C'est là que je me sens le mieux
C'est étrange comme je peux revenir si aisément au Brésil malgré la distance aussi bien physique que temporelle qui me sépare désormais du pays. Quand je ferme les yeux, tous les souvenirs remontent, vifs et réconfortants. La forêt, immense, extraordinairement verte, vivante, éblouissante, d'une beauté à couper le souffle, reine d'un monde auquel j'appartiens ; ma correspondante parmi les arbres, dans son école, m'en montrant les couloirs et les salles, me glissant quelques mots, me présentant ses amis ; et même les cours, les odeurs, les bruits, c'est comme si ma mémoire avait tout gravé profondément. Il me suffit de tendre la main pour m'en saisir.
« C'est une école incroyable, différente de Poudlard mais tout aussi fantastique. Par contre, elle est plutôt petite, par rapport à ce qu'on pourrait s'imaginer. La forêt qui l'entoure n'appartient pas à Castelobruxo, mais on peut s'y rendre quelques fois, et celle-ci est vraiment immense. Et pour communiquer, j'avais un peu appris le portugais, et ma correspondante l'anglais, donc on se débrouillait comme cela, ou on utilisait des sortilèges de traduction. »
Le portugais, Merlin ! Cela fait longtemps que je n'ai pas écrit à Estefânia, et je sens bien que mon niveau dans cette langue stagne ; bientôt quelques mots bien connus finiront par m'échapper, comme s'ils s'enfonçaient dans la brume. Peut-être pourrai-je profiter de mon temps à l'Institut pour retravailler mes acquis le soir ? Cela ne me paraît pas impossible.
La suite des questions de la petite sorcière m'éloigne de Castelobruxo. Je retrouve le Royaume-Uni, sa terre froide et humide, ses nuages, ses possibilités d'avenir bien concrètes et non teintées d'aventures. Je serai presque tentée de soupirer. Et pourtant, il est ici mon futur, je connais ces plaines et cet environnement, et c'est là que je me développerai, que je me construirai. Ce n'est pas non plus pour me déplaire, j'aime mon pays et ceux à qui je tiens s'y trouvent. Je me suis faite à l'idée que je resterai là. Ai-je seulement déjà rêvé d'ailleurs ? Mes parents ne m'ont pas vraiment laissé la possibilité d'y penser. Ce n'est pas grave, cela me convient, je n'ai jamais souhaité plus.
« Non, en réalité ce n'est pas impossible. Si tu as le niveau et les connaissances, et que tu remplies les conditions d'admission, tu peux étudier dans une autre école sans trop de difficultés. Bien sûr, cela exige d'être polyvalent et de correspondre à tous les critères. Et puis sinon, il y a aussi les formations professionnalisantes qui sont plus accessibles. Mes parents avaient fait cela : une école puis une formation professionnalisante. »
Je souris à la Rouge. Elle semble déjà inquiète par rapport à son avenir. Mais qui lui a mis ces angoisses en tête ? Il lui reste encore de longues années avant de penser à la suite de ses études, à ce qui vient après Poudlard. Le temps sera gage d'assurance et de réconfort.
« Tous les parcours ne sont pas droits, il ne faut pas craindre les chemins sinueux si tu y trouves ton compte. » ajouté-je finalement.
Et mon parcours à moi ? Mon avenir, ma route ? Sera-t-elle courbe et tortueuse ? Que se passera-t-il après l'Institut ? La voix sera-t-elle toute tracée ou me demandera-t-elle des efforts, des recherches, des soupirs et du courage ? Je n'ose pas tout à fait penser à ce que Sonia suggère, une poursuite dans le Jardin. Ce serait trop facile, non ? Et puis, si je me surprends à y rêver et que je n'y trouve rien ? Si j'espère en vain ? Le commerce n'est pas grand, peut-il encore accueillir une personne supplémentaire ? J'ai fait de mon mieux durant mon stage ici, j'ai essayé de montrer ce dont je suis capable, j'ai tout donné, j'ai travaillé, je me suis impliquée. Pourtant, je ne peux rien exiger. Je me suis peut-être fait remarquer, mais est-ce que cela suffira ? Et l'enseignement qui m'observe du coin de l'œil. Je pourrai également donner des cours, ou même poursuivre ma formation. L'avenir est vaste.
