Chemins croisés
Ormen avançait à pas mesurés dans le parc, les mains enfoncées dans les poches de sa robe, l'air de septembre était encore doux et l'hiver à venir était encore bien loin pour lui qui l'aimait tant. Il imaginait sans peine le paysage transformé sous son manteau blanc, les herbes recouvertes de neige, les branches des arbres figées sous le givre, sa respiration dessiner de légères volutes dans l'air et le châteaud ressé au milieu de ce décor hivernal presque irréel. Il porterait son bonnet fêtiche, celui à l'emblème de sa maison car sans lui il supporterait mal le froid.Samedi 3 septembre 2050
avec @Nerys Wynnford
Même après trois hiver passés à Poudlard, le Serdaigle ne se lassait pas de ce spectacle et cette vision bien que pour le moment imaginaire suffisait à l'apaiser. Depuis son entrée dans le monde magique, il avait passé la période des fêtes au château et cela le soulageait d'un poids car les réunions familiales l'avaient toujours laissé mal à l'aise autant lui que les siens d'ailleurs et cette distance assumée lui convenait parfaitement. Cette solitude n'étant ni une punition, ni une fuite mais un refuge, un espace où il n'avait rien à prouver et cela avait le mérite de lui approter du réconfort.
Il se projetait déjà dans ces journées calmes où le temps lui semblerait suspendu, il se voyait déjà installé dans un douillet fauteuil près d'une cheminée de la Salle Commune, observant les flammes danser tandis qu'une tasse de chocolat chaud réchuaffait ses paumes. Ce voyage psychique dans le futur terminé et alors qu'il longeait un sentier bordé d'arbres, son regard se porta sur une silhouette immobile qui se tenait un peu plus loin.Trop frêle pour être un élèves des années supérieures, Ormen ralentit instinctivement.
Il l'observa quelques secondes, évaluant la situation et un sentiment naquit en lui faisait ressurgir un souvenir ancien mais encore vif de ses débuts ici alors le garçon ajuste son pas et se dirigea dans sa direction. Il savait déjà qu'il ne la laisserait pas ainsi, seule face à l'immensité du parc et quoiqu'il advienne, il ferait en sorte de l'aider à retrouver son chemin.
- Excuse-moi, tout va bien ?
Chemins croisés
Nerys se tenait immobile, les bras serrés contre elle, comme si elle pouvait ainsi retenir un peu de chaleur. Le parc était vaste, silencieux, presque trop grand pour quelqu’un qui venait tout juste d’arriver. Elle trouvait l’endroit beau, réellement, l’air clair, les arbres, cette impression d’espace. mais le froid s’insinuait partout, mordant ses doigts malgré les manches trop longues de sa robe.
Elle regrettait déjà d’être sortie.
Ses pas l’avaient menée là presque malgré elle, suivant un chemin qu’elle croyait reconnaître, jusqu’à ce que tout lui paraisse étranger. Le château n’était plus qu’une silhouette lointaine, et l’idée de demander son chemin lui avait semblé plus difficile encore que de continuer à marcher. Alors elle s’était arrêtée, espérant que le temps lui souffle la bonne direction.
Lorsqu’elle sentit une présence, elle sursauta légèrement, relevant la tête. Le garçon qui s’approchait semblait plus âgé, plus sûr de lui, et surtout… à sa place.
Ses joues étaient rosies par l’air frais, et ses mains tremblaient faiblement lorsqu’elle les sortit enfin de ses manches.
- Je…
Sa voix était douce, presque étouffée.
- Je crois que je me suis perdue.
Elle baissa les yeux un instant, embarrassée, avant d’oser relever le regard vers lui.
- Je viens d’arriver. Je ne pensais pas que… le parc était aussi grand.
Un silence suivit, ponctué par une inspiration un peu trop rapide, signe qu’elle commençait sérieusement à ressentir le froid. Malgré tout, elle esquissa un sourire timide, reconnaissante à l’idée de ne plus être seule.
248 mots
Elle regrettait déjà d’être sortie.
Ses pas l’avaient menée là presque malgré elle, suivant un chemin qu’elle croyait reconnaître, jusqu’à ce que tout lui paraisse étranger. Le château n’était plus qu’une silhouette lointaine, et l’idée de demander son chemin lui avait semblé plus difficile encore que de continuer à marcher. Alors elle s’était arrêtée, espérant que le temps lui souffle la bonne direction.
Lorsqu’elle sentit une présence, elle sursauta légèrement, relevant la tête. Le garçon qui s’approchait semblait plus âgé, plus sûr de lui, et surtout… à sa place.
Ses joues étaient rosies par l’air frais, et ses mains tremblaient faiblement lorsqu’elle les sortit enfin de ses manches.
