Sa patience n'avait pas assez de limites terminé

DIMANCHE 18 SEPTEMBRE 2050
13H43, COULOIRS
@Nina De Almeida


Cela faisait maintenant deux semaines qu'Orion était rentré à Poudlard et, par conséquent, deux semaines que les vacances d'été étaient terminées. C'était encore difficile pour Orion de digérer tout ce qui s'était déroulé cet été et il avait d'ailleurs décidé de prendre de la distance avec tout cela. À la place, il passait ses journées et ses week-ends à se contenter de sa propre compagnie. Sa petite sœur avait enfin fait sa rentrée à Poudlard et passait donc le plus clair de son temps à visiter le château, sans réellement se préoccuper de son grand frère. Là encore, c'était rassurant pour le garçon ; s'il avait d'abord pensé qu'il allait se comporter en grand frère poule pendant au moins les trois premiers mois de l'année, son esprit embrûmé l'avait malheureusement arraché à ses fonctions et savoir que son Aurore s'en sortait par elle-même lui permettait de broyer du noir en toute impunité.

Ce dimanche-là ne faisait pas exception. Seul avec ses pensées, son cerveau réfléchissant à la semaine qui l'attendait et les potentiels examens qu'il voulait absolument réussir haut la main — après tout, ses BUSEs le guettaient malgré lui à la fin de l'année —, il se dirigeait lentement mais sûrement vers la bibliothèque pour se forcer une nouvelle fois à étudier. Loin d'être son activité favorite, il y allait donc par conséquent toujours en trainant des pieds et perdre un peu de temps en prenant des détours entre les différents couloirs ne pouvait que lui faire le plus grand bien. De plus, cela lui donnait une raison de changer direction en cas de rencontre impromptue.

Enfin... c'est ce qu'il pensait. Car à peine au moment où il se dit qu'il pouvait profiter de son trajet tranquillement pour se retrouver avec ses pensées, une petite fille s'écrasa par terre. Non, pire, littéralement à ses pieds. Elle avait chuté avant même qu'il n'ait pu voir la panique dans son regard. Lentement, il baissa alors les yeux, déjà agacé de la situation.

« Purée mais par Merlin, y a pas une foutue personne qui regarde où elle va dans cette école, c'est quand même fou ça » grogna-t-il en retirant son pied avec véhémence de là où avait atterri la main de la petite fille.

Il ne nia pas non plus la force de la chute et souffla un bon coup. Bon, avec un peu de chance, elle allait simplement se relever et continuer son chemin, n'est-ce pas ? N'est-ce pas... ?

Voilà pour un début, dis-moi si cela te convient ! :cute:
420 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 22 juin 2026, 23:51, modifié 3 fois.

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Sa patience n'avait pas assez de limites terminé
La rentrée.
Ce mot, à lui seul, sonnait comme un rappel brutal au présent. La fin des rêves, l’obligation d’avancer, de travailler, de tenir. Pour certains, c’était une joie, des retrouvailles, une excitation presque enfantine. Pour moi… c’était tout à la fois. Un mélange confus entre un retour rassurant et une prison à ciel ouvert, quelque chose qui m’échappait totalement.

Cette année, j’étais… comment dire… trois fois moins heureuse d’être de retour à Poudlard. Il y avait la pression de réussir, surtout après une année précédente bancale, des examens ratés qui continuaient de me hanter. Il y avait aussi cette dispute avec Ambre, encore trop récente, trop douloureuse, une plaie qui refusait de se refermer. Et puis il y avait moi. Mon corps. Mon esprit. Cette maladie qu’on avait enfin nommée, posée là comme une vérité froide, impossible à ignorer, même si les mots restaient difficiles à accepter.

Depuis ce matin, je me sentais perdue. Complètement. Je cherchais désespérément un endroit où me poser, où respirer un peu, sans y parvenir. J’avais arpenté les couloirs dans tous les sens, faisant d’innombrables allers-retours, les bras chargés de quelques affaires que je n’arrivais même plus à sentir tant mes pensées étaient ailleurs. Tout me paraissait terne, gris, sans vie. Comme si Poudlard avait perdu ses couleurs… ou peut-être était-ce moi.

