Entre notes macabres et croches mélodieuses
Reducio
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Mercredi 07 décembre 2050
Dans l'après-midi, dans la serre n°6
Avec : @Jane Plogeth & Jake et Jamie Carter (PNJ)
Dans l'après-midi, dans la serre n°6
Avec : @Jane Plogeth & Jake et Jamie Carter (PNJ)
Zenaïda avait besoin d'une pause et allait savoir pourquoi, elle s'était retrouvée dans le parc avec sa flûte. Elle avait besoin d'air, de se changer les idées. Et puis, comme guidée par le doux murmure chanté par le vent, la Poufsouffle se retrouva dans la serre n°6. Intriguée et à la fois contente, elle se dirigea vers Espérance. Sa chère plante. Sa boîte de son instrument calé sous son bras, elle caressa doucement les feuilles de sa chère plante, le visage épuisé.
Charles n'avait pas répondu à sa lettre... Et, le plus douloureux, c'était qu'elle n'avait plus reparlé à Raymond. Ce dernier qui avait été énervé le jour où Charles leur avait annoncé son mariage. Elle n'avait pas parlé à Raymond de ses terreurs nocturnes ni de ses cauchemars ni de son état émotionnel. Le septième année n'était pas au courant et la jeune sorcière ne l'avait pas fait parce qu'elle savait qu'il serait encore plus énervé contre Charles.
La jaune et noire regarda sa plante.
*- Coucou Espérance. Je passe te saluer. Tu sais, parfois, je me demande comment tout ça c'est possible. Comment Charles a pu autant s'éloigner de moi...*
Alors que la deuxième année pensait être seule, voilà que deux voix familières se firent entendre.
- C'est toi Zelie ? tonna Jake. Tu parles aux plantes maintenant ?
- Sérieux, t'as pas d'amis ? termina Jamie.
La Poufsouffle se tourna vers ses frères. Ils étaient littéralement en train de se moquer d'elle. Ils savaient très bien qu'elle avait des amis mais qu'elle mettait du temps et qu'elle les choisissait avec soin.
- Qu'est-ce que vous voulez ?
- Rien de spécial petite sœur. Juste qu'on ne s'attendait pas à te trouver ici.
- Mais tant que tu es là, enchaîna Jamie, Charles s'étonne que tu ne lui ais pas répondu.
- Depuis quand tu ne lui as pas répondu ? Tu comptes l'ignorer ?
- Faut vraiment que tu grandisses un peu ! T'es plus une gamine ! Arrête tes caprices et accepte que ton grand frère chéri a changé de préférée !
- Tu sais en plus combien un mariage peut être stressant.
Zenaïda regardait ses frères tout à tour, le regard de plus en plus outré. Comment osaient ils parler de quelque chose qu'ils ne pouvaient absolument pas comprendre ? La sorcière en avait assez de pleurer mais les phrases de ses frères lui firent l'effet d'un poignard dans le cœur.
- C'est pas vos affaires lâcha-t-elle simplement.
Jake croisa les bras et s'approcha de la benjamine.
- T'es vraiment bizarre. Tu parles aux plantes, tu passes tout ton temps dans la salle de répétition, tu as peu d'amis et t'as des cernes sous les yeux. Et ta mine... Tu fais vraiment peine à voir. C'est pas comme ça que t'arrivera à attirer l'attention.
La deuxième année le foudroya du regard et lui lança :
- Comme je te l'ai dit, c'est pas tes affaires. Occupes toi d'aller draguer des filles et laisse moi tranquille. C'est pas maintenant que tu vas te préoccuper de mon bien-être.
Elle mit ses mains sur le torse de Jake et sans que ce dernier n'ai pu le préméditer, elle le poussa violemment à tel point qu'il tomba au sol. Jamie accourut pour le relever et Zenaïda leur lança :
- J'en ai marre que vous me traitez tous comme une gamine ! Vous n'êtes pas mes pères et je vous interdis de me parler comme ça ! Alors maintenant, allez voir ailleurs et laissez-moi tranquille !
Puis, elle détourna son regard d'eux et observa sa plante. Oui, elle avait mauvaise mine parce que son corps avait refusé de se reposer pendant des semaines. Mais était-ce une raison pour qu'ils lui disent ?
Jamie voyait bien qu'il étaient allés trop forts. Il retint Jake par la manche. Le serdaigle devina sans mal qu'ils avaient touchés une corde sensible mais elle devait apprendre à grandir. Jake lui souffla :
- Viens on s'en va. Il faut aussi qu'elle apprenne à grandir. Si Raymond préfère la douceur, il faut bien que nous lui apprenions ce qu'est la vie.
* Paroles en italiques = en français
Voilà pour le post ! J'espère que ça te convient ! Jake et Jamie partiront au post suivant !
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Entre notes macabres et croches mélodieuses
Ce matin, Jane avait donné cours aux troisièmes années, c'était la classe de Sonia, sa nièce. Globalement, c'était un groupe assez intéressant, pas comme les cinquième année qui lui sortait par les yeux ! Notamment un certain duo assez... problématique. La fermeté ne payait pas à chaque fois, mais bon. Après sa pause déjeuner, l'enseignante décida de faire un petit tour des serres. Ce n'était pas comme si elle ne passait jamais dans le coin, mais elle aimait bien la paisibilité qui y régnait. Peut-être qu'elle devrait commencer par la serre réservée aux élèves ?
Cette serre n'était pas réservée entièrement à leur utilisation personnelle, mais ses prédécesseurs avaient eu une merveilleuse idée. Jane avait remarqué que certains aimaient beaucoup passer par la serre numéro six, prendre soin de leur plante. Cela lui faisait énormément plaisir de voir que ses élèves prenaient du plaisir en pratiquant la botanique. Une élève s'était démarquée plus que d'autres, une certaine O'Brien. Elle passait très souvent.
D'ailleurs, une nouvelle plante avait rejointe les autres depuis peu. Il s'agissait de celle de Miss Carter. La cousine de sa nièce. Comme cette dernière lui avait demandé son autorisation, Jane se rappelait du visage, et à présent pouvait y associer son nom. Elle était en deuxième année.
Tiens, il y a des visiteurs ? Je pourrai les saluer, peut-être même discuter avec eux, qui sait ? se dit-elle, lorsqu'elle entendit des éclats de voix. La botaniste s'approcha de la serre numéro six, y entra discrètement. Elle porta tout de suite sa main à sa bouche en entendant les inepties des deux garçons. Et ce devait être eux...
« Excusez-moi, messieurs. Ce n'est pas une façon de parler à quelqu'un. Encore moins à sa petite sœur. »
Jane s'avança poings serrés jusqu'au trio Carter et lança un regard cinglant aux deux aînés. Elle était elle-même la plus jeune dans sa famille, mais son grand frère Darrel s'était toujours montré très doux avec elle. En ce qui concernait le cadet, Joe, était un peu différent, il n'était pas aussi ouvert qu'elle, mais cela n'entachait pas leur relation, au contraire, Jane faisait de son mieux pour discuter avec lui et l'aider à s'ouvrir.
« Messieurs, votre sœur attend des excuses. Je ne vois pas en quoi parler aux plantes serait mal. Vous savez, ce sont des vivants, comme vous et moi. Si vous leur dîtes des méchancetés comme vous venez de le faire, alors la plante périra, c'en presque certain si vous ne vous en occupez pas bien. Au contraire, si vous vous montrez bienveillant, alors vous remerciera en offrant de belles fleurs. Votre sœur c'est pareil. Elle se montrera méfiante avec vous si vous vous montrez méchant et dur. Ou bien, elle pourra se montrer gentille et aimante si vous lui montrez autant de gentillesse. »
Elle ne voulait pas aller aussi loin, mais c'était beaucoup trop important pour les laisser blesser leur petite sœur. Jane se tourna en direction de la deuxième année et lui offrit un sourire rassurant. Lorsque les deux jeunes hommes se seraient excusés, l'enseignante les aurait chassés, leur intimant de ne pas revenir de si tôt dans la serre numéro six.
Cette serre n'était pas réservée entièrement à leur utilisation personnelle, mais ses prédécesseurs avaient eu une merveilleuse idée. Jane avait remarqué que certains aimaient beaucoup passer par la serre numéro six, prendre soin de leur plante. Cela lui faisait énormément plaisir de voir que ses élèves prenaient du plaisir en pratiquant la botanique. Une élève s'était démarquée plus que d'autres, une certaine O'Brien. Elle passait très souvent.
D'ailleurs, une nouvelle plante avait rejointe les autres depuis peu. Il s'agissait de celle de Miss Carter. La cousine de sa nièce. Comme cette dernière lui avait demandé son autorisation, Jane se rappelait du visage, et à présent pouvait y associer son nom. Elle était en deuxième année.
Tiens, il y a des visiteurs ? Je pourrai les saluer, peut-être même discuter avec eux, qui sait ? se dit-elle, lorsqu'elle entendit des éclats de voix. La botaniste s'approcha de la serre numéro six, y entra discrètement. Elle porta tout de suite sa main à sa bouche en entendant les inepties des deux garçons. Et ce devait être eux...
« Excusez-moi, messieurs. Ce n'est pas une façon de parler à quelqu'un. Encore moins à sa petite sœur. »
Jane s'avança poings serrés jusqu'au trio Carter et lança un regard cinglant aux deux aînés. Elle était elle-même la plus jeune dans sa famille, mais son grand frère Darrel s'était toujours montré très doux avec elle. En ce qui concernait le cadet, Joe, était un peu différent, il n'était pas aussi ouvert qu'elle, mais cela n'entachait pas leur relation, au contraire, Jane faisait de son mieux pour discuter avec lui et l'aider à s'ouvrir.
« Messieurs, votre sœur attend des excuses. Je ne vois pas en quoi parler aux plantes serait mal. Vous savez, ce sont des vivants, comme vous et moi. Si vous leur dîtes des méchancetés comme vous venez de le faire, alors la plante périra, c'en presque certain si vous ne vous en occupez pas bien. Au contraire, si vous vous montrez bienveillant, alors vous remerciera en offrant de belles fleurs. Votre sœur c'est pareil. Elle se montrera méfiante avec vous si vous vous montrez méchant et dur. Ou bien, elle pourra se montrer gentille et aimante si vous lui montrez autant de gentillesse. »
Elle ne voulait pas aller aussi loin, mais c'était beaucoup trop important pour les laisser blesser leur petite sœur. Jane se tourna en direction de la deuxième année et lui offrit un sourire rassurant. Lorsque les deux jeunes hommes se seraient excusés, l'enseignante les aurait chassés, leur intimant de ne pas revenir de si tôt dans la serre numéro six.
527 mots
Entre notes macabres et croches mélodieuses
Zenaïda regardait sa belle plante sans se soucier de ses frères. Mais une voix reconnaissable la fit sursauter. Elle se retourna d'un bond en voyant Miss Plogeth, sa professeure de botanique. Et il fallait qu'elle prenne sa défense. Bien entendu, elle appréciait le geste mais ses frères, eux, n'appréciaient sûrement pas.
D'ailleurs, Jake était justement en train de serrer les poings lorsque la voix de leur professeure résonna dans la serre. Cette nouvelle sorcière qui lui avait déjà donné des retenues avec Jamie pour manque de respect et gêne en cours. Sérieusement, Jake trouvait que cette adulte avait du mal à s'amuser et à se décoincer. Néanmoins, ses paroles ne lui firent ni chaud ni froid. Il n'avait pas remarqué à quel point ses mots pouvaient avoir un impact sur Zenaïda. Jake était comme ça : il disait les choses avec franchise et faisait en sorte que la benjamine devienne un homme, une tête froide.
- S'cusez nous Miss commença Jake, c'est une discussion de l'ordre privé. Zel n'a plus l'âge d'être couvée : il faut qu'elle apprenne ce qu'est la vie. Et si nos grand frères préfèrent la douceur, il faut bien que quelqu'un joue le mauvais rôle pour lui apprendre que la vie n'est pas toute rose. Nan mais franche- Aïe !
Jake s'arrêta d'un coup sec : son jumeau venait de lui donner un coup de pied dans le genou. Jamie regarda froidement sa moitié avant de se tourner vers la Poufsouffle et l'adulte.
- Excuse-nous Zelie. On n'a pas été correct reprit Jamie tandis que Jake poussa un long soupir d'agacement.
Miss Plogeth les chassa de la serre leur interdisant l'accès. Jake sortit le plus rapidement possible mais Jamie ne put s'empêcher de s'approcher de sa sœur et de lui souffler à l'oreille :
- Charles mérite tout de même une réponse, Zel... Penses-y !
Puis, avant de se faire tirer les oreilles, il s'enfuit.
La deuxième année avait gardé les yeux baissés tout du long. Elle n'aimait pas attirer l'attention ni même envenimer une dispute. Alors, quand les pas de ses frères furent loin, elle releva lentement les yeux et les posa sur sa professeure. Cette dernière lui adressait un sourire bienveillant.
- J-Je... M-Merci. Même si c'était pas vraiment la peine, j'ai l'habitude, vous savez.
Zenaïda esquissa un sourire sincère. Elle aimait beaucoup sa professeure en dehors de son intervention mais à cet instant, elle ne l'en apprécia que plus. Elle avait une posture douce et si gentille qui lui rappelait beaucoup sa cousine Sonia. Au fond, ils n'étaient pas méchants ni malveillants. Ils la protégeaient à leur manière et avec leurs excentricités.
- I-Ils ne me veulent pas de mal ; ils s'inquiètent à leur manière.7
Elle ne cherchait pas à les défendre : elle avait conscience du poids de leur mot, en particulier aujourd'hui, mais elle savait aussi qu'ils voulaient juste lui apprendre à être forte et à ne pas se laisser marcher sur les pieds.
@Jane Plogeth
D'ailleurs, Jake était justement en train de serrer les poings lorsque la voix de leur professeure résonna dans la serre. Cette nouvelle sorcière qui lui avait déjà donné des retenues avec Jamie pour manque de respect et gêne en cours. Sérieusement, Jake trouvait que cette adulte avait du mal à s'amuser et à se décoincer. Néanmoins, ses paroles ne lui firent ni chaud ni froid. Il n'avait pas remarqué à quel point ses mots pouvaient avoir un impact sur Zenaïda. Jake était comme ça : il disait les choses avec franchise et faisait en sorte que la benjamine devienne un homme, une tête froide.
- S'cusez nous Miss commença Jake, c'est une discussion de l'ordre privé. Zel n'a plus l'âge d'être couvée : il faut qu'elle apprenne ce qu'est la vie. Et si nos grand frères préfèrent la douceur, il faut bien que quelqu'un joue le mauvais rôle pour lui apprendre que la vie n'est pas toute rose. Nan mais franche- Aïe !
Jake s'arrêta d'un coup sec : son jumeau venait de lui donner un coup de pied dans le genou. Jamie regarda froidement sa moitié avant de se tourner vers la Poufsouffle et l'adulte.
- Excuse-nous Zelie. On n'a pas été correct reprit Jamie tandis que Jake poussa un long soupir d'agacement.
Miss Plogeth les chassa de la serre leur interdisant l'accès. Jake sortit le plus rapidement possible mais Jamie ne put s'empêcher de s'approcher de sa sœur et de lui souffler à l'oreille :
- Charles mérite tout de même une réponse, Zel... Penses-y !
Puis, avant de se faire tirer les oreilles, il s'enfuit.
La deuxième année avait gardé les yeux baissés tout du long. Elle n'aimait pas attirer l'attention ni même envenimer une dispute. Alors, quand les pas de ses frères furent loin, elle releva lentement les yeux et les posa sur sa professeure. Cette dernière lui adressait un sourire bienveillant.
- J-Je... M-Merci. Même si c'était pas vraiment la peine, j'ai l'habitude, vous savez.
Zenaïda esquissa un sourire sincère. Elle aimait beaucoup sa professeure en dehors de son intervention mais à cet instant, elle ne l'en apprécia que plus. Elle avait une posture douce et si gentille qui lui rappelait beaucoup sa cousine Sonia. Au fond, ils n'étaient pas méchants ni malveillants. Ils la protégeaient à leur manière et avec leurs excentricités.
- I-Ils ne me veulent pas de mal ; ils s'inquiètent à leur manière.7
Elle ne cherchait pas à les défendre : elle avait conscience du poids de leur mot, en particulier aujourd'hui, mais elle savait aussi qu'ils voulaient juste lui apprendre à être forte et à ne pas se laisser marcher sur les pieds.
@Jane Plogeth
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Entre notes macabres et croches mélodieuses
Il s'agissait certes d'une conversation privée, mais trop c'était trop. Ce n'était pas un ton pour parler à sa petite sœur, encore moins des paroles à dire à un être aussi jeune et fragile. Heureusement que l'un des jumeaux étaient plus sensé que l'autre. Jane lui fit un léger hôchement de la tête, le remerciant pour son geste, avant de les chasser l'un comme l'autre. L'enseignante regarda les deux galopins déguerpir, avant de s'approcher de la jeune Carter, radoucissant ses traits ; il ne fallait pas l'effrayer.
« Ils ont raison, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais ce n'est pas un ton pour parler à sa petite sœur. Vous savez, moi aussi je suis la dernière dans ma famille — vous êtes bien la petite dernière ? — et j'ai toujours apprécié ce rôle. Mon frère aîné s'amusait beaucoup avec moi, mais lorsqu'il me réprimandait ou qu'il voulait m'apprendre quelque chose, il le faisait toujours sur un ton calme. Pas comme Jake et ses moqueries... »
La botaniste se tut. Peut-être que parler d'elle la mettrait mal à l'aise, chose qu'elle voulait à tout prix éviter. Pourtant, c'était la vérité. Joe était peut-être plus calme et moins bavard que Darrel, mais tous deux se montraient compréhensifs et protecteurs envers elle. Cela faisait d'elle une meilleure personne.
« Zenaïda, c'est ça ? » reprit-elle, avec hésitation. « J'ai remarqué que ça n'allait pas fort en ce moment. Votre teint est tout pâle, de même votre comportement est bien différent. Je ne dis pas ça pour vous embêter, au contraire, je voudrais vous aider. Quelque chose ne va pas ? Même si les manières de vos frères ne sont pas adéquates, leur inquiétude est justifiée. Si je peux vous aider, d'une quelconque manière, n'hésitez pas. »
En effet, la deuxième année ne semblait pas aller bien physiquement. Dormait-elle correctement ? Il semblerait, si elle avait bien compris, que cela soit dû à l'un de ses frères. La famille avait un grand impact sur les enfants — même une fois adulte — Jane pouvait parier cinq gallions que la Poufsouffle ne se sentait pas bien à cause de son frère — voire à cause des jumeaux Carter.
« Ils ont raison, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais ce n'est pas un ton pour parler à sa petite sœur. Vous savez, moi aussi je suis la dernière dans ma famille — vous êtes bien la petite dernière ? — et j'ai toujours apprécié ce rôle. Mon frère aîné s'amusait beaucoup avec moi, mais lorsqu'il me réprimandait ou qu'il voulait m'apprendre quelque chose, il le faisait toujours sur un ton calme. Pas comme Jake et ses moqueries... »
La botaniste se tut. Peut-être que parler d'elle la mettrait mal à l'aise, chose qu'elle voulait à tout prix éviter. Pourtant, c'était la vérité. Joe était peut-être plus calme et moins bavard que Darrel, mais tous deux se montraient compréhensifs et protecteurs envers elle. Cela faisait d'elle une meilleure personne.
« Zenaïda, c'est ça ? » reprit-elle, avec hésitation. « J'ai remarqué que ça n'allait pas fort en ce moment. Votre teint est tout pâle, de même votre comportement est bien différent. Je ne dis pas ça pour vous embêter, au contraire, je voudrais vous aider. Quelque chose ne va pas ? Même si les manières de vos frères ne sont pas adéquates, leur inquiétude est justifiée. Si je peux vous aider, d'une quelconque manière, n'hésitez pas. »
En effet, la deuxième année ne semblait pas aller bien physiquement. Dormait-elle correctement ? Il semblerait, si elle avait bien compris, que cela soit dû à l'un de ses frères. La famille avait un grand impact sur les enfants — même une fois adulte — Jane pouvait parier cinq gallions que la Poufsouffle ne se sentait pas bien à cause de son frère — voire à cause des jumeaux Carter.
369 mots
@Zenaïda Carter
@Zenaïda Carter
Entre notes macabres et croches mélodieuses
Zenaïda ne s'était pas attendu à ce que sa professeure parle de sa propre enfance. Elle aussi dernière de sa famille, elle comprenait ce que la jaune et noire vivait sauf la partie où Jake et Jamie se moquaient... Ils avaient toujours été d'une franchise déconcertante qui d'ordinaire ne la blessait pas. Mais pas aujourd'hui. La jeune sorcière hocha la tête avant de confirmer :
- O-Oui, je suis la dernière d'une famille de 10 enfants... J'ai 9 grands frères alors autant vous dire que je connais bien ce que vous me dites.
Elle prit grand soin de ne pas souligner la partie où Miss Plogeth mentionna Jake. Elle n'avait pas envie d'en parler ni même d'y penser. Elle ajouta à la place :
- Mais j'ai la chance d'avoir une cousine en or que je considère comme ma grande sœur. Ça fait du bien...
Le rouge monta vite aux joues de la deuxième année : elle venait de se livrer à sa professeure d'un seul coup. D'habitude, elle était réservée et participer rarement en classe mais voilà qu'elle venait de se livrer un peu.
Elle regarda l'adulte lorsque celle-ci prononça son prénom. Nouvel hochement de tête. Et voilà qu'elle se mit à lui montrer de l'inquiétude. Comme Eileen qui l'avait retrouvée en pleine nuit dans les couloirs. Elle s'y était retrouvée complètement par hasard, comme une somnambule. Elle faisait si peine à voir ? Elle avait réussi à franchir le pas de parler au psychomage qui lui avait donné rendez-vous le 14 décembre, dans quelques jours. Elle jeta un regard vers sa flûte posée devant la plante, regarda ensuite Espérance avant de se retourner vers l'adulte.
- Je... J'ai des terreurs nocturnes de plus en plus ces derniers temps. Et les rares nuits où je n'en ai pas, je fais des cauchemars... Je vois Mr Kyros dans quelques jours... Mais, je sais pas...
Elle regarda ailleurs, quelques part vers les plantes puis demanda sans savoir si elle se parlait plus à elle ou plus à la jeune femme :
- Pourquoi notre corps ne veut pas oublier ? La trahison est la pire des douleurs... Si seulement je pouvais arriver à faire en sorte que mon corps oublie...
Si seulement...
Cette phrase qu'elle se répétait sans arrêt depuis des semaines voire presque deux mois. Ces mots qu'elle se demande et se répète en boucle comme une formule magique. Elle en avait marre de souffrir et de se sentir mal. Elle en avait marre de toutes ces nuits sans dormir correctement.
Elle en avait marre de ressasser sans cesse toute cette douleur. Elle n'avait pas envie d'en parler encore une fois. Miss Plogeth était une personne si bienveillante, si douce et souriante. Elle pouvait avoir confiance en elle et se confier mais toujours appuyer à l'endroit qui faisait le plus de mal, cela était de trop.
Zenaïda soupira un bon coup, cherchant le soutien de sa professeure.
@Jane Plogeth
@Hyacinthe Kyros & @Eileen O'Brien pour la mention
- O-Oui, je suis la dernière d'une famille de 10 enfants... J'ai 9 grands frères alors autant vous dire que je connais bien ce que vous me dites.
Elle prit grand soin de ne pas souligner la partie où Miss Plogeth mentionna Jake. Elle n'avait pas envie d'en parler ni même d'y penser. Elle ajouta à la place :
- Mais j'ai la chance d'avoir une cousine en or que je considère comme ma grande sœur. Ça fait du bien...
Le rouge monta vite aux joues de la deuxième année : elle venait de se livrer à sa professeure d'un seul coup. D'habitude, elle était réservée et participer rarement en classe mais voilà qu'elle venait de se livrer un peu.
Elle regarda l'adulte lorsque celle-ci prononça son prénom. Nouvel hochement de tête. Et voilà qu'elle se mit à lui montrer de l'inquiétude. Comme Eileen qui l'avait retrouvée en pleine nuit dans les couloirs. Elle s'y était retrouvée complètement par hasard, comme une somnambule. Elle faisait si peine à voir ? Elle avait réussi à franchir le pas de parler au psychomage qui lui avait donné rendez-vous le 14 décembre, dans quelques jours. Elle jeta un regard vers sa flûte posée devant la plante, regarda ensuite Espérance avant de se retourner vers l'adulte.
- Je... J'ai des terreurs nocturnes de plus en plus ces derniers temps. Et les rares nuits où je n'en ai pas, je fais des cauchemars... Je vois Mr Kyros dans quelques jours... Mais, je sais pas...
Elle regarda ailleurs, quelques part vers les plantes puis demanda sans savoir si elle se parlait plus à elle ou plus à la jeune femme :
- Pourquoi notre corps ne veut pas oublier ? La trahison est la pire des douleurs... Si seulement je pouvais arriver à faire en sorte que mon corps oublie...
Si seulement...
Cette phrase qu'elle se répétait sans arrêt depuis des semaines voire presque deux mois. Ces mots qu'elle se demande et se répète en boucle comme une formule magique. Elle en avait marre de souffrir et de se sentir mal. Elle en avait marre de toutes ces nuits sans dormir correctement.
Elle en avait marre de ressasser sans cesse toute cette douleur. Elle n'avait pas envie d'en parler encore une fois. Miss Plogeth était une personne si bienveillante, si douce et souriante. Elle pouvait avoir confiance en elle et se confier mais toujours appuyer à l'endroit qui faisait le plus de mal, cela était de trop.
Zenaïda soupira un bon coup, cherchant le soutien de sa professeure.
@Jane Plogeth
@Hyacinthe Kyros & @Eileen O'Brien pour la mention
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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La mine surprise de son élève ne la perturba pas, au contraire, c'était une réaction naturelle : qui parlerait de sa vie privée à un enfant, comme elle venait de le faire ? Mais cela ne la dérangeait pas, elle espérait mettre à l'aise la jeune sorcière afin de discuter sereinement.
Elle hôcha de la tête. Petite dernière, ce n'était pas un rôle simple. En plus de cela, la jeune Poufsouffle était la seule fille de la maison, après sa mère. Une cousine en or ? Ce doit être Sonia, pensa-t-elle. En effet, la troisième année était quelqu'un de doux et compréhensif, il étaig difficile de ne pas l'apprécier. La jeune héritière de Godric avait mentionné sa relation familiale avec Zenaïda, sans trop s'attarder. Il était clair que leur lien était solide.
La deuxième année se mit à rougir. Par honte ? Par peur ? Elle n'était sûre de rien, mais il n'y avait pas de quoi. Jane fit un léger signe de la tête approbateur et lui sourit, espérant la rassurer. Son regard se perdit dans l'air, elle semblait regarder les plantes. L'appaisaient-elles ? L'enseignante l'espérait, après tout, certaines plantes pouvaient avoir ce pouvoir ; un peu comme lorsqu'on écoutait une musique que l'on aimait bien, ou que l'on parlait avec quelqu'un qui nous était cher.
« Vous avez bien fait de prendre rendez-vous avec Mister Kyros. Si vous ne vous sentez pas d'en parler maintenant, ne dites rien. Mais si vous souhaitez en parler, je suis là. » Des terreurs nocturnes ? Une trahison ? Pauvre enfant... Qu'avait-elle traversé pour subir ça aujourd'hui ? Espérant trouver une amorce pour détendre l'atmosphère, elle ajouta : « Et puis, si vous ne voulez pas m'en parler, vous pouvez en parler à votre plante. Espérance, c'est bien ça ? Elle saura être d'une écoute sans faille. Mais si vous espériez une discussion, il vaut mieux vous tourner vers Mister Kyros, malheureusement, Espérance ne pourra pas vous tourner une réponse verbale. »
Elle hôcha de la tête. Petite dernière, ce n'était pas un rôle simple. En plus de cela, la jeune Poufsouffle était la seule fille de la maison, après sa mère. Une cousine en or ? Ce doit être Sonia, pensa-t-elle. En effet, la troisième année était quelqu'un de doux et compréhensif, il étaig difficile de ne pas l'apprécier. La jeune héritière de Godric avait mentionné sa relation familiale avec Zenaïda, sans trop s'attarder. Il était clair que leur lien était solide.
La deuxième année se mit à rougir. Par honte ? Par peur ? Elle n'était sûre de rien, mais il n'y avait pas de quoi. Jane fit un léger signe de la tête approbateur et lui sourit, espérant la rassurer. Son regard se perdit dans l'air, elle semblait regarder les plantes. L'appaisaient-elles ? L'enseignante l'espérait, après tout, certaines plantes pouvaient avoir ce pouvoir ; un peu comme lorsqu'on écoutait une musique que l'on aimait bien, ou que l'on parlait avec quelqu'un qui nous était cher.
« Vous avez bien fait de prendre rendez-vous avec Mister Kyros. Si vous ne vous sentez pas d'en parler maintenant, ne dites rien. Mais si vous souhaitez en parler, je suis là. » Des terreurs nocturnes ? Une trahison ? Pauvre enfant... Qu'avait-elle traversé pour subir ça aujourd'hui ? Espérant trouver une amorce pour détendre l'atmosphère, elle ajouta : « Et puis, si vous ne voulez pas m'en parler, vous pouvez en parler à votre plante. Espérance, c'est bien ça ? Elle saura être d'une écoute sans faille. Mais si vous espériez une discussion, il vaut mieux vous tourner vers Mister Kyros, malheureusement, Espérance ne pourra pas vous tourner une réponse verbale. »
330 mots
@Zenaïda Carter
@Zenaïda Carter
Entre notes macabres et croches mélodieuses
Zenaïda se sentit soudain plus... Calme ? Rassurée ?
Miss Plogeth venait de non seulement, apaiser une douleur bien présente mais elle avait cette façon de parler où la vie paraît si simple et tout espoir est à portée de main ! La Poufsouffle écouta les paroles si bienvenues de sa professeure avant de jeter un coup d'œil à sa plante. Elle se souvenait même de son prénom ! Elle hocha la tête, signe que c'était bien cela.
La deuxième année marqua un temps d'arrêt avant de répondre.
- En vérité... Je ne suis pas vraiment douée pour parler... D'où ma requête lorsque j'ai déposé ma plante : si Espérance me ressemble, elle aimera tout autant que moi recevoir de douces mélodies, dit-elle en posant une main sur sa boîte contenant sa flûte.
Elle la retira bien vite et la joignit à son autre main, face à elle. Ses doigts se triturèrent entre eux laissant ainsi, leur jeune propriétaire s'exprimer doucement :
- Je... D'habitude, je parle à ma cousine quand ça va pas. Mais, depuis mi-octobre, j'ai pas osé la voir... Pas depuis que je suis allée à Pré-Au-Lard alors qu'elle m'avait fortement conseillé de ne pas le faire... Je voulais pas lui dire que j'ai eu une retenue et puis mes terreurs son arrivées et... Sonia est occupée...
Soupir.
- J'ai pas envie de lui rajouter un problème sur elle... Je veux pas qu'elle s'inquiète, vous comprenez ? Je crois qu'en plus oncle Julian est sévère avec elle alors j'ai pas envie de lui rajouter un soucis qui l'empêche de réussir.
La Poufsouffle avait déjà surpris une discussion entre ses parents où son père critiquait le mari de sa petite sœur. James n'aimait pas tellement le rapport qu'il avait avec Sonia mais cela ne l'empêchait pas d'être heureux pour Elena.
Zenaïda qui avait hérité du charme légendaire d'Elena et de Grace esquissa un faible sourire avant de relever la tête. Miss Plogeth ne savait sûrement pas qui était sa cousine ! Alors, trouvant ainsi l'échappatoire parfaite pour éloigner la tristesse, la Poufsouffle se permit d'ajouter :
- Vous devez d'ailleurs la connaître puisqu'elle est à Poudlard ! Elle est en troisième année à Gryffondor, choriste, fanfariste et même duelliste ! Elle joue trop bien de la guitare. J'aimerais bien lui composer un morceau qu'elle pourra jouer à Namax...
Voilà qu'à présent, un sourire étincelait son beau visage. Le sourire digne de son père et l'éclat de ses yeux digne de sa tante.
@Jane Plogeth J'ai pas pu m'en empêcher de jouer sur le fait qu'elle ne sait pas que c'est la tante de Sonia. Je trouve ça très drôle
@Sonia Ross pour la mention
Miss Plogeth venait de non seulement, apaiser une douleur bien présente mais elle avait cette façon de parler où la vie paraît si simple et tout espoir est à portée de main ! La Poufsouffle écouta les paroles si bienvenues de sa professeure avant de jeter un coup d'œil à sa plante. Elle se souvenait même de son prénom ! Elle hocha la tête, signe que c'était bien cela.
La deuxième année marqua un temps d'arrêt avant de répondre.
- En vérité... Je ne suis pas vraiment douée pour parler... D'où ma requête lorsque j'ai déposé ma plante : si Espérance me ressemble, elle aimera tout autant que moi recevoir de douces mélodies, dit-elle en posant une main sur sa boîte contenant sa flûte.
Elle la retira bien vite et la joignit à son autre main, face à elle. Ses doigts se triturèrent entre eux laissant ainsi, leur jeune propriétaire s'exprimer doucement :
- Je... D'habitude, je parle à ma cousine quand ça va pas. Mais, depuis mi-octobre, j'ai pas osé la voir... Pas depuis que je suis allée à Pré-Au-Lard alors qu'elle m'avait fortement conseillé de ne pas le faire... Je voulais pas lui dire que j'ai eu une retenue et puis mes terreurs son arrivées et... Sonia est occupée...
Soupir.
- J'ai pas envie de lui rajouter un problème sur elle... Je veux pas qu'elle s'inquiète, vous comprenez ? Je crois qu'en plus oncle Julian est sévère avec elle alors j'ai pas envie de lui rajouter un soucis qui l'empêche de réussir.
La Poufsouffle avait déjà surpris une discussion entre ses parents où son père critiquait le mari de sa petite sœur. James n'aimait pas tellement le rapport qu'il avait avec Sonia mais cela ne l'empêchait pas d'être heureux pour Elena.
Zenaïda qui avait hérité du charme légendaire d'Elena et de Grace esquissa un faible sourire avant de relever la tête. Miss Plogeth ne savait sûrement pas qui était sa cousine ! Alors, trouvant ainsi l'échappatoire parfaite pour éloigner la tristesse, la Poufsouffle se permit d'ajouter :
- Vous devez d'ailleurs la connaître puisqu'elle est à Poudlard ! Elle est en troisième année à Gryffondor, choriste, fanfariste et même duelliste ! Elle joue trop bien de la guitare. J'aimerais bien lui composer un morceau qu'elle pourra jouer à Namax...
Voilà qu'à présent, un sourire étincelait son beau visage. Le sourire digne de son père et l'éclat de ses yeux digne de sa tante.
@Jane Plogeth J'ai pas pu m'en empêcher de jouer sur le fait qu'elle ne sait pas que c'est la tante de Sonia. Je trouve ça très drôle
@Sonia Ross pour la mention
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Entre notes macabres et croches mélodieuses
Jane se rappelait du petit mot laissé par la jeune héritière d'Helga, et puis lors de leur courte discussion alors qu'elle demandait l'autorisation à pouvoir laisser sa plante dans la serre six. Cela se voyait comme le nez sur la figure que Zenaïda tenait beaucoup à Espérance ; ce prénom n'avait pas été choisi au hasard, c'était un choix purement réfléchi et mûri.
« Je comprends. Et comme je vous l'ai dit, tant que vous ne dérangez pas vos camarades, vous le pouvez » la rassura-t-elle. « Après tout, c'est aussi une façon de s'exprimer. »
La botaniste vit son élève hésiter. Elle la laissa faire. Elle-même était consciente que communiquer n'était pas son fort, elle devait le faire que si cela lui semblait important, ou si elle en avait envie. Tout avait besoin de temps, cela ne servait à rien de se précipiter, au contraire, cela gâcherait tous nos efforts.
La deuxième année vida son sac, l'air fatigué. Entre quelques soupirs, elle était sûrement prise entre deux remords pendant ses explications, mais elle prit le temps de s'expliquer et même de donner des détails personnels. C'était bien si elle communiquait avec sa cousine. Jane l'encourageait d'un sourire rassurant, ce n'était pas une situation facile pour elle.
Sonia ? Ah oui, c'est vrai ! Elle m'en avait parlé... réagit-elle. Oncle Julian... ça doit être le père de Sonia. Je me rappelle de lui et de son air fermé. Il ressemble un peu à Joe, mais en plus grognon, commenta-t-elle. Jane posa une main rassurante, exerçant une légère pression, pour tenter de calmer son élève. Elle reprit plus calmement.
« Ecoutez... Je ne sais pas ce qui vous a mené à faire ce choix, mais Son... Votre cousine avait raison, ce n'était pas prudent. Et s'il vous seriez arrivé quelque chose ?Vous en avez rediscuté avec elle ? J'veux dire, votre retenue ? Je suis sûre qu'elle voudrait vous aider. Et puis, même si vous ne lui dites pas ce qui ne va pas, elle doit sûrement se rendre compte qu'un truc cloche. Comme je vous l'ai dit, moi aussi j'ai des frères et quand mon frère n'allait pas fort, je le voyais tout de suite. Il n'aimait pas trop parler alors je lui disais juste que j'étais là pour lui, s'il voulait parler. Parfois, je restais simplement assise à côté de lui, sans rien faire, dans le silence. C'était ma façon de l'aider... Même si je ne savais pas tout, je l'aidais. » En sentant qu'elle s'égarait, elle se râclait la gorge et reprit : « Tout ça pour vous dire que... même si vous ne lui parlez pas, elle s'inquiète pour vous. Mais elle ne sait pas comment vous aidez, parce que justement vous gardez tout ça pour vous. »
Jane sourit. Voir Zenaïda sourire, alors qu'elle n'allait pas fort, c'était une victoire. Puis, elle rit. Un rire franc mais sincère. Devait-elle lui dire ? Lui dire qu'elle la connaissait ; qu'elle connaissait l'« oncle grognon » ; qu'elle était la tante de Sonia et donc un peu lier à elle ?
« Je pense savoir de qui vous parlez, Miss ! Elle fait pas mal de choses, c'est vrai... Qui est Namax ? Vous aussi, vous aimez la musique ? Vous avez pensé à rejoindre le chœur des grenouilles, ou à discuter avec Val, j'veux dire Miss Hamilton ? Peut-être qu'elle pourrait vous guider ? »
J'comprends ! Si Zen insiste alors, Jane lui dira la vérité
« Je comprends. Et comme je vous l'ai dit, tant que vous ne dérangez pas vos camarades, vous le pouvez » la rassura-t-elle. « Après tout, c'est aussi une façon de s'exprimer. »
La botaniste vit son élève hésiter. Elle la laissa faire. Elle-même était consciente que communiquer n'était pas son fort, elle devait le faire que si cela lui semblait important, ou si elle en avait envie. Tout avait besoin de temps, cela ne servait à rien de se précipiter, au contraire, cela gâcherait tous nos efforts.
La deuxième année vida son sac, l'air fatigué. Entre quelques soupirs, elle était sûrement prise entre deux remords pendant ses explications, mais elle prit le temps de s'expliquer et même de donner des détails personnels. C'était bien si elle communiquait avec sa cousine. Jane l'encourageait d'un sourire rassurant, ce n'était pas une situation facile pour elle.
Sonia ? Ah oui, c'est vrai ! Elle m'en avait parlé... réagit-elle. Oncle Julian... ça doit être le père de Sonia. Je me rappelle de lui et de son air fermé. Il ressemble un peu à Joe, mais en plus grognon, commenta-t-elle. Jane posa une main rassurante, exerçant une légère pression, pour tenter de calmer son élève. Elle reprit plus calmement.
« Ecoutez... Je ne sais pas ce qui vous a mené à faire ce choix, mais Son... Votre cousine avait raison, ce n'était pas prudent. Et s'il vous seriez arrivé quelque chose ?Vous en avez rediscuté avec elle ? J'veux dire, votre retenue ? Je suis sûre qu'elle voudrait vous aider. Et puis, même si vous ne lui dites pas ce qui ne va pas, elle doit sûrement se rendre compte qu'un truc cloche. Comme je vous l'ai dit, moi aussi j'ai des frères et quand mon frère n'allait pas fort, je le voyais tout de suite. Il n'aimait pas trop parler alors je lui disais juste que j'étais là pour lui, s'il voulait parler. Parfois, je restais simplement assise à côté de lui, sans rien faire, dans le silence. C'était ma façon de l'aider... Même si je ne savais pas tout, je l'aidais. » En sentant qu'elle s'égarait, elle se râclait la gorge et reprit : « Tout ça pour vous dire que... même si vous ne lui parlez pas, elle s'inquiète pour vous. Mais elle ne sait pas comment vous aidez, parce que justement vous gardez tout ça pour vous. »
Jane sourit. Voir Zenaïda sourire, alors qu'elle n'allait pas fort, c'était une victoire. Puis, elle rit. Un rire franc mais sincère. Devait-elle lui dire ? Lui dire qu'elle la connaissait ; qu'elle connaissait l'« oncle grognon » ; qu'elle était la tante de Sonia et donc un peu lier à elle ?
« Je pense savoir de qui vous parlez, Miss ! Elle fait pas mal de choses, c'est vrai... Qui est Namax ? Vous aussi, vous aimez la musique ? Vous avez pensé à rejoindre le chœur des grenouilles, ou à discuter avec Val, j'veux dire Miss Hamilton ? Peut-être qu'elle pourrait vous guider ? »
568 mots
Mention : @Valérie HamiltonJ'comprends ! Si Zen insiste alors, Jane lui dira la vérité
Entre notes macabres et croches mélodieuses
Zenaïda souria, rassurée. Bien sûr qu'elle ne dérangerait pas ses camarades avec sa flûte ! Elle l'emmènerait avec elle mais elle n'en jouerait que s'il n'y avait personne.
Puis, après s'être lancé dans une confidence que jamais la jeune fille ne s'est autorisé à formuler à haute voix, Miss Plogeth lui répondit. Et bien vite, Zenaïda s'intrigua : pourquoi sa professeure n'avait pas prononcée le prénom de sa cousine en entier ? Ce n'était pas comme si Sonia faisait partie de l'équipe éducative ! C'était simplement une élève, rien de plus !
La deuxième année n'y prêta pas plus attention mais au fur et à mesure de ce qu'elle disait, la Poufsouffle se prit à se demander comment cela se faisait-il que sa professeure qui n'était pas là depuis bien longtemps pouvait prétendre connaître Sonia mieux qu'elle ? Certes, Zenaïda connaissait Sonia que depuis qu'elle avait 9 ans mais c'était beaucoup plus que sa professeure ! Et Miss Plogeth avait beaucoup d'élèves !
La jaune et noire décida de tirer tout cela au clair de façon rusée, implicite et stratégique.
- Je... Soso n'a pas été mise au courant pour ma retenue... J'voulais pas la décevoir, vous comprenez ? Et ensuite, tout s'est enchaîné et j'ai pensé que... J'pourrais tout régler toute seule...
Ce n'était pas anodin que la jaune et noire utilise le surnom qu'elle donne à sa cousine. Elle voulait voir à quel point la sorcière en face d'elle réagirait.
Puis, bien vite, les questions de l'adulte concernant sa brillante cousine et le sourire qu'elle portait lui redonnèrent la joie :
- Namax, c'est le magnifique petit boursouflet de Soso ! Et oui, la musique fait entièrement partie de ma vie ! Je joue du violoncelle et du piano depuis 8 ans, de la flûte depuis 6 ans et de la harpe depuis 3 ans. Mais je ne pourrais pas entrer dans le Choeur car je ne sais pas chanter. Mais c'est vrai que Miss Hamilton pourrait m'être de bons conseils !
Et, avant de laisser sa professeure répliquer, Zenaïda termina par une question prononcée avec un brin d'innocence et de ruse dans la voix :
- Mais... Comment pouvez-vous savoir que Soso ne sait pas comment m'aider ? Qu'elle s'inquiète pour moi et qu'elle fait beaucoup de choses ? Vous êtes voyante pour connaître tous vos élèves de cette manière ?
Zenaïda sonda le visage de sa professeure : était-elle une espionne cachée ? En réalité, elle pourrait être très bien la collègue de son frère aîné Alexander, espion, et vouloir obtenir des informations sur tous les étudiants de Poudlard !
@Valérie Hamilton pour la mention
Au final, Zen est bien trop curieuse pour laisser pareille occasion se passer
J'ai hâte de voir la suite
Puis, après s'être lancé dans une confidence que jamais la jeune fille ne s'est autorisé à formuler à haute voix, Miss Plogeth lui répondit. Et bien vite, Zenaïda s'intrigua : pourquoi sa professeure n'avait pas prononcée le prénom de sa cousine en entier ? Ce n'était pas comme si Sonia faisait partie de l'équipe éducative ! C'était simplement une élève, rien de plus !
La deuxième année n'y prêta pas plus attention mais au fur et à mesure de ce qu'elle disait, la Poufsouffle se prit à se demander comment cela se faisait-il que sa professeure qui n'était pas là depuis bien longtemps pouvait prétendre connaître Sonia mieux qu'elle ? Certes, Zenaïda connaissait Sonia que depuis qu'elle avait 9 ans mais c'était beaucoup plus que sa professeure ! Et Miss Plogeth avait beaucoup d'élèves !
La jaune et noire décida de tirer tout cela au clair de façon rusée, implicite et stratégique.
- Je... Soso n'a pas été mise au courant pour ma retenue... J'voulais pas la décevoir, vous comprenez ? Et ensuite, tout s'est enchaîné et j'ai pensé que... J'pourrais tout régler toute seule...
Ce n'était pas anodin que la jaune et noire utilise le surnom qu'elle donne à sa cousine. Elle voulait voir à quel point la sorcière en face d'elle réagirait.
Puis, bien vite, les questions de l'adulte concernant sa brillante cousine et le sourire qu'elle portait lui redonnèrent la joie :
- Namax, c'est le magnifique petit boursouflet de Soso ! Et oui, la musique fait entièrement partie de ma vie ! Je joue du violoncelle et du piano depuis 8 ans, de la flûte depuis 6 ans et de la harpe depuis 3 ans. Mais je ne pourrais pas entrer dans le Choeur car je ne sais pas chanter. Mais c'est vrai que Miss Hamilton pourrait m'être de bons conseils !
Et, avant de laisser sa professeure répliquer, Zenaïda termina par une question prononcée avec un brin d'innocence et de ruse dans la voix :
- Mais... Comment pouvez-vous savoir que Soso ne sait pas comment m'aider ? Qu'elle s'inquiète pour moi et qu'elle fait beaucoup de choses ? Vous êtes voyante pour connaître tous vos élèves de cette manière ?
Zenaïda sonda le visage de sa professeure : était-elle une espionne cachée ? En réalité, elle pourrait être très bien la collègue de son frère aîné Alexander, espion, et vouloir obtenir des informations sur tous les étudiants de Poudlard !
@Valérie Hamilton pour la mention
Au final, Zen est bien trop curieuse pour laisser pareille occasion se passer
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
Entre notes macabres et croches mélodieuses
Erreur.
Jane devait restée assez formelle avec les élèves. Elle évitait les prénoms, que ce soit pour les adultes ou les élèves, mais là, ce n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde. La botaniste vit le regard de son élève se plisser, à la fois curieuse et intriguée. Zenaïda parlait de sa cousine avec un surnom. Elles étaient vraiment proche. Même si elle ne connaissait pas la nature de leurs relations, il était certain qu'elles s'entendaient vraiment bien.
« Je comprends » dit-elle. L'enseignante hôcha de la tête, en apprenant plus sur sa nièce et la cousine de cette dernière. Un sourire admiratif se dessina rapidement sur ces lèvres. « Autant d'instruments à la fois ?! C'est plus qu'une passion ! Quand j'avais votre âge, je jouais tout le temps de mon violon. C'est un instrument assez lourd, c'était difficile de l'emmener avec moi, mais je le faisais quand même ; quand je le pouvais ! »
Surprise ! Elle était vraiment maligne cette petite Poufsouffle, le choixpeau ne s'était-il pas trompé de maison la concernant ? Malgré ses problèmes récents, son esprit déductif et curieux était bien présent. Mais Sonia serait-elle d'accord pour lui avouer leur relation ? Cela ne la dérangeait pas plus que ça de lui expliquer les choses, mais elle lui avait promis de ne pas ébruiter quoi que ce soit.
« Haha, non pas voyante ! » répliqua-t-elle en un instant. « J'ai eu une discussion avec elle, avant un cours. Et puis, vous savez, lors d'un cours il est assez facile de cerner la personnalité de quelqu'un. Votre cousine est assez discrète, il faut le reconnaître, mais son cœur est bon. Elle ferait n'importe quoi pour vous aidez et ça se sent. »
Elle fit une pause et se mordit la lèvre inférieure. C'était sa cousine, non ? Elles s'entendaient bien, aussi... Alors ce n'était pas si grave si elle le lui disait ? L'anglaise regarda autour d'elle, vérifiant que personne ne pourrait entrer dans la pièce et les interrompre. Puis, une fois rassurée, elle s'abaissa et rapprocha ses lèvres des oreilles de la jeune Carter.
« Mon frère et l'oncle de Sonia. » Elle reprit sa place et ne dit rien, laissant la Poufsouffle méditer ses paroles. « Donc, j'ai quelques atouts dans ma poche, si vous voyez ce que j'veux dire. » Un petit clin d'œil plus tard, elle ajouta : « Mais ne lui dites pas que je vous l'ai dit. Je lui avais promis de faire en sorte que personne ne soit au courant. »
425 mots
@Zenaïda Carter
Jane devait restée assez formelle avec les élèves. Elle évitait les prénoms, que ce soit pour les adultes ou les élèves, mais là, ce n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde. La botaniste vit le regard de son élève se plisser, à la fois curieuse et intriguée. Zenaïda parlait de sa cousine avec un surnom. Elles étaient vraiment proche. Même si elle ne connaissait pas la nature de leurs relations, il était certain qu'elles s'entendaient vraiment bien.
« Je comprends » dit-elle. L'enseignante hôcha de la tête, en apprenant plus sur sa nièce et la cousine de cette dernière. Un sourire admiratif se dessina rapidement sur ces lèvres. « Autant d'instruments à la fois ?! C'est plus qu'une passion ! Quand j'avais votre âge, je jouais tout le temps de mon violon. C'est un instrument assez lourd, c'était difficile de l'emmener avec moi, mais je le faisais quand même ; quand je le pouvais ! »
Surprise ! Elle était vraiment maligne cette petite Poufsouffle, le choixpeau ne s'était-il pas trompé de maison la concernant ? Malgré ses problèmes récents, son esprit déductif et curieux était bien présent. Mais Sonia serait-elle d'accord pour lui avouer leur relation ? Cela ne la dérangeait pas plus que ça de lui expliquer les choses, mais elle lui avait promis de ne pas ébruiter quoi que ce soit.
« Haha, non pas voyante ! » répliqua-t-elle en un instant. « J'ai eu une discussion avec elle, avant un cours. Et puis, vous savez, lors d'un cours il est assez facile de cerner la personnalité de quelqu'un. Votre cousine est assez discrète, il faut le reconnaître, mais son cœur est bon. Elle ferait n'importe quoi pour vous aidez et ça se sent. »
Elle fit une pause et se mordit la lèvre inférieure. C'était sa cousine, non ? Elles s'entendaient bien, aussi... Alors ce n'était pas si grave si elle le lui disait ? L'anglaise regarda autour d'elle, vérifiant que personne ne pourrait entrer dans la pièce et les interrompre. Puis, une fois rassurée, elle s'abaissa et rapprocha ses lèvres des oreilles de la jeune Carter.
« Mon frère et l'oncle de Sonia. » Elle reprit sa place et ne dit rien, laissant la Poufsouffle méditer ses paroles. « Donc, j'ai quelques atouts dans ma poche, si vous voyez ce que j'veux dire. » Un petit clin d'œil plus tard, elle ajouta : « Mais ne lui dites pas que je vous l'ai dit. Je lui avais promis de faire en sorte que personne ne soit au courant. »
425 mots
@Zenaïda Carter