Joyeux Yule, les enfants - 3
Matin du 21 Décembre 2050
Chez Suileabhan, les traditions étaient aussi tenaces que le destin, traduction, elles ne disparaissaient jamais vraiment de sa vie ou de son esprit. Les vacances ayant tôt fait d'arriver et ne tenant pas à exclure qui que ce soit, le concierge avait cette année encore choisit de faire porter ses petits cadeaux par hibou - et cela même pour les apprenties sorcières qui étaient encore au château. Elles recevraient leurs présents en même temps que leur courrier, voilà tout.Ce RP, voué à ne contenir qu'un unique post de ma part, est réservé à @Erin Fergusson, @Lavinia W. Campbell, @Ashley Houston et @Eileen O'Brien
En refermant la dernière boîte, l'irlandais se dit qu'il devrait commencer à envisager d'investir dans un commerce de boîtes en bois. Sa consommation annuelle de ce type d'objet était devenue trop importante pour qu'il s'en occupe de lui-même. Il était peut-être temps d'ailleurs de se poser certaines questions. Était-il en train de se transformer en cette figure rouge et blanche adorée des enfants sans-magie ? L'idée le fit frissonner de déplaisir. Il ne tenait franchement pas à vieillir avec une bedaine pareille.
Maintenant que tout était préparé, il ne restait plus qu'à choisir le petit mot commun de l'année. Il prit un instant pour réfléchir, et, devant tout ce qui lui restait encore à faire avant de profiter de quelques jours de vacances bien méritées, il jeta son dévolu sur une phrase simple, qui n'encombrerait ni son temps, ni celui des adolescentes.
Yule récompense toujours les méritants.
Pour Erin :
Reducio
Dictionnaire très complet de l'anglais vers le portugais et du portugais vers l'anglais.

Pour Lavinia :
Reducio
Bracelet de perles de bois aux couleurs de Serpentard, taillées pour s'accorder même avec les plus beaux atours. 

Pour Ashley :
Reducio
Gants de quidditch aux couleurs de Pouffsoufle. La doublure garde les mains bien au chaud. 

Pour Eileen :
Reducio
Petit kit de taillage de bois, avec 13 échantillons différents, un petit ciseau et un flacon de résine.

Joyeux Yule, les enfants - 3
Eileen avait réfléchi aux cadeaux qu'elle souhaitait offrir avec soin cette année encore.
Et cette année, elle s'y était prise suffisamment en avance pour pouvoir s'organiser et préparer des choses elle-même au-delà de la chasse traditionnelle dans les boutiques.
Cela lui avait permis de créer certains cadeaux elle-même - grâce à la connaissance et à la compétence qu'elle avait acquis via le Club d'artisanat magique - et il lui semblait normal d'en remercier le créateur qui avait été aussi à l'origine de bien des choses que la jeune fille avait découvert grâce à lui comme le rituel de Samain, le camp pédagogique et jusqu'à la photo dédicacée de Mr Smith qu'elle avait trouvé un jour sur son lit.
Elle avait donc préparé un cadeau pour le concierge, Mr Kohler, à qui elle devait tant.
Une statuette en bois de son furet, Mr Smith, le rejoindrait par hibou pour Noël. Il y avait gravé la rune Thurisaz pour la protection, la force, la volonté et le contrôle.
Et y avait ajouté un mot
Il la considérait comme "méritante" au regard du petit mot qui accompagnait son présent. Elle déballa ce dernier et découvrit avec joie un kit de taillage de bois.
Avec un grand sourire, elle prit le temps de découvrir tout ce que contenait le cadeau, puis elle prit sa plume et envoya un nouvel hibou :
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Et cette année, elle s'y était prise suffisamment en avance pour pouvoir s'organiser et préparer des choses elle-même au-delà de la chasse traditionnelle dans les boutiques.
Cela lui avait permis de créer certains cadeaux elle-même - grâce à la connaissance et à la compétence qu'elle avait acquis via le Club d'artisanat magique - et il lui semblait normal d'en remercier le créateur qui avait été aussi à l'origine de bien des choses que la jeune fille avait découvert grâce à lui comme le rituel de Samain, le camp pédagogique et jusqu'à la photo dédicacée de Mr Smith qu'elle avait trouvé un jour sur son lit.
Elle avait donc préparé un cadeau pour le concierge, Mr Kohler, à qui elle devait tant.
Une statuette en bois de son furet, Mr Smith, le rejoindrait par hibou pour Noël. Il y avait gravé la rune Thurisaz pour la protection, la force, la volonté et le contrôle.
Reducio

Et y avait ajouté un mot
Elle avait veillé que ce présent - comme les autres - partent à l'heure pour rejoindre leur destinataire... aussi avait-elle agréablement surprise, n'attendant rien en retour de découvrir que son destinataire avait aussi pensé à elle.Joyeux Yule monsieur !
Merci pour le camp pédagogique et le club d'artisanat magique. Grâce à vous, j'ai découvert mon amour pour le bois.
Merci de veiller sur l'école !
Eileen O'Brien
Il la considérait comme "méritante" au regard du petit mot qui accompagnait son présent. Elle déballa ce dernier et découvrit avec joie un kit de taillage de bois.
Avec un grand sourire, elle prit le temps de découvrir tout ce que contenait le cadeau, puis elle prit sa plume et envoya un nouvel hibou :
Merci pour ce cadeauMerci monsieur pour ce très joli présent très utile que je vais m'empresser d'essayer.
Encore joyeux Yule
Eileen O'Brien
4A en P&O (options SaCM & runes) - Préfète inRP du 01/09/2049 au 16/04/2051 - - - - - #0f8011 - Ouverte aux propositions de RP
Joyeux Yule, les enfants - 3
21 décembre 2050
Manoir des Houston – Wellington
4ème année
« Ashley ! »
La voix de Maman me tire de mes pensées et je me redresse dans mon fauteuil pour lui jeter un coup d'œil par-dessus mon épaule. Un sourcil relevé, elle me regarde d'un air interrogateur. Je comprends alors qu'elle attend une réponse de ma part, réponse à une question que je n'ai pas écoutée et que je ne peux donc pas apporter.
« Hein ?
– Tu recommences... Écoute-moi quand je te parle. »
Elle lâche un soupir agacé et je me renfonce dans mon fauteuil. Ces derniers jours, mon esprit m'échappe et je perds tout contrôle de mes pensées. Je n'arrive plus à me concentrer, je n'ai plus envie de faire quoi que ce soit, je suis incapable de suivre une conversation. Je connais la cause de cet égarement de ma part et je déteste y penser. C'est pourtant la seule chose que mon cerveau semble capable de faire. Me ramener au bal AMICO, avec elle, ses beaux yeux verts, son visage si près du mien...
« Du coup ?
– Euh...
– Allons, fais un effort. Tu es agaçante. Menthe ou framboise ? »
D'un signe de tête, elle m'indique les deux tasses fumantes en face d'elle et les sachets de thé rangés soigneusement dans leur boîte respective. Je comprends alors qu'elle me demande quel goût je préfère. Je ne me rappelle même pas avoir accepté une tasse de thé en descendant les escaliers ce matin. J'aimerais mettre ça sur le fait que je ne suis pas encore totalement réveillée, mais c'est faux. Je le suis parfaitement. Et Maman le sait aussi, car le bout de ses doigts tapotent impatiemment la nappe de la table. Quitte à râler après moi, au moins a-t-elle la bonté de ne pas me poser de questions auxquelles je ne répondrais pas de mon plein gré.
« Framboise. »
Elle marmonne quelque chose que je n'entends pas et que je devine être une remarque sur mon attitude, mais je n'y prête déjà plus attention et mon regard se perd à nouveau dans les flammes dansant dans la cheminée. Le bois, fraichement coupé pour ce matin, craque et crépite tranquillement au rythme des battements de mon cœur lorsque je repense à... Non. Si seulement je pouvais oublier tout ça et si seulement ma vie pouvait retrouver le cours qu'elle prenait lorsque j'ignorais Merinda et que tout était plus simple... Lorsqu'elle n'était que Swart à mes yeux, et que je n'étais rien aux siens. Je claque ma langue contre mon palais et me lève d'un coup. Il faut que je trouve un moyen de m'occuper et de focaliser mon esprit sur autre chose que sur ce foutu bal.
Je marche avec un air déterminé jusqu'à la table où Maman est assise et prends la tasse qu'elle a préparé. Papa est sorti faire des courses et pour l'instant, tout le reste de la famille dort ou n'est pas encore descendu prendre le petit déjeuner. Il n'y a plus que ma mère et moi. Je me demande à quand remonte la dernière fois que nous nous sommes retrouvées seules, en tête à tête. Et puisque je ne m'en rappelle pas, cela signifie que c'était il y a très longtemps – peut-être même avant ma première rentrée à Poudlard. Et cela fait tout aussi longtemps que je ne sais plus comment me comporter en sa présence. Je sens souvent son regard posé sur moi, comme en ce moment même où, les yeux plongés dans l'édition du jour de la Gazette du sorcier, ses coups d'œil fréquents ne m'échappent pas. Elle était plus discrète quand j'étais petite. Ou peut-être que je suis devenue plus observatrice. Sur la défensive serait le juste mot, mais c'est une réalité que nous avons toutes deux du mal à accepter, car elle ne supporte pas de me voir m'éloigner d'elle et du reste de la famille, et car je n'apprécie pas qu'elle cherche sans cesse à me pousser dans une place qui n'est pas la mienne et qui ne l'a jamais été, malgré ce qu'elle en pense.
« Je vais voir s'il y a du courrier », annoncé-je alors pour échapper à sa surveillance permanente qui me pèse sur le cœur et car je ne peux plus supporter le silence chargé de sous-entendus qui l'accompagne dès que je m'approche un peu trop près d'elle.
« Mets une cape, tu vas tomber malade ! » est la dernière chose que j'entends ma mère prononcer avant que je ne claque derrière moi la porte menant à la terrasse.
Mon corps se détend une seconde puis immédiatement il se crispe de froid. Mais pour ne pas donner raison à Maman, je n'ose rentrer chercher un vêtement pour me couvrir et décide de braver les quelques mètres glacés qui me séparent de la petite tour caractéristique de la volière familiale. Mes mains serrées autour de ma tasse de thé, je me dépêche de rentrer dans le petit bâtiment où, en réalité, il ne fait pas beaucoup plus chaud. Les nombreuses ouvertures laissent passer le moindre courant d'air, et les épais murs de pierre ne servent en réalité qu'à protéger des intempéries. Sur la petite table près de l'entrée, le courrier du jour est soigneusement empilé – je me doute alors qu'un des trois elfes de maison est déjà passé par là. Je le ramasse, coince le paquet plus épais que les autres sous mon bras et ressors en vitesse pour retrouver la chaleur du manoir.
Maman n'a pas bougé d'un centimètre et je lâche le courrier à côté d'elle. Elle relève les yeux de son journal, regarde rapidement les destinataires des lettres, en attire quelques unes vers elle, puis :
« C'est pour toi. »
D'un mouvement fluide elle glisse la boîte en bois vers moi. Je pose ma tasse à moitié vide sur la table et m'en saisis à deux mains, l'air suspicieux. Je me doute qu'il s'agit d'un cadeau arrivé en avance, mais ce jour coïncide avec le soir de Yule... Sans un mot je pivote sur moi-même et monte dans ma chambre. J'ai un léger soupçon sur l'envoyeur, soupçon qui se confirme lorsque je lis le mot accroché à la boîte. Yule récompense toujours les méritants... Il ne s'agit que d'une seule personne et, lorsque je songe au cadeau reçu l'an passé, mes mains se font un peu plus fébriles et mon cœur bat légèrement plus vite.
Les gants de Quidditch que contient la boîte sont aussi raffinés que ce que j'aurais pu attendre du plus doué des couturiers. La laine, douce entre mes doigts, me promet de toujours les garder au chaud et les légers renforcements au niveau des phalanges m'assure une protection solide à n'importe quel choc. Les couleurs de Poufsouffle ne sont qu'un léger clin d'œil à ma Maison, comparée à l'utilité du cadeau et à ce qu'il révèle de l'attention du concierge. Mes joues rosissent et sans attendre plus longtemps, je prends un parchemin et une plume pour rédiger un rapide mot de remerciement. Je le plie, mets le nom du concierge dessus, le scelle avec de la cire et le repose sur mon bureau. J'irai confier à un hibou aussi tôt que possible. Mon ennui s'est dissipé, ma langueur évanouie, mes pensées ont retrouvé leur chemin. Il n'y a plus de Swart et seul persiste le cadeau du concierge dans mon esprit.
Revigorée, je pose les gants sur ma valise à peine défaite, jette un rapide coup d'œil à la boule de cristal ayant appartenu à Shirin, puis vais me préparer pour la longue journée (et nuit) qui m'attend.
PNJ actifs : Isabel Houston
Mille mercis, comme toujours.
Manoir des Houston – Wellington
4ème année
« Ashley ! »
La voix de Maman me tire de mes pensées et je me redresse dans mon fauteuil pour lui jeter un coup d'œil par-dessus mon épaule. Un sourcil relevé, elle me regarde d'un air interrogateur. Je comprends alors qu'elle attend une réponse de ma part, réponse à une question que je n'ai pas écoutée et que je ne peux donc pas apporter.
« Hein ?
– Tu recommences... Écoute-moi quand je te parle. »
Elle lâche un soupir agacé et je me renfonce dans mon fauteuil. Ces derniers jours, mon esprit m'échappe et je perds tout contrôle de mes pensées. Je n'arrive plus à me concentrer, je n'ai plus envie de faire quoi que ce soit, je suis incapable de suivre une conversation. Je connais la cause de cet égarement de ma part et je déteste y penser. C'est pourtant la seule chose que mon cerveau semble capable de faire. Me ramener au bal AMICO, avec elle, ses beaux yeux verts, son visage si près du mien...
« Du coup ?
– Euh...
– Allons, fais un effort. Tu es agaçante. Menthe ou framboise ? »
D'un signe de tête, elle m'indique les deux tasses fumantes en face d'elle et les sachets de thé rangés soigneusement dans leur boîte respective. Je comprends alors qu'elle me demande quel goût je préfère. Je ne me rappelle même pas avoir accepté une tasse de thé en descendant les escaliers ce matin. J'aimerais mettre ça sur le fait que je ne suis pas encore totalement réveillée, mais c'est faux. Je le suis parfaitement. Et Maman le sait aussi, car le bout de ses doigts tapotent impatiemment la nappe de la table. Quitte à râler après moi, au moins a-t-elle la bonté de ne pas me poser de questions auxquelles je ne répondrais pas de mon plein gré.
« Framboise. »
Elle marmonne quelque chose que je n'entends pas et que je devine être une remarque sur mon attitude, mais je n'y prête déjà plus attention et mon regard se perd à nouveau dans les flammes dansant dans la cheminée. Le bois, fraichement coupé pour ce matin, craque et crépite tranquillement au rythme des battements de mon cœur lorsque je repense à... Non. Si seulement je pouvais oublier tout ça et si seulement ma vie pouvait retrouver le cours qu'elle prenait lorsque j'ignorais Merinda et que tout était plus simple... Lorsqu'elle n'était que Swart à mes yeux, et que je n'étais rien aux siens. Je claque ma langue contre mon palais et me lève d'un coup. Il faut que je trouve un moyen de m'occuper et de focaliser mon esprit sur autre chose que sur ce foutu bal.
Je marche avec un air déterminé jusqu'à la table où Maman est assise et prends la tasse qu'elle a préparé. Papa est sorti faire des courses et pour l'instant, tout le reste de la famille dort ou n'est pas encore descendu prendre le petit déjeuner. Il n'y a plus que ma mère et moi. Je me demande à quand remonte la dernière fois que nous nous sommes retrouvées seules, en tête à tête. Et puisque je ne m'en rappelle pas, cela signifie que c'était il y a très longtemps – peut-être même avant ma première rentrée à Poudlard. Et cela fait tout aussi longtemps que je ne sais plus comment me comporter en sa présence. Je sens souvent son regard posé sur moi, comme en ce moment même où, les yeux plongés dans l'édition du jour de la Gazette du sorcier, ses coups d'œil fréquents ne m'échappent pas. Elle était plus discrète quand j'étais petite. Ou peut-être que je suis devenue plus observatrice. Sur la défensive serait le juste mot, mais c'est une réalité que nous avons toutes deux du mal à accepter, car elle ne supporte pas de me voir m'éloigner d'elle et du reste de la famille, et car je n'apprécie pas qu'elle cherche sans cesse à me pousser dans une place qui n'est pas la mienne et qui ne l'a jamais été, malgré ce qu'elle en pense.
« Je vais voir s'il y a du courrier », annoncé-je alors pour échapper à sa surveillance permanente qui me pèse sur le cœur et car je ne peux plus supporter le silence chargé de sous-entendus qui l'accompagne dès que je m'approche un peu trop près d'elle.
« Mets une cape, tu vas tomber malade ! » est la dernière chose que j'entends ma mère prononcer avant que je ne claque derrière moi la porte menant à la terrasse.
Mon corps se détend une seconde puis immédiatement il se crispe de froid. Mais pour ne pas donner raison à Maman, je n'ose rentrer chercher un vêtement pour me couvrir et décide de braver les quelques mètres glacés qui me séparent de la petite tour caractéristique de la volière familiale. Mes mains serrées autour de ma tasse de thé, je me dépêche de rentrer dans le petit bâtiment où, en réalité, il ne fait pas beaucoup plus chaud. Les nombreuses ouvertures laissent passer le moindre courant d'air, et les épais murs de pierre ne servent en réalité qu'à protéger des intempéries. Sur la petite table près de l'entrée, le courrier du jour est soigneusement empilé – je me doute alors qu'un des trois elfes de maison est déjà passé par là. Je le ramasse, coince le paquet plus épais que les autres sous mon bras et ressors en vitesse pour retrouver la chaleur du manoir.
Maman n'a pas bougé d'un centimètre et je lâche le courrier à côté d'elle. Elle relève les yeux de son journal, regarde rapidement les destinataires des lettres, en attire quelques unes vers elle, puis :
« C'est pour toi. »
D'un mouvement fluide elle glisse la boîte en bois vers moi. Je pose ma tasse à moitié vide sur la table et m'en saisis à deux mains, l'air suspicieux. Je me doute qu'il s'agit d'un cadeau arrivé en avance, mais ce jour coïncide avec le soir de Yule... Sans un mot je pivote sur moi-même et monte dans ma chambre. J'ai un léger soupçon sur l'envoyeur, soupçon qui se confirme lorsque je lis le mot accroché à la boîte. Yule récompense toujours les méritants... Il ne s'agit que d'une seule personne et, lorsque je songe au cadeau reçu l'an passé, mes mains se font un peu plus fébriles et mon cœur bat légèrement plus vite.
Les gants de Quidditch que contient la boîte sont aussi raffinés que ce que j'aurais pu attendre du plus doué des couturiers. La laine, douce entre mes doigts, me promet de toujours les garder au chaud et les légers renforcements au niveau des phalanges m'assure une protection solide à n'importe quel choc. Les couleurs de Poufsouffle ne sont qu'un léger clin d'œil à ma Maison, comparée à l'utilité du cadeau et à ce qu'il révèle de l'attention du concierge. Mes joues rosissent et sans attendre plus longtemps, je prends un parchemin et une plume pour rédiger un rapide mot de remerciement. Je le plie, mets le nom du concierge dessus, le scelle avec de la cire et le repose sur mon bureau. J'irai confier à un hibou aussi tôt que possible. Mon ennui s'est dissipé, ma langueur évanouie, mes pensées ont retrouvé leur chemin. Il n'y a plus de Swart et seul persiste le cadeau du concierge dans mon esprit.
Revigorée, je pose les gants sur ma valise à peine défaite, jette un rapide coup d'œil à la boule de cristal ayant appartenu à Shirin, puis vais me préparer pour la longue journée (et nuit) qui m'attend.
PNJ actifs : Isabel Houston
Mille mercis, comme toujours.
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