Une bien jolie boîte
Le sourire qu'affichait le psychomage illumina le cœur de la troisième année. Elle ne pensait pas que ces quelques mots auraient un tel effet, mais cela lui faisait plaisir de voir les autres sourires. La discussion passa des accessoires à la peinture et au dessin. Une vraie passion pour la rouge et or. Au début, elle dessinait de simples choses, puis dès qu'elle voyait quelque chose dont elle voulait se souvenir, elle le dessinait.
En voyant sa grand-mère paternelle peindre et pouvoir en discuter avec elle, Sonia voulait s'y essayer. Encore cet été, avec sa mère, elles s'étaient rendues au Chemin de Traverse, en espérant trouver du matériel. Elle était ressortie de cette expédition avec des toiles et des pinceaux — sa grand-mère lui avait offert une palette de peinture, ainsi, pas besoin de s'en procurer.
Sa première expérience était assez laborieuse. Au début, elle était restée longtemps face à sa toile, pinceau en main, avant de poser un peu de peinture sur le tissu. C'était assez étrange. Elle recula et fronça les sourcils, pas fière d'elle. Elle prit une autre toile et son crayon, cette fois-ci, dessinant des formes, laissant sa créativité s'exprimer, avant de colorer le tout avec la peinture. Le résultat ne lui plaisait pas plus que ça, mais c'était bien mieux que son premier essai.
« Moi aussi, j'aime bien peindre les paysages ! Je trouve que dessiner des expressions ou des corps, c'est quelque chose de très difficile. Retranscrire une émotion, ce que ressent l'autre, ou ce que l'ont voit... C'est quelque chose de très complexe. Mais jouer avec les ombres et les éclairages, ça me plaît beaucoup ! C'est fou, comment un dessin peut changer avec quelques coups de crayons ! »
L'anglaise hôcha de la tête, affirmant qu'elle aimait créer et dessiner. C'était un réel plaisir pour elle. Quand elle revoyait son ancien carnet, les dessins qui illustrent ses écrits, ses confidences, au fond d'elle, elle se sentait fière et heureuse de son travail.
En voyant sa grand-mère paternelle peindre et pouvoir en discuter avec elle, Sonia voulait s'y essayer. Encore cet été, avec sa mère, elles s'étaient rendues au Chemin de Traverse, en espérant trouver du matériel. Elle était ressortie de cette expédition avec des toiles et des pinceaux — sa grand-mère lui avait offert une palette de peinture, ainsi, pas besoin de s'en procurer.
Sa première expérience était assez laborieuse. Au début, elle était restée longtemps face à sa toile, pinceau en main, avant de poser un peu de peinture sur le tissu. C'était assez étrange. Elle recula et fronça les sourcils, pas fière d'elle. Elle prit une autre toile et son crayon, cette fois-ci, dessinant des formes, laissant sa créativité s'exprimer, avant de colorer le tout avec la peinture. Le résultat ne lui plaisait pas plus que ça, mais c'était bien mieux que son premier essai.
« Moi aussi, j'aime bien peindre les paysages ! Je trouve que dessiner des expressions ou des corps, c'est quelque chose de très difficile. Retranscrire une émotion, ce que ressent l'autre, ou ce que l'ont voit... C'est quelque chose de très complexe. Mais jouer avec les ombres et les éclairages, ça me plaît beaucoup ! C'est fou, comment un dessin peut changer avec quelques coups de crayons ! »
L'anglaise hôcha de la tête, affirmant qu'elle aimait créer et dessiner. C'était un réel plaisir pour elle. Quand elle revoyait son ancien carnet, les dessins qui illustrent ses écrits, ses confidences, au fond d'elle, elle se sentait fière et heureuse de son travail.
331 mots
Merci, @Hyacinthe Kyros !
Merci, @Hyacinthe Kyros !
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |
Une bien jolie boîte
Hyacinthe accueillit les paroles de Sonia avec une attention presque tendre. Il ne l’interrompit pas, la laissant dérouler son enthousiasme, ses souvenirs, cette passion qui affleurait dans chaque phrase. À mesure qu’elle parlait, le roux remarquait à quel point son visage s’animait : ses yeux brillaient davantage, ses épaules semblaient moins tendues, et sa voix gagnait en assurance. C’était toujours ainsi, quand quelque chose n’était pas dicté par des attentes, des résultats ou des comparaisons.
Il inclina légèrement la tête lorsqu’elle parla des paysages, comme si elle venait de toucher un point qu’il connaissait bien. Les jeux de lumières étaient l'une des choses qu'il appréciait le plus travailler dans ses peintures.
- Oui... répondit-il doucement. Les paysages offrent une forme de refuge, une façon de retranscrire un souvenir. Ils permettent de déposer une émotion sans avoir à l’exposer frontalement. On peut y glisser ce que l’on ressent, sans se sentir observé.
Hyacinthe fit un geste lent de la main, feignant un coup de pinceau dans l'air, avant de reprendre.
- Les corps et les visages demandent beaucoup. Ils obligent à regarder l’autre, et à faire face à des émotions plus brutes.
Son regard se posa brièvement sur la table basse, comme s’il y voyait les carnets de Sonia, ces pages remplies de traits hésitants, de couleurs superposées, de tentatives imparfaites mais empruntes d'une identité certaine. Peut-être se trompait-il, mais le trentenaire pensait bien commencer à cerner la personnalité de la Gryffondor. Or, une activité artistique était souvent un reflet de l'âme de l'individu qui la pratiquait. Après un léger souffle, Hyacinthe reprit la parole avec un sourire aux lèvres.
- En tout cas, je crois que vous avez trouvé, à travers le dessin, un espace qui vous appartient. Un endroit sans notes, sans attentes, sans regard extérieur. Gardez-le. C’est important.
Un silence s’installa alors, calme et confortable. Il n’avait rien d’inquiétant ; il ressemblait plutôt à ces pauses nécessaires après une longue conversation, quand les mots ont fait leur chemin. Hyacinthe jeta un bref coup d’œil à l’horloge, puis revint vers Sonia, son expression toujours douce.
- Pour aujourd’hui, je pense que nous pouvons nous arrêter là. Vous repartez avec des idées, des outils... mais surtout avec la preuve que vous êtes capable de ressentir autre chose que de l’angoisse face à ce qui vous impressionne. C’est déjà un grand pas. Il se redressa légèrement, sans brusquerie, attentif à la réaction de Sonia. Et si jamais vous en ressentez le besoin, ma porte vous restera ouverte. Prenez le temps d'essayer, de modifier, de penser à ce que vous faites. Mais j'ai une pleine confiance en vous, Sonia.
Il inclina légèrement la tête lorsqu’elle parla des paysages, comme si elle venait de toucher un point qu’il connaissait bien. Les jeux de lumières étaient l'une des choses qu'il appréciait le plus travailler dans ses peintures.
- Oui... répondit-il doucement. Les paysages offrent une forme de refuge, une façon de retranscrire un souvenir. Ils permettent de déposer une émotion sans avoir à l’exposer frontalement. On peut y glisser ce que l’on ressent, sans se sentir observé.
Hyacinthe fit un geste lent de la main, feignant un coup de pinceau dans l'air, avant de reprendre.
- Les corps et les visages demandent beaucoup. Ils obligent à regarder l’autre, et à faire face à des émotions plus brutes.
Son regard se posa brièvement sur la table basse, comme s’il y voyait les carnets de Sonia, ces pages remplies de traits hésitants, de couleurs superposées, de tentatives imparfaites mais empruntes d'une identité certaine. Peut-être se trompait-il, mais le trentenaire pensait bien commencer à cerner la personnalité de la Gryffondor. Or, une activité artistique était souvent un reflet de l'âme de l'individu qui la pratiquait. Après un léger souffle, Hyacinthe reprit la parole avec un sourire aux lèvres.
- En tout cas, je crois que vous avez trouvé, à travers le dessin, un espace qui vous appartient. Un endroit sans notes, sans attentes, sans regard extérieur. Gardez-le. C’est important.
Un silence s’installa alors, calme et confortable. Il n’avait rien d’inquiétant ; il ressemblait plutôt à ces pauses nécessaires après une longue conversation, quand les mots ont fait leur chemin. Hyacinthe jeta un bref coup d’œil à l’horloge, puis revint vers Sonia, son expression toujours douce.
- Pour aujourd’hui, je pense que nous pouvons nous arrêter là. Vous repartez avec des idées, des outils... mais surtout avec la preuve que vous êtes capable de ressentir autre chose que de l’angoisse face à ce qui vous impressionne. C’est déjà un grand pas. Il se redressa légèrement, sans brusquerie, attentif à la réaction de Sonia. Et si jamais vous en ressentez le besoin, ma porte vous restera ouverte. Prenez le temps d'essayer, de modifier, de penser à ce que vous faites. Mais j'ai une pleine confiance en vous, Sonia.
437 - @Sonia Ross
C'est la fin pour moi
N'hésite pas à conclure la séance en prenant la liberté de faire agir Hyacinthe.
Merci à toi pour cet écrit ! Tu gagnes 5 PR, ajoutés de suite !
C'est la fin pour moi
Merci à toi pour cet écrit ! Tu gagnes 5 PR, ajoutés de suite !
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
Une bien jolie boîte
Sonia se livrait. Il n'était pas rare de la voir avec son carnet et de se douter qu'elle aimait bien dessiner, mais tout de même, en parler, expliquer ce qu'elle ressentait ou ce qu'elle aimait lorsqu'elle dessinait, ça lui faisait un petit quelque chose. De même, lorsqu'elle parlait de sa passion pour la lecture et qu'elle racontait l'histoire d'un ouvrage qu'elle avait particulièrement apprécié — même quand elle n'avait pas apprécié, d'ailleurs, mais c'était plus rare — elle développait son propos avec tant de passion et d'intérêt ; tous ses soucis s'évanouissaient dans l'air.
« Oui... » dit-elle, transportée dans un autre endroit.
