Pause musicale
Vendredi 18 novembre 2050
14h30, dans un coin de la salle de répétition
Avec : @Gabrielle Taylor
14h30, dans un coin de la salle de répétition
Avec : @Gabrielle Taylor
Le vendredi après-midi était le signal du début du week-end. Et pour Zenaïda, c'était le début d'un long entraînement musical. Elle en avait bien besoin car avec ses terreurs nocturnes qui lui faisaient vivre des nuits mouvementées et des cours à n'en plus finir, la deuxième année avait de plus en plus besoin de s'enfermer dans la musique. Elle écourtait ses séances de révisions pour rajouter des heures d'intenses pratique musicale. C'était la seule chose qui la faisait réellement vibrer.
Et voilà donc, qu'elle était sortie plus tôt de la bibliothèque, avait gravi les marches jusque dans son dortoir, déposé son sac et avait prit son violoncelle sur son dos. Puis, elle s'était dépêché de monter les marches jusqu'à la salle de répétition. Elle était venue 15 minutes après l'ouverture de la salle. Elle avait déballé son instrument, mit de la colophane sur son archet et avait accordé son instrument. Elle avait prit une chaise, installé sa planche et mit ses partitions sur un pupitre qu'elle avait approché. Elle commença par faire quelques exercices d'échauffements, quelques gammes.
Elle farfouilla dans ses partitions et décida de jouer le concerto n°1 de Camille Saint-Saëns. Elle posa l'archet sur la corde et commença d'un geste rapide et précis. Ses doigts glissèrent sur la corde avec une certaine facilité. Bien vite, la Poufsouffle ferma les yeux et se laissa porter par la musique. Elle n'avait pas besoin de lire la partition. Pour l'avoir répété de nombreuses fois la semaine passée, elle la maîtrisait. Chaque note qu'elle pouvait, elle les vibrait d'un geste souple et ample. Son archet filait laissant les notes s'échappaient. Mais par-dessus tout, ses bras, ses doigts et son visage exprimaient une certaine émotion. C'était toute sa peine, sa rage qu'elle mettait dans ses notes. C'était son corps tout entier qui s'exprimait en parfaite harmonie avec le violoncelle. Zenaïda était expressive ; sa musique laissait transparaître ce que son corps vivait au travers de ses émotions. Oui, elle était une personne réservée, qui n'allait pas vers les autres mais une fois avec l'un de ses instruments, elle était une personne vibrante. Elle se sentait elle-même.
Elle leva haut son archet lorsqu'elle joua la dernière note du premier mouvement. Elle rouvrit les yeux, prit son crayon et se pencha vers le pupitre pour annoter sa partition. Elle modifia un coup d'archet préférant largement tirer sur le deuxième temps sur l'une des mesures que de pousser. Puis, elle changea quelques doigtés qui lui paraissaient plus simple que ceux qu'elle avait noté il y a quelques jours. Elle mâchouilla son crayon tout en parcourant des yeux sa partition. Puis, elle testa vite fait ce que ça donnait. Elle se repencha à nouveau sur sa partition pour rajouter des nuances.
Voilà pour moi ! J'espère que ça te plaît
Concerto n°1 Op 33 - Saint-Saëns → jusqu'à 5:39 (premier mouvement que joue Zenaïda
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
Pause musicale
Gabrielle, sacoche à l’épaule, vagabondait dans les couloirs du Château. Elle laissait ses pas la mener au grès des tournants, ne recherchant pas d’endroits en particuliers. Elle n’avait pas de cours cette après-midi et était donc en weekend. Elle avait des devoirs à faire, bien sûr, mais pour cette fin de journée elle n’avait pas la tête à se replonger dans ses cours. Elle avait besoin d’une pause.
Les pas de la deuxième année l’avaient emmenée dans les étages supérieurs. Tranquillement, elle flânait en recherche d’un endroit où se poser. La main sur sa sacoche pour sentir battre ses affaires de dessin au rythme de ses pas, le regard levé vers les tableaux et l’esprit occupé par des histoires, Gabrielle se laissa attraper par un air de musique qui s’élevait dans le couloir. Elle s’approcha de la porte et reconnu les lieux : elle était arrivée dans la salle de répétition.
La petite Poufsouffle s’arrêta sur le seuil de la pièce et écouta l’air que jouait un violoncelle. Enfin, il lui semblait que le son venait de cet instrument. Elle ne connaissait pas grand chose dans cette discipline, à peine quelques noms, et encore… Gabrielle était envoûtée par les notes qui s’élevaient de l’instrument. Elle ne voyait pas la personne qui jouait, mais elle était drôlement douée.
Au bout d’un moment, elle se décida à entrer dans la salle. Être plantée au milieux du passage n’était pas productif, et puis la musique l’attirait. Elle s’avança le plus discrètement possible pour ne pas déranger et alla poser son sac dans un coin. De là, elle reconnue la musicienne : Zenaïda. Gabrielle regarda avec admiration les geste de sa camarade. Elle ne savait pas qu’elle savait en jouer aussi bien. En même temps, la deuxième année ne la connaissait pas trop. Zenaïda était plutôt timide avec les gens de son âge.
Gabrielle hésita à repartir, gênée de l’avoir surprise. Elle tritura un instant une mèche de ses cheveux avant de se décider à aller lui parler.
- Hum, ça te dérange si je reste là ? Demanda-elle, prête à partir.
—————
@Zenaïda Carter, dis moi si ça te va
Les pas de la deuxième année l’avaient emmenée dans les étages supérieurs. Tranquillement, elle flânait en recherche d’un endroit où se poser. La main sur sa sacoche pour sentir battre ses affaires de dessin au rythme de ses pas, le regard levé vers les tableaux et l’esprit occupé par des histoires, Gabrielle se laissa attraper par un air de musique qui s’élevait dans le couloir. Elle s’approcha de la porte et reconnu les lieux : elle était arrivée dans la salle de répétition.
La petite Poufsouffle s’arrêta sur le seuil de la pièce et écouta l’air que jouait un violoncelle. Enfin, il lui semblait que le son venait de cet instrument. Elle ne connaissait pas grand chose dans cette discipline, à peine quelques noms, et encore… Gabrielle était envoûtée par les notes qui s’élevaient de l’instrument. Elle ne voyait pas la personne qui jouait, mais elle était drôlement douée.
Au bout d’un moment, elle se décida à entrer dans la salle. Être plantée au milieux du passage n’était pas productif, et puis la musique l’attirait. Elle s’avança le plus discrètement possible pour ne pas déranger et alla poser son sac dans un coin. De là, elle reconnue la musicienne : Zenaïda. Gabrielle regarda avec admiration les geste de sa camarade. Elle ne savait pas qu’elle savait en jouer aussi bien. En même temps, la deuxième année ne la connaissait pas trop. Zenaïda était plutôt timide avec les gens de son âge.
Gabrielle hésita à repartir, gênée de l’avoir surprise. Elle tritura un instant une mèche de ses cheveux avant de se décider à aller lui parler.
- Hum, ça te dérange si je reste là ? Demanda-elle, prête à partir.
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@Zenaïda Carter, dis moi si ça te va
“Le sourire est le même dans toutes les langues’’
2A rp • 12 ans et toutes ses dents • color=#a67b01
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Pause musicale
Zenaïda terminait d'annoter sa partition après avoir réfléchi aux nuances quand une voix familière la tira de son travail. La Poufsouffle leva le nez et souria devant Gabrielle, une élève de sa promo et de maison. Sa question étonna la deuxième année : depuis quand sa camarade était gênée ? Gabrielle était plus une jeune fille sociable et solaire ! La voir prête à partir surprit beaucoup Zenaïda mais elle s'empressa de lui dire :
- N-Nan pas du tout !
Elle accentua son sourire et en attendant de voir ce que ferait sa camarade, elle se replongea dans sa partition. Elle posa son crayon sur le pupitre et reprit le morceau depuis le début. Mais au bout de quelques secondes elle s'arrêta. Elle annota sa partition puis reprit le début du morceau. C'était mieux mais elle s'arrêta lançant un regard vers Gabrielle. Était-elle impolie ? Ne devrait-elle pas lui dire un mot ?
- Euh... T-Tu... Ça te dérange pas si je travaille ?
Elle n'avait pas su quoi dire d'autre. Lui proposer de s'asseoir près d'elle n'avait pas semblé être une bonne idée car elle ne savait pas comment formuler sa proposition et ne rien dire du tout aurait paru bien irrespectueux. Gabrielle n'était pas une personne méchante ou susceptible mais Zenaïda ne voulait pas se montrer bizarre ou mal vue avec ses phrases mal prononcées.
Elle fit des petits moulinets avec la main qui tenait son archet et dévia son regard vers sa partition. Elle fit glisser ses doigts sur les cordes sans faire le moindre son et tourna ensuite son regard vers sa camarade. Puis, elle posa son archet sur le pupitre et d'un geste, elle enleva la partition du pupitre et la déposa dans sa housse de violoncelle. Travailler devant une personne n'était pas quelque chose de facile et puis, elle s'était entraîné de longues heures sur ce concerto. Elle méritait de s'octroyer une pause. Et par pause, elle entendait jouer un morceau plus facile, plus lent qui lui permettait de jouer sur les nuances et de s'entraîner à faire ressentir de vraies émotions. Comme si elle jouait sur une scène.
C'est à ce moment là que l'idée germa dans ses yeux.
- G-Gabrielle, est-ce que tu veux... E-Enfin si tu veux bien sûr mais ç-ça m'aiderait beaucoup... T-Tu serais d'accord pour que je joue un morceau et que tu me dises s-si c'est bien ?
C'était bien la première fois de sa vie qu'elle demandait à quelqu'un d'écouter ce qu'elle jouait. D'habitude, c'était toujours les autres qui lui demandait de lui jouer un morceau. Aujourd'hui, c'était à son tour de demander à quelqu'un de l'écouter.
@Gabrielle Taylor c'est nickel ! Merci à toi
- N-Nan pas du tout !
Elle accentua son sourire et en attendant de voir ce que ferait sa camarade, elle se replongea dans sa partition. Elle posa son crayon sur le pupitre et reprit le morceau depuis le début. Mais au bout de quelques secondes elle s'arrêta. Elle annota sa partition puis reprit le début du morceau. C'était mieux mais elle s'arrêta lançant un regard vers Gabrielle. Était-elle impolie ? Ne devrait-elle pas lui dire un mot ?
- Euh... T-Tu... Ça te dérange pas si je travaille ?
Elle n'avait pas su quoi dire d'autre. Lui proposer de s'asseoir près d'elle n'avait pas semblé être une bonne idée car elle ne savait pas comment formuler sa proposition et ne rien dire du tout aurait paru bien irrespectueux. Gabrielle n'était pas une personne méchante ou susceptible mais Zenaïda ne voulait pas se montrer bizarre ou mal vue avec ses phrases mal prononcées.
Elle fit des petits moulinets avec la main qui tenait son archet et dévia son regard vers sa partition. Elle fit glisser ses doigts sur les cordes sans faire le moindre son et tourna ensuite son regard vers sa camarade. Puis, elle posa son archet sur le pupitre et d'un geste, elle enleva la partition du pupitre et la déposa dans sa housse de violoncelle. Travailler devant une personne n'était pas quelque chose de facile et puis, elle s'était entraîné de longues heures sur ce concerto. Elle méritait de s'octroyer une pause. Et par pause, elle entendait jouer un morceau plus facile, plus lent qui lui permettait de jouer sur les nuances et de s'entraîner à faire ressentir de vraies émotions. Comme si elle jouait sur une scène.
C'est à ce moment là que l'idée germa dans ses yeux.
- G-Gabrielle, est-ce que tu veux... E-Enfin si tu veux bien sûr mais ç-ça m'aiderait beaucoup... T-Tu serais d'accord pour que je joue un morceau et que tu me dises s-si c'est bien ?
C'était bien la première fois de sa vie qu'elle demandait à quelqu'un d'écouter ce qu'elle jouait. D'habitude, c'était toujours les autres qui lui demandait de lui jouer un morceau. Aujourd'hui, c'était à son tour de demander à quelqu'un de l'écouter.
@Gabrielle Taylor c'est nickel ! Merci à toi
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Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
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Pause musicale
- N-Nan pas du tout ! Lança Zenaïda en relevant le nez de sa partition.
Gabrielle lui sourit en retour en la remerciant et, pour ne pas l’interrompre plus longtemps, alla se laisser tomber près de son sac. Par habitude elle en sortit immédiatement son carnet et un crayon qu’elle posa sur ses genoux. Le dos appuyé sur le mur, la Poufsouffle ne pouvait s’empêcher de regarder l’archet glisser sur l’instrument.
La musicienne recommença à jouer, mais au bout de quelques secondes s’arrêta de nouveau. Gabrielle pensa immédiatement que sa présence la dérangeait et baissa les yeux sur son carnet pour ne pas trop la dévisager. Jouer seul n’était pas la même chose qu’avec un public, quel qu’il soit. Heureusement, sa camarade pris la parole et rassura la deuxième année sans le savoir.
- Euh... T-Tu... Ça te dérange pas si je travaille ?
Gabrielle compris à ses mots que Zenaïda était aussi gênée qu’elle. Elle en fut bizarrement soulagée et lui sourit.
- Nan nan, pas du tout ! Répondit-elle, ne t’interrompt surtout pas pour moi !
Et elle ouvrit son carnet de dessin pour se donner quelque chose à faire. Elle tourna quelque pages, mais son regard revint rapidement sur sa camarade. La salle de musique était à présent silencieuse. L’archet posé sur le pupitre, la musicienne semblait ne plus vouloir jouer. Elle pris sa partition et la déposa sur la housse de son instrument. Gabrielle la regarda faire sans rien dire, espérant entendre de nouveau le son de l’instrument.
- G-Gabrielle, est-ce que tu veux... E-Enfin si tu veux bien sûr mais ç-ça m'aiderait beaucoup... T-Tu serais d'accord pour que je joue un morceau et que tu me dises s-si c'est bien ? Lui demanda d’un coup Zenaïda en se tournant vers elle.
La deuxième année posa son carnet à côté d’elle et s’assis en tailleur avant de le reprendre.
- Oui, bien sûr, dit-elle avec un sourire bienveillant, je t’écoute !
De ce qu’elle avait entendu, sa camarade jouait déjà plus que « bien » à son avis ; mais pourquoi refuser un concert privé ? Et puis Gabrielle était heureuse de pouvoir l’aider à prendre confiance dans sa musique en apportant un avis extérieur.
La petite Poufsouffle pris son crayon et, le regard alternant entre la musicienne et le papier, commença à dessiner les traits de l’instrument au grès des notes qu’il en sortait.
—————
@Zenaïda Carter
Gabrielle lui sourit en retour en la remerciant et, pour ne pas l’interrompre plus longtemps, alla se laisser tomber près de son sac. Par habitude elle en sortit immédiatement son carnet et un crayon qu’elle posa sur ses genoux. Le dos appuyé sur le mur, la Poufsouffle ne pouvait s’empêcher de regarder l’archet glisser sur l’instrument.
La musicienne recommença à jouer, mais au bout de quelques secondes s’arrêta de nouveau. Gabrielle pensa immédiatement que sa présence la dérangeait et baissa les yeux sur son carnet pour ne pas trop la dévisager. Jouer seul n’était pas la même chose qu’avec un public, quel qu’il soit. Heureusement, sa camarade pris la parole et rassura la deuxième année sans le savoir.
- Euh... T-Tu... Ça te dérange pas si je travaille ?
Gabrielle compris à ses mots que Zenaïda était aussi gênée qu’elle. Elle en fut bizarrement soulagée et lui sourit.
- Nan nan, pas du tout ! Répondit-elle, ne t’interrompt surtout pas pour moi !
Et elle ouvrit son carnet de dessin pour se donner quelque chose à faire. Elle tourna quelque pages, mais son regard revint rapidement sur sa camarade. La salle de musique était à présent silencieuse. L’archet posé sur le pupitre, la musicienne semblait ne plus vouloir jouer. Elle pris sa partition et la déposa sur la housse de son instrument. Gabrielle la regarda faire sans rien dire, espérant entendre de nouveau le son de l’instrument.
- G-Gabrielle, est-ce que tu veux... E-Enfin si tu veux bien sûr mais ç-ça m'aiderait beaucoup... T-Tu serais d'accord pour que je joue un morceau et que tu me dises s-si c'est bien ? Lui demanda d’un coup Zenaïda en se tournant vers elle.
La deuxième année posa son carnet à côté d’elle et s’assis en tailleur avant de le reprendre.
- Oui, bien sûr, dit-elle avec un sourire bienveillant, je t’écoute !
De ce qu’elle avait entendu, sa camarade jouait déjà plus que « bien » à son avis ; mais pourquoi refuser un concert privé ? Et puis Gabrielle était heureuse de pouvoir l’aider à prendre confiance dans sa musique en apportant un avis extérieur.
La petite Poufsouffle pris son crayon et, le regard alternant entre la musicienne et le papier, commença à dessiner les traits de l’instrument au grès des notes qu’il en sortait.
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@Zenaïda Carter
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2A rp • 12 ans et toutes ses dents • color=#a67b01
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Pause musicale
Zenaïda regarda Gabrielle s'installer au sol et sortir son carnet. En l'entendant sa réponse et qu'elle ne devait pas s'interrompre, la Poufsouffle souria rassurée de voir qu'elle ne la dérangeait pas.
Mais pourquoi avait-elle posé cette question ? Et pourquoi avait-elle besoin de toujours s'inquiéter et de se morfondre à chaque fois qu'elle disait quelque chose ? Qu'est-ce qu'elle pouvait manquer de confiance en elle ! Mais sa confiance avait quelque peu baissé suite à tout ce qui s'était dernièrement passé suite à la lettre de son grand frère. Alors, quand sa camarade répondit positivement à sa demande, la deuxième année fut plus que ravie. Elle n'était pas sûre de savoir si Gabrielle s'y connaissait en musique mais peu importait. Un avis extérieur était toujours bon à prendre. Et puis, au moins, ça l'entraînerait à avoir plus confiance et à vaincre son malaise de jouer en public.
- S-Super ! J-Je vais te jouer l'adagio de Jean Sébastien Bach.
Elle n'avait pas besoin de partition connaissant la musique par cœur. Elle repensa alors à sa mère qui lui avait appris à jouer ce morceau. Elle repensa à ses conseils, plaça son archet et se mit à jouer.
Doucement, Zenaïda vibra les premières notes. Elle plaça ses doigts sur les cordes et prit le temps d'accentuer les nuances. Le tempo plutôt lent pouvait permettre à la jaune et noire de mettre beaucoup d'expressions dans les notes. Mais plus elle laissait échapper les notes dans la salle, plus la tristesse de son cœur s'échappait. Plus elle jouait, plus son violoncelle laissait exprimer ce qu'elle avait du mal à dire tout haut. Et bientôt, des larmes s'échappèrent de ses yeux. Ce n'était plus ses doigts qui jouaient ; Zenaïda n'avait plus le contrôle de son corps. Seule son âme était le guide de la musique qui s'envolait.
La technique était d'une justesse maîtrisée, l'archet faisait sonner les notes avec grâce et le son s'élevait avec beaucoup de délicatesse. Si auparavant la jeune fille avait pu montré de la rage et de la colère, maintenant, elle montrait qui elle était vraiment. Cette pureté, cette mélancolie et cette douceur ; voilà qui était Zenaïda CARTER. Mais ce qui était d'autant plus personnel, c'était cette petite touche de tristesse qu'elle rajoutait dans son interprétation. Elle prenait le temps de vibrer longtemps jusqu'au bout de l'archet chaque blanche, chaque ronde. Elle exprimait chaque croche et chaque noire. Rien n'était joué au hasard, sans geste brusque. C'était une berceuse légère qui flottait autour d'elle.
Lorsqu'elle laissa retentir la dernière note, Zenaïda avait complètement oublié pourquoi et surtout pour qui elle avait joué ce morceau. Elle avait complètement oublié la présence de Gabrielle. Elle resta immobile les yeux fermés, l'archet en l'air comme si le temps s'était arrêté. La musique continuait de résonner en elle comme une sensation oubliée.
Ce fut à cet instant précis qu'elle sut : jamais elle n'arrêterait de jouer.
@Gabrielle Taylor
Mais pourquoi avait-elle posé cette question ? Et pourquoi avait-elle besoin de toujours s'inquiéter et de se morfondre à chaque fois qu'elle disait quelque chose ? Qu'est-ce qu'elle pouvait manquer de confiance en elle ! Mais sa confiance avait quelque peu baissé suite à tout ce qui s'était dernièrement passé suite à la lettre de son grand frère. Alors, quand sa camarade répondit positivement à sa demande, la deuxième année fut plus que ravie. Elle n'était pas sûre de savoir si Gabrielle s'y connaissait en musique mais peu importait. Un avis extérieur était toujours bon à prendre. Et puis, au moins, ça l'entraînerait à avoir plus confiance et à vaincre son malaise de jouer en public.
- S-Super ! J-Je vais te jouer l'adagio de Jean Sébastien Bach.
Elle n'avait pas besoin de partition connaissant la musique par cœur. Elle repensa alors à sa mère qui lui avait appris à jouer ce morceau. Elle repensa à ses conseils, plaça son archet et se mit à jouer.
Doucement, Zenaïda vibra les premières notes. Elle plaça ses doigts sur les cordes et prit le temps d'accentuer les nuances. Le tempo plutôt lent pouvait permettre à la jaune et noire de mettre beaucoup d'expressions dans les notes. Mais plus elle laissait échapper les notes dans la salle, plus la tristesse de son cœur s'échappait. Plus elle jouait, plus son violoncelle laissait exprimer ce qu'elle avait du mal à dire tout haut. Et bientôt, des larmes s'échappèrent de ses yeux. Ce n'était plus ses doigts qui jouaient ; Zenaïda n'avait plus le contrôle de son corps. Seule son âme était le guide de la musique qui s'envolait.
La technique était d'une justesse maîtrisée, l'archet faisait sonner les notes avec grâce et le son s'élevait avec beaucoup de délicatesse. Si auparavant la jeune fille avait pu montré de la rage et de la colère, maintenant, elle montrait qui elle était vraiment. Cette pureté, cette mélancolie et cette douceur ; voilà qui était Zenaïda CARTER. Mais ce qui était d'autant plus personnel, c'était cette petite touche de tristesse qu'elle rajoutait dans son interprétation. Elle prenait le temps de vibrer longtemps jusqu'au bout de l'archet chaque blanche, chaque ronde. Elle exprimait chaque croche et chaque noire. Rien n'était joué au hasard, sans geste brusque. C'était une berceuse légère qui flottait autour d'elle.
Lorsqu'elle laissa retentir la dernière note, Zenaïda avait complètement oublié pourquoi et surtout pour qui elle avait joué ce morceau. Elle avait complètement oublié la présence de Gabrielle. Elle resta immobile les yeux fermés, l'archet en l'air comme si le temps s'était arrêté. La musique continuait de résonner en elle comme une sensation oubliée.
Ce fut à cet instant précis qu'elle sut : jamais elle n'arrêterait de jouer.
@Gabrielle Taylor
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
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Pause musicale
Gabrielle ressentait chaque notes au plus profond d’elle. L’archet caressait les cordes lentement, créant la musique comme par magie. La deuxième année trouvait au violon un son triste, profond, et cela renforçait l’air poignant qui s’envolait dans la salle. Gabrielle avait l’impression de toucher les émotions que lui envoyait la musicienne ; Zenaïda était vraiment douée.
Les yeux clos, elle avait abandonné son dessin pour se concentrer sur ce qu’elle entendait. La musique était d’une grande mélancolie et la Poufsouffle sentait une boule se créer dans sa gorge à son écoute. Elle se laissait bercer par la douceur des notes, perdant la notion du temps…
Quand la dernière note s’écoula, Gabrielle regarda sa camarade, prête à l’applaudir. Mais les joues mouillées de larmes de la musicienne la coupa dans son élan. La petite Pouffy senti son cœur se serrer à cette vision. Si elle avait ressenti la musique aussi tristement, qu’en était-il des sentiments de Zenaïda ? Quelque chose allait visiblement mal…
Dans la salle à présent silencieuse et lourde, Gabrielle se leva lentement et s’approcha de la musicienne. Elle tira un mouchoir de sa poche et le lui tendit gentiment avec un maigre sourire.
- Tiens, souffla-elle…c’était très beau.
Elle regarda sa camarde, les bras ballants, embarrassée de la situation. Elle n’était jamais totalement à l’aise face à une personne en larmes. Mais elle n’aimait pas la voir ainsi et cherchait en ce moment même quelque chose à faire, à dire, n’importe quoi pour la soulager.
- Tu veux m’en parler ? Demanda-t-elle en repensant aux nombreuses discussions avec son frère. Le visage de sa sœur s’imposa ensuite et Gabrielle sourit. Ou… tu veux un câlin ?
—————
@Zenaïda Carter !
Les yeux clos, elle avait abandonné son dessin pour se concentrer sur ce qu’elle entendait. La musique était d’une grande mélancolie et la Poufsouffle sentait une boule se créer dans sa gorge à son écoute. Elle se laissait bercer par la douceur des notes, perdant la notion du temps…
Quand la dernière note s’écoula, Gabrielle regarda sa camarade, prête à l’applaudir. Mais les joues mouillées de larmes de la musicienne la coupa dans son élan. La petite Pouffy senti son cœur se serrer à cette vision. Si elle avait ressenti la musique aussi tristement, qu’en était-il des sentiments de Zenaïda ? Quelque chose allait visiblement mal…
Dans la salle à présent silencieuse et lourde, Gabrielle se leva lentement et s’approcha de la musicienne. Elle tira un mouchoir de sa poche et le lui tendit gentiment avec un maigre sourire.
- Tiens, souffla-elle…c’était très beau.
Elle regarda sa camarde, les bras ballants, embarrassée de la situation. Elle n’était jamais totalement à l’aise face à une personne en larmes. Mais elle n’aimait pas la voir ainsi et cherchait en ce moment même quelque chose à faire, à dire, n’importe quoi pour la soulager.
- Tu veux m’en parler ? Demanda-t-elle en repensant aux nombreuses discussions avec son frère. Le visage de sa sœur s’imposa ensuite et Gabrielle sourit. Ou… tu veux un câlin ?
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@Zenaïda Carter !
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Pause musicale
Zenaïda s'était libérée complètement. Elle n'avait plus joué aussi intensément depuis si longtemps. Cette sensation lui avait manqué terriblement. C'était comme si elle s'était reconnecté ou du moins, comme si elle se découvrait pour la toute première fois de sa vie.
La magie s'envola lorsque la voix de Gabrielle brisa ce silence si apaisant. La Poufsouffle leva les yeux vers sa camarade qui lui tendait un mouchoir en disant que ce qu'elle venait de jouer était beau. Zenaïda prit le mouchoir dans ses mains et essuya furtivement ses yeux mouillés. Depuis quand n'avait-elle plus pleuré en jouant ? Elle regarda à nouveau sa camarade qui semblait lui proposer d'en parler ou même un câlin. La deuxième année la rassura :
- M-Merci ! M-Mais ça va.
La jaune et noire s'arrêta un instant comprenant que Gabrielle n'avalerait pas ses paroles.
- J-Je ne suis pas triste. E-En vérité, ce sont des larmes d'émotions.
Une seconde de silence.
- Ç-Ça faisait longtemps que je n'avais plus versé de larmes en jouant... J'en avais oublié la sensation jusqu'à maintenant.
Zenaïda prit appui sur son instrument et regarda pensivement au loin. C'était rare qu'elle s'exprimait en profondeur sur la musique qu'elle jouait. Le poids du violoncelle contre elle lui rappela alors que ce n'était pas juste un instrument quelconque. Il faisait partit d'elle. Et ce fut à cet instant qu'elle compris une toute nouvelle chose : son violoncelle, d'abord puis sa harpe, sa flûte et son piano étaient les instruments de son âme. Voilà pourquoi elle s'acharnait tant à s'entraîner. Non parce qu'elle était studieuse ou perfectionniste -elle l'était !- mais parce que la musique était un besoin vitale pour sa santé.
La deuxième année tourna la tête en direction de sa camarade de promotion et lui souria sincèrement.
- M-Merci pour ton écoute ! T-Tu joues aussi d'un instrument ?
@Gabrielle Taylor Excuse-moi pour mon retard !
La magie s'envola lorsque la voix de Gabrielle brisa ce silence si apaisant. La Poufsouffle leva les yeux vers sa camarade qui lui tendait un mouchoir en disant que ce qu'elle venait de jouer était beau. Zenaïda prit le mouchoir dans ses mains et essuya furtivement ses yeux mouillés. Depuis quand n'avait-elle plus pleuré en jouant ? Elle regarda à nouveau sa camarade qui semblait lui proposer d'en parler ou même un câlin. La deuxième année la rassura :
- M-Merci ! M-Mais ça va.
La jaune et noire s'arrêta un instant comprenant que Gabrielle n'avalerait pas ses paroles.
- J-Je ne suis pas triste. E-En vérité, ce sont des larmes d'émotions.
Une seconde de silence.
- Ç-Ça faisait longtemps que je n'avais plus versé de larmes en jouant... J'en avais oublié la sensation jusqu'à maintenant.
Zenaïda prit appui sur son instrument et regarda pensivement au loin. C'était rare qu'elle s'exprimait en profondeur sur la musique qu'elle jouait. Le poids du violoncelle contre elle lui rappela alors que ce n'était pas juste un instrument quelconque. Il faisait partit d'elle. Et ce fut à cet instant qu'elle compris une toute nouvelle chose : son violoncelle, d'abord puis sa harpe, sa flûte et son piano étaient les instruments de son âme. Voilà pourquoi elle s'acharnait tant à s'entraîner. Non parce qu'elle était studieuse ou perfectionniste -elle l'était !- mais parce que la musique était un besoin vitale pour sa santé.
La deuxième année tourna la tête en direction de sa camarade de promotion et lui souria sincèrement.
- M-Merci pour ton écoute ! T-Tu joues aussi d'un instrument ?
@Gabrielle Taylor Excuse-moi pour mon retard !
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
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Pause musicale
Zenaïda s’essuya les yeux avec le mouchoir avant de se tourner vers Gabrielle pour la rassurer.
- M-Merci ! M-Mais ça va.
Gabrielle fronça légèrement les sourcils, sa camarade avait encore les yeux humides des quelques larmes qui avaient coulées, preuve que quelque chose n’allait pas.
- J-Je ne suis pas triste. E-En vérité, ce sont des larmes d'émotions.
Un ange passa.
- Ç-Ça faisait longtemps que je n'avais plus versé de larmes en jouant... J'en avais oublié la sensation jusqu'à maintenant.
Gabrielle avait un peu de mal à accepter ces explications. Elle comprenait que Zenaïda puisse pleurer en jouant, sous le coup de d’émotion comme elle disait, mais pour la deuxième année cela partait forcément d’un autre sentiment, qui avait été remué par la musique. Un événement plus profond et marquant qui lui était revenu à l’esprit, et avait fait couler les larmes. Elle regarda sa camarade, penchée pensivement sur son violoncelle. Dans cette posture, elle semblait presque approuver son hypothèse.
Sans transition, Zenaïda se redressa et se tourna vers Gabrielle avec un grand sourire.
- M-Merci pour ton écoute ! T-Tu joues aussi d'un instrument ?
La petite Poufsouffle s’efforça de ne pas trop paraître surprise de ce changement et ferma son carnet de dessin pour se donner contenance. Elle compris qu’il ne fallait pas plus insister sur le sujet.
- Oh, non, répondit-elle alors, on n’a jamais eut d’instruments chez moi.
Elle passait son pouce sur la tranche de son carnet de dessin, profitant de la douceur et de l’irrégularité des feuilles. Ils n’avaient jamais vraiment été musique chez elle. Ils allumaient quelque fois les enceintes pour mettre un son, quel qu’il soit, mais que rarement. Contrairement à certains, la musique n’avais pas été une chose qui lui avait manqué en arrivant à Poudlard.
- Tu en fais depuis longtemps, de la musique ? Demanda-elle à Zenaïda.
- M-Merci ! M-Mais ça va.
Gabrielle fronça légèrement les sourcils, sa camarade avait encore les yeux humides des quelques larmes qui avaient coulées, preuve que quelque chose n’allait pas.
- J-Je ne suis pas triste. E-En vérité, ce sont des larmes d'émotions.
Un ange passa.
- Ç-Ça faisait longtemps que je n'avais plus versé de larmes en jouant... J'en avais oublié la sensation jusqu'à maintenant.
Gabrielle avait un peu de mal à accepter ces explications. Elle comprenait que Zenaïda puisse pleurer en jouant, sous le coup de d’émotion comme elle disait, mais pour la deuxième année cela partait forcément d’un autre sentiment, qui avait été remué par la musique. Un événement plus profond et marquant qui lui était revenu à l’esprit, et avait fait couler les larmes. Elle regarda sa camarade, penchée pensivement sur son violoncelle. Dans cette posture, elle semblait presque approuver son hypothèse.
Sans transition, Zenaïda se redressa et se tourna vers Gabrielle avec un grand sourire.
- M-Merci pour ton écoute ! T-Tu joues aussi d'un instrument ?
La petite Poufsouffle s’efforça de ne pas trop paraître surprise de ce changement et ferma son carnet de dessin pour se donner contenance. Elle compris qu’il ne fallait pas plus insister sur le sujet.
- Oh, non, répondit-elle alors, on n’a jamais eut d’instruments chez moi.
Elle passait son pouce sur la tranche de son carnet de dessin, profitant de la douceur et de l’irrégularité des feuilles. Ils n’avaient jamais vraiment été musique chez elle. Ils allumaient quelque fois les enceintes pour mettre un son, quel qu’il soit, mais que rarement. Contrairement à certains, la musique n’avais pas été une chose qui lui avait manqué en arrivant à Poudlard.
- Tu en fais depuis longtemps, de la musique ? Demanda-elle à Zenaïda.
273 | @Zenaïda Carter, excuse moi pour le retard
“Le sourire est le même dans toutes les langues’’
2A rp • 12 ans et toutes ses dents • color=#a67b01
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