La magie des plantes
17 juillet 2050
Le Jardin de Draíocht, après-midi
Élina, 17 ans
Le Jardin de Draíocht, après-midi
Élina, 17 ans
J'ai déjà visité Galway quelques étés plus tôt avec mon père. Heureusement car sinon j'aurais eu à lui demander de l'aide pour transplaner jusqu'ici. Et il va sans dire que depuis que j'ai eu mon permis de transplanage à la fin de ma sixième année, j'aime beaucoup trop cette indépendance pour lui demander de l'aide. Alors malgré que je me sens un peu étourdit par le voyage, je ravale mes plaintes et me dirige avec détermination vers mon objectif. Depuis le début des vacances scolaires, j'ai pris la décision de rechercher encore et encore tout les sujets touchant de près ou de loin à la magie druidique. Ma dernière rencontre avec Siadhal remonte presqu'à un an, mais je n'ai toujours pas oublié mes intentions. Je veux faire tout ce qui est possible pour protéger ces endroits à forte concentration de magie naturelle. Et ce n'est pas en me tournant les pouces chez moi que je vais y parvenir.
Alors j'ai lu. Autant des livres moldus que sorciers, je me suis renseigné du mieux que j'ai pu sur le sujet et tout ce qui y touche de près ou de loin. Écologie, écosystème, protection de la faune et la flore, botanique, flux magique, bref, même si l'école était terminé, je n'ai pas pour autant cessé d'apprendre. Et à force de me voir aller, mon père m'a finalement parlé du Jardin de Draíocht. En tant que botaniste, il s'est souvent rendu dans ce commerce pour récupérer des pousses ou bien discuter de ses expériences.
Ses instructions pour m'y rendre en tête, je traverse les ruelles de la ville Irlandaise avec un tas de questions à poser. Je ne sais pas exactement leur niveau d'expertise et si la botanique est un domaine qui m'intéresse, ce n'est pas le thème principal de mes recherches. J'ai tout de même espoir de repartir avec des pistes supplémentaires. Et peut-être de quoi aiguiller ma décision sur mon futur après Poudlard.
Lorsque je vois la devanture se dessiner, mon coeur s'accélère légèrement. La nervosité me gagne à chaque pas. Ce sont mes premières démarches dans le monde des grands. Des vrais adultes qui ont une vrai vie après Poudlard et leurs études, c'est impressionnant de les confronter avec mes maigres connaissances. L'envie de tout abandonner et de retourner dans le confort de mes livres est grande. Mais ce serait prendre la sortie facile et ce n'est pas l'issu que je convoite. Alors je ramasse mon courage et souffle un bon coup pour évacuer mes nerfs sur le bord de la crise.
Lorsque je pousse la porte, je suis immédiatement émerveillé. Il y a des plantes partout. C'est si beau et apaisant, j'en perds presque ma nervosité. Mon regard saute de feuille en feuille alors que mon corps peine à quitter le pas de la porte. J'ai peur de m'aventurer à travers cette jungle. Et si je ne trouve pas ce que je recherche ? Et si je repars avec les informations que je convoite, quelle est la suite ? Coincé dans mon hésitation, je ne parviens pas à avancer davantage.
513 mots
Et voilà @Alyona Farrow, j'espère que ça te va comme premier post
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-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
• a dreamer, that’s what she was •
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La magie des plantes
17 JUILLET 2050, APRÈS-MIDI,
JARDIN DE DRAÍOCHT, IRLANDE,
Alyona, 20 ans,
JARDIN DE DRAÍOCHT, IRLANDE,
Alyona, 20 ans,
Le temps est aussi radieux que moi, comme s'il me suivait dans mon étrange voyage vers le bonheur. Le soleil baigne mes cheveux dans l'or et ma peau dans la lumière. J'avance sereinement dans les rues animées du Passage de Draíocht, m'étonnant de redécouvrir ces espaces sous les rayons estivaux, m'amusant de l'aisance avec laquelle je me fonds dans la foule comme une habituée des lieux.
Ces week-ends durant lesquels je peux m'offrir une petite escapade loin des côtes déchirées par la mer qui bordent l'Institut me redonnent confiance en moi et m'apaisent. Ils m'éloignent de mes devoirs et me laissent l'impression de pousser une porte qui s'ouvre sur un autre monde ; je quitte les salles aux éclairages ternes et feutrés de mon école pour le bleu du ciel et l'air pur. Et Merlin, comme c'est agréable ! Même si aujourd'hui, ce sera bref, rapide, c'est un aller-retour conventionnel, une histoire de papiers, de préparations, d'accords que je dois vérifier avec Bernhard McClure avant la fin de l'été. Avant mon diplôme, pour ma future embauche dans la boutique. Mon travail, mon emploi, mon avenir. C'est une étrange réalité que j'ai encore du mal à réaliser, comme si elle n'était pour le moment pas encore tout à fait vraie. Je suis à l'Institut, j'étudie, j'ai des cours, des devoirs, des examens qui approchent, comment s'en extirper pour penser à la suite quand ce quotidien est toujours gluant sur ma peau ? Comment voir plus loin ? Pourtant, c'est bien concret, et cela va se vérifier cette après-midi. Après mon diplôme, je quitte l'école pour m'installer en Irlande.
Je tourne dans une ruelle, le cœur battant plus fort sous ma poitrine. J'approche du Jardin, de sa devanture verte que je connais bien et derrière laquelle j'entr'aperçois tant de merveilles. La partie commerciale est fermée, un dimanche de milieu de mois comme celui-là, mais les laboratoires et les serres sont toujours ouverts ; les plantes ne prennent pas de vacances, elles exigent un entretien régulier. Et puis, je crois que je commence à connaître Bernhard et ses habitudes, ce n'est pas un homme à quitter son lieu de travail pour se reposer, il est toujours là, toujours disponible pour les curieux, avec une tenue impeccable comme s'il n'avait pas en permanence les mains dans la terre.
Derrière la vitrine, mon regard s'étonne de heurter une sorcière un peu plus jeune que moi, à l'allure hésitante. Mes yeux la bousculent et se cognent à la porte qui vient de se refermer. Que fait-elle ? Que cherche-t-elle ? A-t-elle été invitée à venir ? Est-ce une connaissance d'un des employés ? Sa silhouette ne m'est pas inconnue, ni son visage que je distingue de profil. Mon instinct murmure à mon oreille qu'il s'agit d'une Serdaigle. J'accélère légèrement jusqu'à entrer à mon tour dans la boutique.
« Bonjour ! » m'exclamé-je, les yeux posés sur la sorcière.
Mon regard s'interroge et mon visage s'illumine. Si un doute a pu m'interpeller dans la rue comme le ferait un passant, désormais, la porte fermée, je n'entends plus sa voix. Les plantes me coupent des murmures inquiets de mon esprit, formant une toiture végétale pour m'isoler et me protéger de ces ruissellements désagréables. Je reprends possession de mon assurance, entourée par les fleurs.
« Nous nous sommes déjà vues, non ? » demandé-je à la sorcière. Mes sourcils se froncent un peu, trahissant ma réflexion, tandis que je souris doucement, intriguée et bienveillante. « Tu es Élina, c'est cela ? À Serdaigle ? » Je me souviens de banquets, de soirées dans la salle commune, de matches de Quidditch, de murmures, et ce prénom-là me revient avec eux. Pourtant, les réminiscences commencent à devenir floues et lointaines, comme si je m'en éloignais à balai, je ne les distingue plus aussi bien.
Je jette un œil autour de moi, cherchant les changements, examinant les détails, vérifiant que je n'ai rien interrompu, et guettant des traces du gérant des lieux. Il m'avait donné rendez-vous à une heure précise, mais je pense être légèrement en avance. Est-il dans les parages ou dans les serres ?
Mes pensées reviennent considérer mon ancienne camarade tandis que j'avance légèrement dans la pièce, approchant du comptoir.
« Tu cherches quelqu'un ou quelque chose ? » demandé-je poliment.
C'est parfait pour moi !
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
La magie des plantes
Je contemple la pièce sans prendre de décision. Est-ce que j'avance vers les vérités que je pourrais obtenir, ou je recul et reste dans les connaissances confortables que j'ai acquise ? La voix qui résonne derrière moi me tire jusqu'à la réalité. Je suis venue ici avec un objectif en tête, ce ne sont pas mes doutes qui vont m'empêcher d'avancer. Je les laisse déjà manipuler mes actions trop souvent, cette fois, c'est moi qui décide. Et même si ce que je peux apprendre peut avoir un enjeu sur la suite, je ne vais pas laisser ma peur du changement me bloquer. Pas cette fois. C'est trop important pour que je sois égoïste et lâche.
Mes yeux tombent rapidement sur la chevelure rousse. *Bri... ?* Non, le visage ne correspond pas à celui familier de mon amie. Mais il ne m'est pas inconnu non plus. Serdaigle ? Ce n'est pas non plus l'ancienne capitaine des Ailes d'Airain. Mais clairement, j'ai assez interagit avec la jeune femme pour qu'elle m'apporte un certain apaisement. Je sens mes épaules me détendre devant son sourire. Peut-être qu'elle me permettra d'ouvrir les portes vers la connaissance.
