Charleston, si tu m’entends, fais bouger une feuille !
SerresDimanche 06 novembre après le déjeuner@Jane Plogeth
Le soleil brillait si fort ce matin-là qu’il semblait rire. J’ai toujours pensé que le soleil riait parfois, juste pour m’encourager. Et aujourd’hui, il avait de bonnes raisons de le faire, parce que j’étais en mission. Une vraie mission. Une mission de sauvetage.
Depuis que le professeur Charleston avait quitté la botanique, tout le monde disait qu’il était devenu directeur de Poufsouffle, mais moi, je n’y croyais pas. Ce n’était pas logique ! Personne ne quitte les plantes comme ça, du jour au lendemain, sans même dire au revoir aux Mandragores. J’avais même vérifié : elles n’avaient reçu aucune lettre d'au revoir. Et puis, la nouvelle professeure, Jane Plogeth, avait ce regard un peu trop tranquille. Trop tranquille pour être honnête.
J’en étais certaine : elle l’avait kidnappé.
Oh, pas méchamment bien sûr, peut-être juste parce qu’elle avait besoin de lui pour arroser les plantes la nuit, ou pour tenir les pots pendant qu’elle faisait des expériences secrètes. Mais tout de même ! Il fallait le retrouver. Et si personne ne voulait m’aider, eh bien, je le ferais toute seule.
J’avais donc enfilé mon pull préféré, celui avec le petit trou à la manche (il porte chance), et j’avais pris ma baguette, juste au cas où je devrais combattre une plante carnivore ou libérer un professeur prisonnier d’une racine. Mon cœur battait un peu plus vite que d’habitude, mais c’était sûrement l’excitation.
Quand j’arrivais devant la serre numéro quatre - la serre Méditerranée - je levai les yeux avec émerveillement. Elle avait l’air tout à fait normale, et c’était bien ça le plus louche. On disait qu’elle imitait le climat européen, chaud l’été et frais l’hiver, et qu’elle servait surtout à éviter le gel. Mais pour moi, c’était évident : c’était l’endroit parfait pour cacher quelqu’un.
Je finis par entrer et par m'avancer en observant autour de moi. C’était si beau, si vivant, que j’en avait presque oublié que j’étais censée enquêter.
Mais je finis par chuchoter :
- Professeur Charleston ? Si vous m’entendez, clignez deux fois des yeux !
Aucune réponse. Crotte de flûte.
J'avançai entre les allées, le cœur battant. Puis, tout à coup, un craquement, juste derrière moi. Léger, mais bien réel.
Mon cœur bondit.
Je me figeai.
Et, très lentement, je me suis retournée.
N'hésite pas si je dois modifier quelque chose
Gryffonami 2025 | Agatha à chaque fois | Pitit Pingouin | +30000 PPs auprès de Miya hehe | Elam, mon Pouffy préféré | en compagnie d'Elou dans ce Royaume, derrière les portes de la Mort | p'tite crevette d'Elam ![]() |
Charleston, si tu m’entends, fais bouger une feuille !
On pourrait croire que l'anglaise serait restée, profitant du week-end pour passer du temps avec son frère et son amie à Godric's Hollow, mais non. Jane avait préféré leur dire au revoir ce matin pour revenir au château, sa nouvelle maison, si elle pouvait en parler ainsi. Elle avait tant de choses à découvrir. Cela faisait à peine une semaine, qu'elle se promenait dans les parages, et pourtant, elle se sentait à l'aise. Il fallait aussi avouer que la beauté des serres, le nombre impressionnant de plantes qui y habitaient et ses discussions avec ses collègues l'avaient mises dans le bain.
En arrivant aux abords des serres, la jeune femme passa dans son bureau pour y déposer Gavin, son poisson rouge. Elle lui donna quelques graines de nourriture, lui sourit et lui fit un signe de la main, le laissant à ses activités de poisson. La botaniste passa dans les différentes serres, s'assurant que chaque plante allait bien. Un jet d'eau par-ci, un peu d'engrais par-là. Les végétaux semblaient aller bien — malgré la période froide.
La prochaine serre sur sa liste : la serre méditerranée. Cette dernière était assez spéciale. Contrairement aux autres qui imposaient un climat bien définit, la serre méditerranée changeait le climat passant d'une certaine chaleur à une fraîcheur mesurée. La magie semblait être tout à fait impressionnante, lorsqu'on avait cela en tête.
« Oh mince, tu manques de terreau, toi ! » dit-elle à l'intention d'une mandragore.
La botaniste virevolta et se lança à la recherche d'un sac de terreau. Soudain, elle entendit une voix. Celle d'une enfant, qui lui semblait plus ou moins familière — pas étonnant, quand elle enseignait à un nombre incalculable d'élèves. La jeune fille semblait vouloir parler à Sigmund, son prédécesseur. Que lui voulait-elle ? Son bureau n'était plus ici désormais. Terreau en mains, la jeune femme s'avança en direction de la voix. Une petite sorcière aux cheveux noirs et assez courts.
Arg, zut ! Comment s'appelle-t-elle déjà ? C'est la jeune fille qui s'assied tout le temps avec Sonia...