Mes joues se colorent légèrement aux propos de la Rouge. Est-ce que son oncle lui aurait parlé de moi pour qu'elle porte ainsi de telles phrases ? Ce serait étrange, surprenant. Que puis-je en dire ? Je dois rester polie, ne rien exiger, ne rien demander.
« Oui, reconnais-je, j'ai fait un stage ici. C'était très bien. Je revenais justement pour saluer tout le monde et donner des nouvelles. J'ai passé ma soutenance de stage il y a quelques semaines. »
Mais je préfère balayer le sujet, passer à autre chose, ne pas m'attarder sur moi. Je n'ai pas encore mon diplôme en poche, je n'ose pas penser à ce qui viendra par la suite.
« Hmm, réfléchis-je à haute voix, si tu aimes les sorts de manière générale, plusieurs métiers mélangent un peu toutes ces matières : ensorceleuse, créatrice de sorts, duelliste, enchanteresse, briseuse de sorts, ou même professeure. Et avec l'histoire de la magie... Peut-être chercheuse ? Tout dépend de comment tu aimes travailler : en groupe ou plutôt seule, pour enseigner, pour créer, ou pour chercher. »
« C'est une école incroyable, différente de Poudlard mais tout aussi fantastique. Par contre, elle est plutôt petite, par rapport à ce qu'on pourrait s'imaginer. La forêt qui l'entoure n'appartient pas à Castelobruxo, mais on peut s'y rendre quelques fois, et celle-ci est vraiment immense. Et pour communiquer, j'avais un peu appris le portugais, et ma correspondante l'anglais, donc on se débrouillait comme cela, ou on utilisait des sortilèges de traduction. »
Le portugais, Merlin ! Cela fait longtemps que je n'ai pas écrit à Estefânia, et je sens bien que mon niveau dans cette langue stagne ; bientôt quelques mots bien connus finiront par m'échapper, comme s'ils s'enfonçaient dans la brume. Peut-être pourrai-je profiter de mon temps à l'Institut pour retravailler mes acquis le soir ? Cela ne me paraît pas impossible.
La suite des questions de la petite sorcière m'éloigne de Castelobruxo. Je retrouve le Royaume-Uni, sa terre froide et humide, ses nuages, ses possibilités d'avenir bien concrètes et non teintées d'aventures. Je serai presque tentée de soupirer. Et pourtant, il est ici mon futur, je connais ces plaines et cet environnement, et c'est là que je me développerai, que je me construirai. Ce n'est pas non plus pour me déplaire, j'aime mon pays et ceux à qui je tiens s'y trouvent. Je me suis faite à l'idée que je resterai là. Ai-je seulement déjà rêvé d'ailleurs ? Mes parents ne m'ont pas vraiment laissé la possibilité d'y penser. Ce n'est pas grave, cela me convient, je n'ai jamais souhaité plus.
« Non, en réalité ce n'est pas impossible. Si tu as le niveau et les connaissances, et que tu remplies les conditions d'admission, tu peux étudier dans une autre école sans trop de difficultés. Bien sûr, cela exige d'être polyvalent et de correspondre à tous les critères. Et puis sinon, il y a aussi les formations professionnalisantes qui sont plus accessibles. Mes parents avaient fait cela : une école puis une formation professionnalisante. »
Je souris à la Rouge. Elle semble déjà inquiète par rapport à son avenir. Mais qui lui a mis ces angoisses en tête ? Il lui reste encore de longues années avant de penser à la suite de ses études, à ce qui vient après Poudlard. Le temps sera gage d'assurance et de réconfort.
« Tous les parcours ne sont pas droits, il ne faut pas craindre les chemins sinueux si tu y trouves ton compte. » ajouté-je finalement.
Et mon parcours à moi ? Mon avenir, ma route ? Sera-t-elle courbe et tortueuse ? Que se passera-t-il après l'Institut ? La voix sera-t-elle toute tracée ou me demandera-t-elle des efforts, des recherches, des soupirs et du courage ? Je n'ose pas tout à fait penser à ce que Sonia suggère, une poursuite dans le Jardin. Ce serait trop facile, non ? Et puis, si je me surprends à y rêver et que je n'y trouve rien ? Si j'espère en vain ? Le commerce n'est pas grand, peut-il encore accueillir une personne supplémentaire ? J'ai fait de mon mieux durant mon stage ici, j'ai essayé de montrer ce dont je suis capable, j'ai tout donné, j'ai travaillé, je me suis impliquée. Pourtant, je ne peux rien exiger. Je me suis peut-être fait remarquer, mais est-ce que cela suffira ? Et l'enseignement qui m'observe du coin de l'œil. Je pourrai également donner des cours, ou même poursuivre ma formation. L'avenir est vaste.
Mes joues se colorent légèrement aux propos de la Rouge. Est-ce que son oncle lui aurait parlé de moi pour qu'elle porte ainsi de telles phrases ? Ce serait étrange, surprenant. Que puis-je en dire ? Je dois rester polie, ne rien exiger, ne rien demander.
« Oui, reconnais-je, j'ai fait un stage ici. C'était très bien. Je revenais justement pour saluer tout le monde et donner des nouvelles. J'ai passé ma soutenance de stage il y a quelques semaines. »
Mais je préfère balayer le sujet, passer à autre chose, ne pas m'attarder sur moi. Je n'ai pas encore mon diplôme en poche, je n'ose pas penser à ce qui viendra par la suite.
« Hmm, réfléchis-je à haute voix, si tu aimes les sorts de manière générale, plusieurs métiers mélangent un peu toutes ces matières : ensorceleuse, créatrice de sorts, duelliste, enchanteresse, briseuse de sorts, ou même professeure. Et avec l'histoire de la magie... Peut-être chercheuse ? Tout dépend de comment tu aimes travailler : en groupe ou plutôt seule, pour enseigner, pour créer, ou pour chercher. »
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
C'est là que je me sens le mieux
Sonia regardait admirative son aînée. Ça devait être cool de pouvoir échanger avec quelqu'un d'autre, de découvrir un autre pays, une nouvelle culture et par la même occasion, apprendre une nouvelle langue. Elle avait cru entendre que le portugais n'était pas si différent de l'espagnol — d'ailleurs, cela faisait un certain moment qu'elle n'avait pas échangé avec ses amis espagnols — peut-être qu'elle pourrait essayer un jour d'apprendre la langue ?
Le programme AMICO l'attirait beaucoup. Mais il était ouvert aux élèves de quatrième année, si ses souvenirs n'étaient pas erronés. En d'autres termes, elle allait devoir attendre encore un peu avant de tenter sa chance. Si elle était prise, tomberait-elle sur quelqu'un de gentil ? De quelle école, de quelle nationalité viendrait son correspondant ? Auraient-ils de points communs, ou seraient-ils foncièrement différents ?
« Oh c'est trop cool ! » s'exclama-t-elle, en réponse.
La deuxième année fit part, une nouvelle fois, de ses inquiétudes quant à son avenir et demanda quelques conseils à Alyona. Elle était vraiment gentille. Prendre le temps d'aider une jeune sorcière comme elle... pas tout le monde l'aurait fait. Toutes les informations notées dans un coin de sa tête, l'anglaise tenta d'en apprendre encore un peu plus sur son interlocutrice. Elle semblait vraiment se plaire ici. Il fallait avouer que le cadre était très beau et prenant — et puis, tous les adultes présents étaient plutôt gentils.
« C'est encore tout frais, du coup... Je pense que tu peux passer souvent dans le coin. Oncle Kieran sera super content de te revoir ! Et puis tous ses collègues aussi. J'avoue que je n'ai pas retenu tous leurs noms... » dit-elle, baissant la voix honteusement.
Après tout, elle n'était pas là depuis si longtemps que ça, juste deux ou trois jours. Malgré toutes les histoires que lui avaient racontés le botaniste, sa mémoire ne lui permettait pas de tout retenir d'un seul coup — dans le pire des cas, elle pourrait lui poser la question ce soir, lorsqu'ils rentreraient à la maison.
« Créatrice de sort ? Mais ça à l'air trop chouette ! Ensorceleuse et briseuse de sort me tentent bien aussi. T'imagines ? Je pourrai apprendre plein, plein, plein de sorts et je pourrai aider des gens ! Je pourrai même me vanter à mon frère, genre... J'connais plus de sorts que toi, alors que t'es plus vieux ! Ou... J'sais pas, je trouverai bien, hehe ! »
Quitte à choisir entre travailler avec quelqu'un et travailler seule, Sonia n'hésiterait pas longtemps : elle travaillerait seule — sauf si elle appréciait ses compagnons de voyage, auquel cas, elle changerait peut-être d'avis. On lui avait dit que parfois, on n'était jamais mieux servi que par soi-même. Finalement, cette phrase faisait un peu sens. Mais elle n'était pas quelqu'un de très social ou de très ouvert, alors, entretenir des relations était quelque chose d'assez ardu...
« Me revoilà ! Je ne vous ai pas trop fait attendre, j'espère. » s'exclama Kieran. « Alors, on parlait de quoi ? »
Le botaniste passa la tête, fit un signe de la main et pénétra la pièce, s'approchant des deux sorcières, sourire aux lèvres.
« Dis Alyona, t'as prévu quelque chose ? Si ça te dit, tu pourrais aller manger un morceau avec nous. J'sais pas vous, mais je crois que je commence à avoir un p'tit creux ! Et pourtant, il n'est pas si tard que ça. »
Le programme AMICO l'attirait beaucoup. Mais il était ouvert aux élèves de quatrième année, si ses souvenirs n'étaient pas erronés. En d'autres termes, elle allait devoir attendre encore un peu avant de tenter sa chance. Si elle était prise, tomberait-elle sur quelqu'un de gentil ? De quelle école, de quelle nationalité viendrait son correspondant ? Auraient-ils de points communs, ou seraient-ils foncièrement différents ?
« Oh c'est trop cool ! » s'exclama-t-elle, en réponse.
La deuxième année fit part, une nouvelle fois, de ses inquiétudes quant à son avenir et demanda quelques conseils à Alyona. Elle était vraiment gentille. Prendre le temps d'aider une jeune sorcière comme elle... pas tout le monde l'aurait fait. Toutes les informations notées dans un coin de sa tête, l'anglaise tenta d'en apprendre encore un peu plus sur son interlocutrice. Elle semblait vraiment se plaire ici. Il fallait avouer que le cadre était très beau et prenant — et puis, tous les adultes présents étaient plutôt gentils.
« C'est encore tout frais, du coup... Je pense que tu peux passer souvent dans le coin. Oncle Kieran sera super content de te revoir ! Et puis tous ses collègues aussi. J'avoue que je n'ai pas retenu tous leurs noms... » dit-elle, baissant la voix honteusement.
Après tout, elle n'était pas là depuis si longtemps que ça, juste deux ou trois jours. Malgré toutes les histoires que lui avaient racontés le botaniste, sa mémoire ne lui permettait pas de tout retenir d'un seul coup — dans le pire des cas, elle pourrait lui poser la question ce soir, lorsqu'ils rentreraient à la maison.
« Créatrice de sort ? Mais ça à l'air trop chouette ! Ensorceleuse et briseuse de sort me tentent bien aussi. T'imagines ? Je pourrai apprendre plein, plein, plein de sorts et je pourrai aider des gens ! Je pourrai même me vanter à mon frère, genre... J'connais plus de sorts que toi, alors que t'es plus vieux ! Ou... J'sais pas, je trouverai bien, hehe ! »
Quitte à choisir entre travailler avec quelqu'un et travailler seule, Sonia n'hésiterait pas longtemps : elle travaillerait seule — sauf si elle appréciait ses compagnons de voyage, auquel cas, elle changerait peut-être d'avis. On lui avait dit que parfois, on n'était jamais mieux servi que par soi-même. Finalement, cette phrase faisait un peu sens. Mais elle n'était pas quelqu'un de très social ou de très ouvert, alors, entretenir des relations était quelque chose d'assez ardu...
« Me revoilà ! Je ne vous ai pas trop fait attendre, j'espère. » s'exclama Kieran. « Alors, on parlait de quoi ? »
Le botaniste passa la tête, fit un signe de la main et pénétra la pièce, s'approchant des deux sorcières, sourire aux lèvres.
« Dis Alyona, t'as prévu quelque chose ? Si ça te dit, tu pourrais aller manger un morceau avec nous. J'sais pas vous, mais je crois que je commence à avoir un p'tit creux ! Et pourtant, il n'est pas si tard que ça. »
572 mots
Je suis sincèrement désolée pour mon retard inexcusable ! C'est la première fois que je prends autant de temps, je suis vraiment désolée !
Je suis sincèrement désolée pour mon retard inexcusable ! C'est la première fois que je prends autant de temps, je suis vraiment désolée !
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |
C'est là que je me sens le mieux
Repasser souvent ici... Je viendrais avec ma cape de compétences, mon sac plein d'espoir, et un catalogue de possibles. Je serais accueillie, prendrais des nouvelles, en donnerais, discuterais en somme, traçant avec les mots des liens, de moi à eux, d'eux à moi, comme une araignée je tisserais ma toile si on me laisse entrer, cherchant avec le temps à m'installer dans un coin, quitte à ce qu'il soit poussiéreux, décidée à y rester si on me le permet, à créer dans ce lieu une chambre à moi, posant les valises de mon avenir quelque part entre l'habitude et l'acceptation. Je serai une mauvaise herbe qui repousse sans cesse dans le même jardin. Pour le meilleur ou pour le pire ? Je rougis en y pensant. Ce serait trop insistant, trop déplacé. Comment s'assurer que l'accueil sera toujours chaleureux, comme on me le promet ? Et cela est-il seulement convenable, avoir de telles attentes ? Je n'ai pas l'âme d'une grande aventurière, je ne parcourrai pas le monde sur les traces de la magie, je me construirai plutôt un abri entre les feuilles et les racines, un refuge né de mes mains, pour lequel je donnerai tout, et dans lequel je serai bien. Comment puis-je penser avoir déjà trouvé son sol, sa terre ici ? Il est si tôt pour oser ambitionner des fondations.
Pourtant, je souris à la Rouge, comblée, ravie, emportée par son enthousiasme et sa façon de voir le monde. Tous les chemins qui mènent au bonheur paraissent droits ; d'élève à créatrice de sorts, d'étudiante à botaniste. J'aime cette vision de l'avenir, décapée des difficultés, comme si elles n'existaient pas dans l'addition. Ne devrait-on pas conserver ce regard au lieu de traîner nos angoisses et nos névroses ? Porter l'envie et le courage plus haut que la peur, ne pas abandonner l'horizon des yeux même si la route est dure, persister, avancer, revenir frapper aux portes jusqu'au jour où on nous proposera d'y rester. Ne vous y trompez pas, ma tête demeurera haute, et vous pourrez vous étonner de mes réussites, car j'y parviendrai. Je façonnerai mon avenir sans attendre qu'on le fasse pour moi.
« Merci, articulé-je du bout des lèvres, touchée par cette invitation à revenir, comme si elle avait été directement prononcée par Kieran. C'est certain, tu aurais de quoi te vanter auprès de ton frère, créer des sorts, ce n'est pas donné à tout le monde ! »
Mes lèvres s'étirent, la satisfaction me pique ; j'ai la sensation d'avoir esquissé des mots importants, qui resteront longtemps dans les pensées de Sonia. Se projeter, c'est un peu comme déjà accepter l'aventure.
Étrangement, je crois que je me projette bien au Jardin. Mais une aventure m'y attend-elle seulement ?
La voix enjouée du botaniste m'arrache à mes interrogations. Je l'observe entrer et nous rejoindre et retrouve aussitôt mon enthousiasme. Sa compagnie me rappelle mes mois de stage et le bonheur qui y reste associé.
« Non, non, nous en avons profité pour discuter un peu, ce n'était pas dérangeant, réponds-je avec un sourire. Mais je ne me souviens vraiment plus de quoi nous parlions ! » avoué-je en riant.
Les idées se sont envolées comme des oiseaux, remplacées par d'autres. L'avenir, les AMICO, la magie... Je n'étais pas là pour eux et pourtant ils se sont faufilés jusqu'à moi. Dois-je chercher à m'en éloigner, à revenir à mes intérêts principaux ? Je glisse mon regard vers Sonia avant d'observer de nouveau son oncle. Oh, peu importe ! Je suivrai le sens du vent ; où qu'il aille. J'ai déjà trouvé plus que ce pour quoi j'étais venue.
Alors, la proposition qui m'est faite me tombe avec plaisir entre les doigts, comme une fleur qui chuterait d'un arbre. Je suis surprise, légèrement hésitante (serai-je vraiment la bienvenue ?), mais surtout réjouie. Manger seule n'est pas de ces perspectives qui m'enchantent, et en ce jour où mon ciel est bleu, partager un repas avec des sorciers aussi agréables ne me paraît que chanceux. Ainsi, mon visage s'étonne et mon cœur se réchauffe. Je suis invitée, et ravie de l'être.
« Cela me ferait très plaisir de vous accompagner ! Si toutefois cela ne vous gêne pas, bien sûr. »
Loin de moi le désir d'être de trop, mais j'ai confiance en la sincérité de la proposition de Kieran, je sais que je ne servirai pas de décoration à une discussion qui ne me concerne pas.
« Merci ! » ajouté-je tout de même avec un sourire.
Je me sens toute légère, toute joyeuse. Sonia, Kieran... La rencontre n'était peut-être pas prévue, mais elle n'en demeure pas moins enrichissante et fabuleuse. Elle me fait m'étonner de voir le temps passer si vite.
Pourtant, je souris à la Rouge, comblée, ravie, emportée par son enthousiasme et sa façon de voir le monde. Tous les chemins qui mènent au bonheur paraissent droits ; d'élève à créatrice de sorts, d'étudiante à botaniste. J'aime cette vision de l'avenir, décapée des difficultés, comme si elles n'existaient pas dans l'addition. Ne devrait-on pas conserver ce regard au lieu de traîner nos angoisses et nos névroses ? Porter l'envie et le courage plus haut que la peur, ne pas abandonner l'horizon des yeux même si la route est dure, persister, avancer, revenir frapper aux portes jusqu'au jour où on nous proposera d'y rester. Ne vous y trompez pas, ma tête demeurera haute, et vous pourrez vous étonner de mes réussites, car j'y parviendrai. Je façonnerai mon avenir sans attendre qu'on le fasse pour moi.
« Merci, articulé-je du bout des lèvres, touchée par cette invitation à revenir, comme si elle avait été directement prononcée par Kieran. C'est certain, tu aurais de quoi te vanter auprès de ton frère, créer des sorts, ce n'est pas donné à tout le monde ! »
Mes lèvres s'étirent, la satisfaction me pique ; j'ai la sensation d'avoir esquissé des mots importants, qui resteront longtemps dans les pensées de Sonia. Se projeter, c'est un peu comme déjà accepter l'aventure.
Étrangement, je crois que je me projette bien au Jardin. Mais une aventure m'y attend-elle seulement ?
La voix enjouée du botaniste m'arrache à mes interrogations. Je l'observe entrer et nous rejoindre et retrouve aussitôt mon enthousiasme. Sa compagnie me rappelle mes mois de stage et le bonheur qui y reste associé.
« Non, non, nous en avons profité pour discuter un peu, ce n'était pas dérangeant, réponds-je avec un sourire. Mais je ne me souviens vraiment plus de quoi nous parlions ! » avoué-je en riant.
Les idées se sont envolées comme des oiseaux, remplacées par d'autres. L'avenir, les AMICO, la magie... Je n'étais pas là pour eux et pourtant ils se sont faufilés jusqu'à moi. Dois-je chercher à m'en éloigner, à revenir à mes intérêts principaux ? Je glisse mon regard vers Sonia avant d'observer de nouveau son oncle. Oh, peu importe ! Je suivrai le sens du vent ; où qu'il aille. J'ai déjà trouvé plus que ce pour quoi j'étais venue.
Alors, la proposition qui m'est faite me tombe avec plaisir entre les doigts, comme une fleur qui chuterait d'un arbre. Je suis surprise, légèrement hésitante (serai-je vraiment la bienvenue ?), mais surtout réjouie. Manger seule n'est pas de ces perspectives qui m'enchantent, et en ce jour où mon ciel est bleu, partager un repas avec des sorciers aussi agréables ne me paraît que chanceux. Ainsi, mon visage s'étonne et mon cœur se réchauffe. Je suis invitée, et ravie de l'être.
« Cela me ferait très plaisir de vous accompagner ! Si toutefois cela ne vous gêne pas, bien sûr. »
Loin de moi le désir d'être de trop, mais j'ai confiance en la sincérité de la proposition de Kieran, je sais que je ne servirai pas de décoration à une discussion qui ne me concerne pas.
« Merci ! » ajouté-je tout de même avec un sourire.
Je me sens toute légère, toute joyeuse. Sonia, Kieran... La rencontre n'était peut-être pas prévue, mais elle n'en demeure pas moins enrichissante et fabuleuse. Elle me fait m'étonner de voir le temps passer si vite.
Si tu es d'accord, je pense que cela peut être mon dernier ou avant-dernier post.
Merci pour ce rp ! C'est très chouette de pouvoir écrire Alyona dans cette situation ! (Et vraiment aucun souci pour le délai.)
Merci pour ce rp ! C'est très chouette de pouvoir écrire Alyona dans cette situation ! (Et vraiment aucun souci pour le délai.)
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
C'est là que je me sens le mieux
Sonia a retrouvé un peu d'espoir, tout juste ce qu'il faut pour l'inviter à ne pas lâcher. Elle devrait demander à sa mère comment elle avait fait pour se lancer dans ses études littéraires, ce qui l'avait poussé à tenter sa chance. La brune aime beaucoup lire et écrire, mais de là à en faire un métier ? Peut-être pas.
Pour son père, la question ne s'est pas posée très longtemps. A peine quelques minutes, tout au plus. De ce que sait l'anglaise, son paternel a toujours aimé les potions. Il excellait à Poudlard. Alors travailler dans ce domaine est devenu une évidence pour lui ; ce qui est totalement logique, lorsqu'on réfléchit bien.
Comme pour sa mère, sa grand-mère maternelle a ouvert sa boutique de pâtisseries. C'est sa passion depuis toujours. De même, Kieran a toujours été attiré par la botanique, ça ne lui a pas pris des années pour se décider. En somme, pour pas mal de personnes de son entourage, c'était presque une évidence. Par passion, intérêt, ou parfois par non-choix.
Même si Ethan est intéressé par la médicomagie et le sport, Sonia pense que leur père l'a incité — ou plutôt forcé — à s'orienter en médicomagie. Elle en est sûre. Mais Ethan n'arrête pas de lui rabâcher le contraire. Que c'est une voie qui lui plaît énormément et qu'il pourrait toujours se réorienter ailleurs toujours dans ce domaine. Il pourrait mener des recherches et faire avancer la science magique, par exemple.
« Oui ! Et peut-être que mon père serait tout aussi heureux... »
C'est quelque chose de vraiment important pour elle. Outre le fait d'obtenir de bonnes notes en potions, elle voudrait prouver à son père qu'elle peut très bien devenir une grande sorcière — peut-être pas physiquement, au vu de son retard de croissance — dans son domaine et réussir sa vie tout comme lui. Si ce n'est pas dans les potions ou dans la médicomagie, ça peut très bien être dans la création de sorts comme lui a suggéré Alyona.
Sonia reste encore plongé dans l'enthousiasme d'être une conjureuse de sort, une créatrice de sort, ou tout métier lié à ce domaine. Elle devrait faire tout plein de recherches sur ces métiers en rentrant. Peut-être même qu'elle découvrirait d'autres métiers encore plus géniaux et intéressants que ceux qu'elle venait de découvrir avec Alyona ? La jeune Ross est tellement excitée qu'elle ne remarque pas tout de suite l'arrivée de son oncle.
« Hehe, c'est un secret ! Juste entre Alyona et moi. Même Ethan ne sera pas au courant !
— Ah oui, rien que ça ? dit-il stupéfait.
— Et ouais ! Mais si tu veux faire parti de la confidence... Il faut que tu fasses quelque chose... dit-elle sur un ton malicieux.
— Très bien, jeune demoiselle. Que fois-je faire pour rejoindre cet ordre sacré qu'est le vôtre ?
— Hmm... Convaincre Ethan, père et maman de venir une fois ici te voir travailler !
— Tu ne fais pas semblant quand tu demandes un service, toi ! dit-il passant sa main dans les cheveux de sa nièce. Très bien ! J'accepte de relever le défi ! J'ai une date limite ?
— Je sais que ça sera difficile de convaincre père de prendre des vacances, je vais pas t'rajouter une difficulté en plus !
— Très bien ! Mission acceptée ! Kieran se tourne vers Alyona et lui offre un large sourire. Bien sûr que tu ne nous gênes pas ! Tu pourras même me parler de ce secret si bien gardé.
— Oh oui ! Ça va être trop bien ! »
Sonia sautille de joie, heureuse d'apprendre qu'Alyona avait accepté l'invitation de Kieran. Il est certain que le botaniste est encore plus heureux que sa nièce ; il pourrait en profiter pour prendre de ses nouvelles et voir ce qu'elle fait aujourd'hui. L'anglaise est restée sur son « secret », elle pourrait en discuter des heures et des heures avec Alyona sans rechigner. Accepterait-elle de l'aider à faire des recherches ? Ou même lui présenter des amies qui travaillait ou étudiait dans ce domaine ? Elle lui demanderait sur le chemin.
Pour son père, la question ne s'est pas posée très longtemps. A peine quelques minutes, tout au plus. De ce que sait l'anglaise, son paternel a toujours aimé les potions. Il excellait à Poudlard. Alors travailler dans ce domaine est devenu une évidence pour lui ; ce qui est totalement logique, lorsqu'on réfléchit bien.
Comme pour sa mère, sa grand-mère maternelle a ouvert sa boutique de pâtisseries. C'est sa passion depuis toujours. De même, Kieran a toujours été attiré par la botanique, ça ne lui a pas pris des années pour se décider. En somme, pour pas mal de personnes de son entourage, c'était presque une évidence. Par passion, intérêt, ou parfois par non-choix.
Même si Ethan est intéressé par la médicomagie et le sport, Sonia pense que leur père l'a incité — ou plutôt forcé — à s'orienter en médicomagie. Elle en est sûre. Mais Ethan n'arrête pas de lui rabâcher le contraire. Que c'est une voie qui lui plaît énormément et qu'il pourrait toujours se réorienter ailleurs toujours dans ce domaine. Il pourrait mener des recherches et faire avancer la science magique, par exemple.
« Oui ! Et peut-être que mon père serait tout aussi heureux... »
C'est quelque chose de vraiment important pour elle. Outre le fait d'obtenir de bonnes notes en potions, elle voudrait prouver à son père qu'elle peut très bien devenir une grande sorcière — peut-être pas physiquement, au vu de son retard de croissance — dans son domaine et réussir sa vie tout comme lui. Si ce n'est pas dans les potions ou dans la médicomagie, ça peut très bien être dans la création de sorts comme lui a suggéré Alyona.
Sonia reste encore plongé dans l'enthousiasme d'être une conjureuse de sort, une créatrice de sort, ou tout métier lié à ce domaine. Elle devrait faire tout plein de recherches sur ces métiers en rentrant. Peut-être même qu'elle découvrirait d'autres métiers encore plus géniaux et intéressants que ceux qu'elle venait de découvrir avec Alyona ? La jeune Ross est tellement excitée qu'elle ne remarque pas tout de suite l'arrivée de son oncle.
« Hehe, c'est un secret ! Juste entre Alyona et moi. Même Ethan ne sera pas au courant !
— Ah oui, rien que ça ? dit-il stupéfait.
— Et ouais ! Mais si tu veux faire parti de la confidence... Il faut que tu fasses quelque chose... dit-elle sur un ton malicieux.
— Très bien, jeune demoiselle. Que fois-je faire pour rejoindre cet ordre sacré qu'est le vôtre ?
— Hmm... Convaincre Ethan, père et maman de venir une fois ici te voir travailler !
— Tu ne fais pas semblant quand tu demandes un service, toi ! dit-il passant sa main dans les cheveux de sa nièce. Très bien ! J'accepte de relever le défi ! J'ai une date limite ?
— Je sais que ça sera difficile de convaincre père de prendre des vacances, je vais pas t'rajouter une difficulté en plus !
— Très bien ! Mission acceptée ! Kieran se tourne vers Alyona et lui offre un large sourire. Bien sûr que tu ne nous gênes pas ! Tu pourras même me parler de ce secret si bien gardé.
— Oh oui ! Ça va être trop bien ! »
Sonia sautille de joie, heureuse d'apprendre qu'Alyona avait accepté l'invitation de Kieran. Il est certain que le botaniste est encore plus heureux que sa nièce ; il pourrait en profiter pour prendre de ses nouvelles et voir ce qu'elle fait aujourd'hui. L'anglaise est restée sur son « secret », elle pourrait en discuter des heures et des heures avec Alyona sans rechigner. Accepterait-elle de l'aider à faire des recherches ? Ou même lui présenter des amies qui travaillait ou étudiait dans ce domaine ? Elle lui demanderait sur le chemin.
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Me voici enfin ! Je tenais vraiment à écrire ce dernier post. Merci pour ce RP qui a beaucoup aidé ma protégée à changer sa vision des choses ! Qui sait, peut-être qu'elle deviendra vraiment une créatrice de sort
Me voici enfin ! Je tenais vraiment à écrire ce dernier post. Merci pour ce RP qui a beaucoup aidé ma protégée à changer sa vision des choses ! Qui sait, peut-être qu'elle deviendra vraiment une créatrice de sort
FIN DU RP
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |