serre tropicale JPG PNJ "J'ai un QI d'huitre !"

Mardi 13 septembre 2050 - 17:10
Avec @Sigmund Charleston

- Les PNJ d'Elisabeth-Ann Dryke


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Cela faisait déjà treize jours qu'Elisabeth-Ann se trouvait à Poudlard et, bien qu'elle fut heureuse d'avoir retrouvé son amie, Calianor, tout n'était pas tout rose pour la fillette d'onze ans à peine.
Les cours étaient terminés depuis un peu plus d'une demi-heure - si on ne comptait pas le cours d'astronomie qu'elle aurait plus tard dans la nuit - mais, l'enfant était restée dans le lieu de son dernier cours, elle flânait dans les serres de botanique.

Elle voulait être seule et, à la fin des cours, trouver un endroit pour être seule était vraiment quelque chose de difficile !
Le dortoir, tout le monde y passait et, même si elle se trouvait dans son alcôve, on venait toujours lui parler à un moment ou à un autre !
La grande salle allait être envahie d'ici peu, tout comme la bibliothèque !
Le parc était le rendez-vous de tous les amateurs de la nature et des férus de sports en tout genre !
La salle d'étude serait prise d'assaut par les plus studieux des élèves !
Bref... être seul à Poudlard, à cette heure-ci, ce n'était pas chose aisée !

Alors, la Première année avait lentement quitté la salle de cours de botanique qui se trouvait dans la serre méditerranéenne pour arriver gentiment jusqu'à la serre tropicale.
Là, elle fit d'abord le tour et contempla un peu les plantes mais, elle entendait du bruit provenant de l'extérieur et voyait, à travers les vitres, des élèves progresser dans les serres ou dans les abords de celles-ci.
Ne voulant pas être interpellée par quelqu'un, elle remarqua un endroit où elle pourrait aisément passer inaperçue, une place où elle pourrait se mettre, sous les arbres et comme le tronc de ces arbres n'avait rien de particulier, elle décida que ce serait vraiment l'endroit idéal pour s'asseoir et réfléchir à tous les problèmes qu'elle rencontrait et qu'elle trouvait de plus en plus difficile à surmonter chaque jour.

Doucement afin d'être certaine de ne pas abîmer une plante qu'elle n'aurait pas aperçue directement, elle avançait sous les cacaoyers, caféiers et théier set se plaça à un endroit où l'on ne pourrait pas la voir en passant dans le sentier dessiné dans la serre. Elle ne parvenait pas bien à les distinguer les uns des autres mais, elle y trouva refuge et s'installa, le dos appuyé contre le tronc solide de l'un d'eux en s'asseyant à même le sol.

Tout d'abord, elle ferma les yeux et tenta de respirer profondément pour se détendre mais, contrairement à ce qu'elle aurait pu penser, elle entendait toujours autant les cris de ses condisciples qui semblaient ravis d'avoir terminé leur journée de cours et semblaient lâcher leur énergie en parlant plus fort, en émettant parfois des cris stridents, en riant à gorge déployée, bref, en faisant énormément de bruits en tout genre. Eh non ! Ici non plus, ça n'était pas silencieux !

Par contre, plusieurs élèves empruntèrent le petit chemin qui traversait la serre tropicale où elle s'était réfugiée et, aucun ne l'aperçut ! L'endroit était donc aussi discret qu'elle l'avait imaginé ! Et ça, c'était une chance ! Elle allait pouvoir rester là tout un moment, sans que personne ne lui parle et sans que personne ne lui pose de question sur la tête qu'elle faisait car, Elisabeth-Ann avait une mine d'enfant fatigué.

Elle se sentait totalement dépassée par tout ce qu'elle voyait, apprenait, entendait ! Par moment, c'était totalement merveilleux quoique la plupart du temps, complètement incompréhensible ! Mais, le plus souvent, c'était abracadabrant ! Elisabeth-Ann se retrouvait confuse et nigaude devant des situations que même dans les films, elle n'aurait pas pu s'imaginer qu'elles se déroulent devant ses yeux alors, dans la vie réelle...

Au cours, ils employaient du vocabulaire qu'elle ne comprenait pas immédiatement si bien qu'elle devait noter qu'elle devrait aller voir le mot au dictionnaire et, le plus souvent, comme c'était des mots employés uniquement par les sorciers, l'Oxford English Dictionary (OED) n'en faisait pas mention et donc, elle ne comprenait pas de quoi il s'agissait !
Bien sûr, elle avait tenté de demander aux élèves de sa classe mais, à force de les voir lever les yeux au ciel devant ses questions, elle finit par ne plus poser de question... du moins en ce qui concerne le vocabulaire qui semblait courant pour le reste de la classe.
Elle avait tenté de repérer d'autres camarades qui auraient l'air aussi surpris qu'elle mais, elle n'en avait pas vu ! Peut-être qu'ils étaient bien là mais qu'ils cachaient bien mieux leur désarroi !
Et puis, il y avait le buffet aussi...
Le courrier et leur histoire de hiboux !
Sans compter cette histoire de "Moldus" !

La Première année ramena ses genoux contre sa poitrine et les enroula de ses bras sur lesquels elle posa son menton. Quelques secondes plus tard, elle laissa basculer sa tête sur le côté mais, elle n'était vraiment pas confortable, de cette façon et releva la tête et posa son front sur ses avant-bras.
Les larmes montèrent aux yeux de la Poufsouffle qui se demandait bien comment elle allait s'en sortir, dans cette école où on n'apprenait même pas l'anglais ou les sciences.
Elle ferma les yeux pour tenter d'empêcher ses larmes de couler et resta assise contre le tronc de l'arbre, découragée et l'esprit emplit de tristesse.
888 mots
A vous, Monsieur @Sigmund Charleston :)
S'il faut modifier quelque chose, dites-le moi ! :)
Dernière modification par Elisabeth-Ann Dryke le 28 juil. 2026, 16:17, modifié 4 fois.

"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
Fiche PR / Couleur RP : Darkcyan / Promotion 2050-2051

serre tropicale JPG PNJ "J'ai un QI d'huitre !"
Cela faisait déjà treize jours que Sigmund était de retour à Poudlard. Tout était rose, ou presque. L'été n'avait pas été de tout repos et une certaine fatigue accumulée commençait à se faire ressentir. Nana était très agité ces derniers temps, et Sigmund le sentait dans toutes les fibres de son corps : élever un enfant après cinquante ans n'avait décidément rien à voir avec la vingtaine. S'il avait acquis une certaine maturité et de la patience, c'était son corps qui protestait. Cependant, il en était plutôt content. Épuisé mais content. Les enfants, c'était une véritable vocation pour lui, c'était auprès d'eux qu'il se sentait parfaitement à sa place, et utile.

Parfois, son époux le taquinait gentiment à ce sujet.

« Ils devraient créer un poste spécialement pour toi, à Poudlard. Plus d'enseignement, mais juste de la garde d'enfants. Et comme ça, tu ne viens plus nous voir avec des cernes qui tombent jusque dans ta moustache et une pile de copies qui fait peur. Ça serait parfait pour toi. » avait-il dit, avant d'ajouter, un sourire en coin, « Et pour nous. Peut-être qu'on te verrait un peu plus souvent, aussi. »

« Tu veux dire que je serais juste un babysitteur pour ado ? Ceci dit... ils arrêteraient de pester sur mon enseignement, aussi. Comme si je faisais mal mon travail, moi ! »

C'était plus ou moins un poste de directeur de maison sans l'enseignement. Sigmund avait déjà été viré du premier, jamais du second. Une telle situation ne risquait pas d'arriver un jour. Et puis, personne ne s'occuperait des serres aussi bien que lui, rien que d'y penser, ça le faisait ronchonner dans sa moustache. Être à Poudlard et devoir céder son petit espace de verdure aux bons soins de quelqu'un d'autre - non de non, ce n'était pas pour lui !

C'était dans ce coin de verdure qu'il se trouvait aujourd'hui, presque deux semaines après la reprise des cours. Son cours avec les première année avait prit fin une petite demi-heure plus tôt. Il flânait dans les environs et guettait les besoins de ses protégées. L'entretien quotidien des serres avait été terminé avant midi, mais il aimait à prendre son temps. Parfois, il voulait juste papoter avec ses plantes. Elles étaient presque toutes affublées d'un petit nom, et d'après lui, d'une personnalité propre et d'une grande sensibilité.

D'ailleurs, une aura de tristesse se dégageait justement des arbres, là-bas. Il avait le flair pour ça. Qui devait-il consoler aujourd'hui, le caféier ? Le cacaoyer ? Se sentaient-ils tristes d'être loin de chez eux, ou peut-être pleuraient-ils les mauvais soins de leur gardien ? Mais non, ce n'était ni cet arbre ni l'autre, et encore moins le Moringa. Il y avait là une fillette, recroquevillée sur elle même et indéniablement malheureuse.

« Elisabeth-Ann » l'interpella celui qui n'avait pas besoin de beaucoup de temps pour mémoriser les prénoms et visages de ses nouveaux élèves, « Tout va bien, ma grande ? » Il s'agenouilla face à elle et l'observa, soucieux.

Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen

serre tropicale JPG PNJ "J'ai un QI d'huitre !"
Elisabeth-Ann avait posé son front sur ses avant-bras et s'était recroquevillée sous les arbres de la serre tropicale. Elle s'était appuyée contre l'un des troncs et avait ramené ses genoux tout contre son torse. Les larmes naissantes étaient retenues difficilement par la fillette qui, tentait de se rassurer mais, ne trouvait pas de solution. Elle avait fermé les yeux et n'entendit pas que quelqu'un avait traversé la serre et se dirigeait vers elle.

Tout à coup, une voix prononça son prénom et l'interpella. La fillette sursauta comme prise en faute, en inspirant profondément comme si elle avait été surprise en train de préparer un mauvais coup. Elle ouvrit les yeux en redressant la tête et en serrant plus fort encore, ses jambes contre elle. Si cela fut possible, son dos serait littéralement entré dans le tronc d'arbre sur lequel elle s'était appuyée quelques minutes plus tôt. Ses yeux étaient animés par des mouvements un peu désordonnés et rapides, comme ceux des animaux et des enfants terrorisés.

A nouveau, la voix se fit entendre mais, cette fois, elle voyait bien de qui elle venait car, un visage se trouvait près du sien. Quelqu'un s'était agenouillé en face d'elle et l'observait. C'était de là que la voix provenait. Le visage soucieux qui la regardait était un visage connu. Oh pas de puis très longtemps... depuis son arrivée à Poudlard. Et puis, ce visage, elle venait de le quitter voilà bien peu de temps vu qu'il s'agissait de celui de son gentil Professeur de Botanique. Son esprit rassuré, sa respiration reprit et ses yeux cessèrent de montrer un quelconque affolement. Ses épaules qui, s'étaient relevées, se détendirent un peu.

Devant tant d'intérêt spontané à son égard, la petite Poufsouffle qui avait déjà tellement de peine à retenir ses larmes ne put plus les retenir et, celles-ci se mirent à couler abondamment sur ses petites joues rebondies.
Elle était tellement reconnaissante qu'un adulte prenne garde à elle, juste une fois. Depuis son départ de Portree, la petite fille se sentait bien seule, tout son univers avait changé et tous ses repères s'étaient écroulés un après l'autre, pour ceux qui avaient survécus à l'annonce de son statut de sorcière et de sa journée de shopping scolaire sur le chemin de Traverse.

Elle leva les yeux vers ceux du Professeur Charleston et vit qu'il se souciait vraiment de ce qu'elle allait lui répondre et, cela fit monter encore plus d'émotions en elle, la plus forte, fut la reconnaissance envers ce Monsieur, de s'inquiéter pour elle et, elle était tellement touchée que ses larmes redoublèrent et, tentant de répondre à son enseignant, elle se mit à hoqueter en prononçant : "Je... Je... Je euh... ne... se... sais... pas !", finit-elle par dire, oubliant instantanément les mots qu'elle venait de prononcer.
Puis, elle réessaya, toujours les yeux baignés de larmes dont le surplus s'écoulait sur ses joues : "J'a... j'a... rriv'... pas... ! Com... com... prends... prends... pas !"

Entendant qu'elle ne parvenait pas à s'exprimer, elle se remit à pleurer de plus belle, regardant tristement son Professeur tout en plongeant la main dans son sac à bandoulière dans lequel sa main semblait chercher quelque chose.
Ne parvenant pas à trouver ce qu'elle voulait attraper, Elisabeth-Ann se résolut à quitter son Professeur des yeux - non sans une certaine appréhension car, elle ne savait pas ce que cet adulte pourrait peut-être bien lui faire - un bref instant et, entraperçu le paquet de mouchoirs en papier qu'elle convoitait et, l'attrapa.
Toujours en larmes, cette quête de mouchoirs avait permis à son esprit de reprendre un peu contenance et, sa respiration semblait peu à peu se régulariser. Pendant ce temps, ses doigts humides avaient ouvert le paquet et sorti un mouchoir duquel elle se servit, tout d'abord pour essuyer ses larmes de ses yeux vers ses joues. Le paquet, quant à lui était tombé sur ses genoux. La Poufsouffle plia en deux le mouchoir humide et y enfoui le nez et souffla pour le dégager. Elle forma une boule de son mouchoir et le remit dans son sac.

Elle regarda, à nouveau son Professeur et tenta à nouveau de lui expliquer les raisons de son angoisse :
"Je... Je ne trouve pas ce que les mots veulent dire ! Ils sont pas dans le dictionnaire !
Et Et Et je sais pas ce que je peux manger alors je mange que du pain et des fruits !
Et Et Et paraît que je suis un moldu et que c'est pas bien mais moi, je sais pas bien ce que c'est !
Et Et Et je reçois des lettres de mon papa qui me gronde parce que je ne réponds pas et que c'est pas difficile de trouver une boîte aux lettres mais, j'ai chercher partout, même à la vo vo volière mais y en a pas !
Et Et Et je vais me faire gronder ! Il Il Il m'a déjà punie ! Je pourrais pas rentrer chez Mon Nononque pour Noël tellement qu'il est fâché ! Il me l'a déjà écrit ! Mais c'est pas ma fôôôte !
", déballa-t-elle tout d'un coup en hoquetant sur les premiers mots de ses phrases en laissant les larmes couler sur ses joues, ses commissures de ses lèvres tombant vers le bas et ses yeux suppliants qui regardaient son Professeur de Botanique à travers ses sanglots.
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A vous, Monsieur @Sigmund Charleston :)

"La patience est mère de toutes les vertus" - Lama KARTA
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