Nuit La Fringale de Minuit

L'homme se dirige vers une armoire. Il l'ouvre, et la délicieuse odeur du sucre parvient à mes narines. Pas assez pour me réveiller totalement, mais suffisamment appétissant pour capter mon intérêt et me faire ouvrir les yeux un peu plus grand. Il nous amène une assiette de cookies, et en même temps, je vois du coin de l'œil l'intérêt s'allumer dans les yeux de Dorian. Je lui adresse un regard noir, pour lui signifier qu'il est hors de question qu'il ait seulement l'idée de revenir ici. J'accompagnerais bien le mouvement d'un feulement ou d'un montrage de dents, mais je suis pas un animal. Jusqu'à preuve du contraire du moins.

Je saisis un cookie et croque dedans en écoutant le géant nous parler. Je rougis à sa question, alors que j'ai absolument rien à me reprocher. C'est l'autre truc qui crève la dalle, pas moi. C'est lui qui fait peur quand il a pas assez de sucre. Je prends une nouvelle bouchée de cookie avant de répondre.

-"Nan. C'est la première fois que ça arrive. Et on va s'arranger pour que ça n'arrive plus, hein ?"

J'accompagne ma deuxième phrase d'un regard noir plus qu'appuyé en direction de mon ami, pour qu'il comprenne bien que je ne me relèverais pas une deuxième fois à minuit, sous prétexte qu'il a faim. Ici, il fait chaud, mais dans le château, il fait froid. En plus, je suis parti trop vite, j'ai oublié de mettre des chaussons ou des chaussettes. Donc c'est encore pire. Donc, une fois, pas deux. En vrai, je dis ça, mais je suivrais cet imbécile au bout du monde. Je manque de m'étouffer avec ma fin de bouchée de cookie quand il pose sa question, de but en blanc sans mettre les formes.

_____________
293 mots
@Dorian Peachey quand je t'insulte pas, je fais moins de mots :disguise:
@Gareth Knott

anglais : #fcff35 ✦ arabe : #a74255
et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde

Nuit La Fringale de Minuit
L’assiette n’est sur la table que depuis quelques instants, et déjà les biscuits se mettent rapidement à disparaître. Son camarade ne m’avait pas menti en disant que l’appétit du blondinet faisait peur. Sur le temps où l’un grignote calmement son premier biscuit, l’autre en a déjà enfourné quatre. Et le reste. Ça en devient même préoccupant. Je veux bien qu’à leur âge, la croissance joue pour beaucoup. Mais pas au point de se descendre un pot de sucre complet et d’enchaîner aussi facilement avec des biscuits ensuite.

Il n’a au moins pas perdu le sens de l’observation, puisqu’il a remarqué ma non-présence au sein du corps enseignant. C’est bien, ça signifie que manger n’est pas sa seule priorité. À la question posée, je réponds simplement :

- Je travaille ici.

Et par ici, j’entends les cuisines. Après presque un mois, je ne réalise pas encore totalement. Pourtant, le dire à voix haute me procure un sentiment inexplicable. Il attendait peut-être une explication plus complète ou détaillée, mais pour l’heure c’est son appétit qui continue de m’interpeller. Je réalise que j’ignore toujours comment les deux visiteurs se nomment.

- C’est quoi vos noms, à tous les deux ?

D’après le plus raisonnable des deux, c’est la première fois que ce genre de situation arrive. Vu qu’il a avoué lui-même avoir déjà eu peur de la faim de son copain, je comprends par là que c’est la première fois que l’appétit du petit gremlin les pousse à venir fouiller dans les cuisines.

- Tu as dit qu’il faisait peur quand il a faim, je commence en regardant celui aux cheveux bruns.

Mon regard glisse ensuite sur le concerné et mes sourcils se froncent légèrement :

- Tu manges suffisamment pendant les repas ? Autre chose que du sucre, je veux dire.

