Un Billywig pour deux
29 décembre 2049
CHEMIN DE TRAVERSE
Jour du problème de stock
CHEMIN DE TRAVERSE
Jour du problème de stock
La porte claque derrière Christopher quand il sort de la boutique ; il ne prend pas la peine de la retenir pour atténuer le son qu'a dû faire la cloche à l'intérieur, il est bien trop remonté pour cela. Il relève le col de son manteau pour protéger sa nuque et enfonce sur son crâne un épais bonnet noir. Se retournant, il jette un coup d'œil dans la vitre d'Apothic'herbes dont les services l'ont fortement déçu aujourd'hui — quelle boutique qui se respecte a de tels problèmes de stock ? Surtout en tant que plus gros fournisseur du pays ?
« Des incapables..., » maugrée Christopher en ignorant purement et simplement les étals et le comptoir qui se dévoilent derrière la vitre pour se concentrer sur cette dernière, justement : la vitre qui lui renvoie son reflet.
Il arrange son bonnet pour que ses cheveux retombent parfaitement sur son front. Mettre un bonnet l'hiver, c'est tout un art et bien qu'il souhaite garder ses oreilles au chaud, il n'a aucune envie de retrouver ses cheveux plaqués sur son crâne ou en désordre quand il enlèvera son couvre-chef. Aussi prend-il le temps d'observer son reflet dans la vitre tout en réfléchissant furieusement à la suite de son périple. Sasha a été très claire : « Si tu ne me ramènes pas des dards de billywig ce soir, tu décevras toute la salle du Pitiponk. On attend beaucoup d'étudiants ! Tu veux vraiment décevoir une horde d'étudiants ? ». En vérité, Christopher se fiche comme de sa première cigarette de décevoir qui que ce soit, par contre il refuse purement et simplement que ses stocks ne soient pas remplis. Il y a une Pirouette du billywig prévu à la carte du Pitiponk, donc il y aura une Pirouette du billywig pour la soirée de ce soir. Dût-il sillonner tout le pays pour cela !
Une fois satisfait de la mise de ses cheveux et après avoir vérifié que son col remonte comme il faut autour de sa nuque, dévoilant juste ce qu'il faut des tatouages qui courent sur cette dernière, et après avoir pris soin de recoiffer ses sourcils qui se sont froissés lorsqu'il s'est pincé l'arrête du nez un peu plus tôt pour résister à l'envie d'exiger qu'on lui trouve un dard de billywig sur le champ (malgré les apparence, Christopher a énormément de contrôle sur lui-même) ; après s'être assuré, donc, de son accoutrement dans le reflet de la vitre, le sorcier fait un tour sur lui-même et transplane dans un craquement bruyant, direction le magic'port le plus proche. Ne reste dans la neige que la trace de ses épaisses bottes comme seule preuve de sa présence sur le Chemin de Traverse.
Il aurait pu se rendre chez n'importe quel apothicaire, mais voilà, les quelques adresses qu'il connait sur Londres ou sur le territoire anglais ont l'inconvénient d'être généralement connues des clients d'Apothic'herbes. Clients qui ont certainement dû se ruer sur lesdites adresses après s'être confrontés au désespérant problème de stock de la boutique d'ingrédients la plus connue du pays. Christopher n'a pas le temps d'essuyer d'autre « nous n'en avons plus en stock, toutes nos excuses... » parce qu'il attend une livraison très importante plus tard dans la journée. Une livraison qui ne concerne en rien les dards de billywig et qui ont à peine un rapport avec le Pitiponk. Il choisit donc d'aller au plus sûr. Le plus sûr étant de traverser la Mer d'Irlande pour se rendre chez Sweeny's Apothecary — satisfaisons les petits commerçants quand aucun autre choix ne se présente à nous, se dit Christopher, cynique jusqu'à la moelle.
DUBLIN
D'un magic'port à l'autre, le voilà de l'autre côté de la Mer d'Irlande en train de sillonner des pavés qu'il aurait largement préféré fouler dans l'optique de profiter des pubs de la capitale Irlandaise. Dommage pour lui, il est forcé de longer un bon nombre de façades colorées qui ne sont pas sans lui rappeler celle du Pitiponk sans avoir le loisir de s'y arrêter pour profiter paisiblement de la vie. Siroter une Smithwick's accoudé à un comptoir collant, tout en discutant avec un barman ou une barmaid qu'il ne reverra plus jamais. Ce plaisir devra attendre parce qu'après avoir traversé une rue et manqué de glisser trois fois sur les pavés détrempés, la devanture du Sweeny's se dévoile à lui.
Que ne ferait-il pas pour le plaisir de sa bairmaid et pour la satisfaction du travail bien fait ? Christopher laisse derrière lui ses rêves de bonne bière irlandaise et se résout à parler affaires. Avant d'entrer dans la boutique, il prend soin de taper des pieds sur le perron d'entrée pour débarrasser ses précieuses bottes de la neige qui s'y est accrochée. Puis il pousse la porte, le nez levé pour profiter de l'agréable chaleur qui rougit sa peau.
D'un geste machinal, il plie le col de son manteau et ouvre les boutons pour s'assurer d'une barrière contre le froid quand il ressortira tout à l'heure. L'odeur caractéristique des apothicaires sorciers le prend au nez ; odeur familière qu'il apprécie, même s'il n'a jamais été très bon en potions et qu'il n'a jamais beaucoup aimé ça, sauf lorsqu'il était question de créer des mixtures qui pouvaient l'aider à se venger de quelques âmes récalcitrantes à son humour.
Christopher s'avance dans la boutique et grimace en s'apercevant qu'il y a déjà un client devant le comptoir. En espérant que celui-ci ne désire pas un produit ayant quelque chose à voir avec les billywigs. Pour s'en assurer et l'air de rien, il s'approche en tendant l'oreille.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Un Billywig pour deux
Si Diarmuid avait réussi à obtenir du mucus de Veracrasse chez Apothic'herbes pour son usage personnel, de même que les commandes de Poudlard faites quinze jours en amont. Mais alors qu'il était sorti de la boutique et qu'il avait placé les mains dans les poches de son pantalon, il avait retrouvé une note écrite sur un petit bout de parchemin. Cette note, c'était un pense-bête pour reprendre un autre ingrédient pour son travail et il la redécouvrait, forcément, en sortant. Il avait fait demi-tour mais l'employé n'avait rien pu pour lui, ils n'y avait plus de dards de billiwig. Il avait donc filé chez un autre fournisseur, la boutique de sa mère se trouvant sur Brislean.
Le trajet d'une île à l'autre lui avait pris le temps d'un transplanage. Traverser la rue avait certainement été plus long. Et puis il avait poussé la porte et s'était dirigé aussitôt jusqu'au comptoir. "Bonjour," dit-il souriant à celle qui gérait la boutique au quotidien, employée là depuis des années. C'était bien simple, il l'avait toujours connue et lorsque sa mère était absente, il la tutoyait, comme elle le lui avait demandé. Lisa était une irlandaise d'une quinzaine d'année de plus que lui. Elle avait gravit les échelons doucement et il était content de savoir qu'elle était là au moins le temps que sa mère se remette. C'était avec elle que Domhall - surtout - et lui discutait mensuellement pour voir si tout se passait bien et signer les papiers dont il y avait besoin.
Dans son dos, la porte tinta doucement grâce au sortilège d'alerte apposé dessus. Des pas se firent entendre se rapprochant de sa propre position. L'irlandais ne s'en préoccupa pas plus que nécessaire, se retournant simplement à demi pour saluer le nouvel arrivant. "Bonjour," beaucoup plus neutre que lorsqu'il avait parlé à Lisa. D'ailleurs, il était aussitôt revenu vers elle pour lui annoncer la raison de sa venue. "J'aurais besoin de dards de billiwig, pour Poudlard et à titre personnel. Tu en aurais? Apothic'herbe a eu un problème avec ses fournisseurs, c'est la folie là bas." Lui expliqua-t-il en sachant pertinemment qu'elle ne s'offusquerait pas de savoir qu'il était d'abord allé chez le plus gros fournisseur des îles britanniques. Elle savait qu'il ne venait ici que pour quelques ingrédients, parmi les rares qui étaient moins cher dans cette petite boutique de quartier. "Deux flacons pour Poudlard et un pour moi." Ajouta-t-il alors qu'elle commençait à partir à l'arrière boutique pour voir ce qu'elle pouvait faire pour lui.
Il n'avait alors pas conscience du fait que le client suivant avait, l'air de rien, écouté ce qu'il était venu acquérir. Encore moins conscience du fait qu'il voulait le même article. Et ne parlons pas de la dure réalité, ils n'étaient pas les seuls à être passés et Sweeny's apothecary ne disposait pas de beaucoup de stock. Des flacons de dards, il n'en restait plus qu'un seul, pas un de plus.
Le trajet d'une île à l'autre lui avait pris le temps d'un transplanage. Traverser la rue avait certainement été plus long. Et puis il avait poussé la porte et s'était dirigé aussitôt jusqu'au comptoir. "Bonjour," dit-il souriant à celle qui gérait la boutique au quotidien, employée là depuis des années. C'était bien simple, il l'avait toujours connue et lorsque sa mère était absente, il la tutoyait, comme elle le lui avait demandé. Lisa était une irlandaise d'une quinzaine d'année de plus que lui. Elle avait gravit les échelons doucement et il était content de savoir qu'elle était là au moins le temps que sa mère se remette. C'était avec elle que Domhall - surtout - et lui discutait mensuellement pour voir si tout se passait bien et signer les papiers dont il y avait besoin.
Dans son dos, la porte tinta doucement grâce au sortilège d'alerte apposé dessus. Des pas se firent entendre se rapprochant de sa propre position. L'irlandais ne s'en préoccupa pas plus que nécessaire, se retournant simplement à demi pour saluer le nouvel arrivant. "Bonjour," beaucoup plus neutre que lorsqu'il avait parlé à Lisa. D'ailleurs, il était aussitôt revenu vers elle pour lui annoncer la raison de sa venue. "J'aurais besoin de dards de billiwig, pour Poudlard et à titre personnel. Tu en aurais? Apothic'herbe a eu un problème avec ses fournisseurs, c'est la folie là bas." Lui expliqua-t-il en sachant pertinemment qu'elle ne s'offusquerait pas de savoir qu'il était d'abord allé chez le plus gros fournisseur des îles britanniques. Elle savait qu'il ne venait ici que pour quelques ingrédients, parmi les rares qui étaient moins cher dans cette petite boutique de quartier. "Deux flacons pour Poudlard et un pour moi." Ajouta-t-il alors qu'elle commençait à partir à l'arrière boutique pour voir ce qu'elle pouvait faire pour lui.
Il n'avait alors pas conscience du fait que le client suivant avait, l'air de rien, écouté ce qu'il était venu acquérir. Encore moins conscience du fait qu'il voulait le même article. Et ne parlons pas de la dure réalité, ils n'étaient pas les seuls à être passés et Sweeny's apothecary ne disposait pas de beaucoup de stock. Des flacons de dards, il n'en restait plus qu'un seul, pas un de plus.
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Un Billywig pour deux
Christopher tique à la salutation de l'autre client, mais cela ne l'empêche pas pour autant de glisser d'un pas de plus vers le comptoir pour avoir une meilleure chance d'entendre ce qu'il commandera. Ses mains sont nonchalamment enfoncées dans les poches de son pantalon et son regard posé l'air de rien sur les étagères, mais ses oreilles, elles, sont bien tendues vers la discussion. Et évidemment, une grimace de dépit lui déchire le visage lorsque les mots tombent de la bouche de l'homme : dards de billywig. Ah non ! Ça non !
Le regard de Christopher vient aussitôt se braquer sur le dos du client. Deux choses l'étonnent : d'une, il tutoie l'employée (ce qui explique pourquoi il s'est senti le devoir de le saluer quand il est rentré : il n'est pas un simple client) ; de deux, il a besoin de pas moins de deux flacons, dont un pour Poudlard. Rares sont les personnes engagées à Poudlard, cela ne peut qu'attirer l'attention quand quelqu'un dit ou fait comprendre qu'il travaille au pensionnat ou qu'il a des contacts là-bas.
Voyant l'employée s'éloigner, ni une ni deux Christopher s'élance en avant en haussant la voix :
« Récupérez-en quatre, tant que vous y êtes ! s'exclame-t-il à destination de la femme. S'il vous plait. »
Il s'arrête juste à côté de l'homme qui a osé commandé avant lui l'ingrédient qu'il désire et dans un geste très naturel il s'accoude au comptoir en se tournant vers lui. Enfin il peut voir son visage. Et quel visage ! Christopher a un temps d'arrêt. Il penche la tête sur le côté en observant les traits de l'homme, ses yeux navigant de son front volontaire à ses mâchoires bien dessinées, sans parler de ses lèvres, avant de glisser le long de son nez pour remonter jusqu'à ses yeux. Il allait affirmer son envie (son besoin !) de repartir avec un flacon de dards de billywig et dire qu'il repartirait quoi qu'il arrive avec un flacon de dards de billywig, mais voilà, c'est autre chose qui sort de sa bouche :
« Je vous connais, vous, » affirme-t-il.
Mais s'il avait réfléchi avant de parler, sans doute aurait-il gardé cette affirmation pour lui, parce que le fait est que s'il connait cet homme, il est cependant incapable de le remettre ou de simplement poser un nom sur son visage. À vrai dire, maintenant qu'il le regarde d'un peu plus près il n'est même plus si sûr que cela de le connaître.
« Ou pas ? marmonne-t-il pour lui-même avant d'étirer le coin droit de sa bouche en un habituel, incontrôlé et sincère, pour une fois, sourire charmeur. Des dards de billywig, hein ? »
Il désigne du menton l'arrière-boutique dans un geste vaguement complice, comme pour dire : oh là là, que c'est drôle, nous venons pour la même chose ! Mais au fond de lui, il pense : oh là là, que c'est drôle, c'est moi qui vais repartir avec ces dards ! Persiste au fond de lui l'évidente crainte que cette boutique ait été prise d'assaut un peu plus tôt dans la journée et que ne reste plus suffisamment de flacon de dards de billywig pour eux deux. Mais ce serait assurément là un coup du sort bien trop cruel et c'est quasiment certain que l'employée reviendra très bientôt avec non pas deux, mais quatre flacons de l'ingrédient qu'ils désirent dans les mains, un sourire tout à fait commercial sur les lèvres, et qu'elle affirmera : j'ai tout ce qu'il vous faut, messieurs !
Le regard de Christopher vient aussitôt se braquer sur le dos du client. Deux choses l'étonnent : d'une, il tutoie l'employée (ce qui explique pourquoi il s'est senti le devoir de le saluer quand il est rentré : il n'est pas un simple client) ; de deux, il a besoin de pas moins de deux flacons, dont un pour Poudlard. Rares sont les personnes engagées à Poudlard, cela ne peut qu'attirer l'attention quand quelqu'un dit ou fait comprendre qu'il travaille au pensionnat ou qu'il a des contacts là-bas.
Voyant l'employée s'éloigner, ni une ni deux Christopher s'élance en avant en haussant la voix :
« Récupérez-en quatre, tant que vous y êtes ! s'exclame-t-il à destination de la femme. S'il vous plait. »
Il s'arrête juste à côté de l'homme qui a osé commandé avant lui l'ingrédient qu'il désire et dans un geste très naturel il s'accoude au comptoir en se tournant vers lui. Enfin il peut voir son visage. Et quel visage ! Christopher a un temps d'arrêt. Il penche la tête sur le côté en observant les traits de l'homme, ses yeux navigant de son front volontaire à ses mâchoires bien dessinées, sans parler de ses lèvres, avant de glisser le long de son nez pour remonter jusqu'à ses yeux. Il allait affirmer son envie (son besoin !) de repartir avec un flacon de dards de billywig et dire qu'il repartirait quoi qu'il arrive avec un flacon de dards de billywig, mais voilà, c'est autre chose qui sort de sa bouche :
« Je vous connais, vous, » affirme-t-il.
Mais s'il avait réfléchi avant de parler, sans doute aurait-il gardé cette affirmation pour lui, parce que le fait est que s'il connait cet homme, il est cependant incapable de le remettre ou de simplement poser un nom sur son visage. À vrai dire, maintenant qu'il le regarde d'un peu plus près il n'est même plus si sûr que cela de le connaître.
« Ou pas ? marmonne-t-il pour lui-même avant d'étirer le coin droit de sa bouche en un habituel, incontrôlé et sincère, pour une fois, sourire charmeur. Des dards de billywig, hein ? »
Il désigne du menton l'arrière-boutique dans un geste vaguement complice, comme pour dire : oh là là, que c'est drôle, nous venons pour la même chose ! Mais au fond de lui, il pense : oh là là, que c'est drôle, c'est moi qui vais repartir avec ces dards ! Persiste au fond de lui l'évidente crainte que cette boutique ait été prise d'assaut un peu plus tôt dans la journée et que ne reste plus suffisamment de flacon de dards de billywig pour eux deux. Mais ce serait assurément là un coup du sort bien trop cruel et c'est quasiment certain que l'employée reviendra très bientôt avec non pas deux, mais quatre flacons de l'ingrédient qu'ils désirent dans les mains, un sourire tout à fait commercial sur les lèvres, et qu'elle affirmera : j'ai tout ce qu'il vous faut, messieurs !
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Un Billywig pour deux
Alors que Lisa s'éloignait, l'homme entré juste après lui s'avança pour augmenter le nombre de flacons à retrouver. La femme se retourna le temps d'une seconde pour acquiescer avant de disparaître dans l'arrière boutique. Diarmuid s'appuya tranquillement sur le comptoir, s'imaginant patienter moins d'une minute. Mais les circonstances - qu'il ne pouvait pas deviner - et le client de Sweeny's apothecary en décidèrent autrement. Il allait l'apprendre en le vivant.
Le brun, un homme d'une trentaine d'année, venait de prendre une position similaire à la sienne, les coudes sur le panneau de bois du comptoir. Le châtain, se sentant observé, tourna la tête vers lui et procéda à la même analyse de ses traits. Puis quelques mots sortirent de la bouche de l'homme au teint mat et pommettes bien dessinées. Diarmuid inclina de manière peu perceptible la tête. Il le connaissait? L'irlandais fouilla sa mémoire, cherchant à savoir comment. Car si c'était le cas, lui aussi devait l'avoir vu, mais rien ne lui vint spécifiquement.
Ce fut le "ou pas" quoique dit d'une façon bien étrange. Sauf que le pédiatromage ne le remarqua pas spécialement, plus concentré sur cet air de déjà vu mentionné par l'autre homme mais aussi son coup de tête en direction de la réserve d'où Lisa ne ressortait toujours pas. "Oui des dards de billiwig, pour des potions stimulantes. On ne sait jamais ce qui peut survenir à Poudlard." Ce fut à son tour de sourire, la plupart des habitants des îles britanniques y avait fait leur scolarité et tous devait y avoir déjà au moins entendu parler d'un étourdissement ou d'une perte de connaissance à cause d'un sortilège ou d'une potion mal maîtrisé. C'était donc un sourire entendu, presque de connivence - presque.
Il laissa l'autre prendre connaissance de la raison de son besoin puis continua à cogiter, faisant dévier son regard sur une étagère qui se trouvait dans le dos du plus âgé. Il cherchait comment ils pouvaient s'être vus. Mais vraiment, le visage lui parlait très peu, pour un physionomiste comme lui, cela ne pouvait signifier qu'une chose... ils s'étaient peu croisés. Il n'y avait donc qu'une explication: "C'est mon père que vous avez probablement déjà vu. Briac O'Belt. Il se trouve que je lui ressemble." Ses yeux étaient revenu sur le métis.
Le brun, un homme d'une trentaine d'année, venait de prendre une position similaire à la sienne, les coudes sur le panneau de bois du comptoir. Le châtain, se sentant observé, tourna la tête vers lui et procéda à la même analyse de ses traits. Puis quelques mots sortirent de la bouche de l'homme au teint mat et pommettes bien dessinées. Diarmuid inclina de manière peu perceptible la tête. Il le connaissait? L'irlandais fouilla sa mémoire, cherchant à savoir comment. Car si c'était le cas, lui aussi devait l'avoir vu, mais rien ne lui vint spécifiquement.
Ce fut le "ou pas" quoique dit d'une façon bien étrange. Sauf que le pédiatromage ne le remarqua pas spécialement, plus concentré sur cet air de déjà vu mentionné par l'autre homme mais aussi son coup de tête en direction de la réserve d'où Lisa ne ressortait toujours pas. "Oui des dards de billiwig, pour des potions stimulantes. On ne sait jamais ce qui peut survenir à Poudlard." Ce fut à son tour de sourire, la plupart des habitants des îles britanniques y avait fait leur scolarité et tous devait y avoir déjà au moins entendu parler d'un étourdissement ou d'une perte de connaissance à cause d'un sortilège ou d'une potion mal maîtrisé. C'était donc un sourire entendu, presque de connivence - presque.
Il laissa l'autre prendre connaissance de la raison de son besoin puis continua à cogiter, faisant dévier son regard sur une étagère qui se trouvait dans le dos du plus âgé. Il cherchait comment ils pouvaient s'être vus. Mais vraiment, le visage lui parlait très peu, pour un physionomiste comme lui, cela ne pouvait signifier qu'une chose... ils s'étaient peu croisés. Il n'y avait donc qu'une explication: "C'est mon père que vous avez probablement déjà vu. Briac O'Belt. Il se trouve que je lui ressemble." Ses yeux étaient revenu sur le métis.
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Un Billywig pour deux
« Oh, répond mécaniquement Christopher avant de vraiment percuter ce qu'a dit l'autre homme. Oh ! »
Briac O'Belt ! Nom qui est désagréablement associé à la politique de ce pays à propos de laquelle Chris a un avis très tranché, avis qu'il détesterait devoir partager avec un fils de bonne famille dont le père a fait la une des journaux lors des dernières élections.
Le regard de Christopher prend une teinte différente et il plisse les yeux en se penchant en avant. Ont-ils des similitudes ? S'il connait bien le nom de Briac O'Belt — il faudrait être complètement niais pour ne jamais en avoir entendu parler ou bien vivre coupé de la réalité — et s'il a aperçu à quelques reprises son visage dans les journaux, il n'a pourtant qu'une vague idée de son physique. Sans doute l'aurait-il reconnu à un dîner mondain où l'on sait instinctivement, grâce à la force de l'habitude, qui est qui et comment reconnaître les rares visages inconnus, mais de là à reconnaître ses traits dans celui qui est, apparemment, son fils ? Il en est loin.
Cette information inspire deux choses à Christopher, dont l'une est moins agréable que l'autre. De une, il est presque persuadé d'avoir déjà lu quelque chose sur le fils O'Belt dans les journaux il y a de cela quelques années, la réponse est là, à l'orée de son esprit, mais il a du mal à l'atteindre. De deux, si cet homme est le fils de Briac O'Belt alors il en fait partie. De ce cercle-là. Et Christopher retient à grande peine la grimace de dépit qui a envie de s'afficher sur ses traits. Puisqu'il est prompt à juger plutôt rapidement, il se dit aussitôt que ce monsieur doit avoir un balais coincé il sait où et penser comme la plupart des fils de bonne famille que tout lui est dû. C'est un jugement très injuste et Christopher en est tout à fait conscient. Et il est tout à fait conscient également qu'il n'arrivera pas à s'empêcher de regarder cet homme, désormais, avec le voile du jugement.
Morose, Christopher se tourne légèrement pour appuyer son second coude sur le comptoir. Ainsi, il fait face à la porte où a disparu l'employée. Les sourcils froncés par la réflexion, il se remémore le sourire de connivence que lui a envoyé le fils O'Belt quand il a parlé des potions stimulantes. La pensée qu'il avait eue à ce moment et qui avait été éclipsée par la mention du patriarche revient subitement au devant de son esprit.
« Mais oui ! » s'exclame-t-il tout à coup en frappant du plat de la main sur le comptoir.
Incapable de continuer de bouder le haut rang de l'homme qui le côtoie, Christopher se retourne vers lui, le visage illuminé par la réjouissance d'avoir trouvé la réponse à la question qu'il se posait.
« O'Belt ! Je vous ai vu aussi dans le journal ! »
Oui, oui, les sang-pur défraient la chronique. Ce n'est pas le fait qu'il soit sang-pur qui l'embête, mais plutôt le fait qu'ils se soient certainement croisés lors d'un dîner mondain dans lequel se côtoient parfois jusqu'à des centaines de personnes qui font semblant de se connaître. En fils de bonne famille, Christopher devrait se rappeler du prénom de cet homme. Donovan, par exemple, révise régulièrement la liste des noms et des visages à connaître histoire de ne jamais être pris au dépourvu. Les listes des noms des sorciers qui côtoient ces foutus cercles bourgeois que lui envoient mensuellement ses parents, Christopher, lui, préfère en faire des boules de papier et s'entraîner à jongler avec.
Cela étant, la soudaine étincelle qui illumine le regard de Christopher n'a rien à voir avec tout cela. Plutôt avec l'article en question dans lequel il a aperçu l'homme. Il concernait sa prise de poste à Poudlard mais Christopher est incapable de se souvenir des détails. Cependant, pas tous les adultes employés au château sont menés à réaliser des potions stimulantes, alors ça réduit les possibilités.
« C'est quoi vot' nom, déjà ? » fait-il en lançant un regard en coin à l'homme, prenant inconsciemment un ton plus traînant comme pour bien montrer qu'il ne fait pas partie de ce cercle-là, lui.
Il s'affaisse un peu plus sur le comptoir. Son regard se perd sur l'angle de la mâchoire du fils O'belt avant de remonter jusqu'à ses yeux.
« Domhall ? » propose-t-il après un instant d'hésitation et en écorchant terriblement le prénom irlandais.
Briac O'Belt ! Nom qui est désagréablement associé à la politique de ce pays à propos de laquelle Chris a un avis très tranché, avis qu'il détesterait devoir partager avec un fils de bonne famille dont le père a fait la une des journaux lors des dernières élections.
Le regard de Christopher prend une teinte différente et il plisse les yeux en se penchant en avant. Ont-ils des similitudes ? S'il connait bien le nom de Briac O'Belt — il faudrait être complètement niais pour ne jamais en avoir entendu parler ou bien vivre coupé de la réalité — et s'il a aperçu à quelques reprises son visage dans les journaux, il n'a pourtant qu'une vague idée de son physique. Sans doute l'aurait-il reconnu à un dîner mondain où l'on sait instinctivement, grâce à la force de l'habitude, qui est qui et comment reconnaître les rares visages inconnus, mais de là à reconnaître ses traits dans celui qui est, apparemment, son fils ? Il en est loin.
Cette information inspire deux choses à Christopher, dont l'une est moins agréable que l'autre. De une, il est presque persuadé d'avoir déjà lu quelque chose sur le fils O'Belt dans les journaux il y a de cela quelques années, la réponse est là, à l'orée de son esprit, mais il a du mal à l'atteindre. De deux, si cet homme est le fils de Briac O'Belt alors il en fait partie. De ce cercle-là. Et Christopher retient à grande peine la grimace de dépit qui a envie de s'afficher sur ses traits. Puisqu'il est prompt à juger plutôt rapidement, il se dit aussitôt que ce monsieur doit avoir un balais coincé il sait où et penser comme la plupart des fils de bonne famille que tout lui est dû. C'est un jugement très injuste et Christopher en est tout à fait conscient. Et il est tout à fait conscient également qu'il n'arrivera pas à s'empêcher de regarder cet homme, désormais, avec le voile du jugement.
Morose, Christopher se tourne légèrement pour appuyer son second coude sur le comptoir. Ainsi, il fait face à la porte où a disparu l'employée. Les sourcils froncés par la réflexion, il se remémore le sourire de connivence que lui a envoyé le fils O'Belt quand il a parlé des potions stimulantes. La pensée qu'il avait eue à ce moment et qui avait été éclipsée par la mention du patriarche revient subitement au devant de son esprit.
« Mais oui ! » s'exclame-t-il tout à coup en frappant du plat de la main sur le comptoir.
Incapable de continuer de bouder le haut rang de l'homme qui le côtoie, Christopher se retourne vers lui, le visage illuminé par la réjouissance d'avoir trouvé la réponse à la question qu'il se posait.
« O'Belt ! Je vous ai vu aussi dans le journal ! »
Oui, oui, les sang-pur défraient la chronique. Ce n'est pas le fait qu'il soit sang-pur qui l'embête, mais plutôt le fait qu'ils se soient certainement croisés lors d'un dîner mondain dans lequel se côtoient parfois jusqu'à des centaines de personnes qui font semblant de se connaître. En fils de bonne famille, Christopher devrait se rappeler du prénom de cet homme. Donovan, par exemple, révise régulièrement la liste des noms et des visages à connaître histoire de ne jamais être pris au dépourvu. Les listes des noms des sorciers qui côtoient ces foutus cercles bourgeois que lui envoient mensuellement ses parents, Christopher, lui, préfère en faire des boules de papier et s'entraîner à jongler avec.
Cela étant, la soudaine étincelle qui illumine le regard de Christopher n'a rien à voir avec tout cela. Plutôt avec l'article en question dans lequel il a aperçu l'homme. Il concernait sa prise de poste à Poudlard mais Christopher est incapable de se souvenir des détails. Cependant, pas tous les adultes employés au château sont menés à réaliser des potions stimulantes, alors ça réduit les possibilités.
« C'est quoi vot' nom, déjà ? » fait-il en lançant un regard en coin à l'homme, prenant inconsciemment un ton plus traînant comme pour bien montrer qu'il ne fait pas partie de ce cercle-là, lui.
Il s'affaisse un peu plus sur le comptoir. Son regard se perd sur l'angle de la mâchoire du fils O'belt avant de remonter jusqu'à ses yeux.
« Domhall ? » propose-t-il après un instant d'hésitation et en écorchant terriblement le prénom irlandais.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
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Un Billywig pour deux
Poser le nom de son père entre lui et le client de la boutique avait jeté une drôle d'atmosphère. Celui dont on voyait les tatouages dépasser de son haut avait pris un air d'inspecteur et analysait désormais son visage, certainement pour chercher à reconnaître les traits de son père dans les siens. Voilà une preuve que le brun n'était pas physionomiste car les photos du Patriarche à vingt-cinq ans ne mentaient pas, il était une reproduction exacte, à la couleur de cheveux près. C'était devenu frappant lorsqu'il était en cinquième année. Avant ça, c'était beaucoup plus discret. A croire que son statut d'aîné avait fini par transpirer physiquement, comme pour appuyer que le premier né devait recevoir le principal de l'héritage par le père.
De son côté, le plus jeune faisait lui aussi son observation de cet inconnu qui en savait désormais beaucoup sur lui. La réciproque n'était pas vraie et étrangement, ça ne le dérangeait pas plus que ça. Il ne le recroiserait probablement pas de sitôt, avec autant d'encre sur la peau, il l'aurait reconnu s'ils participaient aux même longues manifestations du cercle parental. Domhall et Ennis y étaient plus à l'aise - ou jouaient mieux le jeu - que lui qui avaient pris l'habitude d'en décliner en mettant en avant son travail. Quelque chose qu'il faisait de moins en moins sur insistance de son père qui voulait transmettre dès maintenant pour part égale à chacun de ses enfants, pour que l'un d'eux lui succède un jour en politique. Tous les quatre espérait que cela ne serve à rien car la situation changerait du temps de Briac, mais aucun ne se leurrait vraiment.
La constatation faite qu'il ne connaissait pas son interlocuteur, Diarmuid se tourna légèrement, regardant au dehors. Pendant ce temps là, le client se plaça totalement dans l'autre sens, observant plutôt dans la direction de l'arrière boutique. Il ne s'agissait que d'attendre de toute façon. Et puis une exclamation le fit revenir à sa position initiale. Apparemment, l'anglais semblait avoir eu un flash. L'irlandais acquiesça, oui il avait bien eut une interview dans la Gazette, à propos d'un article de vulgarisation qu'il avait lui-même rédigé. Et puis un prénom fut donné. Décidément, même quand il ne se ressemblaient plus - la puberté ayant fait ressortir les traits maternels chez Dom et paternels chez lui - les deux frères étaient confondus. Le châtain, mi-amusé, mi-dépité - quoiqu'il le cachait très bien - répondit alors de la même façon que ce qu'il pouvait le faire à l'époque où il était élève à Poudlard. "Deux lettres justes, une seule bien placée." Il sourit de manière taquine, parce que oui, il se moquait gentillement, avant de laisser ses yeux dériver vers la porte de l'autre côté du comptoir. Mais toujours pas l'ombre d'une Lisa!
De son côté, le plus jeune faisait lui aussi son observation de cet inconnu qui en savait désormais beaucoup sur lui. La réciproque n'était pas vraie et étrangement, ça ne le dérangeait pas plus que ça. Il ne le recroiserait probablement pas de sitôt, avec autant d'encre sur la peau, il l'aurait reconnu s'ils participaient aux même longues manifestations du cercle parental. Domhall et Ennis y étaient plus à l'aise - ou jouaient mieux le jeu - que lui qui avaient pris l'habitude d'en décliner en mettant en avant son travail. Quelque chose qu'il faisait de moins en moins sur insistance de son père qui voulait transmettre dès maintenant pour part égale à chacun de ses enfants, pour que l'un d'eux lui succède un jour en politique. Tous les quatre espérait que cela ne serve à rien car la situation changerait du temps de Briac, mais aucun ne se leurrait vraiment.
La constatation faite qu'il ne connaissait pas son interlocuteur, Diarmuid se tourna légèrement, regardant au dehors. Pendant ce temps là, le client se plaça totalement dans l'autre sens, observant plutôt dans la direction de l'arrière boutique. Il ne s'agissait que d'attendre de toute façon. Et puis une exclamation le fit revenir à sa position initiale. Apparemment, l'anglais semblait avoir eu un flash. L'irlandais acquiesça, oui il avait bien eut une interview dans la Gazette, à propos d'un article de vulgarisation qu'il avait lui-même rédigé. Et puis un prénom fut donné. Décidément, même quand il ne se ressemblaient plus - la puberté ayant fait ressortir les traits maternels chez Dom et paternels chez lui - les deux frères étaient confondus. Le châtain, mi-amusé, mi-dépité - quoiqu'il le cachait très bien - répondit alors de la même façon que ce qu'il pouvait le faire à l'époque où il était élève à Poudlard. "Deux lettres justes, une seule bien placée." Il sourit de manière taquine, parce que oui, il se moquait gentillement, avant de laisser ses yeux dériver vers la porte de l'autre côté du comptoir. Mais toujours pas l'ombre d'une Lisa!
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Un Billywig pour deux
À la tête qu'il fait et avant même qu'il prenne la parole, Christopher devine qu'il s'est trompé de prénom. Puisqu'il sait que la fratrie O'Belt comporte plusieurs enfants, Domhall doit s'agir de celui d'un autre fils — ou fille, pour ce qu'il en sait. Frustré de ne pas avoir pu deviner du premier coup mais pas orgueilleux au point d'en être vexé, Christopher pianote des doigts sur le comptoir comme si cela pouvait l'aider à réfléchir plus facilement tout en observant le visage bien dessiné de l'homme qui lui fait face et qui est donc le fils de l'un des hommes les plus connus du pays.
Ses doigts se figent soudainement quand celui qui ne s'appelle pas Domhall confirme ses pensées. Deux lettres juste, une mal... Quoi ? L'esprit de Christopher semble avoir fait un salto sur lui-même avant de s'empêtrer dans ses propres pensées. Il n'a même pas besoin d'essayer de comprendre cette énigme que lui pose l'autre qu'il sait déjà qu'il n'a pas le courage de jouer à ce jeu qui consiste à trouver le bon mot avec les bonnes lettres. Déjà que Christopher n'est pas bon à ça, alors si en plus il doit jouer avec un prénom... Sans compter que les prénoms irlandais ne sont pas les plus faciles, que ce soit à prononcer, retenir ou deviner.
La vague mauvaise humeur née dans son esprit en apprenant l'identité du fils O'Belt semble fondre comme neige au soleil quand ce dernier lui envoie un sourire taquin. Oh, les jugements sont encore bien présents et Christopher n'est pas prêt de s'en débarrasser, mais il n'y a rien de mieux pour lutter contre les aléas de l'humeur qu'un sourire comme celui-ci et une énigme taquine. S'il avait répondu en se contentant de corriger Christopher, peut-être que ce dernier se serait dit : oui, effectivement, coincé comme il faut. Mais voilà, ce n'est pas ce que le fils O'Belt lui a répondu et cela suffit pour que Christopher le trouve un tout petit peu plus agréable que tous les autres fils de bonne famille qu'il rencontre habituellement — à commencer par son propre frère.
« Oh pitié ! lance Christopher sans retenir l'éclat de rire qui franchit ses lèvres. Ne me forcez pas à faire des propositions. Vous, les irlandais, vous avez des prénoms bien trop compliqués pour que je joue à ce jeu ! »
Sur ces paroles légères et comme pour confirmer le grand sourire qui ourle ses lèvres, Christopher s'adosse au comptoir, les deux coudes toujours appuyés sur celui-ci. Son regard reste braqué sur l'homme, bien que cela le force à garder sa tête exagérément tournée. Sa position avachie n'est que le reflet de son viscéral besoin de prouver à ceux qui sont le plus susceptibles de reconnaître en lui un enfant de ce cercle-là qu'il n'en est pas, justement.
Ses doigts se figent soudainement quand celui qui ne s'appelle pas Domhall confirme ses pensées. Deux lettres juste, une mal... Quoi ? L'esprit de Christopher semble avoir fait un salto sur lui-même avant de s'empêtrer dans ses propres pensées. Il n'a même pas besoin d'essayer de comprendre cette énigme que lui pose l'autre qu'il sait déjà qu'il n'a pas le courage de jouer à ce jeu qui consiste à trouver le bon mot avec les bonnes lettres. Déjà que Christopher n'est pas bon à ça, alors si en plus il doit jouer avec un prénom... Sans compter que les prénoms irlandais ne sont pas les plus faciles, que ce soit à prononcer, retenir ou deviner.
La vague mauvaise humeur née dans son esprit en apprenant l'identité du fils O'Belt semble fondre comme neige au soleil quand ce dernier lui envoie un sourire taquin. Oh, les jugements sont encore bien présents et Christopher n'est pas prêt de s'en débarrasser, mais il n'y a rien de mieux pour lutter contre les aléas de l'humeur qu'un sourire comme celui-ci et une énigme taquine. S'il avait répondu en se contentant de corriger Christopher, peut-être que ce dernier se serait dit : oui, effectivement, coincé comme il faut. Mais voilà, ce n'est pas ce que le fils O'Belt lui a répondu et cela suffit pour que Christopher le trouve un tout petit peu plus agréable que tous les autres fils de bonne famille qu'il rencontre habituellement — à commencer par son propre frère.
« Oh pitié ! lance Christopher sans retenir l'éclat de rire qui franchit ses lèvres. Ne me forcez pas à faire des propositions. Vous, les irlandais, vous avez des prénoms bien trop compliqués pour que je joue à ce jeu ! »
Sur ces paroles légères et comme pour confirmer le grand sourire qui ourle ses lèvres, Christopher s'adosse au comptoir, les deux coudes toujours appuyés sur celui-ci. Son regard reste braqué sur l'homme, bien que cela le force à garder sa tête exagérément tournée. Sa position avachie n'est que le reflet de son viscéral besoin de prouver à ceux qui sont le plus susceptibles de reconnaître en lui un enfant de ce cercle-là qu'il n'en est pas, justement.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Un Billywig pour deux
La petite énigme de Diarmuid sembla semer le trouble chez son interlocuteur. Les indices étaient faibles mais comme il avait eut un temps d'arrêt peu après que l'irlandais ait parlé des lettres bien placées lui semblait en être un signe assez équivoque. Le sourire sur son visage se fit un peu plus marqué alors qu'il laissait l'anglais à ses pensées. Il détourna le visage - essentiellement pour voir si la femme revenait de l'arrière boutique - avant de revenir vers l'homme alors qu'il éclatait de rire tout en implorant la fin du jeu. Le pédiatromage se laissa aller à rire également et hocha la tête pour marquer son accord. "Pas sûr que l'orthographe puise vous aider." Laissa-t-il planer sa réponse en songeant que pour les anglophones, la prononciation de sa langue natale n'était pas franchement intuitive. "Diarmuid. Domhall est mon frère."