Et puis, sans prévenir, je ne vis pas la petite marche devant moi.

Je m’écrasai au sol.

Le choc fut brutal. J’entendis — ou crus entendre — quelque chose craquer, sans réussir à identifier quoi. La douleur arriva une seconde plus tard, fulgurante, violente, me coupant presque le souffle. Ma jambe. Mon tibia. Une brûlure vive, profonde, comme si on m’enfonçait un fer brûlant dans la chair.

J’avais mal. Terriblement mal.

Pour couronner le tout, un garçon passa près de moi. Un Serpentard. Il lâcha une remarque sèche, presque cruelle, qui s’enfonça en moi bien plus profondément que je ne l’aurais cru. Comme si je n’étais qu’un obstacle de plus, un problème à éviter.

Partout où j’allais, je ne causais que des tracas. J’avais l’impression de ne jamais être à ma place. Nulle part.
La douleur physique se mêlait à celle, bien plus sourde, que je portais déjà en moi. Ma gorge se serra, mes yeux me piquaient, et les larmes montaient sans que je parvienne à les retenir. Je n’avais plus la force de faire semblant, de sourire, de prétendre que tout allait bien.

Je marmonnai, la voix tremblante :

- Oui… pardon. Excuse-moi… je n’ai pas fait exprès.

Une larme roula sur ma joue, traçant un sillon brûlant, indélébile, comme la preuve visible de ce que je ne contrôlais plus. Je tentai de me relever, mais ma jambe protesta violemment. La douleur me clouait presque sur place. Pourtant, je refusais que les autres me voient ainsi.

Alors je serrai les dents.

Je me levai.
Chaque mouvement était une torture. Une douleur aiguë traversa tout mon corps, me faisant vaciller, mais je tins bon. Je marchai. Lentement. Très lentement. Chaque pas était un combat.

Et dès que je dépassai le coin du couloir, à l’abri des regards, tout céda.

Je m’effondrai contre le mur, glissant au sol, me griffant le visage dans ma chute sans même m’en rendre compte. Et là, je craquai. Complètement. Les sanglots explosèrent, incontrôlables, violents. Tout ce que je retenais depuis trop longtemps jaillit d’un coup.

J’avais mal.
Au corps. À l’âme.
Et dans ce brouillard épais qui envahissait mon esprit, je réalisai que j’avais oublié mes affaires derrière moi, restées là, devant ce garçon… comme une énième preuve que, même quand j’essayais d’avancer, je laissais toujours quelque chose derrière.

___
Et voilà pour moi dis moi si c'est tout bon ! ^^
@Orion Blackburn
603 mots

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Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"

Sa patience n'avait pas assez de limites terminé
Agacé, Orion garda ses yeux sombres sur la petite fille qui était toujours étalée sur le sol, une ribambelle d'affaires éparpillées un peu partout sur les dalles. Pendant un instant, il se demanda même si elle s'était évanouie dans la chute tant elle était immobile et commença légèrement à paniquer ; manquerait plus qu'on croit que c'était le garçon qui l'avait mise KO. Mais, finalement, elle se mit en mouvement. Visiblement, elle n'était pas très pressée parce qu'elle bougea avec une lenteur qu'il avait rarement observée, encore plus chez les enfants de son âge. Encore un peu perturbé de la petite angoisse qui était remontée dans son esprit, il fronça les sourcils. Bon, c'est vrai que la chute était pas douce, mais à ce point ? Il l'entendit marmonner quelque chose de manière inintelligible et se pencha pour tenter de déchiffrer ce qu'elle balbutiait mais à peine eût-il entendu un pas fait exprès qu'elle commença à pousser sur ses avant-bras pour se redresser.

Puis retomba instantanément, complètement lâchée par son propre corps.

Cette fois, Orion fronça sérieusement les sourcils, perturbé par la réaction de la petite. Lui aussi s'était déjà emmêlé les pieds et chuté, ce n'était pas pour autant qu'il en devenait incapable de se relever. Jouait-elle la comédie ? L'espace d'un instant, le garçon imagina sa petite sœur à la place de la petite enfant affalée sur la pierre et une grimace tordit son visage. La... pauvre ? Lui qui n'avait jamais été du genre à prendre les autres en pitié, se retrouvait à culpabiliser d'avoir réagi de la sorte. Son instinct de grand frère, sûrement.

Puis, finalement, la jeune fille ramena ce qu'il lui restait de forces et de dignité pour se relever, tremblante et fragile. Elle avait mal, ça se voyait. Il pouvait le remarquer dans ses mouvements incertains, rythmés par une douleur qui l'empêchait de se mouvoir comme elle l'aurait voulu. Pourtant, il voyait aussi qu'elle essayait de se montrer courageuse, de cacher ce qu'elle ressentait. Sans un regard lui ou pour ses affaires étalées, elle avança lourdement, cherchant à tout prix à fuir les lieux et éviter une autre remarque acerbe du garçon. Il la suivit des yeux sur les quelques mètres qu'elle parcourut avant de s'écrouler au coin du couloir, son courage essoufflé par sa douleur. Désormais, la seule trace témoignant encore de sa présence était les sanglots étouffés qui lui parvenaient depuis le bout du corridor, douloureux et violents.

Orion souffla. Il n'avait pas bougé d'un centimètre, pas un. Non, à la place, il l'avait lâchement observée, sans un geste pour l'aider tandis qu'elle se débattait avec elle-même pour garder la face. Faute d'égo ou de sensibilité, il ruminait, retournant dans son esprit pourquoi il sentait une culpabilité mordante tordre ses entrailles. Puis, il vit les yeux de sa petite sœur, de son Aurore. Il les vit pleurer, blessés, canardés par une douleur insurmontable et il se vit, lui, immobile face à ce spectacle insupportable. Enfin, Orion, bouge-toi. Poussé par la pensée pitoyable de sa sœur dans le même état, il ramassa les affaires de la jeune fille sans un bruit avant de se diriger lentement vers le coin du couloir. Le bruit des sanglots s'intensifiait au fur et à mesure qu'il se rapprochait d'elle et, une fois à sa hauteur, ils étaient tout bonnement devenus intenables. Là, contre le mur, elle pleurait. De douleur, de tristesse ? Peu importe. Elle lui rappelait bien trop violemment sa petite sœur pour qu'il ne fasse rien. Alors, doucement, il se pencha, déposa ses affaires à côté d'elle et posa une main hésitante sur son épaule.

« Tu... Est-ce que ça va ? » Son ton était partagé entre la peine et la gêne, peu habitué à ce genre d'interaction. « Je suis d-... Hum. T'as fait une sacrée chute. »

@Nina De Almeida, c'est tout bon ! Voilà un Orion tout attendri :cute:
636 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 27 déc. 2025, 12:54, modifié 1 fois.

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Sa patience n'avait pas assez de limites terminé
Je pleurais tellement que ma tête me lançait, pulsait douloureusement, comme si chaque sanglot frappait de l’intérieur. J’essayais pourtant d’être la plus discrète possible, d’étouffer mes pleurs entre mes mains tremblantes. En vain. Ils se frayaient un chemin entre mes doigts, s’échappaient malgré moi, trahissant tout ce que je tentais de contenir.

J’avais si mal…
À l’intérieur comme à l’extérieur.
Mais je ne devais rien laisser paraître. Je devais rester Nina. La Nina souriante que tout le monde croyait connaître, celle qui allait bien, celle qui n’avait jamais de problèmes. Celle qui plaisait, qui rassurait. Une façade. Une illusion. Parce qu’en réalité, personne ne connaissait vraiment celle que j’étais.

Je me laissai glisser contre le mur froid, m’y abandonnant complètement. Lui, au moins, avait la décence d’être solide, immobile, capable de tenir debout quand moi je m’effondrais. Je fermai les yeux, cherchant à disparaître quelques secondes de plus.

Puis je sentis une présence. Proche. Trop proche.

Je me forçai à respirer, à reprendre le contrôle. Je ne voulais pas qu’on me voie ainsi. Pas maintenant. Pas comme ça.

Je m’essuyai le visage d’un geste maladroit, chassant les larmes qui refusaient de sécher. En relevant la tête, mon cœur se serra : c’était le Serpentard de tout à l’heure. La dernière personne que j’avais envie de croiser dans cet état. Il tenait mes affaires dans les mains et s’accroupit devant moi, me demandant si j’allais bien, évoquant ma chute comme si ce n’était qu’un simple incident.

Je pris sur moi pour répondre, la voix fragile, presque cassée :

- Mmh… pas vraiment, non… J’ai terriblement mal au tibia, j’arrive plus à me relever. Mais… t’en fais pas, je vais m’en sortir. Et oui… j’avais pas vu la marche.

Je tentai de me lever. Mauvaise idée. Je serrai les dents si fort que ma mâchoire me faisait mal. Une douleur vive, brûlante, traversa ma jambe. J’y arrivai quand même… à moitié. Une fois debout, mes jambes cédèrent presque aussitôt et je me rattrapai au mur, chancelante.

Les larmes revinrent aussitôt. Plus fortes. Plus violentes. La douleur était atroce, insupportable. Je baissai la tête, humiliée d’avoir à demander de l’aide, la gorge nouée. Ma voix n’était plus qu’un souffle, tandis que les larmes coulaient librement sur mes joues :

- Hum… tu… tu veux bien… m’aider ?

Et à cet instant précis, je n’étais plus la Nina forte, ni la Nina souriante. Juste une fille brisée, qui n’arrivait plus à tenir debout seule.

___
Et voilà une Nina plutôt faible je dirai :happy:
@Orion Blackburn
410 mots

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Sa patience n'avait pas assez de limites terminé
Les émotions d'Orion étaient... partagées. Il regardait cette petite, les yeux rougis, le moral en compote et la voix brisée, les sourcils froncés, incapable de détecter ce que cela lui infligeait. Se sentait-il désolé ? Indifférent ? Peiné ? Toute cette situation était bizarre. Il avait sa main sur son épaule mais ne savait pas quoi faire de plus ; ce n'était pas comme si son simple toucher allait faire envoler sa douleur en un clin d'œil. Lui qui appréciait tant lire dans les autres, il était incapable de comprendre ce qu'elle lui influait. Par la légère nausée qu'il ressentait, néanmoins, il comprit que cela n'avait rien de positif. Remarquant sa présence, elle lui jeta un regard, le visage gonflé par les larmes tandis qu'elle tentait tant bien que mal de reprendre le contrôle de sa respiration. Mince, il n'était pas conscient qu'elle était si... mal. Et il n'avait pas une foutue idée de quoi faire. Alors, il commença à lui tapoter l'épaule comme l'aurait fait une mère pour rassurer son enfant — à part que son geste n'avait rien de maternel et qu'il était plus empli de gêne qu'autre chose.

Ses yeux descendirent vers sa jambe quand elle mentionna sa douleur au tibia. Il se permit d'abandonner son épaule — toucher qui commençait d'ailleurs à le mettre franchement mal à l'aise — et se déplaça vers sa jambe pour l'observer un peu plus sérieusement, rassuré de pouvoir enfin faire quelque chose qu'il connaissait. Orion était sportif alors, les blessures, ça lui connaissait plutôt bien. L'état de sa jambe était plutôt discutable. Elle retomba mollement d'une tentative ratée pour se relever et il secoua la tête, peu satisfait. Il ignora ses larmes, peu intéressé par ses jérémiades qui ne lui influaient qu'un sentiment désagréable, les yeux de son Aurore le guettant toujours dans un coin de son esprit, et se montra plus intrigué par ce qui pouvait bien se profiler sous sa peau.

« Oui, oui, je vais t'aider, t'inquiète. Juste... je peux ? » demanda-t-il en retour à sa question, montrant sa jambe. Prenant sa précédente question comme une autorisation, il commença à retrousser le bas de son pantalon avec le plus de douceur dont il en était capable et observa l'étendue des dégâts. Oui, je me disais aussi. Sa jambe avait doublé, voire triplé de volume. Il manipula la jambe avec justesse, comme il l'aurait fait pour sa propre sœur et s'attendant pertinemment à ce qu'elle puisse étouffer un juron mais il voulait s'assurer du sérieux de la blessure pour ne pas commencer à perdre son temps en emmenant cette petite qui titillait un peu trop sa sensibilité.

« Oui. Direction l'infirmerie » confirma-t-il en la regardant avec un air entendu tout en lui tapotant une nouvelle fois l'épaule. Il se leva ensuite et lui tendit le bras pour qu'elle s'y agrippe. « Hop, relève-toi, je vais te prendre sur mon dos. » Son ton était méthodique pour cacher la culpabilité qu'il éprouvait encore de son précédent comportement. Manquerait plus qu'elle croit qu'il faisait son bon samaritain.

@Nina De Almeida, et voici ! Pour le coup, Orion essaie de se montrer pragmatique pour garder la face :lol:
509 mots

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Sa patience n'avait pas assez de limites terminé
Une petite voix, quelque part au fond de ma tête, me murmurait qu’il allait m’aider. Pourtant, à cet instant précis, je ne savais plus quoi faire. Je le regardais, assise là, incapable de bouger, envahie par une inquiétude sourde, perdue dans mes propres pensées.

Je voyais la pitié dans son regard, et rien que ça me donnait envie de détourner les yeux. Je m’en serais bien passée. Sa main reposait sur mon épaule, la tapotant doucement, comme si ce simple geste pouvait apaiser la douleur qui me traversait la jambe. Je comprenais, pourtant. À sa place, je n’aurais sans doute pas su quoi faire non plus.

L’impuissance… c’était sûrement la seule chose que l’on pouvait ressentir dans ces moments-là.

Mais lorsque j’eus enfin réussi à prononcer ces mots qui me brûlaient la gorge — demander de l’aide — quelque chose changea. Son regard s’illumina légèrement, et je compris qu’il pouvait faire quelque chose. Qu’il voulait m’aider.

J’hochai doucement la tête lorsqu’il me demanda l’autorisation de regarder ma jambe. Le verdict ne tarda pas : direction l’infirmerie.

Il me tendit alors son bras pour m’aider à me relever, ajoutant qu’il me porterait sur son dos pour le trajet. Je me figeai net.

Et s’il me trouvait trop lourde ?
Ou trop maigre ?
S’il sentait mes os sous ma peau, cette fragilité que je détestais tant ?

Mon cœur s’emballa. J’évitai son regard, cherchant désespérément à cacher le malaise qui me nouait l’estomac. Je ne m’aimais pas. Je n’aimais pas ce corps qui me semblait étranger, cette silhouette frêle, presque translucide, cette peau trop pâle qui me donnait l’impression d’être un fantôme, ou pire… un corps sans vie.

Malgré tout, je pris appui sur son bras. Je serrai les dents, rassemblai le peu de force qu’il me restait et me redressai.
Un gémissement m’échappa malgré moi, la douleur me transperçant sans prévenir. Une fois debout, chancelante, je dus m’arrêter un instant, le souffle court.

La voix tremblante, hésitante, je finis par murmurer :

- Merci… t’es sûr que tu pourras m’aider… enfin, me porter ? Je crois que je suis trop lourde…

Les mots me faisaient mal. Ce sujet était une plaie ouverte. Parler de mon corps était déjà difficile, même avec Hyacinthe… alors avec quelqu’un que je connaissais à peine.

Laisse tomber, Nina. T’es ridicule. Y a que toi pour penser ça. Oui, t’es maigre… et alors ?

Mes pensées. Toujours elles. Toujours là pour me tirer vers le bas, pour m’empêcher d’avancer, pour me rappeler tout ce que je n’aimais pas chez moi.

Je devais avoir l’air pathétique. Plantée au milieu du couloir, incapable de tenir debout, agrippée au bras d’un garçon, là, fragile, tremblante, essayant de ne pas m’effondrer une seconde fois.
Et pourtant… je n’avais plus vraiment le choix.

___
And this is for meee
@Orion Blackburn
462 mots

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Sa patience n'avait pas assez de limites terminé
Cette petite était étrange. Elle demandait de l'aide, il la lui proposait et elle avait l'air de commencer à paniquer. Le regard fuyant, elle cherchait un échappatoire qui, s'il voulait être tout à fait honnête, elle n'était pas prête de trouver. Ses os étaient en lambeaux. Il trouvait d'ailleurs cela curieux ; elle était bien tombée mais elle devait aussi être vachement fragile pour se briser avec un pas de travers. Enfin, tout ça pour dire qu'elle avait plutôt intérêt à lui prendre le bras si elle ne voulait pas qu'il change d'avis et l'abandonne à son sort. Même ses yeux remplis de larmes qui lui rappelaient sa sœur ne le feraient pas poireauter une éternité en attendant qu'elle se décide ; ce pouvoir, il le laissait exclusivement à sa sœur. Et peut-être à l'Etoile. Il chassa rapidement cette pensée.

Il commença à perdre patience et alors qu'il comptait simplement s'emparer de son bras pour la hisser sur son dos sans lui demander son avis plus longtemps, elle commença à murmurer. Hein ? Elle ? Trop lourde ? Orion dévisagea la jeune fille de tout son long et hésita entre pouffer de rire et lever les yeux au ciel. Elle était toute frêle, si petite et fragile. Le garçon, lui, était bien assez grand et puis, il avait des muscles bien assez développés pour porter le poids plume qu'elle représentait. C'en était presque vexant. Il fronça une nouvelle fois les sourcils — à croire que c'était la seule réaction qu'il arrivait à avoir en sa présence tant elle lui semblait curieuse — et secoua la tête, un peu agacé.

« Heu... C'est un peu insultant là. J'suis pas un ficello non plus » souffla-t-il légèrement exaspéré. « Allez, Miss, j'ai pas toute la journée et tu m'fais de la peine, accroupie sur le sol, comme ça, à chialer. Appuie-toi sur ta jambe valide, je vais te relever puis j't'emmène à l'infirmerie. »

Puisqu'elle avait déjà appris sur son bras, il la hissa vers le haut sans la moindre peine au monde — il fallait dire qu'elle était vraiment très légère, c'était même un peu flippant — et l'invita à prendre appui sur le mur le temps qu'il rassemble ses affaires sur le côté. Il irait les chercher plus tard, une fois que la jeune fille serait dans les mains de l'infirmier. Puis, quand ses affaires furent bien rangées pour ne pas faire trébucher quelqu'un d'autre, il s'accroupit dos à elle pour qu'elle puisse prendre appui sur ses épaules et qu'il la soulève sur son dos.

« Hop, hop, je vais pas faire le chevalier blanc encore longtemps, mistinguette. »

@Nina De Almeida, et voilà ^^
438 mots

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Sa patience n'avait pas assez de limites terminé
Je compris assez vite que la question que je lui avais posée l’avait un peu vexé. Certes, je l’avouais, j’avais été maladroite — et vu mon apparence, beaucoup de personnes l’auraient sans doute mal pris. Il me répondit qu’il n’était pas un ficello, et malgré moi, une pensée bien plus amère me traversa l’esprit.

Moi, j’en suis un…

Mais bref. Ce n’était pas le sujet. Il avait accepté de m’aider, et je devais me forcer à penser à autre chose. Je me redressai donc tant bien que mal, et lorsqu’il me demanda de m’appuyer contre le mur le temps qu’il ramasse mes affaires, j’obéis sans discuter.

Je lui adressai un sourire fragile, presque tremblant, que je tentai de maintenir malgré la douleur qui me lacérait la jambe. Ma main se posa contre la pierre froide du mur ; au moins lui ne ressentait rien. Pas d’émotions, pas de pensées parasites, rien de tout ce qui pouvait faire mal et tirer vers le bas.

Une fois debout, je remarquai malgré moi sa stature : plutôt grand, une chevelure d’un noir profond, assortie à des yeux tout aussi sombres. Quelques mèches retombaient sur son front, contrastant avec sa peau claire, presque semblable à la mienne.

Je le vis ensuite s’accroupir devant moi, dos tourné, et je compris ce qu’il attendait. Avec précaution, je pris appui sur ses épaules, tentant de me hisser sans trop souffrir - même si ma jambe me rappelait sa présence à chaque mouvement.

Une fois installée, je murmurai, presque honteuse :

- Merci… pour tout. T’étais pas obligé, tu sais.

Arrête de te victimiser, Nina. Tu sais très bien que si tu es tombée, c’est de ta faute. Il a juste eu pitié de toi.

Je chassai ces pensées, même si je savais qu’elles reviendraient tôt ou tard. Pour l’instant, je m’efforçais de rester ancrée dans le présent. Puis une évidence me frappa.

- Au fait… je ne t’ai même pas demandé ton prénom. Moi c’est Nina, deuxième année à Gryffondor.

Je restai silencieuse ensuite, attendant qu’il me réponde, tout en essayant de ne pas trop peser sur son dos - comme si, même là, j’avais peur de prendre trop de place.

___
Voilouuu, et c'est parti direction infirmerieeee
@Orion Blackburn
364 mots

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Sa patience n'avait pas assez de limites terminé
Orion pouvait comprendre la réticence de la fillette. Après tout, il n'avait pas été des plus tendre lors de sa chute. Si on lui avait demandé, il aurait probablement dit que c'était à raison, mais cela n'empêchait pas qu'il aurait pu se montrer un peu plus gentil. Et si pas gentil, au moins un peu plus compréhensif. Mais même s'il pouvait comprendre son hésitation, elle en devenait presque à dépasser l'entendement. Bon sang, elle était en mille morceaux, elle n'allait pas continuer à trouver des excuses pour refuser son aide, si ?

Finalement, la petite se mit en mouvement et se laissa faire sans rechigner plus longtemps, bien qu'il pouvait lire sur son visage que le sourire qu'elle lui adressait était tordu par la douleur, morose. Accroupi face à elle, elle finit par s'accrocher doucement à lui pour qu'il l'emmène enfin à l'infirmerie ; il pouvait sentir qu'elle n'avait pas beaucoup de force, peut-être encore sous le choc de sa chute, alors il s'appliqua pour saisir l'arrière de ses cuisses et la hisser avec douceur afin qu'elle n'ait ni trop mal, ni trop de difficultés à se mettre sur son dos. Purée, elle est vraiment légère. Son Aurore n'était pas grosse, mais elle n'était clairement pas aussi maigre que la petite qui venait de se mettre sur son dos, pour sûr. Bien qu'Orion ne comptait pas creuser sur le pourquoi du comment, il ne put s'empêcher de se sentir un peu désolé pour la jeune fille. Il n'était pas idiot, il savait à quel point le début de l'adolescence pouvait être dur pour les plus jeunes, particulièrement chez les filles. Devoir se soucier de son apparence, de la manière dont on se présente... Le souvenir douloureux de sa petite sœur en larmes un soir parce qu'elle avait commencé à se comparer à une autre fille de sa classe lui arracha une grimace.

Orion hocha la tête à son remerciement, n'osant dire que c'était normal et, une fois la petite bien en place, il se mit en marche. Bien, maintenant, plus qu'à marcher et la larguer puis tout sera bon. Il n'avait pas envie de faire de longues tirades, ni de devoir s'excuser pour son comportement. Une fois déposée entre de bonnes mains, il se pardonnerait tout seul. Bien sûr, la petite n'était pas du même avis. Les enfants avaient toujours l'art d'être... bavards. Elle se présenta. Nina ? Amusant. Gryffondor ? Certainement pas étonnant.

« Hm » se moqua-t-il gentiment en réaction à ses paroles. « Gryffondor, ça ne m'aurait pas étonnée. T'étais pas prête de lâcher pour me montrer que t'avais mal, p'tite sotte. J'm'appelle Orion. Serpentard. »

Il ne signa pas son année. Un peu de mystère, ça ne faisait pas de mal, non ?

« Ça va, la jambe ? »

@Nina De Almeida, en voiture, Simone :disguise:
464 mots
Dernière modification par Orion Blackburn le 29 déc. 2025, 01:36, modifié 1 fois.

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Sa patience n'avait pas assez de limites terminé
Je commençais à m’habituer à sa présence, et il était temps. J’étais soulagée d’être en direction de l’infirmerie ; au moins, la douleur finirait par s’effacer là-bas. Je savais que la mauvaise répartition de mon poids dans mon corps affectait parfois ma santé, mais je ne pensais pas qu’en chutant j’allais me briser les os. J’étais faite en sucre ou quoi ?

Il me prit sur le dos en essayant de me faire le moins de mal possible, et j’en fus immédiatement soulagée. C’était vraiment gentil de sa part de m’aider. Il répondit à ma question avec amusement, et je ne pus m’empêcher de sourire. Évidemment que j’étais une petite Gryffondor… franchement, entre ma crinière rousse et mon caractère bien trempé, on ne pouvait que s’en douter.

Je fus aussi ravie de pouvoir enfin mettre un nom sur son visage. Orion. Stylé. J’aimais bien. Serpentard, en revanche… je ne pus retenir une petite grimace. Ça, c’était moins enthousiasmant. Mais bon, la seule chose que je pouvais faire, c’était reconnaître sa bonté, même si je ne pus m’empêcher de répondre :

- Orion, j’aime bien. Serpentard, je m’en doutais… vu ta réaction quand je me suis éclatée par terre. Mais t’en fais pas, je ne t’en veux pas. J’aurais sûrement fait la même.

Quand il me demanda des nouvelles de ma jambe… eh bien, ça n’avait pas vraiment évolué. Je pouvais bouger le genou, certes avec difficulté, mais j’y arrivais. Tout en étant sur son dos, j’essayai de la redresser un peu pour mieux la voir.

J’esquissai aussitôt une grimace. Elle avait triplé de volume, une horrible teinte violacée avait remplacé la couleur normale de ma peau, et en prime… j’avais atrocement mal. Je lui répondis donc :

- Hmm… à voir sa tête, elle n’a pas l’air d’aller beaucoup mieux, même si elle me fait affreusement mal… Par contre, je ne pensais pas que ça irait aussi loin. Et toi, le dos ?

Je n’arrivais pas à me faire à l’idée qu’il pouvait me porter sans la moindre difficulté. Oui, je savais que j’étais fine. Et oui, je savais qu’il était musclé. Mais quand même… c’était plus fort que moi.

Je laissai mon regard dériver sur le paysage — enfin, sur les couloirs — en essayant de caler ma tête contre mon bras. Je me tortillai légèrement pour me hisser un peu plus haut, de peur de retoucher le sol une deuxième fois. Manquerait plus que ça… un deuxième tibia en compote !

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Hehehe, voila une Nina un peu plus bavarde, et tu n'as encore rien vu :laugh:
@Orion Blackburn
413 mots

Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"