La perte d’un pot de sucre n’est pas dramatique en soi. Mais je ne voudrais pas que cela devienne une habitude, d’autant que c’est assez préoccupant qu’ils soit parvenu à l’engloutir sans ciller. Qui plus est, je sais de source sûre que lorsqu’on a poussé pour la première fois la porte des cuisines, on ne revient plus en arrière. La tentation est souvent trop forte pour ne plus vouloir revenir ici. Alors pour l’intégrité des réserves, je me dois de creuser un peu.

382 @Dorian Peachey @Elam Thomais

Cuisinier à Poudlard depuis octobre 2050
#333d7b

Nuit La Fringale de Minuit
Dorian remarqua les regards noirs de son ami et il fit mine de rien en continuant de manger tranquillement ses cookies. L'adulte répondit à sa question d'une simple phrase et le blondinet resta immobile pendant un moment. Il travaille ici... Merci Sherlock. Bon, le jeune blond n'allait pas avoir plus d'information que ça, mais il pouvait déduire que son travail était en lien avec les cuisines. Cuisinier ? Mais c'étaient les elfes qui cuisinaient, non ? Enfin, pour Dorian, les elfes restaient les cuisiniers de Poudlard, ils n'avaient jamais eu besoin d'un sorcier. Cependant l'idée d'un sorcier qui s'occupait des repas qu'il mangeait lui plaisait. Si un jour le blondinet avait une suggestion, il pouvait demander à l'adulte et le plat se retrouvera au repas. Les rêveries du Poufsouffle commençaient à s'emballer, il voyait déjà la table des jaunes remplie de tartes aux pêches pour le dessert avec des beaux poulets rôtis ou même de la bonnes viandes rouges. L'eau commençait à monter à la bouche de Dorian et il s'enfila vite un cookie pour assécher le tout.

"Je m'appelle Dorian Peachey !", le nain répondit en continuant de rêver.

Puis d'une oreille, le jeune Poufsouffle entendit encore cette histoire de "faire peur". C'était un peu vexant que la première impression que l'adulte avait de lui était une créature incontrôlable quand il était l'heure de l'appel de la nourriture. Si seulement son ami avait arrondi les bords... Mais voilà, l'étiquette de fou des cuisines était collée sur son front.

La question du cuisinier sortit Dorian de ses pensées. S'il mangeait suffisamment ? Bien sûr ! Un élève de Poufsouffle qui ne mange pas assez, c'était invraisemblable !

"Oui Monsieur ! Je mange toujours ce qu'on me donne parce que c'est pas bien de gâcher !", le blondinet s'exclama en réponse. "Le seul truc que je bois pas, c'est le thé avec du lait, c'est pas bon et les dragées vomies aussi.", il lança un regard noir à Elam. "Mais sinon je mange tout, surtout la cuisine de super mémé, elle fait des supers cookies !", son regard tomba sur le cookie dans sa main, "C'est pas grave si je dis qu'ils sont meilleurs que les vôtres ?", bah oui, Dorian ne voulait pas se mettre de côté le cuisinier de Poudlard, cela aurait été dommage pour un gourmand pour lui de ne pas se le mettre dans la poche.

"Du coup, c'est quoi votre nom ? Parce qu'on vous a donné le nôtre, puis on va pas vous appeler le monsieur dans les cuisines... C'est triste un peu.", Dorian murmura avant de prendre un autre cookie. L'assiette commençait à être bien vide, tellement vide qu'il ne restait qu'un pauvre petit cookie. Le blondinet poussa l'assiette vers Elam, un petit cadeau pour avoir bien voulu l'accompagner dans cette mission nourriture.

468mots
@Gareth Knott, @Elam Thomais
Dernière modification par Dorian Peachey le 8 nov. 2025, 01:47, modifié 1 fois.

Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage

Nuit La Fringale de Minuit
L'homme répond à la question de Dorian. Il travaille ici. Parfait. Il est cuisinier donc, puisque ici, c'est les Cuisines. Je réponds ensuite à sa question, en parlant bas. je chuchote pas, mais je parle pas très fort non plus.

