journée aussi chargées en préparatifs dans les cuisines pour moi. En avoir fait partie a fini de me convaincre que c’était ici que je voulais être, et nulle part ailleurs. Mes nouveaux collègues continuent de m’impressionner, jour après jour. Voir de mes propres yeux l’énergie dépensée par les elfes de maison pour que tout soit parfait est tout simplement prodigieux.
Un petit sourire nait sur mes lèvres alors que le craquement des buches dans l’âtre m’apporte un réconfort supplémentaire. Je réalise à quel point je suis chanceux d’être là. C’est un sentiment étrange, que je ne connais pas vraiment, et la sensation que cela me procure est pour le moins… déstabilisante.
Tandis que le film de la journée défile lentement dans ma tête, un bruit en provenance de l’entrée des Cuisines me sort doucement de ma torpeur. Quelqu’un vient d’ouvrir le tableau, mais de là où je suis, je ne vois personne s’avancer. Sûrement un petit plaisantin qui veut prolonger un peu l’ambiance d’Halloween en venant grapiller quelques restes dans les placards.
Lentement, je me relève et m’étire brièvement avant de me diriger vers l'entrée des Cuisines. En m’approchant, je commence à entendre le souffle d’une respiration un peu précipitée qui semble doucement se calmer. Quand enfin j’arrive au niveau de l’entrée, je dois baisser le regard pour trouver qui en est à l'origine.
- Si tu es là pour les ateliers d’Halloween, c’est un peu tard…
Je regrette immédiatement mes paroles en voyant la jeune fille adossée au mur, des larmes perlant encore aux coins de ses yeux. Pendant un instant, je me trouve un peu bête et ne sais pas comment agir. Puis, l'instinct protecteur reprend le dessus. L'important est de ne pas lui faire peur, alors je reste à une distance raisonnable mais tente de me pencher un peu pour mieux la voir.
- Hé… tout va bien ? je demande d’une voix plus douce.
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Cuisinier à Poudlard depuis octobre 2050
#333d7b
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Nostalgie d'une odeur familière
Zenaïda se laissait bercer par le calme et l'odeur environnante des lieux. La crise était passée et lentement, la deuxième année reprenait une respiration plus calme. Elle essayait de se rappeler les conseils de son frères, les techniques qu'il usait sur elle chaque fois qu'elle faisait une terreur nocturne.
Puis, soudain, une voix brisa ce silence apaisant. Surprise, la Poufsouffle ouvrit les yeux et se leva d'un bond. Les ateliers d'Halloween ? Quelle ironie quand on savait que la jaune et noir ne portait aucun intérêt pour cette fête. Cette voix provenant d'un visage totalement inconnu pour Zenaïda reprit la parole plus doucement. Il lui demandait si elle allait bien. Elle essuya ses joues avant de répondre :
- O-Oui, ça va. I-Il m'arrive d'avoir des terreurs nocturnes vous voyez ?
Elle prit une profonde inspiration lente qui rassura son corps déboussolé par les événements avant de regarder plus attentivement la pièce dans laquelle elle se trouvait. Que faisait un sorcier dans... Mais oui ! Elle se souvenait !
- V-Vous êtes le cuisinier de Poudlard n'est-ce pas ? P-Pardonnez-moi de vous avoir dérangé !
La jeune fille était réservée à la base mais en plus, elle venait carrément d'avoir l'une de ses fameuses crises. Elle se demanda d'où lui venait cette soudaine force de parler. ne voulant pas déranger mais ne pouvant plus attendre, elle osa demander :
- Est-ce que vous auriez pas une petite douceur sucré s'il vous plaît ?
Est-ce que l'adulte la prendrait au sérieux ? Une élève se baladant après le couvre-feu -il était sûrement très tard- demandant quelque chose de sucré... Mais elle savait très bien que sans quelque chose de réconfortant, elle ne pourrait jamais récupérer ni même se rendormir. C'était psychologique : à chaque fois qu'elle faisait une terreur nocturne, son grand frère la réconfortait toujours par un petit cookie ou un morceau de chocolat.
@Gareth Knott
Puis, soudain, une voix brisa ce silence apaisant. Surprise, la Poufsouffle ouvrit les yeux et se leva d'un bond. Les ateliers d'Halloween ? Quelle ironie quand on savait que la jaune et noir ne portait aucun intérêt pour cette fête. Cette voix provenant d'un visage totalement inconnu pour Zenaïda reprit la parole plus doucement. Il lui demandait si elle allait bien. Elle essuya ses joues avant de répondre :
- O-Oui, ça va. I-Il m'arrive d'avoir des terreurs nocturnes vous voyez ?
Elle prit une profonde inspiration lente qui rassura son corps déboussolé par les événements avant de regarder plus attentivement la pièce dans laquelle elle se trouvait. Que faisait un sorcier dans... Mais oui ! Elle se souvenait !
- V-Vous êtes le cuisinier de Poudlard n'est-ce pas ? P-Pardonnez-moi de vous avoir dérangé !
La jeune fille était réservée à la base mais en plus, elle venait carrément d'avoir l'une de ses fameuses crises. Elle se demanda d'où lui venait cette soudaine force de parler. ne voulant pas déranger mais ne pouvant plus attendre, elle osa demander :
- Est-ce que vous auriez pas une petite douceur sucré s'il vous plaît ?
Est-ce que l'adulte la prendrait au sérieux ? Une élève se baladant après le couvre-feu -il était sûrement très tard- demandant quelque chose de sucré... Mais elle savait très bien que sans quelque chose de réconfortant, elle ne pourrait jamais récupérer ni même se rendormir. C'était psychologique : à chaque fois qu'elle faisait une terreur nocturne, son grand frère la réconfortait toujours par un petit cookie ou un morceau de chocolat.
