La neige, je la déteste
TW : mort
La neige était tombée pendant la nuit, sans prévenir. Au matin, Lonely s’était retrouvée face à un monde qu’elle ne reconnaissait plus, tout était blanc, beaucoup trop à son gout.
Le sol craquait sous ses pas maladroits et l’air glacé lui mordait le visage. Le froid n’était pas seulement désagréable : il brûlait. Il s’infiltrait dans ses chaussures humides, piquait ses doigts malgré les gants, remontait le long de ses jambes jusqu’à lui donner envie de crier.
Elle avançait dans le jardin avec mauvaise humeur, les épaules crispées, les poings serrés. Les adultes disaient toujours que la neige était jolie, amusante, douce. Elle, elle ne voyait qu’un piège. Une chose trompeuse qui faisait semblant d’être belle alors qu’elle gelait tout ce qu’elle touchait. Les plantes semblaient figées, prisonnières sous cette couche blanche et le silence la mettait mal à l'aise.
Lonely allait faire demi-tour quand elle le vit.
Quelque chose de sombre, immobile, à moitié recouvert par la neige. Elle s’approcha lentement, le cœur battant, et sentit sa gorge se nouer, elle retint un cri. C’était un petit animal. Un oiseau, sans doute. Ses ailes étaient collées contre son corps, ses plumes raides, figées par le froid.
Il ne bougeait pas... Non ! Il ne bougeait pas et il ne bougerait plus...
Un sanglot lui échappa avant même qu’elle ne s’en rende compte. La colère monta, brûlante, presque aussi douloureuse que le froid. Elle fixa la neige avec haine. C’était de sa faute. Elle l’avait caché. Elle l’avait gelé et tuer !
Ce pauvre petit animal qui n'avait rien demander, n'avait pas d'abris, ne pouvait pas être au chaud comme elle.
- Saleté de neige qui ne sert qu'à faire du mal ! s'écria-t-elle, folle de rage.
Elle tapa du poing contre la neige, elle était à genoux et ne ressentait plus les brulures de la neige, son père du venir la la prendre et la ramener au chaud.
Le lendemain ils enterrèrent l'oiseau tandis que Lonely maudissait la neige.
Hampstead, Londres, Angleterre,
Janvier 2043
Le jardin de la maison des Smile
Janvier 2043
Le jardin de la maison des Smile
La neige était tombée pendant la nuit, sans prévenir. Au matin, Lonely s’était retrouvée face à un monde qu’elle ne reconnaissait plus, tout était blanc, beaucoup trop à son gout.
Le sol craquait sous ses pas maladroits et l’air glacé lui mordait le visage. Le froid n’était pas seulement désagréable : il brûlait. Il s’infiltrait dans ses chaussures humides, piquait ses doigts malgré les gants, remontait le long de ses jambes jusqu’à lui donner envie de crier.
Elle avançait dans le jardin avec mauvaise humeur, les épaules crispées, les poings serrés. Les adultes disaient toujours que la neige était jolie, amusante, douce. Elle, elle ne voyait qu’un piège. Une chose trompeuse qui faisait semblant d’être belle alors qu’elle gelait tout ce qu’elle touchait. Les plantes semblaient figées, prisonnières sous cette couche blanche et le silence la mettait mal à l'aise.
Lonely allait faire demi-tour quand elle le vit.
Quelque chose de sombre, immobile, à moitié recouvert par la neige. Elle s’approcha lentement, le cœur battant, et sentit sa gorge se nouer, elle retint un cri. C’était un petit animal. Un oiseau, sans doute. Ses ailes étaient collées contre son corps, ses plumes raides, figées par le froid.
Il ne bougeait pas... Non ! Il ne bougeait pas et il ne bougerait plus...
Un sanglot lui échappa avant même qu’elle ne s’en rende compte. La colère monta, brûlante, presque aussi douloureuse que le froid. Elle fixa la neige avec haine. C’était de sa faute. Elle l’avait caché. Elle l’avait gelé et tuer !
Ce pauvre petit animal qui n'avait rien demander, n'avait pas d'abris, ne pouvait pas être au chaud comme elle.
- Saleté de neige qui ne sert qu'à faire du mal ! s'écria-t-elle, folle de rage.
Elle tapa du poing contre la neige, elle était à genoux et ne ressentait plus les brulures de la neige, son père du venir la la prendre et la ramener au chaud.
Le lendemain ils enterrèrent l'oiseau tandis que Lonely maudissait la neige.
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