RP ++ Baby blues 12.10.2050 E.W

- T'es folle. Dit le garçon ironiquement après que sa camarade ait fini son discours. Ce n'est pas tant qu'il la prenait pour une folle, c'est surtout que ce qu'elle disait était plutôt censé. Sa question pouvait effectivement être interprétée et répondue ainsi alors Redose lui lança un "t'es folle" en riant légèrement à sa propre remarque.

Élisabeth lui avait donné une certaine question, à laquelle le garçon a besoin d'un peu de temps pour réfléchir. Il devait faire marcher sa mémoire pour comprendre ce dont sa camarade parlait, "aurait-elle pu vraiment tout détruire autour d'elle ?" se demande le garçon. Qu'a t-elle vraiment détruit après tout, aux yeux du garçon elle a peut-être perdu des amis, mais ne les a t-elle pas perdu en étant elle-même ? Peut-on vraiment appeler "destruction" quelque chose qui se présente vraisemblablement plus comme une assomption de soi de laquelle résulte des dommages collatéraux, que comme une destruction consciente et volontaire des relations dans lesquelles elle était impliquée ?
Compliqué à dire, il faut un peu plus de temps, et un coup de peps.

Le garçon, reprit son verre et engloutit cul-sec le contenu de son verre. C'était immonde, prendre une petite gorgée était atroce, prendre le verre entier d'un coup c'est la même sensation multipliée par chaque gorgée contenue dans le verre et divisée par le temps qu'a prit le contenu pour glisser dans sa gorge, moins d'une seconde.

- Tu comptes le boire ? Demanda t-il, le visage sérieux comme pas possible.

S'il avait attendu une réponse de sa camarade, il n'aurait pas eu le courage de terminer ce beuverage. Redose s'en saisit donc sans attendre la réponse d'Élisabeth. Et la sensation de la première gorgée avait était multipliée par chaque gorgée contenue dans le premier verre, divisée par le temps qu'a prit le contenu pour glisser dans sa gorge, multipliée par chaque gorgée contenue dans le second verre, divisée par le temps qu'a prit le contenu pour glisser dans sa gorge.
Les sens de Redose étant particulièrement développés, l'enfer se trouvait maintenant sur le bout de sa langue, et l'élève ne pouvait rien y faire. Il n'afficha rien, son visage demeurait dure et sérieux, réduit au silence dès qu'il a vidé son verre. Réservé, on pouvait s'attendre à ce qu'il vomisse, qu'il se gave de frites, qu'il se lave la bouche...

Mais dans ces trois cas, il aurait forcémment gaspillé de la nourriture. Qu'il s'agisse de la petite bouchée du burger, d'une frite, ou du jus. Dans tout les cas, il ne pouvait pas se permettre de vomir. Il ne gaspillerait jamais ne serait-ce qu'un gramme de viande. Il ne jetterais jamais ni les os ni les abats.

Après quelques temps, son visage prit un ton plus doux.

- Plus sérieusement, je suis heureux qu'elle te "sauve" et je pense sincèrement que tu seras une bonne mère. C'est du gagnant gagnant. Dit-il avec humour, ce n'est pas comme si Élisabeth avait eu cet enfant spécifiquement pour aller mieux, ou aller bien.

Elle n'aurait jamais pu le faire, c'est beaucoup trop cruel d'élever ainsi un enfant, de manière si égoïste et égocentré. Et puis, ç'aurait été un pari excessivement trop risqué, il y avait tellement peu de chance qu'Eden "sauve" Élisabeth ou améliore ne serait-ce qu'un peu ses conditions de vie.

Cette situation est idéale, presque utopique, on ne la considérerait pas sérieusement et elle aurait plus sa place dans un livre que dans la réalité du point de vue du garçon. Il y'avait tellement peu de chance que les événements tournent ainsi, quelles étaient les chances pour qu'Élisabeth soit heureuse séparée de sa famille, de ses amis, dans un endroit qui lui est inconnu, avec des gens qui lui sont inconnus, à devoir s'occuper d'un bébé... Ça ferait un bon compte, mais c'est difficile à croire.

- C'était pas vraiment ma question, mais peu importe en vérité. Je voulais faire la conversation, mais c'était un peu ridicule en vérité. Reprit Redose, il n'avait envie de parraître brutal, mais elle n'avait pas vraiment répondu à sa question.
Le garçon posa sa ête sur l'épaule d'Élisabeth.

- Quel que soit son statut de sang je serais là pour vous tu sais. Lui dit-il, se saisissant d'une mèche qu'il faisait tourner autour de son doigt, les yeux fermés, il sentait les cheveux d'Élisabeth. Ses cheveux sentent plutôt bon malgré l'effondrement mental et l'anxiété.

L'odeur est vraiment réconfortante pour le garçon, en particulier après avoir bu quelque chose qu'on pourrait confondre avec de l'éthanol 114% qui se trouverait être perimé.

- J'ai besoin de temps, tellement de temps... J'aimerais bien pouvoir le suspendre, j'en abuserais sans doute, je resterais sans doute plusieurs mois, voire plusieurs années, dans le temps suspendu. Et si je pouvais marcher... Lui dit-il, l'intonation lente et discrète. Un ton sans saveur, fade. On pouvait sentir l'envie, le rêve à travers les rêves du garçon. Un rêve de liberté et de solitude en dehors du temps.

Pour certaines personnes, c'est impossible à saisir, mais pour d'autre c'est une évidence.
La solitude que l'on peut trouver quand rien n'y personne ne peut nous voir, nous solliciter, nous parler. La liberté que l'on peut trouver à ne pas avoir à se soucier de son lendemain, ou d'un futur théorique et lointain. Ne pas avoir à se nourrir, ne pas avoir à s'hydrater, ne pas avoir à se soucier de rien de ce qui peut être, ni de ce qui pourrait être, ni même de ce qui sera. Tout ça apporte un confort mental tel... C'est un rêve irréalisable, une utopie dystopique et controversée, un fantasme qui s'avérerait terrifiant si réalisé.

Redose laissa apparaître un sourire mélancolique, qu'Élisabeth ne saurait voir sans un miroir pour lui montrer l'expression qu'arbore l'oiseau sur son épaule.

Assez peu étonnamment, Redose finit par se retirer. Et à partir dans un monologue que la fille aurait probablement un peu de mal à comprendre, mais qu'importe. Un soudain gain d'énergie la laissera sans doute sans voix ?

- Je rigole, c'est inenvisageable haha. La lumière ne parviendrait pas à mes yeux, je serais plongé dans le noir total, le son ne parviendrait pas non plus à mes oreilles, je ne crois pas que mes sens fonctionneraient en général et je finirais par sombrer dans la folie. En plus si le temps est suspendu alors le moindre mouvement est le plus rapide au monde, plus rapide que la lumière, ça équivaudrait à détruire quelqu'un rien qu'en le touchant il me semble. Ça et le fait que jouer avec le temps est totalement débile, même pour le plus expérimenté des sorciers. Haha... Le rire de Redose se fit fort et exagéré, avant de redescendre.

- Ha... Plus mélancolique est doux

- ...

Son visage, sérieux et marqué par une tristesse inconnue à nouveau, s'inscrivait parfaitement dans le silence qu'il créait. La pauvre Élisabeth n'avait eu aucune occasion de parler, le garçon monopolisant la conversation et créant une ambiance lourde dont il semblait être seul et unique maître, ce n'est pourtant même pas sa chambre.

- J'ai peur que ma présence ne soit nocive. Contrairement à toi, je n'ai pas trouvé ma place ici. J'ai l'impression d'être un étranger à cette famille, et à tout le monde. Je sais pas si j'arriverais à faire quoique ce soit de moi. J'ai réussi à perdre ce que j'avais pas. Si je reste ici, je vais tout corrompre. Et si je pars, je vais décevoir les seules personnes qui ont bien voulues m'accueillir. Lui confia t-il.

- Je n'ai pas besoin de temps en vérité. J'ai besoin de changer... Le seul moyen pour que je change, c'est de te vaincre. Dit-il, tournant sa tête vers Élisabeth quand auparavant son regard était tombé dans le vide. Il laissait apparaître un sourire sournois.

Le garçon se jeta sur sa camarade et l'attaqua de toutes les chatouilles qu'il avait en stock. Il n'avait absolument aucune pitié et ne craignait pas les coups. Sans peur, le lion avait terrassé le blaireau quand le blaireau se montrait le plus vulnérable, il avait baissé ses défenses par empathie. "MOUAHAHA" pensa le garçon, avant de laisser s'échapper un rire diabolique et terrifiant "MOUAHAHA" fit-il aussi, et encore, jusqu'à ce que sa camarade n'en puisse plus.

S'il ne pouvait pas dessiner un sourire sur son visage, alors il l'imposerait par la force.
C'est comme de la violence, mais pour faire rire et sourire, donc c'est de la bonne violence !

NaNoWriMo : 1406

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Si Éli n'avait pas été d'humeur aussi fragile, il était évident que la réponse directe du garçon l'aurait fait rire sans retenue. Folle, elle l'était peut-être de croire qu'avoir un enfant à quinze ans pouvait être son salut, que finalement tout était écrit pour arriver jusqu'à Eden. Que sa fille soit sa porte vers un avenir plus fort et positif, tourné vers des choses bien plus constructives, vers des envies et des motivations complètement différentes, vers une version d'elle qui voulait vraiment être meilleure. Elle était peut-être folle de penser ça, et alors ? Lorsque les heures sombres de cette journée n'avaient pas encore eu raison de son moral, oui c'est ce qu'elle avait fini par croire naïvement.

Si elle le pensait fortement, elle comprenait aussi parfaitement que Redose n'en soit pas aussi convaincu. Il l'avait traité de folle en riant un peu, ce qui penchait plutôt vers l'hypothèse de la blague, mais le dicton qui tournait dans la tête d'Éli disait aussi qu'il y a toujours une part de vérité dans chaque ironie non ? Peut importe, la jeune fille ne chercha même pas à savoir si cette affirmation de folie reflétée ou non les réelles pensées du griffon, pour la simple raison qu'elle ne se sentait pas du tout capable de gérer de nouvelles émotions négatives aujourd'hui si c'était effectivement le cas. Non, elle préférait largement ne rien savoir du tout.

De toute façon, toutes les questions de la jeune fille venaient à l'instant de s'enfuir face à la vision étonante du garçon. Venait-il vraiment de boire d'une traite l'intégralité de son verre de .... cette substance indéterminée... sans même grimacer un peu ? Clignant plusieurs fois des paupières, un peu ahurie, Éli dû se retenir de ne pas paraître outrageusement écœurée par son geste. Intérieurement, elle pouvait presque encore sentir elle-même le liquide affreux couler dans sa gorge, et lui donner envie de vomir, mais elle fit tout son possible pour ne presque rien laisser paraître extérieurement par politesse. Après tout, il avait pris de son temps pour lui faire ce cocktail, et il avait plutôt l'air de l'apprécier lui, elle serait bien mal placée pour lui jeter ses commentaires désobligeants à la figure. Entre sa fin de grossesse extrêmement fatigante, ses crises de migraines en recrudescences et son accouchement, on ne pouvait pas dire qu'elle avait été très utile à la maison. Qui était-elle pour critiquer ses efforts, aussi ratés soient-ils ?

Enfin ratés.... visiblement pas pour tout le monde.
En entendant Redose lui demander si elle comptait boire son verre, elle dû se retenir de lui répondre spontanément un "sureeeeement pas berk" mais elle se contenta d'un non de la tête, un peu plus surprise encore. De toute façon, il n'avait même pas attenu sa validation pour le faire, et elle l'observa boire de nouveau l'autre verre comme s'il aimait vraiment ça. Sérieux Red' ? Tu restes vraiment un mystère pour moi parfois ! Berk... Comment faisait-il ? Est-ce qu'il aimait pour de vrai ? Est-ce que c'est elle qui avait des gouts trop particuliers ? Après tout c'était possible non ? Peut-être que la grossesse lui avait complètement déréglé les saveurs. Est-ce qu'il avait un risque pour qu'après l'accouchement les changements, toutes ses perceptions perturbées pendant des mois restent bloquées indéfiniment ? Est ce qu'elle pouvait garder le dégoût pour des choses qu'elle aimait avant ? Nooon, c'était complètement absurde. Ou pas ? Légèrement inquiète, Éli laissa ses interrogations de coté pour ne pas oublier de vérifier aprés. Il faudrait quand même qu'elle les pose à Diarmuid un de ces jours... un de ces jours oui...peut être rapidement quand même.

Mais la jeune fille dut se remettre assez vite de cette vision et de ses pensées inquiètes pour écouter le griffon. Elle referma d'un mouvement rapide sa bouche qui s'était légèrement ouverte sous la surprise, car sans rien laisser paraître d'un quelconque trouble, Redose continuait dejà normalement la discussion, juste après avoir terminé le deuxième breuvage. Ses paroles étaient une nouvelle fois pleines de douceur. Étrange.... Depuis le temps qu'elle le connaissait, les fois ou, dans la même journée elle avait entendu sortir de la bouche du griffon tant de sincérité réconfortante, et de bienveillance était rare, très rare.... inexistante en fait ! Elle commençait même à se demander si son état post accouchement, n'était pas un état post-traumatique trop puissant pour elle à gérer. En plus de ses papilles, le choc avait sûrement dû attaquer aussi ses neurones, ce n'était pas possible autrement ! Elle aurait dû s'en douter. Pourtant, il n'en était rien, et la suite des paroles du griffon replacèrent l'esprit de la jeune fille bien en face de la réalité.

Du donnant donnant... Esquissant un très très léger sourire, la poufsouffle, même si elle avait apprécié l'élan de sincérité du garçon, fut rassurée de reconnaître dans ses mots son effronterie habituelle. Elle n'avait donc pas halluciné le reste de ce moment, mais la réflexion qu'il venait de faire, presque par amusement donna l'impression à Éli d'avoir reçu un cognard en pleine tête. Est ce qu'elle serait une assez bonne mère pour mériter ça ? Donnant donnant, mais est ce qu'elle remplirait sa part du marché ? Est-ce que sa fille serait heureuse qu'elle ait fait ce choix, même si jeune, même dans ces conditions ? Est ce qu'au fond elle n'avait pas été très égoïste en lui imposant ça ? Est-ce qu'Eden ne lui reprocherait pas cette vie plus tard ? Le regard un peu plus bas, les insécurités de la jeune fille remontaient doucement. Son sentiment d'imposture maternelle venait de retrouver le chemin de cette chambre, et les mots que le garçon ajouta ensuite n'aidèrent en rien.

C'était donc "juste" pour faire la conversation qu'il s'était intéressé à sa fille ? Devait-elle comprendre qu'en réalité, il s'en foutait un peu, et qu'il n'avait parlé que pour lui faire plaisir à elle ? La poufsouffle à ses mots baissa les épaules un peu anéantit. Elle aurait dû s'en douter, c'était trop beau. Ridicule... C'était à ce point donc ! La tête que Redose posa sur son épaule lui sembla à ce moment bien lourde. Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu joues avec les mots comme ça ? Tu sais qu'ils vont me faire plus mal encore....

La jeune fille fatiguée ne comprenait que la moitié de ce qu'il disait, elle changeait de point de vue et d'humeur en un claquement de doigts sans en comprendre elle-même la cause. Mais en entendant la suite des mots griffondor, éli se sentit complètement bête d'avoir eu de telles pensées négatives à son égard. "Quel que soit son statut de sang je serais là pour vous tu sais." Ok, visiblement, "ridicule" n'avait pas vraiment le même sens pour le garçon, son esprit insecure avait une fois de plus imaginé n'importe quoi. Pourquoi avait-elle systématiquement ce reflex de penser à mal aujourd'hui ? Pourquoi tous ses démons semblaient vouloir se souvenir d'elle ? Redose n'avait tenté que de lui offrir du positif aujourd'hui pourtant, qu'est ce qu'elle avait à tout voir en noir à la fin !!! Non, définitivement, ce n'était vraiment pas une bonne journée, et elle n'arrivait pas à savoir pourquoi... le griffon faisait tout ce qui était en son pouvoir pour que cela le soit, elle était vraiment la pire amie en fait ! Il n'y avait que ça comme explication.

La tête encore sur son épaule, les doigts du garçon venaient machinalement de saisir l'une de ses mèches de cheveux pour l'entortiller. Ce geste...son geste avait il la même connotation pour lui que lorsqu'elle le faisait elle ? La jeune mère n'en était pas sur du tout, en tout cas, étonnamment le sentir faire ça eut un effet apaisant sur elle par procuration. Légèrement, plus calme, un poil de boursouflet moins alourdis par ses pensées parasites, elle fut surprise de sentir une larme couler sur ses joues, suivit de quelques autres, encore...

Pourquoi ? Éli se sentait de nouveau plutôt bien là, avec lui. Il venait de lui créer un espace plus léger, une sincérité de parole assez rare, dans un environnement sécurisant, pourquoi pleurait elle à nouveau comme ça alors ? Elle n'avait pas le droit... La suite de son discours griffondor parut très lointain et flou pour la jeune fille.

De nouvelles paroles.... il avait besoin de temps... elle aussi... son esprit était en train de dévier...elle aurait bien aimé se trouver à nouveau dans cette bulle onirique, suspendue loin... au moins quelques heures , quelques jours, pour enfin réussir à réaliser ce qui venait de les propulser dans ce monde d'adulte beaucoup trop jeunes... tout ce chaos qui tourbillonnait autour...c'était trop.... elle se souvenait de ce moment qu'elle avait volé au griffon, d'un étrange rêve sous bonbons un peu truqués....tout etait si paisible ce jour-là, si étrange et calme à la fois... la réalité assoupie était si douce...les yeux clos dans le parc de Poudlard tout semblait couler, fluide et parfait jusqu'à ....ce réveil en sursaut.... Jusqu'à Constance....jusqu'à ce que la réalité ne la pique de nouveau bien plus fortement.... Jusqu'à ce que sa présence dans l'herbe, si proche du garçon.... sa main dans la sienne, ne pose à nouveau problème aux yeux des autres....jusqu'à ce que les effets des bonbons s'étiolent et ne leur rendent leur vie... ce souvenir...pourquoi c'était il imposé à elle maintenant ?

Le mouvement du garçon, relevant sa tête effaça toute trace de rêverie chez Éli. Il fallait qu'elle l'écoute. Il fallait qu'elle se reprenne mais....c'était si difficile. Même concentrée sur ces mots qui coulaient de nouveau vers elle, la jeune fille n'avait pas saisi la moitié du cheminement de pensée de Redose. Son rire par contre, elle l'avait entendu. Trop fort, trop faible... elle ne savait plus la norme, elle ne savait pas ce qui la dérangeait dedans, mais elle ne lui trouvait rien de très naturel. Est-ce qu'il essayait juste de surjouer la joie dans la pièce pour compenser sa tristesse à elle ? La suite fit paraître sa théorie improbable.

Redose semblait triste lui aussi, loin , ou un peu différent... Décidément, elle n'arrivait vraiment pas à le décoder aussi facilement que d'habitude aujourd'hui ! Fronçant les sourcils, elle se contenta d'écouter sans réagir.
" J'ai peur que ma présence ne soit nocive.... J'ai l'impression d'être un étranger à cette famille.... si je reste ici, je vais tout corrompre. "

Un vent de panique commença à tourner....il comptait partir finalement... c'est en tout cas ce qu'éli interpréta de ces paroles....meme lui aller fuir...elle se sentait bien dans cette famille mais à quel prix ? Est-ce que l'envie qu'il avait de s'échapper de cette vie, son impression d'être nocif ici était dû à sa présence à elle, ou plutôt à celle de leur enfant ? Est ce qu'elle était aussi inintéressante, est ce qu'elle ne valait pas assez le coup... personne ne voulait jamais persévérer en sa présence... Est-ce que ses choix gâchaient la vie de ceux qu'elle aimait à ce point ? Peut-être au final que c'était elle qui était la plus nocive... pour elle meme, pour ses amis, pour sa fille... elle l'avait été pour Gideon, et elle l'avait été pour Redose aussi.. visiblement elle l'était toujours pour lui indirectement....

"J'ai besoin de changer...". Interdite, Éli ne comprenait plus rien, ou bien comprenait elle trop bien justement ? Il était là pour elles, mais il voulait changer et partir ? ... il voulait... la vaincre...? Elle comprenait de moins en moins.... De toute façon, elle perdrait assurément s'il tentait quoi que ce soit maintenant, pire... elle se laisserait même, une fois n'est pas coutume, complètement faire face à lui. La maintenant...elle n'avait plus aucune résistance...plus aucune force, plus aucune envie de....

...mais le sourire du griffon la fit douter de ses réelles intentions de duel. Qu'est-ce que tu veux à la fin Red ?! Complètement perdue, Eli ne s'attendait clairement pas au retournement de situation qu'il lui réservait juste après. Comme l'enfant qu'il était encore , le garçon venait de se jeter sur elle. Amorçant sans retenue les hostilités d'une guerre dont il était très difficile de ressortir autrement qu'avec le sourire aux lèvres. Éli se laissa aller en victime, les yeux déjà brillants de cette bonne humeur forcée. Elle n'avait pas réellement envie de rire, mais par la force des choses elle entendit ses propres éclats s'échapper malgré elle, pour monter entre les mur de cette chambre. Étonnamment, elle s'amusait à recevoir, et même à lui rendre le double de ses attaques. Bien sûr que la technique de réconfort du garçon était biaisée, même un peu maladroite sûrement, mais elle fonctionnait. Par Godric, elle fonctionnait même très bien !!!

Il la connaissait beaucoup plus qu'il ne voulait bien le dire, et il venait de le prouver en cumulant depuis son entrée dans la chambre, une somme de petites choses auxquelles la jeune fille était particulièrement réceptive : la nourriture, la sincérité, le partage, le réconfort physique, et maintenant le rire. Comment pouvait-elle ne pas aller mieux après un combo comme celui là ? Il avait gagné... bien sûr qu'il avait tout gagné aujourd'hui, elle ne pouvait que faire tomber les armes de la tristesse à ses pieds....et pourtant....les larmes de la jeune fille coulaient toujours sur ses joues, et même si une majorité de ces gouttes salées et discrètes ne pouvaient qu'être dû à cet incontrôlable fou rire, toutes ne l'étaient pas. Le rire qu'elle ne tenté même pas de retenir renvoyait sûrement très bien sa victoire au garçon, pourtant l'ombre de la tristesse irrationnelle d'Éli était toujours là, bien cachée derrière ce masque de joie.

- c'est...... bon.....J'me.....rends....T'as .....ga....gné.... Le souffle un peu coupé par les rires residuels, au milieu de cette journée un peu entre parenthèses des autres, éli avait envie de poser au garçon la question qu'elle avait mise volontairement de coté depuis quelques semaines. Après tout, pouvait elle faire pire impression que cette personne ambivalente qu'elle était aujourd'hui devant lui ?
- j'peux te d'mander .... Reprenant encore un peu son souffle......un truc ?

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- Comme il te plaira écoute. Donna le garçon à sa camarade en guise de réponse, quand il ne pensait pas ainsi pour autant.

À ses yeux, qu'elle ressente le besoin de demander, À DEMANDER, quoique ce soit... Ce n'est pas annonciateur d'une demande facile. Au contraire.

Aux yeux du garçon, Élisabeth a gagné. Elle a un endroit où vivre, elle a gardé la magie dans sa vie, elle a une nouvelle famille avec qui elle s'entend bien. Elle a Eden, sa fille, qui visiblement l'aide à aller de l'avant et à aller mieux. Elle mange à sa faim, boit à sa soif, elle dort quand elle veut et guérit lentement. Peut-on imaginer une meilleure situation dans son cas ?
Elle a pu voir les éléments indésirables de sa vie disparaître d'un coup.

Le garçon, l'innocence la plus sincère possible, se demande ce qu'elle voudrait vouloir de plus.
Si ce n'est pas une ruse pour lui sauter au cou et l'attaquer, alors qu'est-ce ? La dernière chose qu'elle pourrait demander, c'est le garçon.
Il a beau être là pour elle, l'est t-il assez pour autant ? Le garçon commence ç craindre qu'elle ne lui en demande trop.

Pourtant, ce n'est pas dans ses habitudes, ni dans sa personnalité. Ce n'est pas le genre d'Élisabeth de demander une telle chose et sans doute ne le fera t-elle pas.

Mais alors la question reste en suspend, que peut-elle bien vouloir demander au point de demander à demander, alors même qu'elle a tout ce qu'elle peut avoir voulu dans sa vie et plus encore. Une famille, un environnement sain, la magie, ses amis. Quoi ? Quoi ?

- Quoi ? Demanda de manière nonchalante, comme à son habitude, le garçon.

NaNoWriMo : 287
Dernière modification par Redose Omniak le 30 nov. 2025, 20:18, modifié 1 fois.

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Si le garçon n'avait pas l'air de vouloir refuser la demande d'éli, il ne montrait pas non plus une envie très prononcée d'entendre la question qu'elle avait besoin de lui poser. Est-ce que le timing était véritablement le bon pour ce genre de requête ? Surement pas, mais peu importe, ça faisait trop longtemps qu'elle voulait savoir, et il était temps de mettre le souaffle dans le plat une bonne fois pour toutes avec lui. Sans se souvenir précisément du moment où il lui avait dit ses mots, la jeune mère avait conservé dans son esprit une phrase du griffon presque comme une citation à méditer. À travers ses mauvaises nuits au château, les mots du garçon lui étaient déjà revenus plusieurs fois en mémoire, la faisant réfléchir sur le sens qu'il avait pu leur donner, mais depuis qu'elle était ici, depuis que tout c'était accéléré dans leurs vies, cette phrase raisonnait différente, et bien plus fortement en elle.
"Je suis du genre à considérer que nos accidents, nos fautes, ainsi que nos erreurs, je suis du genre à considérer qu'elles révèlent beaucoup sur nous, peut-être plus que nos actes et nos mots.[...]Mais j'imagine qu'il y'a des erreurs qui font évoluer dans le bon sens."

Eli ne savait pas si l'arrivée d'Eden allait faire évoluer Redose dans le bon sens ou non, ou même si cet enfant allait ne serait ce que changer quelque chose pour lui ou pas, mais étrangement dans cette phrase ce n'est pas ce qui l'avait le plus questionné ces derniers jours. Accident, faute, erreurs... Tout se jouer plutôt là. Ses pensées de plusieurs mois étaient si égoïstes qu'elle s'en rendait presque coupable de vouloir lui poser la question séquestrée depuis trop longtemps. Ça ne ferait en rien avancer son avenir ni celui d'Eden, mais elle avait besoin de connaître le ressentit du garçon sur ce qui finalement, les avait mené jusque-là. Ça ne changerait absolument rien à leur passé ni à leur futur, et elle savait d'ailleurs que la réponse du griffon lui ferait sûrement bien plus mal que l'absence de réponse qu'elle avait maintenu depuis des mois par manque de courage. Mais il fallait qu'elle construise l'avenir sur des bases saines, et ça commençait par arrêter les mensonges par omission, les non-dits, les doutes et les ruminations trop douloureuses. La communication entre les deux adolescents était un point clef pour réussir le reste, et cette fois elle ne voulait pas échouer par peur d'entendre ces réponses. Décidément, devenir adulte était un travail qu'elle avait largement sous-estimé,

Après une profonde respiration, éli redressa son dos puis repris une position en tailleur, se tournant un peu pour lui faire face. Ses yeux cherchaient les siens, elle voulait lire dans son regard la réponse avant de l'entendre, juste pour être sûr qu'il ne se servirait pas de sa tristesse du jour pour éluder les choses. Elle ne voulait pas de sa pitié, elle voulait sa vérité juste ça.

- Tu regrettes ? Déglutissant difficilement, elle savait que ces deux mots ne serviraient sûrement pas à préciser le fond de sa pensée, et même si elle allait avoir du mal à prononcer le reste, il fallait que le garçon comprenne parfaitement de quoi elle parlait. Si elle ne voulait plus avoir de doute sur sa réponse, il fallait qu'il n'en ait aucun sur sa question. Alors sans lui laisser le temps de parler, éli enchaîna ses mots sur un rythme un peu plus rapide, comme pour se débarrasser de ce poids.

-...C'qui s'est passé entre nous ? Je ... Hésitant malgré tout, elle se força à ne pas laisser couler les larmes qui déjà se préparaient aux coins de ses yeux. Tais-toi !! Ne continue pas, ça va te détruire un peu plus... Tais-toi par Helga ! Mais elle devait lui demander, elle s'était beaucoup trop de fois retenu par peur, aujourd'hui c'était terminé. Quoi qu'il lui dise de toute façon, s'il le penser vraiment, fermer les yeux dessus ne changerait rien. Elle était minable depuis quelques heures, un peu plus un peu moins, autant le faire maintenant. Ses nuits, à défaut d'être plus longues, plus reposantes ou plus silencieuses seraient au moins allégées de cette question.

