12 nov. 2025, 21:25
 Fini  A la frontière de l’humain
Avec @Ormen Raven


Mardi 31 mai 2050, matin


Le programme de métamorphose de ce troisième trimestre faisait rêver l'irlandaise. Il fallait avouer que la matière était, depuis sa première année, sa deuxième matière préférée. La première n'avait pas variée - c'était toujours les sortilèges, elle adorait faire de la magie pour son côté pratique au quotidien - mais sa troisième avait changé au fur avec cette nouvelle année scolaire. Jusqu'en deuxième année, elle avait mis dans son top 3 la DCFM, sauf qu'avec son enseignante d'une part et le fait de devoir attaquer plus que se défendre au fur et à mesure de l'apprentissage, cette matière avait finit par être reléguée hors de son top 4 ! Non, maintenant, l'irlandaise adorait la SaCM - matière qu'elle attendait avec impatience depuis son entrée à Poudlard - et les runes - une sacrée découverte !

Et si l'adolescente avait la capacité de changer de préférence, d'évoluer au fil du temps, peut-être en grandissant et en gagnant en maturité, il y avait quelque chose qui n'avait jamais varié chez elle : l'émerveillement et l'attrait pour les animaux. Il fallait dire qu'en tant que fille de vétérinaire, elle avait très tôt côtoyée toute sorte de créatures - moldues s'entend et surtout originaires d'Irlande - et si on pouvait mêler la capacité de se changer soi-même à la possibilité d'être un animal, elle ne pouvait qu'apprécier.

Au fil des années, la métamorphose avait d'ailleurs côtoyé les animaux de près. En première année, elle avait appris Avifors, la métamorphose des oiseaux. Ca n'avait été qu'un début puisque l'année suivante, elle avait côtoyé pendant ce cours des lapin, escargot, tortue, scarabée, serpent, rat, poule, veracrasse... Et la troisième année avait elle-aussi amené son lot de créatures : chien, chat, lapin une fois de plus, dragon, hibou, cochon... jusqu'à parler de l'ultime métamorphose... celle dont Eileen rêvait et avait entendu parlé par Erin, son amie d'un an de plus qui suivait depuis septembre la formation Animagus... la métamorphose humaine !

C'était quelque chose quand même ! Naitre avec la capacité de transformer son corps à volonté en tant que métamorphomage, c'était loupé pour elle... Trop tard, elle n'avait pas les bons gènes... mais devenir Animagus restait un rêve de petite fille qu'elle pouvait désormais attendre en tant que sorcière...

Or, elle savait que le cours de ce jour-là portait sur les Animagus et la formation associée à Ilvermorny. Bon, ce serait probablement pas mal de théorie vu que toutes les filières étaient rassemblées, mais ca promettait quand même d'être intéressant. Le manuel ne mentait jamais, elle était certaine que ce serait le cours du jour !

La rouquine était surexcitée comme un enfant au matin de Noël. Elle était prête à compléter les informations dont elle disposait déjà au sujet de la formation Animagus... mais avant, il y allait forcément avoir de la théorie sur eux. Elle prendrait son mal en patience ! Mais pour cela, elle devait se calmer. Que diable, il n'était même pas encore 8h !

Elle aperçut Ormen et le héla pour l'inviter à s'asseoir à côté d'elle. Au moins, lui pourrait la détourner de son impatience.
- "Coucou Ormen ! Tu viens à côté de moi ?" lui demanda-t-elle enthousiaste et lui montrant l'assise à ses côtés.

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12 nov. 2025, 22:02
 Fini  A la frontière de l’humain
La salle de métamorphose bourdonnait des murmures des conversations de ses camarades, certains tendus et d'autres impatients, Ormen lui faisait partie de la première catégorie. Il observait les alentours avec attention comme un rituel pour calmer sa tension car à chaque fois qu'il mettait un pied dans cette salle il se sentait étrangement dépassé.

Depuis le début de sa scolarité, le jeune garçon n'avait jamais été très à l'aise en métamorphose, ni en potion d'ailleurs mais il aimait la magie. Pour un né-moldu, l'histoire de la magie avait été une vraie révélation comme son amour des sortilèges mais en métamorphose, il se sentait maladroit, lent et il n'avait pas l'impression que cela était naturel pour lui. Pourtant, il était assidu et redoublait d'efforts pour ne pas perdre pied, il prenait des notes, repétait les gestuelles encore et enocre mais malgré tout cela ses essais étaient toujours un peu hésitants.

- Salut Eileen dit-il un peu timidement, les Animagus hein, ça a l'air vraiment compliqué.

Il observait sa camarade qui semblait elle posséder un don presque inné pour comprendre et apprécier ces transformations, elle lui semblait être bien supérieure que beaucoup d'autres dans ce domaine. Il ressentait une admiration sincère quand il posait les yeux sur elle :

- Mais ça reste fascinant cette faculté, sérieusement, pouvoir devenir un animal, c'est incroyable...

Il sentait une petite gêne le traverser, être Animagus il n'en serait sans doute jamais capable pourtant ce simple défi était inspirant. Peut-être qu'un jour avec assez de travail et avec un peu plus de maturité il serait capable de se rapprocher d'un tel don qui sait... Ormen posa un regard timide sur le manuel qu'il avait ouvert devant lui mais ses pensées revenaient sans cesse sur le processus de transformer qu'il imaginait être celui d'un sorcier avec un tel pouvoir et c'était sans compter la quantité de concentration nécessaire. Malgré la nervosité qui lui nouait un peu les entrailles, l'envie de se dépasser encore et encore continuait à gemer, s'imaginer capable d'une telle prouesse l'enivrait.

336 mots

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13 nov. 2025, 19:08
 Fini  A la frontière de l’humain
Ormen semblait un peu déstabilisé sans que l'irlandaise ne parvienne à comprendre pourquoi. Les Animagus, c'était magnifique ! Il avait semblait-il lui aussi ouvert le manuel et savait que ce serait le sujet du jour.
- "Tu te rends compte ! Pouvoir se transformer en un animal proche de sa personnalité... C'est non seulement la possibilité de se connaitre mieux et en plus de pouvoir parler aux animaux... Malgré tous les cours qu'on a avec Jobarbille, je reste persuadée qu'il existe une sorte de langue universelle entre eux !" révéla-t-elle joyeuse.

Et se transformer à volonté en autre chose - quoi ? - avait un petit goût d'aventure... Pourtant ce n'est pas tant cela qui l'attirait que le parcours pour y arriver. Apprendre et découvrir des choses qu'elle ne verrait pas en cours, avoir des cours particuliers avec son professeur de soins aux créatures magiques et sa professeure de métamorphose... c'était... un miracle ! ou presque ! Elle qui adorait ces deux matières, elle ne pouvait pas rêver mieux. Un peu comme si cette formation avait été faite pour elle... La quête lui plaisait presque autant que le but à atteindre.

Il fallait dire que cela n'avait rien à avoir avec une métamorphose "ordinaire". Il ne s'agissait pas de transformer un objet mais soi-même. C'était comme si sous la peau de chacun des élèves de la classe se cachait un animal. Il avait des instincts, des intérêts, des envies... Il était loin de la personne policée par l'éducation qu'était l'être humain.

- "Je me demande en quel animal je me transformerais... Tu as une idée toi ?" questionna-t-elle, repartant de plus belle dans son enthousiasme débordant.

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14 nov. 2025, 22:24
 Fini  A la frontière de l’humain
Ormen resta un moment silencieux à écouter Eileen, elle avait le don de rendre chaque sujet dont elle parlait plus vivant, plus intéressant et à côté il avait l'impression de faire un peu tâche avec son air crispé et ses hésitations. Pourtant ça l'apaisait un peu de l'entendre parler ainsi comme si son enthousiasme était capable d'absorber une part de son inquiétude.

Il hocha la tête avec un léger sourire étirant ses lèvres :

- Tu vois toujours les choses de manière tellement évidente, c'est agréable en vrai.

Son regard glissa la salle de cours, les Animagus, rien que le mot lui faisait ressentir un mélange d'excitation et de vertige, une telle magie ne serait sans doute jamais à sa portée pourtant l'idée même le fascinait. Lorsque sa camarade parla de langue universelle entre les animaux, il eut un petit hochement de tête comprenant parfaitement l'idée qu'elle exposait :

- Une langue universelle oui peut-être pourquoi pas, un Animagus pourrait entendre tout ça différemment.

L'idée même le dépassait mais Eileen avait fait naître une curiosité en lui. La question sur l'animal qu'il pourrait être le destabilisa quelque peu un instant.

- Je ne sais pas vraiment je dois bien t'avouer car je ne me suis jamais imaginé être autre chose que moi ou alors être invisible mais pas comme ça, pas dans le peau d'un animal,

Puis après un instant, il osa relever les yeux vers elle.

- Je serais quelque chose de discret je suppose, un écureuil ou un papillon, un animal qui observe plus qu'il ne se montre mais rien de spectaculaire vraiment.

Il sourit naïvement à l'énonciation de ses propos.

- Toi par contre je t'imagine mal en animal calme je ne sais pas pourquoi mais je te vois plutôt comme un animal curieux qui aurait besoin de courir partout. Je me trompe ?

Il rit de gêne les joues légèrement rosies d'émotion mais il le pensait vraiment.

324 mots

4ème année RP - - Couleur RP : #5a69b5 - Fiche PR

16 nov. 2025, 11:42
 Fini  A la frontière de l’humain
Eileen se mit à rougir face au compliment inattendu que le garçon venait de lui faire.
- "Heu... Merci !" lâcha-t-elle émue par la sincérité qu'elle avait entendu dans sa voix.

Heureusement, il regarda soudain la salle de cours. L'irlandaise espérait que la chaleur qu'elle sentait soudainement sur ses joues allait rapidement s'estomper avant qu'il ne revienne à elle. Les compliments, elle n'en avait pas vraiment l'habitude. Elle les dispensait avec joie mais elle en recevait rarement d'enfants de son âge. Et venant d'Ormen qu'elle appréciait, c'était quelque chose de précieux ; une sorte de moment hors du temps qu'elle allait probablement chérir au fond de son cœur.

En même temps, elle avait l'habitude de faire preuve de logique. Donc ce qui était évident, c'était qu'elle en fasse preuve et qu'elle soit évidente. Enfin bref, elle ne trouvait pas que ce qu'elle faisait, sa façon de voir les choses ou de les faire soit quelque chose d'extraordinaire. Elle n'imaginait pas non plus que c'était "agréable", c'était juste naturel.

Heureusement, elle avait sous la main un sujet pour faire dévier la conversation : la langue universelle des animaux.
- "Pourquoi un Animagus entendrait différemment ? Tu penses qu'il ne comprendrait pas la langue des animaux ?" questionna-t-elle, tentant de comprendre sa phrase sans réussir à réellement appréhender ce qu'il voulait dire.

Il n'avait jamais joué plus jeune à se voir animal ? Il n'y avait donc qu'elle qui avait eu ce jeu-là ? Pourtant, ce qui l'interpella dans sa phrase, elle qui aimait apporter son aide, et ce sur quoi elle s'arrêta fut un terme qui trahissait un mal-être du garçon.
- "Invisible ?" lâcha-t-elle douchée dans son enthousiasme par la possibilité qu'il ne se sente pas bien et qu'elle n'ait rien vu alors qu'elle le côtoyait depuis bientôt trois ans. Elle buta sur les mots suivants, se forçant à les sortir : "Tu t'es senti rejeté ?" lâcha-t-elle, dans un chuchotement. Elle-même était par le passé devenue invisible, rabaissée plus bas que terre par une personne en qui elle avait malheureusement placé sa confiance, et il avait fallu tout l'amour des siens et plusieurs séances de psychanalyse pour qu'elle réussisse à se reconstruire.

Finalement, la conversation retourna sur l'animal qu'il aurait pu être. C'était étonnant qu'il évoque l'écureuil, car elle y avait pensé pour elle-même mais pas pour les mêmes raisons. En fait, chacun voyait la symbolique qu'il souhaitait dans les différents animaux...
- "Un papillon, ca peut être spectaculaire. Il attire le regard avec ses couleurs ! Mais je trouve dommage qu'il soit si fragile. Ca symbolise l'éphémère je trouve... " lâcha-t-elle. "Un écureuil, tu le vois comme une créature qui observe ? Je ne sais pas s'il y a vraiment des animaux dans ce cas... qui observent je veux dire. Ils sont tous dans l'action quand on y réfléchit. Ils doivent se nourrir..." Elle prit un instant de réflexion avant d'ajouter. "Remarque, le chien de prairie fait partie d'un groupe et un des membres du groupe est en vigie. Et il y a aussi les oiseaux qui sont dans l'observation avant de fondre sur leur proie... Mais je crois que les oiseaux sont rares comme animagus..." Elle avait lu qu'il s'agissait rarement de créatures volantes.

Elle rit lorsqu'il la décrivit comme un animal curieux qui avait besoin de courir partout. Il n'avait pas totalement tord. Elle était foncièrement curieuse mais elle n'aimait pas courir ! Elle évoqua alors les animaux qu'elle avait pensé pour elle-même :
- "Et bien quand j'étais petite, j'ai pensé à un chat. Il est plutôt indépendant, il aime être dehors... et c'est l'animal que j'ai le plus souvent autour de moi... Je me voyais bien en grande discussion avec les chats de la maison... Et j'ai aussi pensé à l'écureuil..." ajouta-t-elle avec un clin d'oeil "mais pas pour les mêmes raisons que toi ! L'écureuil est prévoyant, vif et indépendant et j'adore l'idée de pouvoir monter aux arbres." ajouta-t-elle dans un rire. Elle expliqua encore, car elle avait beaucoup réfléchi au sujet : "et le botruc. J'aime beaucoup cette petite brindille depuis le début de ma deuxième année, je comprends son attache familiale." ajouta-t-elle le regard dans le vague se remémorant sa famille laissée à Galway "mais comme les animagus volants, je sais que les créatures magiques sont rares..."

