Jonathan Charleston
[PNJ : Flora Fleurdelys]
PV : @Sigmund Charleston
Mercredi 11 mars 2048
11 heures
- École Maeve Queen, Bureau de la directrice -
Un élève fait son entrée en cours d’année. Je sais seulement ce que son grand-père, Sigmund Charleston, dirige Gryffondor, la maison de Gabryel, à Poudlard. Le gamin s’appelle Jonathan Charleston, il a quatre ans. L’identité de son aïeul n’a aucun rapport avec le fait d’accepter un élève en cours d’année. Certains de mes éducateurs se sont trouvés dubitatifs face à ma décision. « Il aura du mal à s’intégrer », ou encore, « C’est compliqué de l’inclure un programme éducatif déjà installé ». La vérité, c’est que je ne refuserai jamais à aucun gosse l’accès à l’école, quelles que soient les circonstances. Le droit à la scolarité est fondamental. Quel message lui envoie-t-on, ainsi qu’aux familles, s’il on n’est guère souples à ce sujet ? Quoi qu’il en soit, il est le bienvenu. C’est à nous, les adultes, professionnels de la petite enfance, de mettre tout en œuvre afin de lui offrir le meilleur accueil à Maeve Queen.
Je tapotte un peu les oreillers posés sur mes fauteuils. Pour une fois, je ne recevrai pas ce petit monde assise derrière ma table de travail. Elle est recouverte de tissus multicolores, et de paillettes. Cassidy Powell, un de mes collègues, a décidé de proposer aux enfants un atelier déguisements. Bien évidemment, il a squatté mon bureau afin d’effectuer ses découpes. Je le laisse faire, j’aime trop l’effervescence qu’il véhicule depuis son arrivée. Les autres éducateurs le trouvent un peu envahissant, voire hyperactif. Pour ma part, je ne sais jamais à quoi m’attendre, tellement son cerveau fourmille d’idées créatives, et j’adore ça. Charleston et moi-même papoterons donc sur le divan, avant que le petit-fils nous y rejoigne. Je préfère toujours m’entretenir en premier avec la famille, puis l’enfant à part. On apprend un tas de choses de cette manière.
PV : @Sigmund Charleston
Mercredi 11 mars 2048
11 heures
- École Maeve Queen, Bureau de la directrice -
Un élève fait son entrée en cours d’année. Je sais seulement ce que son grand-père, Sigmund Charleston, dirige Gryffondor, la maison de Gabryel, à Poudlard. Le gamin s’appelle Jonathan Charleston, il a quatre ans. L’identité de son aïeul n’a aucun rapport avec le fait d’accepter un élève en cours d’année. Certains de mes éducateurs se sont trouvés dubitatifs face à ma décision. « Il aura du mal à s’intégrer », ou encore, « C’est compliqué de l’inclure un programme éducatif déjà installé ». La vérité, c’est que je ne refuserai jamais à aucun gosse l’accès à l’école, quelles que soient les circonstances. Le droit à la scolarité est fondamental. Quel message lui envoie-t-on, ainsi qu’aux familles, s’il on n’est guère souples à ce sujet ? Quoi qu’il en soit, il est le bienvenu. C’est à nous, les adultes, professionnels de la petite enfance, de mettre tout en œuvre afin de lui offrir le meilleur accueil à Maeve Queen.
Je tapotte un peu les oreillers posés sur mes fauteuils. Pour une fois, je ne recevrai pas ce petit monde assise derrière ma table de travail. Elle est recouverte de tissus multicolores, et de paillettes. Cassidy Powell, un de mes collègues, a décidé de proposer aux enfants un atelier déguisements. Bien évidemment, il a squatté mon bureau afin d’effectuer ses découpes. Je le laisse faire, j’aime trop l’effervescence qu’il véhicule depuis son arrivée. Les autres éducateurs le trouvent un peu envahissant, voire hyperactif. Pour ma part, je ne sais jamais à quoi m’attendre, tellement son cerveau fourmille d’idées créatives, et j’adore ça. Charleston et moi-même papoterons donc sur le divan, avant que le petit-fils nous y rejoigne. Je préfère toujours m’entretenir en premier avec la famille, puis l’enfant à part. On apprend un tas de choses de cette manière.
