Vous m'avez entendue ? Mince...
12 septembre 2050
Summer soupira en entrant dans la bibliothèque. Ce n'était pas tant le fait d'entrer dans la bibliothèque qui la faisait soupirer ainsi, mais bel et bien la perspective de ce qu'elle allait y trouver. Enfin, de qui elle allait y trouver.
Si, durant sa première année, Summer avait adoré aller à la bibliothèque et l'avait énormément fréquentée, elle était désormais certaine que ce ne serait pas le cas de sa deuxième année.
Pourquoi ? La raison était très simple : elle détestait la nouvelle bibliothécaire. Elle la haïssait véritablement, du plus profond de son être. Bon, il fallait l'accorder, Summer n'avait pas encore très souvent eu l'occasion d'estimer complètement son caractère, mais son intervention la veille avec la liste des garçons, la façon dont elle traitait les élèves, et ses principes de base lui avaient largement suffit pour se faire une idée générale : elle la détestait.
Et puis, elle était certaine qu'une fois que la bibliothécaire la connaîtrait un peu mieux, ce serait largement réciproque. D'après ce qu'avait entendu la Serpentard, Miss Pinehead ne vivait que pour le calme, le silence et l'ordre. Summer, c'était tout l'inverse : pleine d'énergie, elle avait besoin d'action, et n'hésitait pas à en créer.
Alors oui, elle évitait la bibliothèque comme la peste, et ça la peinait bien. Elle n'avait pas une réserve de livres illimités, et il était hors de question qu'elle dépense tous ses galions à Fleury et Bott (elle préférait les garder pour les sucreries, merci). Et puis, elle adorait faire ses devoirs à la bibliothèque... Elle y avait fait de supers rencontres, aussi. Dorian, par exemple. Bref, elle avait l'impression de voir certains de ses meilleurs souvenirs partir en fumée avec l'arrivée de cette bibliothécaire arriviste. Et elle détestait ça aussi.
Bref, tout allait très mal, etc etc. Mais il y avait un autre problème : Summer était têtue, et pire, insolente. Alors même si elle détestait chaque seconde passée entre ses murs, elle irait quand même à la bibliothèque, rien ni personne ne l'en empêcherait. Et encore une moins une adulte qui se croyait puissante, non mais.
Bref, elle s'obstinait. Juste pour se défier elle même, se prouver qu'elle était capable de côtoyer le diable.
Mais bon, elle ne l'aimait pas pour autant, et elle le faisait savoir aux autres : elle rentra voutée dans la bibliothèque, mains enfoncées dans les poches, moue renfrognée au visage. Elle avait pas envie d'être là mais elle y allait quand même.
Elle ignorait cependant ce que pensaient les autres de Miss Pinehead. Jamais jusque là elle n'avait croisé quelqu'un qui disait tout haut ne pas l'aimer, et pourtant, entre élèves, ça jasait souvent sur les profs et autres adultes du château.
Alors même qu'elle pénétrait pour de bon dans les lieux, elle ne prit pas la peine de profiter de la bonne odeur de papier et de parchemin, et demanda sur un coup de tête sur un coup de tête, elle se pencha vers une élève de sa promo pour lui annoncer, sans même penser à baisser la voix :
-T'en pense quoi, d'la nouvelle bibliothécaire ? T'sais, Miss Pinehead... moi je la déteste, elle est horrible.
______
526 mots
@Églantine Pinehead dites moi s'il faut changer quelque chose !
2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA
Vous m'avez entendue ? Mince...
De temps à autres, Églantine risquait à se demander si elle ne pouvait pas autoriser un peu de musique dans la bibliothèque. Juste ce qu'il fallait, pas trop fort, et en aucun cas le choix des morceaux ne serait laissé aux élèves. Il était hors de question qu'autre chose que de la musique classique retentisse un jour dans ce lieu. Mozart, Back, Beethoven... Les moldus étaient des drôles d'être humains, profondément inférieurs tant leur inutilité et leur ignorance était grande, mais par Merlin, qu'est-ce qu'ils étaient doués en musique. Une bien bonne chose, de compenser son inutilité par un talent aussi grand. Bien que la musique soit par définition inutile, évidemment, elle n'en demeurait pas moins agréable à l'oreille, et également capable de stimuler les capacités cérébrales, si l'on s'en servait à bon escient.
Quoi qu'il en soit, ce ne serait pas aujourd'hui que le projet pourrait voir le jour. Il y avait encore fort à faire en ce lieu, et il était hors de question que la bibliothécaire se détourne de son objectif. Errant au milieux des étagères, afin de surveiller que nul ne se permette d'outrepasser les règles du lieu, ce fut alors que son oreille capta une réflexion fort désagréable. Une inspiration fit frémir ses narines. Par Merlin, mais quel monde avait fait ces élèves ? Elle ne gardait pas souvenir de marmots si insupportables à l'époque où elle-même était à Poudlard. Qu'avait-il bien pu se passer pour que de tels défauts surgissent à cette époque ?
« Homonculus. »
Une fois le nom de la gamine impropre en poche, elle s'approche de derrière une étagère, se dressant de toute sa droiture avec sa canne.
« Bonjour, Mademoiselle Jenkins. »
Elle pensa que nul mot ne serait nécessaire. Après tout, les élèves parlent, lorsqu'ils pensent que personne ne les écoute. En fonction de la réaction de la belligérante, peut-être que sa punition s'en verrait allégée...
Quoi qu'il en soit, ce ne serait pas aujourd'hui que le projet pourrait voir le jour. Il y avait encore fort à faire en ce lieu, et il était hors de question que la bibliothécaire se détourne de son objectif. Errant au milieux des étagères, afin de surveiller que nul ne se permette d'outrepasser les règles du lieu, ce fut alors que son oreille capta une réflexion fort désagréable. Une inspiration fit frémir ses narines. Par Merlin, mais quel monde avait fait ces élèves ? Elle ne gardait pas souvenir de marmots si insupportables à l'époque où elle-même était à Poudlard. Qu'avait-il bien pu se passer pour que de tels défauts surgissent à cette époque ?
« Homonculus. »
Une fois le nom de la gamine impropre en poche, elle s'approche de derrière une étagère, se dressant de toute sa droiture avec sa canne.
« Bonjour, Mademoiselle Jenkins. »
Elle pensa que nul mot ne serait nécessaire. Après tout, les élèves parlent, lorsqu'ils pensent que personne ne les écoute. En fonction de la réaction de la belligérante, peut-être que sa punition s'en verrait allégée...
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Vous m'avez entendue ? Mince...
Summer n'eut pas besoin de se retourner pour deviner quel démon venait de lui tomber dessus. En fait, elle le sut très bien à la réaction qu'eut sa camarade avant qu'elle ne déguerpisse. Et même, elle reconnaissait cette froideur, cette sècheté, et pire, cette façon de refroidir l'atmosphère comme un satané bloc de glace.
C'était un peu ce qu'elle inspirait à Summer. Elle n'avait rien d'humain, tout de froid, d'impassible, de glaçant.
Un glaçon. Oui, la nouvelle bibliothécaire était un glaçon. Et Summer détestait profondément les glaçons.
Elle savait aussi pourquoi le glaçon en question lui tombait dessus. Elle n'était pas idiote, elle avait compris qu'on l'avait entendue. Au moins en partie. Ou alors elle avait parlé trop fort ? C'était peut être ça, après tout... Elle se surprit à espérer que sa faute ne soit que cela, avant de revenir à la réalité. De toute façon, si elle avait parlé si fort, alors elle avait été entendue, elle le savait.
Elle ne pouvait pas rester immobile éternellement, elle en était consciente. Alors elle prit son courage à deux mains, et se retourna. Pendant toute la durée de son demi tour, il lui fallut se rappeler que peu lui importait d'être punie, qu'une petite heure de colle, ce n'était rien, pour trouver le courage d'aller jusqu'au bout.
C'était terrifiant, toutefois, de savoir ce qui l'attendait, de savoir qu'elle n'allait pas pouvoir y échapper.
Elle se retourna avec le sentiment d'être une condamnée qui se dirige vers son peloton d'exécution.
Toutefois quand elle se retrouva face à cette figure imposante, terrifiante, froide, elle retrouva son courage. La dame lui faisait peur, ça oui. Mais bon, de toute façon, qu'est ce qu'elle allait faire ? À ce qu'elle en savait, il était interdit aux adultes de punir physiquement les élèves, du moins elle l'espérait. Donc elle ne pourrait pas l'atteindre. Qu'elle contacte ses parents ? Ils avaient d'autres chats à fouetter. Qu'elle lui donne de longues heures de retenue ? Comme l'avait dit Summer à Matthew, il y a presque un an, elle ne craignait pas les punitions, et les voyait comme un potentiel moment de rencontre et d'amitié.
Cette dame, quelle que fut sa cruauté ou sa motivation à la châtier, ne pourrait pas l'atteindre.
Et tout d'un coup, Summer se sentit plus forte.
Elle releva le menton, soutint son regard. Elle savait faire, ça. Quand l'insolence prenait le dessus, quand elle n'était plus qu'un sourire narquois... Elle était en terrain connu. Tout allait bien.
-Oui, Miss Pinehead ? s'inquiéta-t-elle d'un ton innocent.
Elle ne lui offrirait pas le plaisir d'admettre sa faute, ni même d'admettre qu'elle était en tort. Que l'autre commence à être plus tolérante, et alors peut être Summer reviendrait sur cela.
Mais en attendant, il y avait cette haine au fond d'elle, cette rancœur que le précédent bibliothécaire soit parti et les ait laissé avec ce... Monstre.
Ce glaçon.
Summer, dans toute son amertune et sa haine, décida même de pousser le vice plus loin, et elle esquissa un sourire parfaitement ironique, accompagné d'un :
-Vous cherchez quelque chose ?
Dans sa propre bibliothèque. Summer allait peut être un peu loin, d'accord. Mais elle voulait savoir si sous cette façade d'impassibilité, il y avait une vraie personne. Une personne qui s'énervait comme les autres, qui criait comme les autres.
Plus que d'agir par simple colère, Summer voulait percer à jour le mystère de Miss Pinehead.
568 mots
C'était un peu ce qu'elle inspirait à Summer. Elle n'avait rien d'humain, tout de froid, d'impassible, de glaçant.
Un glaçon. Oui, la nouvelle bibliothécaire était un glaçon. Et Summer détestait profondément les glaçons.
Elle savait aussi pourquoi le glaçon en question lui tombait dessus. Elle n'était pas idiote, elle avait compris qu'on l'avait entendue. Au moins en partie. Ou alors elle avait parlé trop fort ? C'était peut être ça, après tout... Elle se surprit à espérer que sa faute ne soit que cela, avant de revenir à la réalité. De toute façon, si elle avait parlé si fort, alors elle avait été entendue, elle le savait.
Elle ne pouvait pas rester immobile éternellement, elle en était consciente. Alors elle prit son courage à deux mains, et se retourna. Pendant toute la durée de son demi tour, il lui fallut se rappeler que peu lui importait d'être punie, qu'une petite heure de colle, ce n'était rien, pour trouver le courage d'aller jusqu'au bout.
C'était terrifiant, toutefois, de savoir ce qui l'attendait, de savoir qu'elle n'allait pas pouvoir y échapper.
Elle se retourna avec le sentiment d'être une condamnée qui se dirige vers son peloton d'exécution.
Toutefois quand elle se retrouva face à cette figure imposante, terrifiante, froide, elle retrouva son courage. La dame lui faisait peur, ça oui. Mais bon, de toute façon, qu'est ce qu'elle allait faire ? À ce qu'elle en savait, il était interdit aux adultes de punir physiquement les élèves, du moins elle l'espérait. Donc elle ne pourrait pas l'atteindre. Qu'elle contacte ses parents ? Ils avaient d'autres chats à fouetter. Qu'elle lui donne de longues heures de retenue ? Comme l'avait dit Summer à Matthew, il y a presque un an, elle ne craignait pas les punitions, et les voyait comme un potentiel moment de rencontre et d'amitié.
Cette dame, quelle que fut sa cruauté ou sa motivation à la châtier, ne pourrait pas l'atteindre.
Et tout d'un coup, Summer se sentit plus forte.
Elle releva le menton, soutint son regard. Elle savait faire, ça. Quand l'insolence prenait le dessus, quand elle n'était plus qu'un sourire narquois... Elle était en terrain connu. Tout allait bien.
-Oui, Miss Pinehead ? s'inquiéta-t-elle d'un ton innocent.
Elle ne lui offrirait pas le plaisir d'admettre sa faute, ni même d'admettre qu'elle était en tort. Que l'autre commence à être plus tolérante, et alors peut être Summer reviendrait sur cela.
Mais en attendant, il y avait cette haine au fond d'elle, cette rancœur que le précédent bibliothécaire soit parti et les ait laissé avec ce... Monstre.
Ce glaçon.
Summer, dans toute son amertune et sa haine, décida même de pousser le vice plus loin, et elle esquissa un sourire parfaitement ironique, accompagné d'un :
-Vous cherchez quelque chose ?
Dans sa propre bibliothèque. Summer allait peut être un peu loin, d'accord. Mais elle voulait savoir si sous cette façade d'impassibilité, il y avait une vraie personne. Une personne qui s'énervait comme les autres, qui criait comme les autres.
Plus que d'agir par simple colère, Summer voulait percer à jour le mystère de Miss Pinehead.
568 mots
2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA
Vous m'avez entendue ? Mince...
Églantine n'eut même pas le besoin d'entendre les premiers mots de l'insolente pour d'ores et déjà se faire son avis sur sa personnalité. Une véritable peste, arrogante et provocatrice, la pire engeance d'élève que la vieille bibliothécaire pouvait imaginer en toute conscience. Pour les adorateurs de la présomption d'innocence, il n'y eut qu'à observer la première réaction de la jeune fille pour mesurer qu'elle s'était sentie prise la main dans le sac. Elle-même savait pertinemment ce qui pouvait donc lui être reproché. Et lorsqu'elle pivota en direction d'Églantine, cette dernière crut bien qu'elle allait laisser sa canne s'abattre sur le crâne de cette gourgandine !
Oh... ce genre d'élève, ce genre d'adolescent, ce genre de chiendent infernal que les parents se targuent d'avoir élevé si bien. Ceux et celles qui ne mériteraient rien d'autre qu'une bonne paire de taloches à l'arrière du crâne pour les remettre en place et leur apprendre les bonnes manières. Mais maintenant que les fondations étaient posées, Églantine n'allait en aucun cas épuiser son énergie pour une sale gamine débraillée qui ne valait même pas un seul de ses souffles.
S'il y avait bien une chose, parmi la longue liste, qu'Églantine ne supportait pas, c'était bien que l'on se paye sa tête, et encore plus si cela était fait de façon aussi criante. Elle hésita en inspirant profondément, son visage parfaitement composé, taillé dans la pierre. Peut-être qu'un simple rappel pourrait... Oh, seigneur, elle avait osé. Une nouvelle provocation. Bien. Elle voulait jouer, peut-être qu'Églantine allait se laisser tenter, mais qu'elle ne la prenne pas pour un lapereau de six semaines.
Tout à fait, je suis à la recherche du respect, ne l'auriez-vous pas aperçu à tout hasard ? Je sais bien qu'avec vous, il a dû déserté depuis longtemps, mais qui sait ?
Allons, Églantine, tu vaux mieux que ça. Hélas, tu ne peux te permettre une telle réflexion. Pas tout de suite, tout du moins, pour le moment, elle allait simplement ignorer ces bravades ridicules et puériles.
« Je retire trois points de maison à Serpentard. Un pour l'infraction à l'article I.1.1 du règlement intérieur, et deux pour les provocations. Libre à vous de penser librement, mais veillez à ce que vos offenses verbales ne dépassent pas un certain niveau sonore. Le zéro décibel devrait être suffisant. »
Si Églantine avait eu deux décennies de moins, peut-être aurait-elle ponctué sa dernière phrase d'une petite pique. Quelque chose comme comparer le zéro décibel au nombre de neurones de la jeune fille... Mais après tout, elle était bibliothécaire, mère, double diplômée d'université (le sachiz-vous ?), elle ne pouvait décemment point s'abaisser à de telles paroles. Peut-être bien que le niveau moyen de l'intelligence des élèves de cette école commençait à l'affecter... Elle devait sérieusement se replonger dans une bonne thèse pour maintenir son esprit affûté comme il le fallait.
Oh... ce genre d'élève, ce genre d'adolescent, ce genre de chiendent infernal que les parents se targuent d'avoir élevé si bien. Ceux et celles qui ne mériteraient rien d'autre qu'une bonne paire de taloches à l'arrière du crâne pour les remettre en place et leur apprendre les bonnes manières. Mais maintenant que les fondations étaient posées, Églantine n'allait en aucun cas épuiser son énergie pour une sale gamine débraillée qui ne valait même pas un seul de ses souffles.
S'il y avait bien une chose, parmi la longue liste, qu'Églantine ne supportait pas, c'était bien que l'on se paye sa tête, et encore plus si cela était fait de façon aussi criante. Elle hésita en inspirant profondément, son visage parfaitement composé, taillé dans la pierre. Peut-être qu'un simple rappel pourrait... Oh, seigneur, elle avait osé. Une nouvelle provocation. Bien. Elle voulait jouer, peut-être qu'Églantine allait se laisser tenter, mais qu'elle ne la prenne pas pour un lapereau de six semaines.
Tout à fait, je suis à la recherche du respect, ne l'auriez-vous pas aperçu à tout hasard ? Je sais bien qu'avec vous, il a dû déserté depuis longtemps, mais qui sait ?
Allons, Églantine, tu vaux mieux que ça. Hélas, tu ne peux te permettre une telle réflexion. Pas tout de suite, tout du moins, pour le moment, elle allait simplement ignorer ces bravades ridicules et puériles.
« Je retire trois points de maison à Serpentard. Un pour l'infraction à l'article I.1.1 du règlement intérieur, et deux pour les provocations. Libre à vous de penser librement, mais veillez à ce que vos offenses verbales ne dépassent pas un certain niveau sonore. Le zéro décibel devrait être suffisant. »
Si Églantine avait eu deux décennies de moins, peut-être aurait-elle ponctué sa dernière phrase d'une petite pique. Quelque chose comme comparer le zéro décibel au nombre de neurones de la jeune fille... Mais après tout, elle était bibliothécaire, mère, double diplômée d'université (le sachiz-vous ?), elle ne pouvait décemment point s'abaisser à de telles paroles. Peut-être bien que le niveau moyen de l'intelligence des élèves de cette école commençait à l'affecter... Elle devait sérieusement se replonger dans une bonne thèse pour maintenir son esprit affûté comme il le fallait.
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Vous m'avez entendue ? Mince...
La première chose que Summer remarqua, c'est que la bibliothécaire restait de marbre. En général, les adultes à qui elle répondait ainsi se mettaient tellement en colère que leur visage rougissait et que leur bouche se déformait quand ils se mettaient à crier. Mais non, pas de réaction de la part de cette dernière.
Elle aurait aimé pouvoir dire que c'était parce que cette dernière était idiote. Ou bien parce qu'elle était si... froide, terrifiante et lointaine qu'elle ne comprenait pas la provocation. Mais ça aurait été se traiter soit même d'idiote, puisqu'elle même s'efforçait de rester impassible à chaque insulte, chaque provocation, chaque coup que lui portait les gens, ou même la vie en général. Une de ses plus grandes fiertés. Elle arrivait généralement à faire croire que rien ne l'atteignait, et elle adorait ça. Même si ce n'était que mentir, aux autres comme à elle.
Cette fois encore, elle enfouit ses mains dans ses poches, l'air nonchalant, quand la réponse de Miss Pinehead fusa. Elle pencha la tête sur le côté, faisant mine d'être intéressée par ses paroles. Seulement l'autre perdit son intérêt à partir du moment où elle évoqua le numéro de l'article elle ne savait combien. Un léger sourire naquit sur ses lèvres à la phrase suivante, au pléonasme de la dame.
Ainsi donc, même la bibliothécaire était incapable de s'exprimer correctement ? Libre de penser librement. Très subtil, merci beaucoup.
Enfin, qu'est-ce qu'elle disait ? Trois points. Trois tous petits points perdus, ce n'était absolument rien. Qu'est-ce que qu'elle gagnerait à s'incliner devant ce dragon, si ce n'est perdre son honneur ? Elle n'avait pas peur d'elle. Enfin, si, mais c'était une peur irrationnelle. Elle n'avait aucune raison de la ressentir, alors elle agrandit son sourire, et lui rétorqua :
-Oh, je suis ravie de voir que vous vous ennuyez suffisamment pour lire le règlement en entier, mais ce n'est absolument pas mon cas. Un jour peut-être...
Elle se mordit la lèvre, pencha la tête, et suggéra :
-En colle, peut être ?
Juste pour voir. Savoir. Dans tous les cas, elle serait gagnante. Si elle lui mettait une heure, deux, voir une semaine si ça lui chantait, alors elle aurait cédé au défi que Summer lui lançait. Et si elle ne lui en mettait pas... Et bien Summer s'en sortirait sans punition particulièrement ennuyante, et ça vaudrait toutes les victoires du monde.
-Ensuite... Et bien, "libre de penser librement"... Madame madame madame !
Elle secoua la tête d'un air réprobateur.
-Moi qui pensait que vous lisiez beaucoup... Même moi je sais qu'il s'agit d'un pléonasme ! Libre de penser comme vous le souhaitez, ça aurait été mieux, non ? On aurait évité les répétitions... Enfin bref. Je lance beaucoup d'insulte verbales à zéro décibel, figurez vous.
Ce n'était pas un mensonge. Depuis le début d'année, particulièrement, Summer était emplie d'une rage insatiable qui tentait de surpasser la tristesse et la solitude. Et du coup, elle insultait tout le monde dans sa tête pour un oui ou pour un non. C'était comme ça. Comme si Lilith avait remarqué la graine de colère au fond d'elle, l'avait arrosé pendant un an, et la plante qu'elle avait réussi à faire pousser avait fleuri à leur dispute.
-Simplement, y en a qui sont tellement vraies que parfois je les dit à voix haute.
Voilà. Elle avait terminé, elle n'avait plus rien à répliquer. Elle enfonça davantage encore ses mains dans ses poches et elle soutint le regard de la bibliothécaire, attendant le châtiment qui ne manquerait pas de tomber, elle en était certaine.
595 mots
Elle aurait aimé pouvoir dire que c'était parce que cette dernière était idiote. Ou bien parce qu'elle était si... froide, terrifiante et lointaine qu'elle ne comprenait pas la provocation. Mais ça aurait été se traiter soit même d'idiote, puisqu'elle même s'efforçait de rester impassible à chaque insulte, chaque provocation, chaque coup que lui portait les gens, ou même la vie en général. Une de ses plus grandes fiertés. Elle arrivait généralement à faire croire que rien ne l'atteignait, et elle adorait ça. Même si ce n'était que mentir, aux autres comme à elle.
Cette fois encore, elle enfouit ses mains dans ses poches, l'air nonchalant, quand la réponse de Miss Pinehead fusa. Elle pencha la tête sur le côté, faisant mine d'être intéressée par ses paroles. Seulement l'autre perdit son intérêt à partir du moment où elle évoqua le numéro de l'article elle ne savait combien. Un léger sourire naquit sur ses lèvres à la phrase suivante, au pléonasme de la dame.
Ainsi donc, même la bibliothécaire était incapable de s'exprimer correctement ? Libre de penser librement. Très subtil, merci beaucoup.
Enfin, qu'est-ce qu'elle disait ? Trois points. Trois tous petits points perdus, ce n'était absolument rien. Qu'est-ce que qu'elle gagnerait à s'incliner devant ce dragon, si ce n'est perdre son honneur ? Elle n'avait pas peur d'elle. Enfin, si, mais c'était une peur irrationnelle. Elle n'avait aucune raison de la ressentir, alors elle agrandit son sourire, et lui rétorqua :
-Oh, je suis ravie de voir que vous vous ennuyez suffisamment pour lire le règlement en entier, mais ce n'est absolument pas mon cas. Un jour peut-être...
Elle se mordit la lèvre, pencha la tête, et suggéra :
-En colle, peut être ?
Juste pour voir. Savoir. Dans tous les cas, elle serait gagnante. Si elle lui mettait une heure, deux, voir une semaine si ça lui chantait, alors elle aurait cédé au défi que Summer lui lançait. Et si elle ne lui en mettait pas... Et bien Summer s'en sortirait sans punition particulièrement ennuyante, et ça vaudrait toutes les victoires du monde.
-Ensuite... Et bien, "libre de penser librement"... Madame madame madame !
Elle secoua la tête d'un air réprobateur.
-Moi qui pensait que vous lisiez beaucoup... Même moi je sais qu'il s'agit d'un pléonasme ! Libre de penser comme vous le souhaitez, ça aurait été mieux, non ? On aurait évité les répétitions... Enfin bref. Je lance beaucoup d'insulte verbales à zéro décibel, figurez vous.
Ce n'était pas un mensonge. Depuis le début d'année, particulièrement, Summer était emplie d'une rage insatiable qui tentait de surpasser la tristesse et la solitude. Et du coup, elle insultait tout le monde dans sa tête pour un oui ou pour un non. C'était comme ça. Comme si Lilith avait remarqué la graine de colère au fond d'elle, l'avait arrosé pendant un an, et la plante qu'elle avait réussi à faire pousser avait fleuri à leur dispute.
-Simplement, y en a qui sont tellement vraies que parfois je les dit à voix haute.
Voilà. Elle avait terminé, elle n'avait plus rien à répliquer. Elle enfonça davantage encore ses mains dans ses poches et elle soutint le regard de la bibliothécaire, attendant le châtiment qui ne manquerait pas de tomber, elle en était certaine.
595 mots
2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA
Vous m'avez entendue ? Mince...
Au milieu du tourment de cataclysmes tempêtant allègrement sous le crâne de la vieille bibliothécaire, la seule et unique réaction qui put se lire sur son visage fut une expiration un peu trop lasse. Encore plus raide qu'à son habitude, ce qui était suffisamment rare pour le souligner, Églantine se tenait comme si la justice avait raidi son dos pour le maintenir en place à tout jamais. Forte de sa prestance naturelle, toujours élégamment vêtues, se refusant à la facilité d'habillage, ses yeux contemplaient en silence la jeune insolente. Elle désirait voir, par curiosité, jusqu'où elle irait.
Rares furent les fois où la vieille bibliothécaire avait pu contempler un tel comportement. Une volonté si flagrante de défier l'autorité, cette nonchalance assumée, tellement assurée de sa bienséance et de sa bienpensance. L'arrogance doublée de son indifférence plus qu'évidente pour les punitions classiques sautaient aux yeux, et Églantine dut réfléchir quelques secondes en silence pour jauger la meilleure réplique. Une retenue serait clairement contre-productive, la jeune fille semblait presque supplier pour en obtenir une. Des dissertations pourraient être intéressantes, mais elle craignait une royale perte de temps. De toute évidence, cette jeune demoiselle apparaissait comme un cas épineux, une âme égarée, victime du laxisme de cette école. Si cela ne tenait qu'à elle, Églantine aurait probablement hésité à la renvoyer une bonne semaine, pour lui faire les pieds.
Cependant, il fallait se révéler subtil, pour ne pas rentrer dans le jeu de l'élève. Elle n'avait pas que ça à faire, et elle mettait un point d'honneur à dresser comme il le fallait les indisciplinés. Aussi, savait-elle parfaitement où frapper. Face à ceux qui ne craignaient ni retenue ni colle, il fallait toucher aux loisirs. Celles qui se complaisent dans la délinquance, il fallait serrer la vis, jusqu'à l'étouffer, pour l'affaiblir, et qu'elle capitule et se plie aux exigences nécessaires de cette école.
« Je vous propose d'être méthodique. »
Ses pupilles s'étrécirent de façon imperceptible. Une partie d'elle rechignait à envoyer tant d'élèves chez la directrice, mais elle se refusait à se réfugier derrière une facilité sur laquelle comptait ce genre de cas social. Ses mains croisées sur sa robe, elle ne plaça pas un mot plus haut que l'autre, comme à son habitude.
« Pour sanctionner votre comportement, et votre évidente absence de remise en question, vous serez convoquée chez la directrice pour vous expliquer. Une lettre sera ensuite adressée à vos parents pour leur expliquer votre comportement et la sanction. Ah oui, la sanction. À compter de ce jour, et jusqu'à la fin du semestre, il vous sera interdit toute participation à tout club, toute équipe, ou toute activité ludique de cette école. Ce qui implique, aucune participation au moindre match de quidditch, si vous êtes joueuse, cheerleaders, ou fanfariste. Aucune participation au club de bavboules, ni au club de duels, à aucun club, de façon général, soyez assurée que tous les adultes seront mis au courant. Et une fois ce semestre terminé, si vous désirez reprendre ou entamer une activité, vous aurez l'obligation de me rendre une dissertation sur l'importance essentielle du respect dans la vie en communauté. »
Un instant de silence, pour être certaine que l'élève en face ait bien enregistré.
« Je vous demanderai à présent de quitter cet endroit. La bibliothèque n'est point un endroit où pester ni défier l'autorité, encore moins pour faire honte à cette école. »
Le ton de la bibliothécaire était plus qu'irrévocable. Elle n'avait pas la moindre pitié pour cette méprisable gamine, qui prenait un plaisir bien trop visible à la contrarier. Déjà qu'elle se souvenait parfaitement de sa présence à cette liste ridicule de garçons, qui avait déjà amené le décadence sur cette école, voilà qu'elle confirmait ses soupçons. De la graine de délinquante, voilà ce qu'elle était ! Et elle comptait bien étouffer dans l'œuf cette volonté de rébellion ridicule : si elle n'était même pas capable de manifester la reconnaissance obligatoire qu'il fallait montrer aux adultes du corps enseignant, elle n'avait pas sa place ici.
Petite précision : le pléonasme, c'était le joueur qui a fait la boulette, oupsi
J'ai rebondi dessus pas de souci ! Mais du coup si jamais dans mes prochains posts, tu vois quelque chose de ce genre, pars du postulat qu'Églantine parle mieux que ça (je suis moins doué qu'elle...)
Rares furent les fois où la vieille bibliothécaire avait pu contempler un tel comportement. Une volonté si flagrante de défier l'autorité, cette nonchalance assumée, tellement assurée de sa bienséance et de sa bienpensance. L'arrogance doublée de son indifférence plus qu'évidente pour les punitions classiques sautaient aux yeux, et Églantine dut réfléchir quelques secondes en silence pour jauger la meilleure réplique. Une retenue serait clairement contre-productive, la jeune fille semblait presque supplier pour en obtenir une. Des dissertations pourraient être intéressantes, mais elle craignait une royale perte de temps. De toute évidence, cette jeune demoiselle apparaissait comme un cas épineux, une âme égarée, victime du laxisme de cette école. Si cela ne tenait qu'à elle, Églantine aurait probablement hésité à la renvoyer une bonne semaine, pour lui faire les pieds.
Cependant, il fallait se révéler subtil, pour ne pas rentrer dans le jeu de l'élève. Elle n'avait pas que ça à faire, et elle mettait un point d'honneur à dresser comme il le fallait les indisciplinés. Aussi, savait-elle parfaitement où frapper. Face à ceux qui ne craignaient ni retenue ni colle, il fallait toucher aux loisirs. Celles qui se complaisent dans la délinquance, il fallait serrer la vis, jusqu'à l'étouffer, pour l'affaiblir, et qu'elle capitule et se plie aux exigences nécessaires de cette école.
« Je vous propose d'être méthodique. »
Ses pupilles s'étrécirent de façon imperceptible. Une partie d'elle rechignait à envoyer tant d'élèves chez la directrice, mais elle se refusait à se réfugier derrière une facilité sur laquelle comptait ce genre de cas social. Ses mains croisées sur sa robe, elle ne plaça pas un mot plus haut que l'autre, comme à son habitude.
« Pour sanctionner votre comportement, et votre évidente absence de remise en question, vous serez convoquée chez la directrice pour vous expliquer. Une lettre sera ensuite adressée à vos parents pour leur expliquer votre comportement et la sanction. Ah oui, la sanction. À compter de ce jour, et jusqu'à la fin du semestre, il vous sera interdit toute participation à tout club, toute équipe, ou toute activité ludique de cette école. Ce qui implique, aucune participation au moindre match de quidditch, si vous êtes joueuse, cheerleaders, ou fanfariste. Aucune participation au club de bavboules, ni au club de duels, à aucun club, de façon général, soyez assurée que tous les adultes seront mis au courant. Et une fois ce semestre terminé, si vous désirez reprendre ou entamer une activité, vous aurez l'obligation de me rendre une dissertation sur l'importance essentielle du respect dans la vie en communauté. »
Un instant de silence, pour être certaine que l'élève en face ait bien enregistré.
« Je vous demanderai à présent de quitter cet endroit. La bibliothèque n'est point un endroit où pester ni défier l'autorité, encore moins pour faire honte à cette école. »
Le ton de la bibliothécaire était plus qu'irrévocable. Elle n'avait pas la moindre pitié pour cette méprisable gamine, qui prenait un plaisir bien trop visible à la contrarier. Déjà qu'elle se souvenait parfaitement de sa présence à cette liste ridicule de garçons, qui avait déjà amené le décadence sur cette école, voilà qu'elle confirmait ses soupçons. De la graine de délinquante, voilà ce qu'elle était ! Et elle comptait bien étouffer dans l'œuf cette volonté de rébellion ridicule : si elle n'était même pas capable de manifester la reconnaissance obligatoire qu'il fallait montrer aux adultes du corps enseignant, elle n'avait pas sa place ici.
Petite précision : le pléonasme, c'était le joueur qui a fait la boulette, oupsi
J'ai rebondi dessus pas de souci ! Mais du coup si jamais dans mes prochains posts, tu vois quelque chose de ce genre, pars du postulat qu'Églantine parle mieux que ça (je suis moins doué qu'elle...)
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Vous m'avez entendue ? Mince...
La vielle chouette qui lui faisait face eut moins de réaction qu'en aurait eu un autre adulte face aux paroles plus qu'insolentes de Summer, mais cette dernière ne s'en formalisa pas. Elle ne se prétendait pas capable de cerner la dame en question, mais s'il y avait bien une chose qu'elle pensait savoir, c'est qu'elle n'était pas le genre de personne à devenir toute rouge et à se mettre à vociférer de partout.
Ce qui ne la rendait que plus dangereuse. Ca mettait Summer dans un état de fébrilité qu'elle adorait et détestait à la fois.
Quand son visage marqué par les années se mouva à nouveau, ce fut pour prononcer le châtiment de Summer. Les mains enfoncées dans les poches, elle l'attendit calmement, presque empressée de voir quelle terrible méthode allait trouver la femme si peu humaine avec qui elle parlait.
La première phrase sortit : rendez vous chez la directrice. Summer ne cilla, pas, se contentant de cligner des yeux pour toute réaction. Bah, si elle croyait que ça lui faisait peur... Si Summer était capable de lui tenir tête à elle, alors elle pouvait bien affronter Miss Montmort, ou en l'occurrence Miss Priddy, puisqu'elle semblait avoir pris la relève. Elle n'avait aucun problème avec ça.
La deuxième partie ne lui fit pas plus d'effet. Une lettre à ses parents ? Bah, encore faudrait il qu'ils daignent l'ouvrir ! En voyant l'adresse de Poudlard, ils seraient bien capable de ne pas faire davantage attention, de penser qu'elle lui était destinée et de la lui renvoyer. Ou même si ce n'était pas le cas, elle aurait enfin attirer un peu leur attention. Et elle ne les craignait absolument pas. Elle n'était même pas sûre d'être punie.
Pour le faire comprendre à son interlocutrice, elle laissa un léger sourire relever ses lèvres. Tout petit. Rien de très arrogant comme elle affichait plus tôt. Juste histoire de signifier à l'autre que pour l'instant, tout ça, ça ne lui faisait rien.
Or la bibliothécaire n'avait pas terminé. Il restait une troisième, et dernière partie, qu'elle déballa d'un ton atone.
Le sourire de Summer se figea, puis s'estompa.
La fanfare. Elle lui interdisait la fanfare. Pendant tout un semestre, alors que le premier match se déroulait dans moins d'un mois.
Elle repensa à la discussion qu'elle avait eu avec Alice, deux jours plus tôt. A cette excitation qu'elle avait ressenti en pensant au match, à sa guitare, à la musique.
Et son coeur se serra de regret. Oui, de regret. Elle ne pouvait pas accepter de ne pas y aller. Elle voulait se rapprocher de Noémie, parce qu'elle n'avait plus Lilith. Elle voulait faire partie d'un groupe, parce qu'elle se retrouvait seule, tout le temps. Elle voulait jouer, jouer, jouer, parce que ses mains tremblaient sans qu'elle ne comprenne pourquoi, et qu'elle ne voulait pas en perdre sa capacité à jouer.
Et elle ne pouvait plus.
Soudain, Summer se détesta. Elle avait fait bien des erreurs, dans sa vie. Beaucoup, dont certaines plus graves que d'autres. Si graves qu'elle s'était fait exclure quelques jours de son école. Qu'elle s'était retrouvée si loin émotionnellement parlant de ses parents... Mais jamais elle ne s'était détesté à ce point.
Elle gâchait sa vie, depuis le début de l'année.
Elle ne savait pas ce qui se passait, ce qui lui arrivait, mais elle sabotait sa propre existence. D'abord, elle avait crié sur Lilith. Elle pensait que ça arrangerait les choses, mais voilà, elle avait détruit leur amitié. Et depuis, il y avait en elle ce désir ardent d'exprimer sa rage d'une façon ou d'une autre, et elle avait l'impression de sans cesse se retenir de frapper quelqu'un. Et voilà, elle s'était fait prendre par la bibliothécaire, et au lieu de s'excuser comme tout le monde l'aurait fait, elle, elle s'était enfoncée dans sa bêtise, jusqu'au point de non retour. Jusqu'à gâcher ce qui la motivait encore.
Elle se haïssait tellement fort, à cet instant, qu'elle dut serrer les dents pour retenir ses larmes.
Fanfariste. Capitaine, même. Elle avait été désignée capitaine de son équipe, et voilà qu'elle foutait tout en l'air, avant même d'avoir exercé ses fonctions. Qu'allait penser Noémie ? Et Alice ? Et les autres ? Elle ne méritait pas ce titre. Elle ne se comportait pas comme tel.
Ce ne fut que quand le silence devint oppressant qu'elle se rappela qu'elle était censée répondre, mais là encore, elle resta coite. Qu'était elle censée répondre à ça ? Elle ne pouvait plus faire semblant, à présent. Ce qu'elle pensait vraiment avait dû s'afficher sur son visage, il n'était plus possible de faire comme si elle se moquait de la punition qu'elle avait reçu. Mais alors que dire ?
Le visage de Lilith s'afficha. Mouillé des larmes qu'elle avait elle même provoquées. Larmes de rage, bien entendu. Elle la haïssait. Elle allait être contente de ne pas la voir au match.
Pas la voir au match... Oh non. Non, Summer ne pouvait pas s'y résoudre. Elle n'imaginait même pas un monde où elle verrait les filles partir avec leurs instruments... Et sans elle.
Comporte toi en capitaine, souffla une voix dans sa tête.
Cette petite voix arrogante, méprisante, qu'elle détestait parce qu'elle pensait toujours tout savoir. Et pourtant là, elle semblait la voix de la raison. Summer était capitaine, et restait capitaine. Elle avait acquis le titre, restait à voir si elle le méritait.
Elle planta son regard dans celui de la bibliothèque, et prit une grande inspiration :
- Madame...
Elle n'allait pas y arriver. Sa fierté allait l'en empêcher, elle en était sûre. C'était contraire à tous ses principes, de s'excuser.
Et pourtant ça sortit tout seul, sans même qu'elle n'ait eu le temps d'y penser.
- Je vous demande pardon. Je veux dire, je sais que ça paraît facile, surtout maintenant que vous m'avez dit de quelle façon vous vouliez me punir. Lâche, un peu.
Un sourire amer, davantage une grimace, vint déformer son visage alors qu'elle continuait.
- J'avoue, je me serais peut être pas excusée, autrement. Mais... Enfin, je suis pas idiote. Je sais que je vous ai manqué de respect, que j'ai été insolente, et... et beaucoup de chose. Je peux pas m'en empêcher, après, ne le voyez pas comme quelque chose de personnel.
Oh là là. Ca partait dans tous les sens. Elle prit une grande inspiration, et tenta de faire un peu mieux.
- Enfin... juste je... je m'excuse, voilà. Je sais que je mérite d'être punie pour ce qu'il vient de se passer, et je l'accepte. A votre guise, même. C'est juste que... Je suis, je viens d'être nommée la capitaine de la fanfare de Serpentard. Juste cette année. Et... je pensais pas que vous puissiez me faire regretter d'être méchante. Vous m'avez prouvé que si. C'est à ça que ça sert, non ? Voilà, c'est réussi. Donc... je vous demande pardon. Et... Si vous le voulez bien, je voudrais vous demander de me laisser jouer au match. Au moins le premier, parce que si quelque chose peut m'aider à gagner en maturité, à mon avis, c'est bien ça. Et que j'ai pas envie de décevoir mon équipe. Je me suis engagée avec eux... et j'aime pas briser mes promesses. Je... Je sais pas si ça vous fera changer d'avis ou quoi, mais j'accepte toutes les punitions. Toutes celles que vous voulez. Vous pourriez même me fouetter... je vous offre ma baguette et je lance le sort à votre place, si vous voulez.
Un rire nerveux s'échappa de ses lèvres alors qu'elle se rendit compte qu'elle en faisait trop, là.
-Mais voilà, je vous demande... de me laisser jouer au match en octobre. S'il vous plaît. Et je m'excuse, aussi. Encore.
Elle releva les yeux, sa tirade terminée. Elle était terrifiée, maintenant. Terrifiée parce que voilà, elle avait laissé l'autre gagner, elle avait rendu les armes. Et qu'elle se retrouvait maintenant en terrain inconnu, ce qui était sans doute le plus effrayant. Qu'à présent tout dépendait de l'autre, et qu'elle était totalement impuissante.
1336 mots
Ce qui ne la rendait que plus dangereuse. Ca mettait Summer dans un état de fébrilité qu'elle adorait et détestait à la fois.
Quand son visage marqué par les années se mouva à nouveau, ce fut pour prononcer le châtiment de Summer. Les mains enfoncées dans les poches, elle l'attendit calmement, presque empressée de voir quelle terrible méthode allait trouver la femme si peu humaine avec qui elle parlait.
La première phrase sortit : rendez vous chez la directrice. Summer ne cilla, pas, se contentant de cligner des yeux pour toute réaction. Bah, si elle croyait que ça lui faisait peur... Si Summer était capable de lui tenir tête à elle, alors elle pouvait bien affronter Miss Montmort, ou en l'occurrence Miss Priddy, puisqu'elle semblait avoir pris la relève. Elle n'avait aucun problème avec ça.
La deuxième partie ne lui fit pas plus d'effet. Une lettre à ses parents ? Bah, encore faudrait il qu'ils daignent l'ouvrir ! En voyant l'adresse de Poudlard, ils seraient bien capable de ne pas faire davantage attention, de penser qu'elle lui était destinée et de la lui renvoyer. Ou même si ce n'était pas le cas, elle aurait enfin attirer un peu leur attention. Et elle ne les craignait absolument pas. Elle n'était même pas sûre d'être punie.
Pour le faire comprendre à son interlocutrice, elle laissa un léger sourire relever ses lèvres. Tout petit. Rien de très arrogant comme elle affichait plus tôt. Juste histoire de signifier à l'autre que pour l'instant, tout ça, ça ne lui faisait rien.
Or la bibliothécaire n'avait pas terminé. Il restait une troisième, et dernière partie, qu'elle déballa d'un ton atone.
Le sourire de Summer se figea, puis s'estompa.
La fanfare. Elle lui interdisait la fanfare. Pendant tout un semestre, alors que le premier match se déroulait dans moins d'un mois.
Elle repensa à la discussion qu'elle avait eu avec Alice, deux jours plus tôt. A cette excitation qu'elle avait ressenti en pensant au match, à sa guitare, à la musique.
Et son coeur se serra de regret. Oui, de regret. Elle ne pouvait pas accepter de ne pas y aller. Elle voulait se rapprocher de Noémie, parce qu'elle n'avait plus Lilith. Elle voulait faire partie d'un groupe, parce qu'elle se retrouvait seule, tout le temps. Elle voulait jouer, jouer, jouer, parce que ses mains tremblaient sans qu'elle ne comprenne pourquoi, et qu'elle ne voulait pas en perdre sa capacité à jouer.
Et elle ne pouvait plus.
Soudain, Summer se détesta. Elle avait fait bien des erreurs, dans sa vie. Beaucoup, dont certaines plus graves que d'autres. Si graves qu'elle s'était fait exclure quelques jours de son école. Qu'elle s'était retrouvée si loin émotionnellement parlant de ses parents... Mais jamais elle ne s'était détesté à ce point.
Elle gâchait sa vie, depuis le début de l'année.
Elle ne savait pas ce qui se passait, ce qui lui arrivait, mais elle sabotait sa propre existence. D'abord, elle avait crié sur Lilith. Elle pensait que ça arrangerait les choses, mais voilà, elle avait détruit leur amitié. Et depuis, il y avait en elle ce désir ardent d'exprimer sa rage d'une façon ou d'une autre, et elle avait l'impression de sans cesse se retenir de frapper quelqu'un. Et voilà, elle s'était fait prendre par la bibliothécaire, et au lieu de s'excuser comme tout le monde l'aurait fait, elle, elle s'était enfoncée dans sa bêtise, jusqu'au point de non retour. Jusqu'à gâcher ce qui la motivait encore.
Elle se haïssait tellement fort, à cet instant, qu'elle dut serrer les dents pour retenir ses larmes.
Fanfariste. Capitaine, même. Elle avait été désignée capitaine de son équipe, et voilà qu'elle foutait tout en l'air, avant même d'avoir exercé ses fonctions. Qu'allait penser Noémie ? Et Alice ? Et les autres ? Elle ne méritait pas ce titre. Elle ne se comportait pas comme tel.
Ce ne fut que quand le silence devint oppressant qu'elle se rappela qu'elle était censée répondre, mais là encore, elle resta coite. Qu'était elle censée répondre à ça ? Elle ne pouvait plus faire semblant, à présent. Ce qu'elle pensait vraiment avait dû s'afficher sur son visage, il n'était plus possible de faire comme si elle se moquait de la punition qu'elle avait reçu. Mais alors que dire ?
Le visage de Lilith s'afficha. Mouillé des larmes qu'elle avait elle même provoquées. Larmes de rage, bien entendu. Elle la haïssait. Elle allait être contente de ne pas la voir au match.
Pas la voir au match... Oh non. Non, Summer ne pouvait pas s'y résoudre. Elle n'imaginait même pas un monde où elle verrait les filles partir avec leurs instruments... Et sans elle.
Comporte toi en capitaine, souffla une voix dans sa tête.
Cette petite voix arrogante, méprisante, qu'elle détestait parce qu'elle pensait toujours tout savoir. Et pourtant là, elle semblait la voix de la raison. Summer était capitaine, et restait capitaine. Elle avait acquis le titre, restait à voir si elle le méritait.
Elle planta son regard dans celui de la bibliothèque, et prit une grande inspiration :
- Madame...
Elle n'allait pas y arriver. Sa fierté allait l'en empêcher, elle en était sûre. C'était contraire à tous ses principes, de s'excuser.
Et pourtant ça sortit tout seul, sans même qu'elle n'ait eu le temps d'y penser.
- Je vous demande pardon. Je veux dire, je sais que ça paraît facile, surtout maintenant que vous m'avez dit de quelle façon vous vouliez me punir. Lâche, un peu.
Un sourire amer, davantage une grimace, vint déformer son visage alors qu'elle continuait.
- J'avoue, je me serais peut être pas excusée, autrement. Mais... Enfin, je suis pas idiote. Je sais que je vous ai manqué de respect, que j'ai été insolente, et... et beaucoup de chose. Je peux pas m'en empêcher, après, ne le voyez pas comme quelque chose de personnel.
Oh là là. Ca partait dans tous les sens. Elle prit une grande inspiration, et tenta de faire un peu mieux.
- Enfin... juste je... je m'excuse, voilà. Je sais que je mérite d'être punie pour ce qu'il vient de se passer, et je l'accepte. A votre guise, même. C'est juste que... Je suis, je viens d'être nommée la capitaine de la fanfare de Serpentard. Juste cette année. Et... je pensais pas que vous puissiez me faire regretter d'être méchante. Vous m'avez prouvé que si. C'est à ça que ça sert, non ? Voilà, c'est réussi. Donc... je vous demande pardon. Et... Si vous le voulez bien, je voudrais vous demander de me laisser jouer au match. Au moins le premier, parce que si quelque chose peut m'aider à gagner en maturité, à mon avis, c'est bien ça. Et que j'ai pas envie de décevoir mon équipe. Je me suis engagée avec eux... et j'aime pas briser mes promesses. Je... Je sais pas si ça vous fera changer d'avis ou quoi, mais j'accepte toutes les punitions. Toutes celles que vous voulez. Vous pourriez même me fouetter... je vous offre ma baguette et je lance le sort à votre place, si vous voulez.
Un rire nerveux s'échappa de ses lèvres alors qu'elle se rendit compte qu'elle en faisait trop, là.
-Mais voilà, je vous demande... de me laisser jouer au match en octobre. S'il vous plaît. Et je m'excuse, aussi. Encore.
Elle releva les yeux, sa tirade terminée. Elle était terrifiée, maintenant. Terrifiée parce que voilà, elle avait laissé l'autre gagner, elle avait rendu les armes. Et qu'elle se retrouvait maintenant en terrain inconnu, ce qui était sans doute le plus effrayant. Qu'à présent tout dépendait de l'autre, et qu'elle était totalement impuissante.
1336 mots
2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA
Vous m'avez entendue ? Mince...
Eglantine ne put s'empêcher d'afficher un infime sourire en observant la nonchalance de l'élève fondre comme neige au soleil. Il s'agissait d'un geste mesquin, qu'elle fit disparaître rapidement pour reprendre son sérieux, mais la sale gamine s'était bien trop mal comportée pour ne pas le mériter. Après tout ce cinéma, voir que les punitions allaient porter plaisait à la vieille, au-delà de l'aspect pédagogique. Mater une petite rebelle, faire régner l'ordre, voilà pourquoi elle vivait et respirait, cette sale bique. De plus, la paix allait pouvoir revenir, et la discipline aura pu être inculquée, parfait, une journée idéale.
Effacer ce maudit sourire du visage de la graine de délinquance avait à lui seul de quoi donner un sentiment de victoire, mais entendre les jérémiades fit réfléchir Eglantine. Au-delà des mots, auxquels elle ne donnait pas la moindre crédibilité, c'était les traits du visage juvénile qui eurent un impact. On pouvait dire ce que l'on voulait, mais l'ancienne préceptrice savait lire quelqu'un qui éprouvait des sincères remords. Et c'était tout ce qui lui importait, pour que le message passe. Aussi, la voilà désormais en train de réfléchir avec soin : il était hors de question de renoncer à la punition qu'elle venait de distribuer. Il était inacceptable qu'elle puisse s'en tirer à si bon compte, d'autant qu'elle pouvait être une excellente comédienne. Eglantine ne sous-estimait jamais ce genre d'élève, vicieux et prêt à tout pour se tirer de toutes les situations.
Aussi, la première chose qu'elle répondit fut aussi sèche et sévère que possible :
« On ne s'excuse pas, mademoiselle. On demande à être excusé, et on demande pardon, une simple base de langage. »
Elle ne pouvait en aucun cas laisser passer tout cela, aussi prit-elle grand soin de la corriger de la façon la plus exhaustive possible.
« Non, mademoiselle, une punition ne sert pas qu'à faire regretter ses actes. De plus, les sévices corporels n'ont aucun intérêt pédagogique, cessez vos jérémiades... Mettez-vous à ma place ? Comment puis-je m'assurer de la sincérité de votre revirement ? Vous feriez tout pour échapper à cette punition, c'est évident. »
Encore un instant de réflexion, simplement pour se donner le temps de peaufiner.
« Aucun aspect de votre punition ne sera modifié, mademoiselle. Cependant, au vu de l'importance essentielle que semble revêtir cette activité pour vous, et le bénéfice pédagogique qui pourrait s'en retirer, je vous invite à être attentive. La dissertation que vous deviez rendre, à la fin du semestre, il va falloir que vous la rédigiez avant ce fameux match. Une semaine avant, pour être plus exacte. De plus, je vous ajoute l'obligation de rédiger une fiche de lecture sur un ouvrage de votre choix, portant sur le thème du respect. Qui devra également être terminée une semaine avant le match. Rien d'autre ne changera. »
Pour Eglantine, les punitions servent à faire prendre conscience. Au-delà de la pénibilité des tâches à accomplir, elle veillait toujours à incorporer sa fameuse pédagogie, qu'elle invoquait à tout bout de champ.
Effacer ce maudit sourire du visage de la graine de délinquance avait à lui seul de quoi donner un sentiment de victoire, mais entendre les jérémiades fit réfléchir Eglantine. Au-delà des mots, auxquels elle ne donnait pas la moindre crédibilité, c'était les traits du visage juvénile qui eurent un impact. On pouvait dire ce que l'on voulait, mais l'ancienne préceptrice savait lire quelqu'un qui éprouvait des sincères remords. Et c'était tout ce qui lui importait, pour que le message passe. Aussi, la voilà désormais en train de réfléchir avec soin : il était hors de question de renoncer à la punition qu'elle venait de distribuer. Il était inacceptable qu'elle puisse s'en tirer à si bon compte, d'autant qu'elle pouvait être une excellente comédienne. Eglantine ne sous-estimait jamais ce genre d'élève, vicieux et prêt à tout pour se tirer de toutes les situations.
Aussi, la première chose qu'elle répondit fut aussi sèche et sévère que possible :
« On ne s'excuse pas, mademoiselle. On demande à être excusé, et on demande pardon, une simple base de langage. »
Elle ne pouvait en aucun cas laisser passer tout cela, aussi prit-elle grand soin de la corriger de la façon la plus exhaustive possible.
« Non, mademoiselle, une punition ne sert pas qu'à faire regretter ses actes. De plus, les sévices corporels n'ont aucun intérêt pédagogique, cessez vos jérémiades... Mettez-vous à ma place ? Comment puis-je m'assurer de la sincérité de votre revirement ? Vous feriez tout pour échapper à cette punition, c'est évident. »
Encore un instant de réflexion, simplement pour se donner le temps de peaufiner.
« Aucun aspect de votre punition ne sera modifié, mademoiselle. Cependant, au vu de l'importance essentielle que semble revêtir cette activité pour vous, et le bénéfice pédagogique qui pourrait s'en retirer, je vous invite à être attentive. La dissertation que vous deviez rendre, à la fin du semestre, il va falloir que vous la rédigiez avant ce fameux match. Une semaine avant, pour être plus exacte. De plus, je vous ajoute l'obligation de rédiger une fiche de lecture sur un ouvrage de votre choix, portant sur le thème du respect. Qui devra également être terminée une semaine avant le match. Rien d'autre ne changera. »
Pour Eglantine, les punitions servent à faire prendre conscience. Au-delà de la pénibilité des tâches à accomplir, elle veillait toujours à incorporer sa fameuse pédagogie, qu'elle invoquait à tout bout de champ.
Cavalier de l'Apocalypse de 2050 - 2b1146
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
« Les élèves s'abstiendront de conversations à voix haute. »
Vous m'avez entendue ? Mince...
Au moins, elle avait réussi à faire réagir l'adulte. Ca ne lui plaisait carrément pas, mais elle l'avait vu, le léger sourire (un peu diabolique, de l'avis de Summer), qui était apparut sur son visage.
C'était un sourire de victoire, très certainement. Evidemment, puisqu'elle avait gagné. La Serpentard avait cédé, s'était inclinée. Elle avait remporté la partie. Et, avec un peu de chance, ce glorieux sentiment l'adoucirait assez pour qu'elle allège sa punition envers la jeune fille.
Summer attendit donc, le coeur plein de honte d'avoir dû se réduire à de telles excuses. Elle était pendue aux lèvres de la vieille chouette, espérant qu'elle consentirait à laisser Summer jouer au prochain match. Elle ne dit rien, parce qu'elle savait qu'elle aurait été capable d'envenimer la situation et de perdre, pour de bon, toute chance de voir la punition levée.
Enfin, au bout d'un moment qui parut éternellement long à la deuxième année, la bibliothécaire reprit la parole... Pour critiquer ses excuses.
Oh, Merlin. Comme si elle n'avait déjà pas assez honte ! En plus, cela voulait certainement dire non. Summer se sentit se décomposer. Elle ne jouerait pas au prochain match. Elle ne jouerait pas aux côtés de Noémie, de Rebekah, et d'Alice.
D'un autre côté, elle avait très certainement mérité cette correction. N'était-ce pas elle, quelques secondes plus tôt, qui l'avait repris pour lé pléonasme ? Elle se vengeait. Summer était sûre qu'elle cherchait à se venger. Et bien elle le faisait très bien.
Elle baissa la tête. Elle détestait son état de soumission, mais elle s'y contraint. Peut être restait il encore une chance.
- Oui... Bien sûr. Veuillez m'excuser. C'est ce que je voulais dire. Pardonnez moi.
A nouveau, la vieille dame prit la parole. Cette fois, Summer ne répondit rien. Elle se contenta de la laisser la reprendre, encore, et encore. Bien sûr, elle disait vrai. Elle n'avait bien entendu aucun moyen de savoir si Summer ne jouait pas la comédie. Mais Summer, elle le savait. Jamais elle ne subirait volontairement une telle humiliation si c'était simplement pour éviter une punition qui ne lui importait même pas. Mais ça, bien sûr, elle ne pouvait pas le savoir. Et ça ne servirait à rien de le lui assurer. Alors elle se tut, et attendit que la sentence tombe. Elle avait l'impression d'être au supplice.
Enfin, elle la prononça. "Aucun aspect de la punition ne sera modifié". Summer inspira un peu trop fort. Un peu trop vite. Elle n'avait qu'une envie : fuir. Ainsi, toutes ses excuses, sa honte, n'auraient servi à rien.
Mas une autre phrase suivie. Un "cependant". L'espoir, à nouveau, s'empara du coeur de la fillette, lui insuffla une vague d'énergie, qui la poussa à se redresser et à attendre, fébrile.
Elle lui rajouta des choses à faire. Rapprocha la date butoir. Oh, Summer allait y passer, du temps. Mais elle n'en avait rien à faire. Rien, absolument rien.
Elle allait pouvoir jouer. Oh, Merlin, merci.
Elle hocha la tête à toute vitesse, pour lui montrer qu'elle avait compris.
- Oui. D'accord, je ferais ça. Merci beaucoup. Je... Au revoir.
Et elle s'enfuit à toutes jambes, pour éviter de n'en dire davantage et de la faire revenir sur sa décision. Elle était prête à commencer les fameux travaux tout de suite.
546 mots
Je pense qu'il s'agit d'une fin pour moi, merci beaucoup pour ce RP
!
C'était un sourire de victoire, très certainement. Evidemment, puisqu'elle avait gagné. La Serpentard avait cédé, s'était inclinée. Elle avait remporté la partie. Et, avec un peu de chance, ce glorieux sentiment l'adoucirait assez pour qu'elle allège sa punition envers la jeune fille.
Summer attendit donc, le coeur plein de honte d'avoir dû se réduire à de telles excuses. Elle était pendue aux lèvres de la vieille chouette, espérant qu'elle consentirait à laisser Summer jouer au prochain match. Elle ne dit rien, parce qu'elle savait qu'elle aurait été capable d'envenimer la situation et de perdre, pour de bon, toute chance de voir la punition levée.
Enfin, au bout d'un moment qui parut éternellement long à la deuxième année, la bibliothécaire reprit la parole... Pour critiquer ses excuses.
Oh, Merlin. Comme si elle n'avait déjà pas assez honte ! En plus, cela voulait certainement dire non. Summer se sentit se décomposer. Elle ne jouerait pas au prochain match. Elle ne jouerait pas aux côtés de Noémie, de Rebekah, et d'Alice.
D'un autre côté, elle avait très certainement mérité cette correction. N'était-ce pas elle, quelques secondes plus tôt, qui l'avait repris pour lé pléonasme ? Elle se vengeait. Summer était sûre qu'elle cherchait à se venger. Et bien elle le faisait très bien.
Elle baissa la tête. Elle détestait son état de soumission, mais elle s'y contraint. Peut être restait il encore une chance.
- Oui... Bien sûr. Veuillez m'excuser. C'est ce que je voulais dire. Pardonnez moi.
A nouveau, la vieille dame prit la parole. Cette fois, Summer ne répondit rien. Elle se contenta de la laisser la reprendre, encore, et encore. Bien sûr, elle disait vrai. Elle n'avait bien entendu aucun moyen de savoir si Summer ne jouait pas la comédie. Mais Summer, elle le savait. Jamais elle ne subirait volontairement une telle humiliation si c'était simplement pour éviter une punition qui ne lui importait même pas. Mais ça, bien sûr, elle ne pouvait pas le savoir. Et ça ne servirait à rien de le lui assurer. Alors elle se tut, et attendit que la sentence tombe. Elle avait l'impression d'être au supplice.
Enfin, elle la prononça. "Aucun aspect de la punition ne sera modifié". Summer inspira un peu trop fort. Un peu trop vite. Elle n'avait qu'une envie : fuir. Ainsi, toutes ses excuses, sa honte, n'auraient servi à rien.
Mas une autre phrase suivie. Un "cependant". L'espoir, à nouveau, s'empara du coeur de la fillette, lui insuffla une vague d'énergie, qui la poussa à se redresser et à attendre, fébrile.
Elle lui rajouta des choses à faire. Rapprocha la date butoir. Oh, Summer allait y passer, du temps. Mais elle n'en avait rien à faire. Rien, absolument rien.
Elle allait pouvoir jouer. Oh, Merlin, merci.
Elle hocha la tête à toute vitesse, pour lui montrer qu'elle avait compris.
- Oui. D'accord, je ferais ça. Merci beaucoup. Je... Au revoir.
Et elle s'enfuit à toutes jambes, pour éviter de n'en dire davantage et de la faire revenir sur sa décision. Elle était prête à commencer les fameux travaux tout de suite.
546 mots
Je pense qu'il s'agit d'une fin pour moi, merci beaucoup pour ce RP
2A - PR - Volière ouverte, foncez!
Soleil des cachots - Hurleuse Nocturne - Maîtresse d'armes et proclameuse autoproclamée des AA