-"Elam Thomais." L'homme revient sur "la peur" et un joli frisson me parcourt la colonne vertébrale. Je lui offre un sourire un peu crispé. "Oui, il fait peur, oui. On a eu une... séance de révision... mouvementée l'année dernière. Du coup, maintenant, j'évite de le laisser mourir de faim."

Ah ça. Pour manger suffisamment, il mangeait suffisamment l'autre truc oui. Ce sale gobelin est un trou noir, c'est terrifiant à regarder. Je lui adresse un joli sourire plein de dents quand il mentionne les Dragées au goût de vomi. Certes, c'est lâche, mais je tiens à mon intégrité et à celle de ma baguette. Plus celle de ma baguette que la mienne. Mais bref, là n'est pas la question. Sa question toute anodine me fait sourire. Il essaye de se le mettre dans la poche, ça crève les yeux. Cela dit, c'est vrai qu'ils sont bons ses cookies. Même très bons.

Il lui demande son nom. J'acquiesce silencieusement. C'est vrai que ce serait sacrément triste de juste l'appeler "le Cuisinier", ou "le Monsieur des Cuisines". En même qu'il lui fait la conversation, mon ami se gave de cookies, à tel point que j'en ai mangé un seul, et lui se les est presque tous enfilés : il n'en reste plus qu'un. Il pousse l'assiette vers moi, et je prends le dernier cookie en souriant. Après tout, cette virée nocturne m'offre une distraction bienvenue de ce qui occupe mes pensées depuis... une douzaine de jours.

______________
284 mots
@Gareth Knott, @Dorian Peachey

anglais : #fcff35 ✦ arabe : #a74255
et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde

Nuit La Fringale de Minuit
Maintenant que les deux Poufsouffle se sont présentés, je peux mettre un nom sur la tête du gremlin blond, dont le visage continue de me dire quelque chose, et sur son acolyte plus calme.

Mon esprit tente tant bien que mal d’assimiler les informations dont il dispose. Et il peine à concilier l’enfant assis face à moi et le comportement dont j’ai été témoin quelques instants plutôt. Difficile de croire que l’aspirateur à sucre n’est en fait qu’un petit ange qui mange tout sans gaspiller.

Ma priorité est de le rassurer vis-à-vis des cookies de sa grand-mère. D’un mouvement de la main, je fais mine de balayer la possibilité que cela soit grave.

- C’est normal de préférer les biscuits de sa mémé. j’affirme d’un ton égal.

Enfin, pour ce que j’en sais… Ma grand-mère n’a jamais été du genre mamy gâteau. Mais j’imagine que l’aspect sentimental rend toujours ce qu’on mange meilleur. Puis surtout, je ne suis pas d’humeur à me chamailler avec un enfant pour lui prouver qu’il se trompe à ce sujet.

Je comprends grâce à un regard échangé entre les deux garçons qu'il doit y avoir un passif entre eux avec les dragées au vomi ou le thé au lait. Si je comprends le dégoût pour les premières, le second est trop subjectif… Même s’il faut reconnaître qu’il n’a pas totalement tort, je suis assez d’accord avec lui, sur ce point.

Il tente de détourner la conversation en me demandant mon nom, avec le soutien silencieux d’Elam. Les paroles de ce dernier m’interpellent, et me donnent envie de creuser davantage. Alors pour ne pas leur donner l’impression d’un interrogatoire à sens unique, je cède.

- G…, je commence à répondre.

Puis je me rappelle qu’en tant qu’adulte, je ne peux pas forcément me permettre de leur balancer mon prénom. Ça ferait pas très pro si tous les gamins se mettaient à m’appeler comme si j’étais leur pote. Rapidement, je me reprends :

- Knott. C’est Monsieur Knott.

Il me faut un effort pour ne pas grimacer légèrement. Monsieur Knott, c’est mon père. Ou mon frère. Pas moi. ça fait trop… Sérieux ? Ou coincé. Peu importe, ça me correspond pas vraiment. Et puis, je vois pas ce qu’il y a de triste à se faire appeler Monsieur le Cuisinier, surtout après le mal que je me suis donner pour venir travailler ici. Mais puisque ça semble tenir à cœur à mes visiteurs, soit.

Puisque j’ai répondu à sa question, il est temps de revenir au sujet vraiment important : l’estomac sans fond de Monsieur Peachey. À en voir l’état dans lequel se trouve l’assiette que je viens de déposer sur la table, ça me semble plus que nécessaire.

Il me dit qu’il mange tout ce qu’on lui donne et que gâcher c’est pas bien… C’est joli comme tout. Mais j’ai été élève avant lui, et je sais qu’à son âge on n’est vite tenté de ne prendre que ce qu’on aime, surtout dans la Grande Salle où les possibilités sont vastes et variées.

Mes avant-bras viennent se poser sur la table alors que je me penche, très sérieusement, vers eux. D’une voix un peu plus douce, histoire qu'il ne se braque pas, je demande à Dorian :

- Tu te fais des assiettes assez copieuses pendant les repas ? Tu manges vraiment de tout ? Légumes aussi ?

Mon regard glisse ensuite vers soin voisin. S’ils sont assez proches, il aura peut-être une réaction s’il entend son copain mentir. Plus j'y pense, et plus j'ai l'impression d'être un agent de police en train d'interroger un suspect...

600
@Dorian Peachey - @Elam Thomais

Cuisinier à Poudlard depuis octobre 2050
#333d7b

Nuit La Fringale de Minuit
Dorian lançant un regard vexé à Elam quand il mentionna la fameuse séance de révision. Il avait fallu d'une seule séance de révision trop intensive pour que son ami le fasse passer pour le fou du château. De plus, le blondinet se rappelait seulement de quelques fractions de l'événement, tout le reste était parti à la trappe. Mais il savait pertinemment qu'il n'était pas le seul fou dans l'histoire.

"Je fais peur, mais tu m'as forcé à avaler une dragée vomie... C'est pas mieux.", le Poufsouffle murmura en regardant son petit cookie avec une petite moue. Si Elam le faisait passer pour un fou alors il le ferait passer pour un assassin de palais et d'intestin. Dorian se souvenait encore de la sensation horrible qui avait traversé sa gorge, juste y penser fut assez pour faire passer un frisson dans son dos.

Un petit sourire apparu sur le visage du blondinet quand le cuisinier le rassura sur ses préférences en termes de cookies. L'adulte décrivait le sentiment comme "normal" mais pour Dorian, c'était une évidence. Les cookies de super mémé étaient bien plus supérieurs que n'importe quels cookies ! Personne ne pouvait rivaliser avec les recettes de la grand-mère. Mais ça n'empêcha pas le blondinet à avaler le dernier cookie qui se trouvait dans sa main.

"Knott ?", c'était donc ça le nom du cuisinier ? Le jeune garçon s'attendait à un nom plus gourmand, un peu comme le sien. "Hmm, Mister Knott... Monsieur Knott... Hmm, je vais vous appeler M'sieur le Cuisinier, c'est plus joli.", Dorian répondit après avoir essayé toutes les combinaisons à l'oral. Ça ne sonnait pas bien à l'oreille du blondinet. "Je dis pas que votre nom est pas joli... C'est juste ça va pas avec votre tête.", le garçon rajouta sans arrondir les bords. Pourquoi arrondir les bords de toute façon ?

Dorian jeta un coup d'œil à l'assiette vide. Lui avoir encore faim ? Non, pas du tout... Son regard retourna rapidement sur le cuisinier quand il le vit se pencher vers eux. Le blondinet eut un mouvement de recul instinctif puis un petit silence. En remarquant sa propre réaction, le garçon fit mine de se replacer sur sa chaise avant de répondre au cuisinier.

"Bah, oui, fin, je mange bien et je mange tout. J'aime bien les légumes, puis si je veux grandir, il faut que j'en mange, sinon je vais rester tout petit... Après, c'est un peu long... Je fais la taille d'un premier année, c'est un peu la honte. Pourtant mes parents ils sont grands... Vous pensez que je dois manger plus de légumes encore ?", Dorian demanda curieux. Le garçon n'avait pas tellement conscience que la puberté allait être la solution miracle à son problème. "Sinon, je peux avoir un verre d'eau s'il vous plaît, j'ai un peu soif..."

469mots
@Gareth Knott, @Elam Thomais

Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage

Nuit La Fringale de Minuit
Je souris insolemment à mon ami.

-"Navré, mais entre toi et ma baguette et mon intégrité mentale et physique, le choix est vite fait."

Monsieur Knott... Un léger sourire s'étale sur mon visage : j'ai noté son lapsus. Son prénom commence par un G donc. Info tout pourrite et inutile au possible, mais Info retenue quand même. Bah, tant pis. Ca change pas de d'habitude. Monsieur Knott, Cuisinier de Poudlard. Ca en jette, mine de rien. Même si le rôle n'est pas aussi connu que celui de Miss Monmort ou de Miss Priddy, mais quand même. C'est cet homme qui nourrit tout les habitants du château, et ça mérite le respect. Je me retiens de lever les bras au ciel. Il lui fait tout un foin pour avoir son, nom mais finit par décider de l'appeler quand même "Monsieur le Cuisinier" ? Parce que c'est plus joli.

-"On n'est pas sortis de l'auberge." je marmonne en arabe, en me pinçant l'arrête du nez.

Je ferme lentement les yeux. Oui oui, tu manges de tout. Tu manges trop surtout. Tu fais peur, voilà ce que tu fais, espèce de Gremlin. Avec ta taille justement, tu devrais pas être capable d'ingurgiter autant de nourriture en respirant si peu, et en si peu de temps. J'empêche un commentaire sarcastique de franchir la barrière de mes lèvres. Puis Dorian demande de l'eau. Je lui fais les gros yeux. On a organisé un raid sur les réserves, été surpris par le Maître des Lieux, et en plus il a l'audace de demander un verre d'eau ? Si ça ne tenait qu'à moi, on aurait mouru de soif jusqu'à être de retour en salle commune. La moindre des politesses, quand on s'invite chez quelqu'un, c'est justement de ne RIEN demander du tout.

____________
296 mots
@Gareth Knott, @Dorian Peachey

anglais : #fcff35 ✦ arabe : #a74255
et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde

Nuit La Fringale de Minuit
La petite querelle chuchotée qui oppose mes deux visiteurs n’est pas très claire. Une histoire de dragée vomi et d’intégrité de la baguette, du peu que j’ai entendu. Mais ce n’est pas ça qui me marque le plus. Non, c’est plutôt le comportement du blondinet qui me laisse pantois, pendant un instant.

Après avoir insisté pour obtenir mon nom, voilà que Dorian l’étudie. Il le prononce de plusieurs façons, le répète encore et encore, pour au final changer d’avis. Cet enfant me donne l’impression de mâcher mon identité comme si c’était un vieux chewing-gum, tout ça pour la recracher à la fin comme si elle n’avait pas de valeur. Sans ce sketch qu'il vient de me faire, je ne me serais pas le moins du monde offusqué d’être appelé Monsieur le Cuisinier. Mais là, c’est différent.

Je dois me redresser, changer de posture pour ne pas rester figé sous le coup de l’agacement. Comme si de rien n’était, il répond ensuite à ma question sur son alimentation. Mais l’inquiétude de le savoir suffisamment nourri a doucement laissé place à une certaine irritation, sans que je le veuille. Ma mâchoire se crispe un peu. Il est trop tard pour ces bêtises.

Tant mieux s’il mange de tout, je n’ai pas le courage de me lancer dans des explications sur ce que la croissance prévoit pour lui. Je laisse le soin à un autre adulte de lui conter les plaisirs à venir de la puberté. Le summum du toupet vient quand il finit par réclamer un verre d’eau. Tu m’étonnes qu’il a soif, après ce qu’il vient d’engloutir.

Sans avoir répondu à sa question sur les légumes, je m’éloigne des deux pour aller chercher ce qu’il m’a demandé. Parce que malgré la contrariété que je ressens, là tout de suite, je me vois mal le renvoyer dans son dortoir assoiffé.

Quand je reviens, mon regard glisse sur les deux élèves côte-à-côte. Je m’adoucis un peu en regardant Elam, que je plains sincèrement d’avoir été réveillé par le petit malotru qui semble lui servir d’ami. Je dépose un peu sèchement le gobelet devant le deuxième année et quelques gouttes d'eau éclaboussent la table.

- Bois vite. Vous devriez retourner dans votre dortoir, il est tard. je dis platement.

En attendant qu’il termine son verre, je reste debout près du feu, les bras à nouveau croisé sur le torse. Seul le discret tapotement régulier de mes doigts trahit mon impatience face au gremlin et son copain.

412 @Dorian Peachey - @Elam Thomais

Cuisinier à Poudlard depuis octobre 2050
#333d7b

Nuit La Fringale de Minuit
L'atmosphère changea légèrement et Dorian sentit un petit frisson parcourir son dos, comme un signal pour lui dire qu'il venait de faire une gourde. Le garçon observa le cuisinier de plus près quand il alla lui chercher un verre d'eau. L'adulte avait l'air tendu et il avait surtout l'air de prendre sur lui. La fatigue peut-être ? Il était plutôt tard et peut-être que le cuisinier voulait dormir. Pour l'aiguiller, le Poufsouffle sentit son ami lui mettre un coup de coude dans les côtes.

"Aïe !", le blondinet murmura avant de se retourner vers Elam qui lui lançait un regard noir. Ouais, il avait foiré quelque part et le jeune blond ne prit pas très longtemps pour se rendre compte de sa bêtise. En prenant un temps de réflexion, le Poufsouffle se rendit compte de ses propos qui étaient très maladroits. Le cuisinier avait bien le droit d'être irrité, le blondinet venait de lui balancer que son nom n'allait pas avec sa tête. Réfléchir avant de dire quelque chose n'était pas la compétence sociale la plus développée de Dorian, il réfléchissait après le désastre.

Le verre posé sèchement sur la table fit sursauter le Poufsouffle qui était dans ses pensées. Le regard du blondinet tomba sur le verre qu'il avait demandé puis sur les doigts de l'adulte qui tapotaient son bras. Il était énervé et Dorian commençait à avoir un peu peur. Mais c'était à lui de réparer le tir, c'était de sa faute, puis il pouvait toujours sentir le regard noir d'Elam sur lui.

"Hum... Si vous voulez, je vous appelle Monsieur Knott, et... hum, sinon, vous pouvez m'appeler Monsieur Pêche ou... ou le pichet d'eau parce que en français mon nom ça se prononce comme pichet... Et... heu.... Sinon vous m'appelez par mon prénom et je fais pareil, FIN... HEU.....", boire et vite ! Dorian attrapa le verre d'eau, totalement paniqué et le vida complètement avant de reprendre la parole. "À part ça, vous avez un animal de compagnie ? Genre, un serpent comme Miss Kyros, il s'appelle Lerny, je crois et il est tout blanc, tout mignon ! Ou peut-être un rat comme M'sieur Ingham ! D'ailleurs je l'ai aidé pour faire le parcours de Rotanev pour pas qu'il tombe. Puis si vous avez un rat, ça serait trop bien ! Il pourrait devenir ami avec Rotanev, parce que les rats, ils ont besoin de compagnie tout le temps, ils aiment pas être seuls et...", le blondinet leva la tête rapidement et croisa le regard de Mister Knott. Il venait de divaguer et de changer de sujet.