Il lui tendit alors la main, tout en se décollant du comptoir pour se tenir plus en face du brun et ainsi donner une sorte de conclusion à ces salutations. Quoiqu'il ne connaissait pas l'identité de son interlocuteur. Peut-être lui donnerait-il de lui même... Ou pas. Les minutes suivantes le lui diraient certainement. Une fois la poignée de main effectuée - ou refusée - il fit une remarque. "Vous vous souvenez donc de cet article de journal?" C'était qu'on ne lui en parlait pas si souvent. "C'est appréciable. Plutôt que de me rapporter à mon père." Ca c'était le plus fréquent et à la longue... C'était usant d'être le fils de, comme s'il n'existait que pour prendre la relève en temps que Patriarche, si tant était qu'il le fasse, ce qui restait à prouver.
Il lui tendit alors la main, tout en se décollant du comptoir pour se tenir plus en face du brun et ainsi donner une sorte de conclusion à ces salutations. Quoiqu'il ne connaissait pas l'identité de son interlocuteur. Peut-être lui donnerait-il de lui même... Ou pas. Les minutes suivantes le lui diraient certainement. Une fois la poignée de main effectuée - ou refusée - il fit une remarque. "Vous vous souvenez donc de cet article de journal?" C'était qu'on ne lui en parlait pas si souvent. "C'est appréciable. Plutôt que de me rapporter à mon père." Ca c'était le plus fréquent et à la longue... C'était usant d'être le fils de, comme s'il n'existait que pour prendre la relève en temps que Patriarche, si tant était qu'il le fasse, ce qui restait à prouver.
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Un Billywig pour deux
Son éclat de rire transforme le visage de l'homme comme le font toujours les rires. Les yeux qui s'étirent, les discrètes rides au coin des paupières et sur les pommettes, les lèvres qui se courbent. Christopher aime les rires chez les hommes, peut-être plus que chez les femmes. Peut-être parce ce qu'il connait pour les avoir observé de très près sur son propre visage les infimes détails qui se cachent dans les expressions liés au rire et à l'hilarité en général. Reste qu'il ne peut jamais s'empêcher de laisser glisser ses yeux sur ces rides d'expression qui bordent les yeux d'un homme qui rit, surtout quand l'homme en question a un visage aussi avenant que celui qui est actuellement à côté de lui.
Sa supplique a semble-t-il fonctionné, puisqu'il lui donne son prénom. Un prénom aussi alambiqué que celui de son frère. À mi-voix et sans se soucier que Diarmuid puisse le voir, Christopher répète le prénom pour s'habituer à sa consonance. D'abord maladroit, ses essais finissent par devenir un peu plus fructueux au bout de la troisième répétition. Il n'y en aura pas de quatrième puisqu'à ce moment-là Diarmuid se place devant lui pour lui tendre la main. Un sourire ourle les lèvres de Christopher qui prend inutilement son temps pour faire remonter son regard jusqu'au visage de l'homme.
Puisque c'est impoli de laisser trop longtemps une main qui vous salue en suspension, et surtout parce que Christopher a décidé que ce fils bien né-là n'étant pas aussi emmerdant que les autres, il se redresse rapidement et attrape franchement la main de Diarmuid pour la serrer. Ni trop fort, ni trop relâché. Une poignée de mains parfaite, comme son père lui a appris à en faire quand il avait tout juste sept ans. Il mettait ses deux fils l'un en face de l'autre et leur apprenait à sourire poliment, à se serrer la main, ce genre de choses que font père et fils dans la famille Hangoover. « Si tu serres trop peu, tu passeras pour une chiffe-molle. Si tu serres trop fort, tu auras l'air arrogant. La poigne parfaite se travaille et j'attends de vous que vous travailliez sérieusement. » Il entend encore papa Duke, père, lui susurrer ces mots, juste après l'avoir secoué parce qu'il lui trouvait une poigne de lopette. Christopher lui a suffisamment fait regretter l'emploi de ce genre de mots quand il était adolescent.
« Christopher, se présente-t-il automatiquement, encore des vieux restes de son éducation. Moins difficile à prononcer. »
Les yeux plongés dans ceux Diarmuid, Christopher garde un peu plus longtemps que nécessaire sa main dans la sienne, son sourire grandissant sur son visage pour effacer les mauvais souvenirs. Puis il termine de se redresser sans pour autant ôter ses coudes du comptoir derrière lui et hausse les épaules d'un air nonchalant.
« Oh, je lis bien plus volontiers les journaux qui parlent des nouveaux employés de Poudlard que ceux qui parlent de la politique de notre pays, réplique-t-il avec un petit rire amusé, croyez-moi. »
Sauf lorsqu'il est au Pleuroir et que rien d'intéressant se passe dans la salle du Pitiponk. Là, il peut feuilleter entièrement le journal et lire tous les articles, même les plus petits, ceux qui se trouvent perdus au milieu des grands et que l'on ne remarque généralement pas.
« Par contre, impossible de me souvenir des détails. Vous bossez à Poudlard et il vous faut des dards de Billiwig pour des potions stimulantes. Prof de potions ? À mon époque ils étaient moins agréables à regarder que vous. »
La dernière phrase, Christopher la sort avec un naturel désarmant, un si joli sourire aux lèvres que l'on ne penserait pas qu'il vient de sortir à voix haute cette phrase que lui-même juge un tantinet lourde. Mais cela ne l'a jamais empêché de les prononcer, ces phrases un peu ridicules, et de remarquer qu'elles faisaient de l'effet plutôt deux fois qu'une.
Ah bah voilà, je l'attendais la petit phrase qui dérape !
Sa supplique a semble-t-il fonctionné, puisqu'il lui donne son prénom. Un prénom aussi alambiqué que celui de son frère. À mi-voix et sans se soucier que Diarmuid puisse le voir, Christopher répète le prénom pour s'habituer à sa consonance. D'abord maladroit, ses essais finissent par devenir un peu plus fructueux au bout de la troisième répétition. Il n'y en aura pas de quatrième puisqu'à ce moment-là Diarmuid se place devant lui pour lui tendre la main. Un sourire ourle les lèvres de Christopher qui prend inutilement son temps pour faire remonter son regard jusqu'au visage de l'homme.
Puisque c'est impoli de laisser trop longtemps une main qui vous salue en suspension, et surtout parce que Christopher a décidé que ce fils bien né-là n'étant pas aussi emmerdant que les autres, il se redresse rapidement et attrape franchement la main de Diarmuid pour la serrer. Ni trop fort, ni trop relâché. Une poignée de mains parfaite, comme son père lui a appris à en faire quand il avait tout juste sept ans. Il mettait ses deux fils l'un en face de l'autre et leur apprenait à sourire poliment, à se serrer la main, ce genre de choses que font père et fils dans la famille Hangoover. « Si tu serres trop peu, tu passeras pour une chiffe-molle. Si tu serres trop fort, tu auras l'air arrogant. La poigne parfaite se travaille et j'attends de vous que vous travailliez sérieusement. » Il entend encore papa Duke, père, lui susurrer ces mots, juste après l'avoir secoué parce qu'il lui trouvait une poigne de lopette. Christopher lui a suffisamment fait regretter l'emploi de ce genre de mots quand il était adolescent.
« Christopher, se présente-t-il automatiquement, encore des vieux restes de son éducation. Moins difficile à prononcer. »
Les yeux plongés dans ceux Diarmuid, Christopher garde un peu plus longtemps que nécessaire sa main dans la sienne, son sourire grandissant sur son visage pour effacer les mauvais souvenirs. Puis il termine de se redresser sans pour autant ôter ses coudes du comptoir derrière lui et hausse les épaules d'un air nonchalant.
« Oh, je lis bien plus volontiers les journaux qui parlent des nouveaux employés de Poudlard que ceux qui parlent de la politique de notre pays, réplique-t-il avec un petit rire amusé, croyez-moi. »
Sauf lorsqu'il est au Pleuroir et que rien d'intéressant se passe dans la salle du Pitiponk. Là, il peut feuilleter entièrement le journal et lire tous les articles, même les plus petits, ceux qui se trouvent perdus au milieu des grands et que l'on ne remarque généralement pas.
« Par contre, impossible de me souvenir des détails. Vous bossez à Poudlard et il vous faut des dards de Billiwig pour des potions stimulantes. Prof de potions ? À mon époque ils étaient moins agréables à regarder que vous. »
La dernière phrase, Christopher la sort avec un naturel désarmant, un si joli sourire aux lèvres que l'on ne penserait pas qu'il vient de sortir à voix haute cette phrase que lui-même juge un tantinet lourde. Mais cela ne l'a jamais empêché de les prononcer, ces phrases un peu ridicules, et de remarquer qu'elles faisaient de l'effet plutôt deux fois qu'une.
Ah bah voilà, je l'attendais la petit phrase qui dérape !
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
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Un Billywig pour deux
Celui qui n'était encore qu'un inconnu pour le moment marmonna plusieurs fois son prénom sans faire aucun commentaire sinon de finir par lui faire face et lui tendre la main. L'autre homme prit un peu de temps pour considérer cette dernière, juste ce qu'il fallait pour que cela ne puisse pas être mal prit dans le milieu d'où il venait. Tout comme le réglage de la force. On sentait que l'un comme l'autre avait eut l'habitude de faire ce qu'on pouvait appeler une juste poignée de main. Pas que Diarmuid n'analyse ce genre de chose au quotidien. Mais il avait tendance à le remarquer tout de même.
La pensée glissa aussi vite qu'elle était apparue. En effet, il avait maintenant un prénom à associer au visage du plus âgé. Le soignant acquiesça, sourit légèrement et pencha la tête de quelques degré sur le côté, comme pour appuyer la remarque sur la prononciation. Leurs mains se lâchèrent - ils étaient donc toujours en contact, il s'en apercevait à ce moment là, et la conversation repris. Christopher mentionna les articles qu'il lisait avec plus d'entrain. Il les lisait mais n'en retenait pas forcément le contenu. Si le châtain n'en montra rien, cela l'amusa. Car ça n'avait rien à voir avec son emploi cette interview, ni même la vulgarisation qu'il avait rédigée.
- "Je suppose que je peux le comprendre, elle est parfois... très spécifique." L'irlandais avait choisit le mot avec soin. Même s'il n'était pas porté aussi politique que sa position dans la fratrie le demandait, il y avait quelques restes qui ne demandaient qu'à se manifester. Le mouvement de ses yeux montra ensuite que ce choix n'était pas anodin, parce qu'il n'était pas en accord avec les spécificité montrées notamment. Mais là n'était pas le sujet choisi par son vis à vis. Loin de là. Très loin même.
Et si le plus jeune ne décela pas complètement tout ce que pouvait sous-entendre le discours, il tiqua. Sauf que son esprit parfois trop cartésien ne releva que la méprise sur son poste. Et certainement pas ce que d'autres percevraient sans mal comme une drague assez directe et donc quelque chose de déroutant. Mais Diarmuid était Diarmuid il n'avait pas été dérangé, il n'avait même pas compris. Venant d'un homme cela ne lui effleurait même pas l'esprit que cela soit possible que cela ait un sens double. Alors le pseudo compliment ne le toucha pas le moins du monde. "Pédiatromage. Je tente de garder les élèves en vie quand ils font n'importe quoi... ou sont malades. Parfois ça passe par ce genre de potions." Il haussa légèrement les épaules, ce n'était pas toujours une mince affaire. "Et vous, vous en avez besoin pour? Des potions ou des préparations plus sympathiques?" C'était les deux utilisations les plus courantes après tout, le soin, les bonbons et les cocktails. Lui même avait probablement abusé de la dernière possibilité à une période.
La pensée glissa aussi vite qu'elle était apparue. En effet, il avait maintenant un prénom à associer au visage du plus âgé. Le soignant acquiesça, sourit légèrement et pencha la tête de quelques degré sur le côté, comme pour appuyer la remarque sur la prononciation. Leurs mains se lâchèrent - ils étaient donc toujours en contact, il s'en apercevait à ce moment là, et la conversation repris. Christopher mentionna les articles qu'il lisait avec plus d'entrain. Il les lisait mais n'en retenait pas forcément le contenu. Si le châtain n'en montra rien, cela l'amusa. Car ça n'avait rien à voir avec son emploi cette interview, ni même la vulgarisation qu'il avait rédigée.
- "Je suppose que je peux le comprendre, elle est parfois... très spécifique." L'irlandais avait choisit le mot avec soin. Même s'il n'était pas porté aussi politique que sa position dans la fratrie le demandait, il y avait quelques restes qui ne demandaient qu'à se manifester. Le mouvement de ses yeux montra ensuite que ce choix n'était pas anodin, parce qu'il n'était pas en accord avec les spécificité montrées notamment. Mais là n'était pas le sujet choisi par son vis à vis. Loin de là. Très loin même.
Et si le plus jeune ne décela pas complètement tout ce que pouvait sous-entendre le discours, il tiqua. Sauf que son esprit parfois trop cartésien ne releva que la méprise sur son poste. Et certainement pas ce que d'autres percevraient sans mal comme une drague assez directe et donc quelque chose de déroutant. Mais Diarmuid était Diarmuid il n'avait pas été dérangé, il n'avait même pas compris. Venant d'un homme cela ne lui effleurait même pas l'esprit que cela soit possible que cela ait un sens double. Alors le pseudo compliment ne le toucha pas le moins du monde. "Pédiatromage. Je tente de garder les élèves en vie quand ils font n'importe quoi... ou sont malades. Parfois ça passe par ce genre de potions." Il haussa légèrement les épaules, ce n'était pas toujours une mince affaire. "Et vous, vous en avez besoin pour? Des potions ou des préparations plus sympathiques?" C'était les deux utilisations les plus courantes après tout, le soin, les bonbons et les cocktails. Lui même avait probablement abusé de la dernière possibilité à une période.
INKTOBER 2025 - JOUR 26 - PUZZLING
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