J'hoche la tête à sa première question. Oui, j'ai bien l'impression que l'on se connait. Je n'arrive pas encore à mettre un nom sur son visage, mais je sais l'avoir déjà croisé. Avons-nous partagé un dortoir ensemble ? Une activité en salle commune ? À force de faire tourner mes méninges, quelques souvenirs refont surface. Un petit rat, des activités en salle commune. J'hoche à nouveau la tête pour confirmer mon identité. Je m'attarde un moment sur ses différents traits et un sourire illumine finalement mon visage lorsque je retrouve le prénom de la rouquin.
-Toi c'est bien Alyona, non ? Tu avais un rat il me semble ? Quelles étaient les chances de retrouver une ancienne camarade de maison ici ? La sorcière doit avoir quitté Poudlard il y a quoi, deux ans maintenant ? Un pincement s'installe dans mon cœur, ça sera à mon tour de dire au revoir aux murs du château à la fin de l'année scolaire, je ne pense pas être prête pour ça. Ma langue brûle de milles questions à poser à l'ancienne Serdaigle, mais je me retrouve muette. Dans quel école a-t-elle étudié ? Que fait-elle ici ? Est-ce qu'elle savait ce qu'elle voulait faire après sa dernière année ? Et maintenant ? Je suis dévié de mon chemin initial par tous ces questionnements et c'est la rousse qui me ramène à l'ordre une nouvelle fois.
-Euh... oui et non. En fait, j'ai des questions sur la façon dont la magie et la nature peuvent cohabiter ensemble et je me demandais si quelqu'un ici pouvait m'aider ? J'ai pu trouver pas mal d'information sur les écosystèmes en fouillant la littérature moldu et des ouvrages de botanique, mais je n'ai pas trouver beaucoup d'information sur ces deux domaines combinés. Ça s'approche de la magie druidique, ainsi peut-être que contacter directement le druide Siadhal aurait été plus simple. Mais je n'ai aucun moyen de lui envoyer un hibou et le déranger pour mes questionnements sans décision final de ma part ne me semblait pas juste. Le jardin indiqué par mon père semblait donc être ma meilleure option pour le moment.
Mes yeux tombent rapidement sur la chevelure rousse. *Bri... ?* Non, le visage ne correspond pas à celui familier de mon amie. Mais il ne m'est pas inconnu non plus. Serdaigle ? Ce n'est pas non plus l'ancienne capitaine des Ailes d'Airain. Mais clairement, j'ai assez interagit avec la jeune femme pour qu'elle m'apporte un certain apaisement. Je sens mes épaules me détendre devant son sourire. Peut-être qu'elle me permettra d'ouvrir les portes vers la connaissance.
J'hoche la tête à sa première question. Oui, j'ai bien l'impression que l'on se connait. Je n'arrive pas encore à mettre un nom sur son visage, mais je sais l'avoir déjà croisé. Avons-nous partagé un dortoir ensemble ? Une activité en salle commune ? À force de faire tourner mes méninges, quelques souvenirs refont surface. Un petit rat, des activités en salle commune. J'hoche à nouveau la tête pour confirmer mon identité. Je m'attarde un moment sur ses différents traits et un sourire illumine finalement mon visage lorsque je retrouve le prénom de la rouquin.
-Toi c'est bien Alyona, non ? Tu avais un rat il me semble ? Quelles étaient les chances de retrouver une ancienne camarade de maison ici ? La sorcière doit avoir quitté Poudlard il y a quoi, deux ans maintenant ? Un pincement s'installe dans mon cœur, ça sera à mon tour de dire au revoir aux murs du château à la fin de l'année scolaire, je ne pense pas être prête pour ça. Ma langue brûle de milles questions à poser à l'ancienne Serdaigle, mais je me retrouve muette. Dans quel école a-t-elle étudié ? Que fait-elle ici ? Est-ce qu'elle savait ce qu'elle voulait faire après sa dernière année ? Et maintenant ? Je suis dévié de mon chemin initial par tous ces questionnements et c'est la rousse qui me ramène à l'ordre une nouvelle fois.
-Euh... oui et non. En fait, j'ai des questions sur la façon dont la magie et la nature peuvent cohabiter ensemble et je me demandais si quelqu'un ici pouvait m'aider ? J'ai pu trouver pas mal d'information sur les écosystèmes en fouillant la littérature moldu et des ouvrages de botanique, mais je n'ai pas trouver beaucoup d'information sur ces deux domaines combinés. Ça s'approche de la magie druidique, ainsi peut-être que contacter directement le druide Siadhal aurait été plus simple. Mais je n'ai aucun moyen de lui envoyer un hibou et le déranger pour mes questionnements sans décision final de ma part ne me semblait pas juste. Le jardin indiqué par mon père semblait donc être ma meilleure option pour le moment.
546 mots
-6 heure avec la France | #356f68 | Septième année RP
• a dreamer, that’s what she was •
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La magie des plantes
Je crois que c'est la première fois que je croise une Serdaigle ici. Lors de mon stage, je restais souvent enfermée dans les serres et les jardins sans apercevoir l'ombre d'un client, rendant impossible toute rencontre, gardant mon attention portée sur les plantes. Alors, faire face à cette circonstance m'enthousiasme et m'amuse ; j'ai envie de le confier à Élina, de lui avouer en quelques phrases que c'est la première fois que je trouve ici une autre Bleue, et que cela me plaît, que ma maison me manque, que j'y reste attachée malgré mon éloignement. Je pourrais même la questionner sur les changements dans la salle commune, l'interroger sur tous ces petits détails qui m'apparaissent aujourd'hui comme des trésors, qui parcourent mon chemin et ornent mes souvenirs, lui demander si tout est toujours semblable à l'idée que j'en ai conservé. Mais ce n'est ni le lieu ni le moment. D'ailleurs, j'ai la sensation que mes évolutions personnelles me placent désormais avant tout comme future employée du Jardin plutôt qu'ancienne élève de Poudlard ; poser des questions sur ce passé ne serait plus adapté et naturel. Mon rôle influe sur mon comportement, je ne peux plus retourner au château de cette manière, je dois aller de l'avant, observer devant moi. J'ai grandi, et même si je ne m'en rends pas compte, je ne suis plus tout à fait la même.
Ainsi, je souris, hoche la tête, ravie et curieuse, amusée qu'Ecco ait pu marquer l'esprit de cette Serdaigle, sans en être tout à fait surprise. Les rats comme lui ne sont pas courants, notre lien me détache forcément un peu de toutes ces autres Bleues aux animaux de compagnie plus communs.
« C'est cela ! confirmé-je. Alyona, et mon rat s'appelle Ecco. »
Mes doigts trouvent appui sur le comptoir de bois, comme s'ils s'accrochaient à toutes les sensations qui témoigneraient de ma nouvelle réalité. La dureté du plateau, son usage, ses traces et ses aspérités, ses défauts, son passé qu'il porte sur sa peau. Je suis contrainte de m'ancrer pour ne pas glisser vers l'adolescente que j'étais, la jeune sorcière qui habitait Poudlard et s'y sentait chez elle. Je garde les yeux fixés droit devant moi, comme figés dans l'horizon, imperturbables. Je pêche les mots de la Bleue avec un certain étonnement, je ne m'attendais pas à trouver de telles recherches dans mon filet. La magie et la nature ! Tout de suite, je suis chassée de Poudlard. Cela me rappelle mon mémoire, mon travail de terrain et mes études, ces après-midi dans les tourbières écossaises, l'humidité, la diversité des plantes, et la magie qui vibrait. Intérêt retrouvé, je mords à mon tour à l'hameçon et me laisse attraper par Élina.
Merlin, je ne la savais pas orientée vers la botanique ! C'est une chance que nous ayons pu nous croiser aujourd'hui, il aurait suffi que quelques heures d'écart pour que nous ne nous voyions pas. D'autant plus que je ne viens pas toutes les semaines. C'est étrange comme les hasards peuvent être forts. Qui décide avec un sourire malicieux de faire se croiser deux lignes à un moment précis et unique ?
Mes lèvres s'étirent, je penche un peu la tête et laisse l'enthousiasme faire son entrée triomphale sur mon visage.
« Je peux peut-être t'aider, j'ai étudié cela l'année dernière pour mon mémoire. »
Mon travail trouve brusquement un sens, une utilité, il intéresse. C'est toujours gratifiant, se dire que tout ce que l'on a mené n'est pas vain, que d'autres se pencheront peut-être sur ces recherches, qu'ils étaient en quête de ces informations. Cependant, je sais ne pas pouvoir me faire d'illusions. Les études que j'ai menées ne sont pas parfaites, elles effleurent parfois certains sujets, elles sont le fruit du travail d'une étudiante et non d'une professionnelle. Je ne peux pas revendiquer des compétences et un savoir-faire que je maîtrise à peine. Élina n'est certainement pas venue ici dans le but de recueillir les propos vacillants d'une jeune adulte encore en école, qui découvre la profession. Je dois reconnaître mes limites, et les accepter, les avouer à la Bleue pour lui proposer le regard de personnes plus compétentes, aux connaissances davantage développées.
Alors, je rougis un peu et mon regard chute de quelques centimètres, presque gêné d'avoir osé s'élever. Je pourrai peut-être aider, mais probablement pas répondre à tout. Je reste une étudiante aux doigts posés sur un comptoir, qui passe ses semaines sur le banc de l'école, à tenter d'éclairer de nouvelles terres de connaissances.
« Mais peut-être que Mr McClure sera plus pertinent et utile. C'est lui qui gère le lieu, il ne doit pas être loin, sûrement dans son bureau. Je peux t'y emmener. »
Ainsi, je souris, hoche la tête, ravie et curieuse, amusée qu'Ecco ait pu marquer l'esprit de cette Serdaigle, sans en être tout à fait surprise. Les rats comme lui ne sont pas courants, notre lien me détache forcément un peu de toutes ces autres Bleues aux animaux de compagnie plus communs.