Le petit blond baissa les yeux et murmura un "pardon...", avec des joues cramoisies. Il n'avait vraiment pas envie que l'adulte s'énerve encore plus surtout qu'il commençait à aller mieux. Dorian commença à se frotter la tempe droite avec ses doigts, un tic nerveux.

474mots
@Elam Thomais (action vu avec le joueur), @Gareth Knott j'ai oublié de le dire dans le post précédent mais bien sûr que j'ai rien contre le nom de Gareth, it's very demure, j'ai juste l'habitude de faire dire n'importe quoi à Dorian. :wise: D'ailleurs je l'ai perdu là. :ninja:
Dernière modification par Dorian Peachey le 16 nov. 2025, 00:24, modifié 1 fois.

Couleur: #253725 - 2A RP - Dorian le clown de service pour vous servir - Machine de guerre de Poufsouffle - Le pot de colle d'Elam Thomais - Petit Lutin - Animal Sauvage

Nuit La Fringale de Minuit
Je vais le taper. C'est aussi simple que ça. Ou le poignarder à coups de baguette, au choix. Par tous les Dieux, mais comment on peut proférer ce genre de stupidités sans penser aux conséquences ? C'est juste pas possible. Et pas normal.

-"T'es insortable."

Je ne tente même pas de retenir ma phrase : les traits de Monsieur Knott se sont raidis, et il a l'air très agacé par notre visite maintenant. Son inquiétude pour Dorian s'est envolée. Le positif du violent coup de coude que je lui inflige, c'est qu'il le fait réfléchir sur les conséquences de ce qu'il vient de dire. Aie ? Je lui fais les gros yeux. Si il OSE se plaindre... Monsieur Knott lui donne son verre d'eau en le posant sèchement devant lui. Je sursaute légèrement. Mon regard ne quitte pas mon ami. Tu vas réparer ta bêtise. Si tu empires ton cas, et seulement si tu réussis à l'empirer, je viendrais à ton secours. Le Cuisinier est resté debout, et ses doigts tapotent de manière impatiente sur ses avant-bras, qu'il a croisé devant sa poitrine. Je ferme lentement les yeux en me pinçant l'arrête du nez.

Dorian tente, tant bien que mal, de se rattraper. Je retiens sans mal le ricanement sarcastique et peu charitable qui tente de s'échapper de mes lèvres. En revanche, je continue de l'assassiner du regard, qu'il comprenne à quel point il a été intelligent sur le coup. Je finis malgré tout par marmonner une litanie de jurons, à base de "boulet", "imbécile" et "pas foutu de se débrouiller tout seul". Heureusement, la majorité sont en arabe, il ne comprend donc pas. Je m'en voudrais un peu de le blesser. Il finit par prendre la teinte rouge d'une tomate bien mûre, et je prends pitié de lui. Je me lève et pose une main sur son épaule, tout en m'adressant à Monsieur Knott.

-"Je pense que mon ami est fatigué. S'il vous plait, pardonnez le pour les bêtises qu'il a dit. Je pense qu'on va retourner dans nos dortoirs, et ne plus revenir vous importuner." J'accentue bien le plus. Comme pour dire "plus JAMAIS". Et pour être sûr qu'il ait compris, je coule un regard suspicieux vers Dorian, histoire qu'il capte bien le message subliminal, à savoir : on ne revient plus dans les Cuisines à partir de ce soir, et ce jusqu'à ce qu'on ait passé nos ASPICs. Pour faire bonne mesure, j'adresse un sourire gêné au Cuisinier, avant d'esquisser un mouvement dans la direction de la porte de sortie.

_____________
423 mots
@Gareth Knott, @Dorian Peachey

anglais : #fcff35 ✦ arabe : #a74255
et le p'tit pou de Dorian Peachey - P'tite pelote de coton - Capt'ain Obvious de la CIS - Elou - Adelaidem admiror ; dea est - P'tit saloupiaud - Leprechaun - Douceur d'Adélaïde