Le fils du frère du père de ma mère
Dimanche 17 Juillet 2050,
Début d'après midi.
Astronarium, entrée de la bibliothèque des étoiles.
Avec @Adélaïde Brennen et @Kenna Murray
La main tenant fermement celle de la fillette à ses côtés, Cinaed se déplace avec facilité quoiqu'avec un rythme moins soutenu qu'à l'habituelle, histoire de laisser Kenna le suivre sans difficulté. Nul doute que s'il marchait à pleine allure, elle finirait essoufflée au bout de 4 pas, avec ses jambes à moitié moins hautes que les siennes. Il lui avait bien proposer de la porter, mais la fillette avait semblé gênée par la proposition alors il avait abandonné rapidement, même s'il ne savait pas ce qui la bloquait. A la place, les voici main dans la main pendant que Cinaed la guide dans le musée. Il a retenu le chemin par cœur, histoire de ne pas se retrouver comme un idiot à tourner en rond et a tiré sa charmante compagnie jusqu'au premier étage. Il sait bien que Kenna aurait aimé visiter tout le musée - en tout cas, c'est bien son genre et Norra était pareille à son âge, trop curieuse pour le monde - mais il a une petite surprise pour elle et il ne peut donc pas perdre de temps à se balader dans chaque pièce. Peut-être qu'ils feront ça après, s'ils ont le temps.
Norra et son mari ne lui ont pas indiqué d'heure précise pour redonner sa liberté à la fillette et Cinaed sait que personne ne lui en voudra trop s'il la fait dormir à l'appartement. Après tout, il y a un joli canapé rempli des coussins de Magnus et l'autre homme serait sûrement content d'avoir une autre compagnie que celle de son colocataire pour quelques heures. L'ébéniste ne se fait pas non plus de soucis par rapport à Kenna : elle est adorable et il mettrait sa main à couper qu'elle appréciera Magnus. Juste pour les voir échanger, il serait capable de faire durer la visite un peu plus longtemps que nécessaire. Norra n'aura qu'à venir la chercher demain. Il n'est pas difficile pour une mère d'abandonner son rejeton, si ? Avec un peu de chance, elle ne fera pas de scandale... Bref, c'est quelque chose à laquelle il doit réfléchir mais la décision ne sera pas difficile à prendre, puisqu'elle est déjà à moitié enfoncée dans son esprit. Si Kenna est partante, Cinaed le sera aussi.
En arrivant vers la bibliothèque des étoiles, Cinaed s'arrête et guide la fillette pour qu'elle se place devant lui. Ensuite, il pose ses deux mains sur ses épaules et se baisse légèrement pour être à sa hauteur et, surtout, lui échanger un petit secret à l'abri des autres visiteurs. Donc, la femme en robe là bas, c'est Adélaïde Brennen. Il s'avance un peu, histoire d'être à côté d'elle et l'observe avec des yeux pétillants, le dos toujours penché. C'est la directrice, mais je suis sûr que tu le savais déjà, petit génie. J'lui ai dit que ma nièce voulait visiter le musée et vu qu'on se connait bien, elle était contente de te faire visiter la bibliothèque en VIP. Kenna n'était pas vraiment sa nièce, mais il oubliait toujours son titre. Petite cousine ? Cousine germaine ? Aucune idée, voilà pourquoi il parlait d'elle comme de sa nièce. C'était plus simple et surtout plus familial qu'un nom à coucher dehors. Une nièce, ça donnait l'air vachement plus proche qu'une cousine germaine.
Il se redressa, posa une main sur sa tête et fit un grand sourire à Adélaïde qui les attendait à quelques mètres de là. Sa relation avec la directrice était étrange mais bizarrement fonctionnelle. Ils se sautaient au cou régulièrement - surtout parce que Cinaed prenait un malin plaisir à la faire s'étouffer, ou à rougir - mais l'ébéniste considérait l'autre comme une amie. Ca aurait été bizarre de ne pas le faire après toutes les fois où ils s'étaient croisés. Elle avait littéralement été sa belle soeur durant quelques mois, et ils étaient même partis en Allemagne ensemble avec Morgan. Cette anecdote, d'ailleurs, il la raconterait à Kenna dès qu'il le pourrait.
Adélaïde semblait être devenue une figure importante de sa vie, ou si ce n'est importante, au moins présente. Et puis, il aimait bien leur relation même si elle n'avait rien de conventionnelle, comme toutes celles que liaient Cinaed. Même sa relation avec Simon avait été très loin du conventionnel. Heureusement, sa petite sœur ne s'était pas offusquée quand ils avaient arrêtés de se voir en tant qu'amant. Ca lui faisait donc deux bons amis, et Cinaed passait parfois la soirée là bas pour jouer aux cartes avec Simon. Il se souvenait aussi de cette soirée mémorable où les deux hommes avaient essayé sans succès - et pendant près d'une heure - de convaincre Adélaïde de venir faire une soirée Karaoké avec eux, avant qu'elle ne refuse pour finalement les voir rapporter une radio magique qui lançait des chansons où des sorciers hurlaient leurs tripes. Ils avaient chanté longtemps sans même capter quand Adélaïde avait fini par se retirer dans sa chambre. Ce n'était pas parfait, aucune relation ne l'était jamais mais Cinaed appréciait beaucoup cette petite routine qu'ils avaient. Surtout qu'elle tapait bien moins fort avec sa canne quand il faisait des conneries, et ça, c'était une nette amélioration.
Salut. dit-il simplement, tout sourire, après avoir poussé Kenna devant lui jusqu'à ce qu'ils ne soient qu'à un pas de la brune. Tu as aimé mon choix de bouteille, finalement ? Voilà comme il avait réussi à la tirer hors de son bureau pour faire visiter Kenna : une vielle bouteille d'alcool qui lui avait couté un bras et quelques geignements à propos d'une fillette qui a-do-rait l'astronomie - même si Kenna préférait largement les sortilèges, et c'était une petite fierté personnelle. Et qui était Adélaïde Brennen si ce n'était une passionnée d'astronomie, elle aussi ?
Cinaed savait qu'elle aimait partager ses connaissances, alors il n'avait pas hésité à jouer sur cette corde sensible jusqu'à ce qu'elle accepte son idée avec un soupir. Elle lui avait même proposé de laisser la fillette se balader un peu plus tard que la fermeture si elle le souhaitait et Cinaed avait failli l'embrasser. Failli, uniquement, parce qu'il s'était rappelé avec douleur la dernière fois qu'il avait essayé de la serrer dans ses bras sans lui demander avant. La prochaine fois, je t'en apporterais une qu'on pourra partager, je te l'avais dit : le whisky écossais, y'a rien de mieux.
En tout cas ! commença-t-il à s'exclamer d'une voix entraînante. Adé, voici Kenna, Kenna, Adélaïde. Tu peux l'embêter autant que tu veux avec tes questions, je l'empêcherais de fuir. Finit-il avec un clin d'œil amusé avant de glisser à nouveau sa main dans celle de la fillette, bien déterminé à survivre à toute la visite avec elle. L'astronomie le laissait apathique, mais force était d'avouer que certaines choses étaient intéressantes quand on écoutait la bonne personne, et Cinaed aimait aussi écouter les gens parler de leurs passions. Même si, pour le coup, la bibliothèque n'était pas le lieu qui l'intéressait le plus dans le musée. Il ne lisait pas assez pour apprécier la grande collection ou même pour comprendre pourquoi Kenna avait semblé si enthousiaste à l'idée de la visiter.
Initialement, Norra lui avait simplement proposé d'emmener Kenna quelque part et la fillette avait tout de suite proposé cet endroit comme s'il s'agissait de la huitième merveille du monde. M'enfin, il n'avait pas besoin de comprendre son entrain pour le suivre : cette sortie était pour elle, alors c'était à elle de choisir et lui se contenterait de l'observer vivre de bons souvenirs. Il n'avait pas besoin de plus.
Histoire d'ajouter un peu d'ambiance, il se pencha à nouveau vers Kenna et chuchota d'une voix faussement secrète - certain que l'allemande l'entendait aussi - l'information la plus cruciale du jour : Et tu sais, c'est moi qui ai sculpté sa canne. Je l'ai même enchanté, en plus, et elle peut s'illuminer. J'suis sûre qu'elle te montrera comment si tu lui demandes. Et hop, un œil pétillant vers Adélaïde, histoire qu'elle comprenne la demande silencieuse d'en mettre plein les mirettes à la petite Poufsouffle. C'est que Cinaed restait un homme assez vaniteux quand il s'agissait de son travail, et impressionner l'enfant semblait être une mission de vie ou de mort.
Début d'après midi.
Astronarium, entrée de la bibliothèque des étoiles.
Avec @Adélaïde Brennen et @Kenna Murray
La main tenant fermement celle de la fillette à ses côtés, Cinaed se déplace avec facilité quoiqu'avec un rythme moins soutenu qu'à l'habituelle, histoire de laisser Kenna le suivre sans difficulté. Nul doute que s'il marchait à pleine allure, elle finirait essoufflée au bout de 4 pas, avec ses jambes à moitié moins hautes que les siennes. Il lui avait bien proposer de la porter, mais la fillette avait semblé gênée par la proposition alors il avait abandonné rapidement, même s'il ne savait pas ce qui la bloquait. A la place, les voici main dans la main pendant que Cinaed la guide dans le musée. Il a retenu le chemin par cœur, histoire de ne pas se retrouver comme un idiot à tourner en rond et a tiré sa charmante compagnie jusqu'au premier étage. Il sait bien que Kenna aurait aimé visiter tout le musée - en tout cas, c'est bien son genre et Norra était pareille à son âge, trop curieuse pour le monde - mais il a une petite surprise pour elle et il ne peut donc pas perdre de temps à se balader dans chaque pièce. Peut-être qu'ils feront ça après, s'ils ont le temps.
Norra et son mari ne lui ont pas indiqué d'heure précise pour redonner sa liberté à la fillette et Cinaed sait que personne ne lui en voudra trop s'il la fait dormir à l'appartement. Après tout, il y a un joli canapé rempli des coussins de Magnus et l'autre homme serait sûrement content d'avoir une autre compagnie que celle de son colocataire pour quelques heures. L'ébéniste ne se fait pas non plus de soucis par rapport à Kenna : elle est adorable et il mettrait sa main à couper qu'elle appréciera Magnus. Juste pour les voir échanger, il serait capable de faire durer la visite un peu plus longtemps que nécessaire. Norra n'aura qu'à venir la chercher demain. Il n'est pas difficile pour une mère d'abandonner son rejeton, si ? Avec un peu de chance, elle ne fera pas de scandale... Bref, c'est quelque chose à laquelle il doit réfléchir mais la décision ne sera pas difficile à prendre, puisqu'elle est déjà à moitié enfoncée dans son esprit. Si Kenna est partante, Cinaed le sera aussi.
En arrivant vers la bibliothèque des étoiles, Cinaed s'arrête et guide la fillette pour qu'elle se place devant lui. Ensuite, il pose ses deux mains sur ses épaules et se baisse légèrement pour être à sa hauteur et, surtout, lui échanger un petit secret à l'abri des autres visiteurs. Donc, la femme en robe là bas, c'est Adélaïde Brennen. Il s'avance un peu, histoire d'être à côté d'elle et l'observe avec des yeux pétillants, le dos toujours penché. C'est la directrice, mais je suis sûr que tu le savais déjà, petit génie. J'lui ai dit que ma nièce voulait visiter le musée et vu qu'on se connait bien, elle était contente de te faire visiter la bibliothèque en VIP. Kenna n'était pas vraiment sa nièce, mais il oubliait toujours son titre. Petite cousine ? Cousine germaine ? Aucune idée, voilà pourquoi il parlait d'elle comme de sa nièce. C'était plus simple et surtout plus familial qu'un nom à coucher dehors. Une nièce, ça donnait l'air vachement plus proche qu'une cousine germaine.
Il se redressa, posa une main sur sa tête et fit un grand sourire à Adélaïde qui les attendait à quelques mètres de là. Sa relation avec la directrice était étrange mais bizarrement fonctionnelle. Ils se sautaient au cou régulièrement - surtout parce que Cinaed prenait un malin plaisir à la faire s'étouffer, ou à rougir - mais l'ébéniste considérait l'autre comme une amie. Ca aurait été bizarre de ne pas le faire après toutes les fois où ils s'étaient croisés. Elle avait littéralement été sa belle soeur durant quelques mois, et ils étaient même partis en Allemagne ensemble avec Morgan. Cette anecdote, d'ailleurs, il la raconterait à Kenna dès qu'il le pourrait.
Adélaïde semblait être devenue une figure importante de sa vie, ou si ce n'est importante, au moins présente. Et puis, il aimait bien leur relation même si elle n'avait rien de conventionnelle, comme toutes celles que liaient Cinaed. Même sa relation avec Simon avait été très loin du conventionnel. Heureusement, sa petite sœur ne s'était pas offusquée quand ils avaient arrêtés de se voir en tant qu'amant. Ca lui faisait donc deux bons amis, et Cinaed passait parfois la soirée là bas pour jouer aux cartes avec Simon. Il se souvenait aussi de cette soirée mémorable où les deux hommes avaient essayé sans succès - et pendant près d'une heure - de convaincre Adélaïde de venir faire une soirée Karaoké avec eux, avant qu'elle ne refuse pour finalement les voir rapporter une radio magique qui lançait des chansons où des sorciers hurlaient leurs tripes. Ils avaient chanté longtemps sans même capter quand Adélaïde avait fini par se retirer dans sa chambre. Ce n'était pas parfait, aucune relation ne l'était jamais mais Cinaed appréciait beaucoup cette petite routine qu'ils avaient. Surtout qu'elle tapait bien moins fort avec sa canne quand il faisait des conneries, et ça, c'était une nette amélioration.
Salut. dit-il simplement, tout sourire, après avoir poussé Kenna devant lui jusqu'à ce qu'ils ne soient qu'à un pas de la brune. Tu as aimé mon choix de bouteille, finalement ? Voilà comme il avait réussi à la tirer hors de son bureau pour faire visiter Kenna : une vielle bouteille d'alcool qui lui avait couté un bras et quelques geignements à propos d'une fillette qui a-do-rait l'astronomie - même si Kenna préférait largement les sortilèges, et c'était une petite fierté personnelle. Et qui était Adélaïde Brennen si ce n'était une passionnée d'astronomie, elle aussi ?
Cinaed savait qu'elle aimait partager ses connaissances, alors il n'avait pas hésité à jouer sur cette corde sensible jusqu'à ce qu'elle accepte son idée avec un soupir. Elle lui avait même proposé de laisser la fillette se balader un peu plus tard que la fermeture si elle le souhaitait et Cinaed avait failli l'embrasser. Failli, uniquement, parce qu'il s'était rappelé avec douleur la dernière fois qu'il avait essayé de la serrer dans ses bras sans lui demander avant. La prochaine fois, je t'en apporterais une qu'on pourra partager, je te l'avais dit : le whisky écossais, y'a rien de mieux.
En tout cas ! commença-t-il à s'exclamer d'une voix entraînante. Adé, voici Kenna, Kenna, Adélaïde. Tu peux l'embêter autant que tu veux avec tes questions, je l'empêcherais de fuir. Finit-il avec un clin d'œil amusé avant de glisser à nouveau sa main dans celle de la fillette, bien déterminé à survivre à toute la visite avec elle. L'astronomie le laissait apathique, mais force était d'avouer que certaines choses étaient intéressantes quand on écoutait la bonne personne, et Cinaed aimait aussi écouter les gens parler de leurs passions. Même si, pour le coup, la bibliothèque n'était pas le lieu qui l'intéressait le plus dans le musée. Il ne lisait pas assez pour apprécier la grande collection ou même pour comprendre pourquoi Kenna avait semblé si enthousiaste à l'idée de la visiter.
Initialement, Norra lui avait simplement proposé d'emmener Kenna quelque part et la fillette avait tout de suite proposé cet endroit comme s'il s'agissait de la huitième merveille du monde. M'enfin, il n'avait pas besoin de comprendre son entrain pour le suivre : cette sortie était pour elle, alors c'était à elle de choisir et lui se contenterait de l'observer vivre de bons souvenirs. Il n'avait pas besoin de plus.
Histoire d'ajouter un peu d'ambiance, il se pencha à nouveau vers Kenna et chuchota d'une voix faussement secrète - certain que l'allemande l'entendait aussi - l'information la plus cruciale du jour : Et tu sais, c'est moi qui ai sculpté sa canne. Je l'ai même enchanté, en plus, et elle peut s'illuminer. J'suis sûre qu'elle te montrera comment si tu lui demandes. Et hop, un œil pétillant vers Adélaïde, histoire qu'elle comprenne la demande silencieuse d'en mettre plein les mirettes à la petite Poufsouffle. C'est que Cinaed restait un homme assez vaniteux quand il s'agissait de son travail, et impressionner l'enfant semblait être une mission de vie ou de mort.
1382.
Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Le fils du frère du père de ma mère
Son oncle - ou plutôt grand-oncle, enfin plutôt grand cousin ? elle ne savait plus exactement - lui tenait la main. Kenna avait l'impression d'être revenue au stade de l'enfance. Elle avait pourtant douze ans, mais était aujourd'hui considérée comme une fillette. Mais ça ne la dérangeait pas. Si cela venait de Cinaed, elle l'acceptait. Seulement si ça venait de lui. La sorcière apprenait à connaître, petit à petit, ce membre de sa famille qu'elle avait rencontré au précédent Noël. Il était différent de tous les adultes qu'elle côtoyait. Lui déjà, aimait les sortilèges au contraire de toute sa famille plutôt tourné vers le droit et les potions, deux domaines qui n'intéressaient que moyennement l'adolescente. Il en avait même fait son métier en tenant une boutique d'artéfacts magiques à Pré-au-Lard, qu'elle avait hâte de visiter d'ailleurs, mais l'occasion ne s'était encore jamais présentée. Peut-être que l'année prochaine, elle pourrait lui rendre visite et franchir le pas de sa porte avec les sorties à PaL ouvertes aux troisièmes années. Elle avait hâte de le connaître plus encore, et même hâte qu'il rencontre sa meilleure amie, Enola. Cette dernière serait à coup sûr enchantée de rencontrer un membre de sa famille, même éloignée.
Kenna gardait donc sa main dans celle de son oncle. Avec sa barbe et sa haute stature, il était son protecteur contre les centaines de sorciers inconnus qu'ils croisaient dans les rues de Godric's Hollow. Ils étaient tous pressés - par le temps, par l'argent, par leur destin - et la masse était bien différente de celle de son petit village de Tain en Ecosse, ou même de Poudlard. Kenna s'était déjà confrontée à la foule, notamment l'année dernière aux Quadriennales, mais ici, c'était différent. Les gens foulaient ses pavés non pas de manière exceptionnelle, mais tous les jours, au gré de leur vie personnelle. Et si Kenna était déjà venue dans la capitale sorcière, elle se sentait toujours minuscule entre les grands immeubles.
Lorsque sa mère lui avait annoncé que Cinaed avait proposé de l'emmener à l'Astronarium, elle ne l'avait d'abord pas crue. Après tout, elle ne l'avait pas rencontré souvent ce cousin. Une fois même, lors du Noël dernier. Certes, le contact était tout de suite passé et Kenna s'était rarement trouvée aussi à l'aise avec un adulte, mais cela restait... Surprenant ! Elle ne disait pas non, mais était surprise de savoir que sa mère l'acceptait. Celle-ci lui expliqua alors que lorsqu'elle était à Poudlard, les deux Wallace s'étaient souvent revus et avaient décidé de renouer le contact après toutes ces années sans se croiser. C'est ainsi que Kenna se retrouvait devant l'Astronarium, le musée de l'Astronomie de Godric's Hollow. Les murs aux pierres blanches contrastaient fortement avec les immeubles aux alentours. Le bâtiment était surmonté d'une haute coupole qu'il tardait à l'adolescente de découvrir. La jeune fille aimait ce style classique qui n'avait rien à voir avec l'aspect médiéval de Poudlard. Ils rentrèrent dans le musée en passant par la lourde porte, prirent leur billet et se retrouvèrent au rez-de-chaussée, sous d'imposants lustres. Ils étaient la seule source de lumière, les hautes fenêtres étant calfeutrées avec de grands rideaux pour créer une ambiance tamisée.
Après avoir lu les différents panneaux sur l'astronomie et l'astrologie, Kenna et Cinaed montèrent au premier étage. Là, une énorme collection de livres au nom évocateur de bibliothèque des étoiles les attendait. Kenna n'eut d'yeux que pour elle dès la seconde où elle la vit. Mais Cinaed ne lui avait pas avoué toutes ces surprises, et celle qu'il avait préparé lui ravit son cœur.
Oh wow... Une visite privée ?! Tu as organisé tout ça... Pour moi ? Sur son visage, se lisait le choc et le ravissement. Elle n'avait rencontré Cinaed que depuis peu et pourtant, il avait visé juste en lui proposant une visite privée de la bibliothèque de l'Astronarium. Il n'y avait rien - si ce n'était la magie - que Kenna aimait plus que les livres. Cette délicate attention lui réchauffait le cœur. Merci beaucoup ! Et elle se jeta au cou de son oncle, par pur bonheur.
Cinaed la poussa ensuite de la main vers la directrice. Aborder frontalement cette femme à la prestance impressionnante, toute vêtue de robe et d'une canne, l'inquiétait mais si elle était une amie de son oncle, c'est qu'elle devait être gentille, n'est-ce pas ?
Bonjour... salua-t-elle la directrice de l'Astronarium, les joues rouges, visibleemnt très impressionnée. Puis, elle se tut n'ayant rien d'intéressant à dire en plus. Elle regarda donc les adultes converser entre eux. Quelle relation entretenaient-ils ? Ils semblait se taquiner, presque jouer ensemble comme deux amis ? Ou plutôt... Deux amants ? Non, jamais son oncle ne l'aurait laissé observer ça, si ? En tout cas, les deux sorciers avaient l'air proche et Kenna était ravie de découvrir l'entourage de son oncle qui semblait bien différent de celui de ses parents ou des membres de sa famille. Enchantée...
L'aura de cette femme l'étreignait et la rendait muette. Pourtant, elle aurait bien eu de nombreuses questions à lui poser mais les mots ne voulaient pas sortir de sa bouche. Etait-elle la directrice depuis longtemps ? Comment accédait-on à un tel poste ? Y avait-il de nombreux visiteurs ? Comment réunissait-elle tous ces ouvrages et instruments sur le sujet ? Miss Vermillon l'avait pourtant encouragé, lors de leurs séances de thérapie, à prendre la parole avec les inconnus, mais c'était tellement dur ! Mais peut-être pourrait-elle s'entrainer avec Adélaïde ? C'était une belle opportunité.
Elle n'avait encore jamais pu observer le travail de son oncle - qui l'intriguait énormément - mais ne doutait pas un seul instant que ce qu'il créait était de très bonne facture. Si Kenna ne se connaissait pas de fibre très manuelle, elle était toutefois ravie de savoir que dans sa famille, un de ses membres était porté sur la magie. Elle se sentait comme cela moins seule face à ses propres choix. Cinaed était son oxygène parmi sa famille, le seul qui puisse vraiment la comprendre. Lui était sorti du carcan imposé, il n'était pas dans le monde des potions, mais utilisait dans son métier sa baguette. Alors quand il lui proposa de découvrir une partie de son travail, elle n'hésita pas.
Oh oui... Si ça ce ne vous dérange pas, je veux bien !
Elle voulait soupeser la canne, demander quels enchantements l'entouraient, si le bois avait une incidence sur les runes, toucher sa texture et la voir en action. Tout cela pour se retenir de crier : "C'est mon oncle qui a fait ça, vous avez vu !" dans la salle d'instruments astronomiques. Elle ne le ferait pas, n'en ayant pas le courage, mais la fierté se lisait dans son regard et dans le sourire qu'elle adressait aux deux adultes.
1129
Kenna gardait donc sa main dans celle de son oncle. Avec sa barbe et sa haute stature, il était son protecteur contre les centaines de sorciers inconnus qu'ils croisaient dans les rues de Godric's Hollow. Ils étaient tous pressés - par le temps, par l'argent, par leur destin - et la masse était bien différente de celle de son petit village de Tain en Ecosse, ou même de Poudlard. Kenna s'était déjà confrontée à la foule, notamment l'année dernière aux Quadriennales, mais ici, c'était différent. Les gens foulaient ses pavés non pas de manière exceptionnelle, mais tous les jours, au gré de leur vie personnelle. Et si Kenna était déjà venue dans la capitale sorcière, elle se sentait toujours minuscule entre les grands immeubles.
Lorsque sa mère lui avait annoncé que Cinaed avait proposé de l'emmener à l'Astronarium, elle ne l'avait d'abord pas crue. Après tout, elle ne l'avait pas rencontré souvent ce cousin. Une fois même, lors du Noël dernier. Certes, le contact était tout de suite passé et Kenna s'était rarement trouvée aussi à l'aise avec un adulte, mais cela restait... Surprenant ! Elle ne disait pas non, mais était surprise de savoir que sa mère l'acceptait. Celle-ci lui expliqua alors que lorsqu'elle était à Poudlard, les deux Wallace s'étaient souvent revus et avaient décidé de renouer le contact après toutes ces années sans se croiser. C'est ainsi que Kenna se retrouvait devant l'Astronarium, le musée de l'Astronomie de Godric's Hollow. Les murs aux pierres blanches contrastaient fortement avec les immeubles aux alentours. Le bâtiment était surmonté d'une haute coupole qu'il tardait à l'adolescente de découvrir. La jeune fille aimait ce style classique qui n'avait rien à voir avec l'aspect médiéval de Poudlard. Ils rentrèrent dans le musée en passant par la lourde porte, prirent leur billet et se retrouvèrent au rez-de-chaussée, sous d'imposants lustres. Ils étaient la seule source de lumière, les hautes fenêtres étant calfeutrées avec de grands rideaux pour créer une ambiance tamisée.
Après avoir lu les différents panneaux sur l'astronomie et l'astrologie, Kenna et Cinaed montèrent au premier étage. Là, une énorme collection de livres au nom évocateur de bibliothèque des étoiles les attendait. Kenna n'eut d'yeux que pour elle dès la seconde où elle la vit. Mais Cinaed ne lui avait pas avoué toutes ces surprises, et celle qu'il avait préparé lui ravit son cœur.
Oh wow... Une visite privée ?! Tu as organisé tout ça... Pour moi ? Sur son visage, se lisait le choc et le ravissement. Elle n'avait rencontré Cinaed que depuis peu et pourtant, il avait visé juste en lui proposant une visite privée de la bibliothèque de l'Astronarium. Il n'y avait rien - si ce n'était la magie - que Kenna aimait plus que les livres. Cette délicate attention lui réchauffait le cœur. Merci beaucoup ! Et elle se jeta au cou de son oncle, par pur bonheur.
Cinaed la poussa ensuite de la main vers la directrice. Aborder frontalement cette femme à la prestance impressionnante, toute vêtue de robe et d'une canne, l'inquiétait mais si elle était une amie de son oncle, c'est qu'elle devait être gentille, n'est-ce pas ?
Bonjour... salua-t-elle la directrice de l'Astronarium, les joues rouges, visibleemnt très impressionnée. Puis, elle se tut n'ayant rien d'intéressant à dire en plus. Elle regarda donc les adultes converser entre eux. Quelle relation entretenaient-ils ? Ils semblait se taquiner, presque jouer ensemble comme deux amis ? Ou plutôt... Deux amants ? Non, jamais son oncle ne l'aurait laissé observer ça, si ? En tout cas, les deux sorciers avaient l'air proche et Kenna était ravie de découvrir l'entourage de son oncle qui semblait bien différent de celui de ses parents ou des membres de sa famille. Enchantée...
L'aura de cette femme l'étreignait et la rendait muette. Pourtant, elle aurait bien eu de nombreuses questions à lui poser mais les mots ne voulaient pas sortir de sa bouche. Etait-elle la directrice depuis longtemps ? Comment accédait-on à un tel poste ? Y avait-il de nombreux visiteurs ? Comment réunissait-elle tous ces ouvrages et instruments sur le sujet ? Miss Vermillon l'avait pourtant encouragé, lors de leurs séances de thérapie, à prendre la parole avec les inconnus, mais c'était tellement dur ! Mais peut-être pourrait-elle s'entrainer avec Adélaïde ? C'était une belle opportunité.
Elle n'avait encore jamais pu observer le travail de son oncle - qui l'intriguait énormément - mais ne doutait pas un seul instant que ce qu'il créait était de très bonne facture. Si Kenna ne se connaissait pas de fibre très manuelle, elle était toutefois ravie de savoir que dans sa famille, un de ses membres était porté sur la magie. Elle se sentait comme cela moins seule face à ses propres choix. Cinaed était son oxygène parmi sa famille, le seul qui puisse vraiment la comprendre. Lui était sorti du carcan imposé, il n'était pas dans le monde des potions, mais utilisait dans son métier sa baguette. Alors quand il lui proposa de découvrir une partie de son travail, elle n'hésita pas.
Oh oui... Si ça ce ne vous dérange pas, je veux bien !
Elle voulait soupeser la canne, demander quels enchantements l'entouraient, si le bois avait une incidence sur les runes, toucher sa texture et la voir en action. Tout cela pour se retenir de crier : "C'est mon oncle qui a fait ça, vous avez vu !" dans la salle d'instruments astronomiques. Elle ne le ferait pas, n'en ayant pas le courage, mais la fierté se lisait dans son regard et dans le sourire qu'elle adressait aux deux adultes.
1129
Troisième année RP - Promo 2048-2049 - Préfète inRP depuis le 01/09/2050
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
Fiche PR - PNJs - Liste des RPs en cours
Code couleur : #5C2603
Le fils du frère du père de ma mère
La pierre rouge de sa bague cognait à intervalle régulier contre le pommeau de sa canne, répandant dans la pièce un écho sourd. Devant les portes qui renfermaient — selon elle — les plus grands trésors littéraires scientifiques des siècles derniers, Adélaïde attendait patiemment la venue de Cinaed et de sa...nièce ? Elle n'avait pas trop saisi le lien entre les deux lorsque l'artisan le lui avait exposé. Si ce n'était pas la première fois qu'elle faisait la visite à des enfants, offrir un parcours privé était une nouveauté à laquelle elle n'avait pu encore s'habituer. Pour autant, elle avait hâte de pouvoir rencontrer la petite bouille dont l'ébéniste lui avait parlé avec des étoiles dans les yeux, et espérait que son travail serait à la hauteur des attentes de la jeune sorcière. Car après tout, le plus bel objectif du staff de l'Astronarium, c'était d'en mettre plein la vue.
Lorsque les deux attendus arrivèrent enfin, l'Allemande ne put retenir le sourire naissant sur ses lèvres. Main dans la main, les deux avaient l'air du duo de la mort, soudés comme jamais, et que pouvait-elle faire face à une si attendrissante marque d'affection mutuelle ? Fondant légèrement face à cette scène, elle s'avança vers eux.
« Bonjour Cinaed. Fit-elle simplement à l'attention de l'adulte, comme pour lui rappeler qu'un bonjour poli valait tous les salut du monde. Ce n'était pas mauvais. » Assura-t-elle rapidement, peu encline à l'idée de parler alcool devant une enfant.
Elle se tourna justement vers la petite brune et lui offrit un immense sourire rassurant, avant que les présentations soient faites.
« Kenna, c'est un plaisir. Fit-elle à l'enfant d'une voix posée. Voyons, je n'ai tout de même pas l'intention de fuir, sinon crois-moi cela ferait bien longtemps que j'aurais refusé ta demande, Cinaed ! S'offusqua-t-elle en plaisantant. Elle baissa légèrement la tête pour croiser le regard de la jeune fille. Néanmoins, il a tout à fait juste, si tu as la moindre question — quelle qu'elle soit — n'hésite pas, je suis là pour ça ! »
Adélaïde savait combien il pouvait parfois être impressionnant de poser des questions à plus grand que soi. Linh avait parfois tendance à se montrer timide, et sa marraine avait appris à détecter lorsque c'était le cas. Et puis, même si elle ne l'avouerait pas, elle mourrait d'envie de parler pendant des heures de toutes ces choses qui les entouraient, expliquer le pourquoi du comment telle chose se trouvait ici et non ailleurs. Ainsi, elle priait intérieurement que la brune se sente assez à l'aise pour solliciter son attention le plus régulièrement possible.
« Veux-tu essayer toi-même ? Rien de compliqué, je t'assure. Et elle tendit la canne aux mains de la petite, en retenant un petit rire amusé en constatant que l'artefact lui arrivait tout juste au niveau de cou. Il suffit de trois coups au sol. » Confia-t-elle en l'observant faire.
Chose faite, elle demanda aux deux visiteurs de se rapprocher des portes de la bibliothèque, pour leur faire part d'une petite explication avant d'y pénétrer.
« Avant toute chose, je tiens à préciser que l'accès à la Grande Bibliothèque des Étoiles ne fonctionne pas comme le reste du musée. On n'y entre pas comme on veut. Ainsi, nous régulons les entrées à l'aide d'autorisations. Rien de bien sorcier, il suffit à toute personne désireuse d'y entrer d'envoyer une lettre recommandée, formulant la raison de sa demande, à notre volière. Je leur adresse ensuite un courrier qui leur servira de justificatif lorsqu'ils se présenteront ici. » Expliqua-t-elle sérieusement.
L'astronome marqua une pause, laissant le temps à la plus jeune, puis, après réflexion, à l'Écossais également, d'assimiler cette première partie d'information. Elle ne serait pas étonnée si la petite étudiante avait mieux compris que lui.
« Évidemment, il y a un véritable intérêt à suivre cette procédure, vous vous douterez bien que nous ne faisons pas cela simplement pour embêter nos chers visiteurs ! Précisa-t-elle en riant. La bibliothèque joue deux rôles : une place contenant des livres scientifiques, mais également un lieu d'étude et de recherche. C'est pour cette seconde raison que nous demandons le respect du calme, et dans le meilleur des cas, du silence. D'où la régulation des allers venus. »
Elle jeta un cou d'œil à ses invités, s'assurant qu'ils suivaient. Hésitante, elle précisa :
« En résumé, contrôler l'entrée évite que tous les visiteurs se pointent à l'intérieur et dérangent nos chercheurs. » Elle avait confié à voix basse, pour que personne autour ne l'entende prononcer de tels mots.
Sa main se posa à présent sur la sphère dorée qui servait de poignée. « Kenna, ou même Cin, n'hésitez pas à me demander de ralentir ou de répéter si quelque chose vous échappe, d'accord ? Nous allons à présent pouvoir pénétrer à l'intérieur, le plus intéressant est à venir. »
La scientifique déverrouilla la porte et l'ouvrit d'un mouvement de bras qui se voulait révélateur. D'ici, le cœur de la pièce était presque invisible. Seules deux grandes étagères qui touchaient le plafond ondulaient face à face, créant un couloir aux visiteurs. Adélaïde les invita à entrer, un doigt posé sur ses lèvres pour leur indiquer que désormais, tous trois parleraient à voix basse.
872
Rapides visuels de l'ambiance du lieu :
Lorsque les deux attendus arrivèrent enfin, l'Allemande ne put retenir le sourire naissant sur ses lèvres. Main dans la main, les deux avaient l'air du duo de la mort, soudés comme jamais, et que pouvait-elle faire face à une si attendrissante marque d'affection mutuelle ? Fondant légèrement face à cette scène, elle s'avança vers eux.
« Bonjour Cinaed. Fit-elle simplement à l'attention de l'adulte, comme pour lui rappeler qu'un bonjour poli valait tous les salut du monde. Ce n'était pas mauvais. » Assura-t-elle rapidement, peu encline à l'idée de parler alcool devant une enfant.
Elle se tourna justement vers la petite brune et lui offrit un immense sourire rassurant, avant que les présentations soient faites.
« Kenna, c'est un plaisir. Fit-elle à l'enfant d'une voix posée. Voyons, je n'ai tout de même pas l'intention de fuir, sinon crois-moi cela ferait bien longtemps que j'aurais refusé ta demande, Cinaed ! S'offusqua-t-elle en plaisantant. Elle baissa légèrement la tête pour croiser le regard de la jeune fille. Néanmoins, il a tout à fait juste, si tu as la moindre question — quelle qu'elle soit — n'hésite pas, je suis là pour ça ! »
Adélaïde savait combien il pouvait parfois être impressionnant de poser des questions à plus grand que soi. Linh avait parfois tendance à se montrer timide, et sa marraine avait appris à détecter lorsque c'était le cas. Et puis, même si elle ne l'avouerait pas, elle mourrait d'envie de parler pendant des heures de toutes ces choses qui les entouraient, expliquer le pourquoi du comment telle chose se trouvait ici et non ailleurs. Ainsi, elle priait intérieurement que la brune se sente assez à l'aise pour solliciter son attention le plus régulièrement possible.
« Veux-tu essayer toi-même ? Rien de compliqué, je t'assure. Et elle tendit la canne aux mains de la petite, en retenant un petit rire amusé en constatant que l'artefact lui arrivait tout juste au niveau de cou. Il suffit de trois coups au sol. » Confia-t-elle en l'observant faire.
Chose faite, elle demanda aux deux visiteurs de se rapprocher des portes de la bibliothèque, pour leur faire part d'une petite explication avant d'y pénétrer.
« Avant toute chose, je tiens à préciser que l'accès à la Grande Bibliothèque des Étoiles ne fonctionne pas comme le reste du musée. On n'y entre pas comme on veut. Ainsi, nous régulons les entrées à l'aide d'autorisations. Rien de bien sorcier, il suffit à toute personne désireuse d'y entrer d'envoyer une lettre recommandée, formulant la raison de sa demande, à notre volière. Je leur adresse ensuite un courrier qui leur servira de justificatif lorsqu'ils se présenteront ici. » Expliqua-t-elle sérieusement.
L'astronome marqua une pause, laissant le temps à la plus jeune, puis, après réflexion, à l'Écossais également, d'assimiler cette première partie d'information. Elle ne serait pas étonnée si la petite étudiante avait mieux compris que lui.
« Évidemment, il y a un véritable intérêt à suivre cette procédure, vous vous douterez bien que nous ne faisons pas cela simplement pour embêter nos chers visiteurs ! Précisa-t-elle en riant. La bibliothèque joue deux rôles : une place contenant des livres scientifiques, mais également un lieu d'étude et de recherche. C'est pour cette seconde raison que nous demandons le respect du calme, et dans le meilleur des cas, du silence. D'où la régulation des allers venus. »
Elle jeta un cou d'œil à ses invités, s'assurant qu'ils suivaient. Hésitante, elle précisa :
« En résumé, contrôler l'entrée évite que tous les visiteurs se pointent à l'intérieur et dérangent nos chercheurs. » Elle avait confié à voix basse, pour que personne autour ne l'entende prononcer de tels mots.
Sa main se posa à présent sur la sphère dorée qui servait de poignée. « Kenna, ou même Cin, n'hésitez pas à me demander de ralentir ou de répéter si quelque chose vous échappe, d'accord ? Nous allons à présent pouvoir pénétrer à l'intérieur, le plus intéressant est à venir. »
La scientifique déverrouilla la porte et l'ouvrit d'un mouvement de bras qui se voulait révélateur. D'ici, le cœur de la pièce était presque invisible. Seules deux grandes étagères qui touchaient le plafond ondulaient face à face, créant un couloir aux visiteurs. Adélaïde les invita à entrer, un doigt posé sur ses lèvres pour leur indiquer que désormais, tous trois parleraient à voix basse.
872
Rapides visuels de l'ambiance du lieu :
Reducio
![]() |
![]() |
![]() |
Le fils du frère du père de ma mère
On aurait pu proposer plein de choses à Cinaed : une médaille, un gros gâteau ou un billet de cent et ça ne lui aurait pas fait autant plaisir que le fait que Kenna se jette à son cou. Il l'attrapa habilement, serrant sa taille d'un bras alors qu'il la soulevait et la gardait contre lui pendant quelques secondes. Il la serra contre lui et lui planta un baiser sur le front avant de la reposer par terre et de reposer une main sur son épaule. Il aimait faire plaisir, Cinaed. Avec le temps, il se rendait compte qu'il aimait de plus en plus faire rire les autres autrement qu'avec ses pitreries. Durant de longues années, il avait été trop égoïste pour songer à offrir sans rien en retour mais aujourd'hui, il apprenait à le faire et il comprenait enfin pourquoi tout le monde en disait du bien. Ewan avait toujours eu raison à dire que partager son bonheur avec les autres le rendaient plus savoureux encore. Quand Kenna le serra avec ses petits bras, il eut l'impression de croquer dans la pâtisserie la plus savoureuse qu'on puisse trouver au monde. Un grand sourire étira ses lèvres et il se surprit à fixer l'arrière du crâne de la fillette pendant quelques secondes. Depuis combien de temps n'avait-il pas eu l'impression de faire les bonnes choses au bon moment ? Il ne savait plus. Peut-être qu'il ne l'avait jamais fait avant cette année là d'ailleurs.
Il chérirait ce petit câlin comme ce qu'il était : une marque d'affection et de joie sans arrière pensée. Je me suis dis que ça te ferait plaisir. Et j'ai eu raison, semble-t-il ajouta-t-il avec un regard pétillant. Il se sentait fier de lui et ça n'avait aucun rapport avec ce qu'il était capable de créer avec ses mains ou la quantité de connaissance qu'il avait emmagasiné. C'était juste une fierté toute douce qui lui donnait l'impression d'être au bon endroit, enfin, après des années à errer un peu sans but. S'il avait été un peu plus émotif, il en aurait presque eu la larme à l'œil. Kenna n'aurait probablement pas pu s'en rendre compte puisqu'ils se connaissaient encore assez peu mais en levant les yeux vers Adélaïde, Cinaed n'eut aucun doute que l'allemande comprenait ce qu'il se passait dans sa tête. Elle avait pratiquement toujours su voir à travers ses yeux, même avant qu'il la considère avec autant d'amour et d'amitié qu'aujourd'hui.
Il observa Adélaïde échanger quelques mots avec Kenna sans ouvrir la bouche, juste à apprécier la manière dont son amie acceptait directement la plus jeune. Elle avait beau faire sa dure à cuir, et paraître froide, Cinaed savait qu'Adélaïde aimait les enfants. Enfin, pas ceux qui étaient trop bruyants ou trop idiots. Pour les autres, elle avait un petit sourire qu'il ne voyait jamais autrement que lorsqu'il l'observait échanger avec de petits visiteurs. Il lui semblait que, comme lui, elle trouvait bien plus intéressant les petits esprits que les grands. Les enfants étaient moins irrespectueux, moins secrets et moins faux-cul. Et l'allemande avait l'air d'être du genre à pouvoir arracher les dents de devant à une personne qui lui ferait du charme en face pour ensuite la critiquer dans son dos. Avec les enfants, ça avait peu de chance d'arriver. L'ébéniste rangea dans un coin de la tête l'idée de lui offrir une deuxième bouteille, et même toute une cave à vin si elle continuait à accepter avec un sourire comme ça toutes ses excentricités.
Il ramena ses mains contre sa poitrine, les doigts entortillés les uns dans les autres alors qu'il sautillait. Il avait hâte de montrer la canne à la jeune Poufsouffle. Encore aujourd'hui, il s'agissait d'une des pièces dont il était le plus fier et il était encore plus ravi de savoir qu'elle appartenait à une bonne amie. Sa meilleure, en fait. Ce n'était pas pareil que de voir une de ses créations entre les mains d'inconnus. Le fait qu'Adélaïde garde précieusement l'objet près d'elle à chaque jour qui passait, ça lui donnait l'impression qu'elle emmenait une part de lui un peu partout. Il se sentait proche d'elle, de cette façon tout à fait intime que les gens qui n'étaient pas artistes ne pouvaient pas comprendre. Et, puisqu'il la connaissait mieux que la majorité, il savait qu'elle prendrait soin de sa canne jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus bouger un seul de ses dix doigts. Et ça, c'était rassurant. D'un côté, il avait l'impression que leur amitié prenait vie avec cette canne et que les soins qu'elle y apportait exprimaient non seulement son amour pour son art mais son appréciation de la personne derrière. Et c'est moi qui l'ai faite ! Ajouta-t-il inutilement alors que Kenna faisait taper la canne au sol.
Il bomba le torse à l'idée d'avoir un accès plus simple à la bibliothèque que la majorité des autres visiteurs, même s'il se doutait bien que son pass VIP était la fillette à ses côtés et non pas son charme fou. Adélaïde serait en fait du genre à lui demander de réécrire trois fois sa lettre de demande avant d'en être pleinement satisfaite. Cinaed se tut, évitant de prendre la parole tant qu'Adélaïde n'avait pas fini de parler. Non pas parce qu'il ne voulait pas l'interrompre - ça arrivait, en fait, assez souvent - mais simplement parce que ses explications l'intéressaient beaucoup lui aussi. Il aimait la recherche, Cinaed, même s'il ne s'intéressait qu'à celle sur les sortilèges. L'idée de découvrir de nouvelles choses lui avait toujours paru intéressante même s'il ne se serait pas vu faire ça toute sa vie. C'était une de ses idées d'emploi quand il n'avait pas encore découvert la sculpture. Il s'était demandé si devenir chercheur puis professeur n'était pas une bonne idée. Il aurait sûrement fait ça s'il n'avait pas été un artiste dans l'âme. Les lieux de savoir, du coup, ça lui mettait toujours le sourire aux lèvres. Il n'aimait pas lire, mais il savait comprendre quand un lieu était chargé d'histoire, de connaissance et une vraie plaque tournante pour le futur du monde sorcier. Et puis, papoter avec Adélaïde lui avait forcément apprit pourquoi l'études du ciel était importante.
Je serais sage comme une image, promis ! fit-il avec un grand sourire. Le genre qui présageait souvent tout l'inverse. Il se pencha vers Kenna, et lui dit à voix basse - mais suffisamment haute pour qu'Adélaïde puisse entendre chaque mot - C'est pour moi qu'elle propose de ralentir, elle sait que toi tu es plus futée que je le serais jamais. fit-il avec un clin d'œil conspirateur.
Reprenant la main de Kenna, il suivit Adélaïde à l'intérieur, faisant attention à parler à voix basse. Heureusement le ton grave de sa voix était un vrai atout pour parler bas. Levant les yeux vers les bibliothèques, il ne put s'empêcher de demander : Pour attraper les bouquins en haut, c'est comme à la fac ? Si tu dis le titre, le bouquin vient tout seul ? Parce qu'il n'imaginait pas l'aristocrate grimper sur une échelle avec ses talons.
Il chérirait ce petit câlin comme ce qu'il était : une marque d'affection et de joie sans arrière pensée. Je me suis dis que ça te ferait plaisir. Et j'ai eu raison, semble-t-il ajouta-t-il avec un regard pétillant. Il se sentait fier de lui et ça n'avait aucun rapport avec ce qu'il était capable de créer avec ses mains ou la quantité de connaissance qu'il avait emmagasiné. C'était juste une fierté toute douce qui lui donnait l'impression d'être au bon endroit, enfin, après des années à errer un peu sans but. S'il avait été un peu plus émotif, il en aurait presque eu la larme à l'œil. Kenna n'aurait probablement pas pu s'en rendre compte puisqu'ils se connaissaient encore assez peu mais en levant les yeux vers Adélaïde, Cinaed n'eut aucun doute que l'allemande comprenait ce qu'il se passait dans sa tête. Elle avait pratiquement toujours su voir à travers ses yeux, même avant qu'il la considère avec autant d'amour et d'amitié qu'aujourd'hui.
Il observa Adélaïde échanger quelques mots avec Kenna sans ouvrir la bouche, juste à apprécier la manière dont son amie acceptait directement la plus jeune. Elle avait beau faire sa dure à cuir, et paraître froide, Cinaed savait qu'Adélaïde aimait les enfants. Enfin, pas ceux qui étaient trop bruyants ou trop idiots. Pour les autres, elle avait un petit sourire qu'il ne voyait jamais autrement que lorsqu'il l'observait échanger avec de petits visiteurs. Il lui semblait que, comme lui, elle trouvait bien plus intéressant les petits esprits que les grands. Les enfants étaient moins irrespectueux, moins secrets et moins faux-cul. Et l'allemande avait l'air d'être du genre à pouvoir arracher les dents de devant à une personne qui lui ferait du charme en face pour ensuite la critiquer dans son dos. Avec les enfants, ça avait peu de chance d'arriver. L'ébéniste rangea dans un coin de la tête l'idée de lui offrir une deuxième bouteille, et même toute une cave à vin si elle continuait à accepter avec un sourire comme ça toutes ses excentricités.
Il ramena ses mains contre sa poitrine, les doigts entortillés les uns dans les autres alors qu'il sautillait. Il avait hâte de montrer la canne à la jeune Poufsouffle. Encore aujourd'hui, il s'agissait d'une des pièces dont il était le plus fier et il était encore plus ravi de savoir qu'elle appartenait à une bonne amie. Sa meilleure, en fait. Ce n'était pas pareil que de voir une de ses créations entre les mains d'inconnus. Le fait qu'Adélaïde garde précieusement l'objet près d'elle à chaque jour qui passait, ça lui donnait l'impression qu'elle emmenait une part de lui un peu partout. Il se sentait proche d'elle, de cette façon tout à fait intime que les gens qui n'étaient pas artistes ne pouvaient pas comprendre. Et, puisqu'il la connaissait mieux que la majorité, il savait qu'elle prendrait soin de sa canne jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus bouger un seul de ses dix doigts. Et ça, c'était rassurant. D'un côté, il avait l'impression que leur amitié prenait vie avec cette canne et que les soins qu'elle y apportait exprimaient non seulement son amour pour son art mais son appréciation de la personne derrière. Et c'est moi qui l'ai faite ! Ajouta-t-il inutilement alors que Kenna faisait taper la canne au sol.
Il bomba le torse à l'idée d'avoir un accès plus simple à la bibliothèque que la majorité des autres visiteurs, même s'il se doutait bien que son pass VIP était la fillette à ses côtés et non pas son charme fou. Adélaïde serait en fait du genre à lui demander de réécrire trois fois sa lettre de demande avant d'en être pleinement satisfaite. Cinaed se tut, évitant de prendre la parole tant qu'Adélaïde n'avait pas fini de parler. Non pas parce qu'il ne voulait pas l'interrompre - ça arrivait, en fait, assez souvent - mais simplement parce que ses explications l'intéressaient beaucoup lui aussi. Il aimait la recherche, Cinaed, même s'il ne s'intéressait qu'à celle sur les sortilèges. L'idée de découvrir de nouvelles choses lui avait toujours paru intéressante même s'il ne se serait pas vu faire ça toute sa vie. C'était une de ses idées d'emploi quand il n'avait pas encore découvert la sculpture. Il s'était demandé si devenir chercheur puis professeur n'était pas une bonne idée. Il aurait sûrement fait ça s'il n'avait pas été un artiste dans l'âme. Les lieux de savoir, du coup, ça lui mettait toujours le sourire aux lèvres. Il n'aimait pas lire, mais il savait comprendre quand un lieu était chargé d'histoire, de connaissance et une vraie plaque tournante pour le futur du monde sorcier. Et puis, papoter avec Adélaïde lui avait forcément apprit pourquoi l'études du ciel était importante.
Je serais sage comme une image, promis ! fit-il avec un grand sourire. Le genre qui présageait souvent tout l'inverse. Il se pencha vers Kenna, et lui dit à voix basse - mais suffisamment haute pour qu'Adélaïde puisse entendre chaque mot - C'est pour moi qu'elle propose de ralentir, elle sait que toi tu es plus futée que je le serais jamais. fit-il avec un clin d'œil conspirateur.
Reprenant la main de Kenna, il suivit Adélaïde à l'intérieur, faisant attention à parler à voix basse. Heureusement le ton grave de sa voix était un vrai atout pour parler bas. Levant les yeux vers les bibliothèques, il ne put s'empêcher de demander : Pour attraper les bouquins en haut, c'est comme à la fac ? Si tu dis le titre, le bouquin vient tout seul ? Parce qu'il n'imaginait pas l'aristocrate grimper sur une échelle avec ses talons.
1176.
Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves - Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon


