Carambolage sur les lignes Wildsmith
Novembre 2050
Avec @Alice Sangblanc
Chems avait pris le départ depuis le chemin de traverse. Un flash vert plus tard, et ses yeux auraient dû se rouvrir sur le salon d'une charmante maison sur la côte de Cornwall.
À la place de ça, il voyait les étoiles.
À cause du grésillement strident qu'il avait dans les oreilles, Chems ne s'entendit pas geindre. Il porta rapidement une main sur sa tempe gauche pour calmer l'élancement qui partait de là. En dépit des flammes, un voyage par poudre de cheminette était normalement indolore. C'était bien la première fois qu'il arrivait dans un âtre en ayant l'impression d'avoir croisé la route d'un cognard.
Chems entrouvrit bientôt les yeux sur une tâche claire et floue. Le temps d'y voir plus net, il distingua en cette tâche une chevelure nacrée. Elle encadrait un visage bien familier.
« Alice ! » S'exclama-t-il, exactement comme il se serait exclamé s'il l'avait croisé quelque part, dans un grand château à sept étages, six tours et quatre maisons ; avec autant de désinvolture que s'il avait fréquemment l'occasion de la voir au quotidien ; et juste assez d’insouciance pour faire comprendre à n’importe qui, que Chems ne réalisait absolument pas la situation. Sa propre voix lui paraissait extrêmement lointaine, peut-être même un peu plus aiguë qu'elle n'aurait dû.
Il en arrivait presque à demander à la serpentard comment s'était passé son dernier cours de sortilège avec miss Perkins, lorsque ses acouphènes disparurent soudain. Et avec eux, éclata aussi sa bulle de confusion. Ce château, il ne le fréquentait plus. Et la jeune femme qu'il avait face à lui, ça faisait un bon moment qu'il ne l'avait plus revue.
« Alice ? » La stupeur qu'aurait dû ressentir Chems dès l'instant où il l'avait reconnu, venait enfin teinter sa voix.
Encore un peu désorienté, il se frotta distraitement le front tandis qu'il se retraçait mentalement son parcours jusqu'ici. Oui, il avait pris le départ depuis le chemin de traverse. Des résidus de poudre de cheminette salissaient encore sa main droite. Il s'entendait encore donner l'ordre de trajet pour Stratton Terrace quand...
Chems gloussa. Sa main glissa de sa tête.
« Belle journée pour se rentrer dedans dans un conduit de cheminée, n'est-elle pas ? »
Avec @Alice Sangblanc
Chems avait pris le départ depuis le chemin de traverse. Un flash vert plus tard, et ses yeux auraient dû se rouvrir sur le salon d'une charmante maison sur la côte de Cornwall.
À la place de ça, il voyait les étoiles.
À cause du grésillement strident qu'il avait dans les oreilles, Chems ne s'entendit pas geindre. Il porta rapidement une main sur sa tempe gauche pour calmer l'élancement qui partait de là. En dépit des flammes, un voyage par poudre de cheminette était normalement indolore. C'était bien la première fois qu'il arrivait dans un âtre en ayant l'impression d'avoir croisé la route d'un cognard.
Chems entrouvrit bientôt les yeux sur une tâche claire et floue. Le temps d'y voir plus net, il distingua en cette tâche une chevelure nacrée. Elle encadrait un visage bien familier.
« Alice ! » S'exclama-t-il, exactement comme il se serait exclamé s'il l'avait croisé quelque part, dans un grand château à sept étages, six tours et quatre maisons ; avec autant de désinvolture que s'il avait fréquemment l'occasion de la voir au quotidien ; et juste assez d’insouciance pour faire comprendre à n’importe qui, que Chems ne réalisait absolument pas la situation. Sa propre voix lui paraissait extrêmement lointaine, peut-être même un peu plus aiguë qu'elle n'aurait dû.
Il en arrivait presque à demander à la serpentard comment s'était passé son dernier cours de sortilège avec miss Perkins, lorsque ses acouphènes disparurent soudain. Et avec eux, éclata aussi sa bulle de confusion. Ce château, il ne le fréquentait plus. Et la jeune femme qu'il avait face à lui, ça faisait un bon moment qu'il ne l'avait plus revue.
« Alice ? » La stupeur qu'aurait dû ressentir Chems dès l'instant où il l'avait reconnu, venait enfin teinter sa voix.
Encore un peu désorienté, il se frotta distraitement le front tandis qu'il se retraçait mentalement son parcours jusqu'ici. Oui, il avait pris le départ depuis le chemin de traverse. Des résidus de poudre de cheminette salissaient encore sa main droite. Il s'entendait encore donner l'ordre de trajet pour Stratton Terrace quand...
Chems gloussa. Sa main glissa de sa tête.
« Belle journée pour se rentrer dedans dans un conduit de cheminée, n'est-elle pas ? »
In my defense, I was left unsupervised
Carambolage sur les lignes Wildsmith
Alice ne savait plus vraiment où elle était, ni même ce qu’elle était occupée à faire avant que sa tête ne heurte violemment quelque chose. Aux vues du choc, il devait sans nul doute s’agir d’un éruptif lancé à vive allure.
Une main sur sa tempe, l’autre contre ce qui devait être un mur, Alice battait des cils, sa vue rendue floue pendant de trop longues secondes. Avait-elle perdu ses lentilles de contact ? Les portait-elle seulement.
Il lui fallut bien trop de temps pour se remettre du choc. Bien trop à son goût. Ses sourcils froncés, ses épaules rigides, Alice daigna enfin lever son visage sur la chose, l’être, la créature, le mur, qu’importe ! Qui l’avait percuté.
Une tâche floue. Bien sûr.
Une tâche floue dotée d’une voix masculine qui, de toutes évidences, la connaissait elle et son prénom. Elle battit plus vivement des cils, cherchant à donner forme à son interlocuteur qui, bien vite, se mua en une silhouette qu’Alice connaissait.
« … Chems Daley ? » articula t-elle avec grande peine. Cela n’avait aucun sens. Pourquoi diable se retrouvait-elle…
L’explication vint ensuite, offerte par la jolie bouche de Chems… sur laquelle son regard d’argent resta accroché pendant longtemps. «… dans un conduit de cheminée… » répéta Alice. Elle se tourna de biais et constata le décor. Circée, le choc de sa tête contre celle de Chems empêchait ses souvenirs de se cristalliser dans sa tête. Ils virevoltaient comme des papillons, envoyant de vagues réminiscences à leur propriétaire.
Trop fatiguée pour transplaner pour allez voir quelqu’un, Alice avait user de poudre de cheminette. Voilà tout ce dont elle se souvenait pour l’heure. Ce qui importait peu, au final : Chems était là, devant elle.
Tout en réajustant la lanière de son sac à main sur son épaule, Alice se donna le temps d’observer le jeune homme, son ancien camarade. Circée, Chems était aussi charmant que dans ses souvenirs. Il avait gardé cet air faquin qui lui allait bien, celui qui lui donnait un air de fripon au grand coeur et aux nobles actions.
« Nous n’aurions pas pu rêver meilleure journée pour cela », répondit Alice dans un vague sourire. Elle massa une dernière fois ta tempe endolorie avant de laisser son bras retomber le bras de son corps. Chems Daley…
« Grands Ancêtres, je peine à exprimer le soulagement que je ressens d’avoir heurter ta tête et pas celle d’un inconnu. » Elle sourit un peu plus grand désormais. La douleur qui pulsait dans son crâne ? Qu’importe. La sincère joie de revoir ce visage ci était bien plus puissante.
Etrangement... Alice ne songeait point à leur passé en commun. Pour le moment, tout du moins.
Une main sur sa tempe, l’autre contre ce qui devait être un mur, Alice battait des cils, sa vue rendue floue pendant de trop longues secondes. Avait-elle perdu ses lentilles de contact ? Les portait-elle seulement.
Il lui fallut bien trop de temps pour se remettre du choc. Bien trop à son goût. Ses sourcils froncés, ses épaules rigides, Alice daigna enfin lever son visage sur la chose, l’être, la créature, le mur, qu’importe ! Qui l’avait percuté.
Une tâche floue. Bien sûr.
Une tâche floue dotée d’une voix masculine qui, de toutes évidences, la connaissait elle et son prénom. Elle battit plus vivement des cils, cherchant à donner forme à son interlocuteur qui, bien vite, se mua en une silhouette qu’Alice connaissait.
« … Chems Daley ? » articula t-elle avec grande peine. Cela n’avait aucun sens. Pourquoi diable se retrouvait-elle…
L’explication vint ensuite, offerte par la jolie bouche de Chems… sur laquelle son regard d’argent resta accroché pendant longtemps. «… dans un conduit de cheminée… » répéta Alice. Elle se tourna de biais et constata le décor. Circée, le choc de sa tête contre celle de Chems empêchait ses souvenirs de se cristalliser dans sa tête. Ils virevoltaient comme des papillons, envoyant de vagues réminiscences à leur propriétaire.
Trop fatiguée pour transplaner pour allez voir quelqu’un, Alice avait user de poudre de cheminette. Voilà tout ce dont elle se souvenait pour l’heure. Ce qui importait peu, au final : Chems était là, devant elle.
Tout en réajustant la lanière de son sac à main sur son épaule, Alice se donna le temps d’observer le jeune homme, son ancien camarade. Circée, Chems était aussi charmant que dans ses souvenirs. Il avait gardé cet air faquin qui lui allait bien, celui qui lui donnait un air de fripon au grand coeur et aux nobles actions.
« Nous n’aurions pas pu rêver meilleure journée pour cela », répondit Alice dans un vague sourire. Elle massa une dernière fois ta tempe endolorie avant de laisser son bras retomber le bras de son corps. Chems Daley…
« Grands Ancêtres, je peine à exprimer le soulagement que je ressens d’avoir heurter ta tête et pas celle d’un inconnu. » Elle sourit un peu plus grand désormais. La douleur qui pulsait dans son crâne ? Qu’importe. La sincère joie de revoir ce visage ci était bien plus puissante.
Etrangement... Alice ne songeait point à leur passé en commun. Pour le moment, tout du moins.
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 2 ème année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Carambolage sur les lignes Wildsmith
Si Chems faisait plus attention à son entourage, il aurait reconnu les hautes structures du Magic'port de Godric Hollow. Il aurait vu que son accrochage avec Alice n'était pas un incident isolé. Il aurait remarqué le capharnaüm autour d'eux et il aurait compris que le trafic du réseau était mis à mal ce jour-là. Mais là était le problème : Chems ne faisait pas attention. Dans sa tête, il était à Falmouth - sa destination initiale - et il n'y avait qu'une seule personne au centre de sa vision en tunnel. Voilà donc ce qu'il se disait : s'il n'y avait que le hasard pour lui offrir l'occasion de revoir Alice, il n'aurait certainement pas voulu laisser filer le moment sans tirer le maximum de ses retrouvailles. Qu'importe les circonstances, songeait-il avec beaucoup de nostalgie, mais décidément bien peu de présence d'esprit.
C'est finalement un son diffus et perturbant qui le rappellera à l'ordre, ressemblant à des à-coups mêlés de frottements rêches et violents. Et ces bruits-là se rapprochaient de plus en plus au-dessus de leur tête.
« Tu... » Chems plissa les yeux comme si cela lui permettrait d'affiner ses écoutilles - ou réaligner ses neurones en l'occurrence. Froncer les sourcils lui donnait la sensation d'avoir des aiguilles plantées dans le crâne. La douleur de la collision ne s'en était pas encore allé.
« Tu as entendu ? »
Il leva le nez sur le puits sans lumière du conduit, cligna des yeux avec langueur.
Aussi vite que le permettait son esprit secoué, un éclair de lucidité le piqua enfin. Quelqu'un s'apprêtait sans doute à débarquer ! Et à moins de vouloir lui servir de coussin d'atterrissage, ils allaient devoir déguerpir fissa.
L'urgence de la situation n'empêcha pas Chems de jeter un coup d'œil à Alice pour s'assurer qu'elle avait compris la même chose, sans quoi, il aurait dû l'entraîner hors de l'âtre lui-même.
« Faut qu'on bouge ! Vite vite vite— »
L'arrivée du prochain voyageur fut assez violente pour souffler un nuage de suie duquel Chems et Alice n'auraient probablement jamais pu s'écarter assez vite, même en courant.
Lorsque le brouillard noir se tassa enfin, une petite forme effondrée sur elle-même, gisait dans le foyer.
Elle appartenait à une enfant. Beaucoup trop jeune pour ne pas être accompagnée. L'une des toutes dernières victimes du carambolage géant qui était survenu sur le réseau de cheminette.
C'est finalement un son diffus et perturbant qui le rappellera à l'ordre, ressemblant à des à-coups mêlés de frottements rêches et violents. Et ces bruits-là se rapprochaient de plus en plus au-dessus de leur tête.
« Tu... » Chems plissa les yeux comme si cela lui permettrait d'affiner ses écoutilles - ou réaligner ses neurones en l'occurrence. Froncer les sourcils lui donnait la sensation d'avoir des aiguilles plantées dans le crâne. La douleur de la collision ne s'en était pas encore allé.
« Tu as entendu ? »
Il leva le nez sur le puits sans lumière du conduit, cligna des yeux avec langueur.
Aussi vite que le permettait son esprit secoué, un éclair de lucidité le piqua enfin. Quelqu'un s'apprêtait sans doute à débarquer ! Et à moins de vouloir lui servir de coussin d'atterrissage, ils allaient devoir déguerpir fissa.
L'urgence de la situation n'empêcha pas Chems de jeter un coup d'œil à Alice pour s'assurer qu'elle avait compris la même chose, sans quoi, il aurait dû l'entraîner hors de l'âtre lui-même.
« Faut qu'on bouge ! Vite vite vite— »
L'arrivée du prochain voyageur fut assez violente pour souffler un nuage de suie duquel Chems et Alice n'auraient probablement jamais pu s'écarter assez vite, même en courant.
Lorsque le brouillard noir se tassa enfin, une petite forme effondrée sur elle-même, gisait dans le foyer.
Elle appartenait à une enfant. Beaucoup trop jeune pour ne pas être accompagnée. L'une des toutes dernières victimes du carambolage géant qui était survenu sur le réseau de cheminette.
In my defense, I was left unsupervised
Carambolage sur les lignes Wildsmith
Alice s’accrochait au visage de Chems comme à une bouée en plein océan. Elle était encore sonnée, incapable de se souvenir à qui elle devait rendre visite. Alice n’usait que peu du Magic’port de Godric’s Hollow, pour tout un tas de raison qu’elle ne prendrait pas la peine d’expliquer, sa décision lui suffisant.
Combien d’années s’étaient écoulées depuis sa dernière rencontre avec Chems ? Comment était-elle parvenu à se souvenir de lui si rapidement, elle qui avait toutes les peines du monde à remettre un nom sur un visage ? Devait-elle cette étonnante performance aux traits de Chems, qu’elle avait toujours trouvé charmant, ou bien à son amitié avec Jeffrey et Erwan ? Peut-être bien. Peut-être pas. Qu’importait.
Alice jeta un regard autour d’eux pour comprendre ce qui lui échappait. Il se passait bien quelque chose de contraire à la normalité. Le Magic’port semblait frappé par de nombreux événements comme le leur. Quelle malédiction. Il avait fallu qu’elle décide d’user de poudre de cheminette au pire moment possible.
La française s’apprêtait à reprendre la parole, curieuse d’en savoir plus sur la nouvelle vie de son ancien camarade, mais l’attitude que ce dernier adopta soudain éveilla en elle des soubresauts de prudence. Avait-elle entendu, lui demanda t-il ? Alice n’entendait que le le persistant acouphène qui leur rencontre brutale avait fait naître dans ces tympans. Consciente que quelque chose perturbait Chems, elle imita ses gestes et leva elle aussi le nez sur le conduit de cheminée. En temps normal, sans doute aurait-elle été à même de comprendre qu’il n’était pas prudent de rester campée sur ses pieds dans une cheminée défaillante. La logique pardonnerait ses sens atrophiés.
Fort heureusement, Chems était bien plus réactive qu’elle. Sans doute avait-il réalisé qu’Alice n’était pas tout à fait présente, cela expliquerait pourquoi il l’avait entraîné avec elle pour reculer aussi promptement.
Alice observa longuement le profil de Chems avant que toute son attention ne soit happée par un nuage de suie qui la fit s’inquiéter pour sa tenue de la journée. Voilà l’une des nombreuses raisons qui la tenait loin des cheminées.
Elle détourna son visage en enfilant instinctivement sa capuche dans un voeu de préservation capillaire. Il était parfaitement hors de question de voir ses cheveux blancs virés au noir graisseux de la suie. Ses vêtements, Alice les nettoierait d’un coup de baguette.
Une fois la poussière retombée, Alice se tourna vers la cheminée. Elle baissa les yeux sur un enfant esseulé. Sans réfléchir, animée par l’instinct, elle s’avança aussitôt, attrapa l’enfant par les coudes pour la relever et l’entraîna loin du conduit. Alice s’accroupit à sa hauteur sans la lâcher et se lança à la recherche visuelle d’une blessure, d’une larme, de quoi que ce soit qui puisse nécessité une intervention de sa part.
Elle leva finalement les yeux sur Chems. La situation était préoccupante : les voilà avec un enfant inconnu sur les bras.
« … Étais-tu attendu quelque part ? » demanda t-elle prudemment. Était sous-entendu une soudaine inquiétude : Tu ne vas pas m’abandonner avec cette enfant sur les bras, n’est-ce pas ?
Je suis désolée pour le retard !
Combien d’années s’étaient écoulées depuis sa dernière rencontre avec Chems ? Comment était-elle parvenu à se souvenir de lui si rapidement, elle qui avait toutes les peines du monde à remettre un nom sur un visage ? Devait-elle cette étonnante performance aux traits de Chems, qu’elle avait toujours trouvé charmant, ou bien à son amitié avec Jeffrey et Erwan ? Peut-être bien. Peut-être pas. Qu’importait.
Alice jeta un regard autour d’eux pour comprendre ce qui lui échappait. Il se passait bien quelque chose de contraire à la normalité. Le Magic’port semblait frappé par de nombreux événements comme le leur. Quelle malédiction. Il avait fallu qu’elle décide d’user de poudre de cheminette au pire moment possible.
La française s’apprêtait à reprendre la parole, curieuse d’en savoir plus sur la nouvelle vie de son ancien camarade, mais l’attitude que ce dernier adopta soudain éveilla en elle des soubresauts de prudence. Avait-elle entendu, lui demanda t-il ? Alice n’entendait que le le persistant acouphène qui leur rencontre brutale avait fait naître dans ces tympans. Consciente que quelque chose perturbait Chems, elle imita ses gestes et leva elle aussi le nez sur le conduit de cheminée. En temps normal, sans doute aurait-elle été à même de comprendre qu’il n’était pas prudent de rester campée sur ses pieds dans une cheminée défaillante. La logique pardonnerait ses sens atrophiés.
Fort heureusement, Chems était bien plus réactive qu’elle. Sans doute avait-il réalisé qu’Alice n’était pas tout à fait présente, cela expliquerait pourquoi il l’avait entraîné avec elle pour reculer aussi promptement.
Alice observa longuement le profil de Chems avant que toute son attention ne soit happée par un nuage de suie qui la fit s’inquiéter pour sa tenue de la journée. Voilà l’une des nombreuses raisons qui la tenait loin des cheminées.
Elle détourna son visage en enfilant instinctivement sa capuche dans un voeu de préservation capillaire. Il était parfaitement hors de question de voir ses cheveux blancs virés au noir graisseux de la suie. Ses vêtements, Alice les nettoierait d’un coup de baguette.
Une fois la poussière retombée, Alice se tourna vers la cheminée. Elle baissa les yeux sur un enfant esseulé. Sans réfléchir, animée par l’instinct, elle s’avança aussitôt, attrapa l’enfant par les coudes pour la relever et l’entraîna loin du conduit. Alice s’accroupit à sa hauteur sans la lâcher et se lança à la recherche visuelle d’une blessure, d’une larme, de quoi que ce soit qui puisse nécessité une intervention de sa part.
Elle leva finalement les yeux sur Chems. La situation était préoccupante : les voilà avec un enfant inconnu sur les bras.
« … Étais-tu attendu quelque part ? » demanda t-elle prudemment. Était sous-entendu une soudaine inquiétude : Tu ne vas pas m’abandonner avec cette enfant sur les bras, n’est-ce pas ?
Je suis désolée pour le retard !
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 2 ème année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050