La conséquence du songe d'une nuit d'automne
16 OCTOBRE 2050
21h23,PARC DE POUDLARD
@Evan Maeng
21h23,PARC DE POUDLARD
@Evan Maeng
Enroulé dans sa cape, Orion était encore en train d'observer le lac. Ses pensées, pour la première fois depuis un petit temps, n'étaient pas bousculées par mille et une autres. Ses yeux voguaient paisiblement, observant les fines vaguelettes du lac venir à lui, puis redescendre ; un mouvement perpétuel, mécanique, imperturbable. Le bruit de l'eau était apaisant, si bien qu'après avoir passé l'après-midi à se balader dans le parc, il s'était autorisé à se poser sur l'une des quelques plages que comportait l'île du château pour pouvoir en profiter et ne pas penser. Il était tellement absorbé par le spectacle qu'il n'avait pas vu le temps passer ; il n'avait ni entendu le chant des oiseaux s'endormir parmi les bruissements des arbres, ni le rappel des professeurs concernant le couvre-feu. Le coucher de soleil, qui était à présent bien plus tôt que durant la période estivale, n'avait même pas réussi à lui permettre de réaliser qu'il était temps de rentrer dans sa salle commune et aller se coucher. Alors, il l'avait simplement ignoré, laissant ses yeux s'adapter doucement à l'obscurité sans se soucier le moins du monde de la température qui commençait à doucement se rafraîchir. Il était... bien.
Adossé contre une large pierre, il passait complètement inaperçu. Sa cape sombre donnait l'impression qu'il était un simple rocher de plus et la capuche qu'il avait remontée sur sa tête pour fuir les maigres bourrasques de vent n'aidait pas. Il avait replié ses jambes contre lui-même pour conserver sa propre chaleur corporelle et ses mains se trouvaient au creux de ses genoux pour ne pas subir la morsure du froid avec trop d'ardeur. Telle une statue, il se fondait dans le paysage sombre qui se dessinait dans la nuit. Une pensée amusée fusa, se demandant ce qu'il ferait si une bête féroce surgissait parmi les buissons pour l'attaquer ; il était dans une méditation si profonde qu'il n'aurait probablement même pas cillé. Alors, comme une charogne, il se serait laissé dévorer, satisfait de son dernier jour sur Terre. Un rapide coup d'œil vers le ciel, cependant, lui confirma que la phase de la Lune supprimait au moins les loups-garous des potentiels assaillants ; par la même occasion, ce même coup d'œil le fit sursauter. Merde, quelle heure il est ? Il remonta vivement sa manche et, tout en plissant les yeux, il déchiffra ce que sa montre lui disait.
« Merde » pesta-t-il.
Les yeux grands ouverts, il observa les chiffres qui affichaient nettement sa sentence : il était bloqué dehors. D'un bond, il se remit sur ses pieds avec l'envie irrépressible de se fracasser la tête contre le même rocher qui l'avait soutenu toute la fin d'après-midi. Un rapide coup d'œil autour de lui confirma ce qu'il pensait : il n'y avait plus une foutue âme dans le parc et il était bon pour passer une nuit dehors.
« Merde, merde, merde. »
Refermant les pans de sa cape avec nervosité, il sortit uniquement sa baguette de sa poche en la cramponnant fermement. Sait-on jamais que je croise un vrai loup-garou, se dit-il, sarcastique. Bon, il fallait qu'il trouve un moyen de rentrer — il n'existait pas un seul monde où le garçon n'essaie qu'une seule seconde de passer la nuit dans le parc. Il s'y connaissait en randonnée, il en faisait tous les étés ; il savait pertinemment qu'avec la température qui continuait à se refroidir, il était bon pour l'hypothermie. Vivement, il remonta son chemin vers l'entrée du château. Avec un peu de chance, il croiserait un professeur encore occupé à faire sa ronde ; les chances étaient maigres mais il avait de l'espoir. Cela lui vaudrait certainement une retenue mais c'était mieux que... eh bien, c'était mieux qu'un matelas fait d'herbe fraiche et d'une couverture de vent. Pitié, pitié, faites que je ne sois pas seul dans ce foutu parc.
Et voilà pour ce début, j'espère que cela te convient !
651 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 27 déc. 2025, 12:47, modifié 2 fois.
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Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
La conséquence du songe d'une nuit d'automne
Il n'y a rien de mieux que la sensation d'être allongé dans l'herbe et de profiter du silence après une longue journée. Pour une fois que le parc n'est pas plein d'élèves bruyants... Je soupire et passe ma main dans l'herbe. Il n'y a probablement que moi pour être assez stupide et passez son dimanche soir dehors au lieu de faire ses devoirs ou... manger. Je n'ai pas faim de toute façon.
Mon serpent s'enroule autours de mon bras et je me relève. Le ciel est sombre pour un soir d'automne, je serais prête à jurer qu'il est encore tôt. Après tout, je suis sortie du château vers dix-sept heure et je ne suis pas restée ici si longtemps. J'aurais bien aimé passer plus de temps ici, loin des élèves, des professeurs et de mes problèmes, mais je dois affronter mes responsabilités. En d'autres mots, mes devoirs.
- Tu ne trouves pas ça fou, toi ? Je demande à Imugi, qui ne sait probablement pas du tout de quoi je parle.
Après tout, tout autours de moi est un peu fou, mais je parlais principalement de l'école. En y pensant, ça n'a pas de sens de devoir dédier son adolescence - les soi-disant meilleures années de sa vie - à apprendre, apprendre, faire des devoirs et encore apprendre, tout ça pour ensuite travailler. "Les sorciers sont libres !" Elle est où, donc, cette liberté ? Je soupire. Ce n'est pas le moment pour les réflexions profondes. Ce n'est jamais le moment pour les réflexions profondes. Ça ne sert à rien d'autre qu'à se rendre plus anxieux et l'anxiété, je n'en ai pas besoin.
- On dirait bien que je suis seule dans ce parc, je constate. J'avais remarqué l'absence de bruit mais en regardant autours de moi, je ne vois pas personne. Enfin, il fait sombre, il est dur de voir grand chose.
C'est vrai ça, il fait sacrément noir pour l'heure. J'hoche des épaules. Mère nature n'est jamais prévisible, bien que normalement, le soleil se couche plutôt tard en octobre. Mes yeux se portent au ciel. Les étoiles sont même visibles. Nan, c'est pas normal, il est quoi, dix-neuf heure ? Je regarde ma montre dont j'avais, jusqu'à maintenant, oublié l'existence. Je relis l'heure une deuxième et une troisième fois, pour m'assurer que j'ai bien lu.
- M'enfin, il peut pas être neuf heure et quart !
Ce n'est tout simplement pas possible. Je regarde Imugi, comme s'il avait la réponse aux dizaines de questions qui me viennent à l'esprit. Je serais prête à jurer que j'ai passé maximum deux heures ici. Pas quatre, ça n'a pas de sens ! Sauf si je me suis endormie. Je soupire, exaspérée par... eh bien moi-même. C'est ce qui arrive quand tu dors quatre heures par nuit, Evan, je me dis. À cause de ça, je vais probablement passer la nuit dans le parc la veille d'un jours de cours, pas super habillée pour l'occasion.
J'accélère le pas vers le château, tout en me faisant des scénarios catastrophes. Et si une créature sortait de nulle part et se mettait à m'attaquer ? Et si la température devenait pire et que je mourrais d'hypothermie ? À ce stade, c'était ce qui allait probablement arriver. Par merlin, je n'ai que quatorze ans, j'ai pratiquement rien fait de ma vie, je refuse de mourir ! Et moi qui voulait éviter l'anxiété...
Je prends une respiration et me ressaisis. Peut-être qu'il y a quelqu'un d'autre dehors, même si le parc m'a semblé être plutôt vide tout à l'heure.
Cinq minutes plus tard, je me retrouve face aux portes de l'école. Ouep. Fermées. Suuuuper. Je me retourne et m'adosse contre celles-ci, avant de remarquer qu'une personne semble se rapprocher et que je ne suis peut-être - sauf si j'hallucine - pas la seule dans le parc à cette heure. Mes yeux s'illuminent. Peut-être que c'est un préfet, ou le garde chasse ! Dans ce cas là, je suis sauvée.
- Hé ! J'interpelle la personne qui se rapproche du château. Qui qu'il soit, ça me fait un peu, juste un peu de bien de savoir que je ne suis pas seule. Oui, je suis assez désespérée, c'est le cas de le dire.
@Orion Blackburn, bienvenue dans la tête d'une ado un peu perdue
Mon serpent s'enroule autours de mon bras et je me relève. Le ciel est sombre pour un soir d'automne, je serais prête à jurer qu'il est encore tôt. Après tout, je suis sortie du château vers dix-sept heure et je ne suis pas restée ici si longtemps. J'aurais bien aimé passer plus de temps ici, loin des élèves, des professeurs et de mes problèmes, mais je dois affronter mes responsabilités. En d'autres mots, mes devoirs.
- Tu ne trouves pas ça fou, toi ? Je demande à Imugi, qui ne sait probablement pas du tout de quoi je parle.
Après tout, tout autours de moi est un peu fou, mais je parlais principalement de l'école. En y pensant, ça n'a pas de sens de devoir dédier son adolescence - les soi-disant meilleures années de sa vie - à apprendre, apprendre, faire des devoirs et encore apprendre, tout ça pour ensuite travailler. "Les sorciers sont libres !" Elle est où, donc, cette liberté ? Je soupire. Ce n'est pas le moment pour les réflexions profondes. Ce n'est jamais le moment pour les réflexions profondes. Ça ne sert à rien d'autre qu'à se rendre plus anxieux et l'anxiété, je n'en ai pas besoin.
- On dirait bien que je suis seule dans ce parc, je constate. J'avais remarqué l'absence de bruit mais en regardant autours de moi, je ne vois pas personne. Enfin, il fait sombre, il est dur de voir grand chose.
C'est vrai ça, il fait sacrément noir pour l'heure. J'hoche des épaules. Mère nature n'est jamais prévisible, bien que normalement, le soleil se couche plutôt tard en octobre. Mes yeux se portent au ciel. Les étoiles sont même visibles. Nan, c'est pas normal, il est quoi, dix-neuf heure ? Je regarde ma montre dont j'avais, jusqu'à maintenant, oublié l'existence. Je relis l'heure une deuxième et une troisième fois, pour m'assurer que j'ai bien lu.
- M'enfin, il peut pas être neuf heure et quart !
Ce n'est tout simplement pas possible. Je regarde Imugi, comme s'il avait la réponse aux dizaines de questions qui me viennent à l'esprit. Je serais prête à jurer que j'ai passé maximum deux heures ici. Pas quatre, ça n'a pas de sens ! Sauf si je me suis endormie. Je soupire, exaspérée par... eh bien moi-même. C'est ce qui arrive quand tu dors quatre heures par nuit, Evan, je me dis. À cause de ça, je vais probablement passer la nuit dans le parc la veille d'un jours de cours, pas super habillée pour l'occasion.
J'accélère le pas vers le château, tout en me faisant des scénarios catastrophes. Et si une créature sortait de nulle part et se mettait à m'attaquer ? Et si la température devenait pire et que je mourrais d'hypothermie ? À ce stade, c'était ce qui allait probablement arriver. Par merlin, je n'ai que quatorze ans, j'ai pratiquement rien fait de ma vie, je refuse de mourir ! Et moi qui voulait éviter l'anxiété...
Je prends une respiration et me ressaisis. Peut-être qu'il y a quelqu'un d'autre dehors, même si le parc m'a semblé être plutôt vide tout à l'heure.
Cinq minutes plus tard, je me retrouve face aux portes de l'école. Ouep. Fermées. Suuuuper. Je me retourne et m'adosse contre celles-ci, avant de remarquer qu'une personne semble se rapprocher et que je ne suis peut-être - sauf si j'hallucine - pas la seule dans le parc à cette heure. Mes yeux s'illuminent. Peut-être que c'est un préfet, ou le garde chasse ! Dans ce cas là, je suis sauvée.
- Hé ! J'interpelle la personne qui se rapproche du château. Qui qu'il soit, ça me fait un peu, juste un peu de bien de savoir que je ne suis pas seule. Oui, je suis assez désespérée, c'est le cas de le dire.
@Orion Blackburn, bienvenue dans la tête d'une ado un peu perdue
La conséquence du songe d'une nuit d'automne
« T'es vraiment trop bête, Orion. Stupide, débile, argh. » Le garçon ruminait dans sa barbe, pestant contre lui-même et son inattention. Rester des heures dehors, oui, oublier la notion du temps ? Depuis quand faisait-il ça ? Espèce d'idiot.
Ses pas pressés remontèrent vers le château et il priait pour qu'une âme tombe sur son chemin. Un elfe, le garde-chasse, un professeur... Peu importe tant que ça lui permettait de retrouver la lumière verdâtre de la salle commune de Serpentard et son lit bien chaud. Regardant à peine où il allait, il ne manqua pas de trébucher quelques fois, trahissant son urgence et son inquiétude qu'il aurait aimé camoufler. Relevant les yeux, dans le noir, il pouvait au moins être rassuré à l'idée que personne ne le voit paniquer de la sorte. Cependant, il en oubliait complètement sa prudence et, les yeux absents dans une dizaine de scénarios dont aucune issue ne paraissait agréable, il trébucha sur une racine et s'étala sur le sol.
« Mais t'es vraiment débile ! » ragea-t-il, encore plus agacé contre lui-même puis alluma sa baguette pour voir l'amplitude des dégâts. La fraîcheur automnale avait transformé l'herbe en gadoue par endroits, salissant l'extérieur de sa cape et son pantalon au niveau de ses genoux. Super. Manquait plus que ça. Que je crève de froid parce que je me suis rétamé dans la boue. Il se releva avec hargne, repassant sa cape avec colère et reprit son chemin, cette fois plus alerte et en observant le sol grâce à sa baguette. Tant pis pour la discrétion. Préfère mourir que- Préfère pas mourir qu'avoir une retenue.
La nuit commençait à être vraiment noire et le vent se levait de plus en plus sur le parc, rendant l'idée de s'éterniser dans l'étendue verte encore plus insupportable. Alors, Orion accéléra le parc et finit par gagner les alentours de l'entrée du château plutôt rapidement — cette fois, sans se vautrer. Bougon, il plissa les yeux en essayant de distinguer si un surveillant n'était pas encore en train de rôder autour de la porte, juste au cas où. Ironiquement, c'était sûrement la première fois que le garçon priait de croiser un enseignant pendant les heures de couvre-feu ; il aurait été faux de dire qu'Orion était un abonné des sorties nocturnes, étant donné qu'il lui arrivait rarement d'être insomniaque ou pris de lubies téméraires durant la nuit, mais il ne raffolait pas non plus des retenues — bien que si retenue il devait y avoir, il l'aurait arborée comme il l'avait fait pour les autres : désintéressé.
Puis, finalement, dans la pénombre une voix féminine se fit entendre. Assertive, interpellante, elle se devait de s'adresser à lui. Une vague de soulagement l'envahit aussitôt et il poussa un long soupir témoignant de sa détente. Purée, alléluia. Il pressa le pas, tentant de distinguer le visage de sa sauveuse, espérant de tout cœur qu'elle avait un moyen de le faire rentrer dans le château. Toutefois, petit à petit, alors que la silhouette se faisant plus nette, il remarqua que la jeune fille, bien qu'assez grande, n'avait pas l'air assez vieille pour être professeure. Encore moins pour être le garde-chasse. Fichtre.
« Merde, toi aussi t'as pas vu l'heure ? » demanda-t-il une fois à sa hauteur. Il tenta de l'illuminer légèrement de sa baguette pour voir s'il connaissait le visage de la fille et fut rapidement perturbé. Il lui disait quelque chose mais... Mais oui ! Miracle, il l'avait reconnue — c'était bien rare pour lui de savoir donner un nom à un visage qu'il n'avait vu que quelques fois. « Ah purée, mais t'es la pote de Stella ! Dis-moi que t'as une solution pour nous faire rentrer sinon je crois bien que je vais me geler les c- que je vais me les geler. » La voix d'Orion était urgente, incertaine et trahissait la légère inquiétude qui avait recommencé à monter en lui en découvrant qu'elle n'allait... Et bien, qu'elle n'allait pas lui servir à grand chose pour regagner son lit.
@Evan Maeng, ta petite me fait bien rire
672 mots
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Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
Ses pas pressés remontèrent vers le château et il priait pour qu'une âme tombe sur son chemin. Un elfe, le garde-chasse, un professeur... Peu importe tant que ça lui permettait de retrouver la lumière verdâtre de la salle commune de Serpentard et son lit bien chaud. Regardant à peine où il allait, il ne manqua pas de trébucher quelques fois, trahissant son urgence et son inquiétude qu'il aurait aimé camoufler. Relevant les yeux, dans le noir, il pouvait au moins être rassuré à l'idée que personne ne le voit paniquer de la sorte. Cependant, il en oubliait complètement sa prudence et, les yeux absents dans une dizaine de scénarios dont aucune issue ne paraissait agréable, il trébucha sur une racine et s'étala sur le sol.
« Mais t'es vraiment débile ! » ragea-t-il, encore plus agacé contre lui-même puis alluma sa baguette pour voir l'amplitude des dégâts. La fraîcheur automnale avait transformé l'herbe en gadoue par endroits, salissant l'extérieur de sa cape et son pantalon au niveau de ses genoux. Super. Manquait plus que ça. Que je crève de froid parce que je me suis rétamé dans la boue. Il se releva avec hargne, repassant sa cape avec colère et reprit son chemin, cette fois plus alerte et en observant le sol grâce à sa baguette. Tant pis pour la discrétion. Préfère mourir que- Préfère pas mourir qu'avoir une retenue.
La nuit commençait à être vraiment noire et le vent se levait de plus en plus sur le parc, rendant l'idée de s'éterniser dans l'étendue verte encore plus insupportable. Alors, Orion accéléra le parc et finit par gagner les alentours de l'entrée du château plutôt rapidement — cette fois, sans se vautrer. Bougon, il plissa les yeux en essayant de distinguer si un surveillant n'était pas encore en train de rôder autour de la porte, juste au cas où. Ironiquement, c'était sûrement la première fois que le garçon priait de croiser un enseignant pendant les heures de couvre-feu ; il aurait été faux de dire qu'Orion était un abonné des sorties nocturnes, étant donné qu'il lui arrivait rarement d'être insomniaque ou pris de lubies téméraires durant la nuit, mais il ne raffolait pas non plus des retenues — bien que si retenue il devait y avoir, il l'aurait arborée comme il l'avait fait pour les autres : désintéressé.
Puis, finalement, dans la pénombre une voix féminine se fit entendre. Assertive, interpellante, elle se devait de s'adresser à lui. Une vague de soulagement l'envahit aussitôt et il poussa un long soupir témoignant de sa détente. Purée, alléluia. Il pressa le pas, tentant de distinguer le visage de sa sauveuse, espérant de tout cœur qu'elle avait un moyen de le faire rentrer dans le château. Toutefois, petit à petit, alors que la silhouette se faisant plus nette, il remarqua que la jeune fille, bien qu'assez grande, n'avait pas l'air assez vieille pour être professeure. Encore moins pour être le garde-chasse. Fichtre.
« Merde, toi aussi t'as pas vu l'heure ? » demanda-t-il une fois à sa hauteur. Il tenta de l'illuminer légèrement de sa baguette pour voir s'il connaissait le visage de la fille et fut rapidement perturbé. Il lui disait quelque chose mais... Mais oui ! Miracle, il l'avait reconnue — c'était bien rare pour lui de savoir donner un nom à un visage qu'il n'avait vu que quelques fois. « Ah purée, mais t'es la pote de Stella ! Dis-moi que t'as une solution pour nous faire rentrer sinon je crois bien que je vais me geler les c- que je vais me les geler. » La voix d'Orion était urgente, incertaine et trahissait la légère inquiétude qui avait recommencé à monter en lui en découvrant qu'elle n'allait... Et bien, qu'elle n'allait pas lui servir à grand chose pour regagner son lit.
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La conséquence du songe d'une nuit d'automne
Franchement, je ne sais pas ce qui m'a pris de sortir un dimanche soir. J'espérais probablement avoir un peu de temps pour me détendre avant la semaine qui s'annonce. "Me détendre", mon oeil... Pour ça, faut que tu dormes la nuit, Evan. Me dit la petite voix dans ma tête. Je soupire. J'ai envie de frapper ma tête sur les murs de l'école. Si je le fais assez fort, peut-être que ça va alerter des élèves et qu'ils vont venir m'ouvrir... Non. Non. On tait les pensées intrusives.
Je me concentre plutôt sur la personne que je viens d'interpeller. Juste un "Hé", c'est peut être un peu sec mais l'inconnu (enfin, inconnu pour le moment) semble m'avoir remarqué. Il a même l'air soulagé... Il va être vite déçu; je ne suis pas une professeure et je suis loin de savoir comment je - non, on - va rentrer. Mon lit me manque, bon sang...
J'avais raison. L'inconnu se rend compte assez rapidement que je suis tout sauf une sauveuse. C'est rendu à ma hauteur qu'il me répond et que je réalise qu'il me dit quelque chose. Sa voix m'est familière, mais ce n'est pas juste ça.
- Ouais. Je lui réponds. J'ai complètement zappé le couvre feu.
Ça me rassure un peu - rien qu'un peu - de savoir que je ne suis pas la seule dans ce bourbier. Enfin, j'ai Imugi, mais il ne sait probablement même pas ce qu'il se passe. Petit idiot ne m'est d'aucune utilité aujourd'hui. Je me dis, en lui jetant un bref coup d'oeil.
Avant que je puisse dire quoi que ce soit, c'est lui qui prend la parole. "Mais t'es la pote de Stella !" C'est donc de là que je le connais. Un sourire en coin se dessine sur mon visage et tout prend son sens. C'est donc lui, le fameux Orion. Celui dont Stella ma tant parlé, celui avec qui j'ai eu envie de parler depuis déjà un bon moment...
- C'est bien ça. Enfin, j'ai un nom, mais oui. Et toi, t'es Orion, j'me trompe ? Je lui réponds, avant de chasser ce vilain sourire et de me remettre à réfléchir. Est-ce que j'ai une solution pour regagner les cachots ?
Une partie de moi veut lui répondre que si je savais comment rentrer, je serais déjà à l'intérieur et je ne l'aurais pas interpellé, mais ça ne va pas nous aider à rentrer, loin de là.
- Pas vraiment. Enfin, si, genre défoncer ou mettre en feu les portes mais on risquerait probablement bien plus qu'une retenue...
C'était du sarcasme, bien évidemment. Quoi que... l'idée ne me déplais pas, j'ai toujours rêvé de mettre quelque chose d'assez énorme en feu mais si je fais ça, c'est chez moi que je vais rentrer, pas dans l'école. Je soupire pour la 96ème fois de la soirée. Je veux vraiment tout sauf passer la nuit dehors, mais on dirait bien que la nuit s'annonce comme ça...
@Orion Blackburn je le prend comme un compliment ! Ta plume est aussi bien agréable à lire
Je me concentre plutôt sur la personne que je viens d'interpeller. Juste un "Hé", c'est peut être un peu sec mais l'inconnu (enfin, inconnu pour le moment) semble m'avoir remarqué. Il a même l'air soulagé... Il va être vite déçu; je ne suis pas une professeure et je suis loin de savoir comment je - non, on - va rentrer. Mon lit me manque, bon sang...
J'avais raison. L'inconnu se rend compte assez rapidement que je suis tout sauf une sauveuse. C'est rendu à ma hauteur qu'il me répond et que je réalise qu'il me dit quelque chose. Sa voix m'est familière, mais ce n'est pas juste ça.
- Ouais. Je lui réponds. J'ai complètement zappé le couvre feu.
Ça me rassure un peu - rien qu'un peu - de savoir que je ne suis pas la seule dans ce bourbier. Enfin, j'ai Imugi, mais il ne sait probablement même pas ce qu'il se passe. Petit idiot ne m'est d'aucune utilité aujourd'hui. Je me dis, en lui jetant un bref coup d'oeil.
Avant que je puisse dire quoi que ce soit, c'est lui qui prend la parole. "Mais t'es la pote de Stella !" C'est donc de là que je le connais. Un sourire en coin se dessine sur mon visage et tout prend son sens. C'est donc lui, le fameux Orion. Celui dont Stella ma tant parlé, celui avec qui j'ai eu envie de parler depuis déjà un bon moment...
- C'est bien ça. Enfin, j'ai un nom, mais oui. Et toi, t'es Orion, j'me trompe ? Je lui réponds, avant de chasser ce vilain sourire et de me remettre à réfléchir. Est-ce que j'ai une solution pour regagner les cachots ?
Une partie de moi veut lui répondre que si je savais comment rentrer, je serais déjà à l'intérieur et je ne l'aurais pas interpellé, mais ça ne va pas nous aider à rentrer, loin de là.
- Pas vraiment. Enfin, si, genre défoncer ou mettre en feu les portes mais on risquerait probablement bien plus qu'une retenue...
C'était du sarcasme, bien évidemment. Quoi que... l'idée ne me déplais pas, j'ai toujours rêvé de mettre quelque chose d'assez énorme en feu mais si je fais ça, c'est chez moi que je vais rentrer, pas dans l'école. Je soupire pour la 96ème fois de la soirée. Je veux vraiment tout sauf passer la nuit dehors, mais on dirait bien que la nuit s'annonce comme ça...
@Orion Blackburn je le prend comme un compliment ! Ta plume est aussi bien agréable à lire
La conséquence du songe d'une nuit d'automne
Ils étaient dans une belle sauce. L'un comme l'autre, ils étaient inutiles pour se sortir de la bouse de dragon dans laquelle ils s'étaient mis. Comme Orion l'avait prédit, l'amie de Stella avait elle aussi manqué le couvre-feu et était désormais enfermée dehors avec lui. La situation n'était pas idéale, mais au moins, l'écossais se rassura en se disant qu'il aurait pu tomber sur pire compagnie qu'une camarade de l'Etoile ; Merlin savait qu'il existait quelques têtes qu'il n'aurait pas souhaité rencontrer dans de telles conditions. Orion l'observa quelques instants et se rendit bien vite compte qu'elle aussi savait qui il était. Un petit sourire en coin se dessina sur ses lèvres et le mit légèrement mal à l'aise. Il avait l'impression qu'elle savait qui il était, mais pas seulement par son visage. Visiblement, Stella avait du l'avoir mentionné quelques fois parce qu'elle se souvint même de son prénom. Orion, lui, en revanche, n'avait enregistré que sa tête — il fallait dire qu'il était vraiment nul avec les prénoms. Misère, il n'était parfois même pas certain de sa propre date d'anniversaire, il ne pouvait donc pas se souvenir des noms de tout le monde ! Elle lui pardonnerait bien assez vite, pas vrai ?
De toute façon, l'heure n'était pas à juger son niveau de politesse. Il y avait plus urgent, comme, par exemple, trouver un moyen de retrouver à l'intérieur de ce fichu château. Orion hocha la tête à sa question, confirmant son identité et attendit qu'elle élabore une possible solution mais l'air pensif qu'elle arbora le fit rapidement déchanter. Et merde, elle est vraiment inutile, du coup. Il pinça les lèvres, complètement défait et même le sarcasme dans sa remarque n'arriva pas à lui arracher un sourire — lui non plus n'aurait pas été contre brûler la porte principale, mais il n'était pas certain que la directrice les laisse reprendre le chemin de leur dortoir après une telle infraction, ce qui, en somme, n'était finalement pas le but recherché. Elle soupira, il soupira, nous soupirâmes. Ils étaient fichus. Il se frotta le sourcil gauche de sa main libre, tentant de creuser dans sa cervelle pour trouver une solution.
« Bon, du coup, si j'comprends bien, on est dans la merde. Autant que je sache avec qui je suis pour les heures à venir. Je suis un peu une quiche avec les prénoms, j'me souviens plus, tu es... ? » demanda-t-il, dépité. Quitte à passer la nuit dehors, ils allaient bien devoir trouver de quoi parler pour ne pas s'endormir et mourir d'hypothermie. Toutefois, dans un coin de sa tête, il continuait à chercher un moyen de s'en sortir et c'est alors que son regard se posa sur le petit serpent qui était enroulé autour du bras de la jeune fille. Une idée lui vint et Orion se pencha vers le reptile en plissant des yeux. Il le pointa du doigt en relevant son visage vers l'amie de Stella et arqua un sourcil. « Il peut pas nous aider à envoyer un message, ton petit camarade ? Ils ont pas des traducteurs de Fourchelang quelque part, à Poudlard ? En big 2050, ça doit bien exister, non ? » Sa question était désespérée mais après tout, qui ne tente rien n'a rien, non ?
@Evan Maeng, et bien merci, je te retourne le compliment
545 mots
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De toute façon, l'heure n'était pas à juger son niveau de politesse. Il y avait plus urgent, comme, par exemple, trouver un moyen de retrouver à l'intérieur de ce fichu château. Orion hocha la tête à sa question, confirmant son identité et attendit qu'elle élabore une possible solution mais l'air pensif qu'elle arbora le fit rapidement déchanter. Et merde, elle est vraiment inutile, du coup. Il pinça les lèvres, complètement défait et même le sarcasme dans sa remarque n'arriva pas à lui arracher un sourire — lui non plus n'aurait pas été contre brûler la porte principale, mais il n'était pas certain que la directrice les laisse reprendre le chemin de leur dortoir après une telle infraction, ce qui, en somme, n'était finalement pas le but recherché. Elle soupira, il soupira, nous soupirâmes. Ils étaient fichus. Il se frotta le sourcil gauche de sa main libre, tentant de creuser dans sa cervelle pour trouver une solution.
« Bon, du coup, si j'comprends bien, on est dans la merde. Autant que je sache avec qui je suis pour les heures à venir. Je suis un peu une quiche avec les prénoms, j'me souviens plus, tu es... ? » demanda-t-il, dépité. Quitte à passer la nuit dehors, ils allaient bien devoir trouver de quoi parler pour ne pas s'endormir et mourir d'hypothermie. Toutefois, dans un coin de sa tête, il continuait à chercher un moyen de s'en sortir et c'est alors que son regard se posa sur le petit serpent qui était enroulé autour du bras de la jeune fille. Une idée lui vint et Orion se pencha vers le reptile en plissant des yeux. Il le pointa du doigt en relevant son visage vers l'amie de Stella et arqua un sourcil. « Il peut pas nous aider à envoyer un message, ton petit camarade ? Ils ont pas des traducteurs de Fourchelang quelque part, à Poudlard ? En big 2050, ça doit bien exister, non ? » Sa question était désespérée mais après tout, qui ne tente rien n'a rien, non ?
@Evan Maeng, et bien merci, je te retourne le compliment
545 mots
Couleur RP : #789586 #556B5F - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
La conséquence du songe d'une nuit d'automne
Eh bien, j'espère que le parc est équipé de sacs de couchage magiques ou d'un truc du genre parce qu'on dirait bien que je - qu'on ! - va y passer la nuit. Je refuse cependant de baisser les bras tout de suite, il doit bien exister une solution pour rentrer, non ? Nous ne sommes probablement pas les seuls élèves à avoir vécu quelque chose de pareil... J'ai quand même passé trois ans et quelques mois dans cette école, sans jamais avoir entendu d'histoires pareilles. Soit on est les seuls idiots à s'être trappés dans cette situation, soit les élèves en question sont morts d'hypothermie... Ou ont été dévorés par une créature quelconque. Après tout, l'école est entourée de trucs magiques et dangereux, qu'est-ce qui nous dit qu'un animal ne s'est pas échappé des enclos de SaCM ou de la forêt interdite ?
Dans le pire des cas, je peux toujours parler un peu avec ce très cher Orion. ça va peut-être me permettre d'en savoir un peu plus sur celui dont mon amie me parle depuis longtemps... Mais oui, c'est ça, vas-y Evan... continue de faire tourner ta vie sociale autours de tes amis et de leurs relations ! C'est vrai que c'est un peu pathétique. En y pensant, ça ne me ferais pas de mal de parler un peu de moi, de lui, ou de la situation... C'est vrai que je ferais mieux de me concentrer sur la situation avant de finir congelée.
Voyons voyons, qu'est-ce qu'on a d'autre comme solution. J'imagine qu'on oublie l'idée de rentrer dans l'école sans retenue, mais qu'on essaie quand même de ne pas se faire virer... Ça limite les options, c'est dommage. J'ai beau être assez imaginative, aucune idée ne me vient. Je ne baisse pas les bras tout de suite, je refuse de passer la nuit dehors; non seulement on risque de mourir d'hypothermie (ou attaqués, qu'est-ce qui nous dit que les alentours de l'école sont sécuritaires la nuit ?), mais j'ai des devoirs à peine entamés à remettre demain.
- Dans la merde, c'est le cas de le dire. Et t'inquiètes, normalement, je ne retiens pas les prénoms non plus, disons juste que j'ai entendu le tien assez souvent. Je lui réponds franchement, histoire de ne pas avoir trop l'air d'un stalker ou quelque chose du genre. Et je suis Evan. Juste Evan. Les élèves m'appellent Evan. Les professeurs m'appellent Evan. C'est bien mieux que cet idiot de prénom que mes parents m'ont donné à ma naissance.
Quand Orion mentionne mon serpent, celui-ci commence à gigoter autours de mon bras. Mais qu'est-ce qu'il aime l'attention, ce gamin...
- Je pense pas que ça existe, nan. Faut que tu sois un descendant de Salazar ou un truc du genre. Ce qui est plutôt dommage, d'ailleurs; je ne peux pas parler avec mon animal de compagnie mais ceux qui ont des boursoufflets le peuvent... C'pendant, l'idée d'utiliser le serpent n'est pas idiote. Imugi me comprend assez bien. Si je lui demande, il peut peut-être passer dans un petit trou et demander à ses amis serpents de tous ensemble défoncer les portes ou une vitre... La directrice pourra pas nous accuser de rien. Je lui dis en mimant un gros "BOUM" avec mes mains.
Je sais très bien que ce plan échouerait même si l'un de nous deux parlait Fourchelang, mais j'en suis à un stade où je dis tout ce qui me passe par la tête. "Ouais peut-être pas.." Je rajoute.
@Orion Blackburn toutes les routes mènent à détruire les portes du château
Dans le pire des cas, je peux toujours parler un peu avec ce très cher Orion. ça va peut-être me permettre d'en savoir un peu plus sur celui dont mon amie me parle depuis longtemps... Mais oui, c'est ça, vas-y Evan... continue de faire tourner ta vie sociale autours de tes amis et de leurs relations ! C'est vrai que c'est un peu pathétique. En y pensant, ça ne me ferais pas de mal de parler un peu de moi, de lui, ou de la situation... C'est vrai que je ferais mieux de me concentrer sur la situation avant de finir congelée.
Voyons voyons, qu'est-ce qu'on a d'autre comme solution. J'imagine qu'on oublie l'idée de rentrer dans l'école sans retenue, mais qu'on essaie quand même de ne pas se faire virer... Ça limite les options, c'est dommage. J'ai beau être assez imaginative, aucune idée ne me vient. Je ne baisse pas les bras tout de suite, je refuse de passer la nuit dehors; non seulement on risque de mourir d'hypothermie (ou attaqués, qu'est-ce qui nous dit que les alentours de l'école sont sécuritaires la nuit ?), mais j'ai des devoirs à peine entamés à remettre demain.
- Dans la merde, c'est le cas de le dire. Et t'inquiètes, normalement, je ne retiens pas les prénoms non plus, disons juste que j'ai entendu le tien assez souvent. Je lui réponds franchement, histoire de ne pas avoir trop l'air d'un stalker ou quelque chose du genre. Et je suis Evan. Juste Evan. Les élèves m'appellent Evan. Les professeurs m'appellent Evan. C'est bien mieux que cet idiot de prénom que mes parents m'ont donné à ma naissance.
Quand Orion mentionne mon serpent, celui-ci commence à gigoter autours de mon bras. Mais qu'est-ce qu'il aime l'attention, ce gamin...
- Je pense pas que ça existe, nan. Faut que tu sois un descendant de Salazar ou un truc du genre. Ce qui est plutôt dommage, d'ailleurs; je ne peux pas parler avec mon animal de compagnie mais ceux qui ont des boursoufflets le peuvent... C'pendant, l'idée d'utiliser le serpent n'est pas idiote. Imugi me comprend assez bien. Si je lui demande, il peut peut-être passer dans un petit trou et demander à ses amis serpents de tous ensemble défoncer les portes ou une vitre... La directrice pourra pas nous accuser de rien. Je lui dis en mimant un gros "BOUM" avec mes mains.
Je sais très bien que ce plan échouerait même si l'un de nous deux parlait Fourchelang, mais j'en suis à un stade où je dis tout ce qui me passe par la tête. "Ouais peut-être pas.." Je rajoute.
@Orion Blackburn toutes les routes mènent à détruire les portes du château
La conséquence du songe d'une nuit d'automne
Evan. Tiens, c'est vrai que ça lui disait quelque chose, maintenant qu'elle l'avait dit à voix haute. Drôle de prénom, d'ailleurs ; il lui semblait qu'il n'avait jamais entendu ce genre de prénom pour une fille. Enfin, venant d'un garçon appelé Orion, il n'avait pas vraiment son mot à dire. Il nota cependant avec attention qu'elle avait entendu le sien ; peut-être que Stella avait la langue bien plus pendue qu'il ne le pensait. Ce n'était pas pour lui déplaire, d'ailleurs. Au fond de lui, il pouvait sentir une petite chatouille de plaisir à l'idée d'imaginer l'Étoile avoir son prénom aux lèvres en présence d'autres personnes. Il fallait dire que de son côté, ce n'était pas comme s'il avait la compagnie pour déballer tout ce qu'il pensait à son sujet. Ce n'était pas si mal non plus.
Il garda ses yeux fixés sur le reptile en attendant qu'Evan approuve son idée. Elle allait le faire, non ? Avaient-ils meilleure chose à faire ? Le serpent commença à gigoter et le garçon eut un petit mouvement de recul ; il n'avait pas vraiment envie qu'en plus d'être couvert de boue, il retourne dans son lit avec une morsure de serpent sur le bout du nez, bien qu'il n'avait pas l'air très agressif non plus. Il poussa un — énième — soupir avant de se redresser quand la jeune fille répondit par la négative. Descendant de Serpentard. Oui, c'était juste, maintenant qu'elle le mentionnait — à dire vrai, il n'avait jamais payé beaucoup d'attention en cours d'Histoire de la Magie donc l'information lui était un peu passée au-dessus de la tête. Toutefois, il redressa un sourcil quand elle mentionna un soupir puis... le rebaissa instantanément. Il esquissa un petit sourire, amusé par l'envie de destruction que la Serpentard avait contre la foutue porte qui les séparait d'un intérieur bien chaud.
« J'aime bien l'idée » rit-il un peu puis, reprenant un air un peu plus défait, secoua la tête. « Le souci, c'est qu'ils ont tous le gabarit de ton machin, pas sûr qu'ils arrivent à arriver au bout de la porte super lourde et sûrement protégée magiquement qu'on a face à nous » soupira-t-il encore. Il se tourna vers les alentours pour regarder le parc et réfléchit encore un instant. Bon, défoncer la porte semblait définitivement hors limite à présent... mais était-ce l'unique solution ?
Il retourna ses yeux vers Evan en arquant un sourcil, essayant de voir si elle lisait dans ses pensées. Honnêtement, probablement pas — il fallait dire qu'il faisait vachement noir. Fichu mois d'octobre avec le coucher de soleil quand on n'a même pas encore goûté... « Ton truc sera peut-être pas utile, mais... Enfin, ça dépend à quel point tu veux garder ton dossier vierge... Tu voulais foutre le feu à la porte, mais si on écrit qu'on est coincé dehors sur l'herbe, peut-être que... ? » Il pointa sa baguette toujours allumée vers le parc, essayant de faire comprendre son fil de pensée. « Tu me suis ? »
Orion lui-même n'était pas hyper convaincu. Une idée pareille, ils risquaient même l'exclusion. Bon, peut-être pas... Il grimaça puis expira encore et toujours. Il regarda l'étendue verte et secoua la tête avant de se pincer le nez pour réfléchir, une mauvaise manie qu'il prenait quand il était trop concentré ou tracassé. « Ouais, pas sûr... Pff, j'ai aucune idée. On peut faire le tour du parc pour voir s'il y a du monde qui tourne mais je commence à me les geler » finit-il en râlant.
@Evan Maeng, détruire le château ou brûler le parc ?
590 mots
Couleur RP : #789586 #556B5F - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
Il garda ses yeux fixés sur le reptile en attendant qu'Evan approuve son idée. Elle allait le faire, non ? Avaient-ils meilleure chose à faire ? Le serpent commença à gigoter et le garçon eut un petit mouvement de recul ; il n'avait pas vraiment envie qu'en plus d'être couvert de boue, il retourne dans son lit avec une morsure de serpent sur le bout du nez, bien qu'il n'avait pas l'air très agressif non plus. Il poussa un — énième — soupir avant de se redresser quand la jeune fille répondit par la négative. Descendant de Serpentard. Oui, c'était juste, maintenant qu'elle le mentionnait — à dire vrai, il n'avait jamais payé beaucoup d'attention en cours d'Histoire de la Magie donc l'information lui était un peu passée au-dessus de la tête. Toutefois, il redressa un sourcil quand elle mentionna un soupir puis... le rebaissa instantanément. Il esquissa un petit sourire, amusé par l'envie de destruction que la Serpentard avait contre la foutue porte qui les séparait d'un intérieur bien chaud.
« J'aime bien l'idée » rit-il un peu puis, reprenant un air un peu plus défait, secoua la tête. « Le souci, c'est qu'ils ont tous le gabarit de ton machin, pas sûr qu'ils arrivent à arriver au bout de la porte super lourde et sûrement protégée magiquement qu'on a face à nous » soupira-t-il encore. Il se tourna vers les alentours pour regarder le parc et réfléchit encore un instant. Bon, défoncer la porte semblait définitivement hors limite à présent... mais était-ce l'unique solution ?
Il retourna ses yeux vers Evan en arquant un sourcil, essayant de voir si elle lisait dans ses pensées. Honnêtement, probablement pas — il fallait dire qu'il faisait vachement noir. Fichu mois d'octobre avec le coucher de soleil quand on n'a même pas encore goûté... « Ton truc sera peut-être pas utile, mais... Enfin, ça dépend à quel point tu veux garder ton dossier vierge... Tu voulais foutre le feu à la porte, mais si on écrit qu'on est coincé dehors sur l'herbe, peut-être que... ? » Il pointa sa baguette toujours allumée vers le parc, essayant de faire comprendre son fil de pensée. « Tu me suis ? »
Orion lui-même n'était pas hyper convaincu. Une idée pareille, ils risquaient même l'exclusion. Bon, peut-être pas... Il grimaça puis expira encore et toujours. Il regarda l'étendue verte et secoua la tête avant de se pincer le nez pour réfléchir, une mauvaise manie qu'il prenait quand il était trop concentré ou tracassé. « Ouais, pas sûr... Pff, j'ai aucune idée. On peut faire le tour du parc pour voir s'il y a du monde qui tourne mais je commence à me les geler » finit-il en râlant.
@Evan Maeng, détruire le château ou brûler le parc ?
590 mots
Couleur RP : #789586 #556B5F - 5ème année - non inscrit dans la chronologie
Chasseur de fantômes et Capitaine des AA | Bout De Laitue à ses heures perdues...
La conséquence du songe d'une nuit d'automne
Il a quand même prit plusieurs secondes pour méditer sur mon prénom... Il est donc assez fidèle au sien. Orion, c'est le nom d'une constellation, non ? Et puis, les noms ont tous une signification. Honja, c'est "seul", en coréen. Qui n'a que très peu d'amis ? C'est bien moi. Enfin bon, on parle quand même d'Orion en ce moment. Bref, tout ça pour dire que porter le nom d'une constellation, c'est synonyme d'être rêveur, et là, à penser pendant assez longtemps... Oh mais qu'est-ce que je raconte, le froid me monte à la tête. Mais pendant qu'on parle de prénom, Orion et Stella : ça matche plutôt bien. Les deux amoureux qui ont la tête dans les étoiles...
Je secoue là tête. Mais qu'est ce que je raconte; partie deux ! J'attends son retour sur toute cette histoire de descendent de Salazar, ce qu'il ne me donne pas. Puis, il sourit dès que je parle de mon plutôt stupide plan avec Imugi. Je comprends pas ce qui est si marrant... C'est une piste, enfin, peut-être plus une façon de nous sauver la peau du cul. Et puis non, loin de ça... Mon serpent est encore assez jeune et ils ne sont pas tous de la même race. Le mien, c'est une couleuvre tandis que celui de Nyxis, par exemple, il est plutôt énorme. Aucune idée du type de serpent que c'est mais bon. Après tout, il a quand même raison. C'est un plan assez très foireux.
- T'as raison, t'as raison. En plus, il doit être fatigué le p'tit, il va probablement juste se rendre jusqu'aux cachots puis dormir. Je grimace, déçue. Dans quel monde j'ai cru que ce serait possible, aussi ? Enfin bon, je devrais - non, on ! devrait se focaliser sur rentrer dans le château. Et puis à ce point là, on va se faire expulser si notre seule façon de rentrer, c'est de détruire des portes ! Je fais les cents pas en marmonnant dans ma barbe.
Puis, monsieur constellation trouve une potentielle solution qui semble bien meilleure que de faire exploser quoi que ce soit. Écrire sur l'herbe ! Enfin, écrire en feu sur l'herbe, mais c'est quasiment la même chose. Je me retourne vers le garçon, enfin, je pense, il fait super noir ! Puis, je lui réponds. « Ça... Ça tu vois, c'est une très bonne idée. Et puis bon, c'est pas comme si mon dossier était vierge non plus. C'est loin d'être la première fois que je reste en dehors de mon dortoir après le couvre-feu. » Je secoue ma tête, pour approuver son idée. « Oui, oui, j'te suis. »
Puis, quand il me dit que l'idée n'est peut-être pas bonne, je le dévisage. « Mais non enfin ! On a qu'à pas écrire directement sur l'herbe et rien prend en feu, non ? Tiens, regarde. » Je sors ma baguette et regarde autours de nous, puis m'éloigne un peu des porte, histoire qu'on voie bien d'en haut. Puis : « flamBIos ! », et je commence à dessiner SOS en feu, dans les airs. Puis je repasse sur mes trace, avant de dire « Peut être pas. Euhm... » J'écris "Sauvez-nous, on est dehors". Je le regarde, comme pour lui demander s'il approuve.
Me voilààà @Orion Blackburn ! Désolée pour le retard, mais je dirais bien... Les deux !
Je secoue là tête. Mais qu'est ce que je raconte; partie deux ! J'attends son retour sur toute cette histoire de descendent de Salazar, ce qu'il ne me donne pas. Puis, il sourit dès que je parle de mon plutôt stupide plan avec Imugi. Je comprends pas ce qui est si marrant... C'est une piste, enfin, peut-être plus une façon de nous sauver la peau du cul. Et puis non, loin de ça... Mon serpent est encore assez jeune et ils ne sont pas tous de la même race. Le mien, c'est une couleuvre tandis que celui de Nyxis, par exemple, il est plutôt énorme. Aucune idée du type de serpent que c'est mais bon. Après tout, il a quand même raison. C'est un plan assez très foireux.
- T'as raison, t'as raison. En plus, il doit être fatigué le p'tit, il va probablement juste se rendre jusqu'aux cachots puis dormir. Je grimace, déçue. Dans quel monde j'ai cru que ce serait possible, aussi ? Enfin bon, je devrais - non, on ! devrait se focaliser sur rentrer dans le château. Et puis à ce point là, on va se faire expulser si notre seule façon de rentrer, c'est de détruire des portes ! Je fais les cents pas en marmonnant dans ma barbe.
Puis, monsieur constellation trouve une potentielle solution qui semble bien meilleure que de faire exploser quoi que ce soit. Écrire sur l'herbe ! Enfin, écrire en feu sur l'herbe, mais c'est quasiment la même chose. Je me retourne vers le garçon, enfin, je pense, il fait super noir ! Puis, je lui réponds. « Ça... Ça tu vois, c'est une très bonne idée. Et puis bon, c'est pas comme si mon dossier était vierge non plus. C'est loin d'être la première fois que je reste en dehors de mon dortoir après le couvre-feu. » Je secoue ma tête, pour approuver son idée. « Oui, oui, j'te suis. »
Puis, quand il me dit que l'idée n'est peut-être pas bonne, je le dévisage. « Mais non enfin ! On a qu'à pas écrire directement sur l'herbe et rien prend en feu, non ? Tiens, regarde. » Je sors ma baguette et regarde autours de nous, puis m'éloigne un peu des porte, histoire qu'on voie bien d'en haut. Puis : « flamBIos ! », et je commence à dessiner SOS en feu, dans les airs. Puis je repasse sur mes trace, avant de dire « Peut être pas. Euhm... » J'écris "Sauvez-nous, on est dehors". Je le regarde, comme pour lui demander s'il approuve.
Me voilààà @Orion Blackburn ! Désolée pour le retard, mais je dirais bien... Les deux !