Nul besoin de l'interpeller, sans s'en rendre compte, Jane avait fait un peu de bruit en marchant. La troisième année se retourna, presque tétanisée. L'adulte se para de son sourire que tout le monde commençait à connaître — en tout cas à apprendre — et tenta de la rassurer :
« Bonjour ! Miss... Sanders, c'est bien ça ? Puis-je vous aider ? J'ai cru entendre le nom de Mister Charleston. Si vous le cherchez, je vous conseille de chercher ailleurs, il n'est pas ici. »
En arrivant aux abords des serres, la jeune femme passa dans son bureau pour y déposer Gavin, son poisson rouge. Elle lui donna quelques graines de nourriture, lui sourit et lui fit un signe de la main, le laissant à ses activités de poisson. La botaniste passa dans les différentes serres, s'assurant que chaque plante allait bien. Un jet d'eau par-ci, un peu d'engrais par-là. Les végétaux semblaient aller bien — malgré la période froide.
La prochaine serre sur sa liste : la serre méditerranée. Cette dernière était assez spéciale. Contrairement aux autres qui imposaient un climat bien définit, la serre méditerranée changeait le climat passant d'une certaine chaleur à une fraîcheur mesurée. La magie semblait être tout à fait impressionnante, lorsqu'on avait cela en tête.
« Oh mince, tu manques de terreau, toi ! » dit-elle à l'intention d'une mandragore.
La botaniste virevolta et se lança à la recherche d'un sac de terreau. Soudain, elle entendit une voix. Celle d'une enfant, qui lui semblait plus ou moins familière — pas étonnant, quand elle enseignait à un nombre incalculable d'élèves. La jeune fille semblait vouloir parler à Sigmund, son prédécesseur. Que lui voulait-elle ? Son bureau n'était plus ici désormais. Terreau en mains, la jeune femme s'avança en direction de la voix. Une petite sorcière aux cheveux noirs et assez courts.
Arg, zut ! Comment s'appelle-t-elle déjà ? C'est la jeune fille qui s'assied tout le temps avec Sonia...
Nul besoin de l'interpeller, sans s'en rendre compte, Jane avait fait un peu de bruit en marchant. La troisième année se retourna, presque tétanisée. L'adulte se para de son sourire que tout le monde commençait à connaître — en tout cas à apprendre — et tenta de la rassurer :
« Bonjour ! Miss... Sanders, c'est bien ça ? Puis-je vous aider ? J'ai cru entendre le nom de Mister Charleston. Si vous le cherchez, je vous conseille de chercher ailleurs, il n'est pas ici. »
426 mots
C'est nickel ! J'espère que ça te convient, @Agatha Sanders Charleston, si tu m’entends, fais bouger une feuille !
Je me figeai, les yeux grands comme des soucoupes. C'était vraiment elle ! La professeure Plogeth, en chair et en os, juste devant moi. Et moi qui avais pensé la surprendre… purée de scrogneugneu, quelle idée !
Je secouai un peu la tête, comme pour me rappeler de respirer. Respire, Agatha, respire… Mais mes jambes étaient molles comme de la gelée de citrouille.
- Bonjour ! Miss… Sanders, c'est bien ça ? Puis-je vous aider ? J'ai cru entendre le nom de Mister Charleston. Si vous le cherchez, je vous conseille de chercher ailleurs, il n'est pas ici.
Mon cerveau fit un salto arrière, et je dus me retenir pour ne pas laisser échapper un "Hein ?! Quoi ?!". Chercher ailleurs ? Mais il est ici, il est ici ! Je fis semblant de respirer calmement, ce qui me fit éternuer. Génial. Parfaitement discrète.
Je fis un pas en arrière, presque pour paraître innocente. Innocente, Agatha… joue l’innocence totale.
- Oh… euh… oui… je cherchais juste… juste à regarder… les plantes… répondis-je, en essayant de sourire le plus innocemment possible.
Purée de scrogneugneu, c’était dur de garder la voix calme quand mon cerveau criait ELLE L’A ENFERMÉ ! CHARLESTON ! PAR LES FESSES DE MERLIN ! Je levai les yeux vers son sourire, si calme, si parfait, et je me rappelai qu’il ne fallait surtout pas qu’elle sache que je savais… sinon je me ferais gronder ou pire : transformée en Mandragore à arroser.
Je me penchai un peu pour examiner un pot de Menthe. Oui… juste la menthe… absolument rien à voir… Mais mes yeux continuaient à la surveiller. Chaque pas qu’elle faisait me semblait suspect. Les éclats de lumière sur ses cheveux, les petits gestes de ses mains… Pourquoi est-elle si parfaite quand elle ment ?
- Je… je voulais juste… vérifier que… que vos plantes allaient bien… ajoutai-je, en espérant que ma voix ne tremble pas trop.
Je me mordillai la lèvre. Respire, Agatha, respire… Mais mon cœur battait si vite que j’avais presque peur qu’il sorte par la bouche. Mes pensées tourbillonnaient.
Je fis un pas de côté, presque pour éviter le regard direct. Innocente… oh oui… totalement innocente… et je souris un peu maladroitement. Je me disais que si je me montrais trop… curieuse, elle pourrait me remarquer. Mais en même temps, je voulais lui lancer un par les fesses de Merlin ! Je sais que tu l’as ! dans la tête.
Alors je hochai doucement la tête, en essayant de paraître concentrée sur un pot de Dictame. Regarde les plantes, Agatha, regarde les plantes… pas elle… pas elle… flûte, c’est dur…
Et pendant que mes yeux ne la quittaient pas, je fis une petite prière silencieuse : Tenez bon professeur, j'arrive...
Je secouai un peu la tête, comme pour me rappeler de respirer. Respire, Agatha, respire… Mais mes jambes étaient molles comme de la gelée de citrouille.
- Bonjour ! Miss… Sanders, c'est bien ça ? Puis-je vous aider ? J'ai cru entendre le nom de Mister Charleston. Si vous le cherchez, je vous conseille de chercher ailleurs, il n'est pas ici.
Mon cerveau fit un salto arrière, et je dus me retenir pour ne pas laisser échapper un "Hein ?! Quoi ?!". Chercher ailleurs ? Mais il est ici, il est ici ! Je fis semblant de respirer calmement, ce qui me fit éternuer. Génial. Parfaitement discrète.
Je fis un pas en arrière, presque pour paraître innocente. Innocente, Agatha… joue l’innocence totale.
- Oh… euh… oui… je cherchais juste… juste à regarder… les plantes… répondis-je, en essayant de sourire le plus innocemment possible.
Purée de scrogneugneu, c’était dur de garder la voix calme quand mon cerveau criait ELLE L’A ENFERMÉ ! CHARLESTON ! PAR LES FESSES DE MERLIN ! Je levai les yeux vers son sourire, si calme, si parfait, et je me rappelai qu’il ne fallait surtout pas qu’elle sache que je savais… sinon je me ferais gronder ou pire : transformée en Mandragore à arroser.
Je me penchai un peu pour examiner un pot de Menthe. Oui… juste la menthe… absolument rien à voir… Mais mes yeux continuaient à la surveiller. Chaque pas qu’elle faisait me semblait suspect. Les éclats de lumière sur ses cheveux, les petits gestes de ses mains… Pourquoi est-elle si parfaite quand elle ment ?
- Je… je voulais juste… vérifier que… que vos plantes allaient bien… ajoutai-je, en espérant que ma voix ne tremble pas trop.
Je me mordillai la lèvre. Respire, Agatha, respire… Mais mon cœur battait si vite que j’avais presque peur qu’il sorte par la bouche. Mes pensées tourbillonnaient.
Je fis un pas de côté, presque pour éviter le regard direct. Innocente… oh oui… totalement innocente… et je souris un peu maladroitement. Je me disais que si je me montrais trop… curieuse, elle pourrait me remarquer. Mais en même temps, je voulais lui lancer un par les fesses de Merlin ! Je sais que tu l’as ! dans la tête.
Alors je hochai doucement la tête, en essayant de paraître concentrée sur un pot de Dictame. Regarde les plantes, Agatha, regarde les plantes… pas elle… pas elle… flûte, c’est dur…
Et pendant que mes yeux ne la quittaient pas, je fis une petite prière silencieuse : Tenez bon professeur, j'arrive...
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Charleston, si tu m’entends, fais bouger une feuille !
Jane salua l'élève et tenta de l'aider avec le peu d'informations qu'elle avait. Alors qu'elle réalisait que sa professeure lui parlait, elle lâcha un éternuement. Sans perdre une seconde, elle se dépêcha de sortir un mouchoir propre de sa poche et de le tendre à la jeune Sanders.
« Faites attention à ne pas attraper froid. La saison n'est pas idéale pour se promener, Miss. »
La nouvellement nommée professeure ne voulait pas brusquer son élève, mais en la voyant trembler ainsi, elle se posait des questions. Etait-elle si impressionnante que ça ? Il lui semblait pourtant que la jeune lionne était plutôt extravertie — en tout cas, en compagnie de ses camarades. Flûte de flûte ! Comment je peux la rassurer ? se demanda-t-elle.
« Oh vraiment ? Je suis en train de faire le tour des serres et de prendre soin d'elle, justement. Vous voulez m'aider ? On peut faire le tour ensemble : vous admirez les plantes — vous ferez tout de même attention, un élève par ici n'est pas l'idéal — et je prends soin d'elle. Qu'en dites vous ? »
L'anglaise offrit un sourire apaisant à son élève de troisième année. Elle ne pouvait pas être plus amicale, proposer de faire un petit tour des lieux à un élève, ce ne devait pas être très commun, si ? Cela ne la dérangeait pas spécialement — tant qu'elle ne s'éloigne pas et qu'elle lui obéisse —, mais peut-être que cela aurait gêné Sigmund. En parlant de ce dernier, ne voulait-elle pas le voir ?
« Je comprendrais si vos affaires avec Mister Charleston sont plus pressantes. » ajouta-t-elle.
Il semblerait que peu importe ce qu'elle dirait à la jeune rouge et or, elle ne serait pas plus détendue. Elle lançait des sourires forcés, presque gênés, et ces gestes étaient très... maladroits ? Jane n'avait pas les mots pour décrire l'attitude de son élève. Néanmoins, elle était sûre d'une chose : la troisième année n'était pas à l'aise.
« Faites attention à ne pas attraper froid. La saison n'est pas idéale pour se promener, Miss. »
La nouvellement nommée professeure ne voulait pas brusquer son élève, mais en la voyant trembler ainsi, elle se posait des questions. Etait-elle si impressionnante que ça ? Il lui semblait pourtant que la jeune lionne était plutôt extravertie — en tout cas, en compagnie de ses camarades. Flûte de flûte ! Comment je peux la rassurer ? se demanda-t-elle.
« Oh vraiment ? Je suis en train de faire le tour des serres et de prendre soin d'elle, justement. Vous voulez m'aider ? On peut faire le tour ensemble : vous admirez les plantes — vous ferez tout de même attention, un élève par ici n'est pas l'idéal — et je prends soin d'elle. Qu'en dites vous ? »
L'anglaise offrit un sourire apaisant à son élève de troisième année. Elle ne pouvait pas être plus amicale, proposer de faire un petit tour des lieux à un élève, ce ne devait pas être très commun, si ? Cela ne la dérangeait pas spécialement — tant qu'elle ne s'éloigne pas et qu'elle lui obéisse —, mais peut-être que cela aurait gêné Sigmund. En parlant de ce dernier, ne voulait-elle pas le voir ?
« Je comprendrais si vos affaires avec Mister Charleston sont plus pressantes. » ajouta-t-elle.
Il semblerait que peu importe ce qu'elle dirait à la jeune rouge et or, elle ne serait pas plus détendue. Elle lançait des sourires forcés, presque gênés, et ces gestes étaient très... maladroits ? Jane n'avait pas les mots pour décrire l'attitude de son élève. Néanmoins, elle était sûre d'une chose : la troisième année n'était pas à l'aise.
331 mots
Charleston, si tu m’entends, fais bouger une feuille !
Je restai plantée là quand elle me tendit un mouchoir.
Un mouchoir.
Un vrai.
Propre. (heureusement tu vas me dire)
De professeure.
Je le pris du bout des doigts, comme si c’était un objet sacré, et bredouillai :
- Oh… merci… euh… merci beaucoup…
Super, Agatha, super. Maintenant tu trembles ET tu snif snif comme un bébé enrhumé. Très discret.
Je reniflai encore, juste pour avoir l’air crédible, puis son invitation me tomba dessus comme un rocher.
AAAAAAAAH NON.
Le tour. Avec elle. Dans la serre.
Là où Charleston est sûrement caché sous un pot géant ou enterré dans du terreau.
Respire. Respire.
- Le… le tour ? Avec… vous ? répétai-je en écho, comme si mon cerveau avait perdu la marche avant. Mais c’est exactement le piège dans lequel tombe la fille qui meurt en premier dans tous les films horrifiques !
J’essayai de sourire.
- Oh, je… euh… oui, je pourrais… vous aider… peut-être…
Bravo Agatha. Encore plus louche, tu meurs.
Je sentis mes mains devenir moites.
Elle continua, si gentille, si normale, si… polie. C’était presque pire. Elle ne pouvait pas être aussi douce et ne pas cacher quelque chose.
- Oh non, non, non ! Enfin… si ! Enfin… mes… mes affaires avec Mister Charleston ne sont pas… euh… pressantes ! dis-je trop vite, beaucoup trop vite.
Purée de scrogneugneu. Elle va remarquer. Elle va TOUT remarquer.
Je me raclai la gorge.
- Je… je peux vous accompagner, oui ! Juste… pour voir les plantes… pas pour… autre chose… évidemment…
MAIS POURQUOI JE DIS ÇA ??
Elle va croire que je cache quelque chose !
C’est elle qui cache quelque chose !
Oh par les fesses de Merlin, c’est un cercle infernal.
Je fis un petit pas vers elle, un tout petit, presque symbolique (comme si j’allais effectivement marcher avec elle) mais mon corps entier criait : n’y va pas, elle va t’engloutir dans un pot de terreau.
Mes yeux glissèrent malgré moi vers un coin de la serre.
Est-ce que ce buisson vient de bouger ?
EST-CE MISTER CHARLESTON ??
Non. Une feuille. Juste une feuille. Calme-toi Agatha, bon sang.
- Je… je suis prête quand vous voulez… lâchai-je, la voix un peu plus aiguë que prévu.
Un mouchoir.
Un vrai.
Propre. (heureusement tu vas me dire)
De professeure.
Je le pris du bout des doigts, comme si c’était un objet sacré, et bredouillai :
- Oh… merci… euh… merci beaucoup…
Super, Agatha, super. Maintenant tu trembles ET tu snif snif comme un bébé enrhumé. Très discret.
Je reniflai encore, juste pour avoir l’air crédible, puis son invitation me tomba dessus comme un rocher.
AAAAAAAAH NON.
Le tour. Avec elle. Dans la serre.
Là où Charleston est sûrement caché sous un pot géant ou enterré dans du terreau.
Respire. Respire.
- Le… le tour ? Avec… vous ? répétai-je en écho, comme si mon cerveau avait perdu la marche avant. Mais c’est exactement le piège dans lequel tombe la fille qui meurt en premier dans tous les films horrifiques !
J’essayai de sourire.
- Oh, je… euh… oui, je pourrais… vous aider… peut-être…
Bravo Agatha. Encore plus louche, tu meurs.
Je sentis mes mains devenir moites.
Elle continua, si gentille, si normale, si… polie. C’était presque pire. Elle ne pouvait pas être aussi douce et ne pas cacher quelque chose.
- Oh non, non, non ! Enfin… si ! Enfin… mes… mes affaires avec Mister Charleston ne sont pas… euh… pressantes ! dis-je trop vite, beaucoup trop vite.
Purée de scrogneugneu. Elle va remarquer. Elle va TOUT remarquer.
Je me raclai la gorge.
- Je… je peux vous accompagner, oui ! Juste… pour voir les plantes… pas pour… autre chose… évidemment…
MAIS POURQUOI JE DIS ÇA ??
Elle va croire que je cache quelque chose !
C’est elle qui cache quelque chose !
Oh par les fesses de Merlin, c’est un cercle infernal.
Je fis un petit pas vers elle, un tout petit, presque symbolique (comme si j’allais effectivement marcher avec elle) mais mon corps entier criait : n’y va pas, elle va t’engloutir dans un pot de terreau.
Mes yeux glissèrent malgré moi vers un coin de la serre.
Est-ce que ce buisson vient de bouger ?
EST-CE MISTER CHARLESTON ??
Non. Une feuille. Juste une feuille. Calme-toi Agatha, bon sang.
- Je… je suis prête quand vous voulez… lâchai-je, la voix un peu plus aiguë que prévu.
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Charleston, si tu m’entends, fais bouger une feuille !
La troisième année récupéra le bout de tissu et bégaya des remerciements. Jane lui sourit et la laissa se moucher tranquillement. Pas la peine de la presser ou de la brusquer. Sa proposition était une invitation à la détente, rien de méchant, simplement l'opportunité pour la jeune sorcière de se calmer, de profiter des végétaux et de peut-être comprendre que sa professeure ne lui voulait aucun mal ?
La jeune Sanders répéta sa proposition, comme intégrant les informations. Jane lui sourit la laissant faire. Si elle avait besoin de remettre de l'ordre dans ses esprits, alors qu'elle le fasse — après tout, ce n'était pas tous les jours qu'un élève pouvait faire un tour avec son professeur. Bien que sa réponse se fut très pressante et hésitante, elle restait positive. Je prends ça pour une victoire ! Fière d'elle, la jeune femme ramassa son sac de terreau et sourit à son élève.
« Autre chose ? » répéta-t-elle surprise. « Vous avez une plante à la serre numéro six ? Peut-être que vous préférez y faire un tour ? Laissez-moi simplement remettre un peu de terreau et je vous suis, Miss. »
La botaniste s'approcha du pot de mandragore, s'accroupit, redressa ses gants et plongea sa main dans le sac de terreau. Elle en ressortit une bonne poignée qu'elle posa directement dans le pot de la plante. Elle étala généreusement la terre, rassurant la jeune mandragore. Ces créatures étaient assez particulières. Jane leur parlait beaucoup, plus qu'à d'autres plantes —bien qu'elles ne répondaient pas, une plante était un végétal. Une fois terminée, elle referma le sac, se redressa et se tourna vers son élève.
« Alors Miss, vous voulez continuer par où ? » demanda-t-elle, sourire aux lèvres.
La jeune Sanders répéta sa proposition, comme intégrant les informations. Jane lui sourit la laissant faire. Si elle avait besoin de remettre de l'ordre dans ses esprits, alors qu'elle le fasse — après tout, ce n'était pas tous les jours qu'un élève pouvait faire un tour avec son professeur. Bien que sa réponse se fut très pressante et hésitante, elle restait positive. Je prends ça pour une victoire ! Fière d'elle, la jeune femme ramassa son sac de terreau et sourit à son élève.
« Autre chose ? » répéta-t-elle surprise. « Vous avez une plante à la serre numéro six ? Peut-être que vous préférez y faire un tour ? Laissez-moi simplement remettre un peu de terreau et je vous suis, Miss. »
La botaniste s'approcha du pot de mandragore, s'accroupit, redressa ses gants et plongea sa main dans le sac de terreau. Elle en ressortit une bonne poignée qu'elle posa directement dans le pot de la plante. Elle étala généreusement la terre, rassurant la jeune mandragore. Ces créatures étaient assez particulières. Jane leur parlait beaucoup, plus qu'à d'autres plantes —bien qu'elles ne répondaient pas, une plante était un végétal. Une fois terminée, elle referma le sac, se redressa et se tourna vers son élève.
« Alors Miss, vous voulez continuer par où ? » demanda-t-elle, sourire aux lèvres.
288 mots
Charleston, si tu m’entends, fais bouger une feuille !
J’ouvris la bouche. Puis la refermai. Puis la rouvris. J’étais littéralement en état de bug.
Elle… elle proposait la serre numéro six.
Celle où elle pourrait m’enterrer sans témoin.
Là où Charleston pourrait être encore plus disparu que disparu.
Je déglutis tellement fort que j’eus peur qu’elle l’entende.
- Oh, non non non ! Enfin… non ! Enfin si ! Enfin… enfin non ! bredouillai-je dans un chaos sonore absolument pas contrôlé.
Je m’efforçai de respirer pendant qu’elle rajoutait du terreau dans le pot de mandragore. Je la regardai faire avec des yeux ronds, comme si elle manipulait une bombe. Elle parlait aux plantes. Doucement. Calmement.
Ce n’est PAS normal d’être calme quand on a peut-être kidnappé un professeur.
Mon cerveau tournait tellement vite qu’il aurait pu générer de l’électricité.
Quand elle se redressa et me sourit, j’eus un micro-sursaut. Un tout petit hein. Je suis pas une chochotte. Nan ?
- Alors Miss, vous voulez continuer par où ?
La question tomba comme une enclume.
OÙ ?
Où je veux aller ?
Mais moi je veux sortir vivante, moi ! Je veux retrouver Charleston ! Je veux qu’aucune mandragore ne décide de hurler et de me faire exploser les tympans !
Je fis un geste vague du bras, censé être naturel.
- Oh, eh bien, euh… on peut… on peut continuer par là ! dis-je en pointant… totalement au hasard.
Absolument aucune idée de ce que je montrais.
Peut-être un coin. Peut-être une racine. Peut-être un pot. Peut-être l’entrée de l’enfer, qui sait.
Je forçai un sourire tremblotant.
- Oui, là c’est… c’est très bien ! Très… éducatif ! assurai-je.
Je fis deux pas prudents dans la direction indiquée et manquai de trébucher. Je récupérai mon équilibre à l’aide d’un petit bras moulinet très classe (absolument pas classe).
- Tout va bien ! Tout va… parfaitement bien ! lançai-je, alors qu’évidemment RIEN n’allait.
Je jetai un regard autour de moi, un peu trop rapide pour être innocent.
Pas de Charleston visible.
Pas d’assassinat imminent.
Juste… des plantes. Et Miss Plogeth.
Ce qui était presque pire.
Je me tournai vers elle.
- Vous… vous êtes déjà venue souvent ici, n’est-ce pas ? À… à cette serre ? Hein ? Beaucoup ? Par exemple… récemment ? Hier ? Avant-hier ? Aujourd’hui trois fois ? dis-je en clignant des yeux beaucoup trop vite.
Purée de scrogneugneu.
J’avais l’air d’un fléreur sous acide.
Je me raclai la gorge pour récupérer un semblant de dignité.
- Je veux dire… je suis très intéressée par… euh… l’entretien des… pots… et des… sols… voilà.
Voilà. Les sols. Les sols, Agatha. Vraiment ?
Je voulais juste qu’elle parle. Qu’elle dise quelque chose. Qu’elle laisse échapper quelque chose.
Un indice.
Un micro indice.
Parce que si Charleston n’était pas ici… alors où ?!
Je déglutis encore.
- On… on continue ? proposai-je, la voix minuscule.
Elle… elle proposait la serre numéro six.
Celle où elle pourrait m’enterrer sans témoin.
Là où Charleston pourrait être encore plus disparu que disparu.
Je déglutis tellement fort que j’eus peur qu’elle l’entende.
- Oh, non non non ! Enfin… non ! Enfin si ! Enfin… enfin non ! bredouillai-je dans un chaos sonore absolument pas contrôlé.
Je m’efforçai de respirer pendant qu’elle rajoutait du terreau dans le pot de mandragore. Je la regardai faire avec des yeux ronds, comme si elle manipulait une bombe. Elle parlait aux plantes. Doucement. Calmement.
Ce n’est PAS normal d’être calme quand on a peut-être kidnappé un professeur.
Mon cerveau tournait tellement vite qu’il aurait pu générer de l’électricité.
Quand elle se redressa et me sourit, j’eus un micro-sursaut. Un tout petit hein. Je suis pas une chochotte. Nan ?
- Alors Miss, vous voulez continuer par où ?
La question tomba comme une enclume.
OÙ ?
Où je veux aller ?
Mais moi je veux sortir vivante, moi ! Je veux retrouver Charleston ! Je veux qu’aucune mandragore ne décide de hurler et de me faire exploser les tympans !
Je fis un geste vague du bras, censé être naturel.
- Oh, eh bien, euh… on peut… on peut continuer par là ! dis-je en pointant… totalement au hasard.
Absolument aucune idée de ce que je montrais.
Peut-être un coin. Peut-être une racine. Peut-être un pot. Peut-être l’entrée de l’enfer, qui sait.
Je forçai un sourire tremblotant.
- Oui, là c’est… c’est très bien ! Très… éducatif ! assurai-je.
Je fis deux pas prudents dans la direction indiquée et manquai de trébucher. Je récupérai mon équilibre à l’aide d’un petit bras moulinet très classe (absolument pas classe).
- Tout va bien ! Tout va… parfaitement bien ! lançai-je, alors qu’évidemment RIEN n’allait.
Je jetai un regard autour de moi, un peu trop rapide pour être innocent.
Pas de Charleston visible.
Pas d’assassinat imminent.
Juste… des plantes. Et Miss Plogeth.
Ce qui était presque pire.
Je me tournai vers elle.
- Vous… vous êtes déjà venue souvent ici, n’est-ce pas ? À… à cette serre ? Hein ? Beaucoup ? Par exemple… récemment ? Hier ? Avant-hier ? Aujourd’hui trois fois ? dis-je en clignant des yeux beaucoup trop vite.
Purée de scrogneugneu.
J’avais l’air d’un fléreur sous acide.
Je me raclai la gorge pour récupérer un semblant de dignité.
- Je veux dire… je suis très intéressée par… euh… l’entretien des… pots… et des… sols… voilà.
Voilà. Les sols. Les sols, Agatha. Vraiment ?
Je voulais juste qu’elle parle. Qu’elle dise quelque chose. Qu’elle laisse échapper quelque chose.
Un indice.
Un micro indice.
Parce que si Charleston n’était pas ici… alors où ?!
Je déglutis encore.
- On… on continue ? proposai-je, la voix minuscule.
Gryffonami 2025 | Agatha à chaque fois | Pitit Pingouin | +30000 PPs auprès de Miya hehe | Elam, mon Pouffy préféré | en compagnie d'Elou dans ce Royaume, derrière les portes de la Mort | p'tite crevette d'Elam ![]() |
Charleston, si tu m’entends, fais bouger une feuille !
Jane était plus que normale : elle souriait, répondait calmement à son élève, lui proposait de faire un tour et de discuter... Alors pourquoi était-elle toujours aussi crispée ? Par Merlin, il fallait l'avouer, cela commençait à l'agacer. Elle n'était pas horrible, elle n'était pas exécrable ou hautaine, alors où était le problème ?
Sourire toujours en place, la botaniste voyait la rouge et or ouvrir, puis fermer la bouche et bredouiller. Agatha pointa un endroit, mais l'anglaise ne put le définir, alors elle laissa passer son élève, la suivant. Cette dernière manqua de trébucher. Jane tendit son bras, tentant de la rattraper mais la jeune sorcière parvint à se tenir en place. Pas de blessé, c'était déjà ça.
« Effectivement, Miss. Je passe souvent, voire tout le temps dans les serres — si je ne suis pas dans mon bureau ou en salle des professeurs. Mais... »
Pourquoi était-elle autant sur ses gardes ? Avait-elle peur d'une plante ? N'aimait-elle pas la matière ? N'appréciait-elle pas sa nouvelle professeure ? Tant de questions, mais aucune réponse probable ne sut trouver l'enseignante. Dubitative, elle s'avança et se plaça face à la troisième année. Elle n'était pas si grande que ça, si on comparait sa taille à celle d'Agatha — Kieran, lui était très grand, son frère aîné, Darrel, l'était également, ils en avaient de la chance — ; sa posture d'autorité en pâtissait un peu, mais ce n'était pas l'essentiel pour l'instant.
« Miss Sanders, aurai-je dit ou fait quelque chose qui vous gêne ? Vous semblez avoir peur de quelque chose, si vous ne me dîtes rien, je ne pourrai pas vous aidez, vous le savez ? »
Est-ce que la carte de la franchise était une bonne idée ? Peut-être que oui, peut-être que non. Mais Jane obtiendrait des réponses, c'était sûr.
Sourire toujours en place, la botaniste voyait la rouge et or ouvrir, puis fermer la bouche et bredouiller. Agatha pointa un endroit, mais l'anglaise ne put le définir, alors elle laissa passer son élève, la suivant. Cette dernière manqua de trébucher. Jane tendit son bras, tentant de la rattraper mais la jeune sorcière parvint à se tenir en place. Pas de blessé, c'était déjà ça.
« Effectivement, Miss. Je passe souvent, voire tout le temps dans les serres — si je ne suis pas dans mon bureau ou en salle des professeurs. Mais... »
Pourquoi était-elle autant sur ses gardes ? Avait-elle peur d'une plante ? N'aimait-elle pas la matière ? N'appréciait-elle pas sa nouvelle professeure ? Tant de questions, mais aucune réponse probable ne sut trouver l'enseignante. Dubitative, elle s'avança et se plaça face à la troisième année. Elle n'était pas si grande que ça, si on comparait sa taille à celle d'Agatha — Kieran, lui était très grand, son frère aîné, Darrel, l'était également, ils en avaient de la chance — ; sa posture d'autorité en pâtissait un peu, mais ce n'était pas l'essentiel pour l'instant.
« Miss Sanders, aurai-je dit ou fait quelque chose qui vous gêne ? Vous semblez avoir peur de quelque chose, si vous ne me dîtes rien, je ne pourrai pas vous aidez, vous le savez ? »
Est-ce que la carte de la franchise était une bonne idée ? Peut-être que oui, peut-être que non. Mais Jane obtiendrait des réponses, c'était sûr.
304 mots
Charleston, si tu m’entends, fais bouger une feuille !
Je me figeai net quand elle se plaça face à moi.
Face à moi.
Directement.
Avec la question.
Mon cerveau fit un bruit très précis à ce moment-là. Un genre de pshiiiiiit.
Peur ?
Moi ?
Non.
Enfin si.
Mais pas d’elle.
Enfin… peut-être un peu.
Mais pas elle elle.
Oh non, Agatha, pas maintenant.
- P-peur ? répétai-je, beaucoup trop fort, avant de secouer la tête dans tous les sens. Non ! Non non non ! Pas du tout !
Je fis un geste vague avec les mains, comme si je pouvais chasser l’idée dans l’air.
- Enfin… je veux dire… pas de vous ! Absolument pas de vous ! Vous êtes… très… très gentille ! Et normale ! Très normalement gentille !
STOP.
Tais-toi.
Pourquoi tu parles encore.
Et là, ça déborda.
Vraiment.
Avant même que je puisse m’en empêcher, les mots se mirent à sortir tout seuls.
- Je pense que vous l’aviez kidnappé.
Silence.
OH NON.
- Enfin pas kidnappé kidnappé ! balbutiai-je aussitôt. Pas avec une corde et un sac sur la tête, hein ! Juste… retenu… quelque part… dans une serre… parce que vous aviez besoin de lui pour les plantes ou pour lui poser des questions ou parce qu’il en savait trop sur les mandragores ou parce que...
TROP TARD.
Je portai ma main à ma bouche d’un geste brusque, les yeux écarquillés, comme si je pouvais physiquement rattraper les mots et les remettre dedans.
Non non non non non.
Mes doigts restèrent plaqués contre mes lèvres.
Je secouai la tête, paniquée.
- Je… je voulais pas dire ça… enfin si mais pas comme ça… enfin je voulais pas vous accuser… c’était juste une hypothèse logique basée sur les histoires, les romans, et le fait que les serres sont parfaites pour cacher quelqu’un...
STOP.
STOP AGATHA.
Je fis un petit bruit étouffé derrière ma main, à mi-chemin entre un couinement et un gémissement.
Par les fesses de Merlin.
C’est comme ça qu’on se fait renvoyer.
Face à moi.
Directement.
Avec la question.
Mon cerveau fit un bruit très précis à ce moment-là. Un genre de pshiiiiiit.
Peur ?
Moi ?
Non.
Enfin si.
Mais pas d’elle.
Enfin… peut-être un peu.
Mais pas elle elle.
Oh non, Agatha, pas maintenant.
- P-peur ? répétai-je, beaucoup trop fort, avant de secouer la tête dans tous les sens. Non ! Non non non ! Pas du tout !
Je fis un geste vague avec les mains, comme si je pouvais chasser l’idée dans l’air.
- Enfin… je veux dire… pas de vous ! Absolument pas de vous ! Vous êtes… très… très gentille ! Et normale ! Très normalement gentille !
STOP.
Tais-toi.
Pourquoi tu parles encore.
Et là, ça déborda.
Vraiment.
Avant même que je puisse m’en empêcher, les mots se mirent à sortir tout seuls.
- Je pense que vous l’aviez kidnappé.
Silence.
OH NON.
- Enfin pas kidnappé kidnappé ! balbutiai-je aussitôt. Pas avec une corde et un sac sur la tête, hein ! Juste… retenu… quelque part… dans une serre… parce que vous aviez besoin de lui pour les plantes ou pour lui poser des questions ou parce qu’il en savait trop sur les mandragores ou parce que...
TROP TARD.
Je portai ma main à ma bouche d’un geste brusque, les yeux écarquillés, comme si je pouvais physiquement rattraper les mots et les remettre dedans.
Non non non non non.
Mes doigts restèrent plaqués contre mes lèvres.
Je secouai la tête, paniquée.
- Je… je voulais pas dire ça… enfin si mais pas comme ça… enfin je voulais pas vous accuser… c’était juste une hypothèse logique basée sur les histoires, les romans, et le fait que les serres sont parfaites pour cacher quelqu’un...
STOP.
STOP AGATHA.
Je fis un petit bruit étouffé derrière ma main, à mi-chemin entre un couinement et un gémissement.
Par les fesses de Merlin.
C’est comme ça qu’on se fait renvoyer.
Gryffonami 2025 | Agatha à chaque fois | Pitit Pingouin | +30000 PPs auprès de Miya hehe | Elam, mon Pouffy préféré | en compagnie d'Elou dans ce Royaume, derrière les portes de la Mort | p'tite crevette d'Elam ![]() |
Charleston, si tu m’entends, fais bouger une feuille !
Jane s'était placée face à son élève préférant prendre le grapcorne par ses cornes. Elle avait essayer de détendre et mettre à l'aise Agatha, mais rien n'y faisait, alors autant demander directement ce qui n'allait pas. Bien entendu, la troisième année nia le tout en bloc, encore plus terrifiée.
La botaniste voulu répliquer. Elle était clairement apeurée, ça ne servait à rien de le cacher. Soudain, la bombe explosa. Boum !
« Kidnappé ? » répéta-t-elle stupéfaite.
Mais de quoi parlait-elle ? Besoin d'aide avec les mandragores ? Pourquoi enlever et séquestrer quelqu'un dans les serres alors qu'elle était une botaniste compétente ? Jane ne serait jamais capable d'enlever quelqu'un — quoi que, cela dépendrait des circonstances. Et puis, de qui parlait-on ?
En voyant l'état horrifié et paniqué de la rouge et or, Jane leva les bras et agita ses mains. Il fallait qu'elle reprenne la situation en main. Des romans ? De quelles histoires parlaient-elles ?
« Attendez Miss Sanders, je pense qu'il y a un gros malentendu. Oui, un très gros même... Je ne kidnapperai jamais quelqu'un. Et puis, qui pensez-vous que j'aurai kidnappé ? Et quelles sont ces rumeurs ? » L'enseignante tira une chaise qui trainait et prit place, le temps de remettre ses pensées à leur place. « Il ne faut pas croire tout ce que vous lisez dans vos romans, c'est de la fiction, Miss... Comment cette idée vous est venue ? »
Comment désamorcer une telle situation ? Elle ne pensait jamais entendre une telle chose sur elle de toute sa vie. Même lorsqu'elle était élève, elle n'avait jamais eu l'idée de séquestrer quelqu'un...
« Miss... Je ne sais pas qui vous a dit ça, mais je ne le ferai jamais. Jamais de la vie, vraiment. Vous n'avez pas de quoi être effrayée. Cette rumeur était fiable ? Vous savez qui j'aurai séquestré ? L'avez-vous chercher ? On peut trouver cette personne ensemble, si ça peut vous rassurer. »
La botaniste voulu répliquer. Elle était clairement apeurée, ça ne servait à rien de le cacher. Soudain, la bombe explosa. Boum !
« Kidnappé ? » répéta-t-elle stupéfaite.
Mais de quoi parlait-elle ? Besoin d'aide avec les mandragores ? Pourquoi enlever et séquestrer quelqu'un dans les serres alors qu'elle était une botaniste compétente ? Jane ne serait jamais capable d'enlever quelqu'un — quoi que, cela dépendrait des circonstances. Et puis, de qui parlait-on ?
En voyant l'état horrifié et paniqué de la rouge et or, Jane leva les bras et agita ses mains. Il fallait qu'elle reprenne la situation en main. Des romans ? De quelles histoires parlaient-elles ?
« Attendez Miss Sanders, je pense qu'il y a un gros malentendu. Oui, un très gros même... Je ne kidnapperai jamais quelqu'un. Et puis, qui pensez-vous que j'aurai kidnappé ? Et quelles sont ces rumeurs ? » L'enseignante tira une chaise qui trainait et prit place, le temps de remettre ses pensées à leur place. « Il ne faut pas croire tout ce que vous lisez dans vos romans, c'est de la fiction, Miss... Comment cette idée vous est venue ? »
Comment désamorcer une telle situation ? Elle ne pensait jamais entendre une telle chose sur elle de toute sa vie. Même lorsqu'elle était élève, elle n'avait jamais eu l'idée de séquestrer quelqu'un...
« Miss... Je ne sais pas qui vous a dit ça, mais je ne le ferai jamais. Jamais de la vie, vraiment. Vous n'avez pas de quoi être effrayée. Cette rumeur était fiable ? Vous savez qui j'aurai séquestré ? L'avez-vous chercher ? On peut trouver cette personne ensemble, si ça peut vous rassurer. »
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