- Est-ce que tu regrettes c'qu'on a fait dans la salle sur demande ce soir-là ? Le soir ou on a fait...Eden. Est-ce que t'aurais préféré qu'ça n'existe jamais ? Est-ce que tout ce qui c'était passé après ce fameux jour avait entacher définitivement le moment qu'ils avaient partagé ? Est-ce que le garçon avait envie de remonter le temps pour effacer les faits ? Est-ce qu'il choisirait cette option si on lui en donnait l'occasion ? Eden mise à part, est ce que leur relation resterait dans la tête du griffon comme une expérience détestable ? Est ce que pour lui ce qu'ils avaient partagé était classé dans la case accident, faute, erreur ou pire encore ? Est-ce qu'il considérerait toujours le souvenir de leur première fois comme "le moment qui lui avait gâché la vie" ?

Espèce de goule va ! Dans le genre t'es vraiment stupide ... Pourquoi tu lui demande, bien sûr qu'il regrette ! Qui ne regretterait pas tout ça ? Et pourquoi ? Pour un instant petit instant de vous ? Tu rêves... Sûrement pas lui. Pourquoi tu t'infliges ça ? Pourquoi tu t'infliges ça maintenant ? Tu ne te sens pas déjà assez mal ? Tu ne peux pas juste profiter du moment qu'il t'offre sérieux !!!
Mais non, elle ne pouvait pas. Étrangement, ce sentiment d'incapacité, de fragilité émotionnelle et hormonale semblait avoir aussi la conséquence d'attiser son désir de vérité. Comme si inconsciemment pour avancer dans son rôle de mère, la jeune fille avait besoin de connaître l'histoire d'Eden depuis son début, toute l'histoire, la version du garçon aussi. Celle qu'elle s'inventer ne suffisait plus.

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- Pas vraiment. Répondit presque instinctivement le garçon, comme s'il s'attendait à la réponse qui, assez peu étonnamment, s'avère être une question. Ce n'est pas vraiment le cas, c'est même le contraire.

L'enfant chahuteur s'était mit à quelques peu paniquer intérieurement, se demandant à quel point la question ou la demande serait violente au point qu'Élisabeth ne ressente le besoin de demander À DEMANDER.

Au final, même si la question était difficile, elle demeure abordable. S'il regrette... Le garçon a toujours vécu en subissant l'univers, peut-on regretter lorsqu'on a pas le choix ?
Non.

Il est difficile de regretter quand le choix c'est de faire le mal pour se faire du bien, ou prendre sur soi. Voler pour manger, ou respecter la loi. Tuer pour se défendre, ou souffrir en silence. La nature a façonné Redose de sortes à ce qu'il soit égoïste, à plus forte définition, le garçon n'est pas "simplement égoïste". C'est un innovateur, un preneur de décision, il ne suit pas ou alors il décide de suivre. Il ne se contente pas de rester sur la défensive, il attaque, il agresse, il opresse, il se cache, il suit, il se lâche, il abandonne, il fait tout ce qu'il y'a à faire dans son intérêt. Et il ne se contente pas de "suivre le mouvement". Prendre la serviette de la main gauche ou de la main droite, le premier à la prendre en décide. L'endroit où poser son sac, le premier à le poser en décide. Partir à pieds ou en balai, le premier à partir en décide.

Sans doute le regret devrait-il plus exister chez ces personnes. Leur liberté, la diversité de leurs options, l'ampleur de leurs choix, eux plus que quiconques ont conscience de l'importance de leurs décisions.

Mais lorsque Redose prend une décision, tout en sachant pertinemment qu'il existe bien d'autres décisions, il se concentre sur cette décision et s'y tient. Il tient de ce seul comportement toute l'ampleur de son arrogance. Rien n'est jamais regrettable, rien n'est jamais regrettable, car une option qui, en plus d'appartenir au passé n'a jamais été prise, parfois jamais été ne serait-ce qu'envisager, n'existe tout simplement pas.

- Je serais sans doute mort si je ne doutais pas, et je n'aurais pas douter sans amour. Ça me chagrine en partie quand même, d'avoir blesser ainsi Gideon. On aurait sans doute mené notre petit bout de chemin tout les trois à Poudlard si on avait pas été aussi égoïstes. Mais je serais probablement mort. Ajoute t-il.

Ce serait une faute de dire qu'il n'a aucun attachement avec ce qu'il a perdu, Gideon, Esmeralda... Il est bien sûr chagriné de ne plus les avoir à ses côtés, et c'est naturellement de sa faute si ça s'est passé ainsi. Du début à la fin.

Mais c'est ainsi, ce n'est pas irréparable, il n'y a pas de regret à avoir. Le regard doit être porté vers l'avenir ! Lui dirait sans doute Sigmund, ou Bean, le vieillard Redose aussi, n'importe qui de censé tiendrait ce discours. Plus rares sont les personnes qui s'y tiennent.

Redose s'y tient.

- Et en même temps, l'égoïsme... J'en avais besoin. Je suis égoïste, et je l'ai toujours été, mais sur ce coup, si je n'avais pas été égoïste, je serais mort. Ajoute t-il à nouveau.

Redose ne justifiait pas son manque de regrets par l'irrationalité des regrets, et l'incompatibilité des regrets avec sa personnalité des plus arrogantes et des plus problématiques pour des raisons des plus censées.

À vrai dire, on ne peut pas vraiment dire qu'il justifie son manque de regrets. Bien sûr, ça ressemble à une justification, et si on ne l'entendait pas de vive voix on entendrait dans ses mots une justification, "qu'y a t-il à regretter ?" semble t-il demander à Élisabeth.
S'ils n'avaient pas fait ce qu'ils ont fait, Redose serait mort. Eden n'aurait jamais existé.
Gideon et Élisabeth auraient vécus avec ce fardeau, qui en aurait affecté plus d'un.
Même sans savoir, la mort de Redose aurait probablement affecté tant de personnes, ennemis ou amis, on s'en remet rarement facilement.
Qu'on l'ait connu ou non, qu'on l'ait aimé ou non, c'est douloureux.

Mais ce n'est pas le message qu'il vise à faire passer.

- Et je te cache pas que j'ai souffert, que je souffre, et que je continuerais à souffrir. Finit t-il par dire.

En effet, Redose est égoïste.
Certes l'effet de sa mort sur les rares personnes qu'il aime l'ont fait souffrir, mais s'il n'était plus là, il n'aurait pas à souffrir de cette question. Il n'aurait pas à souffrir de sa présence, de son absence, ou témoigner de la souffrance des autres, il serait libre. Libre de tout problème. Libre de tout le monde.
Toute la pression, toute l'anxiété, tout ses sentiments se seraient volatilisées. Il n'y aurait plus ni peur, ni haine, aucune rage brûlant ses os. Il n'y aurait plus rien ni personne de Redose, il s'en serait aller comme il est arriver. Un peu comme on constate la fumée d'un feu s'évanouir dans des nuages... Y'a t-il à regretter, d'être resté en vie ? Semble t-il à nouveau demander.

Mais ce n'est pas le message qu'il vise à faire passer.

- Pourtant, je ne regrette pas. Lui dit-il. Et ce n'est pas simplement pour la rassurer, c'est juste que sentiment de regret, il ne l'éprouve pas dans cette situation.

Il n'y a rien de rationnel à ça, quoique, quel que soit le chemin qu'il aurait prit ce jour-là, la suite aurait été tragique. Et que le chemin où la vie culmine est le seul chemin connaissant l'espoir. Non. Rien de rationnel dans cette absence de regrets.

C'est bien plus simple à expliquer, ou on ressent le regret, ou on ne le ressent pas.
Même si Redose, tout humain qu'il est, peut ressentir ce regret, ça ne ferait que le consummer d'avantage.

Effacer le sentiment du regret est un mécanisme de défense assez simpliste, mais il marche assez bien. Tant que Redose voit plusieurs options en face de lui, il n'éprouvera pas de regrets. Et aujourd'hui plus que jamais, il est libre.

Aujourd'hui, Redose est sans doute la version de lui qui a le plus souffert, qui souffre le plus, mais on ne peut que constater qu'il est la version de lui la plus libre. Il n'avait jamais été mis face à une page totalement blanche, il y'avait toujours un projet qui l'enchaînait à la vie. Pourtant aujourd'hui, qu'il parte ou qu'il reste, qu'il vive ou qu'il meurt, qu'il sculpte ou qu'il peigne, il ne sera pas amené quelque part car des chaînes l'y tirent. Il ira où bon lui semble, il ne s'enchaînera pas, et alors ses actes et ses mots seront plus authentiques que jamais.
Car Eden, il pourrait tout à fait l'abandonner, à n'importe quel moment il peut se retirer, il ne ressent aucune chaîne le forçant à être là, ou être là pour elle. Et pourtant il reste.

Après que Redose ait quitté son père en août, et jusqu'à aujourd'hui, le garçon avait ce sentiment dérangeant vibrant dans sa poitrine d'être à un point mort. De n'avoir nul part où aller et de ne pouvoir aller nul part d'ailleurs. De ne pas savoir qui il est, où il est, pourquoi il est et pourquoi il continue à être. Sa vie aurait dû prendre fin à ce moment, car la vie c'est le mouvement, et il était étendu immobile sur le pavé.

Mais force est de constater que ce n'était pas son projet, ni son objectif que Redose avait perdu ce jour-là. C'était une chaîne de fer d'un rouge, si rouge, tellement rouge, qu'elle a fondu au dernier moment. Et Redose, enfin, ressentait le poids de la liberté pour la première fois. Depuis lors, sans s'en rendre compte, Redose avait aquit sa liberté. Il a tout le monde pour lui, il peut aller où bon lui semble, il peut être qui il veut, où il veut, il est et demeurera libre. Sa vie semblait seulement se mettre en mouvement maintenant.

- D'une certaine manière elle m'a un peu sauvé, j'étais prêt à abandonner le monde entier, aurais-je été prêt à abandonner quelqu'un que je ne connais pas. Qui ne me connait pas. Et qui pourtant aura toujours une pensée pour moi. Répond t-il entre deux blancs.

La vie est un sentiment particulier, assimilable à la liberté, vit-on vraiment lorsque l'on ne se sent pas libre ? Ou se contente t-on de survivre pour plaire à nos géoliers ?

C'est ainsi que l'a vécu, et que Redose le vit encore aujourd'hui.

Le sentiment de pauvreté qui l'habitait, ce sentiment qui le restreignait de faire ce que les autres enfants aimaient faire. Un sentiment qui l'a dégoûté de ce qu'il ne pouvait avoir. Des bonbons, de l'amour, du confort. Ce sentiment de pauvreté réside dans le peu d'options dont Redose disposait pour mener sa barque sur cette mer chaotique, la vie.

Un autre sentiment, bien plus riche, bien plus agréable au toucher. Des gens vivent une centaine d'années sans ressentir la vie, d'autres n'ont pas l'occasion d'aller jusque là après avoir ressenti la vie, innée, privée, le sentiment de vivre est sans doute l'objet le plus précieux dont l'humain dispose dans le creux de sa conscience. Plus on le ressent, plus on est sensible.
Redose, de son côté, a gagné en sensibilité en rencontrant Gideon, en rencontrant Élisabeth, et Eden aussi le rend plus sensible à sa façon, en prenant son temps.
La vie c'est le mouvement, lorsqu'on se sent s'arrêter, on ne meurt pas vraiment si la vie peut reprendre, on est juste dans un état... Végétatif, à moitié endormi, à peine éveillé.
On semble simplement attendre, attendre encore que le temps passe. Et comme si la vie s'apparentait à un énorme rouage au centre de notre être, peu à peu, les plus petits rouages ralentissent, et puis s'arrêtent.
Si ce rouage énorme, au centre de notre être, qu'est la vie, dépend d'une chaîne. Alors on ne vit pas vraiment, on ne vit pas vraiment pour soi. Sans cette chaîne on est plus rien, on ne vit plus. On devient l'esclave de la chaîne, qu'importe qui se trouve au bout. Soi, Dieu, un autre, une valeur, qu'importe.

Dans le cas de Redose, cette chaîne se divisait en de nombreuses autres chaînes, parfois des petites cordes ou des fils de soie, et à chaque chaîne se trouvait une personne différente au bout. Dans un soucis de simplification, et pour protéger son esprit, inconsciemment ou non, toutes ces chaînes finissaient par être attachée à son père et à lui-même. Puis *grrr* fit la chaîne et *CLING* fit sa rupture.

La liberté.

- Je ne sais pas s'il vaut mieux que je sois à ses côtés, ou s'il vaut mieux que je sois loin d'elle. Mais si je n'étais plus là, je ne l'aurais jamais su, et je n'aurais jamais eu le choix, elle non plus. Lui dit-il.

Choisir d'être à ses côtés, choisir d'être loin d'elle. Choisir en fin de compte.

La liberté dans le cas de Redose, c'était de se défaire des chaînes et mettre son rouage en mouvement. Il avait pu y goûter simplement en pensant, en mettant en mouvement son esprit en plus de tout le reste.

- Si je pars, je pourrais revenir, si je reste, je pourrais partir. Je pourrais faire des expériences, je pourrais savoir quand ça va, et quand ça va pas. J'ai le temps de mûrir et d'apprendre.

En brisant ses chaînes, Redose sentait ce sentiment l'écraser.

- Si je meurs, je perdrais le choix... Alors je ne regrette rien, tant que mon esprit vit, je ne regretterais rien. J'aurais mal, j'aurais peur, j'en aurais marre, mais je ne regretterais rien.

Il ne s'en rend pas compte, pas totalement, il décrit la liberté sans pour autant avoir compris qu'il l'avait enfin acquise.

- Puis je t'avoue que je me sens mieux ici qu'à Poudlard. Je me sens tellement plus libre. Lui dit-il enfin.

Le poids de la liberté, le poids de la vie, l'écrasent depuis le jour où il abandonna celui qu'il était pour devenir un vaisseau sans véritable pilote.

Ce n'est pas tant un poids opressant, qui fait mal ou peur, c'est un poids d'une mesure hallucinante certes, mais c'est comme si le ciel nous tombait sur la tête. Ça n'a aucun sens, a pensé Redose lorsqu'il s'est fait cette pensée. Comment le ciel pourrait littéralement nous tomber sur la tête.

C'est pourtant la meilleure manière de décrire ce poids. Lorsque l'on prend conscience de quelque chose de grandiose, on se sent écrasé. Pour ressentir ce sentiment à son paroxysme, Redose pointe l'horizon et le fixe ardamment, et il ressent ce poids comme au premier jour.

On se rend compte d'à quel point on est minuscule et sans importance, et c'est tellement réconfortant. Et aussi, tellement dérangeant et déprimant. Et lorsqu'on se fait à l'idée de ce poids, à l'idée de la vie, de la liberté, lorsqu'enfin on finit par l'accepter et l'intégrer.
Faisant fi de la peur et du bon sens, ce poids qui semblait insaisissable se nourrit de nous. Insatiable, il dévore.

Là alors, l'enfant ne se ressent plus comme un individu avec une âme, un corps, un esprit, une identité. Il ne se ressent plus que comme sa vie qu'il anime dans sa liberté.

"Je n'ai aucun regret" - Redose Omniak, pense t-il le sourire aux lèvres, en faisant tomber sa tête sur l'épaule de sa camarade.

Pas toi ?


NaNoWriMo : 2246

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

RP ++ Baby blues 12.10.2050 E.W
Tout était douloureux dans la réponse en plusieurs parties que Redose lui offrait, elle en ressentait chacun des mots comme si elle-même revivait au ralenti les événements qui les avaient menées jusqu'ici, dans cette situation peu ordinaire. Tout était douloureux dans sa réponse, mais tout était vrai. Oui, ils avaient été égoïstes, mais il existait aussi un monde ou le compte à rebours redouté aurait finit par atteindre le zéro. Oui, ils auraient pu vivre quelque chose de bien différent dans un autre trio que celui qu'ils avaient aujourd'hui avec Eden, mais dans un sens la jeune fille remerciait toutes les entités qu'elle connaissait de l'avoir laissé s'égarer ainsi. Le griffon souffrait encore de tellement de choses dans cette vie, que même si elle l'espérait vraiment fort, elle n'était pas sur du tout qu'il trouverait la paix. Pourtant, aujourd'hui, il était là pour en parler, et égoïstement elle assumée enfin le fait de préférer cette version de l'histoire, celle ou tout n'etait pas lisse et propre, mais celle ou ils avaient chacun l'opportunité de tenter d'aller de l'avant, et de se trouver eux même en vérité.

Tout semblait douloureux dans ce qu'elle entendait de sa réponse, mais au milieu de tout ça, elle avait aussi compris que leur relation, si chaotique avait-elle été, n'était pas un regret pour le garçon. ELLES n'étaient pas un regret pour lui, ni elle, ni Eden, et c'était déjà pas si mal. Leur fille semblait même l'avoir un peu sauvé lui aussi, la jeune poufsouffle avait du mal à croire qu'elle entendait vraiment ça venant de lui. "J'aurais mal, j'aurais peur, j'en aurais marre, mais je ne regretterais rien." Elle ne s'attendait à rien de sa réponse, mais elle ne pouvait pas cacher que ses mots la rassurée, comme s'il avait définitivement choisi de vivre, et qu'elle pouvait enfin éloigner cette peur de le voir disparaître pour toujours, cette peur qu'elle avait gardé dans un coin de sa tête depuis ses fameuses confidences. Il se sentait mieux ici qu'à Poudlard, et malgré les pertes immenses que son départ du château avait créé, malgré son éloignement des personnes auxquelles elle tenait, Éli savait qu'elle ressentait coupablement la même chose. Réprimant son sourire pour ne pas lui donner raison trop vite, la jeune mère mentirait si elle n'avouer pas se sentir bien plus apaisée, et en accord avec elle même ici, malgré toute la complexité de la situation. Pourtant, lorsque le griffon lui retourna la question tout en posant sa tête sur son épaule, elle hésita avant de poser ses mots.

Est ce qu'elle regretter ? Est ce qu'elle se sentait plus libre ici qu'à Poudlard ? Qu'est-ce qu'il voulait vraiment savoir ? Est ce que choisir cette vie, et se séparer de tout ce qui l'empêchait d'avancer vers ce qu'elle voulait vraiment n'était finalement pas le choix le plus libre qu'elle ait fait depuis longtemps ? Depuis toujours même ? La réponse était claire, mais ses sentiments étrangement baignés d'hormone étaient bien plus confus, incertains, et elle se sentit à la fois triste et heureuse lorsqu'elle tenta de les extérioriser. Pleurer et sourire voilà ce qu'il aurait pu voir d'elle à ce moment précis si son regard n'était pas hors de sa portée. Elle avait soudainement envie d'aller chercher Eden, et à la fois elle se sentait rassurée qu'elle ne soit pas dans la pièce à cet instant. Très étrange ambivalence.

Posée sur le rebord de la fenêtre, ses yeux tombèrent sur la minie constellation que Gideon lui avait rendue en fin d'année par lettres interposées, celle ou il lui avait demandé de devenir la mère qu'aucun d'eux n'avait jamais eue ni lui ni Red ni elle, celle qu'elle n'était clairement pas encore. " Sois la force que tu ne reçois pas de ta famille" avait-il écrit, elle avait relu cent fois les mots du garçon depuis sont arrivée ici, mais à cet instant ils semblaient bien plus puissant, comme ci de-là où il était, il lui envoyait un dernier message. Être une bonne mère, c'était aussi créer un lien sain et honnête avec Redose pour Eden, sans rien lui cacher Sois la force que tu ne reçois pas de ta famille.

- si...
La poufsouffle sentait le poids du garçon sur son épaule, et sa présence aussi fébrile et rempli d'incertitude la rassurée. Lui non plus ne semblait pas si sur de lui, et pourtant, il avait l'air de vouloir foncer dans la vie peu importe les obstacles. Avoir le choix d'être la, de savoir ce qu'il voulait, de faire ses propres erreurs, de les rattraper peut être, ou de ne rien faire du tout... Il avait ce choix, et tout ce qu'il ferait maintenant découlerait de ses choix, les siens sans contraintes, cela semblait être le plus important pour lui. Si la jeune fille avait parfois eu du mal à le lire, aujourd'hui elle percevait assez clairement se sentiment de liberté, ce choix de penser et de vivre sans aucun lien. Aujourd'hui plus encore elle savait que s'il y avait bien une chose dont elle ne le priverait jamais c'était de ça, peu importe ce qu'il choisirait, elle ne tenterait jamais de lui enlever ce sentiment-là.

... J'me sens bien ici, mais libre ça veut pas dire heureuse et accomplie. Et y'a encore du taff pour moi de ce coté là. j'voudrais être tellement plus. Elle n'avait pas vraiment prévu de lui montrer ce qu'elle avait enfermé dans la boite sous son lit quelques mois avant, mais le moment lui sembla choisit pour le faire. Se décalant doucement pour ne pas brusquer le garçon encore sur son épaule, Éli descendit du lit pour se mettre à genoux à côté, attrapant la fameuse boite de lettres qu'il lui avait remise quelque temps avant son départ de Poudlard. Elles les avaient lues, toutes sans exception, plusieurs fois même. Ouvrant le couvercle, la jeune mère observa quelques secondes le simple parchemin plier en quatre qui trônaient sur le dessus des autres. Celui-là, elle ne l'avait jamais relu. Remontant sur le lit, elle posa la boite ouverte devant Redose. " Sois la force que tu ne reçois pas de ta famille"
- quand j'suis arrivée ici, j'avais peur de ne pas savoir parler de toi à notre enfant si... t'était plus là. Alors j'me suis dit que ça serait plus simple de n'pas tout lui dire au début...et qu'un jour quand il ou elle serait plus grand, j'lui donnerais tes lettres moi aussi. C'est son histoire, et je voulais qu'il ait au moins le droit de te connaître un peu.

Éli saisit entre deux doigts le seul parchemin écrit par elle, et le leva quelques secondes pour que Redose puisse le voir, puis le reposa au-dessus des autres dans la boite.

Lettre d'Eli :
Reducio
Eden,

Je ne sais pas à quel âge tu liras cette lettre, mais c'est important que je t'explique certaines choses. Je me suis toujours dit que je ne ferais jamais les mêmes erreurs que mon père, que si j'avais un jour un enfant, je ne lui mentirais pas comme il l'avait fait avec moi, ça m'avait fait tellement mal. Mais aujourd'hui tout est diffèrent, je sens tes petites ailes de papillon bouger dans mon ventre, et je comprends pourquoi on peut vouloir mentir par amour.

Tu ne sais pas encore ce qui t'attend et moi non plus, mais au moment où j'écris cette lettre, j'ai vraiment très très peur de tout ce qui va nous arriver, de ce qu'on va devenir ensemble, de comment m'en sortir pour te donner une bonne vie. Je n'ai pas encore de réponse à tout ça, et je n'ai pas vraiment l'impression d'être prête, mais je suis au moins sur d'une chose, je veux te protéger, c'est le plus important. Je ne vais pas te mentir encore, apprendre ta présence a été la nouvelle la plus incroyable, et en même temps la plus difficile de ma vie, pourtant, c'est toi qui m'as sauvé. Même si je suis très fatiguée la tout de suite, tu me donnes de la force, je le sens déjà. Je n'étais pas très fréquentable ces derniers temps, mais maintenant, je sais où je veux aller, je sais qui je veux être, la meilleure pour toi et aussi pour moi.

Lorsque tu liras ces mots, j'espère que tu ne seras pas trop sévère avec moi, et que tu pourras pardonner les erreurs que je vais sûrement faire. Rien n'a été simple ses dernières années, c'est même vraiment très loin de la vérité, mais je veux que tu saches que je n'ai jamais été aussi libre et aussi sur de mes choix que là maintenant. Je suis effrayée, mais j'ai tellement hâte aussi. Je t'aime déjà si fort, c'est tellement étrange d'écrire ça alors que je ne te connais même pas encore, mais j'imagine parfois en rêve le son de ta respiration, tes minuscules mains, et la couleur de tes yeux. Tu auras les mêmes que ceux de ton père, je ne sais pas pourquoi, mais j'en suis si sûr. Tu n'es pas encore là que tu prends déjà tout l'espace, et j'adore ça, mais te savoir si innocent, si fragile me fait peur. Je sais que beaucoup de personnes vont sûrement te raconter des choses sur ton père et moi, sur la façon dont ils ont vu notre histoire, et sur nos erreurs, alors je vais t'écrire ici ma vérité en espérant que tu choisisses de ne croire que celle-là, car c'est la seule qui compte vraiment.

Quand tu seras devenu la personne forte et sure de toi que tu vas devenir, c'est certain, je voudrais que tu saches que même si tu as déboulé dans nos vies sans prévenir, et que nos projets ont complètement changés par ta présence, le choix qu'a fait ton père à l'époque n'a rien à voir avec toi. S'il te plaît ne lui en veux pas trop, les choses été si compliquées pour lui, son mal était bien bien plus lointain et encré avant ta présence dans sa vie. Pardonne-moi si j'ai préféré mentir un peu en enjolivant la vérité, et me taire sur ça toutes ces années plutôt que de faire vivre ses souvenirs beaucoup trop douloureux pour moi. S'il te plaît, ne rejette pas son importance dans ta vie parce que j'ai décidé de le faire lâchement. j'attendais que tu sois assez fort ou forte pour affronter tout ça, pour affronter une partie de ta vie qui malgré tout ce qu'elle à de sombre, t'appartiens aussi.

Redose Omniak, c'est comme ça qu'il s'appelait, et le rencontrer, c'est à la fois la pire et la plus belle chose qui me soit arrivé. Il n'était pas parfait, et son histoire l'était encore moins, mais du plus difficile de nous deux, je n'ai jamais rien regretté, pas une secondes passé avec lui, et même si on a fait les pires erreurs, je veux que tu sois convaincu que toi, tu n'en as jamais été une.

Il était fort, rusé, sournois, intelligent, il avait un charme qu'on ne rencontre pas souvent, mais qu'on ne peut pas faire semblant d'ignorer, il avait tellement tellement d'autres qualités dont je te parlerais des heures, et aussi pas mal de défauts qui m'ont fait l'aimer beaucoup trop. Il avait aussi une part d'ombre tellement importante en lui, que lorsque j'ai su pour toi, j'ai eu peur qu'il te transmette ça pendant un instant, mais j'ai été stupide. Taire son histoire, c'est ma protection, celle que je décide de te donner pour l'instant en attendant que tu puisses l'entendre et comprendre vraiment, mais les cicatrices et les ténèbres sont aussi importants à connaître chez les autres, on ne peut aimer entièrement quelqu'un que lorsqu'on connaît ses mauvais jours et qu'on l'aime malgré ça. Alors quand le moment sera venu, et quand tu en auras envie, je veux pouvoir aussi te parler de lui, et pas seulement du côté lisse et présentable de celui que je t'ai donné à croire, mais aussi tout ce que je t'ai volontairement caché. Je veux que tu saches ce que moi, j'ai connu, et aimer de lui. Parce que tu as toutes les raisons d'être fière d'être son enfant, même si lui n'a jamais su voir en quoi il aurait pu être un bon père.

Il avait cette sincérité et cette franchise un peu dure que personne n'ose jamais montrer, j'ai toujours eu l'impression qu'il ne s'autorisait pas à être aimé, qu'il rejetait ceux qui tentait de le faire. Il savait être protecteur et présent à sa façon. Il l'a été pour moi. Et même s'il n'avait pas toujours le courage, les manières, l'envie pour certaines choses de la vie, c'était un sorcier brillant, et je suis sûr aussi qu'il t'aura transmis cette partie de lui. Pour moi il a été ce genre d'amour qui fait vibrer d'obtenir, et de perdre encore plus. Je te souhaite de connaitre un jour ce sentiment, meme s'il ne dure pas pour toujours.
Eden, mon petit papillon, peu importe mes choix, peu importe ceux de ton père, c'est notre histoire à tous les trois, je l'aimerais toujours pour ce qu'elle est, et je n'en regretterais jamais un seconde. Quoique tu apprennes un jour de lui ou de moi, saches que tu seras toujours la meilleure partie de nous deux. Vis et ne regrette jamais rien toi non plus.

Je t'aime

-t'ai pas obligé de la lire...mais j'te la donne quand meme. Les autres c'est les tiennes et t'es la maintenant... c'est toi qui décideras ce que tu veux en faire.

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

RP ++ Baby blues 12.10.2050 E.W
Elle se sent bien ici, bien et libre en comprit Redose. Il demeurait quelque peu déçu de ne pas la savoir tout à fait heureuse ni accomplie, sans doute était-ce parce qu'elle n'a que quinze ans, que sa famille ne veut pas d'elle, que le père de son enfant est comme il est ou simplement parce qu'importe ce qu'elle peut bien chercher, elle ne le trouvera jamais.
Aux yeux de Redose, Élisabeth semblait être le genre de personne à ne jamais être satisfaite.
Elle veut toujours plus, peut-être même qu'elle veut tout ce qu'il est possible d'avoir, et plus encore. Elle donne l'impression de rechercher quelque chose de tellement abstrait, qu'elle ne peut l'atteindre même dans ses rêves. Redose ne comprenait pas l'objet des fantasmes de son amie, c'est trop abstrait pour lui. Il ne le comprend pas, et n'en saisit même pas le sens. "Être forte", c'est ça l'objectif d'Éli à ses yeux, mais l'idée que se faisait Redose de la force ne colle pas à Éli.

"Tellement plus" dit-elle, ajouter ça semblait être une ponctuation marquant la fin de son objectif. Tellement plus c'est l'équivalent d'un point de suspension. Celui-ci semblait ponctuer sa vie et tout ce qu'elle entreprend. Le garçon est très semblable à elle sur ce point, tellement différent sur le reste. "Tellement plus" rend insaisissable aux mains du garçons l'objectif de cette fille.

Pas de réponse à donner. Si ce n'est un regard vers le bas. Le garçon l'a encouragé à saisir cette voie, à la monter et la dominer. C'est regrettable, non-regretté, c'est simplement ainsi.
Sans regret, la culpabilité monte malgré tout à son nez, le piquant un peu.

De la culpabilité pour ne pas avoir tué ses rêves de grandeur, de la culpabilité pour s'être laissé pour mort. Cette lettre qu'elle tend au garçon, il ne l'avait pas écrite, c'est sans doute une lettre macabre, écrit à quelqu'un qui n'était déjà plus là. Le garçon s'en saisit avec deux doigts, il dit alors.

- Ça m'est pas destiné, j'ai aucune raison de la lire. Il semblait sérieux, il ne l'était pas.

Il saisit des frites avec l'autre main, sa gorge était soudainement sèche, mais il n'avait pas prévu d'eau. Il se disait que ses cocktails seraient bien suffisants pour étayer la soif et se rafraichir, que nini.
Le garçon mangea cette poignée de frites en une fois, c'était sublime. Tout bonnement sublime. Il s'en lécha les doigts, et ne culpabilisa pour ses mauvaises manières. Réflexion faite, il ne culpabilise jamais pour ses manières. Redose s'essuya la main sur son pantalon et ouvrit la lettre en prenant grand soin de ne l'abîmer en rien. Si bien qu'il prenait tout son temps, et quelques minutes de son temps étaient consacrées à ouvrir une lettre avec toute la précaution qu'il lui était possible de produire.

La scène était ironique, c'est effectivement ainsi que Redose sort de son emballage n'importe quel contenu, en particulier une lettre. Celle d'Éli n'était qu'un parchemin plié en quatre.
Qu'un parchemin certes, mais manuscrit et portant probablement sa plume. Mais s'il prenait son temps, en plus d'éviter d'abîmer un parchemin qui est simplement plié, c'est surtout parce que ça le fait rire intérieurement de créer ainsi le suspens.
Redose n'est pas quelqu'un que l'on qualifie couramment de délicat ou d'émotionnellement intelligent, la scène aurait probablement dû être sérieuse. Mais ce n'est pas vraiment sa manière de faire.

La lettre dépliée, il commença par lire les derniers mots comme à son habitude, fâcheuse habitude. "Je t'aime", le garçon se mettait à sourire, c'était mignon tout plein.
Puis il porta son regard au début de la lettre qui, très évidemment, ne semblait pas lui être destinée. À moins que Redose ne s'appelle Eden, ce qui n'est à priori pas le cas.

Il vu passer son prénom dans sa vision périphérique, et s'empêcha d'aller directement à ce passage par respect d'Élisabeth. Celle-ci aurait sans doute préféré être seule si elle lisait une telle lettre, et Redose avait d'ailleurs chercher à s'en assurer lorsqu'il lui avait remit les siennes.
Redose ne se sentait pas tant concerné que ça par le texte qu'avait rédigé sa camarade. C'est logique puisque ce texte est adressé à Eden, et il soulevait quelques questions comme de savoir si elle a vraiment eu l'impression de sentir des ailes de papillon bouger dans son ventre lors de sa grossesse. Ou encore de savoir comment elle aurait pu enjolivé l'histoire de Redose Omniak, celle-ci reposant sur une montagne de déchets, dont les seuls bijoux se trouvaient chez d'autres amplement plus agréables que lui tel qu'Esmeralda, Élisabeth, Gideon, Elizabeth, Charlie, enfin, littéralement toutes les personnes qu'il a connu au cours de sa vie avaient vécu une meilleure vie que lui, même son père qu'il traite comme un monstre avait été heureux de lui-même pendant un temps.

Outre ça, Redose ressentait une légère peur qu'Éli projette ce qu'elle ne peut atteindre sur leur fille. Mais n'ayant jamais été plus qu'un égoïste sournois, cette peur a vite disparue.

- Haha regarde ça parle de moi, Redose Omniak, t'as vu ? S'écria Redose, enthousiaste. Il lui montrait le parchemin en pointant du doigt son prénom comme si Éli n'avait pas elle-même écrit son prénom, nom, et littéralement tout les mots écrits sur ce parchemin. Le gryffondor s'était mit à rire, un peu. Comme un enfant qui verrait son nom passer dans le journal.

Le garçon finit par se reprendre.

- Pardon. Lâcha t'il en reprenant sa lecture le baume au cœur.

- Tu regrettes pas m'avoir regardé me faire tabasser ? Et comment ça j'suis la pire chose qui te- Avait t-il commencé à dire avant de se reprendre.

Il avait très bien compris ce passage, il aurait pu le garder dans sa tête, mais décida d'ouvrir son esprit un instant afin de partager ses glorieuses questions. Même s'il n'avait ouvert la bouche que pour l'ironie d'ouvrir sa bouche.

- Pardon je lis, je me tais. Se reprit-il à nouveau.

- J'espère que t'as dit que je suis beau. Dit Redose, en continuant de lire. L'air faussement déçu, méprisant, et sassy surtout. Il ne se trouvait pas beau. Loin de là.
Son nez était gros, ses eux asymétriques, son regard terrifiant, et il avait l'air d'être un mélange entre son père et sa mère, comme si deux personnes identiques à ses parents avaient eu un enfant ensemble, cet enfant serait comme Redose tant il leur ressemble physiquement.

- J'ai rien dit, je vais me contenter de charmant. Après une courte pause, le garçon lança un sourire, et un regard, tout deux empreint de défi à Élisabeth.

Il ne se trouvait pas non plus très charmant, même si objectivement, il l'était un peu. C'est une aubaine que Redose n'ai jamais vraiment su jouer de ce charme pour draguer ou s'attirer des faveurs. Il aurait sans doute pu être redoutable. Au lieu de ça il a préféré utiliser ce charme pour faire peur et se la jouer charismatique et terrifiant. Sans doute reste t-il à prier qu'il ne se lance jamais dans la politique ?

Puis à mesure de sa lecture, parfois lisant des passages plusieurs fois pour être sûr de bien comprendre, son sourire et son regard s'éteignait sur le parchemin.

- Est-ce que tu as vraiment traiter ma vie entière de "mauvais jours" ? C'est ainsi que Redose avait interpréter le passage où Élisabeth disait que l'on ne peut entièrement aimer quelqu'un que lorsque l'on connaît ses mauvais jours et qu'on l'aime malgré ça.

Élisabeth parlait de Redose, de son amour pour lui, et de son point de vue il n'avait jamais vraiment connu de "mauvais jour". Sa vie était ainsi faite, même si il y'avait des jours meilleurs que d'autres, aucun n'était fondamentalement un mauvais jour ou du moins. Aucun ne se distinguait comme tel. La vie de Redose est une succession de mauvais jours ou alors il n'a jamais connu aucun mauvais jour de sa vie.

Comment expliquer ce sentiment ?

Chaque jour portait le fardeau du jour précédent. Ils se confondent encore et encore et s'additionnent les uns aux autres. Il n'y a pas vraiment de bon jour, en particulier depuis que Mihai est décédé. Tout les jours de cette vie sont mauvais, et aucun ne l'est plus que les autres.

- ... ...

- J'te taquine. Redose ria un instant avant de lancer un sourire complice à Élisabeth sa camarade. Factuellement d'ailleurs, tout sur son visage montrait qu'en effet, il ne faisait que la taquiner.

Dans sa tête cependant, c'est une question de plus soulevée. Une question soulevée pour plus tard, et c'était assez blessant d'ailleurs, mais la lettre n'était même pas pour lui alors le garçon passa vite à autre chose avant de plier le parchemin et le mettre dans sa poche.

- Je suis désolé, c'est juste que ça fait bizarre de... Tu sais... Lire ça. Dis-je un peu gêné.

- Je suis mort dans ta lettre. Le dire comme ça, ça me terrifie. Ça me file la chair de poule, violente.

- Je vais sans doute lire cette lettre, plus d'une fois. Et je voulais juste aussi te dire... Merci. De partager tout ça avec moi. Je sais, je donne l'impression de trouver ça ridicule, mais non. C'est juste que je sais pas comment réagir et si je riais pas, on serait deux à déprimer. Et je crois pas qu'on ai besoin de ça, pas maintenant. Ça t'irait si je... Si je mets ça dans ma poche maintenant et qu'on en parle quand on ira mieux ? Je demande, l'air coupable et abattu. Et pour être honnête avec moi-même, je m'en veux assez. J'ai aucune envie de rire, aucune envie d'être ainsi, de réagir comme ça. J'ai besoin de temps, encore.
Encore et toujours.

J'espère juste qu'elle m'en voudra pas trop.

- Je suis vraiment désolé. Je suis fatigué et franchement con. Dis-je, en fermant les yeux de honte.

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Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha

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En lui donnant le parchemin noircis de ses mots, Éli n'espérait rien. La jeune fille n'attendait aucune réaction particulière, elle avait juste eu le sentiment qu'il fallait qu'elle lui partage pour être complètement honnête avec lui, rien de plus. Pourtant, lorsque Redose fit mine de ne pas vouloir ouvrir sa lettre, Éli, sans le montrer ne put retenir une légère déception d'arriver jusqu'à elle. Pourtant en lui donnant, elle-même venait de lui dire qu'il n'était en rien obligé de lire, mais ce désintérêt total ajouté à cette journée déjà bien remplie d'incertitudes et de tristesse incomprises, tout ça commençait à faire beaucoup pour elle. Elle n'eut heureusement pas le temps de se laisser aller dans ce surplus d'émotions contradictoires, que déjà le griffon faisait exactement l'inverse de ce qu'il venait de dire.

Pendant toute sa lecture, même lorsqu'il lui posa des questions ou lui offrit son sourire complice, le visage d'Éli resta impassible, et son silence absolu. Elle se contentait de l'observer, comme si elle ne voyait la scène qu'à distance, sans pouvoir interagir avec lui. Tout ce qu'elle avait écrit dans ce parchemin était vrai pour elle quand elle l'avait rédigé. Pourquoi sur le moment, aurait-elle écrit autre chose que sa vérité, puisqu'elle ne pensait jamais avoir à rendre des comptes sur ses écrits au principal intéressé ? Elle ne l'avait jamais relu, et peut-être que sa vision avait légèrement changé depuis, mais peu importe ce qu'il penserait de tout ça, elle n'avait pas honte de lui montrer ce qu'elle avait ressentit cet été.

S'il semblait prendre ça à la légère, étrangement elle n'en était même pas déstabilisé ; Le parchemin remis dans sa poche, son air gêné... Tout ça n'était pas ce qu'elle avait volontairement voulu provoquer, mais elle comprenait son ressenti fasse à cette lettre qu'il n'aurait jamais dû avoir entre les mains. C'état assez hors du commun de lire sa propre oraison, mais qu'est ce qui ne l'était pas depuis le début dans leur histoire ? Inconsciemment un petit côté d'elle, celui qui avait beaucoup trop souffert cet été, savait que ce léger malaise était peu cher payé fasse aux semaines entières qu'elle avait vécu dans le doute, l'incertitude, et la tristesse. Très vite, cet instinct de vengeance passa, elle ne voulait plus de tout ça entre eux, maintenant, il fallait avancer.

Merci...
Ça, elle ne s'y attendait pas ! Si la poufsouffle n'avait aucune idée de la réaction que Redose aurait fasse à sa lettre, elle pensait savoir au moins comment il ne réagirait pas. Pourtant, la suite de ces mots vint la surprendre contre toute attente. C'était direct et assez juste. Il n'avait pas tort, ni lui ni elle n'avaient besoin de ça maintenant. Pour toutes les questions qu'il lui avait posées, elle avait des réponses à lui donner, mais au fond elle le remerciait de ne pas avoir mis trop d'importance et de lumière sur sa lettre aujourd'hui. Elle était trop mal pour en parler, en rajouter n'arrangerai rien. Laisser passer sa tempête intérieure, il n'y avait sûrement que ça à faire.

Acquiesçant à la proposition de report de discussion du garçon, elle fut un peu déstabilisée de le voir fermer les yeux, visiblement mal à l'aise. Elle ne comprenait pas tellement les excuses qu'il venait de lui faire. Elle n'avait jamais voulu qu'il se sente redevable envers elle, et elle n'avait pas plus voulu aujourd'hui le forcer a quoique se soit en lui donnant ce parchemin. Peut-être n'avait elle pas été assez clair avec lui pour qu'il se sente obligé de se justifier ?

Depuis qu'il était entré dans sa chambre ce soir, il lui avait parlé en tout franchise, il avait tenté d'être léger, de lui remonter le moral avec ses armes à lui, ce qui n'avait pas si mal fonctionné finalement. Même ses cocktails infâmes avaient réussi à alléger un peu ce sentiment désagréable qu'elle avait ressenti toute la journée, alors non, le comportement du garçon était loin d'être con cette fois.

- Parfois, tu l'es oui, mais pas là. T'as raison, c'est pas le moment. Raclant sa gorge pour tenter de poser sa voix, elle répondit enfin légèrement à son sourire. mais t'as pas besoin de t'excuser. Tout ce bordel qu'on a mis dans cette famille Eden et moi, c'était pas du tout dans tes plans. C'était vraiment pas dans les miens non plus, mais c'est moi qui ai choisi d'assumer, pas toi. C'était égoïste de t'l'imposer, mais j'm'excuserais plus d'l'avoir fait. Si j'ai dit oui à ton frère quand il m'a proposé de venir ici, c'est parce que c'était clairement notre meilleure chance à Eden et à moi de s'en sortir pas trop mal. J'suis pas hyper bien ses derniers jours, j'me plains beaucoup et j'le montre pas forcément, mais j'suis reconnaissante de tout ça. Être ici, pouvoir continuer les cours, être dans cette famille.... C'est déjà plus que c'que je pensais avoir, tu me dois rien du tout. T'étais pas obligé de venir ce soir, pourtant t'es là, alors merci pour les cookies... et tout le reste, j'apprécie vraiment.

Sentant la fatigue l'alourdir elle aussi, Éli finit par s'allonger juste à côté du garçon en regardant le plafond.
- Même si t'as dit que tu s'rais toujours là pour nous, j't'en voudrais jamais de n'pas savoir quoi faire, ou de n'pas vouloir de tout ça. J's'rais toujours la pour toi quoique tu fasses. J'aimerais juste qu'on s'garde une place dans nos vies sans se détruire, c'est tout. La mélancolie et la fatigue la faisaient parler bien plus qu'elle ne l'aurais voulu, mais tant pis. Se relevant sur les coudes, le regard soudainement bien plus joyeux, la jeune fille questionna le griffon.
- t'avais pas ramené des jeux ? Je f'rais bien une partie. Tu m'as eu tout à l'heure mais cette fois j'te laisserais pas gagner !

❧ 5 ème année RP - 16 ans 🢣Fiche perso - bouilleur de chaudron

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Ce n'est pas parce qu'elle le dit que c'est vrai, malgré tout ce que la fille d'Helga peut bien lui dire, Redose continue de se sentir obligé de s'excuser. Ce n'est peut-être pas vraiment un sentiment de culpabilité propre à cette situation, ce n'est probablement pas un sentiment de culpabilité propre à cette situation, c'est plutôt un sentiment de culpabilité général. Qui le touche profondément au point d'être capable de s'excuser pour ce qu'il est, et pire encore, de ce qui échappe nécessairement à son contrôle. Comme sa présence en ce monde qui n'a en aucun cas été décidée par lui.

Sans doute que s'il ne ressentait pas le poids de la culpabilité, à ce niveau, pour tout et sans raison précise. Il ne s'excuserait pas autant. Et en même temps, si ça peut permettre de soulager un tant soit peu Élisabeth, si ça peut lui permettre de penser qu'il est désolé, qu'il n'a pas voulu avoir été ce qu'il a été et fait ce qu'il a fait, et encore moins être ce qu'il est aujourd'hui à savoir, la simple ombre de lui-même sans texture ni transparence. Alors peut-être que s'excuser reste une bonne chose à faire, car à ce niveau, il n'y a tout bonnement rien d'autre à faire que de s'excuser.

Et en même temps, ça pourrait faire peser sur les épaules de la Poufsouffle un certain poids. Le poids de la culpabilité de Redose. Un poids qu'elle ne voudrait pas avoir à supporter, que personne ne voudrait avoir à supporter et que personne d'autre que Redose ne devrait supporter car c'est son poids, et s'excuser abondamment ainsi c'est comme... L'imposer à d'autres, le faire reposer sur des épaules qui n'ont rien à voir là-dedans.

Car voilà qu'Élisabeth pense être celle qui s'est imposé dans cette famille, et qu'elle croit avoir imposer son choix à Redose ce qui en partie est vrai, mais Eden malgré son prénom n'est pas issu d'une immaculée conception. Elle n'a pas ces yeux sans raison. Alors tout ce qu'a fait Élisabeth jusque là n'est pas juste une question de survie, c'est aussi une question de justice.
La place d'un enfant est dans un environnement stable auprès de personnes qui veulent son bien, comment Eden aurait pu s'épanouir chez les Willis alors qu'ils ne veulent pas d'elle ?
Son sort aurait été pire que celui de leur propre fille. Ce n'est que justice, qu'Élisabeth fasse partie de la famille Omniak.

- J'ai plusieurs jeux, mais j'ai pas vérifié de s'ils sont complets ou non. Probablement pas, mais c'est pas grave. Puis même s'ils étaient complets j'ai pas trouvé de règlements dans une des boîtes et tant mieux j'ai envie de dire... Finit par répondre Redose.

Il n'avait rien à dire de plus, rien à ajouter pour l'instant. Le sujet était meilleur clos, au moins pour l'instant, alors il passait du coq à l'âne en parlant des jeux qu'il avait amené, mais, eh.
Élisabeth a commencé à parler des jeux.

- J'aurais pas aimé manger un règlement en plus, pas quand j'ai fais ces merveilleux burgers et frites haha. Dit-il en riant légèrement, en référence en règlement qu'il a mangé à Poudlard. Il n'en regrettait rien et ce règlement se trouvait dans sa malle d'études comme pièce de collection et trophée. S'il avait pu, il aurait également prit la chaise qu'il avait reçu en pleine poire ce jour-là.

- Après on est des sorciers, tant qu'on a une baguette, le monde entier est à notre disposition. Et si on peut pas jouer à ces jeux on a qu'à en créer un, comme le jeu des moldus là, je sais pas si tu connais leur donjon et dragon ! Y'a genre des donjons et des dragons et en fait c'est drôle parce que ça existe vraiment et qu'ils en savent rien pouahaha. Conclut-il enfin.

Les jeux donjons et dragons sont des jeux dont il avait entendu parler par son ami Kevin qui était plus branché informatique et numérique, mais apparemment, il aurait vraiment aimé jouer à ce jeu avec Redose et Redose aurait vraiment aimer jouer à ce jeu. Vu comme son ami l'a décrit, c'est un jeu où on peut être qui on veut, une telle proposition ravi Redose.
Les jeunes parents échangèrent des banalités sans trop de sens ni de raisons, mais ils continuaient malgré tout à échanger encore et encore tout en essayant de jouer entre deux discussions, mais finalement, ils ont très vite été rattrapé par le sommeil et s'endormirent ensemble, à même le sol.

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Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha