Mais quand tu me regardes
22 août 2050, le matin, grand soleil
DEUXIÈME ANNÉE
DEUXIÈME ANNÉE
Noémie courait le plus vite qu'elle le pouvait. Il faisait très chaud mais plus rien n'avait de sens parce que Noémie avait rendez-vous avec Line ce matin. Et rien d'autre ne comptait à ce moment même. Plus rien n'avait d'importance. La jeune fille était sortie en trombe de son chez soi sans hésitation quand elle avait eu au téléphone son amie. Cette dernière était de retour, après 1 mois et demi de vacances à l'océan Line revenait à Édimbourg. Et rien ne pourrait faire plus plaisir à Noémie.
La jeune sorcière avait cette impression bizarre de ne même plus se souvenir du visage de son amie aux chevaux blonds, aux lèvres fines et au regard pétillant. Sa voix douce et rieuse, ses gestes lents et gracieux et son expression de moquerie en permanence.
Line rirait sûrement en voyant son amie et Noémie pleurerait peut-être. Elles se prendraient dans les bras, elles parleraient pendant des heures, elles se raconteraient leur vie sans s'arrêter une seule seconde. Peut-être pour manger une bonne glace quand même. Elles iraient se promener dans un parc à l'herbe sèche pour la première fois de l'année. Se seraient de belles retrouvailles, de magnifiques et émouvantes retrouvailles comme dans un film.
Noémie couraient toujours, leur lieu de rendez vous c'était la fontaine sur la place du coin. La fontaine dans laquelle elles se baignaient quand elles étaient petites, la place sur laquelle elles faisaient des bêtises.
Noémie courait, courait, courait. Ses longs cheveux au vent, sa chemise bleu pâle qui volait aussi, son débardeur blanc collé contre son torse...
Noémie courait toujours...
275 mots
Dernière modification par Noémie Da Cruz le 19 févr. 2026, 17:13, modifié 1 fois.
signé #fa40d6 (poétique et lourd de sens)
Mais quand tu me regardes
Elle débarqua sur cette place aux mille souvenirs avec dans les yeux l'impatience d'une enfant, dans les cheveux l'odeur du vent et sur les lèvres les mots qu'elle voulait dire à Line. Tout d'un coup, elle se sentit chavirer lorsque, sur le rebord de la fontaine elle y vit un dos, des baskets balayant le vide, des cheveux blonds rebondissants dur le dos. Line. Line, Line, Line, Line. C'était Line et Noémie en était convaincue.
Le monde autour de la jeune fille s'éteint, les bruits s'étouffent en un silence sans nom, les odeurs deviennent muettes, les gens ne sont plus et Noémie non plus. Juste Line. Elle s'avança vers elle redoutant alors la réaction et leur retrouvailles. Comment est-ce que ça allait se passer ? Que dirait Line, que dirait-elle à son amie en la voyant ? Toutes ces peurs n'avaient aucun sens mais bon, Noémie était la reine pour ce genre de choses, pour ce genre d'inquiétudes.
Elle se remit à courir pour seulement quelques pas et se retrouva derrière son amie. Tout de suite, son parfum se lavande lui pris les narines, la couleur brune de ses épaules éblouirent ses yeux. C'était beau, enfin, elle était belle.
Line du comprendre ce qu'il se tramait parce qu'elle se retourna vivement, dans sa folie elle se jeta au coup de Noémie. La serra si fort, la fit basculer et arrière, colla son front au sien. Ses yeux bruns tachetés de vert observaient les yeux de Noémie qui étaient marrons tout court, eux.
« Noémie ! Tu m'as telleeeeeeeeement manquée ! »
« Toi aussi Line !!!!!! » dit Noémie en s'écartant, elle put enfin remarquer que Line avait beaucoup grandie, qu'elle avait revêtu une robe rouge pâle tout en sa faveur, que ses cheveux blonds avaient poussés, que ses yeux étaient tristes, qu'elle avait une griffure au dessus de son œil. Tout cela en quelques instants seulement.
320 mots
Dernière modification par Noémie Da Cruz le 19 févr. 2026, 17:13, modifié 1 fois.
signé #fa40d6 (poétique et lourd de sens)
Mais quand tu me regardes
Les larmes montèrent aux yeux de la jeune fille. Comme pour témoigner à Line son amour. Le fait qu'elle ne l'avait pas vue depuis tant de temps, ses cachotteries sur ce qu'elle avait fait toute cette année. Tout ça lui était vraiment difficile, très difficile. Alors elle attrapa les mains de sa meilleure amie et laissa les larmes couler. L'angoisse, la peur retombaient d'un seul coup. Comme si un poids tombait de ses épaules, voutées par un immense poids jusqu'à présent. Line lui serra les jointures avec force et réconfort. Noémie avait pensé quelques minutes plus tôt que Line rirait mais cette dernière pleura en silence elle aussi. Mais Noémie ne s'était pas trop trompé parce que quelques secondes plus tard ses lèvres s'étirèrent en un beau sourire. La dernière fois qu'elle l'avait vue, son amie avait des dents pas très droite mais maintenant elles étaient parfaitement droites et alignées. Surement un coup d'un des ces infirmiers qui charcutaient la bouche des enfants. La jeune vipère préférait les anciennes dents de son amie, plus naturelles.
« Alors ? Raconte moi tout, où étais-tu ? Je n'ai eu aucune nouvelle pendant un an Noémie ! Même tes parents n'ont rien voulu me dire de vraiment compréhensible. Je sais que tu me caches quelque chose... » Line fronça les sourcils, fort, et Noémie se mordilla la peau du bout des doigts. Que dire ?
« Alors ? Raconte moi tout, où étais-tu ? Je n'ai eu aucune nouvelle pendant un an Noémie ! Même tes parents n'ont rien voulu me dire de vraiment compréhensible. Je sais que tu me caches quelque chose... » Line fronça les sourcils, fort, et Noémie se mordilla la peau du bout des doigts. Que dire ?
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signé #fa40d6 (poétique et lourd de sens)
