Capillotracté
DIMANCHE 19 JUIN 2050
13h58
Feat. @Sigmund Charleston
13h58
Feat. @Sigmund Charleston
Si un oracle m'avait fait la prédiction qu'un professeur de botanique me manquerait autant un jour, je lui aurais ri au nez et aurait remis en question toutes ses capacités divinatoires sans une once d'hésitation. Et pourtant je me retrouve maintenant là, devant cette porte, le cœur au bord des lèvres en appréhendant ce qui, je sais, sera mon dernier rendez-vous avec le professeur Charleston.
Il y a deux ans de cela, j'étais parti toquer à la porte de son bureau avec un léger espoir qu'il me donne de simples conseils sur comment faire pousser une barbe et l'entretenir correctement avant de me mettre à la porte, comme n'importe quel professeur sensé.
Mais Mr Charleston était très loin d'être un professeur sensé.
On a fini par se donner des rendez-vous trimestriels pour s'assurer de la progression correcte de ma pilosité. Qui est d'ailleurs passée par des difficultés au niveau des joues, si bien que je n'avais qu'une moustache à la base, non le reste de la pilosité. Je soupçonne toujours un peu le professeur d'avoir orienté les traitements vers l'unique moustache mais quoi qu'il en soit, maintenant, c'est une vraie belle barbe que je porte. Et il n'y a aucun doute par rapport au fait que je lui sois redevable pour ça.
Mais j'émets maintenant de sérieux doutes à l'idée de pouvoir poursuivre l'entretien correct de ma barbe sans nos rendez-vous trimestriels et sans simplement pouvoir toquer à sa porte lorsque j'ai des trous inquiétants dans ma barbe. J'ignore ce que donnera ce dernier rendez-vous mais je crains sincèrement de ne plus l'avoir à portée en cas de problèmes. Ce qui doit être la seule raison pour laquelle quitter Poudlard m'afflige, honnêtement.
C'est pourquoi c'est avec une boule au ventre que je me décide à toquer à la porte de son bureau. Pour la dernière fois.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
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Capillotracté
Dire au revoir n'était pas une chose aisée. Ils n'avaient jamais été très proches, mais Edmund était un de ces élèves que l'on quittait difficilement. Car, si Sigmund ne pouvait plus profiter de ses rendez-vous réguliers avec ce jeune homme, il y avait immanquablement un autre petit quelque chose qui se soustrairait à son paysage quotidien. Un autre dirait que ce n'était qu'un détail superflu ; une caractéristique physique comme une autre. Pour Sigmund, c'était l'une des lignes directrices de sa vie, et un pan de savoir qu'il s'était plu à partager avec le Serpentard.
Les premiers pas d'une moustache étaient toujours exceptionnels. On les immortalisait avec des clichés, et on entretenait ces jeunes poils fins et parsemés avec un soin tout particulier, car il fallait beaucoup travailler pour parvenir un jour à une moustache comme celle du professeur de botanique. La génétique jouait sa part. Le reste relevait d'un effort personnel quotidien. Sigmund avait confiance en Edmund. Il lui avait inculqué, ces deux dernières années, les bonnes méthodes pour que celui-ci puisse offrir un avenir convenable à sa pilosité faciale.
La barbe était superflue. Seule la moustache comptait. Edmund était encore trop jeune pour le réaliser. Le professeur n'avait pas souhaité le brusquer. Alors il avait orienté, en douceur, les soins vers la moustache : « Le reste prendra son temps mais poussera tout pareil, bonhomme » avait-il assuré. C'était en totale contradiction avec ses autres instructions. En réalité, il leur avait accordé un temps de répit, jusqu'à ce qu'Edmund ait le déclic. Qu'il comprenne qu'il porterait un jour un des héritages de la famille Charleston sur son visage.
Sigmund ne confiait pas ses secrets de famille à n'importe qui. Juste à ceux qui lui demandaient.
Ce jour-là, Edmund franchissait justement le pas de sa porte pour la dernière fois. Sigmund lui avait ouvert, un sourire peiné flottant sous sa grosse moustache. Quelques semaines plus tôt, il lui avait déjà fait promettre l'envoi de clichés une fois tous les six mois pour suivre sa progression pilaire. Il l'avait attendu, pour cet au revoir.
« Mon garçon. Je suis vraiment ému de te voir partir, tu sais. »
Ce n'était pas un adieu. Il le retrouverait : les photographies seules ne suffiraient pas. Il se devait de sentir l'épaisseur du poil entre ses doigts, et lui remettre en main propre les produits appropriés. Mais il était indéniable qu'ils se rencontreraient largement moins souvent.
Les premiers pas d'une moustache étaient toujours exceptionnels. On les immortalisait avec des clichés, et on entretenait ces jeunes poils fins et parsemés avec un soin tout particulier, car il fallait beaucoup travailler pour parvenir un jour à une moustache comme celle du professeur de botanique. La génétique jouait sa part. Le reste relevait d'un effort personnel quotidien. Sigmund avait confiance en Edmund. Il lui avait inculqué, ces deux dernières années, les bonnes méthodes pour que celui-ci puisse offrir un avenir convenable à sa pilosité faciale.
La barbe était superflue. Seule la moustache comptait. Edmund était encore trop jeune pour le réaliser. Le professeur n'avait pas souhaité le brusquer. Alors il avait orienté, en douceur, les soins vers la moustache : « Le reste prendra son temps mais poussera tout pareil, bonhomme » avait-il assuré. C'était en totale contradiction avec ses autres instructions. En réalité, il leur avait accordé un temps de répit, jusqu'à ce qu'Edmund ait le déclic. Qu'il comprenne qu'il porterait un jour un des héritages de la famille Charleston sur son visage.
Sigmund ne confiait pas ses secrets de famille à n'importe qui. Juste à ceux qui lui demandaient.
Ce jour-là, Edmund franchissait justement le pas de sa porte pour la dernière fois. Sigmund lui avait ouvert, un sourire peiné flottant sous sa grosse moustache. Quelques semaines plus tôt, il lui avait déjà fait promettre l'envoi de clichés une fois tous les six mois pour suivre sa progression pilaire. Il l'avait attendu, pour cet au revoir.
« Mon garçon. Je suis vraiment ému de te voir partir, tu sais. »
Ce n'était pas un adieu. Il le retrouverait : les photographies seules ne suffiraient pas. Il se devait de sentir l'épaisseur du poil entre ses doigts, et lui remettre en main propre les produits appropriés. Mais il était indéniable qu'ils se rencontreraient largement moins souvent.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Capillotracté
Je retiens mon souffle lorsque la porte s'ouvre. Pour la dernière fois.
J'ai beaucoup de mal à me faire à cette idée qui me semble toujours aussi irréaliste. Cela ne peut pas être possible, non. Cela ne peut pas être la dernière fois.
À la fin de ce rendez-vous, ce ne sera pas un « À l'année prochaine » qu'on se dira. Ce sera un « Adieu ». Ce n'est pas possible, comment le temps est-il passé aussi vite ?!
Tous les rituels qu'on a mis en place... Tous seront effectués pour la dernière fois. Je pense que je commence tout juste à me rendre compte de l'ampleur de mon départ de Poudlard, là. Dire que j'étais à la base heureux de quitter ces maudits dortoirs... Je ne m'étais pas rendu compte du nombre de choses auxquelles je disais au revoir avant d'arriver au jour fatidique.
Je me rends compte un peu tard que j'ai quasiment les larmes aux yeux. Je ne remercierai décidément jamais assez ma mère pour cet eye-liner waterproof. Vraiment utile en toute occasion.
Ce n'est que la gorge serrée que j'arrive à formuler une réponse à ce que le professeur me confie une fois le pas de la porte passé :
— Je sais.
