Vivement l'été qu'on soit moins fatigué

Mardi 15 Novembre 2050
@Marine Baylacq


Encore une sale journée où la fatigue me rongeait de partout. Mes paupières devenaient lourdes, si lourdes qu’elles se fermaient toutes seules malgré ma volonté, et j’avais fini par m’endormir plusieurs fois en cours sans pouvoir l’éviter. J’avais pourtant tout fait pour garder la face. Je déteste quand les gens posent des questions, alors il fallait continuer à faire semblant. Faire des gestes normaux, garder l’air normal. Rien de suspect. Toujours un sourire vaguement accroché aux lèvres, ne jamais fermer les yeux trop longtemps, garder une attitude joyeuse et posée, parce que sinon… c’était fini. J’allais avoir droit au fameux “Ça va ?” collectif, toutes les têtes tournées vers moi, les chuchotements, les regards insistants.
Et je ne voulais pas être vue. Pas comme ça, pas maintenant.

Le froid arrivait, s’insinuant jusque dans mes os, et malgré l’épuisement qui me tirait vers le bas, je n’arrivais plus à dormir. Cette nuit encore je n’avais dû fermer les yeux que deux heures, à tout casser. Alors, au lieu de rester dans mon lit à tourner en rond, j’avais fait la plus grosse erreur possible : me lever à l’aube pour aller courir un peu, histoire de “me réveiller”. L’ironie. Ça m’avait juste encore plus vidée, comme si mes muscles avaient fondu sous l’effort, me laissant sans énergie, sans force, juste avec une envie brûlante : dormir. Dormir pour de vrai. Dormir pendant des jours.

Je luttais donc contre moi-même pour rester éveillée, mes pas traînant presque au sol. Je devais ressembler à un zombie en vadrouille. Et encore… un zombie aurait sûrement eu meilleure mine. J’étais aussi pâle qu’une feuille de papier, mes cernes ressortaient même sous la couche de poudre que j’avais tenté de mettre, visibles à trois mètres au moins, et mes cheveux semblaient mener leur propre rébellion, incapables de tenir en place.

Je marchais donc en direction de je-ne-sais-plus-trop-quelle destination. Peut-être pour aller manger ? Peut-être un autre cours ? J’avais perdu le fil depuis longtemps. Mon esprit était comme brouillé, embrumé, un peu comme si quelqu’un avait retiré la lumière derrière mes yeux.
Et soudain, il y eut un déclic.
Un petit “tilt” intérieur.
Puis plus rien.

Mes paupières se refermèrent d’un seul coup, sans me demander mon avis. La seconde d’après, je sentis mon corps basculer vers l’avant. Mes jambes se dérobèrent comme si elles ne m’appartenaient plus. Je tombai de toute ma hauteur, m’écrasant brutalement sur le sol froid du couloir.

Un bourdonnement envahit mes oreilles. Le monde devint lointain, flou, distordu. La pierre sous moi semblait glacée, mais je n’arrivais même plus à bouger pour m’en détacher. Je glissai doucement hors de la réalité, comme un voile qui se tire sur une scène.

Le noir se répandit en moi.
Puis plus rien.

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Et comme convenue voilà pour moi !
458 mots

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Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"

Vivement l'été qu'on soit moins fatigué
Marine ne se lassait pas de ses journées de Lundi et Mardi. En ayant l'après-midi de libre l'adolescente pouvait s'offrir le luxe de se déplacer dans les couloirs aux bons horaires c'est à dire en dehors des intercours et des récréations. Pas besoin de raser les murs ou de faire des détours monstrueux pour aller d'un points A à un point B. Certes elle n'entrainait plus son cardio mais elle gagnait un temps précieux. Au début elle en profitait pour contempler les couloirs qu'elle ne regardait finalement vraiment que pendant les vacances puis elle avait fini par retrouver le courage de lire tout en avançant des les couloirs. À présent elle connaissait si bien le château qu'elle savait très vite retrouver son chemin même si elle manquait quelques tournées.

Ainsi elle laissait ses muscles s'occuper seuls de gérer le transport par mémoire musculaire pendant que tout son esprit se concentrait sur les pages sous ses yeux. Elle ne remarqua même pas l'autre fille à la démarche étrange qu'il y avait dans le couloir. Ses sens durent s'occuper de l'esquiver instinctivement car elle ne la frôla même pas alors qu'elle se trouvait pourtant exactement sur sa trajectoire initiale. Confiante elle était complètement dans sa bulle. Mais soudain un bruit sourd fut porté à son attention, lui, ses sens lui avaient fait remarqué. Rationnelle par rapport à son comportement elle estima qu'elle avait dû simplement faire tomber quelque chose qu'elle n'avait pas sentit glisser trop concentrée dans sa lecture.

Mais en se retournant elle ne trouva pas un cahier ou un vêtement échoué sur le sol mais bien une personne. "Han !" la panique monta en flèche. Elle accouru laissa tomber ses affaires autour d'elle pour dire la voix haute mais tremblante :
- Youhouh, y'a, y'a... quelqu'un ?
Les sens en éveil elle attendait un son, un micro mouvement qui lui montrerait que cette fille était toujours là. Mais elle ne vit rien, elle ne sut pas si c'était par inattention ou s'il ne s'était rien passé alors elle prit la fille par les épaules pour la secouer un peu en prenant garde de ne pas lui cogner la tête au sol.
- Et t'es là, soit là s'teuplé, st'euplé !
La rouge et or avait vu les méthodes pour venir en aide à quelqu'un avec DPSM mais dans le feu de l'action son esprit était vide et la seule éventualité possible c'était que cette fille réponde un point c'est tout !

Marraine||Sixième année RP|Marine
Couleur RP #000080

Vivement l'été qu'on soit moins fatigué
J’étais bien dans ma bulle. Enfin… "bien", c’est un grand mot, mais au moins j’étais loin. Loin de tout. Je voulais juste lâcher prise, couper ce minuscule fil qui me retenait encore à la réalité. Je n’avais aucune envie de revenir.
Ce bruit incessant, cette fatigue insupportable, cette boucle infernale… cette routine qui me vidait de l’intérieur.

Je n’en pouvais plus.
Tout ce qui m’entourait m’épuisait, m’agressait. Je rêvais d’un arbre, d’une plaine, d’un endroit où la chaleur m’envelopperait, un lieu où je pourrais rester des heures, sans personne, sans bruit.

Puis soudain… on me prit dans les bras. Une chaleur, une pression douce, une présence.
Mais je ne savais plus vraiment qui.
Le temps, l’endroit, les visages autour de moi… tout s’était dilué, comme si quelqu’un avait secoué ma tête et brouillé les lignes. Je n’arrivais plus à distinguer ce qui était réel de ce qui n’était qu’une fuite de mon esprit.

Une chose était sûre : je ne voulais pas retourner dans ce couloir froid et sombre. Ce couloir rempli de monde, d’agitation, de regards qui m’oppressaient et me faisaient peur.

J’entendais vaguement quelqu’un essayer de me parler, de m’atteindre, comme une voix lointaine qui tentait de passer à travers l’eau.
J’essayais de répondre… mais j’avais l’impression que mes mots s’écrasaient avant même d’atteindre mes lèvres. Je peinais, vraiment, et tout ce que je réussis à articuler fut :

- Nan… je… suis… fa… guée. Laisse-moi dans ma misèree

Je sentais que je repartais, que je glissais à nouveau dans ce vide où tout devenait plus simple parce qu’il n’y avait plus rien. J’essayais pourtant de m’accrocher à un petit morceau de réalité, à n’importe quoi, parce que je savais que ce "refuge" n’en était pas un. C’était juste ma manière de fuir.

Mais mon corps lâcha avant ma volonté.
La fatigue remporta le deuxième round, brutalement.

Je sombrai sans même m’en rendre compte, et tout ce que je ressentis encore… ce fut ma main qui retombait mollement dans le vide, jusqu’à toucher les pavés froids du couloir.
Encore plus glacés que d’habitude.
Comme si eux aussi voulaient me rappeler que la réalité, elle, ne lâche jamais.

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And this is for me
@Marine Baylacq
359 mots

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Vivement l'été qu'on soit moins fatigué
Une voix ! Pfiouuuu soulagement. En une fraction de secondes la brunette s'était fait toute une histoire qui la rassurait : cette fille avait posé le pied de travers dans la dalle et boum elle était tombée et voilà qu'elle la retrouvait un sonnée par la douleur et la chute. Rien de bien inquiétant, elle connaissait le sort qui pourrait l'aider à boitiller jusqu'à l'infirmerie. Elle était déjà prête à lui demander d'essayer de se mettre contre le mur pour se redresser progressivement quand son cerveau lui transmis le sens des paroles qu'elle venait d'entendre et que son esprit critique lui rendait son rapport sur l'étrange rythme de la phrase. Le stress remonta en pic immédiatement, elle n'était pas du tout sortie d'affaire, voire même elle était dans un vrai pétrin. Il lui aurait fallut un adulte mais un rapide coup d'œil aux alentours lui fit remarquer qu'il n'y avait personne pour aller chercher des secours plus compétents.

- Non, non, non tu, tu restes avec moi. Non, non je t'interdis... Mais c'était trop tard, la brunette vit le peu de tonicité qu'il restait à ma demoiselle la quitter instantanément.
- Aaaah ! Laissa-t-elle échapper dans un cri aiguë. Non, non, non c'est pas vrai, c'est pas vrai ! Je dois faire quoi déjà ? En panique la Gryffonne sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine, le chaud lui monter aux joues, la peur lui serrer les entrailles. Mais pourquoi y'a personne ? Se retint-elle tout juste de pleurer.
Ce qu'elle aurait aimé avoir un téléphone pour appeler l'infirmier, là où elle était, elle était impuissante, elle ne savait pas si elle trouverait un professeur dans les salles à proximité et elle ne voulait pas laisser sa camarade seule.

Estimant que s'il y avait de l'aide aux alentours elle aurait entendu son cri et ses lamentations elle considéra qu'elle était seule. Prenant de grande inspirations pour tenter de se calmer elle essayait de se souvenir ce qu'il fallait faire dans ce cas précis : bon appeler à l'aide n'était plus une option, administrer une potion impossible également, et aucun sort de sa connaissance ne pouvait l'aider alors elle tenta la position qu'on leur avait appris, c'était le mieux qu'elle pouvait faire.
- Maintenant tu te réveilles ! Compris ! Ordonna-t-elle. Aller fais-moi signe ! Je sais pas cligne de, des yeux, b, bouge un doigt, fais quel, quelques chose ! La brunette espérait sincèrement être entendue car son petit cœur ne survivrait pas longtemps à cette allure.

Marraine||Sixième année RP|Marine
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