La nuit des étoiles perdues

RAFAËLA, 13 ans
~TROISIÈME ANNÉE~
• 10 Novembre 2046, après le banquet •
Tour d’Astronomie, Poudlard

————


Me voilà à Poudlard, cet endroit pleins de mystères. Cette rentrée fût particulière, je n’avais aucun appétit alors me voilà dans la Tour d’Astronomie, seule. Ce banquet, habituellement chaleureux et plein de vie me laissa sans faim. Je préférais regarder les étoiles dans ce froid agréable de septembre. Heureusement il n’y a personne à cette heure là, les autres mangent, rigolent et profitent de ce repas. Moi, je ne sais plus. Je ne sais plus ce que je dois ressentir. L’impression d’être seule dans ce château devenu vide sans lui. Finalement je suis moi même devenue froide avec les autres.

Cette tour c’est comme mon endroit secret hors du monde et du temps. Je m’assois à l’opposer de la porte, la tête contre le mur de pierre, je regarde ces étoiles pour la millième fois. Qu’est-ce que j’aime les étoiles… je pourrais m’y perdre pendant des heures, toute une vie finalement. Elles m’ont toujours attirées. J’aimerais que personne n’interrompe ce moment si précieux. J’inspire profondément et ferme les yeux un instant. Je profite de ce moment seule, sans bruit trop fort, juste des murmures lointains, des rires étouffés par les murs. Rien de dérangeant. En rouvrant les yeux une larmes s’échappe et coule le long de ma joue froide.

*Comment ai-je pu en arriver là ?*

Mon expression reste pourtant neutre malgré quelques larmes perlants. Je me suis perdue, dans ce château et finalement dans moi même. Perdu des amis, je ne sais plus qui reste à mes côtés, qui est partit. Finalement tout perdu je crois bien. Une famille décomposée, plus d’entourage, plus de sentiments, juste vide. Est-ce possible même, d’être… vide ?
Est-ce que je suis seule par choix ou est-ce que je subis tout ça ?
J’aime être seule, mais je n’aime pas me sentir seule. Je crois bien que c’est ça…

Une brise vient s’engouffrer dans mes cheveux me faisant frissonner légèrement. Il fait un peu froid, mais tant pis j’aime être là.

@Orion Blackburn

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La nuit des étoiles perdues
ORION, 11 ANS
PREMIÈRE ANNÉE


Les oreilles bourdonnantes, Orion montait quatre à quatre les escaliers qui menaient au haut de la tour d'Astronomie. De l'air, j'ai besoin d'air. Il aurait certes pu se contenter d'une petite escapade dans la Cour de l'Horloge mais ce soir-là, Orion avait envie de calme et d'être seul. Il était rare que le garçon loupe un repas. Voyant la nourriture comme un carburant et considérant que le carburant était nécessaire à sa performance, il se forçait généralement à manger, même s'il n'en avait pas envie ou que son estomac lui faisait croire qu'il n'avait pas faim. Pourtant, ce soir-là, il n'eût la capacité d'aller au-delà de ses envies. Que ce soit le brouhaha assourdissant qui envahissait la Grande Salle ou les plats qui, bien que délicieux, n'égalaient en rien la cuisine de sa mère qu'il venait à peine de quitter, le souper allait devoir être annulé pour le jeune garçon. Non, il avait besoin d'air frais et d'être loin des autres. De tout. Pourquoi ? Un trop plein. Une batterie sociale vide — elle n'était jamais réellement remplie. Un besoin d'être seul.

Un peu essoufflé, il parvint finalement au sommet de la tour, l'impression qu'une pression insupportable s'enlevait finalement de son cœur. Merlin, merci, se dit-il à lui-même en sentant le vent frais causé par l'altitude lui caresser le visage. Ses cheveux, déjà en bataille, partirent dans tous les sens face aux bourrasques mais il n'en avait que faire ; il était seul, c'était le principal. Enfin, presque. S'avançant un peu dans la salle, il remarqua une ombre. Ou bien était-ce un murmure ? Une âme, en tout cas. Adossée au mur en pierre, une jeune fille était illuminée par le clair de lune, les cheveux emmêlés à cause du vent. Orion hésita ; devait-il rentrer ? Se mêler à la solitude de quelqu'un d'autre ? Lui-même n'en avait pas réellement envie. Pourtant, n'était-ce pas moins pire que de retourner dans la Grande Salle ? Oh, sûrement. Et puis, il n'avait pas besoin de parler — et lui aussi avait besoin de calme. Non, Orion ne partirait pas. Tant pis pour cette inconnue, il n'avait pas envie de devoir dénicher un nouvel havre de paix.

Prenant une profonde inspiration, il s'avança à nouveau et se laissa tomber contre le mur opposé à celui de la jeune fille, appuyé contre une autre colonne de la Tour d'Astronomie. Il ne jeta pas un regard à la jeune fille, ne s'en préoccupa pas un instant ; car après tout, si elle était là, elle ne cherchait pas à parler et il pouvait accepter cela. À la place, il tourna ses yeux vers l'horizon et expira longuement, les jambes repliées vers lui-même tandis que ses avant-bras vinrent se poser sur ses genoux.

« Beaucoup mieux... » murmura-t-il, bien plus pour lui-même que la présence à ses côtés. Oh oui, beaucoup mieux ici.

@Rafaëla White, désolée pour ce petit délai !
485 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 4 oct. 2025, 21:48, modifié 1 fois.

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La nuit des étoiles perdues
Ce ciel étoilé, ces petites lumières dans ce ciel sombre empêchaient mes pensées intrusives de trop s’engouffrer en moi. Ma tête se calmait, mon rythme cardiaque était plus lent, ma respiration plus douce. Je me recroquevillais un peu plus sur moi tentant de garder la chaleur au plus près de moi.

Puis, pensant être seule, j’ai vu la porte s’ouvrir d’un coin de l’œil, j’avais la tête posée sur mes bras, je n’ai pas vu la personne. Juste une ombre s’installant à l’opposé de moi. Certainement une âme en recherche d’apaisement, c’était un lieu idéal par ailleurs.

Je décidais de tout de même tourner la tête vers cette âme venue se perdre sous la voûte étoilée. J’aperçus un jeune homme, les cheveux ébouriffés, perdu lui aussi dans ses pensées. Je l’entends murmurer quelque chose, pas assez fort pour que je puisse entendre, ça ne m’étais sûrement pas destiné.

J’aime cet endroit, et sa présence ne me dérange pas plus. Étonnant d’ailleurs. Je n’aime pas forcément me retrouver dans le même endroit seule avec quelqu’un d’autre que je ne connais guère. Sûrement était-ce nos âmes qui ne se correspondaient pas. J’observais le jeune homme quelques instants, me questionnant intérieurement sur sa présence ici. Soit, il ne veut sûrement pas être dérangé. Je détourne le regard, de peur que ça ne soit mal prit. Je ne veux pas de problème, encore moins ce soir…

Je ne savais pas trop quoi faire, l’ignorer ? Lui parler ? Et si je devais lui parler, de quoi parlerais-je avec ? Est-ce indiscret ? Ou alors vais-je le déranger ?

*Mais pourquoi je me prends la tête pour ça …*

Stop, stop, stop. S’il est là c’est sûrement pour être au calme, et juste admirer les étoiles en silence. Mes yeux se tournant vers cet infini, la tête sur mes bras, toujours en boule.

- C’est si beau…

Dis-je s’en vraiment m’en rendre à voix audible je le pense. Je ne sais pas s’il y prêtera attention, mais qu’importe. J’aimais ce moment, hors du temps. Deux âmes au même endroit, au même moment, profitant de cette merveille de la nuit. C’est beau.


@Orion Blackburn j’espère que ça te convient !

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La nuit des étoiles perdues
Les yeux du garçon se perdirent dans l'horizon. Sans vraiment un objectif en particulier, sans une cible à déchiffrer. Ils se perdaient, se reposaient, se laissaient aller. C'était facile, ainsi. Pas de regard à éviter, pas de bruit à ignorer. Le simple silence, à part peut-être le seul son du vent, était tout ce qui l'entourait en cet instant. C'était agréable, paisible, beaucoup mieux. La présence à ses côtés ne le dérangeait pas non plus ; si Orion ne la regardait pas directement, il pouvait deviner qu'elle n'avait pas prévu sa compagnie mais son manque de réaction laissait entendre qu'elle l'acceptait. Ou du moins, elle ne s'en formalisait pas plus que ça. Peut-être qu'elle aussi, elle était à bout. Peut-être qu'elle n'avait aussi pas la force de lui demander de déguerpir. Ou bien, elle n'osait juste pas parler, par timidité. Il s'agissait de questions auxquelles Orion ne cherchait pas forcément la réponse, des questions laissées en suspens, prêtes à s'envoler parmi les bourrasques de vent qui continuaient de secouer la Tour d'Astronomie. Peu importe, songea-t-il, moi aussi, je préfère qu'elles restent en suspens.

Orion n'aimait pas rester chez lui, pour autant, il n'avait jamais été un grand voyageur. Que ce soit par faute de moyens ou bien encore parce que ses parents étaient casaniers, il n'avait jamais réellement eu l'occasion d'explorer le monde. Est-ce qu'il en rêvait ? Peut-être, il ne savait pas trop. Du haut de ses onze ans, Orion n'avait pas l'impression de savoir grand chose, de toute façon. Au contraire, il se sentait si ignorant, si perdu, dans ce grand château aux murs sombres et à l'allure particulière. Lui qui avait eu l'impression de porter peu d'attache à sa maison, il réalisait depuis le début de l'année qu'il avait la mal du pays. Quel sentiment atroce.

Il laissa tomber sa tête contre la pierre froide, lui arrachant un léger frisson qui courut le long de son échine. Ce n'était pas un frileux mais il n'en fut pas moins surpris ; il se sentait un peu stupide. Il ne s'attendait pas particulièrement à ce que la pierre soit chaude mais un vague souvenir d'une nuit d'été à sa maison, en Écosse, où le Soleil avait réussi à garder le sol en pavé assez chaud pour qu'il puisse se gambader pieds nus sur ce dernier sans se soucier le moins du monde d'avoir froid semblait l'avoir emporté, si bien que le retour à la réalité fut des plus brutaux. D'ailleurs, si Orion avait été de ceux qui montraient ses émotions, il aurait probablement laissé une larme couler le long de sa joue. Il n'en fit rien.

Le garçon fut arraché de ses rêveries par la voix de la jeune fille, suspendue dans l'air, silencieuse, mais pas assez pour qu'il ne l'entende pas. Elle parlait de la nuit. Orion leva les yeux vers les cieux. Pas un nuage, simplement des étoiles qui brillaient à des années-lumières d'eux, ne connaissant probablement pas leur existence et n'ayant probablement pas grand chose à faire d'eux. Il tourna sa tête vers l'inconnue et hocha la tête, le visage essayant tant bien que mal de rester de marbre.

« Oui... C'est beau. »

Elle avait raison, c'était vrai. C'était un spectacle à couper le souffle, en réalité, et lui-même ne pouvait pas le nier. De chez lui, il pouvait souvent observer le ciel, la nuit ; la pollution lumineuse quasi inexistante dans sa région lui permettait même parfois de voir la Voie Lactée. De la magie, tout simplement.

« Désolé de m'être imposé. J'avais besoin d'air » se permit-il d'ajouter, pour justifier sa raison ici. « Besoin d'être seule, toi aussi ? »

@Rafaëla White, toutes mes excuses pour ce délai !
608 mots

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La nuit des étoiles perdues
Le ciel était un spectacle merveilleux, quelle beauté nous offre-t-il. Des milliers de lumières, dans le ciel au dessus de nos têtes. Je me perdrais dans cet infini si doux qu’est la nuit. Le froid ne m’atteignant plus, j’étais paisible, dans une bulle.

Une bulle commune avec cet inconnu. Nous étions là pour les même raisons, pour le calme apaisant, venir se blottir sous le manteau noir du ciel. Je me fichais que mon rythme de sommeil ne soit décalé, il l’était depuis quelques jours à croire que je vis plus la nuit que le jour. Je ne sortais pas forcément, je restais simplement éveillée dans mon dortoir, admirant le spectacle tous les soirs. Cela m’évitait de trop penser. Je souhaitais être seule. Ma propre compagnie m’agaçais déjà suffisamment pour que j’en supporte une autre.

Mais parfois il y a des âmes qui ne sont pas dérangeantes. Comme ce garçon, il était là, par sa présence, mais ça ne m’agaçais pas.

*Mh ?*

Je tournais la tête vers celui qui était mon opposer dans cette tour. S’excuser ? Pourquoi ? Le lieu était ouvert à tous, ce n’était MON lieu à moi. Mais je trouvais l’initiative mignonne !

Seule… Oui c’était l’idée.

- Ouais, c’était le but. Lui dis-je froidement.

Peut-être un peu trop froid.

- Et toi ?

Je ne savais pas si cela m’intéressais vraiment de savoir, ou si ce n’était que par politesse, à croire qu’une part de moi reste toujours empathique. Envers les adultes j’étais toujours rester très respectueuse, mais envers les autres élèves je m’étais révélée plus froide que jamais, bien que cela n’était qu’en apparence. Ce discours intérieur en est la preuve, je ne suis pas quelqu’un de nonchalant, pas froide non plus, mais je montrais tout autre chose envers les autres. Pour paraître forte ? Pour palier ce que j’avais vécu le 31 octobre ? Quelque chose de brisé en moi. Comme si ça avait toujours été là, sans se révéler. Une protection.
Je ne souhaitais pas pour autant son départ, mais j’avais peur. Être distante me protégeais. Du moins, c’est ce que je croyais en cet instant.

@Orion Blackburn voilà !

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La nuit des étoiles perdues
Puisqu'il semblait attendre une réponse en la regardant, Orion se permit de détailler son interlocutrice. Elle avait le teint pâle, comme lui et il pouvait reconnaître la même poudre d'étoiles qui parsemait son visage comme elles le faisaient sur le sien, telles des constellations, à l'exception que les tracer ou les suivre ne nous permettaient pas d'atteindre destination. Sa tête était coiffée d'une longue chevelure brune ondulée et, l'espace d'un instant, il se dit que les deux enfants se ressemblaient un peu. Il remarqua toutefois qu'à contrario de lui, elle ne semblait pas être en première année et paraissait même un peu plus âgée. Cela lui rappela fâcheusement que son anniversaire arrivait à grands pas et, si elle n'avait pas été là, il aurait probablement grogné de mécontentement à cette idée.

Orion n'avait jamais vraiment apprécié son anniversaire à sa juste valeur. La seule chose qu'il appréciait était les cadeaux qu'il recevait, à l'exception de l'attention exacerbée et souvent forcée de son entourage. Des cousins éloignés surgissaient d'un lointain passé pour essayer de trouver un semblant de place dans sa vie tandis qu'à l'école, même une personne qui n'éprouvait aucune chaleur pour le fêté s'efforçait malgré tout de lui accorder un tantinet de son attention. C'était une fête hypocrite. Pour lui, ce n'était qu'un ramassis de bêtises ; on fêtait la venue au monde d'un être, mais ne devrions-nous pas fêter chaque jour passé en compagnie d'un être aimé ? Cette position concernant les anniversaires, il l'avait adoptée le jour de la naissance de sa petite sœur, cet être si angélique, si spécial. Elle méritait son attention à tout moment. Si elle souhaitait quelque chose, il ne voulait pas qu'elle ait à attendre un jour de l'année particulier pour l'obtenir.

Le garçon sortit de ses pensées quand lui parvint la remarque froide de l'inconnue. Un peu étonné par le ton employé par la jeune fille, Orion ne parvint pas totalement à masquer sa stupéfaction ; il ouvrit légèrement la bouche puis la referma rapidement avant de froncer les sourcils. Le Serpentard, qui avait dans un premier temps cru qu'elle ne se formalisait pas de sa présence, avait l'impression de s'être trompé et, s'il devait être tout à fait honnête avec lui-même, ça ne lui plaisait que vaguement. Néanmoins, semblant se rendre compte de sa désinvolture, elle se rattrapa en lui retournant sa question. Malheureusement, c'était trop tard : à présent, l'enfant se sentait plus méfiant.

« Oui, je viens de le dire » rétorqua-t-il plutôt sèchement.

Il se sentait... vexé ? Orion n'avait pas l'habitude d'entamer les conversations et encore moins qu'on ne se montre amer en retour — l'un des vestiges de l'éducation laxiste et surprotectrice de ses parents —, aussi tendait-il bien souvent à ne penser qu'à sa petite personne dans les relations sociales. Agacé, il renifla et tourna vivement sa tête vers l'horizon pour fuir le regard de la jeune fille. Mais pour qui elle se prend, celle-là ? Il ruminait dans son coin et, pour le montrer — parce qu'après tout, il voulait qu'elle se sente coupable de son état d'esprit —, il resserra ses jambes contre lui en gardant un regard dur sur le paysage nocturne.

@Rafaëla White, ohlala, décidément ! Je suis encore désolée pour le retard !
545 mots

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La nuit des étoiles perdues
Immédiatement je tournais la tête vers le jeune homme qui a évidement mal prit ma réponse. Super… je m’en voulais maintenant, ça ne me ressemble pas d’agir comme ça. Je le vis se renfermer sur lui, de manière physique à première vue et je compris par le même biais que je venais de faire une boulette.

S’il était là, seul, le soir, dans cette tour ce n’est pas anodin… En tout cas s’il voulait être seul je suppose son état d’esprit. Je m’en voulais, je n’étais certes pas dans un état très joyeux, mais ce n’était pas une raison pour rejeter ma mauvaise humeur, et mon mal être sur les autres.

Un silence s’installa. Il en devenait pesant, je réfléchissais. Je l’observais, un peu plus qu’avant. Je penchais la tête sur le côté, intriguée. Beaucoup se serait écrasé face à ma froideur, mais pas lui. Au contraire, il avait en quelque sorte riposté.

*Étonnant*

Au final le jeune homme titilla ma curiosité. Les traits de son visage, marqués par le clair-obscur de la nuit ressortaient sous cet angle. Je l’observais en silence, non pas en le dévisageant, mais admirant la beauté de l’être.

Je fis par ouvrir la bouche, avant de finalement me résigner. Me mordant légèrement la lèvre de réflexion je ne voulais pas empirer la situation.

- Hum… Excuse-moi. Je ne voulais pas être froide.

Lui dis-je finalement en regardant le sol de la tour d’astronomie. Je m’en voulais vraiment, il voulais simplement partager un endroit calme sûrement pour oublier ses maux et moi je suis super froide à son égard alors qu’il n’a rien demandé…
J’espère pouvoir reprendre un échange avec de bonnes bases.


@Orion Blackburn vraiment désolée pour ce délai de réponse

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La nuit des étoiles perdues
Si Orion avait pensé trouver de la quiétude en haut de la tour d'Astronomie, il avait désormais l'impression de s'être mépris. Le silence qui imprégnait les lieux était... étrangement pesant. Comme une brique que l'on aurait posée sur son estomac, sans vraiment lui laisser la possibilité de la retirer par lui-même. Est-ce que cette asphyxie émanait d'elle ? De lui ? Après tout, si elle avait réagi froidement d'abord, il s'était néanmoins vexé le premier. Ses yeux lorgnaient la nuit, mais ils n'y trouvèrent pas leur compte. Simplement la frustration que la conversation ne se soit pas déroulée comme il l'avait imaginée.

Par-dessus son futile agacement, il pouvait vaguement sentir le regard de la jeune fille sur lui. Inquisiteur ? Agacé ? Las ? Il n'osait pas tourner la tête pour découvrir ce que ses yeux disaient mais que sa bouche taisait, loin de lui l'idée de se soucier de ce qu'elle pensait ; ou bien préférait-il se convaincre d'une telle chose ? Le Serpent pouvait sentir ses pupilles se dilater et se contracter, incertaines de savoir sur quelle partie du paysage concentrer leur attention, son impulsion infantile prenant encore bien trop de place dans son esprit immature. Il ne voulait pas être le premier à briser le silence et s'avouer perdant. Et puis quoi, encore ? Montrer de la faiblesse ? Hors de question.

Elle eût la bonne idée de céder en premier. La voix hésitante, presque inquiète, elle s'excusa. Orion contempla quelques secondes l'idée de ne pas lui répondre — il n'appréciait vraiment pas qu'on le vexe —, mais finit par capituler et accepta de tourner son regard vers elle pour la retrouver à observer le sol, presque honteuse. Il ne se sentait pas vraiment coupable, mais pas non plus complètement innocent ; la sensation le démangeait. Alors, pour la balayer du revers de la main, il haussa les épaules :

« Pas grave », souffla-t-il entre ses dents.

Un nouveau silence s'installa. Pas un silence nécessaire. Pas un silence forcé. Simplement un silence qui n'avait pas encore été élucidé. Murer une conversation avait toujours été difficile pour l'écossais. Il soupira une nouvelle fois. « Je m'appelle Orion », finit-il par dire, plus comme si l'information lui avait été soutirée par une force invisible que s'il avait réellement eu l'intention de la dévoiler de plein gré. Enfin, c'était mieux que rien.

@Rafaëla White, mes excuses à mon tour ! ^^
402 mots

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