Les notes de l'avenir se tracent...
Mercredi 11 janvier 2051
14h10, dans un coin de la salle de répétitions
Avec : @Elain Jackalope
14h10, dans un coin de la salle de répétitions
Avec : @Elain Jackalope
Zenaïda se sentait... Mieux. Enfin, elle faisait tout pour allait mieux.
Elle avait fini par passer de belles vacances en se réconciliant avec son père et son grand frère Charles. Mais, elle ne pouvait pas oublier sa fugue chez sa grand-mère. La nuit de son retour chez elle, pendant la répétition du mariage de son frère. La gifle de son père, sa fuite dans la nuit glaciale, sa crise d'angoisse, la panique qui avait afflué en elle...
Elle n'avait que peu de souvenirs de sa fugue mais chaque vents violents la faisaient tressaillir. Elle allait guérir, elle allait arrêter de paniquer par chaque courant d'air froid. Elle allait s'en sortir et preuve que c'était le cas, ses terreurs nocturnes s'en allaient peu à peu.
La jaune et noire soupira devant son manuel de sortilèges. Elle n'avait vraiment pas le cœur à réviser. Ces derniers temps, elle préférait de plus en plus la musique sans vraiment savoir pourquoi. Elle était douée en cours seulement, la musique était une vraie addiction pour elle. A tel point que Zenaïda abandonna son cours sur son bureau, prit sa housse de violoncelle et sortit de son dortoir en direction de la Salle de Répétition.
Une fois arrivée 10 minutes après l'ouverture de la salle, la deuxième année partit s'installer dans un coin et déballa son violoncelle.
Elle s'assit sur une chaise et commença à jouer un morceau.
Zenaïda suivait les notes sur sa partition. Elle l'avait déchiffré le matin même pendant 2 heures et maintenant, elle jouait le morceau comme si elle l'avait joué toute sa vie. Elle s'y reconnaissait derrière la mélancolie de cette pièce de Chopin. Elle y mettait beaucoup d'émotions, beaucoup de larmes qui n'avaient jamais coulées. Si on lui demandait comment elle se sentait, elle répondrait par cette musique. C'était la plainte de son cœur. Et, faisant écho à ses pensées, les paroles de son professeur lui revinrent en mémoire. Il lui avait dit que la plus belle musique est celle qui laisse l'âme s'exprimer.
Voilà où elle en était : elle laissait enfin son corps s'exprimer. Ses doigts savaient quoi jouer, où aller ; son archet avait exactement la force qu'il fallait ; et, Zenaïda, ne maîtrisait plus rien. Ce n'était plus elle qui jouait : c'était son âme.
Lorsque la dernière note se fit entendre, la Poufsouffle attendit quelques secondes avant de se lever de sa chaise en posant délicatement son instrument au sol. Elle s'étira, regarda sa partition et s'exprima en français :
- Il faut vraiment que je t'écoute plus, mon âme. Chopin, je n'ai jamais joué aussi bien de toute ma vie et c'est à vous que je le dois.
Puis, elle regarda par la fenêtre en se disant que tout n'était pas perdu.
Il y avait de l'espoir.
J'espère que mon post te convient ! Dis-moi si l'heure et la date te conviennent !
Paroles en italique = langue française
La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir