Le Poudlard Express – Premier voyage
Vendredi, 1 septembre 2050 à 11h00
Avec
@Elena McFly; @Herbert MacTairdelbach et @Elizabeth Salyer (ceci est un kidnapping)
ReducioPossibilité de rejoindre pour d'autres personnes, mais il n'y aura plus de place dans le wagon !
La vapeur s’élevait déjà en nuages épais au-dessus du Poudlard Express, enveloppant le quai d’une odeur de métal chaud et de magie ancienne. Le rouge éclatant du train tranchait avec la grisaille londonienne, imposant, presque irréel. Nerys resta immobile quelques secondes, sa valise serrée contre elle, le cœur battant un peu trop vite. C’était donc réel. Ce n’était plus une lettre, ni un rêve raconté le soir… c’était le début.
Après de longues embrassades avec ses parents, elle monta à bord avec précaution, comme si le train pouvait disparaître si elle avançait trop vite. Le couloir semblait interminable, rythmé par les portes des compartiments encore vides ou déjà animés de voix inconnues. Après quelques pas, elle trouva refuge dans le premier compartiment libre. Elle y entra, posa sa valise, puis s’assit près de la fenêtre, attirée par la lumière du quai et les silhouettes familières qui s’y pressaient encore.
Ses parents étaient là. Elle leur adressa un sourire qu’elle força à rester stable, malgré le nœud qui se formait dans sa gorge. Sa main se leva, hésitante, puis elle agita doucement la main en retour de leurs gestes. Derrière la vitre, leurs visages semblaient déjà un peu lointains, comme si le train créait une frontière invisible entre ce qu’elle quittait et ce qu’elle s’apprêtait à devenir.
Un sifflement retentit. Long, profond. Le genre de son qui ne laisse aucune place au retour en arrière. Le train s’ébranla lentement, et Nerys sentit quelque chose se détacher en elle. Le quai recula, les silhouettes rapetissèrent, jusqu’à disparaître complètement. Elle inspira profondément, les doigts crispés un instant sur le rebord de la banquette, le regard encore fixé sur l’extérieur, même lorsque Londres ne fut plus qu’un flou mouvant.
Finalement, elle détourna les yeux. D’un geste presque mécanique, elle sortit un manuel de cours de son sac, le posa sur ses genoux et l’ouvrit. Les lettres dansaient légèrement sous son regard, non par manque de compréhension, mais parce que l’émotion refusait encore de se taire. Pourtant, au fil des lignes, une familiarité rassurante s’installa. Lire, apprendre, comprendre… c’était là qu’elle trouvait son équilibre.
Le train poursuivait sa route, le compartiment encore silencieux. Nerys s’enfonça un peu plus dans son siège, le livre ouvert, le cœur partagé entre ce qu’elle laissait derrière elle et tout ce qui restait à découvrir. La porte n’était pas fermée à clé. D’autres pouvaient entrer. Elle le savait. Et une part d’elle l’espérait.
404 mots
Dernière modification par Nerys Wynnford le 4 janv. 2026, 17:50, modifié 1 fois.
Le Poudlard Express – Premier voyage
Herbert était arrivé à l’aube, mettant un point d’honneur, bien qu’inconscient, à être des premiers à entrer dans le Poudlard Express, afin de choisir une place qui, d’expérience, n’attirait pas les élèves les plus turbulents. Ou alors, peut-être la disposition de la voiture rendait les élèves plus calmes.
Était ce la lumière un peu plus tamisée, de par la disposition de la voiture par rapport au soleil qui attirait naturellement des élèves plus rêveurs ou introspectifs? Ou le fait que le vendeur de sucreries, rendant tout jeune enfant absolument insupportable, arrivait ici avec un chariot déjà fortement entamé, sinon vide?
Une fois de plus, il avait choisi sa place avec le plus grand soin, la première sur la droite. Une place qui ne le rendait pas directement visible de l’extérieur, et qui lui permettait de se déplacer, au besoin, sans avoir à enjamber qui que ce soit.
Alors qu’un léger et confortable mouvement de traction dans le ventre et l’abdomen vint indiquer que le départ avait eu lieu, il apprécia un instant la sérénité de ce wagon, puis leva son regard pour apprécier le vide autour de lui.
… Ah. Non.
Quelqu’un était arrivé dans sa voiture sans qu’il ne s’en aperçoive. Herbert replaça nerveusement ses lunettes. Était-il à ce point plongé dans les notes prises auprès de son précepteur qu’il n’en avait entendu l’arrivée? Cette dernière avait-elle été assez furtive pour tromper une vigilance toute modérée? De toute évidence, c’était une présence qui ne finirait pas chez Gryffondor.
Quoi qu’il en soit, la présence ne le dérangeait pas. Et tout en gardant le visage incliné vers son carnet, il observa la jeune élève par-delà la monture de ses lunettes, son regard ainsi privé de correction. Désagrément qu’il n’avait pas jugé utile de traiter.
Comme unique formule de salutation, tout en revenant à son carnet, il se racla la gorge de manière presque imperceptible, comme pour distordre le silence sans vraiment vouloir le rompre.
Il attendrait que le brouhaha du couloir, résonnant de manière sourde dans la voiture, s’estompe, afin de jauger de la situation autour de lui.
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Était ce la lumière un peu plus tamisée, de par la disposition de la voiture par rapport au soleil qui attirait naturellement des élèves plus rêveurs ou introspectifs? Ou le fait que le vendeur de sucreries, rendant tout jeune enfant absolument insupportable, arrivait ici avec un chariot déjà fortement entamé, sinon vide?
Une fois de plus, il avait choisi sa place avec le plus grand soin, la première sur la droite. Une place qui ne le rendait pas directement visible de l’extérieur, et qui lui permettait de se déplacer, au besoin, sans avoir à enjamber qui que ce soit.
Alors qu’un léger et confortable mouvement de traction dans le ventre et l’abdomen vint indiquer que le départ avait eu lieu, il apprécia un instant la sérénité de ce wagon, puis leva son regard pour apprécier le vide autour de lui.
… Ah. Non.
Quelqu’un était arrivé dans sa voiture sans qu’il ne s’en aperçoive. Herbert replaça nerveusement ses lunettes. Était-il à ce point plongé dans les notes prises auprès de son précepteur qu’il n’en avait entendu l’arrivée? Cette dernière avait-elle été assez furtive pour tromper une vigilance toute modérée? De toute évidence, c’était une présence qui ne finirait pas chez Gryffondor.
Quoi qu’il en soit, la présence ne le dérangeait pas. Et tout en gardant le visage incliné vers son carnet, il observa la jeune élève par-delà la monture de ses lunettes, son regard ainsi privé de correction. Désagrément qu’il n’avait pas jugé utile de traiter.
Comme unique formule de salutation, tout en revenant à son carnet, il se racla la gorge de manière presque imperceptible, comme pour distordre le silence sans vraiment vouloir le rompre.
Il attendrait que le brouhaha du couloir, résonnant de manière sourde dans la voiture, s’estompe, afin de jauger de la situation autour de lui.
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Le Poudlard Express – Premier voyage
Utilisation de 2 PNJs :
Evander McFly, utilisé comme PNJ simple
Alma McFly, utilisée comme PNJ simple
Evander McFly, utilisé comme PNJ simple
Alma McFly, utilisée comme PNJ simple
Je ne veux pas me retourner pour voir mes parents serrés entre eux, se tenant la main, l'air triste et chagriné. Je ne veux pas voir la détresse dans leurs yeux. C'est entièrement leur faute s'ils regrettent, à présent. Ça me fera du bien, qu'ils disaient. Comme si j'avais besoin de parler, de sympathiser, de voir d'autres personnes de mon âge.
Je les imagine parfaitement. Mon père avec un beau costume, coiffé d'un élégant chapeau noir, et sa canne dans sa main gauche. Ma mère pendue à son autre bras, avec une magnifique robe bleue, elle aussi portant un chapeau couronné cette fois de plumes blanches. Pour ne pas attirer plus l'attention sur nous à la gare, mes parents avaient décidé de me faire enfiler une tenue de tous les jours.
Je m'arrête devant les marches du wagon, et finis par tourner la tête vers eux. C'est une voix froide et distance qui sort de ma bouche :
- Je suppose que je dois vous dire au revoir.
Mon père avance vers moi d'un pas altier, comme à son habitude. Il me sert dans ses bras. Je ne tente pas de me dégager. Je ne le repousse pas. Je pose ma malle sur le sol, appuie ma guitare dessus, et lui rend son étreinte. J'essaye de me remémorer quand est-ce qu'il m'a déjà pris ainsi dans ces bras. Je crois que ça fait bien deux ans. Depuis deux ans, il a complètement changé. Je l'ai alors toujours connu trop occupé par le travail, ou avec ses frères et ses parents, à faire des recherches généalogiques pour faire notre demande de sang pur auprès du Conseil des Sorciers. Il venait tout de même me voir le soir dans ma chambre, pour que je lui offre un mur de silence décidé. Je lui en voulais. Il le savait. Il a essayé de s'améliorer, sous l'impulsion de ma mère, mais sa famille le rappelait toujours à Portree, pour quelques urgentes affaires.
Ma mère nous rejoint. Je me décolle de mon père pour aller me serrer contre elle. Elle me caresse doucement les cheveux. Je sais qu'elle ne pleurera pas, au milieu de tout ce monde. Mais je sens qu'elle en a envie. Elle me murmure :
- Tu nous donneras des nouvelles ?
Le nez dans ses cheveux, je réponds sur le même ton :
- Chaque semaine, si tu le souhaites.
Elle dépose un léger baiser dans mes cheveux, et je me détache d'elle. Alors que je me baisse pour récupérer mes bagages, mon père me retient par l'épaule. Il m'attire à quelques pas de ma mère, qui ne fais rien pour nous en empêcher.
On s'arrête quelques mètres plus loin. Mon père s'accroupit pour se mettre à ma hauteur. Il n'a jamais fait ça. La lueur dans son regard me perturbe. Il regarde quelques instants le sol, comme s'il cherchait ses mots. Quand il me regarde à nouveau, il affiche un air décidé.
- Tu seras bien à Poudlard. Tu seras éduquée au contact d'autres enfants, mais il y a là-bas un personnel on ne peut plus compétent. Si on t'a inscrite à Poudlard, c'est pour que tu ai plu de liberté, pour que tu deviennes plus sociable.
Son discours sonne faux. Je ne réponds pas. Je n'ai pas envie de répondre. À l'intérieur de moi, je sens la colère bouillir lentement. Je serre les poings. Mon père le remarque et se relève, le regard grave. Il me conseille :
- Garde ta rage pour les Sang-de-Bourbe, Elena. Remets-les à leur place. Ils ne manquent pas à Poudlard, malheureusement.
Puis il se détourne pour rejoindre ma mère. Je le suis, le pas raide. Je le déteste. Il se fiche de moi au fond, je le sais. Il ne veut juste pas m'avoir dans ses pattes à la maison. Et quand je recevrai une lettre d'eux, elle sera signée : "tes parents", mais je sais parfaitement que ce sera seulement ma mère qui aura écrit les lignes.
Quand je passe devant elle, cette dernière ma caresse tendrement les cheveux. Elle sait que je suis en colère, mais elle ne fera rien pour se dresser contre mon père. Elle l'aime trop. Un goût de bile envahit mes papilles. Je me baisse pour récupérer ma malle et ma guitare, et cette fois, je monte dans le wagon sans un regard en arrière. Quand je referme la porte derrière moi, le sifflet du départ retentit. Longtemps. Je reste dos à la porte, pendant que je sens l'énorme machine rouge, noir et or se mettre en marche.
◈◈◈
Un brouhaha emplit mes oreilles alors que je progresse dans le couloir du wagon. Je jette des coups d'œil dans les compartiments. Ils sont presque tous remplis. Ceux qui le sont moins abritent des Nés-Moldus hésitants, ou des gamins bruyants. Chacuns de leurs visages s'impriment dans mon esprit. J'aurai aimé ne pas être née comme ça. Tellement.
Je passe finalement devant un compartiment où sont assises seulement deux personnes. Elles ont l'air d'être des sorciers, donc je rentre.
Sans un mot, sans un regard, je coince ma malle dans le porte-bagages, et appuie ma guitare contre la banquette, à côté de moi. Je laisse échapper un petit soupir et me laisse aller contre le dossier. Poudlard... Je n'ai pas envie d'y aller, ça me semble comme une punition. La seule chose positive, c'est que je pourrai essayer d'intégrer l'équipe de Quidditch de ma maison. Je me vois déjà sur un balai, acclamée par la maison vert et argent. Car c'est là-bas que j'irai, n'est-ce pas ? C'est la maison par excellence de toute ma famille ; il n'y a pas de raison que je n'y aille pas.
Mes deux camarades de voyage ne pipe pas mots pendant de longues secondes. Tant mieux. Je préfère quand c'est calme. Je ferme les yeux, et affiche un air neutre, et un visage impénétrable. Je ne me sens pas de créer de nouvelles amitiés, maintenant. Je préfère me reposer.
-------------------
1014
1014
Le Poudlard Express – Premier voyage
Nerys finit par lever enfin les yeux de son livre après avoir passé quelques minutes à étudier les mots et les dessins, comme pour se rassurer. C’est à ce moment qu’elle le remarqua. Le garçon aux lunettes, déjà assis dans le compartiment et penché sur son carnet, était là depuis le début. Elle ne l’avait pas vu en entrant, trop concentrée sur le train, les personnes qui bougeaient sur le quai et la sensation étrange de laisser son ancien monde derrière elle.
Elle eut un léger sursaut quand, presque sans bruit, il se mit à tousser doucement. Ce son, discret mais clair dans le silence du compartiment, la fit réagir intérieurement. Elle tourna lentement la tête et croisa enfin son regard à travers ses lunettes. Son visage était sérieux, concentré, presque sévère, et Nerys réalisa tout de suite qu’il était bien plus vieux qu’elle. Cette différence d’âge la rendit un peu nerveuse, et un frisson lui traversa l’esprit : ce n'était pas un élève de sa classe, mais quelqu'un qui avait déjà vécu beaucoup plus qu’elle.
Cependant, elle commença à ressentir une certaine curiosité. Elle avait envie de dire quelque chose, juste un petit mot pour ne pas se sentir si isolée. Peut-être un « bonjour », ou une question sur ce qu’il était en train d'écrire. Mais la différence d'âge, son air sérieux et la peur de déranger le calme de ce compartiment la firent hésiter. Elle laissa le silence s’installer, ses doigts reposant sur les pages, et se contenta de lui adresser un regard discret, comme pour montrer qu’elle était là.
Alors que son esprit oscillait entre l’envie de parler et la prudence, la porte du compartiment s’ouvrit à nouveau. Une jeune fille, manifestement de son âge, entra. Nerys sentit immédiatement la différence par rapport au garçon : elle sentait la proximité de leurs expériences.
La jeune fille glissa sa malle dans le porte-bagages, posant son sac avec un geste précis et déterminé, et s’installa sur la banquette. Le cœur de Nerys fit un petit bond. Elle aurait aimé engager la conversation, demander comment elle se sentait, ou simplement échanger un sourire complice pour partager cette première expérience.
Mais la timidité, la peur d’être trop intrusive et le sentiment de devoir rester à l’écart la paralysèrent. Elle se contenta d’observer la nouvelle venue, ses yeux se concentrant sur les petits détails : la guitare appuyée contre la banquette, la manière dont elle s’installait, le calme relatif qu’elle imposait autour d’elle. Nerys inspira profondément, se frotta légèrement les mains sur ses genoux, et laissa échapper un léger soupir presque inaudible.
Elle se demanda si jour elle aurait le courage de parler à l’un ou l’autre. Pour l’instant, elle se contenta de rester là, entre le livre sur ses genoux, la fenêtre montrant le monde qu’elle laissait derrière elle, et ces deux nouvelles présences qui rendaient le compartiment à la fois étrangement vivant et rassurant. Parfois, le simple fait de partager un même espace était suffisant. Mais au fond, Nerys savait qu’elle espérait pouvoir un jour, timidement, rompre ce silence.
510 mots
Elle eut un léger sursaut quand, presque sans bruit, il se mit à tousser doucement. Ce son, discret mais clair dans le silence du compartiment, la fit réagir intérieurement. Elle tourna lentement la tête et croisa enfin son regard à travers ses lunettes. Son visage était sérieux, concentré, presque sévère, et Nerys réalisa tout de suite qu’il était bien plus vieux qu’elle. Cette différence d’âge la rendit un peu nerveuse, et un frisson lui traversa l’esprit : ce n'était pas un élève de sa classe, mais quelqu'un qui avait déjà vécu beaucoup plus qu’elle.
Cependant, elle commença à ressentir une certaine curiosité. Elle avait envie de dire quelque chose, juste un petit mot pour ne pas se sentir si isolée. Peut-être un « bonjour », ou une question sur ce qu’il était en train d'écrire. Mais la différence d'âge, son air sérieux et la peur de déranger le calme de ce compartiment la firent hésiter. Elle laissa le silence s’installer, ses doigts reposant sur les pages, et se contenta de lui adresser un regard discret, comme pour montrer qu’elle était là.
Alors que son esprit oscillait entre l’envie de parler et la prudence, la porte du compartiment s’ouvrit à nouveau. Une jeune fille, manifestement de son âge, entra. Nerys sentit immédiatement la différence par rapport au garçon : elle sentait la proximité de leurs expériences.
La jeune fille glissa sa malle dans le porte-bagages, posant son sac avec un geste précis et déterminé, et s’installa sur la banquette. Le cœur de Nerys fit un petit bond. Elle aurait aimé engager la conversation, demander comment elle se sentait, ou simplement échanger un sourire complice pour partager cette première expérience.
Mais la timidité, la peur d’être trop intrusive et le sentiment de devoir rester à l’écart la paralysèrent. Elle se contenta d’observer la nouvelle venue, ses yeux se concentrant sur les petits détails : la guitare appuyée contre la banquette, la manière dont elle s’installait, le calme relatif qu’elle imposait autour d’elle. Nerys inspira profondément, se frotta légèrement les mains sur ses genoux, et laissa échapper un léger soupir presque inaudible.
Elle se demanda si jour elle aurait le courage de parler à l’un ou l’autre. Pour l’instant, elle se contenta de rester là, entre le livre sur ses genoux, la fenêtre montrant le monde qu’elle laissait derrière elle, et ces deux nouvelles présences qui rendaient le compartiment à la fois étrangement vivant et rassurant. Parfois, le simple fait de partager un même espace était suffisant. Mais au fond, Nerys savait qu’elle espérait pouvoir un jour, timidement, rompre ce silence.
510 mots
Dernière modification par Nerys Wynnford le 4 janv. 2026, 17:50, modifié 1 fois.
Le Poudlard Express – Premier voyage
Pensées en italique
"Elle ne saurait être comprise comme un simple déplacem..." "Et ben c'est ce qu'on va voir *mots incompréhensibles* Griffondor les meilleurs *mots incompréhensibles* PEUR DE RIEN MOI!"
Herbert perdit le fil, soupira, puis se concentra à nouveau sur son carnet...
"d'un réceptacle à un autre, conception naïve héritée de traditions cherchant davantage à rassurer qu'à expliquer. Ce qui semble persister, lorsqu'il persiste quelque chose, n'est ni la conscience, ni la volonté, ni même la mémoire au sens strict, mais une empreinte plus diffuse, comparable à une tension résiduelle laissée dans le tissu magique par une" "Oh non! J'ai encore eu Malodora Grymm!"
Herbert soupira à nouveau, cela finirait bien par se calmer...
" Ainsi s'expliquent les affinités sans cause, les répulsions innées, les récurrences symboliques que certains individus présentent sans jamais pouvoir les nom..." "QUI VEUT ÉCHANGER DES CHOCOGRENOUILLES?! IL ME MANQUE LA 8!"
Le visage d'Herbert commençait à se renfrogner, il lui manquait quelque chose. Il avait eu la chance de rencontrer des experts de leur domaine, et se retrouvait non pas avec des réponses à ses questions, mais avec plus de questions encore. Il pensait avancer sur le sujet durant le trajet vers Poudlard, mais avait sous-estimé le pouvoir de nuisance de certains élèves, ou surestimé sa capacité à ignorer les sons qui ne l'intéressaient pas.
Il prit son carnet dans l'autre sens, puis commença à griffonner, à la fin de ce dernier, des notes et pensées, d'une écriture serrée, par des gestes quelque peu nerveux.
Un nouveau son fit se tendre le dos d'Herbert, le son d'une porte qui s'ouvre, celle de sa voiture. Il stoppa d'écrire, respira lentement, de manière maîtrisée, attendant que le son et l'ombre achèvent de se déplacer à l'intérieur du wagon, tout en redoutant que cette ombre soit liée à l'une des discussions qui lui fut jetée aux oreilles durant ses réflexions.
Mais rien de tout cela, des bruits de pas légèrement lourds, quelques cliquetis, la présence était manifestement chargée, mais ne semblait pas particulièrement volubile.
Sa respiration redevint un automatisme, tandis qu'il s'autorisait un bref regard balayant la voiture.
La nouvelle et jeune arrivante ne semblait pas porter une grande attention -dans le sens où elle ne recherchait visiblement pas un contact oculaire invitant implicitement à la conversation- à son entourage: Une fois tout le monde à sa place, le voyage devrait être calme.
Et cette voiture tout particulièrement.
Les deux jeunes voyageuses étaient certainement anxieuses parce qu'elles allaient découvrir -ou plutôt, parce qu'elles étaient incapables d'apprécier justement ce qu'elles trouveraient au terminus de ce train-. L'appréhension ne vient-elle pas de la méconnaissance, après tout? Toute situation, des plus redoutables aux plus anecdotiques, ne prend-elle pas une allure plus effrayante, en fonction de notre degré de connaissance de cette situation, de ses tenants et de ses aboutissants?
Un chien enragé n'est-il pas moins angoissant qu'un Poufsouffle vendant des beignets, dès lors que nous connaissons le chien, savons pourquoi il est ainsi et sachant le maîtriser, alors que de ce Poufsouffle, nous ne connaissons rien, ne savons pas s'il va nous alpaguer, et encore moins combien de temps -et ce, quelle que soit notre réponse à son invitation-
Herbert sortit brusquement de son flot de pensée, tandis qu'il ressentait une légère et agréable pression au niveau du ventre: Le Poudlard Express était en route.
Il observa alors la porte de la voiture, sans vraiment y prêter attention, appréciant ce moment où le couloir se vide, laissant place aux bruits monotones, ponctués de sifflements de vapeur expulsée.
Il observa alors par la fenêtre, vit disparaître le dernier mur de la gare, puis revint à son carnet, sans l'ouvrir, comptant à rebours à partir de trente, en chuchotant légèrement, restant concentré sur sa diction, la corrigeant parfois, de manière à ce qu'un nombre scandé trop vite laisse place à un nombre scandé de manière moins rapide, jusqu'à ce qu'au final, une unité de temps globale soit respectée.
En lieu et place du "Cinq", Herbert leva la tête vers ses compagnons de voyage, puis lâcha un monotone "Tenez vos affaires, fermez vos cahiers." laissant place à une secousse, avant d'apprécier la situation dans la voiture, et de reprendre "Les professeurs n'apprécient pas les affaires mal tenues ou abîmées, et les élèves n'apprécient généralement pas de perdre des points pour leur maison".
716 mots
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
"Elle ne saurait être comprise comme un simple déplacem..." "Et ben c'est ce qu'on va voir *mots incompréhensibles* Griffondor les meilleurs *mots incompréhensibles* PEUR DE RIEN MOI!"
Herbert perdit le fil, soupira, puis se concentra à nouveau sur son carnet...
"d'un réceptacle à un autre, conception naïve héritée de traditions cherchant davantage à rassurer qu'à expliquer. Ce qui semble persister, lorsqu'il persiste quelque chose, n'est ni la conscience, ni la volonté, ni même la mémoire au sens strict, mais une empreinte plus diffuse, comparable à une tension résiduelle laissée dans le tissu magique par une" "Oh non! J'ai encore eu Malodora Grymm!"
Herbert soupira à nouveau, cela finirait bien par se calmer...
" Ainsi s'expliquent les affinités sans cause, les répulsions innées, les récurrences symboliques que certains individus présentent sans jamais pouvoir les nom..." "QUI VEUT ÉCHANGER DES CHOCOGRENOUILLES?! IL ME MANQUE LA 8!"
Le visage d'Herbert commençait à se renfrogner, il lui manquait quelque chose. Il avait eu la chance de rencontrer des experts de leur domaine, et se retrouvait non pas avec des réponses à ses questions, mais avec plus de questions encore. Il pensait avancer sur le sujet durant le trajet vers Poudlard, mais avait sous-estimé le pouvoir de nuisance de certains élèves, ou surestimé sa capacité à ignorer les sons qui ne l'intéressaient pas.
Il prit son carnet dans l'autre sens, puis commença à griffonner, à la fin de ce dernier, des notes et pensées, d'une écriture serrée, par des gestes quelque peu nerveux.
Un nouveau son fit se tendre le dos d'Herbert, le son d'une porte qui s'ouvre, celle de sa voiture. Il stoppa d'écrire, respira lentement, de manière maîtrisée, attendant que le son et l'ombre achèvent de se déplacer à l'intérieur du wagon, tout en redoutant que cette ombre soit liée à l'une des discussions qui lui fut jetée aux oreilles durant ses réflexions.
Mais rien de tout cela, des bruits de pas légèrement lourds, quelques cliquetis, la présence était manifestement chargée, mais ne semblait pas particulièrement volubile.
Sa respiration redevint un automatisme, tandis qu'il s'autorisait un bref regard balayant la voiture.
La nouvelle et jeune arrivante ne semblait pas porter une grande attention -dans le sens où elle ne recherchait visiblement pas un contact oculaire invitant implicitement à la conversation- à son entourage: Une fois tout le monde à sa place, le voyage devrait être calme.
Et cette voiture tout particulièrement.
Les deux jeunes voyageuses étaient certainement anxieuses parce qu'elles allaient découvrir -ou plutôt, parce qu'elles étaient incapables d'apprécier justement ce qu'elles trouveraient au terminus de ce train-. L'appréhension ne vient-elle pas de la méconnaissance, après tout? Toute situation, des plus redoutables aux plus anecdotiques, ne prend-elle pas une allure plus effrayante, en fonction de notre degré de connaissance de cette situation, de ses tenants et de ses aboutissants?
Un chien enragé n'est-il pas moins angoissant qu'un Poufsouffle vendant des beignets, dès lors que nous connaissons le chien, savons pourquoi il est ainsi et sachant le maîtriser, alors que de ce Poufsouffle, nous ne connaissons rien, ne savons pas s'il va nous alpaguer, et encore moins combien de temps -et ce, quelle que soit notre réponse à son invitation-
Herbert sortit brusquement de son flot de pensée, tandis qu'il ressentait une légère et agréable pression au niveau du ventre: Le Poudlard Express était en route.
Il observa alors la porte de la voiture, sans vraiment y prêter attention, appréciant ce moment où le couloir se vide, laissant place aux bruits monotones, ponctués de sifflements de vapeur expulsée.
Il observa alors par la fenêtre, vit disparaître le dernier mur de la gare, puis revint à son carnet, sans l'ouvrir, comptant à rebours à partir de trente, en chuchotant légèrement, restant concentré sur sa diction, la corrigeant parfois, de manière à ce qu'un nombre scandé trop vite laisse place à un nombre scandé de manière moins rapide, jusqu'à ce qu'au final, une unité de temps globale soit respectée.
En lieu et place du "Cinq", Herbert leva la tête vers ses compagnons de voyage, puis lâcha un monotone "Tenez vos affaires, fermez vos cahiers." laissant place à une secousse, avant d'apprécier la situation dans la voiture, et de reprendre "Les professeurs n'apprécient pas les affaires mal tenues ou abîmées, et les élèves n'apprécient généralement pas de perdre des points pour leur maison".
716 mots
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Le Poudlard Express – Premier voyage
J'entends la fille pousser un léger soupir. Elle ne le sait pas, mais j'ai décelé une sorte d'impatience dans ce soupir. La façon dont elle tient son livre, ses regards furtifs vers le garçon puis vers moi... Tout porte à croire qu'elle a envie de nous parler, mais qu'elle n'ose pas. L'âge du garçon, je comprends que ça l'effraye un peu, mais moi, ça ne me fait strictement rien du tout. Il doit avoir... Quelque chose comme quatre ou cinq ans de plus que moi et l'autre fille. Contrairement à cette dernière, il ne m'impressionne pas.
Puis il lâche une phrase. Et une deuxième. Je reste silencieuse, les yeux toujours fermés. Une réplique se forme dans mon esprit. Je sais que je devrais acquiescer docilement, le remercier. Mais je ne peux pas m'en empêcher. Au moment où je me dis que c'est vraiment une mauvaise idée, les mots coulent de ma bouche en un flux acide, piquant, glacial.
- J'accepterai de vous parler seulement si vous me donnez votre statut de sang.
J'ouvre les yeux. Le mal est fait. J'ai jeté dans la cabine une ombre sournoise, qui flotte désormais autour de nous, faisant courir une légère chair de poule sur la peau de ceux qui me regardent.
Je n'ai plus qu'à jouer mon rôle : celui d'une fille froide et hautaine, que je n'ai jamais rencontrée. Je leur lance un regard plein de défi.
- Alors ? Il n'y a que des Sang-de-Bourbe, ici ?
Puis il lâche une phrase. Et une deuxième. Je reste silencieuse, les yeux toujours fermés. Une réplique se forme dans mon esprit. Je sais que je devrais acquiescer docilement, le remercier. Mais je ne peux pas m'en empêcher. Au moment où je me dis que c'est vraiment une mauvaise idée, les mots coulent de ma bouche en un flux acide, piquant, glacial.
- J'accepterai de vous parler seulement si vous me donnez votre statut de sang.
J'ouvre les yeux. Le mal est fait. J'ai jeté dans la cabine une ombre sournoise, qui flotte désormais autour de nous, faisant courir une légère chair de poule sur la peau de ceux qui me regardent.
Je n'ai plus qu'à jouer mon rôle : celui d'une fille froide et hautaine, que je n'ai jamais rencontrée. Je leur lance un regard plein de défi.
- Alors ? Il n'y a que des Sang-de-Bourbe, ici ?
---------------------
246
246
Le Poudlard Express – Premier voyage
Nerys sursauta légèrement lorsque le garçon plus âgé prit enfin la parole. Elle releva les yeux de son manuel, surprise plus que contrariée. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu’elle avait fait de mal : lire dans le train lui avait toujours semblé parfaitement acceptable. Un peu décontenancée, elle se redressa toutefois aussitôt, comme on le lui avait appris, adoptant cette posture droite et attentive qu’elle prenait naturellement face aux adultes.
- Eh bien… merci pour le conseil, Monsieur, répondit-elle d’une petite voix douce mais assurée.
Elle lui montra son manuel, soigneusement tenu, les pages nettes, la couverture intacte malgré ses nombreuses relectures.
- Je fais toujours attention à mes affaires. Je ne pensais pas qu’il était interdit de lire durant le trajet… ajouta-t-elle, sincèrement étonnée, sans la moindre trace d’insolence.
À peine eut-elle terminé que la jeune fille jusque-là silencieuse ouvrit les yeux et prit la parole. Les mots, froids et tranchants, tombèrent dans la cabine comme un couperet.
- J’accepterai de vous parler seulement si vous me donnez votre statut de sang.
Nerys tourna lentement la tête vers elle, les sourcils légèrement froncés. La surprise se lut aussitôt sur son visage. Elle savait que ce genre de discours existait — elle l’avait déjà entendu, lors de réceptions où ses parents l’emmenaient parfois, ou dans les salons guindés où l’on parlait trop bas pour être vraiment discret — mais l’entendre formulé aussi directement, aussi crûment, la déstabilisa.
Quand la jeune fille continua, son ton toujours aussi hautain, Nerys sentit un léger malaise lui nouer l’estomac.
- Alors ? Il n’y a que des Sang-de-Bourbe, ici ?
Un court silence s’installa. Nerys hésita. Elle n’aimait pas les conflits, encore moins les jugements inutiles. Pour elle, ces distinctions n’avaient jamais eu beaucoup de sens : la magie était là, c’était tout ce qui comptait. Pourtant, elle savait aussi répondre avec le calme poli qu’on lui avait inculqué, cette manière élégante de ne ni attaquer, ni céder.
Elle inspira doucement avant de parler.
- Pour ma part, je suis née-sorcière, dit-elle simplement, sans fierté excessive, sans mépris non plus.
Puis, après une courte pause, elle ajouta, toujours avec ce ton posé et courtois qu’elle utilisait lors des soirées mondaines qu’elle appréciait si peu :
- Mais il serait peut-être préférable que tu te présentes avant de poser ce genre de question, tu ne crois pas ?
Aussitôt les mots prononcés, elle regretta légèrement leur franchise. Elle baissa un peu les yeux, joignant ses mains sur ses genoux, ses doigts s’entortillant doucement les uns autour des autres. Sa timidité reprenait le dessus, comme souvent après qu’elle ait osé parler plus franchement que prévu.
Malgré tout, elle resta droite, digne, prête à assumer ses paroles — sans agressivité, sans provocation, simplement fidèle à ce qu’elle était.
@Elena McFly
462 mots
- Eh bien… merci pour le conseil, Monsieur, répondit-elle d’une petite voix douce mais assurée.
Elle lui montra son manuel, soigneusement tenu, les pages nettes, la couverture intacte malgré ses nombreuses relectures.
- Je fais toujours attention à mes affaires. Je ne pensais pas qu’il était interdit de lire durant le trajet… ajouta-t-elle, sincèrement étonnée, sans la moindre trace d’insolence.
À peine eut-elle terminé que la jeune fille jusque-là silencieuse ouvrit les yeux et prit la parole. Les mots, froids et tranchants, tombèrent dans la cabine comme un couperet.
- J’accepterai de vous parler seulement si vous me donnez votre statut de sang.
Nerys tourna lentement la tête vers elle, les sourcils légèrement froncés. La surprise se lut aussitôt sur son visage. Elle savait que ce genre de discours existait — elle l’avait déjà entendu, lors de réceptions où ses parents l’emmenaient parfois, ou dans les salons guindés où l’on parlait trop bas pour être vraiment discret — mais l’entendre formulé aussi directement, aussi crûment, la déstabilisa.
Quand la jeune fille continua, son ton toujours aussi hautain, Nerys sentit un léger malaise lui nouer l’estomac.
- Alors ? Il n’y a que des Sang-de-Bourbe, ici ?
Un court silence s’installa. Nerys hésita. Elle n’aimait pas les conflits, encore moins les jugements inutiles. Pour elle, ces distinctions n’avaient jamais eu beaucoup de sens : la magie était là, c’était tout ce qui comptait. Pourtant, elle savait aussi répondre avec le calme poli qu’on lui avait inculqué, cette manière élégante de ne ni attaquer, ni céder.
Elle inspira doucement avant de parler.
- Pour ma part, je suis née-sorcière, dit-elle simplement, sans fierté excessive, sans mépris non plus.
Puis, après une courte pause, elle ajouta, toujours avec ce ton posé et courtois qu’elle utilisait lors des soirées mondaines qu’elle appréciait si peu :
- Mais il serait peut-être préférable que tu te présentes avant de poser ce genre de question, tu ne crois pas ?
Aussitôt les mots prononcés, elle regretta légèrement leur franchise. Elle baissa un peu les yeux, joignant ses mains sur ses genoux, ses doigts s’entortillant doucement les uns autour des autres. Sa timidité reprenait le dessus, comme souvent après qu’elle ait osé parler plus franchement que prévu.
Malgré tout, elle resta droite, digne, prête à assumer ses paroles — sans agressivité, sans provocation, simplement fidèle à ce qu’elle était.
@Elena McFly
462 mots
Dernière modification par Nerys Wynnford le 8 janv. 2026, 23:36, modifié 2 fois.
Le Poudlard Express – Premier voyage
La première élève n'avait pas tenu compte de son conseil, mais semblait avoir -à en juger par le changement de posture pour une position plus rigide et peu confortable- reçu une vague de stress en lieu et place.
- Eh bien… merci pour le conseil, Monsieur
Herbert observa le cahier. Ce dernier n'avait pas pris de dégâts, la secousse n'aurait pas eu l'effet qu'il avait eu sur le sien lors de son premier voyage.
- Je fais toujours attention à mes affaires. Je ne pensais pas qu’il était interdit de lire durant le trajet…
Sa recommandation avait visiblement été mal comprise, son auditoire avait cru que ce dernier s'appliquait à l'ensemble du trajet, alors qu'il ne servait qu'à passer la secousse sans encombre.
Le jeune commença alors à observer l'intérieur du carnet présenté à ses yeux, l'écriture était "typique" de celle qu'il observait chez des élèves un tant soit peu sérieux selon lui, la mise en place était propre, trop propre selon ses propres standards, mais acceptable, très acceptable pour un professeur, et montrant un esprit pl...
- J’accepterai de vous parler seulement si vous me donnez votre statut de sang.
Herbert haussa un sourcil, tournant lentement la tête vers la seconde interlocutrice. D'où sortait cette condition à un dialogue? Et pourquoi?
Chaque chose en son temps, il fallait pour l'instant réparer la mésinterprétation sur la possibilité de lecture dans un train.
L'aîné de ce wagon se retourna vers la première interlocutrice, inspira, ouvrit la bouche, et commen...
- Alors ? Il n’y a que des Sang-de-Bourbe, ici ?
Un fragment du brouhaha s'est peut-être frayé un chemin jusque dans la voiture, finalement se dit il, voyant la tournure... volontairement conflictuelle que la dernière arrivée semblait vouloir faire prendre à un dialogue qui ne commença que par une simple recommandation logistique, et qui ne ressemblait que trop à ce qu'il avait pu entendre dans les couloirs avant que le train ne parte.
Une inspiration ouvrit la voie à une réponse à laquelle le jeune garçon ne s'attendait pas:
- Pour ma part, je suis née-sorcière; mais il serait peut-être préférable que tu te présentes avant de poser ce genre de question, tu ne crois pas ?
Suivi d'un affaissement feutré de la jeune fille au cahier. Comme si quelque chose était sorti, peut-être partiellement contre son gré, et qu'elle se tenait prête à faire une fuite en avant sociale, et nerveuse.
Tout d'abord, réfléchir, chaque chose en son temps. Il y avait deux discussions à la fois, et Herbert n'aimait pas ça. Il se tourna vers la dernière personne ayant parlé, puis, à cause de la "configuration de la discussion", lâcha presque nerveusement:
- Il n'y a aucune interdiction de lire dans le train; je vous prévenais seulement en prévision de l'état de la voie, la même depuis cinq ans, et des conséquences que cela pouvait avoir sur un matériel fragile, à l'instar de.. pages de carnet.
Le jeune homme respira un coup, puis, la méprise étant théoriquement résolue, observa silencieusement la seconde interlocutrice, à mi-chemin entre agacé et perplexe, avant de scander:
- Il y en a. Il y en aura même à Poudlard. Certains te prodigueront des cours, d'ailleurs.
Puis il reprit de manière plus fluide, d'un ton redevenu monotone.
-Nombre de mes aînés étant passés par cette école, et compte tenu de l'état de l'arbre généalogique de la maison MacTairdelbach, je peux affirmer que le sang-mêlé ne se transmet ni par la parole, ni par l'écoute...
500+ mots
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
- Eh bien… merci pour le conseil, Monsieur
Herbert observa le cahier. Ce dernier n'avait pas pris de dégâts, la secousse n'aurait pas eu l'effet qu'il avait eu sur le sien lors de son premier voyage.
- Je fais toujours attention à mes affaires. Je ne pensais pas qu’il était interdit de lire durant le trajet…
Sa recommandation avait visiblement été mal comprise, son auditoire avait cru que ce dernier s'appliquait à l'ensemble du trajet, alors qu'il ne servait qu'à passer la secousse sans encombre.
Le jeune commença alors à observer l'intérieur du carnet présenté à ses yeux, l'écriture était "typique" de celle qu'il observait chez des élèves un tant soit peu sérieux selon lui, la mise en place était propre, trop propre selon ses propres standards, mais acceptable, très acceptable pour un professeur, et montrant un esprit pl...
- J’accepterai de vous parler seulement si vous me donnez votre statut de sang.
Herbert haussa un sourcil, tournant lentement la tête vers la seconde interlocutrice. D'où sortait cette condition à un dialogue? Et pourquoi?
Chaque chose en son temps, il fallait pour l'instant réparer la mésinterprétation sur la possibilité de lecture dans un train.
L'aîné de ce wagon se retourna vers la première interlocutrice, inspira, ouvrit la bouche, et commen...
- Alors ? Il n’y a que des Sang-de-Bourbe, ici ?
Un fragment du brouhaha s'est peut-être frayé un chemin jusque dans la voiture, finalement se dit il, voyant la tournure... volontairement conflictuelle que la dernière arrivée semblait vouloir faire prendre à un dialogue qui ne commença que par une simple recommandation logistique, et qui ne ressemblait que trop à ce qu'il avait pu entendre dans les couloirs avant que le train ne parte.
Une inspiration ouvrit la voie à une réponse à laquelle le jeune garçon ne s'attendait pas:
- Pour ma part, je suis née-sorcière; mais il serait peut-être préférable que tu te présentes avant de poser ce genre de question, tu ne crois pas ?
Suivi d'un affaissement feutré de la jeune fille au cahier. Comme si quelque chose était sorti, peut-être partiellement contre son gré, et qu'elle se tenait prête à faire une fuite en avant sociale, et nerveuse.
Tout d'abord, réfléchir, chaque chose en son temps. Il y avait deux discussions à la fois, et Herbert n'aimait pas ça. Il se tourna vers la dernière personne ayant parlé, puis, à cause de la "configuration de la discussion", lâcha presque nerveusement:
- Il n'y a aucune interdiction de lire dans le train; je vous prévenais seulement en prévision de l'état de la voie, la même depuis cinq ans, et des conséquences que cela pouvait avoir sur un matériel fragile, à l'instar de.. pages de carnet.
Le jeune homme respira un coup, puis, la méprise étant théoriquement résolue, observa silencieusement la seconde interlocutrice, à mi-chemin entre agacé et perplexe, avant de scander:
- Il y en a. Il y en aura même à Poudlard. Certains te prodigueront des cours, d'ailleurs.
Puis il reprit de manière plus fluide, d'un ton redevenu monotone.
-Nombre de mes aînés étant passés par cette école, et compte tenu de l'état de l'arbre généalogique de la maison MacTairdelbach, je peux affirmer que le sang-mêlé ne se transmet ni par la parole, ni par l'écoute...
500+ mots
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
Le Poudlard Express – Premier voyage
Je me laisse de nouveau aller contre le dossier de la banquette. Tout dans ma posture indique mon assurance, mon hésitation inexistante. Finalement, je pourrais me plaire à Poudlard... Si tous les jours se déroulent ainsi, je pense que je pourrai presque les apprécier. Forcer les autres à baisser la tête, à courber l'échine, à s'incliner face à ceux qui leur sont supérieurs.
Je les laisse tous les deux protester, apporter des arguments, presque s'énerver. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Il est narquois, amusé, froid, moqueur, bref : tout ce à quoi je pense quand les sorciers tentent de défendre les Sang-de-Bourbe. Je commence à parler, lentement, le ton dédaigneux, mais les yeux brillants d'un je-ne-sais-quoi qui ressemble à l'avidité du pouvoir. Car oui, quand on nait dans la bonne famille, riche et avec un sang plus pur que de l'or, le pouvoir est à portée de main. Il ne nous reste qu'à nous en emparer, et le brandir devant ceux qui n'en ont pas, afin de le ressentir encore plus fort. Et cela procure une sensation tellement satisfaisante, qu'on ne peut s'empêcher de recommencer.
- Les partisans du Conseil n'ont pas à se justifier de quoi que soit, dis-je en réponse à l'attaque hésitante de la fille.
Trop hésitante. Mes paroles écrasent l'ombre menaçante plânant au-dessus de moi, pour la remplacer par une atmosphère acide. Je continue, cette fois-ci en m'adressant aux deux.
- Le statut de né-sorcier n'existe plus, selon un décret du Conseil promulgué il y a trois ans. Soit tu es de Sang-Pur, soit tu es de Sang-Mêlé. Sinon, tu n'es rien. Absolument rien.
Je jette un regard au garçon. En moins de deux minutes, il m'a donné trois informations sur lui : il est en cinquième année, son nom de famille est MacTairdelbach, et c'est un Sang-Mêlé. J'hésite encore sur la conduite à tenir avec lui. Qui sais ce qui lui passe par la tête en ce moment ? Peut-être est-il trop froussard pour se défendre... Mais puis-je utiliser cette faiblesse dont je ne suis même pas certaine ? Je choisis mes mots avec délicatesse :
- Je crois qu'on s'est mal compris. Généralement, lorsque tu sais qu'un supérieur hiérarchique te menace, tu te tais et tu fais profil bas.
Je hausse un sourcil.
- À moins bien sûr que tu ne sois qu'un imbécile bien trop téméraire.
Je croise mes bras sur ma poitrine et me rencogne une nouvelle fois dans le dossier de la banquette de cette attitude nonchalante de désinvolte que je maîtrise tellement bien. Quand je l'adoptais chez moi, mon père éclatait de rire, et ensuite, je boudais parce qu'il ne me prenait pas au sérieux. Mais ces moments de complicité ont disparus depuis longtemps. Désormais, si je le fais, mon père ne fera rien. Il haussera tout au plus un sourcil, en interrogation à mon attitude. Des fois je me demande s'il se souviens de ces éclats de joie qui illuminaient notre maison... Je tourne la tête pour que mes deux camarades de voyage ne voyent pas l'ombre qui se profile sur mon visage. Mais l'ai-je seulement fait à temps ?
Je les laisse tous les deux protester, apporter des arguments, presque s'énerver. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Il est narquois, amusé, froid, moqueur, bref : tout ce à quoi je pense quand les sorciers tentent de défendre les Sang-de-Bourbe. Je commence à parler, lentement, le ton dédaigneux, mais les yeux brillants d'un je-ne-sais-quoi qui ressemble à l'avidité du pouvoir. Car oui, quand on nait dans la bonne famille, riche et avec un sang plus pur que de l'or, le pouvoir est à portée de main. Il ne nous reste qu'à nous en emparer, et le brandir devant ceux qui n'en ont pas, afin de le ressentir encore plus fort. Et cela procure une sensation tellement satisfaisante, qu'on ne peut s'empêcher de recommencer.
- Les partisans du Conseil n'ont pas à se justifier de quoi que soit, dis-je en réponse à l'attaque hésitante de la fille.
Trop hésitante. Mes paroles écrasent l'ombre menaçante plânant au-dessus de moi, pour la remplacer par une atmosphère acide. Je continue, cette fois-ci en m'adressant aux deux.
- Le statut de né-sorcier n'existe plus, selon un décret du Conseil promulgué il y a trois ans. Soit tu es de Sang-Pur, soit tu es de Sang-Mêlé. Sinon, tu n'es rien. Absolument rien.
Je jette un regard au garçon. En moins de deux minutes, il m'a donné trois informations sur lui : il est en cinquième année, son nom de famille est MacTairdelbach, et c'est un Sang-Mêlé. J'hésite encore sur la conduite à tenir avec lui. Qui sais ce qui lui passe par la tête en ce moment ? Peut-être est-il trop froussard pour se défendre... Mais puis-je utiliser cette faiblesse dont je ne suis même pas certaine ? Je choisis mes mots avec délicatesse :
- Je crois qu'on s'est mal compris. Généralement, lorsque tu sais qu'un supérieur hiérarchique te menace, tu te tais et tu fais profil bas.
Je hausse un sourcil.
- À moins bien sûr que tu ne sois qu'un imbécile bien trop téméraire.
Je croise mes bras sur ma poitrine et me rencogne une nouvelle fois dans le dossier de la banquette de cette attitude nonchalante de désinvolte que je maîtrise tellement bien. Quand je l'adoptais chez moi, mon père éclatait de rire, et ensuite, je boudais parce qu'il ne me prenait pas au sérieux. Mais ces moments de complicité ont disparus depuis longtemps. Désormais, si je le fais, mon père ne fera rien. Il haussera tout au plus un sourcil, en interrogation à mon attitude. Des fois je me demande s'il se souviens de ces éclats de joie qui illuminaient notre maison... Je tourne la tête pour que mes deux camarades de voyage ne voyent pas l'ombre qui se profile sur mon visage. Mais l'ai-je seulement fait à temps ?
523
Excusez-moi pour le retard ! Vous recevrez bientôt une petite chocogrenouille !
Excusez-moi pour le retard ! Vous recevrez bientôt une petite chocogrenouille !
Le Poudlard Express – Premier voyage
Le mot « rien » flotta dans l’air, lourd et toxique. Nerys sentit un frisson lui parcourir l’échine, non pas de peur, mais d’une profonde et sincère stupéfaction. Elle avait grandi dans un monde de privilèges, entourée de lignées anciennes et de discours sur l'excellence magique, mais jamais elle n’avait vu la cruauté être brandie comme un blason de noblesse.
Elle observa Elena. La posture de la jeune fille, son ton tranchant, cette volonté d'écraser autrui... Tout cela semblait si vain, si épuisant. Nerys, malgré sa timidité habituelle, sentit une force tranquille monter en elle. La politesse qu’on lui avait enseignée n’était pas qu’une façade de soumission, c’était aussi une arme de dignité.
Elle se redressa, non plus par automatisme face à un aîné, mais pour regarder Elena bien en face.
- Je suis née au sein d'une famille de Sang-Pur, commença-t-elle, sa voix cristalline ne tremblant pas. On m'a appris l'histoire de nos lignées et l'importance de nos traditions depuis mon premier souffle.
Elle fit une courte pause, ses yeux clairs ancrés dans ceux de son interlocutrice.
- Mais on m'a aussi appris que la noblesse se prouve par les actes et la tenue, pas en insultant ceux qui partagent notre wagon. Utiliser des décrets pour nier l'existence des autres ne te rend pas supérieure, cela montre seulement que tu as besoin de règles pour te sentir exister.
Elle jeta un regard vers Herbert, dont le calme rationnel l'aidait à ne pas perdre pied, avant de revenir à la jeune fille aux bras croisés. Le courage de Nerys ne s'exprimait pas par des cris, mais par cette franchise désarmante qui refusait d'entrer dans le jeu de la haine.
- Tu parles de "supérieur hiérarchique" et de "faire profil bas"... mais nous sommes dans un train pour l'école, pas sur un champ de bataille. Est-ce vraiment ainsi que tu veux commencer ton année ? En essayant de faire peur à ceux qui pourraient être tes amis ?
Elle vit alors l'ombre passer sur le visage d'Elena, ce mouvement de tête furtif pour cacher une émotion. Au lieu de s'en réjouir ou d'en profiter pour frapper plus fort, Nerys ressentit une pointe de tristesse. Elle ne baissa pas les yeux cette fois. Elle resta là, droite, offrant à Elena une chance de sortir de cette agressivité, tout en montrant qu'elle ne se laisserait pas impressionner par des mots vides de sens.
Elle observa Elena. La posture de la jeune fille, son ton tranchant, cette volonté d'écraser autrui... Tout cela semblait si vain, si épuisant. Nerys, malgré sa timidité habituelle, sentit une force tranquille monter en elle. La politesse qu’on lui avait enseignée n’était pas qu’une façade de soumission, c’était aussi une arme de dignité.
Elle se redressa, non plus par automatisme face à un aîné, mais pour regarder Elena bien en face.
- Je suis née au sein d'une famille de Sang-Pur, commença-t-elle, sa voix cristalline ne tremblant pas. On m'a appris l'histoire de nos lignées et l'importance de nos traditions depuis mon premier souffle.
Elle fit une courte pause, ses yeux clairs ancrés dans ceux de son interlocutrice.
- Mais on m'a aussi appris que la noblesse se prouve par les actes et la tenue, pas en insultant ceux qui partagent notre wagon. Utiliser des décrets pour nier l'existence des autres ne te rend pas supérieure, cela montre seulement que tu as besoin de règles pour te sentir exister.
Elle jeta un regard vers Herbert, dont le calme rationnel l'aidait à ne pas perdre pied, avant de revenir à la jeune fille aux bras croisés. Le courage de Nerys ne s'exprimait pas par des cris, mais par cette franchise désarmante qui refusait d'entrer dans le jeu de la haine.
- Tu parles de "supérieur hiérarchique" et de "faire profil bas"... mais nous sommes dans un train pour l'école, pas sur un champ de bataille. Est-ce vraiment ainsi que tu veux commencer ton année ? En essayant de faire peur à ceux qui pourraient être tes amis ?
Elle vit alors l'ombre passer sur le visage d'Elena, ce mouvement de tête furtif pour cacher une émotion. Au lieu de s'en réjouir ou d'en profiter pour frapper plus fort, Nerys ressentit une pointe de tristesse. Elle ne baissa pas les yeux cette fois. Elle resta là, droite, offrant à Elena une chance de sortir de cette agressivité, tout en montrant qu'elle ne se laisserait pas impressionner par des mots vides de sens.
@Herbert MacTairdelbach et @Elena McFly
400 mots
400 mots