- Je…
Sa voix était douce, presque étouffée.
- Je crois que je me suis perdue.
Elle baissa les yeux un instant, embarrassée, avant d’oser relever le regard vers lui.
- Je viens d’arriver. Je ne pensais pas que… le parc était aussi grand.
Un silence suivit, ponctué par une inspiration un peu trop rapide, signe qu’elle commençait sérieusement à ressentir le froid. Malgré tout, elle esquissa un sourire timide, reconnaissante à l’idée de ne plus être seule.
248 mots
Dernière modification par Nerys Wynnford le 4 janv. 2026, 17:48, modifié 1 fois.
Chemins croisés
Ormen accueillit ses paroles avec un léger hochement de tête comme si elles confirmaient simplement ce qu'il avait déjà compris, il ne montra donc ni surprise ou amusement mais seulement une attention calme qu'il réservait aux situations qu'il jugeait sérieuses même lorsqu'elles paraissaient anodines.
Il remarqua aussitôt les signes évidents du froid, entre la façon dont elle se tenait, ses mains qu'elle avait du mal à garder immobiles et le souffle un peu trop court. Septembre n'était pourtant pas rude mais pour une première année surtout si l'on n'était pas habitudé aux vastes espaces de Poudlard, cela suffisait largement. Il se souvenait très bien de cette sensation-là, de ce décalage constant entre la beauté du lieu et le malaise discret qu'il pouvait provoquer.
- Oui, le parc peut donner cette impression au début répondit-il simplement.
Sa voix était posée, mesurée mais sans chercher à combler le silence plus que nécessaire, il tourna légèrement la tête pour situer le château au loin puis revint vers elle comme pour lui offrir un point de repère plus clair.
- Tu n'es pas si loin que ça ajouta-t-il mais certains chemins se ressemblent beaucoup mais ne t'inquiète pas on s'y fait avec le temps.
Il marqua une courte pause en évaluant la situation, la laisser repartir seule ne lui semblait pas être une option raisonnable surtout avec la lumière qui commençait déjà à décliner et cette hésitation palpable. Il se souvenait trop bien de ce que cela faisait d'errer en essayant de ne pas montrer qu'on ne savait pas où on allait.
- Si tu veux, je peux te raccompagner jusqu'au château.
Ce n'était pas une proposition appuyée encore mois une injonction mais juste une évidence qu'il venait de formuler à voix haute, il ajusta ensuite naturellement sa position pour orienter son corps dans la direction à suivre tout en étant prêt à adapter son rythme.
Pour Ormen, aider une première année n'avait rien d'extraordinaire, cela était presque une continuité logique, une manière simple et discrète de rendre à Poudlard un peu de ce qu'il lui avait offert à ses propres débuts.
340 mots
@Nerys Wynnford
Il remarqua aussitôt les signes évidents du froid, entre la façon dont elle se tenait, ses mains qu'elle avait du mal à garder immobiles et le souffle un peu trop court. Septembre n'était pourtant pas rude mais pour une première année surtout si l'on n'était pas habitudé aux vastes espaces de Poudlard, cela suffisait largement. Il se souvenait très bien de cette sensation-là, de ce décalage constant entre la beauté du lieu et le malaise discret qu'il pouvait provoquer.
- Oui, le parc peut donner cette impression au début répondit-il simplement.
Sa voix était posée, mesurée mais sans chercher à combler le silence plus que nécessaire, il tourna légèrement la tête pour situer le château au loin puis revint vers elle comme pour lui offrir un point de repère plus clair.
- Tu n'es pas si loin que ça ajouta-t-il mais certains chemins se ressemblent beaucoup mais ne t'inquiète pas on s'y fait avec le temps.
Il marqua une courte pause en évaluant la situation, la laisser repartir seule ne lui semblait pas être une option raisonnable surtout avec la lumière qui commençait déjà à décliner et cette hésitation palpable. Il se souvenait trop bien de ce que cela faisait d'errer en essayant de ne pas montrer qu'on ne savait pas où on allait.
- Si tu veux, je peux te raccompagner jusqu'au château.
Ce n'était pas une proposition appuyée encore mois une injonction mais juste une évidence qu'il venait de formuler à voix haute, il ajusta ensuite naturellement sa position pour orienter son corps dans la direction à suivre tout en étant prêt à adapter son rythme.
Pour Ormen, aider une première année n'avait rien d'extraordinaire, cela était presque une continuité logique, une manière simple et discrète de rendre à Poudlard un peu de ce qu'il lui avait offert à ses propres débuts.
340 mots
@Nerys Wynnford
Chemins croisés
Nerys sentit un poids immense quitter ses épaules. Il y avait quelque chose dans la voix d'Ormen, une sorte de certitude tranquille, qui agissait comme un baume sur son anxiété. Elle n'avait pas l'air idiote à ses yeux, juste... à sa place de première année qui découvre un monde trop grand pour elle.
Elle jeta un dernier regarde mélancolique vers les étendues herbeuses qui s'enfonçaient dans l'ombre naissante.
- Ce n'est pas de refus, murmura-t-elle avec un sourire timide, ses dents s'entrechoquant encore. Pour tout vous dire, je... je m'étais mise en tête de trouver un jardin de fleurs dont on m'avait parlé. On m'avait dit qu'elles étaient magnifiques et j'espérais pouvoir les voir avant qu'elles ne fanent cet hiver. Mais je crois que j'ai surestimé mon sens de l'orientation... et ma résistance au vent écossais.
Elle resserra sa robe de sorcier autour de ses épaules,emboîtant le pas à Ormen. Elle faisait de son mieux pour caler son rythme sur le sien, reconnaissante qu'il ne semble pas pressé. Le château, au loin, avec ses fenêtre qui commençaient à s'éclairer d'une lueur orangée et chaleureuse, ressemblait presque a un phare voulant les guider.
- C'est étrange, ajouta-t-elle après un court silence. À l'intérieur, avec les escaliers qui bougent et les portraits qui nous interpellent, tout semble si vivant que je finis par m'y retrouver. Mais ici, dans le parc, tout devient si... vaste. On se sent minuscule à côté, vous ne trouvez pas ?
Elle l'observa du coin de l’œil, curieuse. Il semblait tellement à l'aise, comme si chaque pierre du domaine lui était familière. Peut-être qu'elle-même pourrait être aussi a l'aise dans quelques mois ou années.
- Vous êtes a Serdaigle depuis longtemps, n'est-ce pas ? Est-ce que vous aussi, vous avez déjà eu peur de ne pas retrouver votre chemin lors de vos premières semaines ?
309 mots
@Ormen Raven
Elle jeta un dernier regarde mélancolique vers les étendues herbeuses qui s'enfonçaient dans l'ombre naissante.
- Ce n'est pas de refus, murmura-t-elle avec un sourire timide, ses dents s'entrechoquant encore. Pour tout vous dire, je... je m'étais mise en tête de trouver un jardin de fleurs dont on m'avait parlé. On m'avait dit qu'elles étaient magnifiques et j'espérais pouvoir les voir avant qu'elles ne fanent cet hiver. Mais je crois que j'ai surestimé mon sens de l'orientation... et ma résistance au vent écossais.
Elle resserra sa robe de sorcier autour de ses épaules,emboîtant le pas à Ormen. Elle faisait de son mieux pour caler son rythme sur le sien, reconnaissante qu'il ne semble pas pressé. Le château, au loin, avec ses fenêtre qui commençaient à s'éclairer d'une lueur orangée et chaleureuse, ressemblait presque a un phare voulant les guider.
- C'est étrange, ajouta-t-elle après un court silence. À l'intérieur, avec les escaliers qui bougent et les portraits qui nous interpellent, tout semble si vivant que je finis par m'y retrouver. Mais ici, dans le parc, tout devient si... vaste. On se sent minuscule à côté, vous ne trouvez pas ?
Elle l'observa du coin de l’œil, curieuse. Il semblait tellement à l'aise, comme si chaque pierre du domaine lui était familière. Peut-être qu'elle-même pourrait être aussi a l'aise dans quelques mois ou années.
- Vous êtes a Serdaigle depuis longtemps, n'est-ce pas ? Est-ce que vous aussi, vous avez déjà eu peur de ne pas retrouver votre chemin lors de vos premières semaines ?
309 mots
@Ormen Raven
Chemins croisés
Le jeune Serdaigle écouta sa cadette sans l'interrompre, attentif à chaque mot, à chaque hésitation glissée entre deux phrases et le soulagement qu'elle exprimait même à demi-mot ne lui échappa pas alors il ralentif légèrement l'allure de manière presque imperceptible pour s'assurer qu'elle n'ait pas à forcer le pas.
- Le vent écossais a tendance à être plus impressionnant qu'on ne l'imagine surtout quand on n'y est pas préparé répondit-il avec calme. Et le parc donne souvent de faux espoirs disons qu'on croit savoir où l'on va jusqu'au moment où l'on ne reconnait plus rien.
À la mention du jardin de fleurs, Ormen hocha légèrement la tête et cette fois-ci il ne se contenta pas d'une compréhension vague car il voyait très précisément l'endroit dont elle parlait.
- Le Parterre de l'Amitié non ? dit-il tout simplement. Il est assez discret si on ne sait pas où chercher.
Il jeta un coup d'oeil dans la direction du garde-chasse et ajouta :
- Il est situé non loin de chez lui, beaucoup d'élèves pensent qu'il est plus près du château qu'il ne l'est réellement et sans repère, on tourne failement en rond.
ll reprit la marche conservant une allure modérée.
- Les fleurs y tiennent étonnamment longtemps certaines survivent même aux premières gelées mais c'est pas l'endroit le plus indulgent quand le vent se lève.
Les lueurs orangées des fenêtres se dessinaient et lui rappelaient la chaleur, la salle commune et le refuge qui l'attendait après l'extérieur.
- Ici tout est vaste oui et c'est trompeur car à l'intérieur, les murs nous contiennent même quand tout bouge alors que dehors il n'y a rien pour nous retenir alors on se sent plus petit qu'on ne l'est réellement.
Il tourna légèrement la tête vers elle sans insistance.
- Je suis en quatrième année mais je t'en supplie, tutoye moi, j'ai l'impression d'être un papy sinon et pour répondre à ta question, oui je me suis perdu plus d'une fois et pas seulement dans le parc rit-il sincèrement.
Un bref silence suivit mais sans être pesant.
- On apprend avec le temps et surtout à faire confiance à l'idée qu'on finit toujours par retrouver un point fixe, Poudlard a cette particularité, l'école teste mais ne nous laisse jamais tomber.
350 mots
@Nerys Wynnford
- Le vent écossais a tendance à être plus impressionnant qu'on ne l'imagine surtout quand on n'y est pas préparé répondit-il avec calme. Et le parc donne souvent de faux espoirs disons qu'on croit savoir où l'on va jusqu'au moment où l'on ne reconnait plus rien.
À la mention du jardin de fleurs, Ormen hocha légèrement la tête et cette fois-ci il ne se contenta pas d'une compréhension vague car il voyait très précisément l'endroit dont elle parlait.
- Le Parterre de l'Amitié non ? dit-il tout simplement. Il est assez discret si on ne sait pas où chercher.
Il jeta un coup d'oeil dans la direction du garde-chasse et ajouta :
- Il est situé non loin de chez lui, beaucoup d'élèves pensent qu'il est plus près du château qu'il ne l'est réellement et sans repère, on tourne failement en rond.
ll reprit la marche conservant une allure modérée.
- Les fleurs y tiennent étonnamment longtemps certaines survivent même aux premières gelées mais c'est pas l'endroit le plus indulgent quand le vent se lève.
Les lueurs orangées des fenêtres se dessinaient et lui rappelaient la chaleur, la salle commune et le refuge qui l'attendait après l'extérieur.
- Ici tout est vaste oui et c'est trompeur car à l'intérieur, les murs nous contiennent même quand tout bouge alors que dehors il n'y a rien pour nous retenir alors on se sent plus petit qu'on ne l'est réellement.
Il tourna légèrement la tête vers elle sans insistance.
- Je suis en quatrième année mais je t'en supplie, tutoye moi, j'ai l'impression d'être un papy sinon et pour répondre à ta question, oui je me suis perdu plus d'une fois et pas seulement dans le parc rit-il sincèrement.
Un bref silence suivit mais sans être pesant.
- On apprend avec le temps et surtout à faire confiance à l'idée qu'on finit toujours par retrouver un point fixe, Poudlard a cette particularité, l'école teste mais ne nous laisse jamais tomber.
350 mots
@Nerys Wynnford
Chemins croisés
Le rire d'Ormen eut l'effet d'un sortilège de réconfort. Nerys sentit la gêne qu'elle ressentait se dissiper, tandit qu'ils se rapprochaient des grandes silhouettes de pierre du château. Savoir qu'un quatrième année, qui semblait pourtant si assuré, s'était lui aussi déjà égaré, rendait sa propre mésaventure beaucoup moins humiliante.
- D'accord, je vais essayer pour le tutoiement... même si c'est un peu impressionnant, admit-elle avec un sourire plus franc. Et j'essayerai de rayer l'étiquette "papy" de ma tête ! rajout-a-elle avec un clin d’œil.
Elle retint le nom qu'il avait mentionné : le Parterre de l'Amitié. Le nom seul suffisait à raviver son envie de le découvrir, même si elle se jura d'attendre une journée sans vent, et peut-être un guide, pour retenter l'expérience.
- C'est exactement ça, le Parterre de l'Amitié ! C'est rassurant de savoir qu'il existe vraiment et que je n'ai pas rêvé cette histoire de fleurs résistantes. J'irai le voir quand le temps sera plus... indulgent, comme tu dis.
Il arrivaient maintenant au pied des marches de pierre. La chaleur qui s'échappait des fentes des portes massives l'appelait déjà. Nerys tourna la tête vers son compagnon de route, intriguée par sa vision de l'école.