« C'est cela ! confirmé-je. Alyona, et mon rat s'appelle Ecco. »
Mes doigts trouvent appui sur le comptoir de bois, comme s'ils s'accrochaient à toutes les sensations qui témoigneraient de ma nouvelle réalité. La dureté du plateau, son usage, ses traces et ses aspérités, ses défauts, son passé qu'il porte sur sa peau. Je suis contrainte de m'ancrer pour ne pas glisser vers l'adolescente que j'étais, la jeune sorcière qui habitait Poudlard et s'y sentait chez elle. Je garde les yeux fixés droit devant moi, comme figés dans l'horizon, imperturbables. Je pêche les mots de la Bleue avec un certain étonnement, je ne m'attendais pas à trouver de telles recherches dans mon filet. La magie et la nature ! Tout de suite, je suis chassée de Poudlard. Cela me rappelle mon mémoire, mon travail de terrain et mes études, ces après-midi dans les tourbières écossaises, l'humidité, la diversité des plantes, et la magie qui vibrait. Intérêt retrouvé, je mords à mon tour à l'hameçon et me laisse attraper par Élina.
Merlin, je ne la savais pas orientée vers la botanique ! C'est une chance que nous ayons pu nous croiser aujourd'hui, il aurait suffi que quelques heures d'écart pour que nous ne nous voyions pas. D'autant plus que je ne viens pas toutes les semaines. C'est étrange comme les hasards peuvent être forts. Qui décide avec un sourire malicieux de faire se croiser deux lignes à un moment précis et unique ?
Mes lèvres s'étirent, je penche un peu la tête et laisse l'enthousiasme faire son entrée triomphale sur mon visage.
« Je peux peut-être t'aider, j'ai étudié cela l'année dernière pour mon mémoire. »
Mon travail trouve brusquement un sens, une utilité, il intéresse. C'est toujours gratifiant, se dire que tout ce que l'on a mené n'est pas vain, que d'autres se pencheront peut-être sur ces recherches, qu'ils étaient en quête de ces informations. Cependant, je sais ne pas pouvoir me faire d'illusions. Les études que j'ai menées ne sont pas parfaites, elles effleurent parfois certains sujets, elles sont le fruit du travail d'une étudiante et non d'une professionnelle. Je ne peux pas revendiquer des compétences et un savoir-faire que je maîtrise à peine. Élina n'est certainement pas venue ici dans le but de recueillir les propos vacillants d'une jeune adulte encore en école, qui découvre la profession. Je dois reconnaître mes limites, et les accepter, les avouer à la Bleue pour lui proposer le regard de personnes plus compétentes, aux connaissances davantage développées.
Alors, je rougis un peu et mon regard chute de quelques centimètres, presque gêné d'avoir osé s'élever. Je pourrai peut-être aider, mais probablement pas répondre à tout. Je reste une étudiante aux doigts posés sur un comptoir, qui passe ses semaines sur le banc de l'école, à tenter d'éclairer de nouvelles terres de connaissances.
« Mais peut-être que Mr McClure sera plus pertinent et utile. C'est lui qui gère le lieu, il ne doit pas être loin, sûrement dans son bureau. Je peux t'y emmener. »
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
La magie des plantes
Oh je ne me suis pas trompé ! C'est bel et bien mon ancienne camarade de maison qui était souvent accompagné de son rat. *Ecco* Oui le nom me dit quelque chose maintenant qu'elle remue mes souvenirs d'il y a plusieurs mois. Une petite créature me vient en tête et une silhouette flou se dessine, mais je peine à en deviner les contours. Je n'ai pas non plus côtoyé l'animal assez souvent pour en avoir une image distincte. Je laisse ce sujet filer alors que mes intentions pour me retrouver ici sont mise à nues.
Je suis un peu nerveuse. C'est la première fois que j'exprime mes intérêts de recherche à voix haute à quelqu'un que je ne me considère pas comme proche. J'en ai parlé à mon père un peu, Nawel également, mais sinon j'ai fait attention pour ne pas ébruiter mon penchant pour ces domaines combinés. Je ne pense pas qu'il s'agit d'un crime de s'y intéresser, mais j'essai de ne pas trop attirer l'attention. Siadhal m'a bien mise en garde de ce qui pourrait arriver si l'apprentissage de la magie druidique tombe entre de mauvaise main. Je n'ai pas envie d'en être la responsable, même indirectement. Mais cette combinaison d'intérêt est assez sécuritaire à mon avis.
Le visage d'Alyona s'illumine face à ma demande. À croire qu'elle a attendu que quelqu'un s'intéresse à ce sujet toute son existence. Et lorsqu'elle m'annonce avoir étudié là-dessus pour son mémoire l'an dernier, mon sourire égalise le sien. C'est comme si on nous avait mis sur les traces de l'une et de l'autre pile pour arriver à ce moment. Quelles étaient les chances de retrouver une camarade de Poudlard ici, aujourd'hui, qui en plus s'intéresse exactement à ce que je recherche. Et d'un coup, ne pas avoir a faire affaire avec un adulte imposant me rassure énormément. Je peux juste harceler la rousse de question. En tant qu'ancienne Serdaigle, elle peut comprendre ma soif de savoir.
-Oh c'est vrai, je demande avec une pointe d'incrédulité et d'admiration. Je me doute que d'ici quelques mois, ce sera à mon tour d'effectuer ce genre de travaux dans le cadre de mes études supérieures, mais ça me semble si impressionnant vu d'ici. Et qu'est-ce que tu as trouvé ? La curiosité laisse désormais la place à pleins de questions qui se bousculent dans ma tête. Comment a-t-elle fait pour évaluer la quantité de magie ? Est-ce que certaines plantes la canalise mieux que d'autres ? Vers quel type d'écosystème a-t-elle concentré ses recherches ? Je brule de savoir toutes ces informations et plus encore. Mais mon excitation redescend d'un cran lorsqu'elle me propose de me rendre au bureau du gérant pour lui poser mes questions. La nervosité repointe le bout de son nez. Je ne vais pas me voiler la face, je suis beaucoup plus à l'aise de parler avec Alyona que ce Mr McClure qui m'a l'aire intimidant. Mais avant de répondre à sa demande, une autre question me vient que je ne m'empêche pas de poser. Ça va peut-être nous détourner assez longtemps de cette proposition pour continuer de m'entretenir avec la rousse.
-Tu travailles ici ? Elle m'avait l'air assez à l'aise à travers les plantes. En tout cas, assez pour me proposer de me montrer la direction du bureau du gérant. Soit elle venait ici assez régulièrement, soit elle le connaissait un autre moyen ou bien elle travaillait ici, je ne vois pas d'autres explications.
Je suis un peu nerveuse. C'est la première fois que j'exprime mes intérêts de recherche à voix haute à quelqu'un que je ne me considère pas comme proche. J'en ai parlé à mon père un peu, Nawel également, mais sinon j'ai fait attention pour ne pas ébruiter mon penchant pour ces domaines combinés. Je ne pense pas qu'il s'agit d'un crime de s'y intéresser, mais j'essai de ne pas trop attirer l'attention. Siadhal m'a bien mise en garde de ce qui pourrait arriver si l'apprentissage de la magie druidique tombe entre de mauvaise main. Je n'ai pas envie d'en être la responsable, même indirectement. Mais cette combinaison d'intérêt est assez sécuritaire à mon avis.
Le visage d'Alyona s'illumine face à ma demande. À croire qu'elle a attendu que quelqu'un s'intéresse à ce sujet toute son existence. Et lorsqu'elle m'annonce avoir étudié là-dessus pour son mémoire l'an dernier, mon sourire égalise le sien. C'est comme si on nous avait mis sur les traces de l'une et de l'autre pile pour arriver à ce moment. Quelles étaient les chances de retrouver une camarade de Poudlard ici, aujourd'hui, qui en plus s'intéresse exactement à ce que je recherche. Et d'un coup, ne pas avoir a faire affaire avec un adulte imposant me rassure énormément. Je peux juste harceler la rousse de question. En tant qu'ancienne Serdaigle, elle peut comprendre ma soif de savoir.
-Oh c'est vrai, je demande avec une pointe d'incrédulité et d'admiration. Je me doute que d'ici quelques mois, ce sera à mon tour d'effectuer ce genre de travaux dans le cadre de mes études supérieures, mais ça me semble si impressionnant vu d'ici. Et qu'est-ce que tu as trouvé ? La curiosité laisse désormais la place à pleins de questions qui se bousculent dans ma tête. Comment a-t-elle fait pour évaluer la quantité de magie ? Est-ce que certaines plantes la canalise mieux que d'autres ? Vers quel type d'écosystème a-t-elle concentré ses recherches ? Je brule de savoir toutes ces informations et plus encore. Mais mon excitation redescend d'un cran lorsqu'elle me propose de me rendre au bureau du gérant pour lui poser mes questions. La nervosité repointe le bout de son nez. Je ne vais pas me voiler la face, je suis beaucoup plus à l'aise de parler avec Alyona que ce Mr McClure qui m'a l'aire intimidant. Mais avant de répondre à sa demande, une autre question me vient que je ne m'empêche pas de poser. Ça va peut-être nous détourner assez longtemps de cette proposition pour continuer de m'entretenir avec la rousse.
-Tu travailles ici ? Elle m'avait l'air assez à l'aise à travers les plantes. En tout cas, assez pour me proposer de me montrer la direction du bureau du gérant. Soit elle venait ici assez régulièrement, soit elle le connaissait un autre moyen ou bien elle travaillait ici, je ne vois pas d'autres explications.
Je suis vraiment désolé pour ce retard !
575 mots
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La magie des plantes
Parler de mon projet de recherche, dans un cadre comme celui-ci, est radicalement différent des explications que j'ai pu donner lors de ma soutenance orale l'année dernière. Cette fois, mon statut d'étudiante n'est pas à prouver, je ne suis pas jugée sur mes capacités à répondre à certaines compétences ou sur la manière dont je m'y suis prise, au contraire, c'est un peu comme si mon expérience me donnait des avantages et un aspect professionnel ; j'ai étudié ce domaine, je m'y suis penchée avec assiduité pendant des mois, je n'ai pas à attester de ma légitimité, et je sais de quoi je parle. Je ne suis peut-être pas encore botaniste ou chercheuse en la matière, mais c'est tout comme, et je crois qu'Élina ne remettra pas forcément mes propos en question, même si je doute de la fiabilité des réponses que je peux lui apporter. Ne suis-je pas nouvelle dans ce domaine, encore incertaine, avançant sur une route qui a beaucoup à m'apprendre ? Alors, devrais-je prévenir la Bleue de mes lacunes probables ? Reconnaître mes imperfections ?
J'avance à tâtons, pensive et incertaine. L'enthousiasme qui m'habitait se fait prudent et mesuré, les mots qui me venaient sont arrêtés au bord de mes lèvres et étudiés, et les résultats obtenus sont revisités à la lumière de mes nouveaux acquis. Un chercheur doit savoir conserver un regard neuf sur toute chose, remettant en question, réétudiant les définitions, reprenant tout à zéro s'il le faut. C'est en explorant toutes les voies qu'on trouve la vérité, car rien n'est garanti.
Mes yeux font face à ceux de la sorcière, et leur bleu se fait mouvant et indiscernable. Habillée de sérieux, je pèse mes mots, étonnamment consciente de l'importance qu'ils pourraient avoir pour Élina. Il est hors de question que je lui offre des informations erronées ; si je ne suis pas certaine, alors elle doit le savoir.
« Pas grand-chose, c'était compliqué, avoué-je avec honnêteté, le sujet n'est pas simple à étudier. Je me suis intéressée aux flux magiques dans les tourbières, et plus particulièrement dans les tourbières écossaises. J'avais pour idée de prouver que les tourbières étant des lieux particuliers, recueillant de grandes variétés de plantes vivantes ou en décomposition, ils pouvaient en quelque sorte se révéler fort en magie, voire même avoir une influence sur la puissance des flux magiques des sorciers qui s'y rendent. » Une grimace me tord le visage au souvenir de mes premières assurances ; j'étais déterminée et confiante, j'avais lu quelques ouvrages mais beaucoup me paraissaient manquer de détails ou d'informations, et je me pensais capable d'aller les récolter moi-même, de pouvoir trancher les questions et faire avancer les recherches. J'avais bon espoir, et de grandes ambitions. « Mais comme tu peux l'imaginer, les flux magiques sont très difficiles à ressentir, et plus encore à mesurer... Surtout quand ce sont ceux de plantes. Alors mes recherches n'ont pas été aussi claires que ce que j'imaginais. Mes observations étaient multiples, notamment sur les espèces de plantes présentes. Certaines tourbières paraissent rassembler plus de plantes magiques que d'autres, par exemple. Mais si mes suppositions et les pistes étaient nombreuses, les conclusions restaient incertaines. Parfois, lancer un sort dans un endroit me paraissait plus facile que dans un autre, mais est-ce que cela ne dépendait pas de mon état, des transplanages effectués avant, de ma fatigue, voire même de mes préoccupations et de mes sentiments sur le moment ? » Je secoue la tête, déçue, encore habitée par l'insatisfaction liée à cette recherche. « C'est dur d'en tirer des conclusions fiables. »
La pulpe de mes doigts effleure de nouveau le comptoir de bois, dessinant des arabesques invisibles à sa surface. Ai-je manqué d'expérience, de sensibilité, d'entraînement ? Ai-je imaginé certains résultats ? Qui peut garantir que mes sensations étaient véritablement fiables, que mes intuitions pouvaient mener quelque part ? Je me suis laissé emporter par le sujet et une part de moi le regrette : cela n'en valait peut-être pas la peine. Mes joues rougissent, mon regard chute de nouveau sur la table. Passe à autre chose Alyona, passe à autre chose, tu risques de te ridiculiser.