Ça s'entend que j'ai la gorge serrée. Mais bon, je ne peux pas vraiment faire autrement.
— Vous allez me manquer.
Je suis en train de prononcer ces mots au professeur de botanique. Je n'en reviens pas.
J'ai beaucoup de mal à me faire à cette idée qui me semble toujours aussi irréaliste. Cela ne peut pas être possible, non. Cela ne peut pas être la dernière fois.
À la fin de ce rendez-vous, ce ne sera pas un « À l'année prochaine » qu'on se dira. Ce sera un « Adieu ». Ce n'est pas possible, comment le temps est-il passé aussi vite ?!
Tous les rituels qu'on a mis en place... Tous seront effectués pour la dernière fois. Je pense que je commence tout juste à me rendre compte de l'ampleur de mon départ de Poudlard, là. Dire que j'étais à la base heureux de quitter ces maudits dortoirs... Je ne m'étais pas rendu compte du nombre de choses auxquelles je disais au revoir avant d'arriver au jour fatidique.
Je me rends compte un peu tard que j'ai quasiment les larmes aux yeux. Je ne remercierai décidément jamais assez ma mère pour cet eye-liner waterproof. Vraiment utile en toute occasion.
Ce n'est que la gorge serrée que j'arrive à formuler une réponse à ce que le professeur me confie une fois le pas de la porte passé :
— Je sais.
Ça s'entend que j'ai la gorge serrée. Mais bon, je ne peux pas vraiment faire autrement.
— Vous allez me manquer.
Je suis en train de prononcer ces mots au professeur de botanique. Je n'en reviens pas.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
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« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
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Capillotracté
Vous allez me manquer. C'était réciproque. À Poudlard, Edmund incarnait pour Sigmund ce qu'il y avait de plus proche d'un héritier. Peut-être d'un fils, s'ils avaient pris davantage de temps pour apprendre à se connaître.
« Entre. » invita le professeur d'une voix quelque peu enrouée par l'émotion. Une boisson chaude attendait Edmund, ainsi que les traditionnels gâteaux préparés par les bons soins de son professeur.
Qu'ils ne s'en inquiètent pas ; le garçon recevrait un jour une invitation à prendre le thé à Loutry Ste-Chaspoule, entouré des poules, du chat et des autres garçons de la famille Charleston. Edmund verrait alors en Diarmad un autre modèle à suivre, un exemple de perfection pilaire bien distinct de la méthode Charleston mais presque aussi exceptionnel. Il ouvrirait son champ des possibles. Et si Merlin le voulait, Beth épouserait enfin Jae. Dans dix ans, Edmund partagerait son savoir avec Nana, le premier petit-fils de Sigmund. Dans vingt ans, il rencontrerait son second petit-enfant, conçu de l'amour de Beth et de Jae. Il marquerait une passerelle entre les familles Charleston et Dawson et cette dernière accomplirait sa glorieuse destinée : doter tous ses garçons, et ses quelques filles volontaires, d'une grandiose moustache.
Comment serait Edmund, dans vingt ans ? Quel homme deviendra-t-il, lui qui quittait aujourd'hui Poudlard mais n'en demeurait pas moins qu'un adolescent ?
« Promets-moi que tu prendras toujours soin d'elle, Edmund... »
Sa voix était chargée d'émotion. Elle, sa juvénile mais si prometteuse moustache. Que la distance entre eux ne change rien aux soins passés et à la rigueur de l'entretien quotidien d'Edmund. Qu'il ne s'éloigne jamais du droit chemin, celui d'une pilosité qui le protégera en sainte barrière de tous les obstacles de la vie. Son atout de charme, quand il voudra un jour passer la bague au doigt de sa petite-amie, et le futur héritage qu'il transmettra à ses enfants et ceux des autres, toute sage personne qui acceptera son enseignement.
@Jae Dawson, brièvement mentionné pour un grand projet
« Entre. » invita le professeur d'une voix quelque peu enrouée par l'émotion. Une boisson chaude attendait Edmund, ainsi que les traditionnels gâteaux préparés par les bons soins de son professeur.
Qu'ils ne s'en inquiètent pas ; le garçon recevrait un jour une invitation à prendre le thé à Loutry Ste-Chaspoule, entouré des poules, du chat et des autres garçons de la famille Charleston. Edmund verrait alors en Diarmad un autre modèle à suivre, un exemple de perfection pilaire bien distinct de la méthode Charleston mais presque aussi exceptionnel. Il ouvrirait son champ des possibles. Et si Merlin le voulait, Beth épouserait enfin Jae. Dans dix ans, Edmund partagerait son savoir avec Nana, le premier petit-fils de Sigmund. Dans vingt ans, il rencontrerait son second petit-enfant, conçu de l'amour de Beth et de Jae. Il marquerait une passerelle entre les familles Charleston et Dawson et cette dernière accomplirait sa glorieuse destinée : doter tous ses garçons, et ses quelques filles volontaires, d'une grandiose moustache.
Comment serait Edmund, dans vingt ans ? Quel homme deviendra-t-il, lui qui quittait aujourd'hui Poudlard mais n'en demeurait pas moins qu'un adolescent ?
« Promets-moi que tu prendras toujours soin d'elle, Edmund... »
Sa voix était chargée d'émotion. Elle, sa juvénile mais si prometteuse moustache. Que la distance entre eux ne change rien aux soins passés et à la rigueur de l'entretien quotidien d'Edmund. Qu'il ne s'éloigne jamais du droit chemin, celui d'une pilosité qui le protégera en sainte barrière de tous les obstacles de la vie. Son atout de charme, quand il voudra un jour passer la bague au doigt de sa petite-amie, et le futur héritage qu'il transmettra à ses enfants et ceux des autres, toute sage personne qui acceptera son enseignement.
@Jae Dawson, brièvement mentionné pour un grand projet
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Capillotracté
Mes lèvres se retroussent à la vue des petits gâteaux et de la boisson chaude qui m'attendent, comme d'habitude. C'est bon, j'ai une larme qui a coulé. Elle était au bord de mes yeux depuis tout ce temps mais c'était la goutte de trop.
La première fois qu'il m'a fait une telle attention, il y avait des gâteaux en forme de renne et de houx disposés à côté d'un sapin dans son bureau.
Et cela m'évoque intrinsèquement ce moment où j'ai découvert sa recette pour la première fois. Je n'ai jamais su ce qu'il y avait dans ces gâteaux. Peut-être des petites doses de potion de charme. Cela ne m'étonnerait pas.
Mais je rentrais du Noël avec la famille de Papa et j'étais déjà sur le point d'exploser à cause de la dinde qu'ils font toujours plus grosse chaque année, j'ai l'impression. Et j'étais même un peu frustré d'avoir reçu un vulgaire jouet de la part d'un de mes tantes. Je commençais tout de même avoir de la pilosité, j'avais quinze ans !
Et ces petits gâteaux étaient là. Alors que j'étais frustré et que je n'avais plus aucun appétit, ils ont réussi à me rouvrir l'appétit et me rendre ma bonne humeur. Par la simple magie de je-ne-sais-quel ingrédient secret que Mr Charleston met à l'intérieur.
C'est trop. Je perds trop en partant de Poudlard.
D'un pas hésitant, je me décide à entrer.
Je n'arrive plus à regarder les gâteaux en face donc je baisse le regard vers mes chaussettes. Dépareillées. Mais ce n'est pas grave puisque c'est Mr Charleston. Avec lui, c'est des bons points en plus d'avoir des chaussettes dépareillées.
Je passe un doigt délicat sur ma barbe à l'entente des mots de mon professeur. Je sais pertinemment que, lorsqu'il dit elle, il ne parle pas de la barbe dans son entièreté mais uniquement de la moustache. Un jour, j'espère que j'arriverai à lui faire comprendre l'importance qu'a la barbe pour moi. Mais je ne pense pas qu'il soit encore prêt à entendre cela.
Quoi qu'il en soit, barbe ou moustache, qu'importe. Ma réponse est toute faite :
— Toujours.
Jamais plus je ne reviendrai en arrière désormais. Jamais plus je ne pourrai ravoir des joues dépourvues de poils. Je ressemble bien trop à un gosse, ainsi. Cet atout donne inévitablement des points de sagesse, charisme et charme. Et jamais plus je ne m'en déferai. Je ne le pourrai pas.
Mais et si... ?
— Je ne peux pas. Je... Le monde extérieur est impitoyable.
Je déglutis, le cœur toujours lourd, pour aller me réconforter dans la boisson chaude qui m'attend. Du chocolat chaud, j'espère.
Je perdrais instantanément toute la virilité que me confie cette barbe si on avait connaissance que je raffolais autant de chocolats chauds mais, du moment que cela reste entre Mr Charleston et moi, mon secret ne peut avoir aucun impact sur ma réputation.
La première fois qu'il m'a fait une telle attention, il y avait des gâteaux en forme de renne et de houx disposés à côté d'un sapin dans son bureau.
Et cela m'évoque intrinsèquement ce moment où j'ai découvert sa recette pour la première fois. Je n'ai jamais su ce qu'il y avait dans ces gâteaux. Peut-être des petites doses de potion de charme. Cela ne m'étonnerait pas.
Mais je rentrais du Noël avec la famille de Papa et j'étais déjà sur le point d'exploser à cause de la dinde qu'ils font toujours plus grosse chaque année, j'ai l'impression. Et j'étais même un peu frustré d'avoir reçu un vulgaire jouet de la part d'un de mes tantes. Je commençais tout de même avoir de la pilosité, j'avais quinze ans !
Et ces petits gâteaux étaient là. Alors que j'étais frustré et que je n'avais plus aucun appétit, ils ont réussi à me rouvrir l'appétit et me rendre ma bonne humeur. Par la simple magie de je-ne-sais-quel ingrédient secret que Mr Charleston met à l'intérieur.
C'est trop. Je perds trop en partant de Poudlard.
D'un pas hésitant, je me décide à entrer.
Je n'arrive plus à regarder les gâteaux en face donc je baisse le regard vers mes chaussettes. Dépareillées. Mais ce n'est pas grave puisque c'est Mr Charleston. Avec lui, c'est des bons points en plus d'avoir des chaussettes dépareillées.
Je passe un doigt délicat sur ma barbe à l'entente des mots de mon professeur. Je sais pertinemment que, lorsqu'il dit elle, il ne parle pas de la barbe dans son entièreté mais uniquement de la moustache. Un jour, j'espère que j'arriverai à lui faire comprendre l'importance qu'a la barbe pour moi. Mais je ne pense pas qu'il soit encore prêt à entendre cela.
Quoi qu'il en soit, barbe ou moustache, qu'importe. Ma réponse est toute faite :
— Toujours.
Jamais plus je ne reviendrai en arrière désormais. Jamais plus je ne pourrai ravoir des joues dépourvues de poils. Je ressemble bien trop à un gosse, ainsi. Cet atout donne inévitablement des points de sagesse, charisme et charme. Et jamais plus je ne m'en déferai. Je ne le pourrai pas.
Mais et si... ?
— Je ne peux pas. Je... Le monde extérieur est impitoyable.
Je déglutis, le cœur toujours lourd, pour aller me réconforter dans la boisson chaude qui m'attend. Du chocolat chaud, j'espère.
Je perdrais instantanément toute la virilité que me confie cette barbe si on avait connaissance que je raffolais autant de chocolats chauds mais, du moment que cela reste entre Mr Charleston et moi, mon secret ne peut avoir aucun impact sur ma réputation.
Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
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