Au milieu de la fête
11 juillet 2046 (8 ans)
444 motsCela faisait maintenant une journée que Lou et sa famille avaient quitté Bourg-Garenne. La jeune fille était tout excitée.
Pour l’anniversaire de son petit frère, ses parents lui avaient offert un voyage en famille dans une des villes magiques de l'Irlande. Le petit bonhomme était passionné par la magie, il espérait qu’a ses 11 ans, il intégrait la grande école de Poudlard.
La famille avait traversé la mer d’Irlande en bateau pour parvenir jusqu’à la côte, puis ils avaient déposé leurs affaires pour la semaine dans une des locations de la ville.
– On est bientôt à la fête ? demanda Gabriel
– Regarde, c’est là-bas, lui répondit Lou en pointant du doigt de grand chapiteau. Il y a de la lumière et on entend de la musique !
Le petit garçon ouvrir la bouche pour manifester son extase :
– Viens Lou, s’écria-t-il en attrapant la main de sa grande sœur.
– Faites attention à vous, les enfants ! dit Sally, leur mère.
Les deux petits s’aventurèrent dans l’atmosphère jovial de la fête suivie par leurs parents et Poppy :
-Waouh, c’est trop beau ! Dire ils à l’unisson. Ils éclatèrent de rire.
–Vient ! dit Lou en entraînant son frère par la main.
– Alors, tu veux voir quoi ? demanda-t-elle à Gabriel.
Le petit garçon ne savait pas quoi répondre, il avait tant de choses à sa disposition :
Plusieurs marchands alimentaient la fête avec tous types de nourriture. Un spectacle de marionnettes avait lieu au milieu de celle-ci. Des affiches exposées un peu partout prévenaient qu’un grand feu d’artifice aurait lieu à la tombée de la nuit. Lou s’arrêta de marcher pour se retourner et demander à ses parents :
- On pourra rester pour voir le feu d’artifice ?
Les deux adultes échangèrent un regard puis Alexander souris à sa fille en ajoutant :
– Evidemment ma puce !
– Ouais ! S’écria Lou en s'élançant de nouveaux dans la foule, sans lâcher la main de son petit frère.
– Lou ? l’interrogea-t-il à un moment, On peut prendre une Barbe-a-Papa ?
– Bien sûr, Gaby, répondit la sorcière. Elles sont où ?
– Là-bas, dit-il spontanément en montrant du doigt une longue queue.
Les deux petits retournèrent auprès de leurs parents. Lou prit les quelques pièces que lui tendit sa mère, puis la petite famille se sépara en deux groupes : D’un côté, Sally et Gabriel prirent la direction du spectacle de marionnettes, de l’autre, Alex et Lou - sans oublier Poppy – s'insérèrent dans la queue des Barbes-a-Papas.
La petite sorcière admirait de loin le théâtre quand la file d’attente avança un peu.
@Rebekah Norfolk dis moi si quelque chose ne te convient pas
Reducio
PNJs :
- Gabriel Chaise
- Sally Chaise
- Alexander Chaise
"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" #Pouffyfamily • Jamais bien loin ! promo 49/50 2A rp #791a3d
Au milieu de la fête
La fumée des premiers feux flottait déjà au-dessus des rues de Dublin, mêlée à l’odeur du bois brûlé et du sucre chaud. La Bonfire Night revenait, comme chaque été, et avec elle cette agitation particulière que Rebekah reconnaissait entre mille. Dans la famille Norfolk, ce genre de fête n’était pas vraiment apprécié. Du moins, pas par les grands-parents ni par le reste de la lignée paternelle. Trop bruyante. Trop désordonnée. Et surtout, trop mélangée aux Moldus. On y croisait tout le monde sans distinction, on chantait ensemble, on riait ensemble, une promiscuité que les Norfolk les plus traditionalistes jugeaient inutile, voire déplacée.
Heureusement pour Rebekah, ses parents, Alister et Isobel, n’avaient jamais partagé cet avis.
Elle marchait entre eux, ses petites bottines frappant les pavés avec une impatience mal contenue. À huit ans, elle connaissait le chemin presque par cœur. Son père le lui avait encore rappelé dans l’après-midi, comme chaque année :
- Tu vois, Rebekah, quand tu étais plus petite, tu t’endormais avant même que le grand feu soit allumé.
- C’est faux, avait-elle protesté, vexée. L’an dernier, je l’ai vu jusqu’au bout.
Et elle comptait bien recommencer.
Autour d’eux, la ville s’animait peu à peu. Des musiciens accordaient leurs instruments, des spectacles de marionnettes avaient lieu à presque chaque coin de rue, et des enfants couraient en riant, déjà surexcités par la promesse de la nuit à venir. La petite main de Rebekah glissa dans celle de sa mère.
- Maman…
- Oui, mon cœur ?
Rebekah leva le nez, ses yeux bleus reflétant déjà les premières flammes.
- Le feu, il sera grand ?
Sa mère sourit, ce sourire doux qui sentait toujours un peu la cendre et la mer.
- Il l’est toujours ici. C’est pour ça qu’on revient.
Son père, de l’autre côté, jeta un regard autour de lui, attentif mais détendu.
- On ne se presse pas, ajouta-t-il. La fête commence à peine.
Rebekah hocha la tête, mais son regard s’était déjà échappé ailleurs. Partout, il y avait trop de choses à voir : des stands colorés, des éclats de rire, des silhouettes qu’elle ne connaissait pas. Un peu plus loin, un groupe de musiciens s’installait sur une estrade improvisée. Des instruments étranges brillaient sous les lanternes, et une mélodie d’essai s’éleva, hésitante puis plus assurée. Son père ralentit aussitôt.
- Écoutez, murmura-t-il. Ils sont bons.
Isobel s’arrêta à son tour, déjà captivée par le rythme qui s’installait doucement. Après tout, la petite famille partageait l'amour de la musique.
Rebekah, elle, tira légèrement sur la manche de sa mère.
- Maman… est-ce que je peux aller chercher quelque chose à manger ? demanda-t-elle en désignant du menton une rangée de stands d’où s’échappaient des odeurs alléchantes.
Ses parents échangèrent un regard rapide avant que son père ne réponde.
- Tu restes à portée de vue, d’accord ?
- Oui ! promit Rebekah aussitôt.
Son visage s’illumina et, sans attendre davantage, elle s’éloigna de quelques pas avant de se glisser dans la file d’attente d’un stand de barbes-à-papa. Elle se hissa sur la pointe des pieds pour mieux voir devant elle. La machine tournait lentement, formant de grands nuages roses qui donnaient presque envie de tendre la main. Juste devant, une fillette restait figée, totalement absorbée par le spectacle de marionnettes un peu plus loin, sans remarquer que la file avait avancé.
La rousse fronça aussitôt les sourcils, impatiente. Elle croisa les bras, tapota du pied contre le pavé et jeta un coup d’œil par-dessus l’épaule de la fille.
- Tu sais que si tu voulais regarder le spectacle, fallait pas te mettre dans la queue, dit-elle, sèche. J’ai faim et tu me gênes.
610 mots
@Lou Chaise, désolée pour le retard, j'espère que ça te convient, n'hésites pas si ce n'est pas le cas !
Heureusement pour Rebekah, ses parents, Alister et Isobel, n’avaient jamais partagé cet avis.
Elle marchait entre eux, ses petites bottines frappant les pavés avec une impatience mal contenue. À huit ans, elle connaissait le chemin presque par cœur. Son père le lui avait encore rappelé dans l’après-midi, comme chaque année :
- Tu vois, Rebekah, quand tu étais plus petite, tu t’endormais avant même que le grand feu soit allumé.
- C’est faux, avait-elle protesté, vexée. L’an dernier, je l’ai vu jusqu’au bout.
Et elle comptait bien recommencer.
Autour d’eux, la ville s’animait peu à peu. Des musiciens accordaient leurs instruments, des spectacles de marionnettes avaient lieu à presque chaque coin de rue, et des enfants couraient en riant, déjà surexcités par la promesse de la nuit à venir. La petite main de Rebekah glissa dans celle de sa mère.
- Maman…
- Oui, mon cœur ?
Rebekah leva le nez, ses yeux bleus reflétant déjà les premières flammes.
- Le feu, il sera grand ?
Sa mère sourit, ce sourire doux qui sentait toujours un peu la cendre et la mer.
- Il l’est toujours ici. C’est pour ça qu’on revient.
Son père, de l’autre côté, jeta un regard autour de lui, attentif mais détendu.
- On ne se presse pas, ajouta-t-il. La fête commence à peine.
Rebekah hocha la tête, mais son regard s’était déjà échappé ailleurs. Partout, il y avait trop de choses à voir : des stands colorés, des éclats de rire, des silhouettes qu’elle ne connaissait pas. Un peu plus loin, un groupe de musiciens s’installait sur une estrade improvisée. Des instruments étranges brillaient sous les lanternes, et une mélodie d’essai s’éleva, hésitante puis plus assurée. Son père ralentit aussitôt.
- Écoutez, murmura-t-il. Ils sont bons.
Isobel s’arrêta à son tour, déjà captivée par le rythme qui s’installait doucement. Après tout, la petite famille partageait l'amour de la musique.
Rebekah, elle, tira légèrement sur la manche de sa mère.
- Maman… est-ce que je peux aller chercher quelque chose à manger ? demanda-t-elle en désignant du menton une rangée de stands d’où s’échappaient des odeurs alléchantes.
Ses parents échangèrent un regard rapide avant que son père ne réponde.
- Tu restes à portée de vue, d’accord ?
- Oui ! promit Rebekah aussitôt.
Son visage s’illumina et, sans attendre davantage, elle s’éloigna de quelques pas avant de se glisser dans la file d’attente d’un stand de barbes-à-papa. Elle se hissa sur la pointe des pieds pour mieux voir devant elle. La machine tournait lentement, formant de grands nuages roses qui donnaient presque envie de tendre la main. Juste devant, une fillette restait figée, totalement absorbée par le spectacle de marionnettes un peu plus loin, sans remarquer que la file avait avancé.
La rousse fronça aussitôt les sourcils, impatiente. Elle croisa les bras, tapota du pied contre le pavé et jeta un coup d’œil par-dessus l’épaule de la fille.
- Tu sais que si tu voulais regarder le spectacle, fallait pas te mettre dans la queue, dit-elle, sèche. J’ai faim et tu me gênes.
610 mots
@Lou Chaise, désolée pour le retard, j'espère que ça te convient, n'hésites pas si ce n'est pas le cas !
Reducio
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- Alister É. Norfolk
- Isobel É. Norfolk
Au milieu de la fête
331Les marionnettes bougeaient dans tous les sens. Lou était persuadée qu’elles racontaient des histoires merveilleuses.
Elle contemplait leurs vêtements de loin et s’apprêtait à deviner le style de leur accoutrement - ceux qui lui aurait peut être permis d’imaginer ce qu’elles pouvaient raconter - quand de petits bruits désagréables lui parvinrent aux oreilles : une semelle frappant le sol :
– Tu sais que si tu voulais regarder le spectacle, fallait pas te mettre dans la queue. J’ai faim et tu me gênes.
Lou se retourna et fit face a une jeune fille rousse, celle qui venait de lui faire une remarque :
– Papa, tu… commença-t-elle à dire en s’adressant à ce dernier avant de s’apercevoir qu’Alexander se penchait de droite à gauche zieutant la fin de la file, reproduisant les gestes que feraient un enfant cherchant le parfum qui correspondrait le plus à ses papilles.
La petite leva les yeux au ciel, se faisant la réflexion que sa mère avait peut-être raison quand elle disait que son père avait gardé son âme d’enfant. Lou sourit à cette idée avant de se soumettre à la conséquence de son choix devant la situation qui s’offrait à elle : Soit elle décidait d’obéir à la rouquine, ou alors de répliquer pour lui montrer qu’elle ne se laissait pas marcher sur les pieds.
Elle opta pour la seconde solution, consciente que son père serait sûrement rattraper sa bêtise si s’en était une :
– Je profite de la fête ! Et tu devrais faire pareil. J’pense pas que y en ai tout le temps ! affirma-t-elle sur un ton semblable à celui de sa rivale.
Contente de sa réponse, et espérant avoir rabattu le caquet de l’autre fillette, elle se résigna à exécuter ses ordres. Lou suivie le mouvement de la file d’attente à contrecœur, ne souhaitant pas pour autant provoquer une dispute verbale dont elle serait la cause.
Elle s’arrêta avant de se cogner contre son prédécesseur. Elle avait hâte de pouvoir prendre une barbe à papa et de la ramener à son frère, lui montrant qu’elle avait fait toute la queue.
___________
C’est parfait !
C’est parfait !
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Au milieu de la fête
Rebekah haussa un sourcil.
La réponse ne l’avait pas fait reculer. Au contraire.
Elle détailla la fillette en face d’elle, ses cheveux, son sourire un peu trop satisfait, cette façon de parler comme si elle donnait une leçon. La rousse n’aimait pas qu’on lui donne des leçons. Surtout pas une inconnue.
- Je profite de la fête moi aussi, répliqua-t-elle aussitôt. Mais j’peux faire deux choses à la fois. Profiter et avoir faim.
Elle se hissa de nouveau sur la pointe des pieds pour vérifier que la file avançait bien, puis croisa les bras avec une dignité un peu théâtrale.
- Et puis si tout le monde “profitait” comme toi, on n’avancerait jamais.
Le silence qui suivit dura une seconde de trop.
La machine tournait. Lentement. Trop lentement.
Rebekah sentit l’agacement lui serrer la gorge. Elle n’aimait pas attendre. Elle n’aimait pas qu’on lui tienne tête. Et elle n’aimait pas avoir l’impression d’être coincée. Et surtout elle avait faim. Tellement faim qu’elle aurait pu manger n’importe quoi.
Ses bras retombèrent brusquement le long de son corps.
- Pff… c’est nul, lâcha-t-elle.
Elle jeta un dernier regard à la file, puis au stand, puis détourna la tête avec une moue boudeuse.
- J’ai plus envie et tu m'énerves, lança-t-elle à l'intention de l'autre fille.
Sans attendre davantage, elle fit demi-tour d’un mouvement vif. Ses bottines frappèrent les pavés plus fort qu’avant tandis qu’elle s’éloignait de la queue, décidée, impulsive, comme si partir était une victoire.
Elle ne savait pas encore si elle reviendrait.
Mais elle refusait de rester là une seconde de plus.
263 mots
@Lou Chaise, et voilà !
La réponse ne l’avait pas fait reculer. Au contraire.
Elle détailla la fillette en face d’elle, ses cheveux, son sourire un peu trop satisfait, cette façon de parler comme si elle donnait une leçon. La rousse n’aimait pas qu’on lui donne des leçons. Surtout pas une inconnue.
- Je profite de la fête moi aussi, répliqua-t-elle aussitôt. Mais j’peux faire deux choses à la fois. Profiter et avoir faim.
Elle se hissa de nouveau sur la pointe des pieds pour vérifier que la file avançait bien, puis croisa les bras avec une dignité un peu théâtrale.
- Et puis si tout le monde “profitait” comme toi, on n’avancerait jamais.
Le silence qui suivit dura une seconde de trop.
La machine tournait. Lentement. Trop lentement.
Rebekah sentit l’agacement lui serrer la gorge. Elle n’aimait pas attendre. Elle n’aimait pas qu’on lui tienne tête. Et elle n’aimait pas avoir l’impression d’être coincée. Et surtout elle avait faim. Tellement faim qu’elle aurait pu manger n’importe quoi.
Ses bras retombèrent brusquement le long de son corps.
- Pff… c’est nul, lâcha-t-elle.
Elle jeta un dernier regard à la file, puis au stand, puis détourna la tête avec une moue boudeuse.
- J’ai plus envie et tu m'énerves, lança-t-elle à l'intention de l'autre fille.
Sans attendre davantage, elle fit demi-tour d’un mouvement vif. Ses bottines frappèrent les pavés plus fort qu’avant tandis qu’elle s’éloignait de la queue, décidée, impulsive, comme si partir était une victoire.
Elle ne savait pas encore si elle reviendrait.
Mais elle refusait de rester là une seconde de plus.
263 mots
@Lou Chaise, et voilà !