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19 nov. 2025, 22:01
 Fini  A la frontière de l’humain
Ormen resta un moment interdit car les mots d'Eileen résonnaient encore dans sa tête comme si elle venait d'ouvrir une porte qu'il n'avait pas prévue enfin pas maintenant et surtout pas ici, le mot rejeté lui tournait encore dans l'esprit et pesait dans sa poitrine comme un poids qu'il n'arrivait pas à faire passer. Pourtant elle n'avait posé la question ni avec jugement et encore moins avce pitié mais avec sa douceur qui la caractérisait tant. Il inspira donc doucement, passa une main dans les cheveux pour se donner un semblant de contenance et se laissa aller :

- Invisible ce n'était peut-être pas le bon mot mentit-il mais disons que j'ai l'habitude que l'on me remarque après les autres et que je sois un peu flou dans le décor.

Il haussa les épaules en mettant un sourire trop timide pour masquer la vérité avant de rebondir vite parce que rester trop longtemps sur lui le mettait mal à l'aise et surtout ce qu'elle avait dit sur les animaux l'avait réellement touché.

- Pour les Animagus je pense que tu te trompes pas du tout sur toi, le chat te ressemble pas juste parce qu'il est doux mais parce qu'il va où il veut, il est indépendant et qu'il ne demande jamais la permission d'exister.

Il osa jeter un regard vers elle :
- L'écureuil oui je t'y verrais aussi pas pour la réserve comme moi mais pour l'énergie et pour le fait que comme lui tu vois tout, tu remarques tellement de choses que les autres ignorent ou ne voient pas.

Il surveillait ses mots pour être sûr de ne pas paraître trop transparent ni pour trop se livrer même s'il venait de dire beaucoup plus de choses sur lui que jamais auparavant pourtant ce qu'il disait était vrai.

- Le botruc par contre hésita-t-il en cherchant ses mots, c'est amusant même si je t'avoue que je ne t'imgainais pas en botruc au début mais maintenant que tu le dis le côté loyal, l'attachement à la famille, la manière dont il se cache quand il ne se sent pas en sécurité, ça peut parfaitement te correspondre. Je dirais même plus qu'il te va peut-être plus que tu ne le penses, c'est petit certes mais il ne faut pas le sous-estimer car il a du caractère.

Il sentit ses joues s'échauffer car il parlait beaucoup trop mais en même temps il n'avait jamais autant eu envie d'être honnête avec quelqu'un alors il se risque même à aller à un aveu :

- Tu vois quand tu m'as parlé du papillon tout à l'heure ça m'a fait réfléchir car tu as raison c'est fragile mais il passe d'un état insignidiant à un être d'une telle envergure et peut-être qu'une chose fragile peut quand même avoir sa place même s'il ne vole pas très haut.

Il se tortillait sur place :

- Tu n'as jamais envisagé que ta forme d'Animagus pourrait être quelque chose d'un peu inattendu ? Non pas simplement un chat ou un écureuil mais un animal qui n'a l'air de rien au premier regard mais qui est beaucoup plus que ce qu'on croit ?

Son regard brillait d'une curiosité sincère et d'une admiration qu'il masquait avec difficulté.

542 mots

4ème année RP - - Couleur RP : #5a69b5 - Fiche PR

21 nov. 2025, 13:23
 Fini  A la frontière de l’humain
Eileen hocha la tête, écoutant attentivement ce qu'il disait. Elle tenta de reformuler :
- "Certains brillent et prennent toute la lumière. Ca dépend aussi des caractères." Elle-même était extravertie et n'avait pas de difficulté à aller vers les autres et à trouver des sujets de conversation. Elle avait dans son cercle proche des intravertis pour qui, elle le savait, le pas qui était si simple pour elle, et même parfois réconfortant, était un effet difficile à surmonter. Ils n'étaient pas les mêmes. Et elle ne voulait pas - au grand jamais - qu'ils se sentent rejetés ou "invisibles", elle souhaitait au contraire qu'il y ait de la place pour tous, quels qu'ils soient. En général, elle laissait son caractère à lui-même puis se rapprochait de ses amis pour les inclure, elle allait les chercher. C'était un plaisir pour elle et quelque chose de totalement naturel. Peut-être qu'Ormen n'avait trouvé une personne aussi proche de lui ou aussi bienveillante ? Il était triste de se dire qu'il ait pu penser "je glisserai dans le noir à l’abri des regards, brillant par mon absence et votre indifférence, je serai invisible"*

