6 juin 2025, 18:25
La copine du week-end
Samedi 9 mai 2048
Un McDonald's quelconque, près de la Tamise
Londres
(1243)
@Automne Wilder
Un McDonald's quelconque, près de la Tamise
Londres
(1243)
@Automne Wilder
- Maman...
- Si c'est encore pour dire que tu as faim, Sasha, tu peux te taire.
Je soupire. Maman est trop forte. Comment a-t-elle pu deviner ce que j'allais dire ? Je suis sûre qu'elle est capable de lire dans les pensées. Oh mince, je n'aurais pas dû penser ça, elle va savoir que je l'ai découvert ! Zut de zut, il faut vite que je me dépêche de penser à quelque chose d'autre... Tiens, si je pensais à ma faim ? J'ai l'impression de n'avoir rien mangé depuis une semaine. Pourtant, j'ai petit déjeuné ce matin, et même trois tartines au chocolat parce que j'avais faim, c'est une de plus que d'habitude ! Parfois, Papa dit que quand on a faim ou froid, c'est parce qu'on est fatigués. Moi, je ne suis pas vraiment d'accord. Quand on a faim ou froid, ça n'a aucun rapport avec la fatigue, c'est pas parce que ça commence par un "f" que c'est pareil ! Les adultes racontent vraiment pour faire taire leurs enfants. D'ailleurs, ça me rappelle que :
- Maman, j'ai faim...
Ma mère lève les yeux au ciel, consulte mon père du regard.
- On pourrait peut-être trouver un endroit où manger rapidement, avant de commencer la visite de la ville... Il est presque midi et demi.
Oh-oh, ça commence à m'intéresser, leur discussion... je fais en sorte d'écouter ce qu'ils disent en marchant juste devant eux. C'est ma spécialité, d'écouter ce que disent les adultes quand ils pensent que je ne les entends pas.
- OK, si on trouve un restaurant rapide.
Yes ! J'ai gagné !
Mon regard est soudain happé par un M jaune reconnaissable entre mille.
- Rapide... comme un McDo ? demandé-je, un sourire sur les lèvres.
Je ne les vois pas parce qu'ils sont derrière moi, mais je sais qu'ils échangent un regard excédé.
- Sérieusement Sasha, quand arrêteras-tu d'écouter les discussions des autres ? me sermonne Papa. C'est impoli.
Je hausse les épaules, avant de me mettre à courir vers les portes vitrées du fast-food. Peut importe que ce soit impoli, c'est tellement pratique quand on veut savoir quelque chose que les adultes ne veulent pas nous dire !
- Sasha, ne court pas... râle ma mère - mais je sais qu'elle est surtout jalouse de ne pas savoir courir aussi rapidement que moi.
Mes parents me rejoignent devant le McDonald's. Je trépigne tandis qu'ils ouvrent la porte. Je n'ai mangé que... Je compte sur mes doigts. 8, 9... Ce sera mon dixième fois au McDo ! On n'y va pas souvent. Maman-la-rabat-joie dit que ce n'est pas bon pour la santé. On s'en fout, tant que c'est bon au goût ! En plus, je mange toute mon assiette de légume, je ne grignote pas en-dehors des repas et je ne mange pas que des gâteaux au goûter. Alors qu'est-ce qu'elle demande de plus ? Je vais pas manger de l'herbe comme une vache, non plus. En plus, elles mangent mal, les vaches. Quand je mâche la bouche ouverte, Papa-l'autre-rabat-joie me gronde en disant que je ne suis pas une vache. C'est bon, Papa, pas la peine de le préciser, j'ai neuf ans, je suis sensée le savoir tu sais ? Je ne suis plus une petite fille, même si c'est ce que toi et Maman vous évertuez à croire.
Après avoir passé commande, je me dirige vers les tables hautes avec les tabourets trop beaux et confortables, mais mes parents m'entraînent vers les tables basses. Pff, c'est nul, on ne peut jamais manger là ! Bon, en vrai, les tables basses, ça va, parce que les banquettes sont trop moelleuses, on s'enfonce, j'adore ! Même si ma mère râle parce que ça lui fait mal au dos. Mais après tout, elle ne s'appellerait pas Maman-la-rabat-joie si ce n'était pas une Maman rabat-joie.
J'étouffe un bâillement. C'est vrai que je suis un tout petit peu fatiguée. En même temps, on s'est levés à six heures du matin pour emmener Alec chez son Papa. Londres, c'est super loin de Liverpool ! Ce week-end, c'est un week-end spécial, parce que d'habitude il n'y a que Maman qui va à Londres, mais toute la famille va visiter Londres ! Enfin, juste Maman, Papa et moi. Alec sera avec son Papa.
Pff, c'est nul qu'on n'ait pas le même Papa. En plus, on se ressemble trop ! C'est trop injuste la vie. Je voudrais l'avoir pour moi toute seule, mon grand frère. Même qu'on a que trois ans d'écart, même pas. Ma "copine" Imogen (c'est toujours pas ma copine, mais je ne lui ai toujours pas dit), elle a sept ans d'écart avec sa grande sœur Pauleen qui a 16 ans. Elles sont trop différentes. En plus, Pauleen a un amoureux, et Imogen m'a même raconté que parfois ils se faisaient des bisous sur la bouche, et ça c'est trop beurk. Imogen est d'accord avec moi mais Bethany, mon autre copine-qui-n'est-pas-vraiment-ma-copine-mais-je-ne-lui-ai-toujours-pas-dit-non-plus, elle dit que c'est trop bien et qu'elle a hâte d'être une grande. Cette fille, c'est pas possible comme elle marche à l'envers. Mes parents disent que, neuf ans, c'est le meilleur âge, et moi, je suis bien d'accord avec eux, et Imogen aussi. Mais Bethany, elle est trop trop bizarre !
Des cris d'enfants m'arrachent de mes réflexions. À travers la vitre, j'aperçois une aire de jeu, comme celle des McDos que je vois parfois le long des routes.
- Ooooh, Papaa, Mamaan, je peux y aller à l'aire de jeux ? S'vous plaît, s'vous plaît, s'vous plaaaaît !! J'ai trop trop envie ! imploré-je.
- Sasha, on était sensés pas trainer...
Grrr, sale Papa-rabat-joie ! Si c'est ça, je bou...
- Tu peux y aller, Sasha, mais reviens dès que la commande arrive, dit ma mère.
- Ouiiii, merci Mamounette, tu es la meilleure des mamans du monde !
Je pars ensuite en courant, ignorant qu'elle lève les yeux au ciel parce que je suis une gosse pourri-gâtée exaspérante, ignorant que mon père la regarde comme si elle venait d'annoncer que j'avais le droit de partir vivre seule en Nouvelle-Zélande. Non, je sais que les plats McDos sont bien trop rapides à arriver, et qu'il n'y a par conséquent aucune mili-seconde à perdre. D'ailleurs, il faudrait toucher un mot à ce sujet au ministre des restaurants - bon, je sais pas s'il existe, mais faisons comme si - s'il pourrait remédier à ça. Il y a des jeux dans les McDos mais on ne peut pas en profiter parce que les commandes arrivent trop vite, et on s'ennuie dans les restaurants normaux et en plus il n'y a rien à faire. Je ne suis peut-être pas la fille la plus intelligente du monde, mais je trouve qu'on ferait peut-être bien de rétablir cette égalité. La logique, les gens qui gèrent les restaurants (je ne sais pas comment on les appelle), ils ne l'ont pas, mais alors pas du tout, et c'est bien dommage. C'est pour ça qu'on se retrouve avec des inégalités aujourd'hui, parce qu'ils n'ont pas réfléchi, et nous, pauvres consommateurs n'ayant rien demandé, on se retrouve à payer les conséquences de leurs actes. N'im-por-te-quoi.
Arrivée devant l'aire de jeux colorée, j'ai soudain un mouvement de recul. Il y a plein d'enfants, surtout des plus petits que moi... Ce serait trop la honte si j'étais la seule grande au milieu des bébés. J'avance d'un pas hésitant vers le toboggan. Que faire ? C'est la panique.
Dernière modification par Sasha Carpenter le 6 juin 2025, 20:57, modifié 1 fois.
Sasha Carpenter (avec un s, non mais oh), 1ère année RP, promo 2050 et pas inscrite à la chrono
175d87 - fiche
6 juin 2025, 19:41
La copine du week-end
Samedi 9 mai 2048
12h30
Londres, Angleterre
Avec @Sasha Carpenter
12h30
Londres, Angleterre
Avec @Sasha Carpenter
1012 mots ! Voilà pour moi j’espère que ça te convient !Le ciel de Londres avait cette teinte pâle qu’il prenait les jours de shopping - entre deux averses, entre deux stations de métro, entre les mots de ses parents qui se coupaient parfois comme les vagues sur les rochers. Automne marchait au milieu, bien droite, son sac en papier battant contre sa hanche. Elle se sentait reine d’un empire en plastique et en couleurs. Elle ne transportait qu’une robe avec des paillettes qui en frottant devenaient d’une autre couleur.
