A la frontière de l’humain
Eileen hocha la tête lorsqu'il rebondit sur sa confidence. Elle lanca avec la sagesse caractéristique des Serdaigle - sagesse qu'elle ne se reconnaissait pas avoir :
- "Je crois qu'on apprend plus de nos erreurs et de nos échecs que de nos réussites... " C'était sa mère qui avait évoqué cela alors que son père lui expliquait un fondamental du développement personnel, à savoir : s'écouter avant tout. Elle qui aimait aider les autres avait du se reconstruire, elle avait du penser à elle égoïstement, pour pouvoir ensuite devenir le soutien qu'elle voulait être pour autrui. Une bonne fondation était nécessaire pour qu'une maison ne s'écroule pas, lui avait rappelé son père ; évoquant la passion qu'il avait avec ses frères de retaper de vieilles bicoques en famille.
Et puis, elle avait aussi appris à regarder en avant plutôt qu'en arrière. Elle n'avait jamais été du genre à ressasser, contrairement à sa voisine et amie d'avant Poudlard, Tara, qui s'était fait beaucoup de mal au départ de son père, toute seule, simplement en y revenant sans arrêt. L'irlandaise avait vu les dégâts que cela pouvait causer et elle s'était promis de ne pas regarder en arrière.
- "Je pense aussi que je suis d'une nature oublieuse. Quand quelque chose arrive qui n'est pas positif, je ne veux pas m'en souvenir..." révéla-t-elle. Et à bien y réfléchir, quand elle revoyait son passé - certes court au regard de son nombre d'années, il n'y avait globalement que des moments de joie qui comptaient vraiment pour elle. Son coeur était ouvert à la lumière.
Et enfin, elle restait aussi une jeune fille. Elle ne se voyait pas être aigrie. Elle n'en avait pas l'âge. Elle ne voulait pas ressembler à une veille femme abandonnée de tous, se mettant à dos tous ceux qui voulaient l'approcher, simplement à cause de son mauvais caractère. Quand elle voyait l'avenir, elle le voyait heureux, avec ses proches, ses amies autour d'elle.
Elle lui dit par ailleurs :
- "Je ne trouve pas non plus que l'on voit ce que tu as traversé. Tu es... secret." Et même si elle ne pouvait pas dire de lui qu'il était lumineux, il avait un feu ardent qu'elle sentait brûler en lui. Elle n'osait mettre de mot sur ce qu'elle pressentait et ne voulait pas non plus le bouleverser. Elle se limita donc à ceci avec un grand sourire sincère : "Je pense que si tu laissais les autres voir qui tu es, tu serais surpris du nombre de personnes qui apprécierait d'être ton ami. "
Ils parlèrent ensuite psychomage. Elle émit un sourire attendri lorsqu'il évoqua qu'il n'aimait pas parler de lui.
- "Je n'aime pas non plus... " avoua-t-elle. Elle se sentait gênée de le faire mais elle se soignait. Elle avait aussi le droit à sa place dans ce monde. Elle ne s'excuserait plus jamais d'être qui elle était. "Justement un ami ou un psy, ca aide à parler. Ils sont là pour toi, sans jugement. Tu dis ce que tu veux, sans te forcer..." Elle se doutait que ca pourrait l'aider, mais là encore, il ferait ce qu'il voudrait. Ce n'était pas à elle de lui dire ce qu'il devait faire. "J'avoue que ma première visite, j'y suis allée à reculons... avec quelqu'un de confiance... mais maintenant je suis convaincue !"
Eileen comprenait mieux ce qu'il voulait dire en évoquant qu'elle semblait capter ce que disait les gens. Là aussi, elle y avait travaillé même s'il y avait une grande part de naturel.
- "Je crois seulement que j'accepte que tout le monde est différent et que tout le monde ne voit pas les choses de la même façon... même si parfois je ne comprends pas la façon des autres !" rit-elle doucement. Mais c'était toujours enrichissant d'échanger avec eux !
Eileen voulut le rassurer :
- "Je suis peut-être sang-mêlée, mais j'ai été élevée comme une moldue. Je suis aussi en décalage parfois. Je crois qu'on l'est tous un peu !"
L'échange suivant évoqua le fait de venir en aide à quelqu'un en difficulté. Elle comprit alors ce qu'il voulait dire :
- "Tu as besoin de justice et d'une société qui s'entraide. On voit les choses de la même façon... J'aide parce que je trouve ca naturel... Si tu as besoin, dis moi !" répéta-t-elle sincèrement. Et elle ne voyait pas cela comme le karma : elle n'aidait pas pour être aidée en retour. Non, elle aidait parce que ca lui était naturel. Et elle remarquait qu'en général, elle trouvait toujours de l'aide quand elle en avait elle-même besoin.
L'histoire du faon n'évoqua rien dans la mémoire de la jeune fille, pourtant elle lui comprendre quelque chose sur son interlocuteur qu'elle considérait à présent comme un ami.
- "Ce n'est pas d'où tu viens qui est important. C'est ce que tu fais et comment tu le fais... comme quand tu aides les autres..." laissa-t-elle échapper, essayant de lui faire comprendre qu'elle se doutait qu'il n'avait pas eu une enfance facile mais qu'elle ne voulait pas le pousser à en révéler plus. Elle voulait seulement qu'il comprenne qu'il pouvait devenir un cerf fort même en ayant commencé comme un faon fragile.
Etait-elle vraiment si forte ? Elle en doutait ?
- "Je pense que le principal est d'avancer, quelque soit les obstacles. Croire qu'on peut y arriver... Tu ne crois pas ? " Etait-ce cette vérité pour elle qui lui permettait de faire penser aux autres qu'elle avait une force en elle ?
La question de l'avenir sembla le crisper.
- "Hummm. Je vois ce que tu veux dire. Je vais tenter le DPSM cette année mais je n'irai pas au niveau 2... Les potions, très peu pour moi. " Elle avait pris quelques cours supplémentaires en potions et en botanique pour pouvoir passer l'examen car elle avait arrêté ces matières-là. "Et moi aussi, je ne sais pas ce que je ferai demain, mais je sens que ca aura forcément un lien avec la magie..."
- "Je crois qu'on apprend plus de nos erreurs et de nos échecs que de nos réussites... " C'était sa mère qui avait évoqué cela alors que son père lui expliquait un fondamental du développement personnel, à savoir : s'écouter avant tout. Elle qui aimait aider les autres avait du se reconstruire, elle avait du penser à elle égoïstement, pour pouvoir ensuite devenir le soutien qu'elle voulait être pour autrui. Une bonne fondation était nécessaire pour qu'une maison ne s'écroule pas, lui avait rappelé son père ; évoquant la passion qu'il avait avec ses frères de retaper de vieilles bicoques en famille.
Et puis, elle avait aussi appris à regarder en avant plutôt qu'en arrière. Elle n'avait jamais été du genre à ressasser, contrairement à sa voisine et amie d'avant Poudlard, Tara, qui s'était fait beaucoup de mal au départ de son père, toute seule, simplement en y revenant sans arrêt. L'irlandaise avait vu les dégâts que cela pouvait causer et elle s'était promis de ne pas regarder en arrière.
- "Je pense aussi que je suis d'une nature oublieuse. Quand quelque chose arrive qui n'est pas positif, je ne veux pas m'en souvenir..." révéla-t-elle. Et à bien y réfléchir, quand elle revoyait son passé - certes court au regard de son nombre d'années, il n'y avait globalement que des moments de joie qui comptaient vraiment pour elle. Son coeur était ouvert à la lumière.
Et enfin, elle restait aussi une jeune fille. Elle ne se voyait pas être aigrie. Elle n'en avait pas l'âge. Elle ne voulait pas ressembler à une veille femme abandonnée de tous, se mettant à dos tous ceux qui voulaient l'approcher, simplement à cause de son mauvais caractère. Quand elle voyait l'avenir, elle le voyait heureux, avec ses proches, ses amies autour d'elle.
Elle lui dit par ailleurs :
- "Je ne trouve pas non plus que l'on voit ce que tu as traversé. Tu es... secret." Et même si elle ne pouvait pas dire de lui qu'il était lumineux, il avait un feu ardent qu'elle sentait brûler en lui. Elle n'osait mettre de mot sur ce qu'elle pressentait et ne voulait pas non plus le bouleverser. Elle se limita donc à ceci avec un grand sourire sincère : "Je pense que si tu laissais les autres voir qui tu es, tu serais surpris du nombre de personnes qui apprécierait d'être ton ami. "
Ils parlèrent ensuite psychomage. Elle émit un sourire attendri lorsqu'il évoqua qu'il n'aimait pas parler de lui.
- "Je n'aime pas non plus... " avoua-t-elle. Elle se sentait gênée de le faire mais elle se soignait. Elle avait aussi le droit à sa place dans ce monde. Elle ne s'excuserait plus jamais d'être qui elle était. "Justement un ami ou un psy, ca aide à parler. Ils sont là pour toi, sans jugement. Tu dis ce que tu veux, sans te forcer..." Elle se doutait que ca pourrait l'aider, mais là encore, il ferait ce qu'il voudrait. Ce n'était pas à elle de lui dire ce qu'il devait faire. "J'avoue que ma première visite, j'y suis allée à reculons... avec quelqu'un de confiance... mais maintenant je suis convaincue !"
Eileen comprenait mieux ce qu'il voulait dire en évoquant qu'elle semblait capter ce que disait les gens. Là aussi, elle y avait travaillé même s'il y avait une grande part de naturel.
- "Je crois seulement que j'accepte que tout le monde est différent et que tout le monde ne voit pas les choses de la même façon... même si parfois je ne comprends pas la façon des autres !" rit-elle doucement. Mais c'était toujours enrichissant d'échanger avec eux !
Eileen voulut le rassurer :
- "Je suis peut-être sang-mêlée, mais j'ai été élevée comme une moldue. Je suis aussi en décalage parfois. Je crois qu'on l'est tous un peu !"
L'échange suivant évoqua le fait de venir en aide à quelqu'un en difficulté. Elle comprit alors ce qu'il voulait dire :
- "Tu as besoin de justice et d'une société qui s'entraide. On voit les choses de la même façon... J'aide parce que je trouve ca naturel... Si tu as besoin, dis moi !" répéta-t-elle sincèrement. Et elle ne voyait pas cela comme le karma : elle n'aidait pas pour être aidée en retour. Non, elle aidait parce que ca lui était naturel. Et elle remarquait qu'en général, elle trouvait toujours de l'aide quand elle en avait elle-même besoin.
L'histoire du faon n'évoqua rien dans la mémoire de la jeune fille, pourtant elle lui comprendre quelque chose sur son interlocuteur qu'elle considérait à présent comme un ami.
- "Ce n'est pas d'où tu viens qui est important. C'est ce que tu fais et comment tu le fais... comme quand tu aides les autres..." laissa-t-elle échapper, essayant de lui faire comprendre qu'elle se doutait qu'il n'avait pas eu une enfance facile mais qu'elle ne voulait pas le pousser à en révéler plus. Elle voulait seulement qu'il comprenne qu'il pouvait devenir un cerf fort même en ayant commencé comme un faon fragile.
Etait-elle vraiment si forte ? Elle en doutait ?
- "Je pense que le principal est d'avancer, quelque soit les obstacles. Croire qu'on peut y arriver... Tu ne crois pas ? " Etait-ce cette vérité pour elle qui lui permettait de faire penser aux autres qu'elle avait une force en elle ?
La question de l'avenir sembla le crisper.
- "Hummm. Je vois ce que tu veux dire. Je vais tenter le DPSM cette année mais je n'irai pas au niveau 2... Les potions, très peu pour moi. " Elle avait pris quelques cours supplémentaires en potions et en botanique pour pouvoir passer l'examen car elle avait arrêté ces matières-là. "Et moi aussi, je ne sais pas ce que je ferai demain, mais je sens que ca aura forcément un lien avec la magie..."
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
A la frontière de l’humain
Ormen écouta Eileen sans l'interrompre laissant ses paroles s'infiltrer doucement en lui comme une douce lumière qui filtre entre les stries d'un volet en bois, il ne savait pas si c'était la douceur de sa voix ou sa sincérité qu'il savait non feinte mais quelque chose en lui se détendait peu à peu.
Quand elle parla des erreurs et des échecs, il hocha lentement la tête, il en avait commis beaucoup tellement d'ailleurs qu'il ne pouvait toutes se les rappeler dans son esprit, elles se mélangeaient les unes aux autres dans un mémoire. Pourtant la manière dont elle l'exprimait avec simplicité et calme lui faisait entrevoir une autre façon de percevoir ces moments là, non plus comme des cicatrices honteuses du passé mais comme des passages nécessaires, des passerelles vers autre chose.
Lorsqu'elle avoua qu'elle avait tendance à oublier ce qui n'était pas positif, il lui répondit d'un ton admiratif :
- J'aimerais bien pouvoir faire ça et ne pas m'accrocher à ce qui fait mal.
Chez lui, les mauvaises choses avaient la fameuse tendance à s'accrocher à son esprit et à revenir sous forme de murmures au moment d'aller dormir pourtant en l'écoutant il se dit que peut-être il pourrait apprendre à faire autrement.
Puis elle lui dit qu'il était secret et que personne ne devinait ce qu'il avait traversé ce qui lui fit baisser brièvement les yex. Non, personne ne voyait rien de ce qu'il portait en lui, il avait appris à cacher et à disparaître mais lorsqu'elle ajouta qu'il serait surpris de voir combien de gens voudraient être son ami s'il se laissait connaître, une douce chaleur gonfla sa poitrine. Même s'il n'osa pas répondre, ses oreilles rosirent montrant qu'elle l'avait touché.
Alors quand elle confia qu'elle aussi n'aimait pas parler d'elle, il posa un regard surpris sur elle.
- Tu fais ça tellement naturellement que l'on ne dirait pas.
Il comprit pourtant ce qu'elle voulait dire car parler c''est une manière de montrer sa fragilité et cela n'est jamais évident, il écouta avec gravité son évocation du psychomage et de sa propre expérience. L'idée restait difficile mais soudain moins effrayante parce qu'elle parlait sans honte, sans gêne et pas du tout comme un aveu de faiblesse.
Elle parlait ensuite des différences entre chacun mais également de la manière dont les gens percevaient les choses.
- Tu arrives à le dire comme si c'était évident alors que j'ai souvent l'impression de mal regarder ou même de trop regarder. Il haussa les épaules un peu maladroitement. Mais toi tu vois juste, je crois que c'est ça surtout qui me frappe, tu comprends les autres même quand ils ne parlent pas.
Quand elle le rassura en expliquant qu'elle avait été élevée comme une moldue et qu'elle aussi se sentait parfois en décalage, Ormen sentit une vague de soulagement inattendue.
- On n'est peut-être pas si différents
Elle enchaina en évoquant l'aide, la justice, le naturel qu'elle avait à tendre la main et au fur et à mesure de ses paroles, il sentit quelque chose vibrer très fort en son sein, elle avait compris. Oui, il avait besoin que le monde soit juste et que les plus fragiles soient protégés.
- Je n'aime pas quand quelqu'un est seul, quand il est laissé derrière et merci pour ta proposition. Je ne suis pas encore très doué pour demander de l'aide mais je m'en souviendrai.
Elle évoqua ensuite le fait qu'on pouvait devenir un cerf fort même en ayant commencé comme un faon fragile, il sentit sa gorge se serrer et elle avait vu juste de nouveau. Elle n'avait pas dit les mots, elle les avait pressentis alors quand elle lui demanda s'il croyait qu'on pouvait avancer en croyant en soi, il resta un instant silencieux.
- J'aimerais y croire comme toi, peut-être qu'à force de le répêter, on finira par s'en convaincre.
Enfin vint la quesiton de l'avenir et du DPSM, elle lui expliqua qu'elle allait passer le niveau 1 mais pas le 2 car elle n'aimait pas les potions, cela fit écho avec son ressenti car il y avait pensé souvent même mais il s'était toujours arrêté dans l'idée à cause de ce problème de potions.
- Le DPSM j'y ai pensé mais les potions et moi c'est un massacre annoncé. Il esquissa un sourire gêné, j'ai jamais été bon alors j'ai fini par me convaincre que c'était trop ambitieux pour moi. Mais si toi tu le tentes, peut-être que je pourrais essayer moi aussi.
Sa voix se fit plus basse, plus fragile.
- Si on doit galérer autant le faire à deux et peut-être même se soutenir et se motiver. Il passa une mains dans ses cheveux revélant sa nervosité. Je ne promets pas un exploit mais je peux toujours essayer de faire de mon mieux.
Eileen avait ce don-là, elle lui donnait envie de devenir un peu plus que ce qu'il croyait être.
815 mots
Quand elle parla des erreurs et des échecs, il hocha lentement la tête, il en avait commis beaucoup tellement d'ailleurs qu'il ne pouvait toutes se les rappeler dans son esprit, elles se mélangeaient les unes aux autres dans un mémoire. Pourtant la manière dont elle l'exprimait avec simplicité et calme lui faisait entrevoir une autre façon de percevoir ces moments là, non plus comme des cicatrices honteuses du passé mais comme des passages nécessaires, des passerelles vers autre chose.
Lorsqu'elle avoua qu'elle avait tendance à oublier ce qui n'était pas positif, il lui répondit d'un ton admiratif :
- J'aimerais bien pouvoir faire ça et ne pas m'accrocher à ce qui fait mal.
Chez lui, les mauvaises choses avaient la fameuse tendance à s'accrocher à son esprit et à revenir sous forme de murmures au moment d'aller dormir pourtant en l'écoutant il se dit que peut-être il pourrait apprendre à faire autrement.
Puis elle lui dit qu'il était secret et que personne ne devinait ce qu'il avait traversé ce qui lui fit baisser brièvement les yex. Non, personne ne voyait rien de ce qu'il portait en lui, il avait appris à cacher et à disparaître mais lorsqu'elle ajouta qu'il serait surpris de voir combien de gens voudraient être son ami s'il se laissait connaître, une douce chaleur gonfla sa poitrine. Même s'il n'osa pas répondre, ses oreilles rosirent montrant qu'elle l'avait touché.
Alors quand elle confia qu'elle aussi n'aimait pas parler d'elle, il posa un regard surpris sur elle.
- Tu fais ça tellement naturellement que l'on ne dirait pas.
Il comprit pourtant ce qu'elle voulait dire car parler c''est une manière de montrer sa fragilité et cela n'est jamais évident, il écouta avec gravité son évocation du psychomage et de sa propre expérience. L'idée restait difficile mais soudain moins effrayante parce qu'elle parlait sans honte, sans gêne et pas du tout comme un aveu de faiblesse.
Elle parlait ensuite des différences entre chacun mais également de la manière dont les gens percevaient les choses.
- Tu arrives à le dire comme si c'était évident alors que j'ai souvent l'impression de mal regarder ou même de trop regarder. Il haussa les épaules un peu maladroitement. Mais toi tu vois juste, je crois que c'est ça surtout qui me frappe, tu comprends les autres même quand ils ne parlent pas.
Quand elle le rassura en expliquant qu'elle avait été élevée comme une moldue et qu'elle aussi se sentait parfois en décalage, Ormen sentit une vague de soulagement inattendue.
- On n'est peut-être pas si différents
Elle enchaina en évoquant l'aide, la justice, le naturel qu'elle avait à tendre la main et au fur et à mesure de ses paroles, il sentit quelque chose vibrer très fort en son sein, elle avait compris. Oui, il avait besoin que le monde soit juste et que les plus fragiles soient protégés.
- Je n'aime pas quand quelqu'un est seul, quand il est laissé derrière et merci pour ta proposition. Je ne suis pas encore très doué pour demander de l'aide mais je m'en souviendrai.
Elle évoqua ensuite le fait qu'on pouvait devenir un cerf fort même en ayant commencé comme un faon fragile, il sentit sa gorge se serrer et elle avait vu juste de nouveau. Elle n'avait pas dit les mots, elle les avait pressentis alors quand elle lui demanda s'il croyait qu'on pouvait avancer en croyant en soi, il resta un instant silencieux.
- J'aimerais y croire comme toi, peut-être qu'à force de le répêter, on finira par s'en convaincre.
Enfin vint la quesiton de l'avenir et du DPSM, elle lui expliqua qu'elle allait passer le niveau 1 mais pas le 2 car elle n'aimait pas les potions, cela fit écho avec son ressenti car il y avait pensé souvent même mais il s'était toujours arrêté dans l'idée à cause de ce problème de potions.
- Le DPSM j'y ai pensé mais les potions et moi c'est un massacre annoncé. Il esquissa un sourire gêné, j'ai jamais été bon alors j'ai fini par me convaincre que c'était trop ambitieux pour moi. Mais si toi tu le tentes, peut-être que je pourrais essayer moi aussi.
Sa voix se fit plus basse, plus fragile.
- Si on doit galérer autant le faire à deux et peut-être même se soutenir et se motiver. Il passa une mains dans ses cheveux revélant sa nervosité. Je ne promets pas un exploit mais je peux toujours essayer de faire de mon mieux.
Eileen avait ce don-là, elle lui donnait envie de devenir un peu plus que ce qu'il croyait être.
815 mots
A la frontière de l’humain
Eileen hocha la tête. Elle comprenait. Quand les blessures trop importantes, il était difficile de s'en détacher. Elle évoqua un ouvrage - elle ne savait plus lequel - que son père lui avait fait lire. Etre initiée au développement personnel, ca avait ses avantages !
- "Dans un livre, j'ai lu qu'il faut au moins 3 actions positives pour annuler 1 action négative dans notre cerveau. Donc si tu as subi une souffrance ou une tristesse, il te faut au moins trois joies pour aller de l'avant... Et puis, quand c'est quelque chose qui nous marque, ce n'est pas si difficile d'avancer... On a tendance à ressasser parce qu'on en parle pas... et ressasser, ca remet une couche de négatif qu'on doit effacer avec trois couches de positif..." évoqua-t-elle pensive.
Sa surprise à sa confession lui fit rosir les joues de nouveau :
- "Je ne parle pas de moi avec tout le monde." avoua-t-elle. "A vrai dire, je crois que tu es la deuxième personne à qui j'ai parlé de mon traumatisme d'enfance. " Elle l'avait dit Ernest. Il savait tout. Et même si Ormen n'avait qu'effleuré le sujet avec elle, il en savait déjà bien plus que ses meilleures amies à Poudlard ou même que son cousin qu'elle considérait comme son frère. A l'époque des faits, elle ne le connaissait pas, il n'avait donc pas pu savoir. C'était comme si elle ne parvenait à se livrer à ce sujet qu'à des personnes qu'elle sentait fragiles et qui avaient besoin de ressentir un écho de son passé à elle pour pouvoir avancer... Il fallait dire que pour l'un comme pour l'autre, elle avait senti très rapidement une confiance réciproque naitre et fleurir. Et cela, sans effort. Et puis, il fallait avouer qu'elle avait caché ce passé difficile, voulant l'oublier, et que ce n'était que lorsqu'elle s'en était ouverte au Serpentard qu'elle avait réussi à s'en détacher totalement.
Eileen balaya sa phrase d'un revers de la main. Il se dévalorisait probablement et elle s'était forgée plein d'expériences à discuter avec plein de personnes différentes.
- "Je crois que voir les autres, je l'ai appris à force de discuter avec les gens. Certains sont plus facilement lisibles que d'autres..." lâcha-t-elle. "Tu as déjà vu cette image ?" Elle prit un parchemin qui ne lui servait pas à prendre de note puis griffonna dessus un schéma qui lui avait ouvert les yeux sur les vérités de chacun.
Elle lui montra le papier et lui demanda :
- "Tu vois, chacun à sa vérité et qu'une part de la vérité globale... C'est ca qui rend les relations sociales difficiles... On voit tous les choses différemment !"
Elle chercha un exemple pour étayer son image, en espérant que ca serait parlant pour son interlocuteur :
- "C'est comme lorsque A laisse trainer ses affaires dans le dortoir. Ca peut mettre en colère B car elle estime qu'il y a un manque de respect de la part de A. C peut, elle, trouver que c'est pas si grave et s'en fiche. D, elle, peut considérer que A ne fait pas exprès et même si ca la chiffonne un peu, ne rien dire... Tu vois une même situation, trois ressentis différents... et pourtant A a juste pas fait attention parce qu'elle était pressée et a posé ses affaires là sans s'en rendre compte."
Et Eileen opina du chef quand son voisin finit par dire qu'on était pas si différent :
- "C'est ca ! On est tous des humains avec des émotions et une interprétation du monde ! Au final, on est tous constitué pareil !" lâcha-t-elle avec un clin d'oeil en lui montrant ses deux mains et les deux siennes.
Elle avait compris sa vision du monde d'autant plus facilement que c'était aussi la sienne.
- "Si tu as du mal à demander de l'aide, on peut convenir d'un geste pour cela plutôt que de mot. Ou alors d'un seul mot alerte. Ca te dirait ?"
Elle hocha de nouveau la tête lorsqu'il évoqua le fait qu'il suffisait peut-être de répéter les choses pour s'en convaincre.
- "Si tu y crois, les choses peuvent devenir réelles..." C'était une sorte de prédiction. Ca ne marchait pas toujours mais avec un "pourquoi pas", on allait bien plus loin qu'avec "non je n'y arriverai pas."
Lorsqu'il annonca être motivé pour passer le DPSM si elle le passait elle-même, elle sourit :
- "Tu sais, ce n'est pas pour rien que j'ai arrêté les potions. Je n'en ai plus dans ma filière ! Mais j'ai pris quelques cours avec Mr O'Belt en botanique et en potions, juste ce dont j'ai besoin de connaitre pour passer l'examen. C'est que quelques heures sur les antidotes. Je suis persuadée que tu pourrais le faire !" le rassura-t-elle, tandis qu'il disait qu'il pourrait le faire si elle le faisait elle-même.
Le temps filait, et il allait falloir écouter le cours qui allait demander de l'écoute.
- "Si tu veux, on en reparle plus tard..." ajouta-t-elle. "Quand tu veux !"
Fin pour moi si ca te va.
Un autre RP ?
Je t'attends dans ma volière !
- "Dans un livre, j'ai lu qu'il faut au moins 3 actions positives pour annuler 1 action négative dans notre cerveau. Donc si tu as subi une souffrance ou une tristesse, il te faut au moins trois joies pour aller de l'avant... Et puis, quand c'est quelque chose qui nous marque, ce n'est pas si difficile d'avancer... On a tendance à ressasser parce qu'on en parle pas... et ressasser, ca remet une couche de négatif qu'on doit effacer avec trois couches de positif..." évoqua-t-elle pensive.
Sa surprise à sa confession lui fit rosir les joues de nouveau :
- "Je ne parle pas de moi avec tout le monde." avoua-t-elle. "A vrai dire, je crois que tu es la deuxième personne à qui j'ai parlé de mon traumatisme d'enfance. " Elle l'avait dit Ernest. Il savait tout. Et même si Ormen n'avait qu'effleuré le sujet avec elle, il en savait déjà bien plus que ses meilleures amies à Poudlard ou même que son cousin qu'elle considérait comme son frère. A l'époque des faits, elle ne le connaissait pas, il n'avait donc pas pu savoir. C'était comme si elle ne parvenait à se livrer à ce sujet qu'à des personnes qu'elle sentait fragiles et qui avaient besoin de ressentir un écho de son passé à elle pour pouvoir avancer... Il fallait dire que pour l'un comme pour l'autre, elle avait senti très rapidement une confiance réciproque naitre et fleurir. Et cela, sans effort. Et puis, il fallait avouer qu'elle avait caché ce passé difficile, voulant l'oublier, et que ce n'était que lorsqu'elle s'en était ouverte au Serpentard qu'elle avait réussi à s'en détacher totalement.
Eileen balaya sa phrase d'un revers de la main. Il se dévalorisait probablement et elle s'était forgée plein d'expériences à discuter avec plein de personnes différentes.
- "Je crois que voir les autres, je l'ai appris à force de discuter avec les gens. Certains sont plus facilement lisibles que d'autres..." lâcha-t-elle. "Tu as déjà vu cette image ?" Elle prit un parchemin qui ne lui servait pas à prendre de note puis griffonna dessus un schéma qui lui avait ouvert les yeux sur les vérités de chacun.
Reducio

Elle lui montra le papier et lui demanda :
- "Tu vois, chacun à sa vérité et qu'une part de la vérité globale... C'est ca qui rend les relations sociales difficiles... On voit tous les choses différemment !"
Elle chercha un exemple pour étayer son image, en espérant que ca serait parlant pour son interlocuteur :
- "C'est comme lorsque A laisse trainer ses affaires dans le dortoir. Ca peut mettre en colère B car elle estime qu'il y a un manque de respect de la part de A. C peut, elle, trouver que c'est pas si grave et s'en fiche. D, elle, peut considérer que A ne fait pas exprès et même si ca la chiffonne un peu, ne rien dire... Tu vois une même situation, trois ressentis différents... et pourtant A a juste pas fait attention parce qu'elle était pressée et a posé ses affaires là sans s'en rendre compte."
Et Eileen opina du chef quand son voisin finit par dire qu'on était pas si différent :
- "C'est ca ! On est tous des humains avec des émotions et une interprétation du monde ! Au final, on est tous constitué pareil !" lâcha-t-elle avec un clin d'oeil en lui montrant ses deux mains et les deux siennes.
Elle avait compris sa vision du monde d'autant plus facilement que c'était aussi la sienne.
- "Si tu as du mal à demander de l'aide, on peut convenir d'un geste pour cela plutôt que de mot. Ou alors d'un seul mot alerte. Ca te dirait ?"
Elle hocha de nouveau la tête lorsqu'il évoqua le fait qu'il suffisait peut-être de répéter les choses pour s'en convaincre.
- "Si tu y crois, les choses peuvent devenir réelles..." C'était une sorte de prédiction. Ca ne marchait pas toujours mais avec un "pourquoi pas", on allait bien plus loin qu'avec "non je n'y arriverai pas."
Lorsqu'il annonca être motivé pour passer le DPSM si elle le passait elle-même, elle sourit :
- "Tu sais, ce n'est pas pour rien que j'ai arrêté les potions. Je n'en ai plus dans ma filière ! Mais j'ai pris quelques cours avec Mr O'Belt en botanique et en potions, juste ce dont j'ai besoin de connaitre pour passer l'examen. C'est que quelques heures sur les antidotes. Je suis persuadée que tu pourrais le faire !" le rassura-t-elle, tandis qu'il disait qu'il pourrait le faire si elle le faisait elle-même.
Le temps filait, et il allait falloir écouter le cours qui allait demander de l'écoute.
- "Si tu veux, on en reparle plus tard..." ajouta-t-elle. "Quand tu veux !"
Fin pour moi si ca te va.
Un autre RP ?
5A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
A la frontière de l’humain
Ormen resta silencieux quelques secondes après ses paroles, non pas parce qu'il ne savait pas quoi répondre mais bien parce qu'il sentait que tout ce qu'elle venait de dire s'installait en lui lentement comme une évidence que l'on n'ose pas nommer, trois actions positives pour une négative, il répéta mentalement le chiffre encore et encore pour le retenir et ne pas oublier.
Trois joies. Il baisse légèrement les yeux et se demanda s'il savait seulement ce qu'était une joie ou même s'il avait pris l'habitude de les minimiser et de les ranger de côté dans son esprit sans pouvoir les comptabiliser, peut-être que lui aussi avait vécu avec cette illusion que la douleur, elle, comptait double alors que le positif devait sans cesse faire ses preuves et exister bien difficilement.
- Trois, ça parait si peu et pourtant énorme à la fois.
Il inspira doucement avant d'ajouter d'une voix plus posée :
- Je crois que je n'ai jamais vraiment essayé d'équilibrer les choses, j'ai surtout appris à encaisser et à me taire.
Quand elle confia qu'il était seulement la deuxième personne à qui elle parlait de son traumatisme, il sentit une tension étrange commençait à apparaître dans sa poitrine et à lui enserrer, ce n'était pas une impression de malaise, ni de peur mais plutôt de responsabilité silencieuse et alors il posa sur elle un regard sincère, presque grave.
- Je te promets une chose, ce que tu m'as dis, je le garderai pas parce que c'est un secret mais parce que cela t'appartient, à toi et à toi seule. Merci de me faire confiance pour ça !
Quand elle expliqua qu'elle avait appris à voir les autres à force de discussions, Ormen hocha lentement la tête, cela expliquait beaucoup de choses, elle n'était pas née ainsi attentive et juste mais elle s'était construite et cette idée-là, lui fit plus de bien qu'il ne l'aurait cru.
Il se pencha légèrement vers le parchemin lorsqu'elle dessina son schéma, les cercles, les points de vue, les vérités fragments tout cela lui paraissait si étrange.
- Je crois que j'ai passé beaucoup de temps à penser qu'il n'y avait qu'une seule bonne manière de ressetnir les choses et quand quelqu'un ne réagissait pas comme moi, je pensais que le problème c'était moi. En fait ça veut dire que même quand quelqu'un me blesse sans le vouloir ça ne nie pas ce que je ressens mais ça ne fait pas non plus quelqu'un de mauvais.
Cette pensée lui semblait nouvelle, presque fragile mais cela était plaisant, beaucoup même et l'exemple du dortoir le fit légèrement sourire malgré lui.
- Je crois que je suis plus souvent celui qui ne dit rien non pas parce que cela ne me touche pas mais parce que je préfère croire que l'autre n'a pas fait exprès et c'est plus supportable comme ça.
Quand elle parla d'un geste ou d'un mot pour demander de l'aide, le jeune aiglon sentit quelque chose se desserrer en lui et cette idée-là était si simple et pourtant foncièrement révolutionnaire.
- Oui je crois que ça me conviendrait, un mot ce serait bien, quelque chose de discret mais pas besoin d'expliquer tout de suite, juste de signaler que cela ne va pas alors que demander de l'aide à voix haute c'est encore difficile mais savoir que je peux le faire autrement, ça rend la chose moins effrayante.
Quand elle affirma que croire pouvait rendre les choses réelles, il ne répondit pas tout de suite car il réfléchissait à ce qu'il croyait et surtout à ce qu'il s'autorisait à croire.
- Je ne suis pas sûr d'y croire totalement mais j'ai envie d'essayer admit-il finalement et peut-être que ça suffit pour commencer.
Puis vint le DPSM, les potions, les antidotes, les cours ciblés.
- Si ce n'est que quelques bases et quelques heures alors peut-être que je me suis monté la tête pour rien mais c'est vrai que les potions m'ont toujours intimidé mais si on est deux à tenter, ce sera moins lourd à porter.
Il la regarda plus déterminé qu'il ne l'aurait cru possible.
-Je crois que j'aimerais essayer et même si j'échoue ce n'est pas grave, juste pour ne pas me dire plus tard que je n'aurai pas osé.
Le temps filait, le cours allait reprendre et il hocha la tête quand elle proposa d'en reparler plus tard.
- Oui quand tu veux répondit-il simplement.
Puis juste avant de se tourner vers le tableau, il ajouta presque dans un souffle.
- Je suis content de t'avoir parlé aujourd'hui Eileen.
Ce n'était pas une grande déclaration mais pour Ormen, c'était déjà une victoire.
780 mots
Désolé, j'ai mis du temps à répondre, merci pour ce RP !
Je reviendrai vers toi avec plaisir !
Trois joies. Il baisse légèrement les yeux et se demanda s'il savait seulement ce qu'était une joie ou même s'il avait pris l'habitude de les minimiser et de les ranger de côté dans son esprit sans pouvoir les comptabiliser, peut-être que lui aussi avait vécu avec cette illusion que la douleur, elle, comptait double alors que le positif devait sans cesse faire ses preuves et exister bien difficilement.
- Trois, ça parait si peu et pourtant énorme à la fois.
Il inspira doucement avant d'ajouter d'une voix plus posée :
- Je crois que je n'ai jamais vraiment essayé d'équilibrer les choses, j'ai surtout appris à encaisser et à me taire.
Quand elle confia qu'il était seulement la deuxième personne à qui elle parlait de son traumatisme, il sentit une tension étrange commençait à apparaître dans sa poitrine et à lui enserrer, ce n'était pas une impression de malaise, ni de peur mais plutôt de responsabilité silencieuse et alors il posa sur elle un regard sincère, presque grave.
- Je te promets une chose, ce que tu m'as dis, je le garderai pas parce que c'est un secret mais parce que cela t'appartient, à toi et à toi seule. Merci de me faire confiance pour ça !
Quand elle expliqua qu'elle avait appris à voir les autres à force de discussions, Ormen hocha lentement la tête, cela expliquait beaucoup de choses, elle n'était pas née ainsi attentive et juste mais elle s'était construite et cette idée-là, lui fit plus de bien qu'il ne l'aurait cru.
Il se pencha légèrement vers le parchemin lorsqu'elle dessina son schéma, les cercles, les points de vue, les vérités fragments tout cela lui paraissait si étrange.
- Je crois que j'ai passé beaucoup de temps à penser qu'il n'y avait qu'une seule bonne manière de ressetnir les choses et quand quelqu'un ne réagissait pas comme moi, je pensais que le problème c'était moi. En fait ça veut dire que même quand quelqu'un me blesse sans le vouloir ça ne nie pas ce que je ressens mais ça ne fait pas non plus quelqu'un de mauvais.
Cette pensée lui semblait nouvelle, presque fragile mais cela était plaisant, beaucoup même et l'exemple du dortoir le fit légèrement sourire malgré lui.
- Je crois que je suis plus souvent celui qui ne dit rien non pas parce que cela ne me touche pas mais parce que je préfère croire que l'autre n'a pas fait exprès et c'est plus supportable comme ça.
Quand elle parla d'un geste ou d'un mot pour demander de l'aide, le jeune aiglon sentit quelque chose se desserrer en lui et cette idée-là était si simple et pourtant foncièrement révolutionnaire.
- Oui je crois que ça me conviendrait, un mot ce serait bien, quelque chose de discret mais pas besoin d'expliquer tout de suite, juste de signaler que cela ne va pas alors que demander de l'aide à voix haute c'est encore difficile mais savoir que je peux le faire autrement, ça rend la chose moins effrayante.
Quand elle affirma que croire pouvait rendre les choses réelles, il ne répondit pas tout de suite car il réfléchissait à ce qu'il croyait et surtout à ce qu'il s'autorisait à croire.
- Je ne suis pas sûr d'y croire totalement mais j'ai envie d'essayer admit-il finalement et peut-être que ça suffit pour commencer.
Puis vint le DPSM, les potions, les antidotes, les cours ciblés.
- Si ce n'est que quelques bases et quelques heures alors peut-être que je me suis monté la tête pour rien mais c'est vrai que les potions m'ont toujours intimidé mais si on est deux à tenter, ce sera moins lourd à porter.
Il la regarda plus déterminé qu'il ne l'aurait cru possible.
-Je crois que j'aimerais essayer et même si j'échoue ce n'est pas grave, juste pour ne pas me dire plus tard que je n'aurai pas osé.
Le temps filait, le cours allait reprendre et il hocha la tête quand elle proposa d'en reparler plus tard.
- Oui quand tu veux répondit-il simplement.
Puis juste avant de se tourner vers le tableau, il ajouta presque dans un souffle.
- Je suis content de t'avoir parlé aujourd'hui Eileen.
Ce n'était pas une grande déclaration mais pour Ormen, c'était déjà une victoire.
780 mots
Désolé, j'ai mis du temps à répondre, merci pour ce RP !