Courriers d'Automne
Novembre. Le retour de la fraicheur dans les Highlands écossais. Une période souvent synonyme de fatigue pour les jeunes apprentis sorciers qui peuplaient le château. Après déjà deux mois de cours assidus, la perspective encore lointaine de Noël, à l’arrivée du mauvais temps caractéristique de la saison, laissait de nombreux élèves plus ou moins déprimés. Pas tous, fort heureusement. Ce coup de blues automnal ne concernait pas Mattew. Le jeune homme avait plus que l’habitude de cette période de l’année qui de toute manière ne l’avait que rarement affecté. Et spécifiquement en cette septième et dernière année, il n’avait pas spécialement le temps de penser à ce genre de choses. Les semaines avançaient au rythme des cours, des entrevues avec Kim ou sa sœur, des lettres échangées avec Philip et sa famille. C’était d’ailleurs là sa quête du moment. Le Poufsouffle était en effet à la Volière ce matin pour envoyer du courrier, en réponse aux dernières lettres qu’il avait reçu dans la Grande Salle les jours précédents, et auxquelles il s’était empressé de réagir. Sa mère lui racontait les malheurs de ses plantes et son père, plus bref, évoquait ses dernières lectures ou des anecdotes sur ses élèves. Rien qui ne sortait vraiment d’ordinaire mais juste ce qu’il fallait pour se réchauffer le cœur, et se sentir proche d’eux malgré la distance qui les séparait entre les vacances. Philip, dans son style d’écriture original, lui faisait part de ses dernières aventures, de rencontres avec des sorciers au détour d’une rue, ou discutait des dernières décisions du Conseil. Il glissait toujours çà et là quelques réflexions discrètes au jeune homme, qui ne manquaient pas de l’occuper les jours suivants. Mattew aimait cette relation spéciale qu’il entretenait avec son arrière-grand-père. Le vieil homme le considérait à égalité, comme un adulte, et malgré son naturel énigmatique, il était ouvert à tous les sujets avec le garçon. Il restait ce rempart spécial, cet homme passerelle vers le monde de la magie. Il lui écrivait plus souvent encore qu’au reste de la famille.
Autour de lui les hiboux s’agitaient à grands battements d’aile et emplissait l’espace de hululements. Accrochant ses enveloppes à deux hiboux, un pour ses parents et un qu’il reconnaissait parmi tous, celui de Philip, il regarda ensuite les créatures s’envoler en adressant un symbolique gest de la main. Le courrier était envoyé, il pouvait retourner à ses activités.
Autour de lui les hiboux s’agitaient à grands battements d’aile et emplissait l’espace de hululements. Accrochant ses enveloppes à deux hiboux, un pour ses parents et un qu’il reconnaissait parmi tous, celui de Philip, il regarda ensuite les créatures s’envoler en adressant un symbolique gest de la main. Le courrier était envoyé, il pouvait retourner à ses activités.
Je cherche les Couleurs.