La demoiselle hésita à le réconforter en mettant une main sur ses épaules ou sur sa main à lui mais elle savait que tout le monde n'était pas tactile et elle ne voulait pas le brusquer. Aussi, elle tenta par les mots d'apporter ce qu'elle aurait pu donner par une congruence avec ses gestes :
- "Tu as peut-être cette impression qu'on ne te remarque pas... mais on te remarque ! Par exemple, je t'ai proposé de venir t'asseoir à côté de moi !" lâcha-t-elle avec un clin d'oeil histoire de détendre l'atmosphère. "En tout cas, si tu as besoin, sache que je suis là !" déclara-t-elle sincère, l'éclat de la vérité vibrant dans sa voix.

Etonnamment une fois encore, la symbolique des animaux différait selon la facon dont on l'abordait mais au moins, ils étaient tous deux d'accord sur le fait que le chat pouvait convenir à l'irlandaise. Quand il évoqua le fait qu'elle ne demandait pas la permission d'exister, elle soupira avant d'ajouter en confidence :
"Ca n'a pas toujours été le cas !" Après tout, il venait de se confier, elle pouvait bien en faire autant. Fragilité pour fragilité, elle se doutait que son secret serait bien gardé.

Eileen s'étonna de sa remarque :
- "Tu trouves vraiment que je remarque tout ?" Au contraire, elle avait parfois l'impression d'être aveugle, de passer à côté de plein de choses... comme lorsqu'on lui rapportait des commérages et qu'elle tombait totalement des nues.

La rouquine hocha la tête ! Elle ne se voyait pas forcément avec du caractère mais pour le reste, elle ne pouvait qu'aller dans son sens.
- "On est d'accord ! C'est ma créature préférée ! " déclara-t-elle. "Et toi ?" demanda-t-elle en rebond.

La quatrième année tenta d'expliquer son point de vue sur le papillon :
- "Toutes les créatures ont leur place sur terre. Et je trouve que le papillon a d'autant plus de mérite ! Car il n'a pas une vie facile. Majoritairement chenille, il passe énormément de temps à se débattre pour déployer ensuite ses ailes... Tu sais... mon père m'a raconté l'histoire d'une femme qui, voulant aider un papillon à prendre son envol, a découpé le cocon de la chrysalide de la chenille. Le papillon délivré n'avait jamais pu s'envoler car il n'avait pas eu assez de temps pour travailler les muscles de ses ailes." raconta-t-elle. "Et il faut avouer que ce n'est pas parce que c'est éphémère que ce n'est pas beau. Au contraire... Et d'ailleurs, je trouve que c'est une belle leçon de la nature : la beauté est éphémère et peut parfois s'acquérir à force de sacrifices... Tu ne crois pas ? Tu ferais un très beau papillon !" conclut-elle, persuadée qu'il serait un adulte heureux et qu'il réussirait dans sa vie. Il n'y avait pas de raison, après tout, de croire le contraire.

A la question suivante du garçon, l'adolescente ne sut que dire.
- "Heu... Je ne sais pas... Tu penses à quoi ? "
Après tout, ce n'était pas pour rien que la formation était longue et fastidieuse. On ne se trouvait pas en un claquement de doigts...

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*Mots d'une chanson pour un défi Serdaigle

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26 nov. 2025, 17:13
 Fini  A la frontière de l’humain
Ormen resta suspendu à ses mots, elle venait de lui dire qu'elle était là, ça paraissait simple presque banal même mais pour lui c'était tellement renversant, on ne lui disait pas ce genre de choses en tout cas pas avec ce ton là. Il déglutit, une bouffée de chaleur montant dans sa poitrine à mi-chemin entre la gratitude et la panique.

- Je... oui, enfin j'essaie souffla-t-il d'une voix très basse car il n'en avait pas l'habitude qu'on le remarque, qu'on lui tienne la porte ouverte, qu'on le propose une place près de soi, tout cela était si nouveau pour lui et un peu déstabilisant d'ailleurs mais étrangement très agréable.

Quand elle lui confia qu'elle n'avait pas toujours eu cette force qu'il percevait en elle, il releva la tête surpris presque heurté par l'idée qui lui semblait improbable.

- Tu t'en sors très bien alors car je n'en jurerais pas, tu dégages vraiment quelque chose de... solide je dirais, il se mordilla la lèvre conscient qu'il en disait un peu trop mais incapable de s'arrêter.

Puis vint le moment où elle s'étonna d'être quelqu'un qui remarquait tout et cette réaction le fit sourire presque amusé.

- Tu ne t'en rends pas compte parce que pour toi c'est normal mais tu remarques beaucoup de choses, les autres, leurs émotions, ce qu'ils ne disent pas et c'est rare vraiment, j'irais même jusqu'à dire précieux.

Elle lui demande sa créature préférée et cela le prit au dépourvu encore une fois. Je ne sais pas si j'en ai une réfléchit-il.

- Je n'ai jamais vraiment grandi avec les animaux et encore moins avec les créatures magiques alors je crois que j'apprends seulement maintenant mais j'ai bien ceux qui sont petits et qu'on a tendance à sous-estimer alors je te dirais les hérissons voire les hiboux fragiles que personne ne regarde. Je trouve qu'ils ont en eux quelque chose de fort et de silencieux, c'est là toute leur puissance.

Quand Eileen lui raconte l'histoire du papillon, il l'écouta sans l'interrompre presque fasciné par sa façon de l'expliquer et par la sagesse qu'elle lui délivrait par les mots qu'elle tissait les uns aux autres, cela l'apaisa.

- C'est beau et une belle manière de voir les choses, quelque fois il faut lutter au moins un peu pour être prêt et ça me rassure enfin un peu. Je me dis que même une chose fragile peut devenir quelque chose de beau si on lui laisse le temps.

Le regard du jeune garçon se perdit un instant puis elle lâcha le fait qu'il ferait un très beau papillon et là quelque chose se mit à bondir dans sa poitrine, son coeur sans nul doute.

- Je... merci répondit-il sincérement touché.

Lorsque sa camarade lui demanda ce à quoi il pensait comme Animagus inattendu, il hésita.

- Eh bien, je pensais juste que tu n'es jamais là où on t'attend et que tu as quelque chose en toi d'assez inattendu alors peut-être que ton Animagus sera pareil à ton image. Il prendrait donc la forme d'un animal qui parait simple voire ordinaire mais qui en vrai est courageux, surprenant et qui protégère bec et ongles ce qu'il aime.

Il se tut un instant pour trouver un exemple.

- Cela me fait penser à une histoire moldue très connue, celle d'un faon mais attention pas un faon fragile mais un qui a une telle volonté qu'il se relève toujours. Enfin c'est juste une idée termina-t-il en baissant les yeux presque honteux d'avoir dit cela comme ça.

Mais la vérité était évidente dans son regard, il ne parlait pas seulement d'un animal mais bien d'elle, d'un pendant faunal qui révèlerait sa force intérieure.

600 mots

4ème année RP - - Couleur RP : #5a69b5 - Fiche PR

26 nov. 2025, 21:03
 Fini  A la frontière de l’humain
La déclaration de la jeune fille sembla ébranler le garçon.
- "Tu sais, parfois, il suffit de demander pour avoir. Je ne l'ai jamais dit ouvertement c'est vrai. Mais notre échange en DCFM l'année dernière, c'était quelque chose, tu ne crois pas ? Je veux dire, ca m'a paru naturel après ca que tu savais que j'étais là si tu avais besoin. Je te le dis maintenant. Sincèrement !" lâcha-t-elle enthousiasmée, le rouge lui montant aux joues.

Elle s'affirmait mais elle ne voulait pas le mettre en difficulté non plus. Elle ne voulait pas l'embarrasser et il fallut rapidement passer à un autre sujet. Elle était en tout cas sincère dans le fait qu'elle serait présente s'il le lui demandait.

Lorsqu'il évoqua qu'elle dégageait quelque chose de solide, elle lui révéla doucement :
- "C'est le fruit d'un long travail chez le psy... et de beaucoup de soutien des miens."
Ca, elle avait été entourée, elle ne pouvait pas dire le contraire. Elle avait toujours eu une base familiale solide... enfin du côté paternel. Ils vivaient tous quasiment les uns chez les autres, il y avait même le traditionnel repas dominical... Et puis, même si à l'époque elle ne voyait pas autant qu'elle le souhaitait ses grands-parents maternels, les liens s'étaient resserrés depuis qu'elle avait rejoint Poudlard... Quand on était aussi fusionnel avec sa famille, ce n'était pas forcément facile de finir en internat et la première année de la jeune fille avait été un nouveau défi à relever... surtout parce qu'elle intégrait le monde de la magie qu'elle ne connaissait pas... sang-mêlée élevée parmi les moldus comme telle. Mais elle ne regrettait rien. Elle n'aurait rien changer à son parcours de vie pour tout l'or du monde. Il avait fait d'elle ce qu'elle était aujourd'hui : une adolescente versée dans le développement personnel qui s'intéressait aux autres et s'ouvraient aux opportunités offertes.

Pour tenter de dévier la conversation d'elle - elle n'avait jamais vraiment apprécié parler d'elle, elle préférait largement discuter des autres, la rouquine lui retourna comme une réflexion sur lui-même :
- "Tu sais, les psy, ca aide bien. Tu pourrais réfléchir à discuter avec notre psychomage... ou alors trouver une oreille attentive qui ne te jugera pas et à qui tu te sentirais en confiance pour discuter... " Elle était prête à endosser le rôle mais ne voulait pas l'y forcer. "Je me suis rendue compte que parler, ca aide beaucoup. Même quand la personne en fait ne fait que t'écouter sans donner de conseil." révéla-t-elle une part de sa sagesse adolescente.

Une fois de plus, il lui fit un compliment inattendu concernant le fait qu'elle remarquait tout, il évoquait notamment les autres et leur façon d'être, presque de communiquer de façon non verbale. Pour elle, ce n'était rien d'étonnant, effectivement. Mais, une fois de plus, elle avait appris que tout le monde était différent. Elle découvrit alors que sur ce point aussi. Elle rosit.
- "Tu crois ? Tu ne remarques pas ces choses-là ? " questionna-t-elle, tentant de comprendre le fonctionnement d'autrui sur ce point... et pourquoi pas en commençant avec lui.

Il n'avait pas forcément de connaissances concernant les créatures en général, aussi ne put-elle s'empêcher de lui partager :
- "Tu sais, il n'y a pas de mal à ne pas avoir grandi avec des animaux. Papa est vétérinaire... donc c'était difficile pour moi de faire autrement..." lâcha-t-elle en riant avant d'enchainer "La zone de Soins aux créatures magiques est merveilleuse pour ca ! Je connaissais pas les créatures magiques avant Poudlard non plus !" avoua-t-elle. Et elle farfouilla dans une de ses poches, sortant ce qui était son livre de chevet et ne la quittait pas Vie et habitat des animaux fantastiques de Norbert Dragonneau "et voici un livre très instructif à ce sujet." lui montra-t-elle l'ouvrage. Elle le trimballait partout et dès que quelqu'un évoquait une créature qu'elle ne connaissait pas, hop, elle le dégainait pour en savoir plus... de même, quand elle visitait la zone SaCM et qu'une créature temporaire faisait son apparition à cause d'un cours animé par Mr Dawson !

Lorsqu'il partagea ses créatures préférées, Eileen comprenait ses raisons. Elle lâcha un "oohhh !" attendri lorsqu'il évoqua les hérissons. C'était lent, fragile mais tellement mignon ! Par contre, elle avait globalement du mal avec les oiseaux. Moins depuis qu'à la maison, ils avaient Ybou et depuis qu'elle avait découvert les Augurey qui n'étaient généralement pas apprécié et qui étaient pourtant une des créatures qu'elle aimait beaucoup. Elle hocha la tête.
- "J'ai cette impression que tu aimes secourir les gens, les créatures... Je me trompe ?" questionna-t-elle, le sondant.

L'histoire du papillon semblait lui avoir plu. Comme quoi, tout était possible pour tous. C'était aussi une façon comme une autre de dire qu'après la tempête vient le soleil !

Lorsqu'il la remercia pour le fait simple et sincère qu'elle venait de dire qu'il ferait un beau papillon, elle lui sourit timidement.

Elle n'était jamais là où on l'attendait ? Ah bon ? Elle finissait par se dire que si quelqu'un voyait des choses dans les autres, c'était bien lui. Elle hocha la tête sur le côté, se donnant le temps de la réflexion sur ce que l'adolescent venait de dire. C'était assez proche du Botruc comme définition. On y revenait. Ca lui convenait bien !

- "Une histoire moldue connue ? Tu peux m'en dire plus ?" puis elle rebondit, s'appuyant sur les connaissances acquises auprès de son père : "Tu sais, souvent les herbivores qui viennent de naitre doivent être en capacité de se déplacer tout de suite..." C'était une sacrée force d'adaptation pour échapper aux prédateurs à bien y penser.

Au final, elle se rendait compte que la conversation tournait beaucoup autour d'elle, ce qui la mettait un peu mal à l'aise. Elle lâcha alors :
- "Et toi tu aurais des projets pour l'année prochaine ? J'ai l'impression que tu ne lanceras pas dans la formation Animagus, mais tu pourrais commencer autre chose..." Il y avait après tout tellement de possibilités à Poudlard !

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4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP

30 nov. 2025, 21:50
 Fini  A la frontière de l’humain
Ormen resta un instant silencieux après les paroles d'Eileen comme suspendu dans une bulle hors du temps où même le bruit de la classe semblait ne plus l'atteindre, c'était étrange il est vrai, cette manière qu'elle a de dire les choses simplement avec une sincérité qui l'affectait plus qu'il ne l'aurait admis. Parler de ce cours de DCFM comme d'un moment marquant entre eux était étourdissant car il en avait gardé un souvenir si fort et positif qu'il était très ému qu'elle ait ressenti la même chose.

Il voulut répondre quelque chose, n'importe quoi mais rien ne lui venait alors il se contenta d'un bref hochement de tête maladroit mais dans sa poitrine, un sentiment d'une chaleur incroyable naissait.

Quand elle évoqua avoir elle-même travaillé sur sa solidité, il releva brusquement les yeux vers elle, il y avait dans sa voix une gravité qu'il ne lui connaissait pas, une fragilité discrète, elle qui avait été soutenue parce qu'elle en avait eu besoin... Il avait toujours imaginé Eileen stable, lumineuse qui savait avec évidence quel chemin prendre et pourtant elle aussi avait vécu son lot d'incertitudes et de doutes.

- Tu ne le montres pas admit-il tout bas comme s'il échangeait d'un secret précieux et intime, on voit surtout ce que tu es devenue et pas ce que tu as traversé.

Il le pensait sincèrement alors lorsqu'elle lui suggéra d'aller voir le psychomage, il ressentit une petite crispation mais pas de rejet plutôt de surprise et d'une forme d'appréhension.

- Peut-être que je prendrai le temps d'y penser mais c'est compliqué pour moi, je ne suis pas habitué à parler de moi tout du moins pas comme ça.

Il esquissa un sourire gêné mais il savait qu'elle voyait clair dans ses émotions et que ses hésitations transparaissaient. Lorsqu'elle lui demande s'il ne remarquait pas certaines choses alors il secoua doucement la tête.

- Pas comme toi, je vois des choses oui mais je crois que je suis souvent en décalage car je ne comprends pas toujours ce que les gens veulent dire ou ce qu'ils attendent. Toi, tu sembles être capable de déchiffrer les autres sans aucun effort mais une grande facilité. C'est pour ça d'ailleurs que c'ets aussi facile de te parler, tu ne forces rien.

Elle sortit alors son livre de Norbert Dragonneau, lui la regarda intensément car c'était elle typoquement, une jeune fille passionnée, spontanée, prête à partager le moindre fragment de son savoir si cela pouvait aider quelqu'un.

- Je devrais peut-êtrre me mettre à lire ça aussi afin de mieux comprendre cet univers, j'ai toujours l'impression d'être un peu en retrait, en décalage parfois.

Quand elle lui demande s'il aimait secourir les gens, il se figea une fraction de seconde car il s'agissait d'une question étonnamment directe non pas intrusive mais qui le poussait dans ses retranchements.

- Je ne sais pas si j'aime ça hésita-t-il, ce n'est pas vraiment un choix, c'est juste que quand je vois quelqu'un qui va mal, je n'arrive pas à ne rien faire, peut-être parce que j'aurais aimé que quelqu'un fasse ça pour moi.

C'était rare qu'il laisse échapper un aveu aussi intime et ce sentiment d'être mis à nu sans l'avoir prévu, le mettait mal à l'aise alors quand elle voulut en savoir plus sur l'histoire moldue du faon, il fut surpris qu'elle s'y intéresse autant.

- C'est une vieille histoire, un classique même, le faon perd sa mère très tôt, il se retrouve seul, fragile et terrifié mais il apprend malgré tout à grandir, à se défendre, il tombe mais se relève toujours et au final il devient un être bien plus fort qu'il ne croyait pouvoir le devenir.

Il serra légèrement sa baguette entre ses doigts sans s'en rendre compte.

-Tu vois ça me fait penser à toi, tu te dis fragile parfois et pourtant moi je te vois surtout comme quelqu'un qui grandit en continu même quand elle doute, tu es bien plus forte que tu ne sembles le croire.

Quand elle lui demande s'il avait des projets pour l'année prochaine, il perdit son sourire, les projets, l'avenir, voilà un sujet glissant pour lui.

- Je crois que je ne sais pas encore, devenir Animagus ce n'est pas pour moi pas maintenant en tout cas, peut-être même jamais mais j'amerais apprendre à comprendre les gens et à les aider. Pas comme un guérisseur je ne suis pas assez bon en potions et je n'en ai pas envie mais je ne sais pas, j'adore les sortilèges et je m'en sors bien tout comme l'histoire de la magie, je me verrais bien enseigner ou travailler dans la magie car elle a changé ma vie à tout jamais.

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4ème année RP - - Couleur RP : #5a69b5 - Fiche PR