@Gareth Knott
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Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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Nostalgie d'une odeur familière
Comme le ferait un animal blessé, l’élève se relève lorsqu’elle me remarque enfin. Elle a beau dire que ça va, tout me donne l’impression du contraire. Lorsqu’elle évoque les terreurs nocturnes responsables de son état, je suis propulsé des années en arrière et je revois Pellinore, terrorisée à l’idée de dormir sans lumière. Je sais d’expérience que les nuits à Poudlard peuvent être difficiles, en particulier les premières années. Je ne peux cacher l’inquiétude qui nait en moi en l’entendant me donner la raison de sa venue et en l'observant sécher ses larmes. D’un coup, je doute un peu que les Cuisines soient vraiment le meilleur endroit où venir chercher l'aide dont elle pourrait avoir besoin.
Pendant un instant, je me sens comme pris au dépourvu, les bras ballants. Ma main vient lentement gratter l’arrière de mon crâne, dans un geste de malaise que je ne peux cacher. En venant à Poudlard, je m’étais attendu à être en contact avec les élèves. Mais pas forcément à devoir gérer ce genre de… rencontres délicates. C’est un travail plus adapté aux professeurs, au joli rouquin du troisième étage ou même à l’infirmier. Mais pas à un simple Cuisinier, comme moi.
Ce n’est que lorsqu’elle s’excuse d’une petite voix de m’avoir dérangé que je me ressaisis. Mon instinct me souffle de la rassurer, tout de suite. Sa demande timide finit de me convaincre de lui venir en aide. J’aviserai ensuite s’il faut la renvoyer vers un autre adulte du château.
- C’est bien ça. Et tu ne me déranges pas. Suis-moi, je vais te trouver quelque chose. je lui dis d'une voix calme.
Je tente un sourire qui se veut rassurant avant de lui faire signe de me suivre d’un petit mouvement de la tête. Naturellement, je me redirige vers la cheminée, bien plus adaptée pour déguster la collation sucrée qu'elle a demandé, que l’entrée où l’air reste plus frais. Le tabouret où j’étais assis quelques instants plus tôt est encore là et je l’attire plus près de la table pour qu’elle puisse s’y installer. Un jour je trouverai quelque chose de plus confortable qu'un vieux tabouret pour m'avachir près de ce feu. Pour l'heure, il y a plus important.
- Je vais te préparer un chocolat chaud. Il n’y a rien de tel pour oublier les mauvaises nuits. Tu aimes la cannelle ? La chantilly ?
Ma question reste suspendue pendant que je commence à m’éloigner, en direction des placards où j’ai rangé, à peine quelques heures plus tôt, des vestiges du banquet de ce soir. De quoi lui donner à grignoter en attendant que le lait chauffe.
- C’est quoi ton nom, au juste ?
Pendant un instant, je me sens comme pris au dépourvu, les bras ballants. Ma main vient lentement gratter l’arrière de mon crâne, dans un geste de malaise que je ne peux cacher. En venant à Poudlard, je m’étais attendu à être en contact avec les élèves. Mais pas forcément à devoir gérer ce genre de… rencontres délicates. C’est un travail plus adapté aux professeurs, au joli rouquin du troisième étage ou même à l’infirmier. Mais pas à un simple Cuisinier, comme moi.
Ce n’est que lorsqu’elle s’excuse d’une petite voix de m’avoir dérangé que je me ressaisis. Mon instinct me souffle de la rassurer, tout de suite. Sa demande timide finit de me convaincre de lui venir en aide. J’aviserai ensuite s’il faut la renvoyer vers un autre adulte du château.
- C’est bien ça. Et tu ne me déranges pas. Suis-moi, je vais te trouver quelque chose. je lui dis d'une voix calme.
Je tente un sourire qui se veut rassurant avant de lui faire signe de me suivre d’un petit mouvement de la tête. Naturellement, je me redirige vers la cheminée, bien plus adaptée pour déguster la collation sucrée qu'elle a demandé, que l’entrée où l’air reste plus frais. Le tabouret où j’étais assis quelques instants plus tôt est encore là et je l’attire plus près de la table pour qu’elle puisse s’y installer. Un jour je trouverai quelque chose de plus confortable qu'un vieux tabouret pour m'avachir près de ce feu. Pour l'heure, il y a plus important.
- Je vais te préparer un chocolat chaud. Il n’y a rien de tel pour oublier les mauvaises nuits. Tu aimes la cannelle ? La chantilly ?
Ma question reste suspendue pendant que je commence à m’éloigner, en direction des placards où j’ai rangé, à peine quelques heures plus tôt, des vestiges du banquet de ce soir. De quoi lui donner à grignoter en attendant que le lait chauffe.
- C’est quoi ton nom, au juste ?
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Cuisinier à Poudlard depuis octobre 2050
#333d7b
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Nostalgie d'une odeur familière
Zenaïda n'avait pas pensé à ce qui venait de suivre. L'adulte ne semblait pas dérangé par sa présence et l'invitait même le suivre. Agréablement surprise et rassurée, la jeune Poufsouffle le suivit et s'assit doucement sur le tabouret. Instinctivement, les yeux de la jeune fille s'arrêta sur le feu dans la cheminée. La chaleur qui régnait dans cette partie des cuisines était étrangement la bienvenue.
Son regard se détourna du feu pour se placer à nouveau sur le cuisinier qui semblait prêt à lui préparer un chocolat chaud. Le cœur de la jeune fille fit un bond : en demandant une simple douceur, elle ne s'était pas attendu à ce que l'adulte lui prépare quelque chose ! Prenant conscience que la boisson lui ferait du bien, elle acquiesça, gênée.
- M-Merci. J-J'aime bien la cannelle et la chantilly.
Tout ce qui était sucré à vrai dire. Elle n'avait jamais été difficile pour les desserts. Elle regarda les gestes de l'adulte et subitement, elle se souvint qu'à une époque, c'était Charles, on grand frère, qu'elle regardait. Tout était si familier ici : de l'odeur présente jusqu'aux gestes minutieux du sorcier. Et dans sa contemplation, elle faillit ne pas entendre la question du jeune homme.
- Z-Zenaïda Carter, en deuxième année à...
La sorcière s'arrêta et baissa les yeux sur son pyjama. Pas besoin de dire sa maison au vu du pyjama jaune et noir qu'elle avait sur elle. Et puis de toute manière, il ne lui avait pas demandé son année, ni même sa maison. Elle reprit sa contemplation en mettant sa tête dans ses mains, les coudes sur la tables. Elle faisait comme chez elle, prenant cette posture de petite fille qu'elle avait chaque fois qu'elle observait son grand frère cuisiner. Il y avait toujours leur gouvernante pour l'aider et quelques fois, la jeune fille avait pu participer à ces ateliers. Pour la première fois de sa vie, Zenaïda n'avait pas proposé son aide préférant regarder le sorcier faire. Et puis, comme si c'était tout naturel, comme si elle parlait à son grand frère, elle demanda :
- V-Vous cuisinez depuis longtemps ?
@Gareth Knott
Son regard se détourna du feu pour se placer à nouveau sur le cuisinier qui semblait prêt à lui préparer un chocolat chaud. Le cœur de la jeune fille fit un bond : en demandant une simple douceur, elle ne s'était pas attendu à ce que l'adulte lui prépare quelque chose ! Prenant conscience que la boisson lui ferait du bien, elle acquiesça, gênée.
- M-Merci. J-J'aime bien la cannelle et la chantilly.
Tout ce qui était sucré à vrai dire. Elle n'avait jamais été difficile pour les desserts. Elle regarda les gestes de l'adulte et subitement, elle se souvint qu'à une époque, c'était Charles, on grand frère, qu'elle regardait. Tout était si familier ici : de l'odeur présente jusqu'aux gestes minutieux du sorcier. Et dans sa contemplation, elle faillit ne pas entendre la question du jeune homme.
- Z-Zenaïda Carter, en deuxième année à...
La sorcière s'arrêta et baissa les yeux sur son pyjama. Pas besoin de dire sa maison au vu du pyjama jaune et noir qu'elle avait sur elle. Et puis de toute manière, il ne lui avait pas demandé son année, ni même sa maison. Elle reprit sa contemplation en mettant sa tête dans ses mains, les coudes sur la tables. Elle faisait comme chez elle, prenant cette posture de petite fille qu'elle avait chaque fois qu'elle observait son grand frère cuisiner. Il y avait toujours leur gouvernante pour l'aider et quelques fois, la jeune fille avait pu participer à ces ateliers. Pour la première fois de sa vie, Zenaïda n'avait pas proposé son aide préférant regarder le sorcier faire. Et puis, comme si c'était tout naturel, comme si elle parlait à son grand frère, elle demanda :
- V-Vous cuisinez depuis longtemps ?
@Gareth Knott
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Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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Nostalgie d'une odeur familière
Zenaïda. C’est un joli prénom, que je n’ai jamais entendu. Une fois la confirmation obtenue qu’elle aime la cannelle et la chantilly, je m’éloigne d’elle pour aller chercher ce dont j’ai besoin. La petite ne repartira pas d’ici tant qu’elle n’aura pas terminé la tasse de réconfort que je m’apprête à lui préparer.
Par chance, je commence à prendre mes marques. C’est donc sans peine que je réunis tout le nécessaire pour réaliser le chocolat chaud parfait : une copieuse tablette chocolatée, du lait frais, un peu de sucre, de cacao, la cannelle et le nécessaire pour faire une chantilly maison express.
Avec ma baguette et plusieurs Accio dirigés avec attention, j’attire à moi le matériel dont j’aurai besoin près du fourneau. La disposition de la cuisine ne permet pas que j’entende la Poufsouffle aussi bien que je le voudrais de là où je prépare sa boisson. Mais ce n’est rien, le temps que ça chauffe, je décide de rester à proximité d’elle. Tout en gardant un œil sur le feu que je viens d’allumer, le temps que le lait se mette à bouillir et que je puisse y faire fondre la tablette de chocolat.
Au moment où elle me demande depuis combien de temps je cuisine, j’ai une idée éclair qui me passe par l’esprit et je ne réponds pas tout de suite, m’éclipsant à nouveau pour aller dans une cachette que je connais bien. Celle où les délicieux restes trouvent souvent refuge. Après un festin comme celui de ce soir, je sais qu’elle est bien garnie.
Alors j’attrape un plat au passage et dessus, je viens disposer les petits trésors trouvés dans ce placard discret. La deuxième année m’a demandé une douceur, peut-être parlait-elle de nourriture ? Elle a accepté la boisson chaude, mais elle voudra peut-être l’accompagner d’un grignotage. Le choix est difficile, mais rapidement c’est une petite montagne qui se trouve étalée sur la grande assiette. Des scones, du pudding, des mince pies… Des petits biscuits en forme d’araignées, une pomme d’amour en forme de citrouille. Dans le doute, je rajoute encore un muffins aux myrtilles, des shortbreads… Et d’autres friandises encore disponibles. Le poids de ma sélection me laisse penser que j’ai peut-être un poil exagéré. Tant pis, au moins elle aura l’embarra du choix.
Quand je reviens près de la table où elle est assise, je lui souris et dépose le tout devant elle, en l’invitant à se servir.
- J’ai pensé que tu voudrais grignoter en attendant le chocolat chaud. Je ne savais pas ce que tu aimais... je juge utile de préciser, pour justifier l'abondance.
Puis, enfin, je me décide à répondre à sa question :
- Ça commence à faire un moment que je cuisine, oui. Je ne savais pas quoi faire en sortant de Poudlard… C’est devenu une évidence, assez rapidement.
C’est une version édulcorée et raccourcie du chemin que ça a été, mais c’est suffisant. Autant ne pas s’épancher davantage avec une élève, encore moins si celle-ci n’est pas dans son assiette.
- Pourquoi, la cuisine t’intéresse ?
Mon intérêt est évident, alors que je l’observe attentivement. Un bruit, du côté des fourneaux me rappelle tout de même que le lait chauffe. Alors avant qu’elle n’ait répondu, je m’éloigne pour aller mélanger le liquide.
Par chance, je commence à prendre mes marques. C’est donc sans peine que je réunis tout le nécessaire pour réaliser le chocolat chaud parfait : une copieuse tablette chocolatée, du lait frais, un peu de sucre, de cacao, la cannelle et le nécessaire pour faire une chantilly maison express.
Avec ma baguette et plusieurs Accio dirigés avec attention, j’attire à moi le matériel dont j’aurai besoin près du fourneau. La disposition de la cuisine ne permet pas que j’entende la Poufsouffle aussi bien que je le voudrais de là où je prépare sa boisson. Mais ce n’est rien, le temps que ça chauffe, je décide de rester à proximité d’elle. Tout en gardant un œil sur le feu que je viens d’allumer, le temps que le lait se mette à bouillir et que je puisse y faire fondre la tablette de chocolat.
Au moment où elle me demande depuis combien de temps je cuisine, j’ai une idée éclair qui me passe par l’esprit et je ne réponds pas tout de suite, m’éclipsant à nouveau pour aller dans une cachette que je connais bien. Celle où les délicieux restes trouvent souvent refuge. Après un festin comme celui de ce soir, je sais qu’elle est bien garnie.
Alors j’attrape un plat au passage et dessus, je viens disposer les petits trésors trouvés dans ce placard discret. La deuxième année m’a demandé une douceur, peut-être parlait-elle de nourriture ? Elle a accepté la boisson chaude, mais elle voudra peut-être l’accompagner d’un grignotage. Le choix est difficile, mais rapidement c’est une petite montagne qui se trouve étalée sur la grande assiette. Des scones, du pudding, des mince pies… Des petits biscuits en forme d’araignées, une pomme d’amour en forme de citrouille. Dans le doute, je rajoute encore un muffins aux myrtilles, des shortbreads… Et d’autres friandises encore disponibles. Le poids de ma sélection me laisse penser que j’ai peut-être un poil exagéré. Tant pis, au moins elle aura l’embarra du choix.
Quand je reviens près de la table où elle est assise, je lui souris et dépose le tout devant elle, en l’invitant à se servir.
- J’ai pensé que tu voudrais grignoter en attendant le chocolat chaud. Je ne savais pas ce que tu aimais... je juge utile de préciser, pour justifier l'abondance.
Puis, enfin, je me décide à répondre à sa question :
- Ça commence à faire un moment que je cuisine, oui. Je ne savais pas quoi faire en sortant de Poudlard… C’est devenu une évidence, assez rapidement.
C’est une version édulcorée et raccourcie du chemin que ça a été, mais c’est suffisant. Autant ne pas s’épancher davantage avec une élève, encore moins si celle-ci n’est pas dans son assiette.
- Pourquoi, la cuisine t’intéresse ?
Mon intérêt est évident, alors que je l’observe attentivement. Un bruit, du côté des fourneaux me rappelle tout de même que le lait chauffe. Alors avant qu’elle n’ait répondu, je m’éloigne pour aller mélanger le liquide.
545 - @Zenaïda Carter
Cuisinier à Poudlard depuis octobre 2050
#333d7b
#333d7b
Nostalgie d'une odeur familière
La jeune Poufsouffle regardait ce bal minutieux qui s'offrait devant elle. Elle se souvenait du spectacle que lui avait offert Charles pendant de nombreuses années dans la cuisine de son foyer. Aussi discrètement et légèrement qu'un vol de mouche, une larme s'échappa des yeux de Zenaïda. Cette larme qui montrait à quel point tout cela lui avait manqué, que cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus eu l'occasion d'assister à une telle magie. Cette larme fut vite chassée pendant que Mister Knott réunissait les ingrédients.
La deuxième année se releva avec curiosité quand ce dernier s'éclipsa soudainement sans répondre à sa question. Que faisait-il ? Il ne semblait pas avoir été prit de cours alors pourquoi...
Ce qui arriva par la suite embarrassa encore plus la jeune sorcière. Le cuisinier venait de réunir sur un plateau toutes sortes de douceurs et de quoi grignoter rien que pour elle ! Ses yeux pétillèrent plus de reconnaissance que d'envie. Certes, elle avait besoin de manger après ses terreurs nocturnes mais pas à ce point-là ! Elle esquissa un sourire timide, avança sa main vers un scone tout en s'exclamant :
- M-Merci beaucoup !
Elle regarda le scone, croqua un morceau et ferma les yeux. La saveur monta dans tout son corps et le lointain souvenir se mélangea à ce moment si précieux. Elle rouvrit les yeux en absorbant les paroles du sorcier qui répondit enfin à sa question. Une évidence. Un mot que la jaune et noire comprenait. C'était une évidence pour elle que cette odeur si familière avait fait partie de son enfance. Mais la restera-t-elle encore longtemps ?
Et puis, voilà que le sorcier posa en retour, la question. Celle que Zenaïda trouvait sensible, celle qui lui montrerait une vérité jamais prononcée.
Alors, profitant que le cuisinier soit dos à elle pour mélanger le lait, la deuxième année expliqua en essayant de ne montrer aucune émotion :
- C-C'est plus qu'un intérêt. Ça été un refuge, des souvenirs et et des joies partagées avec mon grand frère Charles. M-Mais maintenant, je ne sais pas. C-C'est la première fois ce soir, que je retourne dans une cuisine depuis... d-de longs mois... P-Plus depuis que Charles m'a abandonnée de s-sa vie...
Étonnement, aucune larmes, aucun tremblements. Cette vérité avait finit de la faire pleurer. Elle avait finit de se rendre coupable. Il avait clairement ignoré ses lettres depuis janvier lors de sa première année, il n'était même pas venu la voir pendant l'été et il avait reprit contact avec elle début octobre pour lui annoncer son mariage ! Alors que Zenaïda n'était même pas au courant que son frère était en couple. Nan, elle avait finit de pleurer. L'abandon faisait mal, très mal pour elle et son frère ne méritait plus aucune larme de sa part.
Chassant ce mauvais souvenir, elle termina :
- M-Mais j'ai la sensation que jamais la cuisine n'est partie de moi. C-C'est comme une odeur, une place qui n'est jamais partie. V-Vous savez, cette sensation d'être chez soi.
La jeune fille avait la très nette impression que Mister Knott la comprendrait. Elle n'avait qu'à voir son aisance dans ses gestes pour savoir qu'il était dans son élément ici. Elle fit tourner son scone dans ses mains se demandant quelle farine avait été utilisée avant de l'avaler. Elle le dégusta comme si c'était le dernier scone qu'elle mangerait de sa vie. Avec une passion éteinte qui venait de s'embraser à nouveau en elle. Elle avait toujours associée la cuisine avec Charles mais aujourd'hui, pour la première fois, elle venait de l'associer à elle. Rien qu'à elle.
@Gareth Knott
La deuxième année se releva avec curiosité quand ce dernier s'éclipsa soudainement sans répondre à sa question. Que faisait-il ? Il ne semblait pas avoir été prit de cours alors pourquoi...
Ce qui arriva par la suite embarrassa encore plus la jeune sorcière. Le cuisinier venait de réunir sur un plateau toutes sortes de douceurs et de quoi grignoter rien que pour elle ! Ses yeux pétillèrent plus de reconnaissance que d'envie. Certes, elle avait besoin de manger après ses terreurs nocturnes mais pas à ce point-là ! Elle esquissa un sourire timide, avança sa main vers un scone tout en s'exclamant :
- M-Merci beaucoup !
Elle regarda le scone, croqua un morceau et ferma les yeux. La saveur monta dans tout son corps et le lointain souvenir se mélangea à ce moment si précieux. Elle rouvrit les yeux en absorbant les paroles du sorcier qui répondit enfin à sa question. Une évidence. Un mot que la jaune et noire comprenait. C'était une évidence pour elle que cette odeur si familière avait fait partie de son enfance. Mais la restera-t-elle encore longtemps ?
Et puis, voilà que le sorcier posa en retour, la question. Celle que Zenaïda trouvait sensible, celle qui lui montrerait une vérité jamais prononcée.
Alors, profitant que le cuisinier soit dos à elle pour mélanger le lait, la deuxième année expliqua en essayant de ne montrer aucune émotion :
- C-C'est plus qu'un intérêt. Ça été un refuge, des souvenirs et et des joies partagées avec mon grand frère Charles. M-Mais maintenant, je ne sais pas. C-C'est la première fois ce soir, que je retourne dans une cuisine depuis... d-de longs mois... P-Plus depuis que Charles m'a abandonnée de s-sa vie...
Étonnement, aucune larmes, aucun tremblements. Cette vérité avait finit de la faire pleurer. Elle avait finit de se rendre coupable. Il avait clairement ignoré ses lettres depuis janvier lors de sa première année, il n'était même pas venu la voir pendant l'été et il avait reprit contact avec elle début octobre pour lui annoncer son mariage ! Alors que Zenaïda n'était même pas au courant que son frère était en couple. Nan, elle avait finit de pleurer. L'abandon faisait mal, très mal pour elle et son frère ne méritait plus aucune larme de sa part.
Chassant ce mauvais souvenir, elle termina :
- M-Mais j'ai la sensation que jamais la cuisine n'est partie de moi. C-C'est comme une odeur, une place qui n'est jamais partie. V-Vous savez, cette sensation d'être chez soi.
La jeune fille avait la très nette impression que Mister Knott la comprendrait. Elle n'avait qu'à voir son aisance dans ses gestes pour savoir qu'il était dans son élément ici. Elle fit tourner son scone dans ses mains se demandant quelle farine avait été utilisée avant de l'avaler. Elle le dégusta comme si c'était le dernier scone qu'elle mangerait de sa vie. Avec une passion éteinte qui venait de s'embraser à nouveau en elle. Elle avait toujours associée la cuisine avec Charles mais aujourd'hui, pour la première fois, elle venait de l'associer à elle. Rien qu'à elle.
@Gareth Knott
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Nostalgie d'une odeur familière
D'un mouvement mécanique, je mélange le lait alors qu'il commence à bouillir, tout en tentant de rester attentif à la jeune fille assise non loin du feu. En tournant la tête, je remarque que son choix s'est porté sur le scone. Bonne décision. Je ne peux m'empêcher de guetter discrètement sa réaction lorsqu'elle le mange, et suis satisfait de voir qu'il semble lui plaire.
Tout en continuant de surveiller la casserole, je commence à déballer la tablette de chocolat que j'ai préparée. Des gestes mécaniques, mille fois répétés auparavant, souvent dans des conditions semblables. Souvent lors d'une recherche de réconfort. Un petit soupir contemplatif m'échappe alors que je commence à couper, à la main, des morceaux de chocolats plus petits, que je dépose dans le lait chaud. Il fondra plus vite comme ça...
Zenaïda finit par répondre à ma question. Et ses paroles me font l'effet d'un coup de poing en pleine tête. Ma main se serre sur la cuillère en bois et mon geste s'interrompt. Je reste un instant immobile, à fixer le liquide prendre la couleur du cacao, tandis que les mots de la deuxième année me percutent encore. Ils résonnent en moi plus que je ne le voudrais. Sans le savoir, la jeune fille vient de réveiller de vieux souvenirs.
Lentement, mon geste reprend. J'ajoute les autres ingrédients, puis laisse le mélange chauffer un peu. Le temps de revenir un peu plus près de Zenaïda. Quel égoïste tu es Gareth Knott de ramener les problèmes de cette petite aux tiens. Si elle est venue jusqu'ici, c'est pour trouver de quoi se rassurer. Alors je me force à défroncer les sourcils quand je reviens près d'elle.
La force dont elle fait preuve m'impressionne. Elle ne semble pas broncher lorsqu'elle évoque l'abandon de son frère. Si sa voix est hésitante, elle semble maitresse de ses émotions. Mon expérience me murmure que c'est probablement avec le temps et l'habitude qu'elle en est venue à cette maitrise. Et cette idée m'insupporte et me renvoie encore à mes propres démons.
Je suis probablement la pire personne à qui elle pourrait se confier sur le sujet. Il y a tant d'adultes tellement plus qualifiés, ne serait-ce que dans le château, qui pourraient l'aider si elle le souhaitait. Loin de moi l'envie de creuser et de me montrer intrusif. Toutefois, je ressens le besoin de lui dire qu'elle peut avoir une oreille attentive si elle le souhaite. La gorge serrée, il me faut m'éclaircir la voix avant de parler :
- Si tu as besoin de discuter de... tout ça, tu ne dois pas hésiter. Tu sais qu'il y a des adultes pour t'écouter, ici ? je lui demande doucement. Monsieur Kyros est très gentil. Ou si tu n'oses pas aller chez le psychomage, il y a l'infirmerie... Ou tes professeurs. Et si jamais tu veux juste... vider ton sac en buvant un thé ou un chocolat chaud... Tu sais où me trouver maintenant. Je suis là. j'ajoute un peu maladroitement.
Peut-être que ses terreurs nocturnes ont un lien avec ce dont elle vient de parler... Je ne suis pas médicomage, et je ne veux pas sauter aux conclusions hâtives. Dans l'immédiat, mon rôle est de lui réchauffer le coeur de la meilleure manière que je connaisse. C'est à dire en passant par son estomac. Une technique quasi infaillible si j'en crois mon expérience. D'ailleurs, cette "technique" risque de brûler si je ne retourne pas y jeter un œil. Avant de m'éloigner, je lui adresse tout de même un sourire. Car après tout, la seconde partie de ce qu'elle a dit, m'a tout particulièrement touché également. C'est une vérité indiscutable.
- C'est pareil pour moi. Le moindre petit détail, la moindre petite chose en cuisine me fait sentir que... je suis à ma place. Peut-être que c'est le signe dont tu avais besoin pour y revenir et t'y créer de nouveaux souvenirs ? je suggère d'une voix plus douce.
De nouveau, je m'éloigne d'elle pour terminer sa boisson chaude. La chantilly ne va pas se fouetter toute seule.
Tout en continuant de surveiller la casserole, je commence à déballer la tablette de chocolat que j'ai préparée. Des gestes mécaniques, mille fois répétés auparavant, souvent dans des conditions semblables. Souvent lors d'une recherche de réconfort. Un petit soupir contemplatif m'échappe alors que je commence à couper, à la main, des morceaux de chocolats plus petits, que je dépose dans le lait chaud. Il fondra plus vite comme ça...
Zenaïda finit par répondre à ma question. Et ses paroles me font l'effet d'un coup de poing en pleine tête. Ma main se serre sur la cuillère en bois et mon geste s'interrompt. Je reste un instant immobile, à fixer le liquide prendre la couleur du cacao, tandis que les mots de la deuxième année me percutent encore. Ils résonnent en moi plus que je ne le voudrais. Sans le savoir, la jeune fille vient de réveiller de vieux souvenirs.
Lentement, mon geste reprend. J'ajoute les autres ingrédients, puis laisse le mélange chauffer un peu. Le temps de revenir un peu plus près de Zenaïda. Quel égoïste tu es Gareth Knott de ramener les problèmes de cette petite aux tiens. Si elle est venue jusqu'ici, c'est pour trouver de quoi se rassurer. Alors je me force à défroncer les sourcils quand je reviens près d'elle.
La force dont elle fait preuve m'impressionne. Elle ne semble pas broncher lorsqu'elle évoque l'abandon de son frère. Si sa voix est hésitante, elle semble maitresse de ses émotions. Mon expérience me murmure que c'est probablement avec le temps et l'habitude qu'elle en est venue à cette maitrise. Et cette idée m'insupporte et me renvoie encore à mes propres démons.
Je suis probablement la pire personne à qui elle pourrait se confier sur le sujet. Il y a tant d'adultes tellement plus qualifiés, ne serait-ce que dans le château, qui pourraient l'aider si elle le souhaitait. Loin de moi l'envie de creuser et de me montrer intrusif. Toutefois, je ressens le besoin de lui dire qu'elle peut avoir une oreille attentive si elle le souhaite. La gorge serrée, il me faut m'éclaircir la voix avant de parler :
- Si tu as besoin de discuter de... tout ça, tu ne dois pas hésiter. Tu sais qu'il y a des adultes pour t'écouter, ici ? je lui demande doucement. Monsieur Kyros est très gentil. Ou si tu n'oses pas aller chez le psychomage, il y a l'infirmerie... Ou tes professeurs. Et si jamais tu veux juste... vider ton sac en buvant un thé ou un chocolat chaud... Tu sais où me trouver maintenant. Je suis là. j'ajoute un peu maladroitement.
Peut-être que ses terreurs nocturnes ont un lien avec ce dont elle vient de parler... Je ne suis pas médicomage, et je ne veux pas sauter aux conclusions hâtives. Dans l'immédiat, mon rôle est de lui réchauffer le coeur de la meilleure manière que je connaisse. C'est à dire en passant par son estomac. Une technique quasi infaillible si j'en crois mon expérience. D'ailleurs, cette "technique" risque de brûler si je ne retourne pas y jeter un œil. Avant de m'éloigner, je lui adresse tout de même un sourire. Car après tout, la seconde partie de ce qu'elle a dit, m'a tout particulièrement touché également. C'est une vérité indiscutable.
- C'est pareil pour moi. Le moindre petit détail, la moindre petite chose en cuisine me fait sentir que... je suis à ma place. Peut-être que c'est le signe dont tu avais besoin pour y revenir et t'y créer de nouveaux souvenirs ? je suggère d'une voix plus douce.
De nouveau, je m'éloigne d'elle pour terminer sa boisson chaude. La chantilly ne va pas se fouetter toute seule.
674 - @Zenaïder Carter
Cuisinier à Poudlard depuis octobre 2050
#333d7b
#333d7b
Nostalgie d'une odeur familière
Zenaïda ressentit ce léger sursaut, cet effet que venait d'avoir ses paroles sur le cuisinier. Ses gestes étaient devenus plus crispés, légèrement mais cela n'avait pas échappé au regard observateur de la Poufsouffle. Elle avait regardé son grand frère de très nombreuses fois alors elle savait reconnaître les émotions des gens qui cuisinaient. Pourtant, elle n'en fit rien. Elle ne tenta pas d'en parler ni de montrer qu'elle savait. Elle se contenta de piocher un muffin aux myrtilles.
Mais les mots de Mister Knott parvenaient aux oreilles de la deuxième année. Demander de l'aide et parler ? Elle n'avait rien à dire sur son frère. Mais après la lettre qu'elle lui avait envoyé et n'ayant pas eu de réponse, la culpabilité était survenue. Était-ce un signe qu'il fallait en parler ? Et puis, l'offre du cuisinier apparut et l'émotion gagna la Poufsouffle. Il lui offrait une écoute.
- M-Merci à vous ! C'est gentil de vouloir m'aider. J-Je sais qu'il y a des adultes prêts à m'aider mais j'ai toujours su me débrouiller avec mes terreurs nocturnes. Elles sont très rares dans l'année. E-Et puis, je préfère être ici qu'à l'infirmerie... Merci !
Le tout ponctué par une bouchée du muffin qui fit fondre le cœur de la jeune fille. Le sorcier reprit avec des paroles qui réchauffèrent son âme : elle avait décidément eu raison de croire qu'il la comprenait ! Oui, ce sentiment que pour une fois, elle associait la cuisine à elle seule était le signe évident qu'elle avait besoin de mettre la main à la pâte. Et sans tout ça, elle ne l'aurait jamais deviné.
- C'est vrai, vous avez raison. J'ai besoin de nouveaux souvenirs.
Et tout en regardant l'adulte retourner fouetter la chantilly, elle raconta :
- J'ai toujours cru que cuisiner n'était rien sans mon frère. Il m'a tout appris : à cuisiner, à m'enseigner les choses de la vie. Je l'admirais et mon rêve a toujours été de lui ressembler. Il est psychomage. Mais, un jour durant l'année dernière, il ne m'a plus écrit, plus répondu à mes lettres. Je ne l'ai pas revu cet été et donc, j'ai pas remis les pieds dans la cuisine. Sans lui, ça n'avait pas de sens. Et puis, il y a deux semaines, il m'écrit enfin... Pour m'annoncer qu'il va se marier à la fin de l'année. J'étais pas au courant qu'il était en couple et j'étais bien la seule à être dans l'ignorance. Tout le monde le savait. Sauf moi.
Toujours aucune larme.
- J'avais besoin de prendre conscience que c'est ma passion et pas celle de mon frère. Je suis contente d'être venue ici.
Et pour conclure, un sourire rayonna sur son visage marqué par la fatigue de toutes ces émotions. Elle reprenait goût à quelque chose de perdu depuis un sacré bout de temps. Mais il n'est jamais trop tard, pas vrai ?
@Gareth Knott
Mais les mots de Mister Knott parvenaient aux oreilles de la deuxième année. Demander de l'aide et parler ? Elle n'avait rien à dire sur son frère. Mais après la lettre qu'elle lui avait envoyé et n'ayant pas eu de réponse, la culpabilité était survenue. Était-ce un signe qu'il fallait en parler ? Et puis, l'offre du cuisinier apparut et l'émotion gagna la Poufsouffle. Il lui offrait une écoute.
- M-Merci à vous ! C'est gentil de vouloir m'aider. J-Je sais qu'il y a des adultes prêts à m'aider mais j'ai toujours su me débrouiller avec mes terreurs nocturnes. Elles sont très rares dans l'année. E-Et puis, je préfère être ici qu'à l'infirmerie... Merci !
Le tout ponctué par une bouchée du muffin qui fit fondre le cœur de la jeune fille. Le sorcier reprit avec des paroles qui réchauffèrent son âme : elle avait décidément eu raison de croire qu'il la comprenait ! Oui, ce sentiment que pour une fois, elle associait la cuisine à elle seule était le signe évident qu'elle avait besoin de mettre la main à la pâte. Et sans tout ça, elle ne l'aurait jamais deviné.
- C'est vrai, vous avez raison. J'ai besoin de nouveaux souvenirs.
Et tout en regardant l'adulte retourner fouetter la chantilly, elle raconta :
- J'ai toujours cru que cuisiner n'était rien sans mon frère. Il m'a tout appris : à cuisiner, à m'enseigner les choses de la vie. Je l'admirais et mon rêve a toujours été de lui ressembler. Il est psychomage. Mais, un jour durant l'année dernière, il ne m'a plus écrit, plus répondu à mes lettres. Je ne l'ai pas revu cet été et donc, j'ai pas remis les pieds dans la cuisine. Sans lui, ça n'avait pas de sens. Et puis, il y a deux semaines, il m'écrit enfin... Pour m'annoncer qu'il va se marier à la fin de l'année. J'étais pas au courant qu'il était en couple et j'étais bien la seule à être dans l'ignorance. Tout le monde le savait. Sauf moi.
Toujours aucune larme.
- J'avais besoin de prendre conscience que c'est ma passion et pas celle de mon frère. Je suis contente d'être venue ici.
Et pour conclure, un sourire rayonna sur son visage marqué par la fatigue de toutes ces émotions. Elle reprenait goût à quelque chose de perdu depuis un sacré bout de temps. Mais il n'est jamais trop tard, pas vrai ?
@Gareth Knott
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Nostalgie d'une odeur familière
A nouveau dos à Zenaïda, je continue d’écouter chacun de ses mots, partagé entre le soulagement qu’elle préfère être ici qu’ailleurs, et l’inquiétude sourde qu’une élève aussi jeune se retrouve seule face à ses terreurs nocturnes. Le fait qu’elle ait l’habitude de se débrouiller dans ce genre de situation en dit long sur les blessures qu’elle doit garder en elle.
Je dois me concentrer sur mes gestes, pour terminer la boisson chocolatée. Le mouvement du fouet m’hypnotise un instant, avant que je ne me mette à assembler le tout. Je manque de me brûler la main en versant le liquide dans une tasse, parce que mes pensées bifurquent vers la présence dans mon dos. Mais je tente de ne rien laisser paraître, car il y a plus de peur que de mal. Puis, j’ajoute la chantilly que je viens saupoudrer d’un tout petit peu de cannelle et de cacao en poudre.
Avec précaution, je reviens prendre place face à la Pousouffle et dépose juste devant elle la préparation.
- J’essaierai d’avoir des marchmallows pour la prochaine fois. Ils ont eu trop de succès, pour Samain. je me contente de dire à demi-voix, encore touché par la confession de la demoiselle.
On dit que ce sont toujours les cordonniers les moins bien chaussés. Le proverbe se confirme quand j’apprends que ce frère qu’elle admirait tant est psychomage. J’ose espérer qu’il a plus de compassion pour sa patientèle qu’il ne semble en démontrer pour sa sœur. Une petite voix au fond de moi me chuchote de rester impartial, car je n’ai qu’une version de l’histoire. Mais je crois ce que je vois. Et là, ce que je vois, c’est une petite blonde qui se sent oubliée par un membre de sa famille, quelqu’un en qui elle avait confiance et à qui elle voulait ressembler. Et malgré la difficulté de ce qu’elle me raconte, Zenaïda ne pleure pas. Les larmes qu’elle a versées tout à l’heure ne sont plus là. Sa résilience m’impressionne.
- Est-ce.. qu’il y a eu un événement ? Quelque chose qui s’est produit, avant qu’il ne cesse de t’écrire ? je demande avec précaution pour tenter de comprendre, touché qu’elle se soit confié à moi.
La chaleur du feu de cheminée devrait me réchauffer, et pourtant je sens un frisson me parcourir l’échine. Je ne peux m’empêcher de me projeter et l’idée même d’un jour ne plus prendre ou recevoir des nouvelles de ma petite sœur m’est tout simplement inconcevable. Quand bien même Pellinore est une tête de mule et nous avons eu de nombreux désaccords, notamment concernant nos frères… ne plus lui parler reviendrait à m’arracher un poumon ou le cœur. J’imagine ce que doit ressentir celle assise en face de moi.
Naturellement, j’ai envie de l’aider, de la conseiller, mais j’ai la sensation de ne pas être légitime dans ce rôle. Il me faut un instant chercher mes mots. Et puis elle se met à sourire, alors mes lèvres esquissent un petit rictus en retour.
- Si tu pouvais cuisiner quelque chose, qu’est-ce que ce serait ? Il y aurait un plat en particulier ? Un dessert, peut-être ? je demande.
C’est le seul moyen que je trouve pour dévier progressivement de ce sujet sensible, et peut-être l’amener à de plus belles perspectives. Car si je peux l’aider à réveiller cette passion en elle, il est clair et net qu’elle pourra compter sur moi.
Je dois me concentrer sur mes gestes, pour terminer la boisson chocolatée. Le mouvement du fouet m’hypnotise un instant, avant que je ne me mette à assembler le tout. Je manque de me brûler la main en versant le liquide dans une tasse, parce que mes pensées bifurquent vers la présence dans mon dos. Mais je tente de ne rien laisser paraître, car il y a plus de peur que de mal. Puis, j’ajoute la chantilly que je viens saupoudrer d’un tout petit peu de cannelle et de cacao en poudre.
Avec précaution, je reviens prendre place face à la Pousouffle et dépose juste devant elle la préparation.
- J’essaierai d’avoir des marchmallows pour la prochaine fois. Ils ont eu trop de succès, pour Samain. je me contente de dire à demi-voix, encore touché par la confession de la demoiselle.
On dit que ce sont toujours les cordonniers les moins bien chaussés. Le proverbe se confirme quand j’apprends que ce frère qu’elle admirait tant est psychomage. J’ose espérer qu’il a plus de compassion pour sa patientèle qu’il ne semble en démontrer pour sa sœur. Une petite voix au fond de moi me chuchote de rester impartial, car je n’ai qu’une version de l’histoire. Mais je crois ce que je vois. Et là, ce que je vois, c’est une petite blonde qui se sent oubliée par un membre de sa famille, quelqu’un en qui elle avait confiance et à qui elle voulait ressembler. Et malgré la difficulté de ce qu’elle me raconte, Zenaïda ne pleure pas. Les larmes qu’elle a versées tout à l’heure ne sont plus là. Sa résilience m’impressionne.
- Est-ce.. qu’il y a eu un événement ? Quelque chose qui s’est produit, avant qu’il ne cesse de t’écrire ? je demande avec précaution pour tenter de comprendre, touché qu’elle se soit confié à moi.
La chaleur du feu de cheminée devrait me réchauffer, et pourtant je sens un frisson me parcourir l’échine. Je ne peux m’empêcher de me projeter et l’idée même d’un jour ne plus prendre ou recevoir des nouvelles de ma petite sœur m’est tout simplement inconcevable. Quand bien même Pellinore est une tête de mule et nous avons eu de nombreux désaccords, notamment concernant nos frères… ne plus lui parler reviendrait à m’arracher un poumon ou le cœur. J’imagine ce que doit ressentir celle assise en face de moi.
Naturellement, j’ai envie de l’aider, de la conseiller, mais j’ai la sensation de ne pas être légitime dans ce rôle. Il me faut un instant chercher mes mots. Et puis elle se met à sourire, alors mes lèvres esquissent un petit rictus en retour.
- Si tu pouvais cuisiner quelque chose, qu’est-ce que ce serait ? Il y aurait un plat en particulier ? Un dessert, peut-être ? je demande.
C’est le seul moyen que je trouve pour dévier progressivement de ce sujet sensible, et peut-être l’amener à de plus belles perspectives. Car si je peux l’aider à réveiller cette passion en elle, il est clair et net qu’elle pourra compter sur moi.
567 - @Zenaïda Carter
Cuisinier à Poudlard depuis octobre 2050
#333d7b
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