La déchirure menée par la trahison
Reducio
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Lundi 19 décembre 2050
Gare de Londres voie 93/4
Gare de Londres voie 93/4
Zenaïda était là, dans le Poudlard Express à l'arrêt sans vraiment avoir l'envie de franchir le pas qui la conduirait vers son avenir qui ne serait plus jamais pareil. La Poufsouffle venait de récupérer son violoncelle qu'elle portait sur son dos et son sac dans lequel résidait l'essentiel de ses affaires. En vérité, il contenait essentiellement ses cours et ses manuels car elle avait prévu de beaucoup travaillé pendant les vacances. Elle était sortit du compartiment non sans avoir salué Ari et son chat Clepes qui lui avaient tenu compagnie durant le trajet de retour à Londres.
La deuxième année était devant l'une des portes de sortie et dans quelques minutes, elle serait chez elle, bien au chaud et tranquille dans son lit douillet. Seulement, dans quelques jours, elle assisterait au mariage de son frère. Charles ne lui avait toujours pas donné signe de vie depuis qu'elle lui avait répondu. C'était bien son genre de ne pas répondre ; elle en payait les frais maintenant. Elle espérait au fond d'elle qu'il ne lui en voudrait pas trop d'avoir refusé ses demandes.
Elle rajusta ses cheveux et franchit le pas : elle descendit du train. Elle regarda à gauche puis à droite cherchant les visages familiers des membres de sa famille. Bien vite son regard s'arrêta sur les silhouettes de sa mère, Christopher et Rebecca. Il n'y avait qu'eux qui étaient venus la chercher elle et ses frères. D'ailleurs, Raymond, Jake et Jamie étaient déjà à leurs côtés. Soulagée de ne pas voir le visage de Charles, la jaune et noire se précipita vers eux, le sourire aux lèvres.
- Mère !
Irène se détourna de ses fils pour tendre les bras vers sa fille unique, sa chère Zenaïda. Elle l'embrassa avec force avant de la débarrasser de son violoncelle.
- Ma chérie ! Je suis si contente de te voir ! dit Irène en caressant la joue de sa benjamine.
Ce geste si affectueux fut accueillie par un immense sourire sur le visage de Zenaïda. Cette dernière s'empressa ensuite de faire un câlin à Rebecca. Il fallait dire qu'elle était très surprise de voir la petite amie de son frère être présente sur le quai.
- Et moi alors ? Je n'ai pas droit à un câlin ? demanda faussement fâché Christopher.
- Toi, ça peut attendre encore un peu, répliqua la jeune fille à son frère. Je ne savais pas que tu serais là ! s'écria-t-elle ensuite en direction de Rebecca.
- Et bien nous étions en pleine répétition pour le mariage et j'en ai profité pout te faire la surprise !
Aux mots « répétition pour le mariage », la mine de la jaune et noire redevint sombre et mélancolique. Ou plutôt surprise. Elle n'avait pas été informée d'une quelconque répétition. Elle voulut la questionner quand une voix l'en empêcha.
- Attends, intervint Jake. Comment se fait-il que vous vous connaissez toutes les deux ?
- J'ai rencontré Rebecca le jour où je me suis faufilée à Pré-Au-Lard.
A cette nouvelle, Raymond ouvrit les yeux. Sa petite sœur s'était rendu au village en enfreignant le règlement et il n'avait pas été mit au courant ? Pour que Zélie désobéisse aux règles, c'était que l'affaire était urgente et importante. Christopher et sa copine semblaient tous deux être de la partie. Était-ce pour ça qu'elle n'avait pas eu l'autorisation de se rendre à Pré-Au-Lard pour Halloween ?
- Je ne suis certainement pas fière de toi Zenaïda Carter pour cet écart. J'espère que ta punition te servira de leçon. répliqua Irène, la mine soudain sévère. Jake, Jamie, cette remarque est aussi valable pour vous deux. Et une discussion s'imposera pendant les vacances parce que je ne peux tolérer votre conduite termina Irène envers les jumeaux.
La deuxième année baissa les yeux, hochant la tête face aux réprimandes inattendues de sa mère. Quant aux jumeaux, ils se regardèrent sans dire un mot. Ils savaient bien qu'ils n'allaient pas échapper à une petite conversation parentale. Mais avec leurs sourires d'anges, ils échapperaient à une grosse sanction.
Un silence s'abattit sur le groupe avant que Jamie ne le rompit en s'interrogeant :
- Pourquoi père n'est-il pas venu nous chercher ?
- C'est en rapport avec cette répétition ? demanda Raymond.
- Oui les enfants. Vous allez faire un crochet rapide à la maison pour déposer vos affaires et ensuite, vous irez à Godric's Hollow pour la répétition du mariage.
- Dément ! Voilà qui va être amusant !
Zenaïda n'était pas du tout de cet avis. Elle était stressée à vrai dire car cela voudrait dire qu'elle allait affronter Charles plus tôt que prévu et sur un moment qu'elle n'avait pas imaginé.
- Chris, Rebecca, je vous charge de les conduire chez nous et de les ramener ensuite au Mirble. Zélie, ma chérie, je me charge de ramener ton violoncelle là-bas pour éviter que tu sois trop chargée. On se voit dans quelques instants et ne tardez pas trop !
La jeune sorcière tendit la main pour répliquer mais voilà que sa mère venait de transplaner emportant son instrument avec elle. Elle aurait voulu dire qu'elle ne comptait pas jouer et qu'après la lettre qu'elle avait écrite, Charles ne souhaitait plus qu'elle joue. Mais au lieu de ça, elle devrait faire face à l'affrontement. Et à cela, dans un contexte tel qu'il venait d'apparaître, Zenaïda n'était pas du tout préparée. Mais elle se devait d'être prête.
Pour elle. Pour son bien-être. Pour sa guérison.
Pour son envol.
@Ari Calvin pour la mention
Dernière modification par Zenaïda Carter le 9 janv. 2026, 21:47, modifié 1 fois.
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Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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La déchirure menée par la trahison
Quelques minutes plus tard...
Mirble Demeure des BEAUMONT, Gordric's Hollow
Mirble Demeure des BEAUMONT, Gordric's Hollow
Mirble.
Drôle de nom pour une maison aussi... Atypique.
Zenaïda contempla la demeure en face d'elle sans y trouver de signes familiers et chaleureux. Elle ne se sentait pas à sa place et pour une raison qui lui était inconnue, elle se sentit soudain nerveuse comme si elle pressentait que les choses allaient mal tourner. Elle suivit Rebecca, Christopher, Raymond, Jake et Jamie entrer dans le bâtiment plutôt imposant. De ce qu'elle avait compris, cette bâtisse appartenait à la famille Beaumont, la famille de Hailey. La famille de cette dernière avait tenu à ce que le mariage soit célébré dans cette demeure comme chaque membre des Beaumont depuis des générations. Charles avait acquiescé sans hésiter et Zenaïda se douta qu'il l'avait fait en partie pour ne pas avoir à payer la salle de réception de la ville.
Lorsqu'elle entra dans la salle de bal -car il y avait bel et bien une salle de bal et spacieuse qui plus est !- la Poufsouffle fut étonnée de voir à quel point elle ressemblait vraiment à une pièce où serait célébrée un mariage. Le déco était magnifique et comme le lui avait annoncé Rebecca, la décoration était aux couleurs des festivités de Noël. Il y avait des roses rouges, des roses vertes et des roses blanches qui rappelait le thème du mariage. Une scène avait été installée vers le fond de la salle. C'était à cet endroit qu'elle était censée jouer son morceau et que certaines personnes y feraient leur discours.
La deuxième année sursauta en entendant des éclats de voix : c'étaient celles de ses frères qui saluaient gaiment leur père. Elle se dirigea vers eux lorsque des mains l'enveloppèrent de derrière et la soulevèrent du sol.
Il n'y avait qu'une seule personne -mis à part son père- qui se permettait de lui faire une chose pareille.
Charles. Son frère.
Zenaïda se débattit, essayant d'échapper de son emprise mais c'était peine perdue. Charles était bien plus fort qu'elle.
- Arrête !
Prenant cela pour de la rigolade, Charles continua de faire virevolter sa sœur avant de la poser au sol. Celle-ci ne se fit pas prier et recula de quelques centimètres, les bras recroquevillés autour de sa taille. Voyant qu'elle ne riait pas, il s'exclama :
- Et bien, Zenide ! Tu n'es pas contente de me voir ?
