Sous l’ombre de l’horloge
T.W. Mention de : blessures physiques et mal être
- 28 Septembre 2050 -
@Eleanora Sywell
@Eleanora Sywell
Trop. C’était trop. Tout était trop. Les pas qui résonnaient sur le sol. Les élèves qui parlaient beaucoup trop fort pour mon cerveau déjà saturé. Même les feuilles qui tombaient, même les arbres qui grinçaient sous le vent… tout m’agressait.
Le tic-tac de l’horloge me vrillait les tempes. Je n’étais pas bien. Pas du tout.
La seule chose qui me gardait encore un peu ancrée, c’était ce geste, ce petit mouvement que je faisais avec mon pouce, encore et encore, jusqu’à en oublier que je le faisais. Je frottais, je grattais, comme si ça pouvait effacer le reste.
Je ne savais même plus pourquoi j’étais ici.
Toutes les idées, toutes les images, tous les souvenirs se mélangeaient dans ma tête, se cognaient entre eux, me brouillaient la vue. Je n’arrivais plus à réfléchir.
Mon corps ne m’obéissait plus, mon esprit non plus.
Depuis ma dispute avec Ambre, j’avais l’impression d’être en apnée. Comme si quelque chose s’était cassé à l’intérieur.
La petite flamme en moi — celle qui vacillait déjà depuis longtemps — s’était éteinte d’un coup. Plus de résistance. Plus de force. Plus rien.
Quand j’ai compris que je ne tiendrais pas plus longtemps dans tout ce bruit, j’ai fui.
Je me suis précipitée dans un coin de la cour, là où personne ne regarde jamais. Là où je pouvais disparaître.
Une fois à l’écart, je me suis accroupie.
À force de me gratter la main, je sentais déjà le liquide chaud et rouge glisser sur ma peau. Je savais ce que c’était, mais je n’arrivais pas à arrêter.
Puis d’un geste brusque, j’ai plaqué mes mains contre mes oreilles.
Je voulais juste… que ça s’arrête. Que le bruit me laisse tranquille. Que mon cœur cesse de courir aussi vite.
Je me répétais que ça allait aller. Que ça allait passer. Que comme d’habitude, j’allais tenir.
Mais je n’arrivais plus à respirer correctement.
Les larmes sont montées d’un coup — pas parce que j’étais triste, mais parce que j’avais peur.
Peur de ne plus me contrôler. Peur de ne plus réussir à remonter.
Mes muscles se sont figés. Mon souffle s’est bloqué. Je ne pouvais plus rien faire.
J’étais coincée. Paralysée. Et la vérité, c’est que personne ne pourrait me sortir de ce gouffre.
___
Et voilà dis moi si tout est bon
375 mots
@Ambre Walker pour la mention
Dernière modification par Nina De Almeida le 16 mai 2026, 16:45, modifié 2 fois.
Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Sous l’ombre de l’horloge
Le vent s'élevait doucement dans la cour, soulevant les mèches brunes de Rhea comme s'il voulait valser avec elles. Le temps était clément pour l'Écosse, en cette fin de septembre. Par prudence, la Serdaigle s'était tout de même armée de sa fidèle écharpe bleue et bronze, les couleurs de sa maison.
C'était le nez niché dans la laine qu'elle avait franchi les portes de la cour de la tour de l'Horloge — ou la cour de l'Horloge, comme elle l'appelait avec Shaïa.
Elle n'avait pas de raison particulière d'être là. Sa journée avait été calme, un mercredi comme un autre, et ses amis étaient dispersés dans le château. Elle avait seulement senti le besoin de s'échapper un moment : fuir la chaleur, le bruit, le rythme. Oh, elle aimait l'imprévisibilité de Poudlard, cette agitation qui la sortait chaque jour de sa routine ; mais parfois, elle avait besoin d'air. De solitude. Et cette cour, presque toujours déserte, lui offrait un refuge bien plus silencieux que le parc ou le lac. Un carré de pavés qu'elle rejoignait en secret, quand elle devait être seule.
Pourtant, à peine ses pas eurent-ils touché les pierres humides qu'un sanglot ricocha entre les murs. Un son rêche, bref, proche d'un rire étranglé, mais trop humide pour tromper qui que ce soit. Elle se tourna, une fois, puis une autre. Rien... jusqu'à ce que son regard accroche une masse rousse, tapie dans un recoin. Elle aurait pu passer sans la voir si ce son n'avait pas brisé le silence.
Alors elle s'approcha. D'abord lentement, avec hésitation : être surpris en pleurs par un inconnu est souvent pire que le chagrin lui-même. Mais entre les doigts qui cachaient un visage, elle reconnut quelqu'un. Dès lors, ce n'était plus pareil. Le facteur inconnu disparaissait.
Elle s'arrêta à quelques centimètres, assez près pour entendre la respiration saccadée.
Elle ne s'accroupit pas, mais souffla :
— Nina... ?
C'était le nez niché dans la laine qu'elle avait franchi les portes de la cour de la tour de l'Horloge — ou la cour de l'Horloge, comme elle l'appelait avec Shaïa.
Elle n'avait pas de raison particulière d'être là. Sa journée avait été calme, un mercredi comme un autre, et ses amis étaient dispersés dans le château. Elle avait seulement senti le besoin de s'échapper un moment : fuir la chaleur, le bruit, le rythme. Oh, elle aimait l'imprévisibilité de Poudlard, cette agitation qui la sortait chaque jour de sa routine ; mais parfois, elle avait besoin d'air. De solitude. Et cette cour, presque toujours déserte, lui offrait un refuge bien plus silencieux que le parc ou le lac. Un carré de pavés qu'elle rejoignait en secret, quand elle devait être seule.
Pourtant, à peine ses pas eurent-ils touché les pierres humides qu'un sanglot ricocha entre les murs. Un son rêche, bref, proche d'un rire étranglé, mais trop humide pour tromper qui que ce soit. Elle se tourna, une fois, puis une autre. Rien... jusqu'à ce que son regard accroche une masse rousse, tapie dans un recoin. Elle aurait pu passer sans la voir si ce son n'avait pas brisé le silence.
Alors elle s'approcha. D'abord lentement, avec hésitation : être surpris en pleurs par un inconnu est souvent pire que le chagrin lui-même. Mais entre les doigts qui cachaient un visage, elle reconnut quelqu'un. Dès lors, ce n'était plus pareil. Le facteur inconnu disparaissait.
Elle s'arrêta à quelques centimètres, assez près pour entendre la respiration saccadée.
Elle ne s'accroupit pas, mais souffla :
— Nina... ?
318 mots
@Nina De Almeida
@Nina De Almeida
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84
Sous l’ombre de l’horloge
J’étais perdue, dans le néant. Je ne voyais qu’elles. Ces ombres qui me guettaient à chaque recoin, qui ne me laissaient jamais tranquille, celles qui étaient là pour te rappeler que la vie n’est pas joyeuse. Je n’en pouvais plus. J’étais à bout.
Depuis des semaines, je me malmenais en me disant que ça passerait, ou autre… mais là, j’atteignais le bout du bout. J’entendais des pas, je voyais les gens défiler devant moi, je sentais leurs regards sur moi, mais je n’avais plus la force de réfléchir. En réalité, je n’avais plus la force du tout.
J’étais pétrifiée, comme une enfant qui aurait perdu sa mère. Je ne pouvais plus bouger, et ça… ça me faisait vraiment peur.
Je pensais en boucle à la même chose, je n’arrivais plus à respirer. Comme si quelque chose s’était refermé autour de ma gorge, que j’étais prise en étau.
Je suffoquais, je ne me sentais plus respirer. Les larmes me montaient vite aux yeux, le coin de ceux-ci déjà humides menaçait de déborder.
C’est là que j’entendis une voix, plus forte que les autres, plus claire, plus protectrice. Une voix qui voulait m’aider à sortir d’ici… mais je n’y arrivais plus. Je ne voyais pas cette lumière, cette source.
J’essayais d’agripper la première chose qui me venait sous la main, c’est-à-dire le sol, tout en titubant encore plus pour finalement me retrouver complètement assise, les mains sur les oreilles, en murmurant - ou plutôt en parlant désespérément :
- Au… secours… je n’arrive plus à respirer… comm— non, comment je vais faire… s’il vous plaît, aidez-moi… je vous en supplie, laissez-moi sortir de cet enfer…
___
Excuse moi du retard
273 mots
@Eleanora Sywell
Depuis des semaines, je me malmenais en me disant que ça passerait, ou autre… mais là, j’atteignais le bout du bout. J’entendais des pas, je voyais les gens défiler devant moi, je sentais leurs regards sur moi, mais je n’avais plus la force de réfléchir. En réalité, je n’avais plus la force du tout.
J’étais pétrifiée, comme une enfant qui aurait perdu sa mère. Je ne pouvais plus bouger, et ça… ça me faisait vraiment peur.
Je pensais en boucle à la même chose, je n’arrivais plus à respirer. Comme si quelque chose s’était refermé autour de ma gorge, que j’étais prise en étau.
Je suffoquais, je ne me sentais plus respirer. Les larmes me montaient vite aux yeux, le coin de ceux-ci déjà humides menaçait de déborder.
C’est là que j’entendis une voix, plus forte que les autres, plus claire, plus protectrice. Une voix qui voulait m’aider à sortir d’ici… mais je n’y arrivais plus. Je ne voyais pas cette lumière, cette source.
J’essayais d’agripper la première chose qui me venait sous la main, c’est-à-dire le sol, tout en titubant encore plus pour finalement me retrouver complètement assise, les mains sur les oreilles, en murmurant - ou plutôt en parlant désespérément :
- Au… secours… je n’arrive plus à respirer… comm— non, comment je vais faire… s’il vous plaît, aidez-moi… je vous en supplie, laissez-moi sortir de cet enfer…
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Excuse moi du retard
273 mots
@Eleanora Sywell
Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
Sous l’ombre de l’horloge
Lorsqu’elle vit la Gryffondor tenter de se redresser, elle resta figée, incapable de réagir. Elle paraissait si fragile, comme un vase de porcelaine prêt à se briser au moindre souffle. Rhéa brûlait d’envie de se précipiter à ses côtés, de la soutenir, de faire quelque chose — n’importe quoi.
Mais Nina semblait sur le point d’exploser au moindre geste de travers, au moindre mouvement inhabituel. Rhéa hésitait. La toucher l’aiderait-elle… ou empirerait-elle les choses ?
Alors elle resta là, immobile, comme enracinée dans le sol par une peur qui ne lui ressemblait pas. Se soucier autant des autres, du regard, des réactions… ce n’était pas elle. Et pourtant.
Ses traits s’étaient durcis, son regard s’était perdu.
Nina était son amie. Mais jamais encore elle ne l’avait vue dans un état pareil.
Puis la Gryffondor la supplia. Une voix brisée, vacillante, comme une flamme en pleine tempête.
Le temps sembla se suspendre — et Rhéa cessa de réfléchir. Quelque chose céda en elle.
La peur, les doutes, les hésitations : tout s’effaça.
— Nina, regarde-moi.
Sa voix était plus ferme qu’elle ne l’aurait cru, basse mais ancrée, comme si elle s’accrochait à quelque chose de solide au milieu du chaos. Elle s’approcha enfin, lentement mais avec détermination, puis s’accroupit à sa hauteur.
— Hé… reste avec moi, d’accord ?
Son cœur battait à tout rompre, mais ses gestes, eux, devinrent étonnamment précis. Cette fois, elle ne s’arrêta pas. Elle posa une main contre son bras, d’abord légère, prête à se retirer au moindre signe de rejet.
— Respire. Avec moi.
Elle inspira profondément, volontairement, exagérant presque le mouvement.
— Comme ça… doucement… t’es pas toute seule.
Ses yeux ne quittaient pas ceux de Nina, comme si détourner le regard risquait de la perdre pour de bon.
— Je suis là. Je ne bouge pas.
Et pour une fois, c’était vrai.
Mais Nina semblait sur le point d’exploser au moindre geste de travers, au moindre mouvement inhabituel. Rhéa hésitait. La toucher l’aiderait-elle… ou empirerait-elle les choses ?
Alors elle resta là, immobile, comme enracinée dans le sol par une peur qui ne lui ressemblait pas. Se soucier autant des autres, du regard, des réactions… ce n’était pas elle. Et pourtant.
Ses traits s’étaient durcis, son regard s’était perdu.
Nina était son amie. Mais jamais encore elle ne l’avait vue dans un état pareil.
Puis la Gryffondor la supplia. Une voix brisée, vacillante, comme une flamme en pleine tempête.
Le temps sembla se suspendre — et Rhéa cessa de réfléchir. Quelque chose céda en elle.
La peur, les doutes, les hésitations : tout s’effaça.
— Nina, regarde-moi.
Sa voix était plus ferme qu’elle ne l’aurait cru, basse mais ancrée, comme si elle s’accrochait à quelque chose de solide au milieu du chaos. Elle s’approcha enfin, lentement mais avec détermination, puis s’accroupit à sa hauteur.
— Hé… reste avec moi, d’accord ?
Son cœur battait à tout rompre, mais ses gestes, eux, devinrent étonnamment précis. Cette fois, elle ne s’arrêta pas. Elle posa une main contre son bras, d’abord légère, prête à se retirer au moindre signe de rejet.
— Respire. Avec moi.
Elle inspira profondément, volontairement, exagérant presque le mouvement.
— Comme ça… doucement… t’es pas toute seule.
Ses yeux ne quittaient pas ceux de Nina, comme si détourner le regard risquait de la perdre pour de bon.
— Je suis là. Je ne bouge pas.
Et pour une fois, c’était vrai.
309 mots
@Nina De Almeida
Aucun problèmeeee
@Nina De Almeida
Aucun problèmeeee
"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
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