Une inspiration soudaine me donne du courage. Je reviens à Élina, à ses questions, et mon visage retrouve un peu d'éclat face aux nouvelles perspectives que je m'apprête à mentionner.
« Non, je ne travaille pas ici. Enfin, pas encore, corrigé-je avec un sourire. J'ai effectué mon stage de deuxième année ici pendant plusieurs mois, j'y ai beaucoup appris, et si tout va bien je devrai être embauchée en septembre. C'est pour en parler avec le gérant que je suis là aujourd'hui », confié-je avec enthousiasme, sans parvenir à dissimuler la fierté qui m'habite. Travailler ici ! Est-ce que cela ne fait pas un peu rêver ? Et encore, Élina, tu n'as rien vu des jardins et des serres ! Oh, si tu les voyais, tu comprendrais ma joie...
J'avance à tâtons, pensive et incertaine. L'enthousiasme qui m'habitait se fait prudent et mesuré, les mots qui me venaient sont arrêtés au bord de mes lèvres et étudiés, et les résultats obtenus sont revisités à la lumière de mes nouveaux acquis. Un chercheur doit savoir conserver un regard neuf sur toute chose, remettant en question, réétudiant les définitions, reprenant tout à zéro s'il le faut. C'est en explorant toutes les voies qu'on trouve la vérité, car rien n'est garanti.
Mes yeux font face à ceux de la sorcière, et leur bleu se fait mouvant et indiscernable. Habillée de sérieux, je pèse mes mots, étonnamment consciente de l'importance qu'ils pourraient avoir pour Élina. Il est hors de question que je lui offre des informations erronées ; si je ne suis pas certaine, alors elle doit le savoir.
« Pas grand-chose, c'était compliqué, avoué-je avec honnêteté, le sujet n'est pas simple à étudier. Je me suis intéressée aux flux magiques dans les tourbières, et plus particulièrement dans les tourbières écossaises. J'avais pour idée de prouver que les tourbières étant des lieux particuliers, recueillant de grandes variétés de plantes vivantes ou en décomposition, ils pouvaient en quelque sorte se révéler fort en magie, voire même avoir une influence sur la puissance des flux magiques des sorciers qui s'y rendent. » Une grimace me tord le visage au souvenir de mes premières assurances ; j'étais déterminée et confiante, j'avais lu quelques ouvrages mais beaucoup me paraissaient manquer de détails ou d'informations, et je me pensais capable d'aller les récolter moi-même, de pouvoir trancher les questions et faire avancer les recherches. J'avais bon espoir, et de grandes ambitions. « Mais comme tu peux l'imaginer, les flux magiques sont très difficiles à ressentir, et plus encore à mesurer... Surtout quand ce sont ceux de plantes. Alors mes recherches n'ont pas été aussi claires que ce que j'imaginais. Mes observations étaient multiples, notamment sur les espèces de plantes présentes. Certaines tourbières paraissent rassembler plus de plantes magiques que d'autres, par exemple. Mais si mes suppositions et les pistes étaient nombreuses, les conclusions restaient incertaines. Parfois, lancer un sort dans un endroit me paraissait plus facile que dans un autre, mais est-ce que cela ne dépendait pas de mon état, des transplanages effectués avant, de ma fatigue, voire même de mes préoccupations et de mes sentiments sur le moment ? » Je secoue la tête, déçue, encore habitée par l'insatisfaction liée à cette recherche. « C'est dur d'en tirer des conclusions fiables. »
La pulpe de mes doigts effleure de nouveau le comptoir de bois, dessinant des arabesques invisibles à sa surface. Ai-je manqué d'expérience, de sensibilité, d'entraînement ? Ai-je imaginé certains résultats ? Qui peut garantir que mes sensations étaient véritablement fiables, que mes intuitions pouvaient mener quelque part ? Je me suis laissé emporter par le sujet et une part de moi le regrette : cela n'en valait peut-être pas la peine. Mes joues rougissent, mon regard chute de nouveau sur la table. Passe à autre chose Alyona, passe à autre chose, tu risques de te ridiculiser.
Une inspiration soudaine me donne du courage. Je reviens à Élina, à ses questions, et mon visage retrouve un peu d'éclat face aux nouvelles perspectives que je m'apprête à mentionner.
« Non, je ne travaille pas ici. Enfin, pas encore, corrigé-je avec un sourire. J'ai effectué mon stage de deuxième année ici pendant plusieurs mois, j'y ai beaucoup appris, et si tout va bien je devrai être embauchée en septembre. C'est pour en parler avec le gérant que je suis là aujourd'hui », confié-je avec enthousiasme, sans parvenir à dissimuler la fierté qui m'habite. Travailler ici ! Est-ce que cela ne fait pas un peu rêver ? Et encore, Élina, tu n'as rien vu des jardins et des serres ! Oh, si tu les voyais, tu comprendrais ma joie...
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht