Couleur d'orage
Constance ne semblait pas avoir surveillé l'heure plus que ça. Elle semblait seulement ne pas avoir vu que l'heure du repas approchait, rien de plus donc. Il n'y avait donc rien de spécial contre elle, c'était déjà ça. L'idée de se raconter les vacances l'emballait un peu moins. Tellement de choses s'étaient déjà passées depuis, l'irlandaise trouvait le sujet dépassé, et assez peu intéressant dans l'ensemble.
Pour autant, elle ne pouvait pas éviter le sujet, à part en s'enfuyant, et Lucia l'avait peut-être un peu trop fait ces derniers jours.
- Oui oui t'inquiètes, j'avais que cette lettre à envoyer.
L'irlandaise reprend alors la route, dépassant la brune, ne souhaitant voir ses réactions. C'était plus simple d'éviter les conversation ainsi, et de marcher à la vitesse de son choix. C'est à dire, suffisamment vite pour que la suivre demande un effort à la brune, mais pas trop pour ne pas donner l'impression qu'elle l'évite. Le parfait juste milieu, qu'elle essayait de ne pas trop utiliser depuis qu'elle était arriver au château, mais qui était idéal dans la situation. Et puis, elle pourrait toujours justifier ça par le fait qu'elle avait faim. Par contre, elle ne pouvait pas ne rien répondre à la première question de son amie. Plusieurs secondes s'étaient déjà écoulées, et elle n'avait plus le choix.
- Et oui, on est parti quelques jours à quatre, mais aussi des week-ends à trois avec ma mère, puis mon père, et même une nuit en tête à tête avec Liam.
Sa voix était restée assez neutre pendant la discussion, mais cela était d'autant plus le cas lors de cette dernière phrase. Aucune implication, un détachement total, elle n'avait exprimé que des faits.
Pour autant, elle ne pouvait pas éviter le sujet, à part en s'enfuyant, et Lucia l'avait peut-être un peu trop fait ces derniers jours.
- Oui oui t'inquiètes, j'avais que cette lettre à envoyer.
L'irlandaise reprend alors la route, dépassant la brune, ne souhaitant voir ses réactions. C'était plus simple d'éviter les conversation ainsi, et de marcher à la vitesse de son choix. C'est à dire, suffisamment vite pour que la suivre demande un effort à la brune, mais pas trop pour ne pas donner l'impression qu'elle l'évite. Le parfait juste milieu, qu'elle essayait de ne pas trop utiliser depuis qu'elle était arriver au château, mais qui était idéal dans la situation. Et puis, elle pourrait toujours justifier ça par le fait qu'elle avait faim. Par contre, elle ne pouvait pas ne rien répondre à la première question de son amie. Plusieurs secondes s'étaient déjà écoulées, et elle n'avait plus le choix.
- Et oui, on est parti quelques jours à quatre, mais aussi des week-ends à trois avec ma mère, puis mon père, et même une nuit en tête à tête avec Liam.
Sa voix était restée assez neutre pendant la discussion, mais cela était d'autant plus le cas lors de cette dernière phrase. Aucune implication, un détachement total, elle n'avait exprimé que des faits.
Sûrement le dernier post pour moi ˆˆ
#579f38 ~"Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !" ~ #Pouffyfamily ~ 5è année RP en 2050/2051
Couleur d'orage
C'était vraiment étrange et... malaisant comme situation dans laquelle toutes deux se trouvaient. Elles et le silence qui s'enroulait tel un serpent agile entre elles sans jamais les réunir. Elle venait de faire comprendre à Lucia qu'elles pouvaient aller manger ensemble, de façon pas vraiment subtile en plus, et Lucia venait simplement de... faire l'impasse sur cette allusion. Vite, la rousse lui répond platement qu'elle avait envoyé en effet tout son courrier et lui passe devant pour marcher en tête dans l'escalier.
La châtaine hausse les sourcils, un peu décontenancée : devait-elle voir là une tentative de fuite ? Une façon de lui dire non ouvertement qu'elle ne souhaitait pas continuer cette discussion ? Voir même... que leur amitié n'avait plus autant d'attrait ?
Wow wow wow, on va redescendre un peu, Constance, et on va suivre Lucia. Ce serait dommage d'abandonner aussi... vite. Garder son sang-froid, ne pas montrer qu'on est ébranlé, faire comme si de rien. Comme si tout allait bien. A force d'essayer, elles finiront bien par y arriver, par y croire ?
Parce qu'en plus, ce n'est pas comme si Lucia accélérait sans s'arrêter. Elle marchait juste devant elle, un peu rapidement mais... oui, voilà, c'est sûrement dans ma tête. J'me fais des noeuds au cerveau toute seule. Elle m'a dit qu'elle prévoyait d'aller manger. Et moi j'ai vu que c'était effectivement l'heure d'y aller. Et j'lui ai proposé d'y aller ensemble. Qu'elle n'ai pas dit ouvertement "oui" ne veut rien dire, n'est ce pas. 'fin... j'sais pas trop. Non mais voilà hein, elle veut juste pas être en retard au repas. Voilà. Elle a raison.
Une grosse poignées de secondes s'était écoulée alors que leurs pas créaient une cacophonie d'échos sur les marches venant de la Volière - pour parvenir au pallier où rejoignait l'une des volées de marches ensorcelées du Grand Escalier.
Le pallier était donc presque en visu lorsque la voix de Lucia se joint aux claquements de leurs souliers. Il lui fallut deux-trois secondes pour se rendre compte que Lucia répondait à sa dernière question. Qu'elle pensait perdue dans le néant.
Descendant les marches juste derrière elle, Constance écoute avec attention, espérant percevoir une entrouverture pour poursuivre la conversation sans paraitre comme quelqu'un d'intrusif et pesant. Le ton de Lucia, factuel, sans émotions, lui laisse pour autant une impression bizarre. Comme si son amie s'était sentie obligée de répondre mais, de par son ton, lui demandait silencieusement de ne pas poursuivre la conversation. L'impression que le nuage orageux de la volière les suivait comme la peste était prégnante. Se mordillant la lèvre, Constance esquisse un sourire, que Lucia ne vit pas, à la mention de la famille de celle-ci.
- Ah, c'est cool... Cool cool.
Le fait que la réponse de Lucia soit si factuelle, sans détails et surtout sans question retournée vers elle ne laissait pas présager une conversation détendue comme elles avaient pu en avoir par le passé. Zut.
- Une nuit entière pour se raconter pleins d'choses du coup, trop chouette, continue Constance sans pouvoir s'en empêcher, comme si meubler le silence permettait de maintenir les apparences et repousser ce nuage orageux loin d'elles.
Elles en avaient du chemin à faire. Et celui-ci serait peut être un peu cabossé, mais elle devrait trouver la force de ne rien lâcher. Laisser au fond de ses poches son égo et persévérer. L'amitié en vaut la peine.
565 - @Lucia Varalta et c'est une fin pour moi aussi, merci et à bientôt
La châtaine hausse les sourcils, un peu décontenancée : devait-elle voir là une tentative de fuite ? Une façon de lui dire non ouvertement qu'elle ne souhaitait pas continuer cette discussion ? Voir même... que leur amitié n'avait plus autant d'attrait ?
Wow wow wow, on va redescendre un peu, Constance, et on va suivre Lucia. Ce serait dommage d'abandonner aussi... vite. Garder son sang-froid, ne pas montrer qu'on est ébranlé, faire comme si de rien. Comme si tout allait bien. A force d'essayer, elles finiront bien par y arriver, par y croire ?
Parce qu'en plus, ce n'est pas comme si Lucia accélérait sans s'arrêter. Elle marchait juste devant elle, un peu rapidement mais... oui, voilà, c'est sûrement dans ma tête. J'me fais des noeuds au cerveau toute seule. Elle m'a dit qu'elle prévoyait d'aller manger. Et moi j'ai vu que c'était effectivement l'heure d'y aller. Et j'lui ai proposé d'y aller ensemble. Qu'elle n'ai pas dit ouvertement "oui" ne veut rien dire, n'est ce pas. 'fin... j'sais pas trop. Non mais voilà hein, elle veut juste pas être en retard au repas. Voilà. Elle a raison.
Une grosse poignées de secondes s'était écoulée alors que leurs pas créaient une cacophonie d'échos sur les marches venant de la Volière - pour parvenir au pallier où rejoignait l'une des volées de marches ensorcelées du Grand Escalier.
Le pallier était donc presque en visu lorsque la voix de Lucia se joint aux claquements de leurs souliers. Il lui fallut deux-trois secondes pour se rendre compte que Lucia répondait à sa dernière question. Qu'elle pensait perdue dans le néant.
Descendant les marches juste derrière elle, Constance écoute avec attention, espérant percevoir une entrouverture pour poursuivre la conversation sans paraitre comme quelqu'un d'intrusif et pesant. Le ton de Lucia, factuel, sans émotions, lui laisse pour autant une impression bizarre. Comme si son amie s'était sentie obligée de répondre mais, de par son ton, lui demandait silencieusement de ne pas poursuivre la conversation. L'impression que le nuage orageux de la volière les suivait comme la peste était prégnante. Se mordillant la lèvre, Constance esquisse un sourire, que Lucia ne vit pas, à la mention de la famille de celle-ci.
- Ah, c'est cool... Cool cool.
Le fait que la réponse de Lucia soit si factuelle, sans détails et surtout sans question retournée vers elle ne laissait pas présager une conversation détendue comme elles avaient pu en avoir par le passé. Zut.
- Une nuit entière pour se raconter pleins d'choses du coup, trop chouette, continue Constance sans pouvoir s'en empêcher, comme si meubler le silence permettait de maintenir les apparences et repousser ce nuage orageux loin d'elles.
Elles en avaient du chemin à faire. Et celui-ci serait peut être un peu cabossé, mais elle devrait trouver la force de ne rien lâcher. Laisser au fond de ses poches son égo et persévérer. L'amitié en vaut la peine.
565 - @Lucia Varalta et c'est une fin pour moi aussi, merci et à bientôt
5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's