- Franchement, c’est du vol, râla son père pour la quatrième fois. Une robe qui change de couleur ? Et quoi encore, un pantalon qui parle ?
- Tu exagères, souffla sa mère. Elle aime ça, laisse la profiter de son innocence d’enfance.
- Je ne suis pas une enfant, répondit Automne avec sérieux, sans même les regarder. J’ai neuf ans et je sais ce que je veux.
Ses mots flottaient dans l’air comme des bulles de savon, pleins d’une certitude calme. Elle fit un tour sur elle même. Dans son sac il y avait aussi trois livres. Et oui, une robe à la mode n’était rien comparé à un bon livre.
Devant les grandes baies vitrées du McDo, elle s’arrêta net, les yeux levés vers le signal lumineux jaune.
- C’est ici. On y va ?
Elle n’attendit pas la réponse. Elle poussa la porte, saluée par l’odeur chaude de la friture et du sucre industriel. Le bruit la happa tout entier - conversations, bip des commandes, cliquetis des plateaux. C’était vivant. C’était le chaos organisé d’un royaume où chaque enfant devenait chevalier de nuggets. Elle se dirigea vers le fond d’un pas décidé pendant que ses parents discutaient.
- Je prendrai un Happy Meal, annonça-t-elle au comptoir, le menton relevé. Avec des nuggets, un jus de pomme… et le jouet licorne. Merci.
Le serveur, surpris, fronça les sourcils.
- Elle parle mieux que moi, marmonna son père, mi-agacé, mi-admiratif.
La mère lança un regard d’excuse à l’employé et se dirigea vers une borne automatique.
- C’est ici qu’on commande Automne, n’importune pas les employés.
- C’est quoi les employés ?
- C’est ceux qui sont embauchés pas le patron.
- C’est quoi embaucher ?
- C’est accepter dans l’entreprise. L’employé est payé par le patron et il est sous les ordres du patron.
- D’accord.
Ils s’assirent près de la fenêtre, après avoir payé. Dehors, les passants glissaient sous leurs parapluies, anonymes et flous. Dedans, Automne ouvrit sa boîte comme on soulève le couvercle d’un trésor. Elle regarda sa mère, puis son père, et dit :
- Vous savez, je préfère venir ici qu’au restaurant chic où on n’a pas le droit de rire. Ici, ça sent bon, les gens parlent fort, et je peux choisir exactement ce que je veux. C’est ça, la liberté.
Sa mère esquissa un sourire doux. Son père leva un sourcil, amusé malgré lui.
- T’as une drôle de définition de la liberté, ma puce.
- C’est la mienne, répondit-elle simplement.
- Et pense tu qu’il existe d’autre définitions que la tienne ? questionna sa mère.
- Bien sur, et peut être qu’elle changera la mienne. D’ailleurs c’était une exagération, la liberté c’est pas le McDonald. Mais je ne connais pas encore la définition alors. Tu peux me la donner ?
Son père soupira et tapa un croc dans son énorme hamburger tandis que sa mère prit le hamburger d’Automne pour le couper en deux.
- Ma puce, être libre c’est se sentir libre. C’est subjectif, chacun a sa fa…
- C’est quoi être subjectif ?
- Ne pas être objectif.
- C’est quoi être objectif ?
- Avoir une façon de penser commune. Une réponse qui n’inclut pas de jugement personnel.
- Donc être subjectif c’est inclure un jugement personnel dans une réponse ?
- C’est ça.
- Et la réponse en question c’est celle de la question qui demande ce que c’est que la liberté ?
- Oui.
- Je crois que je comprends.
La licorne clignota doucement quand elle appuya sur le petit bouton doré. Automne la fit tourner entre ses doigts, puis la posa sur la table, à côté de ses frites.
- Merci maman.
Elle finit son hamburger avec enthousiasme puis son jus de pomme, qu’elle trouva un peu acide. Elle bu son yaourt à boire en quatrième vitesse, puis elle s’essuya la bouche. Elle tenta à plusieurs reprises de jouer avec sa licorne mais sa mère lui tapait sur la main en lui disant qu’elle avait les mains sales. Automne fila donc se laver les mains, et par la fenêtre elle vit un espèce d’air de jeu rempli de bébés criants et d’enfants un peu plus âgés, mais tout de même plus jeune qu’Automne. Cette dernière finit son trajet aux toilettes pour se laver les mains puis elle ressortit sans même se les sécher. Elle ouvrit la porte sans un regard à l’intérieur ni même pour ses parents et elle rejoignit l’air de jeux. Elle lit attentivement la pancarte et enleva ses chaussures, puis ses chaussettes. Elle remonta les extrémités de son jean noire jusqu’aux genoux et elle entama la montée de la corde, puis du mur d’escalade à 45°, puis des planches horizontales qui prenaient la moitié du tunnel a base carré, et alternaient leur position de sorte à faire un espèce d’escalier géant. Elle monta tout en haut et se pencha pour coller la tête à la parois de plastique transparent un peu sale de traces de petites mains. En bas il y avait une fille immobile qui regardait l’air de jeu d’un air hésitant. Automne cogna à la vitre pour attirer son attention et lui fit un signe de la main qui signifiait clairement qu’elle voulait que la petite fille la rejoigne. Elle s’assit ensuite sur le rebord de l’escalier, ou la plupart des petits ne pouvaient atteindre. Elle regarda de nouveau de l’autre côté, cette fois, par le plastique sale et remarqua que ses parents la voyaient parfaitement. Elle leur fit coucou et sa mère lui répondit. Elle rigola de l’air exaspéré que prenait son père.
Dernière modification par Automne Wilder le 8 juil. 2025, 14:52, modifié 3 fois.
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7 juin 2025, 09:37
La copine du week-end
(635)
@Automne Wilder
@Automne Wilder
Bon... il est vrai que je suis une fille timide. Même si le terme solitaire par choix me semble plus... approprié. Oui, d'accord, tout ça juste pour dire que je ne traîne pas beaucoup avec d'autres gens (c'est d'ailleurs ce que je n'arrive pas à faire comprendre à Imogen et Bethany, en fait. C'est pourtant facile, qu'est-ce qu'elles ne comprennent pas ? Faudra que je leur en touche un mot, lundi.)
Je réprime le réflexe de jeter un coup d'oeil en arrière, là où mes parents se trouvent. Non Sasha, tu es grande, tu n'as plus l'âge de te faire pousser par tes parents sur le toboggan ! Même, si, tout de même, c'est souvent rassurant... Noon, on a dit quoi ? Tu as neuf ans. Est-ce que tu vois d'autres enfants de ton âge qui se font accompagner par leurs parents, hein ? Non, en effet.
Je soupire et coupe court à mes réflexions intérieures. C'est devenu une habitude, à présent. Avec ces parents qui me grondent pour un rien, j'ai commencé à les entendre dans ma tête, puis petit à petit leur voix a pris la mienne. Je m'invente souvent des jugements, en me basant de ce qu'on m'a déjà dit. Je n'ose plus trop courir à l'école parce que ça fait bébé, je me tiens droite à table parce que sinon ça fait bossu, je ne vais pas directement dans ma chambre quand on a des invités à la maison parce que ça fait malpolie. Au moins, c'est bien, à neuf ans, j'ai pas l'air trop ridicule par rapport aux autres de mon âge, je fais même plus mature parfois (c'est ce que ma tata m'a dit). Sauf aujourd'hui, apparemment ; voilà que je cours jusqu'au McDo, puis que je demande à aller dans une aire de jeux où il n'y a que mais alors vraiment que des bébés. Pff, c'est fatiguant d'essayer de toujours être à la hauteur...
Je m'apprête à faire demi-tour - après tout, un tel endroit ne convient pas à une grande fille de neuf ans - lorsque soudain, une autre fille d'environ mon âge débarque de l'autre côté et se dirige vers l'aire de jeu. Wouah, comme j'admire son air assuré, je voudrais avoir le même ! Je l'observe escalader l'échelle de corde, le mur d'escalade, les planches en bois... Wouah, elle est vraiment trop forte ! Je la suis des yeux, fascinée.
Puis, alors qu'elle regarde à travers la vitre, j'ai l'impression qu'elle me fait... un signe de la main ? Je l'observe quelques secondes, hésitante. Et si ce n'était pas à moi qu'elle fait signe ? Ca m'est déjà arrivé, avec ma mère. Je jette un discret regard aux environs - assez discret, elle ne se doutera de rien -, puis enlève prudemment chaussures et chaussettes, comme elle l'a fait avant moi pour monter la rejoindre.
Cependant, alors que je suis à la moitié du mur d'escalade - oui oui, la sans-imagination qui vit en moi a décidé de copier exactement ce qu'elle a choisi d'utiliser -, je suis envahie d'un doute - oui, à nouveau. Qu'est-ce qui m'a pris, hein ? Comme je l'ai dit, je suis une fille so-li-tai-re. Je ne traîne pas avec les gens, zut !
Je poursuis tout de même mon ascension, l'air sûre de moi, comme elle, même si je vacille légèrement sur les planches en bois (mais pour ça, chut). Puis, arrivée à l'hauteur de la fille à la vitre de verre, je lui passe soigneusement devant avec un air dédaigneux. Après tout, je suis une fille so-li-tai-re. J'ai besoin de per-so-nne. Surtout pas d'une vantarde qui me nargue. Argh, quel salut de main arrogant !
Puis, je ne vais pas rester longtemps dans l'aire de jeux, de toute façon. Mon repas risque d'arriver d'une minute à l'autre.
Sasha Carpenter (avec un s, non mais oh), 1ère année RP, promo 2050 et pas inscrite à la chrono
175d87 - fiche
7 juin 2025, 19:50
La copine du week-end
570 mots. @Sasha Carpenter Voilà ! Désolée pour le petit retard.La fille qui était tout en bas attendit quelques secondes avant d’enlever ses chaussettes, puis ses chaussures. Automne se releva et se pendit à la barre au dessus d’elle. Elle tenta à plusieurs reprises de faire des tractions mais visiblement elle n’avait pas assez de muscles. Elle savait pourtant qu’avec un peu d’exercice elle y arriverait. Automne adorait le sport, que ce soit en équipe ou seul, avec des balles ou sans, elle avait presque tout testé. Elle adorait également les jours de fraîcheurs d’hiver faire du patin. Il y avait un fossé au fond de son jardin qui longeait le mur de pierre qui marquait la fin du jardin. Quelques fois en hiver, le fossé était remplit d’eau de pluie - quoique parfois elle pouvait venir du saut de plage d’Automne - et gelait. Alors Automne prenait ses patins de fortunes qu’elle avait trouvé dans une brocante et elle patinait. Elle savait patiner car elle avait déjà fait du hockey sur glace, et elle savait faire quelques figures par son entraînement au rollers quand elle avait environ 7 ans. Quoique il en soit, elle avait testé beaucoup de sport et avait un bon cardio et quand même quelques muscles. Elle avait fait du hockey de ses 4 à 5 ans, puis du basketball en club pendant six mois l’année suivante et le reste de l’année elle avait fait du handball, pendant qu’à l’école elle faisait de la natation. De ses 6 à 7 ans, elle avait fait du badminton, puis du tennis, et a 7 ans elle avait fait du roller à l’école, et de l’équitation en club. A ses huit ans elle avait commencé l’escalade, mais cela ne lui avait pas plut et elle avait commencé le football. Au début de cette année scolaire 2048 elle avait commencé l’athlétisme et depuis 1 mois, elle faisait du volleyball. On pouvait donc dire qu’elle avait testé beaucoup de sports. Elle prévoyait de continuer le volley, car les 4 séances qu’elle avait fait lui avaient beaucoup plut. En plus elle en avait marre de changer de sport tout les quatre matins étant donné que le sport n’était pas non plus sa passion première, comme on pourrait le penser à première vue. Elle relâcha la barre et entendit le grincement du grillage comme si quelqu’un s’appuyait dessus. C’était la fille à qui elle avait adressé un signe. La fille finit de monter et se mis sur ses deux jambes avant de redresser la tête et de marcher d’un pas assuré, l’air dédaigneux devant Automne. Sachant que la seule sortie était le toboggan. Automne lui tapota sur l’épaule, sans comprendre.
- Coucou ! Hey, tu t’appelles comment ?
Elle la suivit dans l’espèce de couloir menant au toboggan et jeta un regard par le grillage. Il y avait un espèce de rouleau ou un tunnel dans lequel on pouvait passer pour rejoindre un autre chemin. Elle sourit.
- Hey, tu veux passer par le rouleau la ? Il faut qu’on redescende d’un étage, il faut qu’on redescende les planches en bois et on traverse le couloir pour monter sur la corde. Ça a l’air trop bien, en plus il y a des ronds qui tournent quand on va dessus, c’est trop drôle. J’adore les McDonald. On a pas besoin de se tenir bien et on peut faire les gamins comme on veut !
Elle laissa échapper un petit rire et sauta pour appuyer ses propos.
Dernière modification par Automne Wilder le 8 juil. 2025, 14:52, modifié 1 fois.
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17 juin 2025, 17:36
La copine du week-end
(573)
@Automne Wilder
@Automne Wilder
L'autre fille - ça allait devenir son surnom - semblait particulièrement sportive. Cela m'emplit d'une pointe de jalousie : elle avait de beaux cheveux longs et lisses, alors qu'une tignasse épaisse et bouclée se dressait sur ma tête. Sa peau était jolie, légèrement bronzée, quand la mienne était recouverte de tâches de rousseur et blanche comme la mort (c'était une expression que j'avais entendu, une fois). Elle avait les mêmes yeux bleus-gris que Alec, les mêmes yeux si beau, si enviables... Mais le pire, c'était son corps fin et assez musclé. Elle était si belle, corporellement... Quand moi, je ressemblai à un cochon. Oui, un cochon. J'en ai vu l'autre jour : ils sont petit et gros. Tout comme moi.
Je n'ai jamais vraiment aimé le sport. C'est contraignant, trop dur et ça fait puer. Oups, sentir mauvais, Maman ne veut plus que je dise que ça pue, parce qu'apparemment c'est impoli. Pff. En fait, j'aime bien regarder les sports à la télé plutôt que les pratiquer. Je suis bien plus à l'aise sur une console qu'en tenue de sport. Pourtant, voir cette fille si jolie me fait me sentir mal dans mon tee-shirt qui laisse voir mes bras ((beaucoup) trop) potelés. Apparemment, c'est aussi parce que je mange trop de malbouffe. Je sais pas vraiment ce que ça veut dire exactement, mais je crois que ce sont les bonbons, les gâteaux et les burgers comme à McDo qui sont de la malbouffe. C'est ce que dit Maman. Elle dit beaucoup de choses, Maman, mais pas des choses très très gentilles. Parfois, ça me fait de la peine et ça me met en colère. Mais il ne faut pas dire ça de sa mère, parce qu'apparemment, en ayant un enfant, un parent perd beaucoup de choses... Mais Maman avait déjà Alec avant moi, alors parfois, je me dis que, si elle ne me dit pas que des choses gentilles, c'est parce qu'elle ne m'aime pas. Non, Sasha, ne penses pas ça de Maman. Maman fait des efforts, elle est beaucoup fatigué avec le travail et tout le reste, Maman t'aimes très fort. Même si parfois je n'en suis pas si sûre.
La voix de la fille dans mon dos me fait légèrement sursauter. Quoi, elle n'a pas compris que, si je lui passe devant sans la regarder, ça veut dire que je ne veux pas lui parler ? Elle est bête ou quoi ? Non Sasha, ne pense pas de mal des gens, surtout si tu ne les connais pas. Je me râcle la gorge pour reprendre contenance - fichue voix dans ma tête -, me prépare à pousser un soupir excédé et à la laisser en plan, et pourtant... :
- Euh, je m'appelle Sasha, et toi ?
Argh, mais pourquoi lui ai-je demandé son prénom ? Juste parce que j'ai peur qu'elle soit triste si je l'ignore et que ça lui fasse perdre confiance en elle. Pourquoi ça m'arrive, hein ? Je déteste avoir pitié des gens, pourtant ça m'arrive tout le temps, même avec des gens qui ne font pas pitié habituellement.
Je l'écoute ensuite poursuivre dans une tirade avec beaucoup trop d'informations.
- Euh, oui, si tu veux, on peut y aller.... balbutié-je. C'est vrai qu'on peut un peu faire tout ce qu'on veut.
Je me décale ensuite, la laissant passer dans le rouleau la première. Argh, pourquoi je suis si nulle avec les gens ?
Sasha Carpenter (avec un s, non mais oh), 1ère année RP, promo 2050 et pas inscrite à la chrono
175d87 - fiche
18 janv. 2026, 12:44
La copine du week-end
RP ABANDONNE
Sasha Carpenter (avec un s, non mais oh), 1ère année RP, promo 2050 et pas inscrite à la chrono
175d87 - fiche