solo Un futur plus que parfait oxford Manoir Harrison

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Le manoir Harrison se dressait au sommet d’une colline, imposant mais harmonieux dans ses proportions. Édifié en marbre blanc, il reflétait la clarté des astres avec une sobriété qui soulignait son raffinement. L’entrée, flanquée de colonnes discrètement ouvragées, menait à de larges portes qui s’ouvraient sur de vastes couloirs. À l’intérieur, les sols de pierre polie portaient des tapis épais aux motifs anciens, et les murs étaient ornés de tableaux de famille aux cadres dorés. Les pièces, spacieuses et lumineuses, témoignaient d’un goût certain pour l’élégance et d’un confort réservé aux demeures les plus distinguées.

Ce soir-là, la famille s’était réunie dans le salon principal. Dayla Harrison, vêtue d’une robe sombre brodée de fil d’argent, observait sa cadette avec un éclat de satisfaction dans les yeux. Ivelios, son époux, se tenait à ses côtés, droit et serein, mais un sourire discret adoucissait ses traits sévères.

« Carry, ma chère», déclara Dayla d’une voix douce mais assurée, nous sommes infiniment fiers de vous. «Vos A.S.P.I.C. dépassent nos espérances. »

« En effet,» ajouta Ivelios en hochant la tête avec un leger sourire, «vous avez fait honneur à notre nom. Rénésmée a parfaitement rempli sa part du contrat. »

Carry, assise bien droite dans un fauteuil sculpté, leva vers eux un regard leger. Ses cheveux clairs encadraient son visage pâle, et ses yeux pétillaient d’assurance. Avant qu’elle ne réponde, une voix résonna derrière elle.

« Tu appelles ça impressionnant ?» lança Morrigan, l’aînée, un sourire narquois accroché aux lèvres alors qu'elle passait derriere le siege de sa soeur. «Un A en potion ? Vraiment ? Il y'a bien trop peu d'optimal dans tes resultats, tres chere petite soeur. »

Carry se tourna vers sa sœur, feignant l’indignation.

« Pardonne-moi, Morrigan, je l’ignorais. Mais inutile de me comparer a toi, nous ne dressons plus l’inventaire des exploits des reliques d’antan. »

le petit pic fit rire leur parent. Morrigan, loin de se vexer, leva les yeux au ciel et soupira avec amusement.

Dayla se leva, et d’un geste élégant, invita la famille à rejoindre la salle à manger. Ils traversèrent un couloir éclairé de chandeliers enchantés, jusqu’à une vaste pièce où une table interminable les attendait. Le bois poli brillait sous la lueur des bougies, et chaque assiette de porcelaine fine reposait avec une précision méticuleuse, entourée de couverts en argent aux manches finement ciselés.

Lorsqu’ils furent installés, Dayla tourna son regard vers sa cadette.

« Et maintenant, que comptez-vous faire? »

Carry resta silencieuse un instant, le temps de couper un morceau de viande.

« Je souhaiterais poursuivre mes études.» répondit-elle enfin. Mon projet est de rejoindre, à terme, le Conseil. »

Un froncement de sourcils parcourut le visage de ses parents. Ivelios échangea un bref regard avec Dayla, intrigué.

« Le Conseil ?» répéta cette dernière avec retenue. C’est une voie honorable, certes. «Mais quel rôle y ambitionnez-vous ? »

Carry posa calmement sa fourchette et croisa les mains devant elle.

« Je voudrais intégrer les forces de Police magique. Pour être franche, je ne me vois pas enfermée dans un bureau. Je souhaite être sur le terrain, protéger notre pays de ceux que vous appelez, fort justement, les indésirables. »

Morrigan, qui portait son verre à ses lèvres, manqua de s’étouffer. Elle reposa son cristal d’un geste vif, toussant légèrement.

« Toi ? Dans la Police ?» s’exclama-t-elle en se retenir de rire.« Tu manques cruellement de sang-froid et de tacte pour devenir agent de force de l'ordre. »

Carry lui adressa un sourire amusé.

« Et toi, chère sœur, en terme de sang-froid, je ne compte plus le nombre de maison que tu as fais bruler par perte de sang-froid. »

Morrigan ouvrit la bouche, mais se contenta de secouer la tête, un rire discret au coin des lèvres.

Ivelios reprit alors la parole en ajustant sa serviette et ses couverts.

« Si tel est votre désir, sachez qu’en tant que Secrétaire d’État à la Justice magique, et votre mère en tant que membre de la Chambre, nous avons les moyens d’intervenir. Vous pourriez intégrer les forces immédiatement, sans subir le poids d’études supplémentaires. »

Dayla hocha lentement la tête, confirmant les propos de son mari en passant son regard a celui-ci puis a sa fille.

« Votre père a raison. Nous pourrions aisément user de notre influence pour hâter votre entrée. »

Carry redressa le menton, son regard engloba ses parents avant que celle-ci n'hoche la tete avec un sourire desolé.

« Je vous remercie sincèrement pour cette généreuse proposition, mais je refuse de m’engager par de tels raccourcis. Je souhaite réussir par mes propres mérites, et non grâce à un privilège. Je souhaite plus que tout que l'on me respecte par mes qualites et non par mon nom uniquement. »

Un silence s’installa. Ivelios hocha a son tour la tete en signe de respect. Cette fois, ce fut Morrigan qui esquissa un sourire franc.

Dayla, cependant, reprit d’un ton calme mais ferme :

« Vous devez alors comprendre que cela implique deux années d’études supplémentaires. Et vous serez contrainte de côtoyer certains indésirables… je parle des impurs et des nés-moldus. »

Carry acquiesça sans hésiter.

« J’en ai parfaitement conscience. Et, à dire vrai, il est toujours possible de détourner le regard lorsque l’on sait où poser les yeux. De plus cela ne me derange pas de me boucher le nez en leur presence. »

Elle haussa un sourcil amusé, puis reprit d’une voix plus vive :

« Quoi qu’il en soit, j’ai déjà entrepris quelques recherches sur les universités que je souhaiterai rejoindre. L’une en particulier a retenu mon attention. Vous connaissez sans doute la Grande École d’Arts de Duels… la GEAD. »

Dayla et Ivelios se regarderent une nouvelle fois. Une ecole qui etait bien loin de la demeure familiale et par les temps qui courraient, impossible d'intervenir si quoi que ce soit venait a mal tourner. La Famille avait quelque reservation quand au choix de leur fille.

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Ivelios Harrison
Dayla Harrison
Morrigan Harrison


Sorcière adulte - 19 ans IRP
Étudiant a la GEAD (2049-2050)
EX-Chasseuse de né-moldus
La Rédemptrice
Fiche Eleve

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« Nous comprenons parfaitement votre enthousiasme à vouloir rejoindre la GEAD. Une école aussi prestigieuse vous obligera à vous tenir à carreau, » commenta Dayla alors que les plats arrivaient sous cloches. « De plus, je crois comprendre qu’il vous faut une lettre de recommandation de la part d’un professeur ? Sachant que vous avez été renvoyée de Poudlard… qui donc vous ferait un tel honneur ? » demanda-t-elle sans détacher son regard de sa fille.

« Je le sais bien, mère. Mais Rénesmée Nerrah, en tant que Secrétaire de l’Éducation et en tant que mentor, est en capacité de fournir la lettre de recommandation demandée. »

« En êtes-vous certaine ? » intervint alors Ivelios, fronçant les sourcils, la voix empreinte d’un léger doute.

« Certaine, père. Miss Nerrah est, je pense, la plus qualifiée pour cette tâche. De plus, étant sous son serment, elle sera responsable de mon inscription à l’université, et je n’ai vraiment pas envie de ternir sa réputation. »

« Je vois… » répondit-il calmement. « Dans ce cas, si vous veniez à être reçue, comment compteriez-vous vous loger ? »

« J’ai pu voir qu’il y avait des dortoirs sur le campus. C’est indiqué dans les brochures que j’ai récupérées. »

« Les… dortoirs ? » répéta Dayla avec incrédulité. « Vous comptez séjourner avec la plèbe ? » grimaça la matriarche en retirant les cloches, révélant un assortiment de mets raffinés. « Carry, je vais être franche avec vous… pour votre première année, je préférerais que vous disposiez de votre propre appartement. »

« Puis-je vous demander pour quelle raison ? » répliqua Carry en arquant un sourcil.