A chaque coup de crayon, sa concentration et sa détermination ne devenaient que plus fortes. Sa curiosité n'en devenait que plus puissante. Elle voulait découvrir. Parcourir divers recoins pour trouver l'angle parfait et s'essayer à la tâche complexe de le représenter dans son carnet. La rouge et or hôcha de la tête, confirmant les propos du psychomage concernant les visages. Retranscrire des émotions n'était pas une tâche aisée. Néanmoins, elle avait plus de facilités avec les animaux, bien qu'ils s'agissaient d'êtres vivants, elle se sentait plus à l'aise. Mais elle ne savait pas pourquoi.
« Merci beaucoup Mister de m'avoir accueillie, écoutée et aidée. Je sais que pour vous ça paraît normal, après tout c'est votre métier, mais... Ça compte beaucoup pour moi. Après tout, on ne se connaît pas mais vous m'avez beaucoup aidée... Je comprends mieux ce que je ressens et je mettrais en application tous les conseils que vous m'avez donné ! » affirma-t-elle.
Tasse posée sur la table, sourire aux lèvres, la troisième année fit un petit signe de la main à l'adulte, le salua et le quitta, le laissant seul à lui-même. A présent, elle avait des objectif et des outils pour réussir. Il fallait simplement qu'elle apprenne à manier cela pour que cette nouvelle force devienne un automatisme qui puisse l'aider en toute circonstance. Elle en aurait du chemin à faire, mais désormais, elle savait que c'était possible.
Elle partait avec quelques a priori sur Mister Kyros, le départ de Miss Vermillon l'avait profondément touché. Mais son remplaçant se trouvait être un homme gentil et attentionné, il l'avait accueillie et aidé sans chercher à comprendre. Il l'avait écouté, même dans ses silences il voyait une part d'aveu — ce qui n'était pas faux —, une réponse à ses questions. Cela lui permis de comprendre que même un silence pouvait avoir autant de force que des mots ; il fallait simplement mieux les comprendre et les laisser prendre un peu de place.
Objectifs et idées en tête, Sonia parcouru le troisième étage, l'esprit léger, puis pris le chemin de sa salle commune, au cinquième étage pour retrouver Namax et lui raconter son entrevue — le matin même, elle n'avait pas arrêté de lui dire à quel point elle était stressée, désormais, elle pourrait lui affirmer qu'elle se sentait libre comme l'air.
« Oui... » dit-elle, transportée dans un autre endroit.
A chaque coup de crayon, sa concentration et sa détermination ne devenaient que plus fortes. Sa curiosité n'en devenait que plus puissante. Elle voulait découvrir. Parcourir divers recoins pour trouver l'angle parfait et s'essayer à la tâche complexe de le représenter dans son carnet. La rouge et or hôcha de la tête, confirmant les propos du psychomage concernant les visages. Retranscrire des émotions n'était pas une tâche aisée. Néanmoins, elle avait plus de facilités avec les animaux, bien qu'ils s'agissaient d'êtres vivants, elle se sentait plus à l'aise. Mais elle ne savait pas pourquoi.
« Merci beaucoup Mister de m'avoir accueillie, écoutée et aidée. Je sais que pour vous ça paraît normal, après tout c'est votre métier, mais... Ça compte beaucoup pour moi. Après tout, on ne se connaît pas mais vous m'avez beaucoup aidée... Je comprends mieux ce que je ressens et je mettrais en application tous les conseils que vous m'avez donné ! » affirma-t-elle.
Tasse posée sur la table, sourire aux lèvres, la troisième année fit un petit signe de la main à l'adulte, le salua et le quitta, le laissant seul à lui-même. A présent, elle avait des objectif et des outils pour réussir. Il fallait simplement qu'elle apprenne à manier cela pour que cette nouvelle force devienne un automatisme qui puisse l'aider en toute circonstance. Elle en aurait du chemin à faire, mais désormais, elle savait que c'était possible.
Elle partait avec quelques a priori sur Mister Kyros, le départ de Miss Vermillon l'avait profondément touché. Mais son remplaçant se trouvait être un homme gentil et attentionné, il l'avait accueillie et aidé sans chercher à comprendre. Il l'avait écouté, même dans ses silences il voyait une part d'aveu — ce qui n'était pas faux —, une réponse à ses questions. Cela lui permis de comprendre que même un silence pouvait avoir autant de force que des mots ; il fallait simplement mieux les comprendre et les laisser prendre un peu de place.
Objectifs et idées en tête, Sonia parcouru le troisième étage, l'esprit léger, puis pris le chemin de sa salle commune, au cinquième étage pour retrouver Namax et lui raconter son entrevue — le matin même, elle n'avait pas arrêté de lui dire à quel point elle était stressée, désormais, elle pourrait lui affirmer qu'elle se sentait libre comme l'air.
489 mots
Merci beaucoup pour ce RP, @Hyacinthe Kyros !
Merci beaucoup pour ce RP, @Hyacinthe Kyros !
FIN DU RP
#3E0576 | 3A RP | 3A devoir | rédactrice | fanfariste | choriste - soliste en formation | marraine | gérante du Club Théâtre | membre du Fich'tre ! |