- Si mais pas...
- Je vois. Au fait, j'aurais aimé recevoir une-
Charles fut soudainement interrompu par James, leur père et ne put donc pas terminer sa phrase.
- Mon rayon de soleil ! Dans mes bras, ma fille !
Aussitôt, la deuxième année fut dans les bras réconfortant de son père. Il avait toujours été un refuge constant dans sa vie qui lui procurait une certaine sécurité. Elle était heureuse de retrouver son père et à la fois, d'échapper au regard de son frère. Charles, qui d'ailleurs détourna bien vite le regard pour donner les directives aux jumeaux. Quand cela fut fait, il retourna vers la jaune et noire qui venait de reculer de son père.
- Zenide, nous allons répéter ton entrée aux côtés d'Amy. Rejoins Hailey, elle te donneras les indications nécessaires.
Et sans qu'elle ne put dire quoique ce soit, la jeune sorcière fut dirigée vers une jolie jeune femme totalement inconnue et une fillette qui devait être plus âgée d'un an ou deux. Directement, elle fut assaillie par une liste de choses à faire ou ne pas faire qu'elle écouta à moitié.
Car le choc n'était pas passé.
Zenaïda réalisait peu à peu ce que Jake et Jamie lui avaient dit quelques jours auparavant, dans la serre quand Miss Plogeth l'avait défendu. Ils lui avaient dit que Charles méritait une réponse. Mais à aucun moment, elle s'était dit qu'il ne pouvait ne pas avoir reçu sa lettre ! Elle avait confiance en Christopher et elle savait qu'il avait tenu sa promesse de faire parvenir la missive à leur grand frère.
La jaune et noire était un robot et appliquait une démarche automatique. Hailey et Charles testaient différentes approches ce qui demandaient à Amy et elle de refaire la marche de nombreuses fois. Puis finalement, les futurs mariés décidèrent pour un placement qui, d'après eux, était vraiment beau. Ce placement mettait évidemment bien plus Amy en valeur et reléguait Zenaïda dans l'ombre des projecteurs. Au sens propre du terme puisqu'il y avait bien des projecteurs. Enfin, il y avait de la lumière mais Zenaïda ne se trouvait pas dans ce cercle de lumière.
la deuxième année faisait tout pour ne pas montrer ses émotions mais elle était horrifiée. Tout d'abord, elle était à une place qu'elle avait refusé net d'occuper et maintenant qu'elle jouait les secondes demoiselles d'honneur, voilà qu'elle était mise dans l'ombre. Comme une tâche. Oh qu'elle aimerait courir et quitter cet endroit !
Raymond n'avait pas perdu une seconde le regard de sa sœur. Il n'oublierait jamais ce regard aussi perdu et apeuré. C'était pire que le regard qu'elle porté lors de ses épisodes de terreurs nocturnes. Le septième année ne disait rien mais il voyait que tout cela n'était pas une partie de plaisir pour elle.
Il s'approcha d'elle quand celle-ci s'éloigna de son emplacement. Elle avait fini sa répétition. Il lui prit l'une de ses mains dans la sienne ce qui obligea la jeune fille à lever les yeux vers le serpentard.
- Eh ! Tout va bien ?
Pour toute réponse, elle secoua la tête.
- Zélie, parle-moi ! Je me doute que quelque chose se trame et pas que depuis aujourd'hui. Depuis au moins deux mois... Tu peux te mentir à toi-même, aux autres mais pas à moi. J'ai déjà vu ce regard et tu sais aussi bien que moi à quels moments ce regard te vient. Et tu n'es pas en état de faire-
- Zenide !
La voix d'Alexander interrompit l'échange de Raymond et Zenaïda. Cette dernière se tourna en direction de l'aîné des Carter qui l'appela d'une main. Celui-ci lui indiqua face à sa mine interrogatrice :
- Pour le morceau !
Raymond obligea la jeune fille à lui faire à nouveau face et la regarda droit dans les yeux :
- Tu n'es pas en état. Dis-moi un seul mot et je te ramène à la maison. Tu as besoin de repos. Arrête de vouloir faire plaisir aux autres et pense à toi.
Zenaïda sentit une montée de chaleur et d'espoir naître en elle. Raymond lui offrait la porte de sortie dont elle avait le plus besoin.
Cependant, lorsqu'Alexander l'appela une troisième fois, elle choisit de le rejoindre lui.
Elle n'écouta pas son cœur et s'éloigna de Raymond.
- Je ne peux pas lui faire ça s'entendit-elle lui murmurer.
@Jane Plogeth pour la mention
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Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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La déchirure menée par la trahison
Lorsque Zenaïda arriva vers Alexander, ce fut son père qui lui expliqua :
- Ma puce, on va simplement tester l'acoustique de la salle. Ne te sens pas obligé de jouer tout le morceau ; seulement le début pour voir.
La jaune et noir hocha la tête et se dirigea à l'endroit où sa mère avait déposé son violoncelle. Sa démarche était lente et son corps commençait légèrement à trembler.
C'était sa marche funèbre, se surprit-elle à penser.
Chaque membre de la famille était occupé à des endroits différents et à parler avec une autre personne. Aussi, personne ne remarqua le mal être évident de la benjamine. A l'exception de Raymond qui ne perdait pas une semelle des gestes de la jeune fille. Il était très inquiet et se demandait jusqu'à quand elle réussirait à tenir.
Au fond, Zenaïda en avait marre. Le voyage en train l'avait épuisé ce qui en rajoutait un poids à sa fatigue anormale qui résidait depuis novembre. Rajoutait à cela toutes les découvertes qu'elle venait de d'apprendre et des scènes cauchemardesques qu'elle avait rêvé et qu'elle était en train de vivre en ce moment même !
Alors qu'elle s'emparait de son violoncelle, de son archet et de sa planche, la révélation jaillit d'elle en un instant.
Elle aurait dû accepter la proposition de Raymond !
Elle aurait dû écouter son coeur.
Elle aurait dû partir tant qu'il avait été encore temps.
Elle s'en voulait terriblement à elle-même de ne pas avoir su s'écouter. Tremblante, elle monta sur l'estrade, s'installa, incertaine et s'échauffa. Elle tenta de respirer calmement pour essayer d'empêcher son corps de trembler plus. En vain. Il n'y avait rien à faire.
Alors, elle cessa, donna un signal discret à son père et Alexander qui avertirent les futurs mariés.
Zenaïda ferma les yeux, brandit son archet et fit résonner la première note du morceau. Elle joua la deuxième note, puis la troisième et la suivante. Et subitement, les larmes qu'elle retenait depuis un bon bout de temps, jaillirent hors de ses paupières. Le tremblement de son bras s'accentua.
La seconde suivante, son archet ne fut plus dans ses mains.
Ouvrant les yeux, elle vit Raymond accroupi à ses côtés, son archet dans les mains. Comment diable avait-il atterri aussi vite et en aussi peu de temps aussi près ? Délicatement, il enleva le violoncelle des mains de sa sœur, le posa à terre, posa l'archet dessus et releva la jeune fille. Une fois debout, il l'enveloppa dans ses bras, lui frottant son dos doucement.
- J-Je suis désolée ! J-J'aurais dû t'écouter... Te parler !
- Eh ! Tout va bien d'accord ? On va rentrer ensemble et tout de suite. Tu as assez donné pour aujourd'hui.
Lentement, il la prit par la taille et la fit descendre de la scène. Irène, Jake et Jamie s'étaient immédiatement arrêtés de parler. Ils regardaient sans un mot car rien ne venait. Ce fut Charles, Hailey et James qui furent les plus rapides. Ils se précipitèrent sur les deux jeunes adolescents, les empêchant d'avancer vers la porte de la pièce.
- Respire profondément, ma puce.
- Tu n'as pas à avoir peur de jouer ! C'est normal d'avoir le trac mais ne te met pas la pression, rassura Hailey.
Zenaïda leva la tête et regarda la femme qui lui faisait face. Cette inconnue qui ne lui avait jamais été présenté et qui n'avait que fait lui donner des indications à perte de vue depuis qu'elles s'étaient rencontrées. Depuis quand se permettait-elle de la rassurer comme si elles faisaient parties de la même famille ? Et depuis quand en savait-elle quelque chose sur la musique ?
- Charles m'a dit à quel point tu es douée alors ne doute pas de toi, Zenide.
- Zenaïda, répliqua sèchement la deuxième année. Je m'appelle Zenaïda. Seuls mes proches m'appellent Zenide.
- Zenaïda Carter ! Reste polie envers Hailey, réprimanda James.
- Ah c'est vous Hailey ! Enchantée d'enfin faire votre connaissance. Je crois que mon frère a omis de faire les présentations.
Hailey, interloquée, dirigea son regard vers son fiancé qui lui, restait éberlué. Jamais il n'avait vu Zenaïda aussi en colère et aussi... Rebelle. James devait penser la même chose car il ne ut s'empêcher de monter d'un ton :
- Zenaïda Blanche Carter ! Ça suffit !
- Père, intervint Charles mettant une main rassurante sur l'épaule de James.
En faisant cela, Charles essayait de signifier de se calmer et surtout, de ne pas plus attirer l'attention. Puis, il entoura sa fiancée par la taille avant de dire en direction de Zenaïda :
- Zenide, je ne sais pas à quoi tu joues mais tu me déçois beaucoup. Tu n'as pas pris le temps de répondre à ma lettre et maintenant tu nous fais une scène en plein milieu de la répétition pour notre mariage. Franchement, qu'est-ce qui te prend ?
- T'es sérieux-
- Ce qui me prend ? s'écria la Poufsouffle en interrompant volontairement Raymond qui commençait lui aussi, à fulminer. Tu me demande vraiment ce qui me prend ? C'est simple : je me présente au cas où tu aurais oublié comment on fait. Jusqu'à preuve du contraire, je n'ai jamais rencontré cette femme et je n'aime pas qu'une étrangère vienne me dire ce que je dois faire !
- Je t'interdis de parler de cette manière à ma future femme ! s'énerva Charles pour de bon. Qu'est-ce que tu veux à la fin ? Gâcher notre mariage et notre bonheur c'est ça ? Alors, tu vas immédiatement présenter tes excuses à Hailey !
- Nan, je-
PAF.
Bien que les cris avaient alertés tout le monde, ce bruit-là ne put qu'immobiliser toutes les personnes présentes. Irène mit une main sur sa bouche et le reste ouvrit de grands yeux incrédules.
Quant à Zenaïda, elle se passa la main sur sa joue, brûlante. Son regard était à présent animé par la peur, la tristesse et une vive, très vive colère. Choquée, elle se paralysa au côté de son frère, Raymond en regardant son père. Son père qui avait eu du mal à se retenir et qui, ne pouvant plus cautionner ce manque de respect, venait pour la première et unique fois de sa vie, baffer l'un de ses enfants.
Et cela venait d'être dirigé contre sa fille unique.
Irène se précipita vers sa fille, le visage affecté par la colère car n'importe qui la connaissait vraiment savait à quel point elle était contre la violence. Elle voulut prendre sa fille dans ses bras mais celle-ci se dégagea par un mouvement aussi vif que le lui permit son corps tremblant et sans un regard, s'enfuit à toutes jambes hors de la pièce.
Elle arpenta le long couloir, courut et poussa la grande porte d'entrée. Une fois dehors, le froid glacial de décembre l'envahit. Elle n'avait pas emporté sa cape dans sa fuite. Et il était hors de question qu'elle retourne à l'intérieur. Elle ne voulait plus voir Charles qui l'avait définitivement rayé de sa vie et encore moins son père, qui venait de la gifler. Elle ne pouvait plus rester. Elle n'avait plus personne.
Et, alors qu'elle sombrait dans au milieu de la rue, transie par le froid, une idée lui vint à l'esprit : s'il y avait bien deux personnes qu'il lui restaient et qui l'aimaient plus que tout, c'était sa grand-mère et sa cousine, Sonia. Elles étaient le dernier espoir de la deuxième année. Gagnée par cette idée et l'espoir d'être enfin en sécurité, la Poufsouffle courut en direction de Londres, espérant en chemin, croiser un magicobus.
@Sonia Ross pour la mention
- Ma puce, on va simplement tester l'acoustique de la salle. Ne te sens pas obligé de jouer tout le morceau ; seulement le début pour voir.
La jaune et noir hocha la tête et se dirigea à l'endroit où sa mère avait déposé son violoncelle. Sa démarche était lente et son corps commençait légèrement à trembler.
C'était sa marche funèbre, se surprit-elle à penser.
Chaque membre de la famille était occupé à des endroits différents et à parler avec une autre personne. Aussi, personne ne remarqua le mal être évident de la benjamine. A l'exception de Raymond qui ne perdait pas une semelle des gestes de la jeune fille. Il était très inquiet et se demandait jusqu'à quand elle réussirait à tenir.
Au fond, Zenaïda en avait marre. Le voyage en train l'avait épuisé ce qui en rajoutait un poids à sa fatigue anormale qui résidait depuis novembre. Rajoutait à cela toutes les découvertes qu'elle venait de d'apprendre et des scènes cauchemardesques qu'elle avait rêvé et qu'elle était en train de vivre en ce moment même !
Alors qu'elle s'emparait de son violoncelle, de son archet et de sa planche, la révélation jaillit d'elle en un instant.
Elle aurait dû accepter la proposition de Raymond !
Elle aurait dû écouter son coeur.
Elle aurait dû partir tant qu'il avait été encore temps.
Elle s'en voulait terriblement à elle-même de ne pas avoir su s'écouter. Tremblante, elle monta sur l'estrade, s'installa, incertaine et s'échauffa. Elle tenta de respirer calmement pour essayer d'empêcher son corps de trembler plus. En vain. Il n'y avait rien à faire.
Alors, elle cessa, donna un signal discret à son père et Alexander qui avertirent les futurs mariés.
Zenaïda ferma les yeux, brandit son archet et fit résonner la première note du morceau. Elle joua la deuxième note, puis la troisième et la suivante. Et subitement, les larmes qu'elle retenait depuis un bon bout de temps, jaillirent hors de ses paupières. Le tremblement de son bras s'accentua.
La seconde suivante, son archet ne fut plus dans ses mains.
Ouvrant les yeux, elle vit Raymond accroupi à ses côtés, son archet dans les mains. Comment diable avait-il atterri aussi vite et en aussi peu de temps aussi près ? Délicatement, il enleva le violoncelle des mains de sa sœur, le posa à terre, posa l'archet dessus et releva la jeune fille. Une fois debout, il l'enveloppa dans ses bras, lui frottant son dos doucement.
- J-Je suis désolée ! J-J'aurais dû t'écouter... Te parler !
- Eh ! Tout va bien d'accord ? On va rentrer ensemble et tout de suite. Tu as assez donné pour aujourd'hui.
Lentement, il la prit par la taille et la fit descendre de la scène. Irène, Jake et Jamie s'étaient immédiatement arrêtés de parler. Ils regardaient sans un mot car rien ne venait. Ce fut Charles, Hailey et James qui furent les plus rapides. Ils se précipitèrent sur les deux jeunes adolescents, les empêchant d'avancer vers la porte de la pièce.
- Respire profondément, ma puce.
- Tu n'as pas à avoir peur de jouer ! C'est normal d'avoir le trac mais ne te met pas la pression, rassura Hailey.
Zenaïda leva la tête et regarda la femme qui lui faisait face. Cette inconnue qui ne lui avait jamais été présenté et qui n'avait que fait lui donner des indications à perte de vue depuis qu'elles s'étaient rencontrées. Depuis quand se permettait-elle de la rassurer comme si elles faisaient parties de la même famille ? Et depuis quand en savait-elle quelque chose sur la musique ?
- Charles m'a dit à quel point tu es douée alors ne doute pas de toi, Zenide.
- Zenaïda, répliqua sèchement la deuxième année. Je m'appelle Zenaïda. Seuls mes proches m'appellent Zenide.
- Zenaïda Carter ! Reste polie envers Hailey, réprimanda James.
- Ah c'est vous Hailey ! Enchantée d'enfin faire votre connaissance. Je crois que mon frère a omis de faire les présentations.
Hailey, interloquée, dirigea son regard vers son fiancé qui lui, restait éberlué. Jamais il n'avait vu Zenaïda aussi en colère et aussi... Rebelle. James devait penser la même chose car il ne ut s'empêcher de monter d'un ton :
- Zenaïda Blanche Carter ! Ça suffit !
- Père, intervint Charles mettant une main rassurante sur l'épaule de James.
En faisant cela, Charles essayait de signifier de se calmer et surtout, de ne pas plus attirer l'attention. Puis, il entoura sa fiancée par la taille avant de dire en direction de Zenaïda :
- Zenide, je ne sais pas à quoi tu joues mais tu me déçois beaucoup. Tu n'as pas pris le temps de répondre à ma lettre et maintenant tu nous fais une scène en plein milieu de la répétition pour notre mariage. Franchement, qu'est-ce qui te prend ?
- T'es sérieux-
- Ce qui me prend ? s'écria la Poufsouffle en interrompant volontairement Raymond qui commençait lui aussi, à fulminer. Tu me demande vraiment ce qui me prend ? C'est simple : je me présente au cas où tu aurais oublié comment on fait. Jusqu'à preuve du contraire, je n'ai jamais rencontré cette femme et je n'aime pas qu'une étrangère vienne me dire ce que je dois faire !
- Je t'interdis de parler de cette manière à ma future femme ! s'énerva Charles pour de bon. Qu'est-ce que tu veux à la fin ? Gâcher notre mariage et notre bonheur c'est ça ? Alors, tu vas immédiatement présenter tes excuses à Hailey !
- Nan, je-
PAF.
Bien que les cris avaient alertés tout le monde, ce bruit-là ne put qu'immobiliser toutes les personnes présentes. Irène mit une main sur sa bouche et le reste ouvrit de grands yeux incrédules.
Quant à Zenaïda, elle se passa la main sur sa joue, brûlante. Son regard était à présent animé par la peur, la tristesse et une vive, très vive colère. Choquée, elle se paralysa au côté de son frère, Raymond en regardant son père. Son père qui avait eu du mal à se retenir et qui, ne pouvant plus cautionner ce manque de respect, venait pour la première et unique fois de sa vie, baffer l'un de ses enfants.
Et cela venait d'être dirigé contre sa fille unique.
Irène se précipita vers sa fille, le visage affecté par la colère car n'importe qui la connaissait vraiment savait à quel point elle était contre la violence. Elle voulut prendre sa fille dans ses bras mais celle-ci se dégagea par un mouvement aussi vif que le lui permit son corps tremblant et sans un regard, s'enfuit à toutes jambes hors de la pièce.
Elle arpenta le long couloir, courut et poussa la grande porte d'entrée. Une fois dehors, le froid glacial de décembre l'envahit. Elle n'avait pas emporté sa cape dans sa fuite. Et il était hors de question qu'elle retourne à l'intérieur. Elle ne voulait plus voir Charles qui l'avait définitivement rayé de sa vie et encore moins son père, qui venait de la gifler. Elle ne pouvait plus rester. Elle n'avait plus personne.
Et, alors qu'elle sombrait dans au milieu de la rue, transie par le froid, une idée lui vint à l'esprit : s'il y avait bien deux personnes qu'il lui restaient et qui l'aimaient plus que tout, c'était sa grand-mère et sa cousine, Sonia. Elles étaient le dernier espoir de la deuxième année. Gagnée par cette idée et l'espoir d'être enfin en sécurité, la Poufsouffle courut en direction de Londres, espérant en chemin, croiser un magicobus.
@Sonia Ross pour la mention
La musique est la langue des émotions
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La déchirure menée par la trahison
Dans la salle de bal, quelques secondes après que Zenaïda soit sortie
- Laissons-la se calmer, reprit James plus calmement en faisant une accolade à Charles. Nous aurons une discussion avec elle et crois-moi que tout s'arrangera. Votre mariage sera-
- Vous vous fourvoyez, père, l'interrompit Raymond qui laissait couler des larmes de tristesse. Vous venez de commettre la pire erreur de votre vie.
James se tourna vers son fils, la colère regagnant peu à peu son visage. Il allait dire quelque chose quand Irène leva la main pour l'empêcher de dire quoi que ce soit tout en entourant le septième année. D'une voix inhabituellement froide, elle lança à son mari :
- Ne t'avise surtout pas de parler. Tu as assez fait de mal comme ça ; n'en rajoute pas.
- Ne me dis pas ce que je dois faire Irène ! Je ne tolère pas cette insolence-
- Et depuis quand Zenaïda s'est-elle montré insolente au point de lui donner un tel châtiment ?
- Elle a manqué de respect à ma femme ! rugit Charles serrant la taille de Hailey un peu plus fort.
Irène lui lança un regard noir qui lui signifiait qu'il valait mieux pour lui de ne pas s'en mêler. Mais cette intervention fut la goutte de trop pour Raymond. Serrant les poings, il ne put s'empêcher de lâcher à son frère :
- C'est toi qui lui a manqué de respect ! Franchement, je ne sais pas à quoi tu joues. Tu sais à quel point notre sœur s'est sentie blessée ? Nan, tu l'as pas remarqué ! A croire que tu t'en fiche d'elle simplement parce que le sang de NOTRE père ne coule PAS DANS TES VEINES !
Un silence s'abattit sur la pièce, lourd de tension. Irène serra son fils contre elle plus fort encore, tandis que James se rapprocha de Charles. Ce dernier regarda horrifié son petit frère, les yeux brillants de larmes. Raymond garda la tête froide et défia Charles du regard. Il n'avait pas peur de lui ni de ce qu'il pourrait faire. La colère était bien trop présente.
Irène, quant à elle, porta une main sur sa bouche. Elle fut prise de tremblements si intenses qu'Alexander la prit par les épaules pour la soutenir. Le regard si froid qu'il lança à Raymond était si froid et James, lui, ne put que dire :
- Raymond ! FILE HORS D'ICI !
Le Serpentard ne se fit pas prier et se dirigea hors de la pièce, Henry avec lui. Il n'avait qu'une hâte : retrouver Zenaïda et la consoler. Charles était de plus en plus terrifié mais la plus affectée était Hailey. Son avenir était en train de virer au cauchemar. Elle regarda ses parents prendre Amy par la main et entraîner toutes les personnes extérieures à la famille hors de la maison. Comment en était-elle arrivée là ? Elle sentie une main chaleureuse sur son épaule et découvrit non sans surprise, Rebecca, sa meilleure amie. Cette dernière la prit dans ses bras et l'entraîna hors de la salle. Elles se mirent lentement en direction la porte.
- Cette fois, j'en ai assez, parvint à articuler Irène. J'aimerais comprendre ce qui se passe ici et vite. Parce que si ma fille ne se montre d'ordinaire pas insolente, j'ai bien vu l'état dans lequel elle est descendue de cette scène !
- Notre fille a eu un comportement bien indécent aussi surprenant qu'il n'y paraisse. Franchement, un mariage est très stressant pour des jeunes mariés et regarde dans quel état sont Charles et Hailey !
Rebecca pilla net. Bien sûr, elle respectait le fait que sa meilleure amie et Charles n'allaient pas bien. Cependant, personne ne comprenait l'état dans lequel se trouvait Zenaïda. Personne semblait prendre conscience de l'impact que cela avait sur elle. Et elle n'avait que 12 ans ! La jeune femme sut dès qu'elle se retourna qu'elle allait jouer avec un feu déjà bien embrasé mais il en valait de la sécurité de la petite sœur de son petit ami ! Rebecca chercha des yeux Christopher et comme s'il avait lu dans ses pensées, il lui fit non de la tête.
Mais Rebecca ne l'écouta pas. Elle posa une main sur l'épaule de Hailey et se dirigea vers le petit groupe. D'une voix calme, elle s'interposa :
- Si je puis me permettre Mr et Mrs Carter, l'attitude de votre fille est plus que compréhensible.
- Miss, je ne vous permet en aucun cas de prendre le parti de ma fille ! Qui vous a-
- Et permettez-moi de vous dire, l'interrompit-elle sèchement en haussant le ton, que votre fille a fait preuve d'un sang froid remarquable. Demandez-vous un seul instant comment vous aurez réagi si l'on vous demandez de faire tout ce pour quoi vous avez refusé de faire ?
Un lourd silence suivit. Christopher venait de rejoindre sa petite amie et au regard que lui lança son père, rien de bon n'allait en sortir. Le jeune homme ne savait plus du tout où se mettre. C'était bien la première fois qu'une personne ne faisant pas partie de la famille osait se confronter à son père !
Rebecca connaissait les conséquences. Et pourtant, elle continua sans regret :
- Je vous assure que pour avoir lu la lettre qu'elle a écrite à Charles en guise de réponse, son comportement est plus que louable. J'étais là lorsqu'elle a exprimé ce qui la tourmentait et le tiraillement entre l'amour qu'elle lui porte et l'abandon qu'elle a subi de sa part. Elle a refusé d'être demoiselle d'honneur et je crois bien que jouer le morceau ne lui plaît guère. Cette douleur qu'elle avait dans ses yeux ce jour-là... Jamais je n'oublierait ce regard... Cela étant, vous rajoutez à tout cela la fatigue du voyage et celle qu'elle accumule depuis des semaines, j'aimerais bien savoir si vous auriez eu la décence d'agir différemment.
Ce fut la phrase de trop. Rebecca était en train de donner des ordres à son potentiel beau-père ! James virait au rouge et heureusement que Charles prit la parole à ce moment précis car qui sait ce qui aurait pu arriver.
- Quelle lettre Rebecca ? Je t'assure que je n'ai rien reçu !
- C'est impossible ! J'étais là quand Chris a posté la lettre.
- Je t'assure que je n'ai rien eu.
Surprise, Rebecca se tourna en direction de Christopher.
- Chris, tu lui as bien envoyé sa lettre ?
- Oui, je l'ai envoyé chez nous.
- Tu veux dire à Tinworth ? demanda Charles.
Christopher hocha la tête et aussitôt, Rebecca s'emporta. Qu'est-ce qui lui avait prit ?
- Tu n'es pas sérieux là ? Qu'est-ce qui t'as pris par la tête ?
- Je connais ma sœur et je savais qu'elle regretterait d'avoir envoyé une telle lettre ! Et puis, ce n'est pas comme si je l'avais envoyé à l'autre bout du monde ! Je me doutais que Charles aurait besoin de retourner à la maison avant son mariage !
- Tu te rends compte qu'à cause de toi, Zenaïda a été prise pour la pire des garces ? Tout ce cinéma aurait pu être évité si tu n'avais pas été aussi....
- Aussi quoi ? rugit-il.
- Aussi égoïste !
- Je t'interdis de me juger et de critiquer mes actes ! Ce ne sont ni tes affaires ni ta famille alors ne te mêle plus de ça compris ?
Rebecca recula d'un pas comme si elle venait de se prendre un poignard dans le cœur. Elle se contenta simplement de dire froidement :
- Tu as raison. C'est vrai, pourquoi je m'embête encore ? Ça ne me regarde pas et ça ne m'a jamais regardé, n'est-ce pas ? Si tu n'avais pas voulu que je m'en mêle, tu aurais mieux fait de m'écarter de la discussion entre toi et ta sœur à Pré-Au-Lard ! J'ai cru bêtement que je comptais assez à tes yeux pour pouvoir être franche et honnête même si je ne suis pas de la famille ! J'ai cru que tu m'avais fait une place dans la tienne mais je me suis bien trompée.
Puis, dans un tout dernier regard, elle quitta la pièce et cette maison. Peu importait sa meilleure amie, elle devait fuir cet endroit. Elle longea le couloir et arriva devant la porte d'entrée. Elle posa sa main sur la poignée quand elle entendit la voix de Raymond dire à Henry inquiet :
- Je l'ai pas trouvé !
- Moi non plus ! Bon sang, Zen a disparu !
- C'est pas possible ! murmura Raymond la voix tremblante.
Aussitôt, Rebecca sortit dehors en ce début de soirée glacial. Ce n'était pas ses affaires ; elle l'avait bien compris. Toutefois, elle repensa à ce que lui avait dit un jour Christopher sur Zenaïda. Cette dernière avait une relation spéciale avec leur grand-mère et une certaine cousine du nom de Sonia. Où habitait-elle déjà ? La jeune sorcière allait transplaner chez elle quand le nom de la ville lui revint : Londres.
Elle s'envola donc non pas vers son chez elle mais en direction de Zenaïda. Elle ne l'abandonnerait pas. Pas quand le danger pouvait guetter une adolescente de 12 ans dans un état émotionnel aussi perturbé.
Christopher avait regardé sa petite amie sortir telle une furie -du moins, c'est ce qu'il pensait. Miss Fairfax, la gouvernante de la famille, choisit ce moment-là pour s'approcher doucement du groupe et s'adressa à Charles :
- Je crois que ceci vous revient, Charles.
Le jeune homme leva les yeux vers Miss Fairfax et prit l'enveloppe qu'elle lui tendait. Il la retourna et découvrit l'écriture soignée et plus aussi enfantine qu'avant de Zenaïda. Lentement, il l'ouvrit et déplia la lettre.
La lecture qu'il en fit était douloureuse mais jamais il n'avait vu de mots aussi sincères. Il comprenait à présent ce que Raymond avait voulu lui dire : il n'avait pas été à la hauteur. Il n’avait pas été le grand frère que Zenide méritait. Il n’avait pas été là pour elle et par sa faute, elle avait vécu un enfer à Poudlard.
D’une main tremblante, il tendit la lettre à son père, le regard coupable. Il n’avait pas su voir ce qui comptait le plus pour Zenaïda. Ce qui pour lui était une évidence ne l’était pas pour la benjamine de la famille.
- - J’ai vraiment foiré sur ce coup-là… Jake, Jamie... Je vous demande pardon. Je n'ai pas été à la hauteur avec vous aussi. Toutes ces fois où je ne vous ai pas pris en considération. Ce n'a jamais été parce que nous n'avons pas le même père, loin de là. Vous êtes ma famille, vous êtes...
- Charles, mon garçon, commença doucement James, nous avons tous notre part dans cette histoire, moi y compris. Je n’ai pas su prendre en compte les besoins de ma propre fille. J’ai fait les mêmes erreurs que j’ai commises avec ma sœur sur ma propre fille. Tu n’es pas le seul à avoir mal agi, mon fils, loin de là.
Il se tourna vers sa progéniture, vers son épouse et reprit, la voix grave :
- Avec votre mère, notre souhait le plus cher a toujours été de ne former qu'une seule et même grande famille. Mais en faisant cela, j'ai vite oublié vos racines, d'où vous venez. Et, j'en ai oublié le principe même d'une famille. Alors, si c'est quelqu'un qui a raté quelque chose, c'est bien moi.
James serra la main de Charles avant de se tourner brusquement vers Henry qui venait d'entrer, le souffle court :
- Zenaïda a disparu !
@Sonia Ross pour la mention
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Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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La déchirure menée par la trahison
Quelques minutes après avoir transplaner
Londres
Londres
Rebecca arriva à Londres en un rien de temps. Cette ville était grande et bondée mais avec une grande volonté, la jeune femme parviendrait à retrouver la maison de Mrs Carter. Elle n'avait pas l'adresse, juste un nom. Elle eut le réflexe de se rendre au Chaudron Baveur dans l'espoir de trouver un sorcier qui pourrait l'aider à la diriger. Elle n'eut aucun soucis à se rendre à l'endroit recherché mais elle eut plus de mal à obtenir les informations qu'elle espérait. Au bout de ce qui lui avait paru une éternité, un sorcier lui indiqua avec peu de détails l'endroit où pouvait se trouver la demeure qu'elle cherchait. Rebecca le remercia et se dirigea vers l'endroit indiqué. Une fois arrivé, elle trouva la maison qui, par un grand soulagement, indiquait bien que Mrs Carter y résidait.
Remplie d'espoir, la jeune étudiante accouru vers la porte d'entrée et sonna. En attendant l'arrivée de la propriétaire, Rebecca se surprit à croiser les doigts espérant trouver Zenaïda à l'intérieur avec sa grand-mère. Bientôt, la porte s'ouvrit sur une vieille dame au regard bienveillant et surpris. Grace n'attendait personne en cette fin de journée alors qu’elle ne fut pas son étonnement en découvrant une belle jeune femme qu’elle n’avait jamais vu au seuil de sa maison.
Rebecca tendit la main à la vieille dame :
- Bonjour Mrs Carter. Je m'appelle Rebecca Miller. Est-ce que Zenaïda se trouve chez vous ?
Grace regarda la sorcière avant de lui prendre la main, confuse. Pourquoi sa petite fille serait chez elle ? Elle fit un pas en arrière, invitant Rebecca à entrer tout en lui disant :
- Bonjour Miss Miller. Ma petite fille n'est pas chez moi et je ne me souviens pas qu'elle-
Grace ne continua pas sa phrase. Après avoir refermé la porte, elle s'était retournée et découvrit des larmes sur le visage de la jeune femme. Cette dernière relâchait la pression mais celle-ci fit place à une vive inquiétude. Cela lui avait paru si évident !
Grace la fit asseoir tranquillement sur une chaise posté un peu plus loin de la porte. Elle ne connaissait pas la sorcière mais elle devait être proche de sa famille pour connaître sa petite fille.
- Zenaïda a disparu. Je... J'étais persuadée qu'elle irait se réfugier chez vous. murmura Rebecca après avoir séché ses larmes.
- Que s'est-il passé ? Depuis combien de temps s'est-elle enfuie ?
- Suffisamment longtemps pour qu'elle soit déjà arrivée à Londres. Mais si elle n'y est pas...
- D'où est-elle partie ? demanda Grace.
- De Godric's Hollow, répondit Rebecca.
Grace saisit son manteau et malgré son âge avancé ainsi que sa santé fragile, ouvrit la porte d'un geste assuré :
- Venez, Miss. Nous allons la retrouver. Quelque soit son état, elle aura sûrement réfléchi à prendre le magicobus et à l'heure qu'il est, elle devrait sûrement être en route vers la maison. Si elle a décidé de venir ici, nous l'aurons retrouver dans 5 minutes termina-t-elle son regard posé sur sa montre.
Les deux sorcières sortirent de la maison et prirent la direction la plus évidente d’où pourrait, à tout moment, surgir la deuxième année. Elles marchaient d’un pas régulier et plutôt rapide car la peur grandissait à vue d'œil. Elles tournèrent dans un angle avant d’apercevoir, quelques mètres plus loin, une frêle silhouette qui courait péniblement dans leur direction. Grace et Rebecca s'arrêtèrent en même temps. Elles se regardèrent brièvement, soulagées de voir celle qu'elles espéraient trouver. Cet échange avait duré une seconde mais cela avait suffit pour que lorsqu'elles se tournèrent vers la silhouette, celle-ci se trouva allongée à terre.
Les deux femmes coururent aussi vite qu'elles le pouvaient vers Zenaïda qui tremblait de la tête aux pieds pleurant à chaudes larmes, frigorifiée.
D'un simple regard, Rebecca souleva la jeune fille tandis que Grace retira son manteau et l'enveloppa autour de sa petite fille. Rebecca était impressionnée. Elle qui était morte de trouille face à ce qu'elle voyait, Grace quant à elle, faisait preuve d'un sang froid remarquable. Elle avait la main posé sur le dos de la Poufsouffle et se contentait de murmurer :
- Chut, tout va bien. Tu es en sécurité maintenant.
Puis, elle regarda Rebecca et lui ordonna d'une voix marqué par l'urgence de la situation :
- Miss, transplanez jusqu'à chez moi !
Grace prit le bras de la jeune femme qui n'attendit pas une seconde. En un clin d'œil, elles étaient à l'intérieur de la maison de Mrs Carter. Grace guida l'étudiante dans le salon où elle installa Zenaïda sur le canapé. Grace partit préparer un bon chocolat chaud comme l'aimait la Poufsouffle puis, lorsqu'elle revint, d'un mouvement fluide à l'aide de sa baguette, elle alluma un feu dans la cheminée. Elle attrapa une couverture et troqua son manteau qui entourait la jeune fille avec la couverture.
Pendant ce temps, Rebecca s'était assise aux côtés de la deuxième année et avait entreprit de la réchauffer tout en lui faisant faire des exercices de respiration.
- Suis ma respiration, Zenaïda. Tout va bien. Respire, bloque pendant 3 secondes. 1… 2… 3… Voilà. Puis expire. Doucement. Très bien et on reprend.
Grace déplaça une chaise avec sa baguette et s'installa en face du canapé. Elle regarda sa petite fille reprendre doucement le contrôle de sa respiration. Elle avait fait une peur bleue aux deux adultes ! Et la voir ainsi, la respiration saccadée et les larmes qui ne cessaient de couler le corps tremblant, Grace sentit son cœur se tordre de douleur. Elle n'aimait pas voir l'un de ses enfants et encore moins l'un de ses petits enfants dans cet état.
Une fois calmée, la Poufsouffle se redressa légèrement pour s'asseoir et prit la tasse de chocolat chaud que lui tendait sa grand-mère. Elle ne se souvenait pas vraiment comment elle avait survécu à sa fugue ni comment Rebecca s'était retrouvée avec sa grand-mère mais elle était bien. Elle but quelques gorgées avant de poser la tasse sur la table.
Puis, elle se jeta dans les bras de Grace laissant couler ses dernières larmes tout en murmurant :
- Je veux plus jamais les revoir ! Ils m'nt fait trop de mal et je peux plus ! Je veux rester là ! Pour toujours !
- Chut ma petite fleur, répondit Grace en caressant le dos de sa petite fille. Tu n'as plus rien à craindre. Tu es en sécurité ici.
La tension redescendit peu à peu et Rebecca commença à croire que cette histoire n'était pas prête de s'arranger. Visiblement, la blessure était beaucoup trop grande. Sa grand-mère prit place sur le canapé du côté où ne se trouvait pas Rebecca et attendit encore avant de dire :
- Je veux que tu me dises ce qu'il se passe.
Zenaïda savait qu'il ne fallait pas jouer avec sa grand-mère sur ce point. Et tôt ou tard, elle serait au courant.
- J’en peux plus mamie ! J’ai pas arrêté de me demander pourquoi Charles ne m’écrit plus, pourquoi il ne veut plus me voir. Et voilà qu’on m’annonce qu’il se marie ! Pas une excuse de sa part, pas un geste d’amour. Juste des demandes si… Il m’a trahie et c’était bien le dernier de mes frères que je pensais capable de me faire une chose pareille ! J’ai passé ces deux derniers mois à faire des cauchemars et des terreurs nocturnes ! J’ai jamais rien vécu d’aussi terrifiant et d’aussi fatiguant à tel point qu’il m’arrive d’avoir peur de dormir… Et voilà qu’aujourd’hui, tout le monde fait comme si tout allait bien. J’ai été obligé de faire comme si j’avais accepté les demandes de mon frère et au final, c’est sur moi qu'on rejette la faute.
- Je comprends ma petite fleur. Ce n'est pas facile de voir quelqu'un que l'on aime plus que tout faire son chemin sans donner de nouvelles.
Une lueur mélancolique traversa le regard doux de Grace qui n'échappa pas à Rebecca qui avait passé un bras protecteur autour de Zenaïda. Grace avait vécu cela avec son fils aîné, le père de Zenaïda. Ce dernier n'avait pas donné de nouvelle et avait fait son chemin seul.
- Mais était-ce une raison suffisante pour t'enfuir ?
- Je les déteste et je veux plus jamais les revoir ! J'ai jamais eu autant mal de toute ma vie et j'en peux plus de souffrir comme ça ! Une famille n'est pas censée procurer une telle douleur ! C'est de l'amour et du bonheur ; pas de la trahison et de l'abandon !
- Zenae, dans toutes les familles, il y a des moments d'affreuses douleurs. Et la nôtre en fait bien partie.
La Poufsouffle abaissa la tête, affligée. Rebecca récupéra la tasse laissant la grand-mère et l'enfant se prendre à nouveau dans les bras. La jeune fille libéra à nouveau les larmes avant de se laisser bercer et de sombrer dans un sommeil bienvenu. Doucement, et avec l'aide de Rebecca, Grace coucha la jeune fille à l'étage, dans une chambre après avoir mis un feu pour réchauffer la pièce. Les deux femmes laissèrent la porte entrouverte et discrètement, redescendirent l'escalier.
Grace invita Rebecca à s'installer dans la cuisine tandis qu'elle se dirigea vers l'entrée pour écrire une note à l'intention de James pour le rassurer.
- Que puis-je vous proposer à boire ? demanda Grace en entrant dans la pièce.
- Un verre de jus de citrouille, s'il vous plaît.
La sorcière prépara la boisson pour la demoiselle priant celle-ci de s'asseoir à table.
- Je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous venez de faire.
- C'est normal. C'était le moins que je pouvais faire.
- Je me demande ce que Zenae ne me dit pas. Elle doit sûrement me cacher quelque chose...
- Pardon ? demanda Rebecca, confuse.
- Je sais à quel point elle est de nature douce et serviable, incapable de faire du mal à une mouche, reprit Grace. Elle est toujours respectueuse comme Sonia. Pourtant, je vois sa souffrance et à travers elle... Pour qu'elle s'enfuit en pleine soirée, dans un froid glacial sans veste pour se réchauffer et en connaissant les risques, c'est qu'il y a autre chose... Un événement qui s'est produit...
Grace se tourna vers l'étudiante et lui tendit le verre avant de s'installer en face d'elle.
- Vous ne sauriez pas quelque chose par le plus pur des hasards ?
Rebecca regarda son hôtesse, but une gorgée avant de répondre :
- C'est compliqué... Je sais que Zenaïda a répondu une semaine après la réception de la lettre de Charles lui disant qu’elle s’est sentie blessée mais la lettre n’est jamais réellement arrivée d’après ce que Charles a dit. Elle avait refusé d’être sa demoiselle d’honneur et ne supportait plus l'idée de jouer le morceau pour la danse d'ouverture donc imaginez ce qui s’est passé aujourd’hui lors de la répétition… Ce fut la goutte de trop et elle s’est permise de dire ce qu’elle avait sur le cœur…
- Pour que ma petite Zenae en vienne à montrer sa colère c’est qu’ils sont tous allés trop loin… Que s’est-il passé ensuite ?
- D'après Mr Carter, Zenaïda serait allée trop loin, elle aurait manqué de respect à-
- Ma petite fleur ? Manquer de respect ? s'offusqua Grace.
Rebecca se contenta simplement de hocher la tête sans rien ajouter d'autre. Mais le regard persistant que lui lança Grace lui fit comprendre qu'elle attendait la suite. Car il y avait bien une suite.
- Et ensuite, elle... Mr Carter l'a giflé. Et si j'ai bien tout compris, jamais personne n'a reçu une telle punition venant de...
Elle s'interrompit. Le regard de Grace fut remplie d'une profonde tristesse et d'une profonde compassion. Son regard se perdit dans le vide. Elle connaissait son fils et elle savait combien il devait sincèrement regretter.
- Par Merlin... James m'avait confié que jamais il n'avait levé la main sur l'un de ses enfants et que ce jour n'était pas prêt d'arriver. Il doit s'en vouloir mais je ne cautionne pas du tout ce qu'il a fait.
Elle poussa un profond soupir avant de reprendre :
- Je comprends mieux la douleur de ma petite fille et les paroles qu'elle nous a dites. Et si elle est là, c'est que personne n'a su entendre sa peine. Mais et vous ? interrogea Grace du regard. Si vous êtes là, assise en face de moi, c'est que vous vous souciez de ma petite fille autant que moi. Comment ?
- En vérité, Mrs Carter, je me soucie du bien être de votre famille en général. J'aime l'un de vos petits-fils et par l'une de nos conversations, il m'avait dit que Zenaïda se sentait proche de vous. C'est comme ça que j'ai remonté jusqu'à vous.
Rebecca termina son verre, le posa et déclara :
- Quoiqu'il en soit, j'ai dépassé les bornes, occupé une place que je n'aurais pas dû et manqué de respect à l'homme que j'aime. Je l'ai perdu, Mrs. Je ne mérite même pas d'être ici, avec vous.
- Rebecca, votre humilité est votre plus grande force. Vous aurez toujours une place sous mon toit.
- Malgré que votre petit-fils me déteste et qu'il ne me pardonnera jamais ?
- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous et lui mais pour vous avoir vu ce soir, croyez-moi, il serait très idiot de vous abandonner.
- Vous êtes trop aimable, Mrs Carter.
- Non mon enfant, ajouta Grace en prenant la main de Rebecca. Si comme vous dites, vous aimez l'un de mes petits-fils, je préfère qu'il n'y ait plus de Mrs Carter entre nous. Je serai ravie que vous m'appeliez Grace.
Rebecca regarda Grace dans les yeux, émue par cette simple marque d'affection. Elle avait peut-être perdue Christopher mais elle venait de trouver une âme bienveillante et aimante. La jeune femme comprit alors pourquoi Zenaïda semblait très attachée à cette vieille dame.
Elles échangèrent un regard complice tandis que la porte d'entrée sonna à tue-tête.
@Sonia Ross pour la mention. J'espère avoir fait honneur au caractère de Mamie Grace
Actions et paroles de Grace validées par @Sonia Ross
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Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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La déchirure menée par la trahison
Pendant ce temps
Au Mirble, Godric's Hollow
Au Mirble, Godric's Hollow
La voix d'Henry avait provoqué l'agitation générale. Tout le monde se mit à parler en même temps ; James commençant à tourner en rond comme un lion en cage. Irène, quant à elle, avait reculé, horrifiée, la main sur sa bouche espérant de tout son cœur qu'elle se réveillerait de ce terrible cauchemar. Seulement, lorsque Raymond hurla à travers la pièce, elle se ressaisit :
- JE VOUS HAIS TOUS ! MA SOEUR A DISPARU PAR VOTRE FAUTE !
Irène n'avait jamais son fils dans un état pareil. N'y tenant plus elle lança un Silencio bien maîtrisé qui eut pour effet, un silence général et tous les yeux fixés sur elle.
Parfait.
Elle s'avança et prit Raymond dans ses bras tentant de calmer ses tremblements tout en disant d'une voix froide :
- J'en ai plus qu'assez de tout ce cinéma ! Ce n'est pas dans l'esprit de notre famille de se comporter de la sorte ! Charles, tu es censé être le plus mature vis-à-vis de Raymond et de Zenaïda. Pourtant, ce soir, tu t'es comporté en vrai gamin. Je sais que tu veux que tout soit parfait pour ton grand jour mais j'avoue que ce soir, tu as fait tout le contraire. Et James, je ne suis absolument pas d'accord de te voir agir de la sorte avec nos enfants. J'en ai plus qu'assez !
Alors que le sort commençait à perdre son effet par la volonté de la sorcière, personne ne disait un mot. Personne n'osait interrompre Irène.
- Zenaïda est consciente du danger par une nuit glaciale donc si elle s'est enfuie, c'est que nous avons affaire à un problème plus grave. Adelaïde, veuillez ramener Raymond, Jake, Jamie et Henry à la maison.
La gouvernante de la famille hocha la tête et prit les garçons avec elle. Henry aurait pu rester mais Irène avait bien remarquer que son fils était bien plus perturbé qu'il ne voulait bien le montrer. Alors, quand Henry voulut répliquer, Irène s'approcha de lui, le prit dans ses bras et souffla à son fils adoptif de 22 ans :
- Mon garçon, je sais que tu veux aider mais tu es bien trop touché par la disparition de Zelie. Et j'ai besoin de toi auprès d'Adelaïde pour consoler tes petits frères. Tu comprends ?
Henry serra sa mère dans ses bras plus fort, l'embrassa et le regard ému, lui répondit en retour :
- Je vous aimes, mère.
Tandis qu'Adelaïde emmena les garçons, Irène reprit en direction de son époux et du reste de ses fils :
- Bien. Alexander et Christopher vous partirez en direction du cimetière pour vos recherches. Edward et Edmund, vous partirez de l'autre côté. Demandez à toutes les personnes que vous croiserez s'ils n'ont pas vu passer une petite fille. Dès que vous avez quelque chose, envoyez des étincelles vertes dans le ciel.
Les quatre garçons hochèrent la tête et partirent aussi vite que possible. Charles tenta de les rattraper et se tourna vers sa mère :
- Mère ! J'ai aussi envie de-
- Non Charles coupa Irène. Ta place est auprès de ta fiancée. Et tu n'es pas non plus dans l'état de participer aux recherhes.
Le jeune homme esquissa un signe de tête et sortit de la pièce. Il s'installa sur les premières marches de l'escalier, bientôt rejoint par Hailey. Elle prit place à ses côtés et posa sa tête sur ses épaules. Charles lui serra sa main.
- Je suis désolé Hailey. Je n'ai pas voulu que tout ça arrive ce soir. Ma sœur disparaît et tout ça, c'est de ma faute.
- Charles, arrête. Ce n'est pas ta faute. Il faut que ta sœur apprennes à grandir et à se détacher de toi.
- Tu as raison mais en attendant, elle ne veux plus être notre demoiselle d'honneur ni même jouer notre ouverture de bal. Tu as entendu Reb.
Hailey soupira. Elle ne s'était pas attendue à ce que Zenaïda chamboule tout à la dernière minute. Elle commençait à se demander si cette jeune fille n'était pas finalement qu'une petite fille pourrie gâtée.
- Reb n'aurait jamais dû s'en mêler. Je ne sais pas ce qu'elle avait en tête et je suis bien contente que Chris l'ait remise à sa place.
Charles esquissa un faible sourire, rassuré et embrassa sa fiancée. Il avait tellement de chance d'avoir une femme aussi extraordinaire à son côté. L'heureux couple resta entrelacé sur l'escalier, soulagé d'avoir un peu de paix.
Ce fut cependant de courte durée car bientôt les garçons entrèrent en trombe dans la maison en criant qu'il y a du nouveau. Hailey et Charles se levèrent en même temps dans la salle de bal derrière les garçons. Ce fut Edward, qui annonça :
- J'ai demandé à plusieurs personnes s'ils n'avaient pas vu Zelie après avoir fouillé les rues. Et c'est là qu'un vieux sorcier m'a affirmé qu'il y a de ça une heure ou deux, une petite fille est passée et a prit le Magicobus. Et la description ressemble trait pour trait à Zelie !
A peine eut-il fini de parler que le hibou de Grace traversa la salle et stationna juste devant James qui prit la lettre. Il l'ouvrit d'un seul coup et bien vite, cria de soulagement. Irène lui arracha la note des mains et lut à son tour :
Irène soupira de soulagement tandis que James était en train de prendre son manteau et en disant à Charles et Christopher de faire de même. Seulement, Irène les arrêta.Cher fils,
Ta fille se trouve chez moi, en sécurité. Avec l'aide de Miss Rebecca Miller, j'ai pu la retrouver. Je tiens à te prévenir : elle est très perturbée, fatiguée mais surtout, très chamboulée. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais elle refuse de rentrer.
Viens dès que tu peux et règle cette histoire. Nous faisons tous des erreurs mais ne laisse pas celle-ci te freiner.
A très vite, James,
Grace
- Nan, James. Tu as lu le mot de ta mère ; notre fille ne veut pas rentrer à la maison. Elle ne pardonnera pas si facilement. Pas cette fois-ci.
Elle s'approcha de son époux, posa sa main sur son visage et lui proposa :
- Je vais y aller seule avec Christopher. Nous passerons la nuit chez ta mère. Viens avec Charles et Hailey demain à la première heure. La nuit portera conseils. Les choses vont s'arranger, je vous le promet à tous.
Elle embrassa James et ses fils avant de s'envoler avec Christopher jusqu'à sa belle-mère. Arrivée devant la maison, elle sonna à la porte.
Paroles de Grace validées avec la joueuse @Sonia Ross - Pour la note
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La déchirure menée par la trahison
Chez Grace
Londres
Londres
Alors qu'Irène attendait sur le pas de la porte après avoir sonné, Christopher regarda sa mère et lui demanda :
- Pourquoi m'avoir emmené avec vous mère ? Et pourquoi avoir empêché père et Charles de venir ? Ils auraient pu vous accompagner ?
- Rebecca est ici. Et après ce qui s'est passé entre James et Rebecca, je ne pouvais pas laissé Charles et ton père venir. Du moins, pas ce soir. Zenaïda a besoin de respirer et j'imagine que tu peux la comprendre.
Le jeune homme hocha la tête. Des pas se firent entendre derrière la porte. Irène en profita pour terminer :
- J'ai conscience que tu n'as pas très envie de voir Rebecca. Laisse lui au moins la chance de s'expliquer. Et si tu veux mon avis, elle doit vraiment t'aimer pour avoir tenue tête à ton père.
Étrangement, Christopher lut de la fierté dans le regard de sa mère.
La porte s'ouvrit sur Grace qui parut surprise de voir sa belle-fille mais heureuse de la voir. Christopher devança sa mère et embrassa sa grand-mère.
- Bonjour Mamie !
- Bonjour mon grand !
- Bonjour Grace ! Merci pour Zenaïda !
Christopher se détacha de sa grand-mère et entra laissant sa mère se rapprocher de Grace. Et alors que jusque-là, Irène n'avait pas encore versé une seule larme depuis l'annonce de la disparition de sa fille, elle s'effondra dans les bras de sa belle-mère.
- Tout va bien, Irène. Zenaïda va bien. Entre, il fait froid dehors.
Irène entra laissant Grace refermer la porte. Elle récupéra les manteaux de sa belle-fille et de son petit-fils pour les suspendre tandis que Rebecca arriva. Irène sécha ses larmes et s'avança vers l'étudiante pour l'embrasser.
- Merci Rebecca ! Vous avez été d'une grande aide pour chercher ma fille.
Elle recula et lui adressa un clin d'œil. Christopher, quant à lui, exprimait de la colère.
- Pourquoi es-tu toujours là ?
Grace revint à ce moment-là et comprit bien vite que Christopher était le petit-fils que Rebecca aimait. Aussi, elle se permit de dire à l'intention du jeune homme :
- Je ne sais pas ce qui s'est passé entre vous deux mais, Chris, je refuse que tu t'en prennes à cette jeune femme. Car sans elle, Zenaïda serait peut-être dans le coma à l'heure qu'il est.
Grace laissa Christopher et Irène digérer les informations avant de s'adresser à sa belle-fille :
- Allons dans le salon pour discuter, Irène. Je pense que ces deux jeunes gens ont beaucoup à se dire.
Irène suivit Grace dans le salon où elles discutèrent des événements, du plan prévu pour ce soir et puis, Irène se laissa à rechercher les conseils de Grace. Elle se confia sur ses doutes, si elle avait prit les bonnes décisions ce sur quoi, Grace la rassura et lui apporta son soutien.
Pendant ce temps, Rebecca qui n'avait pas réagit suite à ce qui venait de se passer, n'osait regarder Christopher. Ce dernier se rendait compte qu'il avait vraiment mal réagit.
- C'est vrai alors, ce que ma grand-mère vient de dire ? Zel serait dans-
- Nan, Chris, rassura Rebecca. Zenaïda serait tombée malade mais pas forcément au point de tomber dans le coma.
Comment tu as su ? Zel aurait pu être n'importe où.
- Je me suis souvenue du jour où tu m'avais dit à quel point Zenaïda se sentait proche de Grace et de votre cousine, Sonia. Tu m'avais même dit que vous ne connaissiez votre famille paternelle que depuis 4 ans.
Christopher resta suspendu : Rebecca venait littéralement de le scotché sur place. Lentement, il se rapprocha d'elle et lui demanda :
- Tu... Tu t'es souvenue de ça ?
La jeune femme hocha la tête tandis que Christopher venait de franchir le dernier pas qui les séparait.
- Je suis désolé, Reb. Je m'en veux d'avoir réagit de la sorte. Et te voir tenir tête à mon père, j'ai eu peur. C'est vrai : personne ne l'a jamais fait avant surtout pour lui dire à quel point il a tort. Personne ne m'avait montré à quel point il a de l'intérêt pour ma famille.
- Peut-être parce qu'avant, personne ne tenait réellement à toi ?
Christopher sentit les larmes lui monter. Alors, c'était ça l'amour ? Être vulnérable, avoir peur pour l'autre et en même temps, ressentir une si grande fierté et un si grand bonheur ? Il prit son visage en coupe dans ses mains, la regarda droit dans les yeux et ne put s'empêcher de lui dire :
- Tu es une femme tellement merveilleuse et si courageuse ! Je m'en veux d'avoir mit tout ce temps pour m'en rendre compte mais saches une seule chose : je t'aime, Rebecca Miller.
La jeune femme écarquilla les yeux, pétillants de larmes. Elle regarda l'homme qu'elle aimait et lui répondit en retour :
- Chris, je comprends ta réaction. Je n'aurais pas dû m'interposer.
- Tu as bien fait, je t'assure, lui fit remarquer Christopher. Et-
- Attends. Je veux aussi que tu le saches : moi aussi je t'aime, Christopher Carter.
Christopher souria, heureux et vint sceller cette joie par un baiser. Ils se laissèrent aller dans les bras l'un de l'autre dans un câlin que personne ne pourra séparer. Et plus rien ne comptait en cet instant si merveilleux.
@Sonia Ross pour la mention
Actions et paroles de Grace validés avec la joueuse @Sonia Ross
La musique est la langue des émotions
Deuxième année RP - Deuxième année devoir
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