« Carry, ne sois pas stupide, je t’en prie, » coupa Morrigan en jouant dangereusement avec la pointe de son couteau. « Tu vas entrer dans une université où tu croiseras des gens de Poudlard. Tu penses qu’ils réagiront comment en te voyant ? »

Carry posa son regard sur sa sœur, puis sur sa mère, qui leva les sourcils avant de soupirer d’indignation. Elle comprit que, pour eux, son passé restait une ombre indélébile. Ce qu’elle avait fait — le crime commis contre Sangblanc — resterait attaché à son nom, impossible à effacer.

« Je comprends très bien où vous voulez en venir, » admit-elle, « mais… c’était il y a longtemps. La seule qui continuerait de me haïr serait Sangblanc. Les autres n’auraient aucune raison de se montrer hostiles à mon égard. »

Dayla leva les yeux au ciel, exaspérée par ce qu’elle jugeait naïveté.

« Ma chère fille, il est impossible que l’on vous ait oubliée. Et je ne vais pas vous mentir : rien ne nous garantit que vous ne recommencerez pas. C’est pourquoi, avec votre père, nous pensons que deux options s’offrent à vous : soit vous acceptez que nous prenions pour vous un appartement, soit il serait préférable de renoncer à vos études. »

Un silence pesant s’installa. Carry grimaça, le cœur serré. Elle s’était imaginée que sa famille avait changé… mais il n’en était rien. Pour eux, elle restait la faute à surveiller. Son cœur se serra. Elle songea à Miss Nerrah, qui, au moins, l’avait traitée avec justice plutôt qu’avec mépris. Carry avait changé — pas grâce à sa famille, mais par l’influence de personnes extérieures à ce cercle de politiciens.

Elle releva le menton et esquissa un sourire sarcastique.

« Je vois… que voilà des choix fort merveilleux que vous m’offrez. Cependant, je pense qu’il y a une troisième option. »

« Et quelle est-elle, ma très chère fille ? » demanda Dayla en commençant à servir le vin d’un geste précis.

« Que je paie mes études moi-même et que je me libère de vous financièrement. »

Ivelios détourna le regard en souriant, tandis que Dayla continuait de servir les verres avec le même sourire figé que son mari, comme si la proposition de Carry n’était qu’une plaisanterie malavisée.

« Et avec quel argent paieriez-vous, exactement ? » demanda Dayla d’un ton acéré. « Je crois me souvenir que vous n’avez jamais travaillé. Comptez-vous contracter un prêt auprès de ces maudits gobelins ? »

« Je ferai ce qui sera nécessaire, » répliqua Carry d’un ton ferme. « Vos conditions ne me conviennent pas. J’ai plus de dix-sept ans ; je suis majeure depuis trois ans et je suis en capacité de vivre en dehors de votre protection. »

« Et c’est précisément pour cela que nous sommes ici, Carry, » reprit Ivelios doucement. « Pour vous protéger. Nous avons vécu plus longtemps que vous dans ce monde, et vous devez savoir qu’il est sans pitié… Vous aurez beau vouloir vous détacher du noyau familial, le monde extérieur vous verra comme une proie accessible. Nous ne cherchons pas à entraver votre évolution, mais à préserver votre sécurité, car nous vous aimons, votre mère et moi. »

« Si vous m’aimiez, vous m’auriez éduquée mieux que cela. Miss Nerrah a obtenu en quelques années ce que vous n’avez su accomplir, » coupa Carry, la voix rauque d’un reproche contenu.

« Vraiment ? » répliqua Ivelios, la voix froide. « Est-ce là la carte que vous souhaitez jouer ? Écoutez-moi bien : que vous le vouliez ou non, vous êtes une Harrison. Les gens auront beau essayer de vous changer, tôt ou tard vous reviendrez à votre état naturel. Vous croyez que Rénesmée vous a transformée, mais nous connaissons notre sang : nous revenons à nos racines et il en sera de même pour vous. »

Carry resta silencieuse, baissant les yeux sur son assiette ; la conversation l’avait vidée. Elle se força à sourire et attendit que tous se servent avant de prendre à son tour sans grande attention. L’envie de partir se faisait de plus en plus pressante ; une douleur sourde la tenaillait au creux de la poitrine.


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Le dîner se déroulait dans un silence pesant. Seul le cliquetis des couverts et le murmure du feu dans la cheminée venaient briser l’atmosphère. Carry portait distraitement sa fourchette à la bouche, mâchant sans réel appétit. Elle s’attendait à une remarque tranchante, un commentaire autoritaire de ses parents, mais rien ne vint. Le temps s’écoula lourdement, jusqu’à ce que Morrigan brise la tension de sa voix sarcastique.

« Une simple question pour en revenir là où nous en étions… » dit-elle en faisant tourner sa fourchette. « Où avez-vous l’intention d’habiter, Carry ? »

Carry posa lentement ses couverts et prit le temps d’avaler avant de s’essuyer les lèvres.

« Je n’ai pas encore pris de décision… » dit-elle, la voix légèrement hésitante. « Je ne sais pas si je devrais prendre un appartement ou demeurer à l’école… Je suis en retard sur ce point-là. »

Ses yeux glissèrent vers ses parents, qui semblaient absorbés par leur propre conversation. Après une longue gorgée de vin, Ivelios reposa son verre et se tourna vers sa fille.

« Aussi problématique que vous soyez, Carry, » commença-t-il, sa voix calme mais ferme, « vous demeurez néanmoins notre fille. À présent que vous avez dépassé vos dix-sept ans, il est temps pour vous de prendre davantage de responsabilités. »

Carry resta silencieuse, les mains posées sur ses cuisses. Ses yeux fixaient son père avec attention.

« Ce que je souhaite vous faire comprendre, » poursuivit Ivelios, « c’est que la richesse de notre famille n’est pas acquise éternellement. Elle subsiste aujourd’hui grâce aux efforts conjoints de chacun de ses membres. Vous devrez apprendre à en faire partie activement. »

Dayla posa ses couverts avec un léger bruit sec et poussa un soupir las avant de jeter sa serviette sur la table.

« Ce que votre père tente d’exprimer, » dit-elle en croisant les bras, « c’est que nous financerons votre appartement et vos études, mais il vous appartiendra de nous rembourser par la suite, ma chère. »

Les yeux de Carry s’écarquillèrent. Une boule d’injustice lui monta à la gorge. Elle chercha un soutien auprès de Morrigan, qui se contenta de lever les sourcils et les épaules, signifiant que son sort importait peu.

« Mais… » murmura Carry, « cela représente probablement plusieurs milliers de Gallions… » Sa voix tremblait légèrement alors que les chiffres semblaient grandir dans sa tête.

« Exactement, » répondit Ivelios en posant ses mains sur la table, « et une fois vos études achevées, nous espérons que vous commencerez le remboursement dans trois ou quatre ans. Vous aurez largement le temps d’intégrer les forces de police si telle est votre ambition et d’y progresser en grade. »

Il secoua la tête vers sa femme en signe d’accord.

« Nous avons convenu avec votre mère de ne pas appliquer de taux d’intérêt. Toutefois, sachez que plus longtemps vos études universitaires s’étaleront, plus cela vous coûtera… »

Carry inspira profondément. Elle observa la table, notant l’expression détachée de Morrigan, la neutralité de ses parents, et tenta de trouver un équilibre entre respect et frustration.

« Très bien… » murmura-t-elle, « je comprends. Je réfléchirai à tout cela et prendrai mes décisions en conséquence... » L'envie de contactez sa mentor, Miss Nerrah, se faisait plus pressante que jamais, elle aurait surement une solution potentiellement. La precipitation etait une invitation au chaos, il fallait rester calme et digne, comme elle le lui avait appris.


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