Dernière modification par Gabryel Fleurdelys le 2 août 2026, 16:13, modifié 3 fois.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Jonathan Charleston
Le parent de Jonathan avait été convoqué pour un entretien avec la directrice de Maeve Queen. Cela faisait longtemps déjà que Sigmund endossait ce rôle. Si cela ne faisait aucun doute qu'Elizabeth aimait son enfant de tout son cœur, elle n'avait cependant jamais eu cette fibre maternelle que la société tend à attendre des femmes. Elle se montrait avec son enfant comme elle l'avait toujours été avec son père : indépendante et motivée par ses propres besoins et ambitions. Mais Jonathan était un enfant, et il avait besoin que l'on s'occupe de lui. Il n'avait pas le luxe de pouvoir être indépendant.
Sigmund avait encore en travers de la gorge l'absence de sa fille à l'anniversaire de son propre enfant, deux jours plus tôt. Habitué, le petit n'avait pas posé plus de questions. Il verrait sa mère au moment d'aller à l'école, et au moment de rentrer à la maison, puisque c'était leur arrangement : alors que Sigmund et Elizabeth commençaient chacun de leur côté un nouveau travail, elle se devait au moins d'accompagner son fils à son établissement scolaire tandis qu'elle travaillait juste à côté, à la Nouvelle Sainte-Mangouste. Parfois, c'était Diarmad qui accompagnait Nana. Plus rarement, Donald s'en chargeait mais les transports étaient de plus en plus laborieux pour l'homme vieillissant. Concernant Elizabeth, il ne fallait pas attendre d'elle qu'elle se pointe à un rendez-vous au beau milieu de la journée.
Mais ce n'était pas un problème, puisque Sigmund lui, le pouvait. Il ferait tout pour son petit-fils. Il s'était débattu avec la paperasse et l'administratif pour faire intégrer Nana au milieu de l'année scolaire afin de soulager son père. Il ne restait plus qu'à voir ce que lui voulait Madame Fleurdelys. Il frappa poliment quelques coups à la porte.
Sigmund avait encore en travers de la gorge l'absence de sa fille à l'anniversaire de son propre enfant, deux jours plus tôt. Habitué, le petit n'avait pas posé plus de questions. Il verrait sa mère au moment d'aller à l'école, et au moment de rentrer à la maison, puisque c'était leur arrangement : alors que Sigmund et Elizabeth commençaient chacun de leur côté un nouveau travail, elle se devait au moins d'accompagner son fils à son établissement scolaire tandis qu'elle travaillait juste à côté, à la Nouvelle Sainte-Mangouste. Parfois, c'était Diarmad qui accompagnait Nana. Plus rarement, Donald s'en chargeait mais les transports étaient de plus en plus laborieux pour l'homme vieillissant. Concernant Elizabeth, il ne fallait pas attendre d'elle qu'elle se pointe à un rendez-vous au beau milieu de la journée.
Mais ce n'était pas un problème, puisque Sigmund lui, le pouvait. Il ferait tout pour son petit-fils. Il s'était débattu avec la paperasse et l'administratif pour faire intégrer Nana au milieu de l'année scolaire afin de soulager son père. Il ne restait plus qu'à voir ce que lui voulait Madame Fleurdelys. Il frappa poliment quelques coups à la porte.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen
Jonathan Charleston
- Entrez donc, monsieur Charleston.
Ma voix est volontairement douce. Je me redresse du divan, et lisse un pan de ma jupe qui s’était froissé sous moi. Je m’assois, et j’éparpille d’une main les paillettes parsemant la petite table.
- Ne faites pas attention au bazar. Je préfère vous recevoir ici, dans un cadre plus confortable. Mon bureau est souvent un joyeux capharnaüm d’ateliers improvisés. Je crois que les enfants s’y sentent plus en confiance qu’au milieu de grandes armoires poussiéreuses.
Je l’invite d’un geste de la main à prendre place sur le fauteuil moelleux face au mien.
- J’aime que l’on commence par se parler, vous et moi, avant de rencontrer Jonathan. Car pour moi, il n’y a pas de scolarité réussie sans ce triangle de confiance : l’enfant, la famille, et l’école. Nous avons tous un rôle à jouer dans l’équilibre du petit. Mais je nous apprends rien, j’imagine.
Je prends le temps d’observer mon interlocuteur, non pas pour le juger, mais pour m’imprégner de son énergie. Les plis au coin des yeux disent bien des choses, tout comme la manière de tenir son chapeau, ou de croiser les jambes.
- Je vais être franche. Un accueil en cours d’année n’est jamais simple, mais ici, ce n’est pas à l’enfant de s’adapter à une machine déjà lancée. C’est à nous de nous ajuster, de lui faire une place pleine et entière. Jonathan ne doit pas se sentir « de trop ». Et je tiens à ce qu’il ressente cela dès le premier jour.
Je me penche légèrement vers lui, un sourire dans la voix :
- Dites-moi, monsieur Charleston, que souhaitez-vous, vous, pour votre petit-fils en venant frapper à la porte de Maeve Queen ?
J’ai honte de mon retard, me pardonneras-tu ?
Ma voix est volontairement douce. Je me redresse du divan, et lisse un pan de ma jupe qui s’était froissé sous moi. Je m’assois, et j’éparpille d’une main les paillettes parsemant la petite table.
- Ne faites pas attention au bazar. Je préfère vous recevoir ici, dans un cadre plus confortable. Mon bureau est souvent un joyeux capharnaüm d’ateliers improvisés. Je crois que les enfants s’y sentent plus en confiance qu’au milieu de grandes armoires poussiéreuses.
Je l’invite d’un geste de la main à prendre place sur le fauteuil moelleux face au mien.
- J’aime que l’on commence par se parler, vous et moi, avant de rencontrer Jonathan. Car pour moi, il n’y a pas de scolarité réussie sans ce triangle de confiance : l’enfant, la famille, et l’école. Nous avons tous un rôle à jouer dans l’équilibre du petit. Mais je nous apprends rien, j’imagine.
Je prends le temps d’observer mon interlocuteur, non pas pour le juger, mais pour m’imprégner de son énergie. Les plis au coin des yeux disent bien des choses, tout comme la manière de tenir son chapeau, ou de croiser les jambes.
- Je vais être franche. Un accueil en cours d’année n’est jamais simple, mais ici, ce n’est pas à l’enfant de s’adapter à une machine déjà lancée. C’est à nous de nous ajuster, de lui faire une place pleine et entière. Jonathan ne doit pas se sentir « de trop ». Et je tiens à ce qu’il ressente cela dès le premier jour.
Je me penche légèrement vers lui, un sourire dans la voix :
- Dites-moi, monsieur Charleston, que souhaitez-vous, vous, pour votre petit-fils en venant frapper à la porte de Maeve Queen ?
J’ai honte de mon retard, me pardonneras-tu ?
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Jonathan Charleston
Sigmund ne se plaindrait jamais d'un accueil au milieu de tissus colorés et de paillettes. Il aimait bien cette effervescence pleine de couleurs, ça lui était bien plus familier qu'un bureau froid et bien organisé. Et puis – ce divan était sacrément confortable ! Nul doute que Nana serait content de converser avec la dame ici, quand il serait invité à rejoindre l'entretien.
« Oh si vous pensez que c'est le bazar, ne mettez jamais les pieds chez moi ! » plaisanta-t-il gaiement en glissant un clin d'œil à son interlocutrice. Il pouffa dans sa moustache, comme amusé par la situation. C'était peut-être lui, l'enfant mis en confiance.
Il se sentait surtout plus confortable à l'idée que son petit-fils évolue dans un endroit parfois en petit désordre, avec des jeux et de nombreux ateliers que dans un cadre scolaire trop austère. Surtout après un début d'apprentissage à la maison, où l'enfant n'avait connu que les habitudes chaotiques de sa famille.
« Je vous remercie encore pour votre accueil. J'avais peur d'un refus d'intégrer Jonathan en cours d'année. C'est un vrai soulagement pour nous, » confessa-t-il. Ses épaules s'affaissèrent légèrement à l'écoute des explications de la directrice. Il avait le sentiment qu'un poids s'effaçait de sa poitrine. Oui, un accueil où l'école s'adapte aux besoins de chaque enfant, c'était exactement ce qu'il voulait pour son petit.
« Je... » reprit-il, en tapotant légèrement ses doigts sur sa cuisse. Ce qu'il voulait, c'était soulager son père qui était trop fatigué d'une garde à temps plein et d'une éducation à la maison. Un appui et un soutien, car la mère de l'enfant se désolidarisait de plus en plus avec le temps de sa garde. Un programme éducatif solide, car il craignait à l'avenir que Nana n'assimile pas assez bien ce qui constituerait les bases de son éducation. « Je souhaite qu'il puisse se faire des amis, sans se tartiner pour seule compagnie de la journée un vieil homme fatigué. Je veux soulager mon père, car il commence à être en difficulté pour... canaliser toute l'énergie de ce garçon. Et moi, de part mon travail je suis malheureusement trop occupé pour prendre la relève, » avoua-t-il, honnête. « Sa maman commence un travail à la Nouvelle Sainte-Mangouste. Nous n'avions pas fait inscrire Nana... excusez-moi, Jonathan, plus tôt car le transport quotidien à l'école était compliqué, et ma fille avait encore de la disponibilité en journée. Désormais j'aimerais que mon petit-fils retrouve une part de stabilité, avec un emploi du temps stable et des habitudes et un cadre scolaire qui ne change pas, pour qu'il puisse se construire sereinement et devenir un grand bonhomme. Sans être bousculé par la tumulte des vies compliquées des adultes qui l'accompagnent... » Il en disait un peu trop, peut-être, mais Sigmund n'était pas un homme qui gardait sa langue dans sa poche. Il n'avait pas non plus le sentiment qu'il serait jugé par son interlocutrice pour ce qu'il lui confiait.
« Oh si vous pensez que c'est le bazar, ne mettez jamais les pieds chez moi ! » plaisanta-t-il gaiement en glissant un clin d'œil à son interlocutrice. Il pouffa dans sa moustache, comme amusé par la situation. C'était peut-être lui, l'enfant mis en confiance.
Il se sentait surtout plus confortable à l'idée que son petit-fils évolue dans un endroit parfois en petit désordre, avec des jeux et de nombreux ateliers que dans un cadre scolaire trop austère. Surtout après un début d'apprentissage à la maison, où l'enfant n'avait connu que les habitudes chaotiques de sa famille.
« Je vous remercie encore pour votre accueil. J'avais peur d'un refus d'intégrer Jonathan en cours d'année. C'est un vrai soulagement pour nous, » confessa-t-il. Ses épaules s'affaissèrent légèrement à l'écoute des explications de la directrice. Il avait le sentiment qu'un poids s'effaçait de sa poitrine. Oui, un accueil où l'école s'adapte aux besoins de chaque enfant, c'était exactement ce qu'il voulait pour son petit.
« Je... » reprit-il, en tapotant légèrement ses doigts sur sa cuisse. Ce qu'il voulait, c'était soulager son père qui était trop fatigué d'une garde à temps plein et d'une éducation à la maison. Un appui et un soutien, car la mère de l'enfant se désolidarisait de plus en plus avec le temps de sa garde. Un programme éducatif solide, car il craignait à l'avenir que Nana n'assimile pas assez bien ce qui constituerait les bases de son éducation. « Je souhaite qu'il puisse se faire des amis, sans se tartiner pour seule compagnie de la journée un vieil homme fatigué. Je veux soulager mon père, car il commence à être en difficulté pour... canaliser toute l'énergie de ce garçon. Et moi, de part mon travail je suis malheureusement trop occupé pour prendre la relève, » avoua-t-il, honnête. « Sa maman commence un travail à la Nouvelle Sainte-Mangouste. Nous n'avions pas fait inscrire Nana... excusez-moi, Jonathan, plus tôt car le transport quotidien à l'école était compliqué, et ma fille avait encore de la disponibilité en journée. Désormais j'aimerais que mon petit-fils retrouve une part de stabilité, avec un emploi du temps stable et des habitudes et un cadre scolaire qui ne change pas, pour qu'il puisse se construire sereinement et devenir un grand bonhomme. Sans être bousculé par la tumulte des vies compliquées des adultes qui l'accompagnent... » Il en disait un peu trop, peut-être, mais Sigmund n'était pas un homme qui gardait sa langue dans sa poche. Il n'avait pas non plus le sentiment qu'il serait jugé par son interlocutrice pour ce qu'il lui confiait.
Code couleur : #783f04 - Autre personnage : Enid Wathen