- J'aime beaucoup l'idée que Poudlard nous teste, mais ne nous laisse pas tomber, reprit-elle pensivement. Ça rend le château moins effrayant. Hier soir, j'avais l'impression que les escaliers essayaient de me piéger exprès, mais peut-être qu'ils voulaient juste me montrer un autre couloir que je n'avais pas encore vu.
Elle s'arrêta un instant pour secouer un peu le bas de sa robe de sorcier, humide d'avoir frôler les herbes hautes du parc.
- Tu penses qu'on finit par connaître chaque recoin au bout de quatre ans ? Ou est-ce que le château s'amuse a créer de nouvelles pièces juste pour nous faire tourner en bourrique ?
307 mots
@Ormen Raven
- D'accord, je vais essayer pour le tutoiement... même si c'est un peu impressionnant, admit-elle avec un sourire plus franc. Et j'essayerai de rayer l'étiquette "papy" de ma tête ! rajout-a-elle avec un clin d’œil.
Elle retint le nom qu'il avait mentionné : le Parterre de l'Amitié. Le nom seul suffisait à raviver son envie de le découvrir, même si elle se jura d'attendre une journée sans vent, et peut-être un guide, pour retenter l'expérience.
- C'est exactement ça, le Parterre de l'Amitié ! C'est rassurant de savoir qu'il existe vraiment et que je n'ai pas rêvé cette histoire de fleurs résistantes. J'irai le voir quand le temps sera plus... indulgent, comme tu dis.
Il arrivaient maintenant au pied des marches de pierre. La chaleur qui s'échappait des fentes des portes massives l'appelait déjà. Nerys tourna la tête vers son compagnon de route, intriguée par sa vision de l'école.
- J'aime beaucoup l'idée que Poudlard nous teste, mais ne nous laisse pas tomber, reprit-elle pensivement. Ça rend le château moins effrayant. Hier soir, j'avais l'impression que les escaliers essayaient de me piéger exprès, mais peut-être qu'ils voulaient juste me montrer un autre couloir que je n'avais pas encore vu.
Elle s'arrêta un instant pour secouer un peu le bas de sa robe de sorcier, humide d'avoir frôler les herbes hautes du parc.
- Tu penses qu'on finit par connaître chaque recoin au bout de quatre ans ? Ou est-ce que le château s'amuse a créer de nouvelles pièces juste pour nous faire tourner en bourrique ?
307 mots
@Ormen Raven
Chemins croisés
Ormen laissa échapper un sourire à sa remarque et accueillit son clin d'oeil avec un calme mais l'effet était là, la tension avait clairement disparu.
- Tu verras le tutoiement vient plus vite qu'on ne le pense répondit-il simplement, et pour l'étiquette à Poudlard, elles ne durent jamais très longtemps.
Arrivé au pied des marches, il marqua un temps d'arrêt non par hésitation mais du fait de ses habitudes, il prenait toujours une seconde pour observer le château avant d'y entrer.
- Les escaliers ont une manière bien à eux de tester notre patience c'est bien vrai admit-il. Mais je crois que tu as raison, ils ne cherchent pas tant à piéger qu'à te détourner pour que tu sois forcée de regarder ailleurs. Poudlard aime que nous fassions des découvertes je crois bien.
Il réfléchit un instant à sa question, son regard glissant sur les pierres anciennes comme s'il pouvait y découvrir une réponse gravée sur l'une d'elle.
- On apprend beaucoup de choses en quatre ans entre les raccourcis, les habitudes du château et de ses habitants selon les heures ou les saisons mais de là à connaître chaque recoin, non je ne crois pas.
Un bref silence suivit avant qu'il n'ajoute avec un sérieux tranquille :
- Je suis convaincu malgré tout qu'il change alors pas de manière spectaculaire bine sûr mais suffisamment pour rester en avance sur nous entre les passages qui apparaissent quand on en a besoin ou des pièces que l'on ne revoit jamais deux fois. Après je ne pense pas que cela soit pour nous perdre mais plutôt pour éviter qu'on ne se contente de ce qu'on connaît déjà mais bon là j'attribue une forme de psychologie à un château. Même s'il s'agit de Poudlard, je m'égare.
Il se tourna vers elle avant de franchir les portes.
- C'est frustrant parfois mais aussi rassurant pour moi car tant qu'il reste quelque chose à découvrir, on n'est jamais vraiment arrivé au bout.
Puis d'un geste naturel, il indiqua l'entrée.
- Allez, passons à l'intérieur au moins le vent nous laissera tranquilles et je pourrais te montrer un ou deux endroits précis.
300 mots
@Nerys Wynnford
- Tu verras le tutoiement vient plus vite qu'on ne le pense répondit-il simplement, et pour l'étiquette à Poudlard, elles ne durent jamais très longtemps.
Arrivé au pied des marches, il marqua un temps d'arrêt non par hésitation mais du fait de ses habitudes, il prenait toujours une seconde pour observer le château avant d'y entrer.
- Les escaliers ont une manière bien à eux de tester notre patience c'est bien vrai admit-il. Mais je crois que tu as raison, ils ne cherchent pas tant à piéger qu'à te détourner pour que tu sois forcée de regarder ailleurs. Poudlard aime que nous fassions des découvertes je crois bien.
Il réfléchit un instant à sa question, son regard glissant sur les pierres anciennes comme s'il pouvait y découvrir une réponse gravée sur l'une d'elle.
- On apprend beaucoup de choses en quatre ans entre les raccourcis, les habitudes du château et de ses habitants selon les heures ou les saisons mais de là à connaître chaque recoin, non je ne crois pas.
Un bref silence suivit avant qu'il n'ajoute avec un sérieux tranquille :
- Je suis convaincu malgré tout qu'il change alors pas de manière spectaculaire bine sûr mais suffisamment pour rester en avance sur nous entre les passages qui apparaissent quand on en a besoin ou des pièces que l'on ne revoit jamais deux fois. Après je ne pense pas que cela soit pour nous perdre mais plutôt pour éviter qu'on ne se contente de ce qu'on connaît déjà mais bon là j'attribue une forme de psychologie à un château. Même s'il s'agit de Poudlard, je m'égare.
Il se tourna vers elle avant de franchir les portes.
- C'est frustrant parfois mais aussi rassurant pour moi car tant qu'il reste quelque chose à découvrir, on n'est jamais vraiment arrivé au bout.
Puis d'un geste naturel, il indiqua l'entrée.
- Allez, passons à l'intérieur au moins le vent nous laissera tranquilles et je pourrais te montrer un ou deux endroits précis.
300 mots
@Nerys Wynnford
Chemins croisés
Le sourire d'Ormen, bien que calme, finit de dissiper les dernières appréhensions de Nerys. Elle monta les premières marches de pierre à ses côtés, trouvant sa vision de l'école absolument fascinante. C’était une pensée très "Serdaigle" que d'imaginer que le château possédait sa propre psychologie pour forcer les élèves à rester curieux.
- Ne t'excuse pas de t'égarer, c'est justement ce qui est intéressant ! répondit-elle en riant doucement. Après tout, si le château est vivant, pourquoi n'aurait-il pas le droit d'avoir son petit caractère ? S’il décide qu’un élève a besoin de voir une nouvelle tapisserie au lieu d'aller en cours d'Histoire de la Magie, c'est peut-être qu'il a ses raisons.
Alors qu’ils franchissaient enfin les lourdes portes d’entrée, Nerys poussa un soupir de pur soulagement. La chaleur des torches et l’odeur de cire et de vieux parchemins l’enveloppèrent comme une couverture bienvenue. Elle frotta ses mains l’une contre l’autre pour chasser les derniers picotements du froid, ses yeux pétillants de curiosité face à la proposition d'Ormen.
- J’aime bien l'idée de ne jamais être vraiment "arrivé au bout", reprit-elle en ajustant son sac. Ça veut dire qu’on ne peut jamais s’ennuyer ici.
Elle s'arrêta un instant dans le Hall, observant les grandes sabliers des points de maison qui scintillaient dans la pénombre, avant de reporter son attention sur lui, intriguée.
- Quels genres d'endroits ? demanda-t-elle à voix basse, comme si elle s'attendait à ce qu'il lui révèle l'entrée d'un passage secret. Est-ce que ce sont des endroits pour étudier au calme, ou plutôt des endroits... où l'on n'est pas censé se trouver ?
Elle lui adressa un regard malicieux, impatiente de voir ce que son guide improvisé allait lui montrer.
@Ormen Raven
283 mots
- Ne t'excuse pas de t'égarer, c'est justement ce qui est intéressant ! répondit-elle en riant doucement. Après tout, si le château est vivant, pourquoi n'aurait-il pas le droit d'avoir son petit caractère ? S’il décide qu’un élève a besoin de voir une nouvelle tapisserie au lieu d'aller en cours d'Histoire de la Magie, c'est peut-être qu'il a ses raisons.
Alors qu’ils franchissaient enfin les lourdes portes d’entrée, Nerys poussa un soupir de pur soulagement. La chaleur des torches et l’odeur de cire et de vieux parchemins l’enveloppèrent comme une couverture bienvenue. Elle frotta ses mains l’une contre l’autre pour chasser les derniers picotements du froid, ses yeux pétillants de curiosité face à la proposition d'Ormen.
- J’aime bien l'idée de ne jamais être vraiment "arrivé au bout", reprit-elle en ajustant son sac. Ça veut dire qu’on ne peut jamais s’ennuyer ici.
Elle s'arrêta un instant dans le Hall, observant les grandes sabliers des points de maison qui scintillaient dans la pénombre, avant de reporter son attention sur lui, intriguée.
- Quels genres d'endroits ? demanda-t-elle à voix basse, comme si elle s'attendait à ce qu'il lui révèle l'entrée d'un passage secret. Est-ce que ce sont des endroits pour étudier au calme, ou plutôt des endroits... où l'on n'est pas censé se trouver ?
Elle lui adressa un regard malicieux, impatiente de voir ce que son guide improvisé allait lui montrer.
@Ormen Raven
283 mots
Chemins croisés
Ormen ralentit légèrement une fois à l'intérieur, laissant au Hall d'entrée le temps de s'imposer à nouveau après le contexte avec l'extérieur, il suivit brièvement le regard de Nerys vers les sabliers avant de revenir à sa question. Mais finalement ce fut sa remarque sur la curiosité et le fait de ne jamais arriver au bout qui accrocha son attention.
- Certains endroits sont faits pour le calme alors que d'autres veulent tester les limites répondit-il d'abord sans entrer dans les détails. Poudlard a un certain talent pour placer les deux exactement là où on ne les attend pas.
Puis presque naturellement, son regard dériva vers les portes qui s'étaient refermées mais qui s'ouvriraient dans quelques mois sur les premiers flocons. Sa voix changea subtilement, gagnant en profondeur comme lorsqu'il parlait d'un sujet qui lui tenait réellement à coeur.
- L'hiver en revanche lui ne trompe jamais.
- Quand aux endroits dont je te parlais, si tu cherches un refuge, un vrai alors il y en a un que je considère presque comme sacré. La bibliothèque... Elle est divine et le mot n'est pas choisi par hasard, il n'est pas excessif, c'est un lieu qui ne demande rien sinon du respect.
Il marqua une pause comme pour intensifier la portée de ses paroles avant d'ajouter plus légèrement :
- Pour équilibrer, il existe un autre lieu, plus insolite disons voire moins officiel.
Il se tourna vers elle souriant de toutes ses dents.
- Je peux te montrer l'un ou l'autre ou les deux !
450 mots
@Nerys Wynnford
Partie en Gras et Quote pour le défi de la direction
- Certains endroits sont faits pour le calme alors que d'autres veulent tester les limites répondit-il d'abord sans entrer dans les détails. Poudlard a un certain talent pour placer les deux exactement là où on ne les attend pas.
Puis presque naturellement, son regard dériva vers les portes qui s'étaient refermées mais qui s'ouvriraient dans quelques mois sur les premiers flocons. Sa voix changea subtilement, gagnant en profondeur comme lorsqu'il parlait d'un sujet qui lui tenait réellement à coeur.
- L'hiver en revanche lui ne trompe jamais.
Un bref sourire apparait sur ses lèvres presque imperceptible.Il marqua une courte pause avant de poursuivre, décidé à assumer cette pensée jusqu'au bout.
- La neige, beaucoup la trouvent contraignante, froide, silencieuse, elle est en mesure de tout ralentir mais c'est précisément pour cela que je l'aime. Elle l'oblige à faire autrement, les pas deviennent plus prudents, les voix se font plus basses, les gestes deviennent plus réfléchis. Le château lui-même semble écouter quand tout est recouvert de blanc.
Il parlait désormais avec une conviction tranquille.
- Sous la neige, Poudlard change d'échelle, les chemins familiers disparaissent, les distances se redéfinissent, nous cessons de courir sans réfléchir d'un endroit à l'autre. Tout devient plus net et même plus honnête, le froid pique oui mais il clarifie les idées, on sent qu'on est vivant, pleinement conscient de chaque mouvement et même de chaque respiration.
Il tourna légèrement la tête vers elle.
- La neige ne cherche pas à être confortable, elle impose le silence, elle nous force à la lenteur parfois même à nous isoler et je trouve que c'est précisément ce dont on a besoin surtout ici où tout pousse à l'agitation permanente. L'hiver a le pouvoir de tout remettre à égalité que ce soit les élèves, les professeurs et même le château, personne n'y échappe tu sais, c'est pour ça que je l'adore plus que tout et encore plus ici.
- Quand aux endroits dont je te parlais, si tu cherches un refuge, un vrai alors il y en a un que je considère presque comme sacré. La bibliothèque... Elle est divine et le mot n'est pas choisi par hasard, il n'est pas excessif, c'est un lieu qui ne demande rien sinon du respect.
Il marqua une pause comme pour intensifier la portée de ses paroles avant d'ajouter plus légèrement :
- Pour équilibrer, il existe un autre lieu, plus insolite disons voire moins officiel.
Il se tourna vers elle souriant de toutes ses dents.
- Je peux te montrer l'un ou l'autre ou les deux !
450 mots
@Nerys Wynnford
Partie en Gras et Quote pour le défi de la direction
Chemins croisés
Cette vision de l'hiver semblait transformer Ormen. Nerys l'écoutait, presque immobile, captivée par la manière dont il décrivait la neige non pas comme un obstacle, mais comme une forme de vérité. C’était une pensée profonde, un peu solitaire, qui résonnait étrangement avec le calme qu'elle avait ressenti ce matin dans sa tour, à observer le givre sur les vitres.
- Tu en parles comme d'un sortilège de silence qui recouvrirait tout le domaine, murmura-t-elle, les yeux un peu rêveurs. Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle. Pour moi, la neige, c’était surtout les batailles avec Gabriel ou le nez gelé... Mais l'idée que le château se mette à « écouter » depuis ses remparts pendant que tout devient blanc, c'est... c'est presque poétique.
Elle l'imaginait très bien, observant depuis une haute fenêtre la transformation du parc, appréciant cette clarté dont il parlait. C’était définitivement un Serdaigle, il n’y avait aucun doute là-dessus.
Lorsqu'il mentionna la bibliothèque avec un ton presque religieux, Nerys hocha vivement la tête. Depuis la visite de la veille, c’était de loin sa salle préférée du château, l'endroit où elle avait immédiatement eu envie de s'installer pendant des heures. Mais c'est sa seconde proposition, celle du lieu « moins officiel », qui fit pétiller ses yeux de malice. Elle n'était pas seulement une lectrice assidue ; elle était aussi une enfant de onze ans curieuse de découvrir les secrets de sa nouvelle école.
- La bibliothèque est déjà mon endroit préféré, admit-elle avec un sourire complice. Mais si tu dis qu'elle est « divine », c'est que je n'en ai sûrement vu que la surface.
Elle marqua une courte pause, lissant nerveusement les plis de sa robe de sorcier, avant de planter son regard dans le sien avec un air de défi joyeux.
- Mais puisque nous sommes déjà à l'intérieur et que le vent ne peut plus nous attraper... montre-moi d'abord ce lieu insolite ! La bibliothèque ne s'envolera pas, alors que les secrets, eux, sont parfois plus difficiles à attraper si on ne saisit pas l'occasion, non ?
Elle fit un pas en avant, prête à le suivre, l'excitation de la découverte ayant totalement remplacé les frissons de froid de tout à l'heure.
- C'est loin d'ici ? Est-ce que c'est le genre d'endroit caché derrière un tableau ou une statue ?
@Ormen Raven
391 mots
- Tu en parles comme d'un sortilège de silence qui recouvrirait tout le domaine, murmura-t-elle, les yeux un peu rêveurs. Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle. Pour moi, la neige, c’était surtout les batailles avec Gabriel ou le nez gelé... Mais l'idée que le château se mette à « écouter » depuis ses remparts pendant que tout devient blanc, c'est... c'est presque poétique.
Elle l'imaginait très bien, observant depuis une haute fenêtre la transformation du parc, appréciant cette clarté dont il parlait. C’était définitivement un Serdaigle, il n’y avait aucun doute là-dessus.
Lorsqu'il mentionna la bibliothèque avec un ton presque religieux, Nerys hocha vivement la tête. Depuis la visite de la veille, c’était de loin sa salle préférée du château, l'endroit où elle avait immédiatement eu envie de s'installer pendant des heures. Mais c'est sa seconde proposition, celle du lieu « moins officiel », qui fit pétiller ses yeux de malice. Elle n'était pas seulement une lectrice assidue ; elle était aussi une enfant de onze ans curieuse de découvrir les secrets de sa nouvelle école.
- La bibliothèque est déjà mon endroit préféré, admit-elle avec un sourire complice. Mais si tu dis qu'elle est « divine », c'est que je n'en ai sûrement vu que la surface.
Elle marqua une courte pause, lissant nerveusement les plis de sa robe de sorcier, avant de planter son regard dans le sien avec un air de défi joyeux.
- Mais puisque nous sommes déjà à l'intérieur et que le vent ne peut plus nous attraper... montre-moi d'abord ce lieu insolite ! La bibliothèque ne s'envolera pas, alors que les secrets, eux, sont parfois plus difficiles à attraper si on ne saisit pas l'occasion, non ?
Elle fit un pas en avant, prête à le suivre, l'excitation de la découverte ayant totalement remplacé les frissons de froid de tout à l'heure.
- C'est loin d'ici ? Est-ce que c'est le genre d'endroit caché derrière un tableau ou une statue ?
@Ormen Raven
391 mots